23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 09:24

 

GIS Planet a mis à jour, sur la Google Earth Community, un fichier KMZ pour Google Earth contenant de multiples ressources (photos, vidéos, ...) concernant le Japon et la centrale de Fukushima en particulier.

 

lien vers ce fichier  

 

 

Pour avoir accès à ces données, il faut préalablement installer Google Earth

 

lien pour télécharger et installer ce logiciel :

http://www.google.fr/intl/fr/earth/download/ge/agree.html

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 23:04

Selon une analyse publiée vendredi par la revue scientifique britannique Nature,

plus de 90 millions de personnes vivent à moins de 30 km d'une des 211 centrales nucléaires du globe, la majorité d'entre elles étant entourées d'une population bien plus dense qu'à Fukushima.

 

(source AFP, article complet : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gTpqTbFzXV5u_DmQROysKi5qzTcA?docId=CNG.d624f01cfa030b4317f712351ae4b4d8.521)

 

Dans un rayon de 30 km autour des réacteurs endommagés de Fukushima 1 (Japon) vivaient environ 172.000 personnes avant l'évacuation ordonnée ou conseillée de cette zone. Pour les deux tiers des centrales mondiales, la population concernée serait bien plus élevée.

(...)

En France, pays situé en 7e position derrière le Pakistan, l'Inde et Taïwan, près de cinq millions de personnes vivent à moins de 30 km d'une centrale, d'après ces calculs.

(...)

Une carte interactive Google Earth montrant la localisation de chaque centrale nucléaire et le nombre de personnes vivant à proximité est visible sur le site web:

 

Lien vers la carte : http://www.nature.com/news/2011/110421/full/472400a/box/2.html

 

Map showing the population size living within 75 kilometres of each of the world's nuclear power plants. Population increases with circle size and with colour, from green (< 0.5 million) to red (> 20 million). You need to download the Google Earth plug-in to view this graphic.

 

 

Si la carte interactive ne fonctionne pas, vous pouvez vous reporter sur cette carte des centrales nucléaires dans le monde diffusée par wikipédia (442 réacteurs de puissance fonctionnent dans 31 pays différents dans le monde) :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_r%C3%A9acteurs_nucl%C3%A9aires

 

ou alors sur celle là :

http://www.unecartedumonde.fr/2011/03/la-carte-du-monde-des-reacteurs-nucleaires/

 

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 22:57

Voici un questionnement intéressant extrait de « l’électron libre » (n° 29) :

source : https://sites.google.com/site/glasnostsurfukushima/

 

Tepco annonce qu’il ne stabilisera pas le site avant 6 à 9 mois. Peut-on raisonnablement attendre un tel délai ? Que se passera-t-il s’il arrive un typhon ?

Pourtant cet événement n’est pas fortuit. Il se reproduit tous les ans, dans cette partie du monde. La partie nord ouest du pacifique est une des zones les plus soumises au typhon (cyclones). Il y en a en moyenne 2 par an sur le Japon, autour du mois de septembre.

En août ils passent au nord du japon ; en octobre au sud. Mais en septembre, ils balaient toute l’ile. Vu l’état des bâtiments il y a peu de doutes sur l’issue du résultat. Nous sommes face à la plus forte quantité de produits radioactifs laissés à l’air libre, au gré des vents, des pluies, ou des cyclones, qu’ait connue l’histoire du nucléaire.

Tout va partir à la mer ou sur l’ile. Le Japon ne met aucun moyen supplémentaire pour empêcher une telle issue. Le scénario est donc inévitable. Seule la date exacte n’est pas connue avec une grande précision. La plus vraisemblable est le 3 septembre 2011, comme chaque année.

On aurait pu penser qu’une course contre la montre était engagée. Non, dans l’indifférence générale, le gouvernement ne prend aucune mesure, laissant Tepco à ses moyens dérisoires. Le prochain typhon n’attendra pas Tepco.

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 19:14

En Belgique, le gouvernement a réaffirmé qu’il avait décidé de sortir de l’énergie nucléaire en 2025. Actuellement, 60% de l'électricité est encore produite par le nucléaire dans ce pays.

 

En Suisse, le gouvernement a annoncé la suspension des procédures en cours concernant les trois demandes d’autorisation pour de nouvelles centrales nucléaires, déposées par Axpo, Alpiq et FMB.

  

sources : information sur les tendances

http://finance.edf.com/fichiers/fckeditor/Commun/Finance/Publications/Annee/2011/ddr2010/EDF_DDR2010_012_vf.pdf

http://www.tribuforex.fr/forum/viewtopic.php?pid=29123

 

 

Articles précédents :

L'effet Fukushima en Europe (1)

http://fukushima.over-blog.fr/article-l-effet-fukushima-en-europe-71884022.html

L'effet Fukushima en Europe (2)

http://fukushima.over-blog.fr/article-l-effet-fukushima-en-europe-2-72180896.html

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 00:26

Tchernobyl, 25 ans après

 

Vingt-cinq ans après, et alors que la crise au Japon ravive le débat sur l’avenir du nucléaire, Thema enquête sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl et sur ses représentations chez la jeune génération.

 

À 20h40 : Tchernobyl forever, un documentaire d’Alain de Halleux

 

Bande annonce :

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Tchernobyl--25-ans-apres/Film--Tchernobyl-forever/3839774.html

 

Interview d'Alain de Halleux :

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Tchernobyl--25-ans-apres/3835902.html

 


À 21h35 : Débat présenté par Annie-Claude Elkaim

 

À 22h00 : L’Europe et Tchernobyl, un documentaire de Dominique Gros



Interview de Dominique Gros :

http://www.arte.tv/fr/recherche/3835468.html

 

 

 

Comment la jeunesse ukrainienne perçoit-elle l’histoire de Tchernobyl ? Un documentaire qui interroge la mémoire de la catastrophe et son avenir. Pour beaucoup de jeunes Ukrainiens, l’histoire du cataclysme nucléaire qui a frappé leur pays se réduit au monde virtuel. C’est derrière un écran d’ordinateur, aux commandes du jeu vidéo S.T.A.L.K.E.R., qu’ils se confrontent aux multiples dangers et dégâts provoqués par l’explosion du réacteur 4, le 26 avril 1986. Et tandis qu’ils combattent des mutants radioactifs entre les murs de leur chambre, certains ignorent parfois que, vingt-cinq ans plus tôt, leur père ou leur grand-père était « liquidateur », présent sur les lieux de l’accident pour tenter de contenir les flammes et pour participer aux travaux de décontamination…


Les dangers de l'oubli

 

« L’homme a la mémoire courte mais l’atome, lui, a la vie longue. » D’images d’archives en images de synthèse, s’appuyant sur les témoignages croisés des enfants de Tchernobyl – qui ont l’âge de la catastrophe – et de leurs aînés, le réalisateur s’interroge sur la chape de silence qui semble s’être imposée en Ukraine en un quart de siècle. L’ancienne république soviétique porte pourtant, aujourd’hui encore, les stigmates de l’accident. Depuis 1991, la population aurait diminué de sept millions de personnes et une large proportion des enfants serait atteinte de maladies chroniques. À la centrale, un projet pharaonique de confinement, dont le coût est estimé à 1,5 milliard d’euros, est en cours. Conçu pour recouvrir le sarcophage – aujourd’hui abîmé – édifié par les Soviétiques autour du réacteur endommagé, ce nouveau dôme pourrait endetter le pays pour de longues années. Mais alors que les travaux avancent, le site continue à attirer de nombreux visiteurs. Certains jeunes Ukrainiens délaissent leur terrain de jeu virtuel et découvrent les véritables vestiges de la centrale. Le regard figé par l’émotion, ils se questionnent sur leur avenir.

 

Le réalisateur, Alain de Halleux


Né en 1957, il est diplômé en Sciences chimiques (nucléaire) de l’UCL, Université catholique de Louvain (Belgique), et diplômé en réalisation de film à l’INSAS à Bruxelles.
Il a reçu le Prix de la vocation en 1983 pour ses travaux photographiques pendant la guerre en Afghanistan. De 1987 à 2005, il a conçu et réalisé de nombreux spots publicitaires, films industriels, BA et clips. En 2009, il a
réalisé R.A.S. nucléaire – rien à signaler, un documentaire édifiant sur les conditions de travail des ouvriers du nucléaire, qui dresse un tableau inquiétant de la sécurité des centrales nucléaires en France et en Europe.

....................................
Tchernobyl forever
Documentaire d’Alain de Halleux (France, 2011, 55mn)

 

source : http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Tchernobyl--25-ans-apres/Film--Tchernobyl-forever/3839774.html

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 23:38

SOS Fukushima : appel mondial

 

Je relaie cet appel lancé le 13 avril 2011

 

source :

http://tentonsdesauverlhumanite.unblog.fr/2011/04/13/appel-mondial-aux-imaginaires-et-aux-competences/#comments

 

Les initiateurs de cet appel ont fondé leur démarche à partir d’un certain nombre de constats établis au regard du désastre nucléaire se déroulant actuellement au Japon, et s’étendant progressivement à la totalité de la planète.


Ils ont décidé de lancer cet appel mondial dans la mesure où ils n’ont pas trouvé d’équivalent sur internet. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’en existe pas. Et ils seraient enchantés d’apprendre qu’il en existe déjà au moins un auquel pouvoir collaborer, ne serait-ce qu’en le faisant connaitre, en le traduisant dans leur langue notamment.

 

L’ambition qui les motive apparaitra forcément naïve aux nihilistes et aux fatalistes bien qu’elle soit dictée par une urgence d’un ordre totalement inédit. Dans une telle situation les blessures d’orgueil, la peur du ridicule leur paraissent dérisoires. C’est donc de la manière qui suit - peu importe qu’elle puisse être ou paraitre illusoire - qu’ils ont souhaité répondre à leur propre inquiétude et aux appels parfois désespérés de ceux, anonymes ou de renom, réclamant la mise en commun de tous les moyens intellectuels et matériels dont dispose l’Humanité, en vue de ralentir puis de stopper le processus « apocalyptique » (ainsi que l'a qualifié le Commissaire européen à l’énergie) en cours au Japon.

 

Nous observons que l’aveu de ce terrible pronostic n’a pas provoqué de réaction de panique généralisée contrairement à ce que certains gouvernants pouvaient craindre, mais une sidération (cette donnée est d’une grande importance, et si ce pronostic n’obtenait pas rapidement une tentative de traduction par une action concrète à sa mesure, peut-on exclure une telle réaction?). Si telle est donc bien l’ampleur envisageable de la catastrophe, cela signifie que seul quelque chose d’exceptionnel (voire de l’ordre du miracle, c’est-à-dire la mise en œuvre d’une combinaison de l’inimaginable, de l’inattendu, de l’imprévisible et du génie, et des moyens matériels afférents) permettra de neutraliser le processus. Et ce « miracle » il s’agit de le faire naitre.

 

Dans ce but nous nous devons de tenter de faire collaborer tous les imaginaires et toutes les compétences dont l’Humanité est détentrice; toute son intelligence. Pour cela nous avons lancé ce forum mondial où toutes les idées doivent pouvoir s’exprimer, qu’elles émanent de néophytes, de novices ou de candides, ou à l’inverse d’avis compétents, experts ou savants de professionnels exerçant dans les diverses disciplines techniques et scientifiques concernées d’une manière ou d’une autre par une centrale nucléaire ; même si bien entendu ces derniers sont les plus attendus.


Les premiers doivent servir d’inspirateurs aux seconds grâce à la fécondité de leur naïveté, de leurs suggestions dénuées de tout formatage technique ou scientifique, et d’aiguillons s’ils ne craignent pas de relever ce qui pourrait leur apparaitre comme des erreurs de logique, de raisonnement, de calculs, etc, et de contester, sans agressivité, des affirmations incertaines ou douteuses; surtout si elles émanent de sommités. Le débat doit être fructueux, intense, sans concession mais cordial et respectueux. Nous voudrions décourager la flatterie ainsi que la condamnation à l’emporte-pièce, mais encourager les recadrages appropriés et mesurés.

 

Pour éviter les polémiques, par souci d'efficacité, vous comprendrez que les jugements, les appréciations pro ou anti nucléaires, les commentaires politiques, et les développements d’ordre idéologique (religieux et philosophiques) doivent garder toute leur place dans d’autres lieux plus adéquates. Ce forum étant un forum à visée essentiellement technique, seules les suggestions et réflexions aboutissant à une dimension de cet ordre sont sollicitées. Si elles nécessitent un développement ou un long argumentaire, elles doivent privilégier les liens internet dans la mesure du possible. Les questions et les commentaires eux doivent être brefs, et courtois.

 

Bien que le défi soit pour le moins ambitieux, si néanmoins le débat parvenait à atteindre un niveau de bonne qualité, puis d’excellence, nous espérons qu’il suscitera la curiosité et l’intérêt de ceux et celles qui dirigent ou influencent notre monde. Et dans le cas où une ou des solutions « miracle » ou exceptionnelles ou seulement particulièrement remarquables parvenaient à émerger, nous espérons également qu’ils et elles sauront en convaincre l’Assemblée générale ou le Conseil de sécurité de l’ONU de les appliquer au plus vite.

 

Et déjà ils et elles devraient convaincre notre Secrétaire Général sud-coréen de l'ONU, Ban Ki-moon, dont les concitoyens sont parmi les plus exposés, d’associer tous les moyens nécessaires au bon fonctionnement de ce forum ou d’un forum de ce genre (comme déjà par exemple d’apporter les moyens de traduction des écrits, au minimum dans les langues officielles de l’ONU. Mais en attendant son intervention nous comptons sur les internautes).
Nous pensons qu’en particulier, le Commissaire européen à l’énergie, Günther Oettinger, devrait de son coté avoir toutes les raisons d’agir efficacement dans ce sens.

 

Le forum est désormais le vôtre. Le nôtre à tous. Il sera ce que nous en ferons : un espace de cacophonie stérile ou au contraire d’échanges respectueux et fructueux. S’il devait en apparaitre d’autres (la diversité dans la mesure où elle reste transitoire peut constituer un atout), il faut néanmoins souligner que l’union fait la force et que la dispersion des volontés peut la mettre en péril.

 

Et maintenant à notre imagination et à nos compétences, novices ou affirmées !

 

Même sceptiques il nous reste à cultiver l’espoir ! Qu’avons-nous à y perdre ? Pas grand’ chose… Alors, cultivons-le.

 

Premières actions à la portée de tous :

 

Et déjà diffusons cet appel, mettons-le en lien dans nos mails, dans nos interventions sur les forums sur Fukushima, et le nucléaire d’une manière générale ; multiplions nos interventions ne serait-ce que dans le but d’indiquer ce lien, sur ces forum, dans les blogs, sur les sites des média, des partis politiques, des syndicats, des établissements de formation professionnelle, des universités, des sociétés scientifiques…; etc, etc…

 

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 21:46

Aujourd'hui j'ai reçu par mail ce texte d'une élève qui habitait tout près de la centrale nucléaire de Fukushima.

Son texte avait été publié le 30 mars 2011 sur 

http://ameblo.jp/tsukiji14/entry-10844839979.html

 

Texte poignant qui dit la vérité crue de la réalité de la catastrophe.

Qui voudrait vivre ça ?

 

 

 

TEXTE D'UNE LYCÉENNE JAPONAISE

Traduit en français par Violaine Mochizuki

 

Aidez-moi,
je suis une élève de Minami-Soma à Fukushima.

 

J’ai perdu des amis lors du Tsunami,
mes amis ont perdus leurs parents,
ma meilleure amie est restée coincée à Minami-Soma

parce la pénurie d’essence l’a empêchée de fuir.

 

Pour lui remonter le moral je n’ai que le téléphone et les emails.

 

Mes amis et moi nous nous battons maintenant
avec notre peur de la radioactivité.
Mais nous sommes découragés.

 

A l’âge de seize ans
je me prépare à la mort,
je la sens qui s’approche.
Même si je devais en sortir,
la peur de la radioactivité sera toujours à mes côtés.

 

Les hommes politiques, l’État,
les mass-médias, les experts,
les "boss" de la centrale nucléaire,
tous sont nos ennemis
tous sont des menteurs.

 

La télévision parle de moins en moins de la centrale nucléaire.
Toujours les mêmes photos du tsunami

et les interviews sans coeur des mass-médias,
des condoléances du bout des lèvres,
un homme politique qui qualifie l’accident nucléaire de "catastrophe naturelle".

 

Messieurs les politiciens, aidez-nous avec votre salaire et vos épargnes,
arrêtez de vivre dans le luxe et aidez les victimes à survivre.
Arrêtez de donner uniquement des ordres,
arrêtez de nous regarder d’un endroit sûr,
venez ici vous-même et aidez-nous.

 

Nous ... On nous a laissé tomber.
Fukushima sera sans doute isolé.
On nous laisse complètement tomber,
c’est l’État qui nous tue.
Nous, les victimes de la catastrophe,
nous ne pardonnerons jamais à l’État de nous avoir laissé tomber,
nous lui en voudrons toujours.

 

Voici ce que je voudrais dire à ceux qui lisent cette lettre :
Vous ne savez jamais quand une personne que vous chérissez disparaîtra.
Imaginez que la personne avec laquelle vous riez maintenant, disparaît l’instant suivant.
Soyez désormais plus attentifs à votre entourage.

 

Maintenant, l’école où nous avons passé notre jeunesse s’est transformée en morgue.
Des personnes qui ne bougeront plus jamais sont allongées dans la salle

où nous avons fait du sport et pratiqué nos activités de club.
Comment puis-je faire connaitre la réalité au plus grand nombre de personnes possible ?
Je serais heureuse si au moins une personne lit ce message.

 

Après avoir réfléchi je me suis permis d’écrire ce message.
Pardonnez-moi et je vous remercie.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 20:58

Harry Bernas, physicien, est ancien directeur d’un laboratoire CNRS de physique nucléaire et de science des matériaux à l’université Paris-Sud, il étudie les effets d’irradiation dans les matériaux.

 

Il lance aujourd’hui un appel pour que les scientifiques dépassent leur rôle d’experts et deviennent acteurs du débat public.

 

 

Texte intégral de l'appel

source :

http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/crise-nucleaire-au-japon/20110420.OBS1656/appel-fukushima-mais-ou-sont-les-scientifiques.html

 

 

Si les conséquences directes du tremblement de terre et du tsunami japonais sont évidentes et suscitent sympathie et solidarité sans équivoque, l’unanimité disparaît lorsqu’il s’agit de l’accident qui affecte les réacteurs nucléaires de Fukushima-Daiichi. La situation à Fukushima est “très préoccupante” selon plusieurs organisations internationales de contrôle nucléaire, et très loin d’être stabilisée. L’opérateur de la centrale, le gouvernement et le lobby nucléaire ont des raisons de rassurer, mais aussi de mal évaluer ou de minimiser les dangers.

 

C’est d’abord la chance et un vent favorable qui ont éloigné la radioactivité de Tokyo, et il est certain qu’un territoire significatif et une aire de pêche essentielles du Japon seront zones interdites pour des décennies. L’impact ultime sur la santé et l’économie est encore indéterminé, mais le problème est devant nous pour plus d’un siècle. Les scientifiques – surtout les physiciens – ont ici un rôle très sensible. Analyser et informer ne suffit plus. Après Three Mile Island et Tchernobyl, Fukushima symbolise un véritable changement pour l’avenir de l’humanité, et exige que les scientifiques dépassent le rôle d’experts pour devenir acteurs dans le débat public.

 

Au-delà de l’exploration de la nature, l’essence de la recherche et de l’éducation scientifique est d’apprendre à affronter au quotidien l’inattendu et les contradictions, à comprendre en quoi consiste l’incertitude, à “pré-voir”, à faire face à la complexité. Ces aspects sont totalement absents des desseins politiques et économiques actuels. Il est grand temps de se rendre compte qu’ils sont devenus indispensables pour rendre notre planète vivable et notre société démocratique. Affronter Fukushima requiert évidemment science et technologie, mais aussi un changement de perspective auquel les scientifiques peuvent contribuer. Trois exemples:

 

1. Le vocabulaire est trompeur: Il n’existe pas de catastrophe “naturelle”. La Nature est indifférente, les catastrophes sont affaire humaine. Nous occupons la terre entière: il s’ensuit que l’activité humaine, pacifique ou guerrière, induit des effets à l’échelle planétaire. Ce n’est pas la géologie qui crée les “désastres”, ce sont des actions humaines telles que la construction d’une ville ou d’une centrale nucléaire sur une faille géologique. Les phénomènes physiques ou chimiques qui produisent notre énergie n’ont pas à être “maîtrisés”. Ils requièrent évidemment toutes sortes de recherches, mais c’est bien la technologie – le comportement humain face à la nature – qui nécessite d’être maîtrisé. Fukushima montre à l’évidence que la mise en œuvre de l’énergie nucléaire met à l’épreuve la capacité humaine à faire face à ses propres choix.

 

2. L’humanité ne se contente pas de remplir l’espace, elle agit aussi sur le temps. L’énergie nucléaire et l’émission de radionucléides en est un symbole. Alors que tremblements de terre et tsunamis ont un effet immédiat, le temps de Fukushima est hors des gonds : la fuite de radioactivité affectera l’écologie et les habitudes alimentaires du Japon pendant des décennies. En réalité, la collision du long- et du court-terme, à Fukushima et ailleurs, eu lieu bien avant le désastre. La conception même des réacteurs, le tassement de six réacteurs à quelques dizaines de mètres les uns des autres, le placement des piscines de combustible irradié à l’intérieur même des bâtiments de réacteurs, la tentation de limiter contrôles et réparations, la mise en route d’une filière nucléaire en l’absence de méthode efficace pour traiter les déchets radioactifs…  Aucun de ces dangers n’est intrinsèque à la nature physique de l’énergie nucléaire: ils ont tous une origine très humaine – le profit financier et (au départ) des applications militaires.

 

Les recherches sur des technologies de réacteurs nucléaires plus sûres et sur des sources d’énergies alternatives étaient bien engagées voici 40 ans. Si une vision à long terme avait été proposée et débattue alors, elles auraient progressé considérablement et le Japon aurait pu réduire ou éviter le besoin et les risques d’une confrontation de l’énergie nucléaire avec les mouvements de l’écorce terrestre. L’humanité, comme le climat, est un système complexe dans lequel la recherche de gains à court terme peut compromettre la survie à long terme. Fukushima nous le redit brutalement.

 

3. L’impact de nos activités étant aujourd’hui à l’échelle du monde, ne serait-il pas temps que l’humanité dans son ensemble tente un changement radical de paradigme, et que l’énergie, l’air et l’eau deviennent des biens communs recherchés, produits et distribués par tous pour tous? Nous savons déjà économiser l’énergie, accroître l’efficacité énergétique, évaluer le potentiel de nouvelles sources d’énergie, choisir la combinaison des sources adaptée à chaque région. Reste à le mettre en œuvre.

 

Reste aussi à résoudre des problèmes immenses : stocker et transporter efficacement l’énergie. Sont-ils plus complexes sur les plans scientifique, technique, économiques que ceux résolus pendant le dernier siècle, créeraient-ils moins d’emplois? Certainement pas. La vraie, l’énorme difficulté est de quitter une démarche orientée vers le profit immédiat et la minimisation des coûts, pour une démarche tendant à chercher des solutions stables, sûres, pacifiques et économiques dans la durée. Impossible? L’efficacité typique d’un moteur à essence a doublé à peine en 100 ans, alors que l’efficacité d’une mémoire d’ordinateur a été  multipliée par cent millions en 40 ans. La différence : imagination et décision, détermination, et investissement massif dans une recherche à long terme plutôt que maximisation des profits. Le rôle des scientifiques pour faire apparaître de telles réalités est devenu crucial.

 

Dans le monde d’après Fukushima, les scientifiques ne pourront plus se satisfaire d’approvisionner en expertises et avis des décideurs politiques et économiques qui ont leur agenda propre, à plus ou moins courte vue. Sans arrogance et avec leurs concitoyens, il est grand temps pour eux de s’exprimer massivement et partager les responsabilités des décisions sociétales. Pour contribuer à concevoir un monde dans lequel les actions à court terme incorporent, sans les ignorer, leurs conséquences à long terme.

 

Harry Bernas

 

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 20:13

Après l'abandon du nucléaire par l'Allemagne, l'Italie fait aussi marche arrière :

 

Le gouvernement italien a annoncé, mardi 19 avril, dans un communiqué, qu'il avait présenté un amendement à une loi en cours d'examen au Parlement pour mettre fin à son programme de retour au nucléaire et qu'il entend définir une "nouvelle stratégie énergétique nationale".

 

source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/04/19/l-italie-veut-mettre-fin-a-son-programme-nucleaire_1510083_3244.html#xtor=AL-32280184

 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 22:53

A voir sur France 2, l'émission "Complément d'enquête", de Benoît DUQUESNE, qui fait un état des lieux de la gestion du nucléaire : "Nucléaire, la catastrophe qui change tout"

 

Où l'on apprend que :

 

  - On a frisé la catastrophe à la centrale du Blayais (Gironde) en 1999.

  - On espère se débarasser des déchets radioactifs en les enterrant à Bure (Meuse), cadeau empoisonné pour 5000 générations futures.

  - L'expérience de la mine d'Asse (Basse-Saxe) est désastreuse : le sol bouge et l'eau s'infiltre, il va falloir remonter 130 000 fûts radioactifs.

  - EDF a tenté de démenteler la centrale de Brennilis (Finistère) sans que la population ne soit consultée. On se demande encore comment démonter le réacteur, 25 ans après l'arrêt du réacteur.

  - Un lobby veut la peau des énergie renouvelables.

  - France 2 a fait faire des analyses de légumes au Japon.

 

Voir l'émission ici :

http://info.france2.fr/complement-denquete/

 

 

Présentation de l'émission  :

 

Depuis le 12 mars dernier, le monde entier vit au rythme des explosions et des fuites radioactives de la centrale de Fukushima. Jour après jour, chacun découvre les effrayants mensonges et les approximations de l’exploitant Tepco. Alors que les ingénieurs peinent à reprendre le contrôle des réacteurs, que risquent vraiment les Japonais ? Mais qu’en est-il en France, où chaque habitant vit à moins de 300 km d’un réacteur ? EDF dit avoir les centrales les plus sûres de la planète... comme l’affirmaient les Japonais il y a encore quelques semaines ! Quelles sont les centrales les plus fragiles ? Que deviennent-elles quand elles ne produisent plus de courant, sait-on réellement les démanteler ? Faut-il comme en Allemagne, préparer la fin du nucléaire, et tout miser sur les énergies renouvelables ?


Reportages :

 

Lost in radiation

Un reportage de Jérôme Bermyn et Annie Tribouart.

Elle s’appelle Reiko, vit depuis 20 ans en France, et à l’heure où tout le monde fuit, elle a décidé de retourner au Japon, persuadée que les autorités minimisent la gravité de la catastrophe. De Tokyo où elle rejoint les premiers militants qui s’organisent contre le nucléaire, à Sendai, au nord de la centrale de Fukushima, où elle vient retrouver sa famille, son capteur de radioactivité en poche, reportage aux côtés de Reiko dans le Japon des anti-nucléaires.

 

Des centrales au rebut

Un reportage de Romain Verley et Pierre-Jean Perrin.

Que deviennent les centrales françaises une fois mises à la retraite ? C’est un enjeu majeur de l’industrie du nucléaire : le démantèlement. Il coûte cher, dure près de 30 ans. Complément d’enquête à Choos, dans les Ardennes et à Brennilis, en Bretagne, qui devait être un exemple du savoir-faire d’EDF. Un chantier bloqué par les recours déposés par les écologistes.

 

Qui veut la peau des énergies renouvelables ?

Un reportage de Thomas Horeau.

Qu’en est-il des énergies renouvelables ? Pourquoi ne se développent-elles pas plus ? Lors du Grenelle de l’environnement, la France en avait fait une priorité. Depuis, leur développement est entravé. Qu’elles soient dans le solaire ou l’éolien, de plus en plus d’entreprises doivent licencier faute de marchés, et à cause de réglementations devenues plus contraignantes.

 

Lost in radiation

Un reportage de Jérôme Bermyn et Annie Tribouart.

Elle s’appelle Reiko, vit depuis 20 ans en France, et à l’heure où tout le monde fuit, elle a décidé de retourner au Japon, persuadée que les autorités minimisent la gravité de la catastrophe. De Tokyo où elle rejoint les premiers militants qui s’organisent contre le nucléaire, à Sendai, au nord de la centrale de Fukushima, où elle vient retrouver sa famille, son capteur de radioactivité en poche, reportage aux côtés de Reiko dans le Japon des anti-nucléaires.

 

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Jeudi 7 septembre 2017, 17h06
Dominique Balaÿ, demain 7 septembre sur la radio suisse RTS - Espace 2
Le titre de l'émission est MAGNETIQUE, c'est une quotidienne autour de la musique animée par Anne GILLOT.
Elle l'interrogera sur l'histoire et les motivations du projet "Et pendant ce temps là à Fukushima" qu'il mène depuis 2011 en invitant des artistes à produire une œuvre ou à simplement à s'exprimer sur la catastrophe de Fukushima.
 
Mardi 12 septembre à 20h
Projection/débat du film "Fukushima : Les voix silencieuses" à Grenoble.
Les 2 réalisateurs, Chiho Sato et Luca Rue, seront présents au débat.
Lieu: Antigone, 22 rue des violettes 38100 Grenoble
Entrée gratuite sans réservation
 

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« Sans le web, mémoire vive de notre monde, sans ces citoyens qui n’attendent pas des anniversaires, de tristes anniversaires, pour se préoccuper du sort des réfugiés de Fukushima, eh bien le message poignant de Monsieur Idogawa (maire de Futuba) n’aurait strictement aucun écho. » (Guy Birenbaum, Europe 1, 1er mars 2013)

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Frankushima : un essai graphique sur la catastrophe de Fukushima et le risque nucléaire en France. Site dédié : frankushima.com

 

Un livre essentiel sur les conséquences de Tchernobyl

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Un livret pour tout apprendre sur le nucléaire !

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