1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 18:23

On l'a bien compris avec la catastrophe de Fukushima, si l'on veut que l'humanité ait une petite chance de sauvegarder un environnement favorable à la préservation de son espèce, il faut commencer dès maintenant à demander la sortie du nucléaire partout dans le monde. Evidemment, cela demandera du temps, quelques années ou quelques dizaines d’années, mais dans tous les cas cela sera d'abord une décision politique.

 

L'Autriche n'a jamais voulu de centrale nucléaire sur son sol, et du coup elle n'en a pas. L'Allemagne a fait le choix de ne plus en avoir, elle n'en aura plus d'ici une dizaine d'années.

Aujourd'hui, la Grande Région s'interroge sur sa sécurité à cause de la présence de la centrale nucléaire de Cattenom. Située en territoire français, elle menace directement les pays voisins. Le Luxembourg demande sa fermeture, ainsi que de nombreux maires de grandes villes allemandes et belges.

La centrale de Fessenheim, la plus ancienne centrale française en activité, est également vivement critiquée et nombreux sont ceux qui demandent son arrêt.

 

Alors aidons les politiques à prendre la décision de sortir du nucléaire en signant aujourd’hui les pétitions qui demandent l’arrêt des centrales nucléaires !

 

 

 

Belgique

Pétition pour la sortie du nucléaire

http://www.greenpeace.org/belgium/fr/sortons-du-nucleaire/

 

 

Canada

Pour l’arrêt de la centrale nucléaire de Gentilly-2 (Québec)

https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-1567/index.html

 

 

Etats-Unis

Pour l’arrêt des 23 réacteurs de type GE Mark I

http://org2.democracyinaction.org/o/5502/p/dia/action/public/?action_KEY=6111

 

 

France

Pour l’arrêt de la centrale nucléaire de Cattenom

pétition allemande

http://www.petitiononline.de/petition/stop-centrale-nucleaire-de-atomzentrale-cattenom/311

pétition luxembourgeoise

http://www.frisange.lu/petitioun%20Atomkraaft.pdf?FileID=publications%2fpetitioun+atomkraaft.pdf

 

Pour l’arrêt de la centrale nucléaire de Civeaux

http://www.mesopinions.com/Fillon-a-petition-petitions-4efffcc78de79eb5411a277b397893e9.html

 

Pour l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim

http://www.stopfessenheim.net/

 

Pour l’arrêt de la centrale nucléaire du Tricastin

http://www.petitions24.net/nucleaire__fermeture_definitive_des_4_reacteurs_de_tricastin

 

Pour un référendum pour sortir du nucléaire en France

http://www.referendum-nucleaire.fr/

 

Pour l'arrêt de la fabrication et de l'utilisation du MOX par AREVA

http://www.mesopinions.com/petition-pour-le-retrait-du-combustible-mox-de-toutes-les-centrales-nucleaire-d-la-planete-petition-petitions-b2bc8d0d270a04e27179c3e9b3fa70c4.html

 

Japon

Tell the Japanese Government that their nuclear plants have to go

http://www.change.org/petitions/tell-the-japanese-government-that-their-nuclear-plants-have-to-go 

 

Pays-Bas

Pétition contre la construction d'une 2ème centrale nucléaire

http://schoongenoegvankernenergie.nl/

 

 

Roumanie

Pétition pour l’arrêt de la centrale nucléaire de Cernavoda

http://www.greenpeace.org/romania/campaigns/nucleare/signe-la-petition-contre-les-r

 

 

Suisse

Pétition pour la sortie du nucléaire en Suisse

http://www.petition-stop-nucleaire.ch/

 

 

International

Pétition mondiale "Appel de Fukushima"

http://www.appeldefukushima.com/fr/

 

Campagne « Ni nucléaire, ni effet de serre »

http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?page=petition&lang=fr

 

Appel international contre l’EPR

http://www.stop-epr.org/spip.php?article32

 

 

 

(Liste non exhaustive, laissez-moi un message pour actualisation)

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 19:17

Mise à jour du 19 décembre 2011 : Evidemment, avec le recul, je ne titrerais plus ce billet comme ça. "Ciel ouvert" est une expression trop forte car la ruine n'a pas encore été explorée. Pourtant, il est évident que l'enceinte de confinement du réacteur n°3 a perdu son étanchéité le jour de l'explosion le 14 mars. Cette fuite est très visible sur une vidéo et sur les photos infrarouge. Elle se situe du côté de la piscine de refroidissement de combustible, au bord de la dalle antimissile. De plus, l'explosion n'a pas emporté la piscine : la situation de la piscine donnée par Sylvestre Huet, journaliste scientifique à Libération, était erronée. Enfin, contrairement à l'article cité, les 3 derniers étages du bâtiment n'ont pas disparu entièrement, ce qui ne permet pas de conclure que le haut du réacteur s'est volatilisé. 

 

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Bon voilà. Inutile de tourner autour du pot. Après avoir longuement fait le tour de la question au travers de ce blog, aujourd’hui je vais arrêter d’utiliser le point d’interrogation et dire simplement mes convictions.

   

unité 3 petite 110316 1f sora 150 jours après la première explosion à la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi, on ne sait toujours pas l’essentiel. Les informations au sujet de cet accident sont filtrées, voire censurées, par Tepco et le gouvernement japonais. Un homme courageux, Toshiso Kosako, vient de démissionner de son poste de conseiller scientifique auprès du premier ministre nippon. Au cours d’une conférence de presse, il a déclaré, en larme : « Cela n’a aucun sens que je reste à mon poste. Je ne peux m'empêcher de penser que (le gouvernement) ne prend que des mesures provisoires (...) et retarde ainsi la résolution de cette crise nucléaire. »

 

Il est clair que la politique, au Japon comme dans le monde entier, se conjugue mal avec les constatations scientifiques. Les raisons économiques sont les plus fortes. Il est par exemple difficile de prendre la décision de faire évacuer une région habitée, même s’il est avéré qu’elle est contaminée outre mesure par la radioactivité. On le sait bien, on a l’exemple de la catastrophe de Tchernobyl : 25 ans après la catastrophe, des dizaines de milliers de personnes vivent encore dans des zones fortement contaminées, et on laisse faire. Ce n’est pas un problème, la radioactivité est invisible et inodore. Si elle rend malade et tue à petit feu, ce n’est pas le problème des dirigeants politiques qui soignent leurs carrières à court terme ou des actionnaires du lobby nucléaire qui réclament leurs dividendes.

 

Enfin bref, on nous ment ; mais on nous cache quoi au fait ? La plus grande pollution nucléaire jamais réalisée sur la terre.

 

Mais aucun grand dirigeant de notre planète ne vous le dira, car ils sont tous mouillés dans cette salle affaire qu’est l’énergie nucléaire. Etats-Unis : 104 réacteurs, France : 58 réacteurs, Japon : 55 réacteurs, Russie : 32 réacteurs, etc. (442 réacteurs civils dans le monde en 2011).

AECL, AREVA NP, GEHitachi, MHI, Toshiba, Westinghouse, KEPCO E&C, OKB Gidropress, AXPO, CEZ, CGNPC, EDF, ENDESA, Energoatom, E.ON, Exelon, KHNP, NOK/Resun, OPG, Rosenergoatom, RWE, FEPC (TEPCo), TVO, Vattenfall, Visagino AE, etc. (la World Nuclear Association compte 190 membres), aucune de ces grandes entreprises implantées partout dans le monde n’acceptera qu’on salisse l’image de marque de l’énergie nucléaire, source de leur économie et de leurs bénéfices.

 

Ainsi personne sur notre planète n’acceptera d’endosser la responsabilité de cette catastrophe, ni les chefs d’état pronucléaires, ni les patrons du lobby nucléaire. Pour eux, il n’y a que la solution des lâches, cacher la vérité et continuer de vanter cette énergie « propre » et « bon marché ».

Dans le futur, si un jour procès contre ces criminels il y a, ils vous diront « responsables mais pas coupables ». Alors pour l’instant, le silence est de mise.

 

Mais quelle est cette grande pollution radioactive mondiale ? Et bien c’est simple, d’après toutes les enquêtes réalisées et hypothèses émises, il est évident que le réacteur n° 3 a explosé, emportant avec lui sa piscine de stockage de combustible. Aujourd’hui malgré le mensonge planétaire, tous les indices sont là : l’explosion du réacteur n° 3 n’a rien à voir avec une explosion d’hydrogène et du plutonium se retrouve en Amérique du nord. De plus en plus de scientifiques dans le monde font connaître leur opinion à ce sujet : Dominique Leglu, Arnold Gundersen, Helen Caldicott, Hirose Takashi, etc.  

 

Et puis il y a l’analyse fine des photos du réacteur effectuée dernièrement par un internaute enquêteur, Morice. Il démontre dans son article très bien documenté que les plans connus des réacteurs de Fukushima Dai-ichi sont faux, et que le réacteur n° 3 et sa piscine ont disparu : « Si l'on tient compte de l'élévation finale de ce qui reste du bâtiment, on constate que tout le haut, sur les trois derniers étages a disparu... y compris le sommet du réacteur ! Et y compris aussi... la piscine ou étaient censés reposer les 88 tonnes de Mox ! ». Après cela, il ne faut pas s’étonner que l’on retrouve du plutonium en Amérique…

 

« L'explosion survenue lundi sous le toit du réacteur N°3 de la centrale nucléaire japonaise Fukushima-1, à 250 km de Tokyo, n'a pas porté préjudice au réacteur », annonçait lundi 14 mars le secrétaire général du gouvernement japonais Yukio Edano. Eh bien non, le réacteur n° 3 n’est pas intact. Il a explosé. Et je mets cette affirmation en titre de cet article, car personne n’a pu jusqu’ici prouver le contraire pour faire taire toutes ces « rumeurs ».

 

 

Sources :

-       sur la désinformation au Japon :

http://fr.sott.net/articles/show/3393-Fukushima-informations-et-desinformation

-       sur la corruption de Tepco et la censure au Japon :                 

http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-corruption-des-medias-72661889.html

-       sur la démission de Toshiso Kosako :

http://www.romandie.com/news/n/_Fukushima_demission_d_un_conseiller_scientifique_du_Premier_ministre290420111404.asp

-       sur la forte contamination de régions autour de Tchernobyl :

http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-bombe-sanitaire-a-retardement-72635401.html

-       sur la World Nuclear Association :

https://ric.nrc-gateway.gov/docs/abstracts/fourestb-h.pdf

-       sur "l’incident de Fukushima Daiichi" vu par Areva :

http://provola.unblog.fr/files/2011/04/fukushimaarevamatthiasbraun.pdf

-       sur l’annonce du réacteur n°3 intact par le gouvernement :

http://fr.rian.ru/world/20110314/188857442.html

-       sur l’absence d’enceinte de confinement et l’explosion du réacteur n°3 :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/atom-heart-fucker-saison-13-le-92843

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 01:51

Article en anglais sur le site japonais asahi.com

Lien : http://www.asahi.com/english/TKY201104280200.html

 

Traduction française :

 

Des chercheurs envisagent de créer une carte détaillée indiquant les niveaux de contamination radioactive autour de la centrale de Fukushima Dai-ichi.

 

A partir du mois de mai, environ 300 experts des universités d'Osaka, d’Hiroshima, de Tokyo et d'autres institutions universitaires et de recherche vont commencer à collecter des échantillons de sol de plus de 10 000 sites répartis sur 1500 zones, localisées principalement dans la préfecture de Fukushima, afin de créer une carte de la pollution des sols.

La carte sera conçue principalement pour aider à désigner les zones d'évacuation.

Le ministère des sciences a l'intention d'utiliser cette carte comme une image de la situation concernant la pollution radioactive dans les zones autour de la centrale.

 

Le projet a vu le jour à l'initiative de trois scientifiques: Mamoru Fujiwara, professeur agrégé à l’Université d'Osaka, Centre de recherche de physique nucléaire ; Masaharu Hoshi, professeur à l’Université de Hiroshima, Institut de recherche pour la médecine nucléaire et la biologie, et Takaharu Otsuka, professeur à l’Université de Tokyo Center pour l'étude nucléaire.

En réponse à l’appel des chercheurs, des experts à l'échelle nationale en physique nucléaire, en radioactivité de l'environnement et en météorologie ont offert leur aide.

Le groupe recevra également l'appui d'un institut de recherche russe de la médecine des radiations, qui a effectué des enquêtes sur l'environnement dans les zones contaminées par l'accident de Tchernobyl en 1986.

 

Vers la mi-mai, l'équipe commencera son travail en divisant la région autour de la centrale nucléaire accidentée - zone de100 kilomètres du nord au sud et de 60 km d'est en ouest -  en 1500 carrés de 2 kilomètres. Les chercheurs recueilleront 5 à 7 échantillons de sol dans chaque zone pour mesurer les niveaux des isotopes radioactifs iode-131, césium-137 et strontium-90. Le niveau de rayonnement dans chaque zone sera indiqué sur la carte de la pollution.

 

Le groupe prévoit également de mener une enquête dans la zone de rayonnement de 20 kilomètres hors des limites autour de la plante, et est en pourparlers avec le gouvernement pour l'enquête.

Les niveaux de pollution des sols sont affectés par des facteurs tels que les conditions topographiques et météorologiques. Les mesures à deux points distincts dans une même région peuvent être très différentes.

 

Les données détaillées sur la pollution sont indispensables pour une planification minutieuse des zones d'évacuation.

Le groupe prévoit de procéder à l'enquête de manière périodique pour mettre à jour la carte.

Les mises à jour régulières sont importantes parce que les régions autour de la centrale de Fukushima sont plus vallonnées et pluvieuses qu’autour de l'usine de Tchernobyl, selon les chercheurs. La pluie provoque le drainage du sol et des changements importants dans les niveaux de rayonnement sont constatés au fil du temps.

 

Le groupe étudiera également les effets de la contamination des sols sur la santé humaine en utilisant les données de bilans de santé des résidents locaux.

Il a fallu trois ans après l'accident de Tchernobyl pour qu’une carte détaillée de la contamination au césium-137 soit achevée.

Comme les mesures de l'iode-131, qui a une courte demi-vie d'environ huit jours, dans les zones autour de la centrale de Tchernobyl n’avaient pas été suffisantes, il avait été impossible de faire une évaluation précise des effets de ces matières radioactives sur la santé des habitants, en particulier d’établir une corrélation entre les niveaux de contamination en iode-131 et l'incidence du cancer de la thyroïde. En effet, l’exposition à l'iode-131, qui se concentre dans la thyroïde lorsqu'il est absorbé par l'organisme, est censé augmenter le risque de cancer de la thyroïde.

 

Le ministère des Sciences développe également sa propre carte de la pollution des sols, mais seulement 53 points font l’objet actuellement de mesures des niveaux de rayonnement.

"Nous espérons travailler avec les chercheurs et faire un usage efficace de cette carte", a déclaré un responsable du ministère.

"Une enquête précoce sur le rayonnement est indispensable pour estimer avec précision le risque de développer un cancer dû à l'exposition à des matières radioactives», a déclaré l'Université d'Osaka de Fujiwara. "La base de données sur la pollution des sols aidera également à élaborer des plans d'évacuation convaincante pour les résidents locaux."

 

 

 

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 18:50

A voir, une vidéo de la centrale tournée il y a une semaine et diffusée par Euro News.

 

Lien vers la vidéo :

http://fr.euronews.net/2011/04/29/le-japon-n-est-pas-l-abri-d-une-nouvelle-catastrophe/

 

Extrait de l'article d'Euro News associé à cette vidéo : 

 

Un mois et demi après la catastrophe, les autorités japonaises et la direction de la centrale ne cessent de le répéter : les multiples répliques du séisme du 11 mars dernier sont dangereuses et elles sont imprévisibles. “Un énorme tremblement de terre peut nous toucher à tout moment, le danger est bien réel explique l’un des responsables de la Commision à l‘énergie atomique au Japon. Nous sommes trop focalisés sur la manière de refroidir le réacteur et le traitement de l’eau hautement radioactive. Et bien que nous ayons 1500 personnes qui travaillent à ces problèmes, nous n’avons pas construit de digue.”

 

 

 

 

Voir aussi dans ce blog :

 

Voir Fukushima (5)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-5-72462945.html

 

Voir Fukushima (4)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-4-72364967.html

 

Voir Fukushima (3)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-3-72360441.html

 

Voir Fukushima (2)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-2-71376115.html

 

Voir Fukushima (1)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-71173053.html

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 17:33

Cette vidéo de quelques secondes, effectuée le 28 avril, permet de voir l'état de la piscine de refroidissement destinée aux barres de combustible usagé. Il y règne une certaine activité car on voit des bulles qui remontent à la surface. Cela est sans doute dû à la chaleur produite par les radioéléments, la température de l'eau oscillant entre 60 et 90 °C. Environ 70 tonnes d'eau s'évaporent chaque jour de cette piscine, ce qui conduit Tepco à y injecter de l'eau régulièrement.

 

Voir la vidéo sur youtube

http://www.youtube.com/watch?v=jKHWbgsLegw&feature=player_embedded

 

ou directement sur le site Japan News Today

http://www.japannewstoday.com/?p=3482

 

Bien que le réacteur n°4 ait été à l'arrêt depuis novembre 2010, l'arrêt du refroidissement des barres de combustible à partir du 11 mars (séisme et tsunami) a créé la catastrophe : l'eau s'est évaporée, mettant à l'air libre le combustible. La chaleur a provoqué la dégradation des gaines du combustible qui ont réagi avec l'eau en produisant de l'hydrogène en grande quantité, ce qui a conduit à l'explosion du 15 mars.

D'après Tepco, l'explosion d'hydrogène a permis d'éviter le pire, car une vanne ayant été endommagée, cela a provoqué l'inondation de la piscine, ce qui a alors stoppé la fonte des barres.

 

En savoir plus sur le réacteur et la piscine n°4 :

http://www.acro.eu.org/chronoFukushima.html#4

 

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 00:53
Que vont devenir les milliers de tonnes d’eau radioactive de Fukushima Dai-ichi déversées dans l’Océan Pacifique ? Evidemment il va y avoir dilution, mais le problème est la longévité des radionucléides : il faut par exemple 300 ans au césium pour qu’il perde sa radioactivité et des milliers d’années pour le plutonium.
 
dispersion en mer
 
Une partie de ces éléments va se déposer dans les fonds marins proche du Japon, une autre va être comprise dans la chaine alimentaire pour se retrouver concentrée dans la chair des plus gros prédateurs marins, une autre partie enfin va rester en suspension dans l’eau et se déplacer avec les courants.
 
Les deux courants principaux qui circulent au large de la côte est du Japon sont le Kuroshio (chaud) et l'Oyashio (froid). Ils forment, à la hauteur du 40e parallèle, le courant du Pacifique Nord. Giratoire, celui-ci se dirige vers la Californie et revient ensuite vers les Philippines, puis le Japon. Ce périple dure de trois à quatre ans.
   
 Courant%20nord%20pacifique%20WEB
 
Mais quand on voit la carte des courants marins du monde, on constate que les eaux et les courants se mélangent et finissent par visiter la terre entière.
 
ocean-tapis-roulant 
 
Enfin, sans attendre les courants, les animaux marins migrateurs accéléreront la dispersion mondiale sous-marine des radionucléides.
 
 
Visualisation du déplacement de l'eau de mer radioactive
 
 
 
    
Pour approfondir le sujet (sources actualisées) :
 
En savoir plus sur la dispersion de la radioactivité en mer avec le CNES :
 
Article de Rachel Mulot (nouvelobs.com) sur le même sujet :
 
Baleines radioactives :
 
Radioactivité dans les océans : quelles conséquences ?
 
Plancton radioactif :
Carte mondiale des épaves radioactives :
Carte de l’impact de la radioactivité sur l’océan après Fukushima
 
 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 23:40

 

Le 26 avril, environ 400 agriculteurs ont manifesté devant le siège social de Tepco à Tokyo pour réclamer le paiement de tous les dommages causés par la catastrophe nucléaire. Le problème, c'est que Tepco ne sera pas en mesure de payer tous les dégâts qui s'élèveront à des milliers de milliards de yens. Toutefois, la responsabilité de l'entreprise nippone, totale et illimitée devant la loi, pourrait finalement être plafonnée à 45 milliards de dollars. En effet, le plan d'indemnisation, qu'étudient actuellement le gouvernement japonais et Tokyo Electric Power, en appellerait également à la solidarité des autres entreprises du secteur de l'électricité atomique qui participeraient à un fonds d'aide mutuelle.

 

En clair, les entreprises du lobby nucléaire vont se serrer les coudes pour sauver l'entreprise nipponne et pour essayer de sauvegarder une image de marque déjà très ternie par l'accident de Fukushima.

Raison de plus pour augmenter le prix de l'électricité nucléaire dans le monde et pour constater encore une fois que cette énergie n'est absolument pas rentable.

 

Finalement, les beaux discours sur cette électricité "bon marché" ne passeront plus car la dette est immense aujourd'hui et pour les générations futures.

A moins que les citoyens continuent à ignorer qu'une partie de leurs impôts sert à financer cette industrie ? En Europe, l’Union européenne verse chaque année 1 milliard d’aides diverses aux entreprises du lobby nucléaire : par exemple, ces dernières années, elle a débloqué une enveloppe d’un montant global de 500 millions d’euros pour la construction de centrales nucléaires en Roumanie (centrale de Cernavoda) et en Bulgarie (centrale de Béléné).

 

 

sources :

http://www.asahi.com/english/TKY201104270132.html

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE73C00520110413

http://www.courrierinternational.com/article/2011/04/21/l-elysee-premier-lobbyiste-europeen

 

 

 

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Poursuivre la réflexion :

 

LA SCANDALEUSE SUBVENTION AU NUCLÉAIRE

 

 

 

 

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 16:26

On voit encore ici ou là des gens soi-disant spécialistes, mais essentiellement anonymes, qui prétendent que les faibles doses de radioactivité ne sont pas dangereuses pour la santé.

 

En fait, la question ne devrait plus être polémique car la CIPR, Commission Internationale de Protection Radiologique, a fait ces recommandations il y a plus de 20 ans, mais le gouvernement japonais semble les ignorer :

 

     1) Il n'y a pas de seuil de dose en dessous duquel il n'y a aucun effet : en clair, cela signifie que toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique.

 

     2) La probabilité d'apparition d'un cancer radio-induit mortel est directement proportionnelle à la dose reçue.

 

     3) Le rayonnement naturel n'est pas inoffensif.
« La composante de l'irradiation du public due aux sources naturelles est de loin la plus élevée, mais ceci ne fournit aucune justification pour réduire l'attention qu'on doit apporter aux irradiations plus faibles mais plus facilement maîtrisables dues aux sources artificielles » (article 140)

 

Dès 1990, la CPIR révisait à la baisse les normes de radioprotection, la portant à 1 mS/an pour le public et 20 mS/an pour les travailleurs. Mais ces limites de dose n'impliquent pas qu'en dessous de ces limites, le rayonnement est inoffensif ; cela est clairement indiqué dans l’article 124 :

"Dans la pratique, plusieurs idées fausses sont apparues dans la définition et la fonction des limites de dose. En premier lieu, la limite de dose est largement, mais d'une façon erronée, considérée comme une ligne de démarcation entre «l'inoffensif» et le «dangereux»"

 

Alors, quels dangers et quels effets ?

 

Je reprends des extraits d'un article de Roger Belbéoch de La Gazette nucléaire

 

Les effets biologiques, cancers et dommages génétiques, sont d'une nature tout à fait différente de ceux causés par les fortes doses. Ainsi les processus de réparation incomplète des cellules endommagées par le rayonnement peuvent induire un cancer,  mais dans une population d'individus irradiés d'une façon identique, certains développeront un cancer, d'autres pas, sans qu'il soit possible de prédire qui sera affecté. Ces effets apparaissent au hasard au sein de la population irradiée.

(…)

Les effets génétiques se manifestent dans toutes les générations à venir.
     Pour les cancers aucun symptôme n'est détectable entre le moment de l'irradiation et l'apparition clinique ultérieure du cancer radio-induit ce qui traduit des longs temps de latence :
     - de 2 ans et plus pour  les leucémies
     - supérieurs à 10 ans pour la plupart des tumeurs solides

(…)

On doit tenir compte des effets tératogènes par irradiation in utero des embryons et des fœtus, particulièrement radiosensibles, pouvant conduire à des avortements spontanés, des anomalies à la naissance, des retards moteurs ou mentaux plus ou moins graves.
En ce qui concerne l'induction de cancer et leucémie on considère que le risque est plus élevé pour les enfants ayant été irradiés in utero.  D'autre part il semble se confirmer que les enfants de moins de dix ans sont plus radiosensibles que les adultes.

 

Source : La Gazette nucléaire n°141/142

http://solar-club.web.cern.ch/solar-club/gazette/1995/141_18.html

 

 

A propos de la CIPR et des effets des faibles doses, il faut lire l’analyse remarquable de Rosalie Bertell, présidente de l'International Institute of Concern for Public Health (Institut international pour la santé publique) de Toronto.

Lien :

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/rosalie_bertell.html

 

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 00:49

Un habitant de la ville de Fukushima, située à une soixantaine de kilomètres de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi, a promené son compteur Geiger à 7 endroits différents.

Où l'on voit que la la ville de Fukushima, non appelée à être évacuée, est contaminée, et où l'on remarque que la radioactivité se concentre au sol par l'intermédiaire de l'eau de pluie (mesure la plus élevée au bas d'une gouttière : 97 µS/h).

 

Lien vers la vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=AxUZbnlzSv0&feature=player_embedded

 

Lien vers un article de Japan News Today commentant cette vidéo (en anglais) :

http://www.japannewstoday.com/?p=3439

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 22:36

Il y a un mois, Dominique Leglu s'interrogeait de savoir si l'explosion du réacteur n°3 avait laissé le coeur à ciel ouvert.

Lien des articles :

http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2011/03/21/fukushima-suite-15-le-coeur-du-reacteur-n-3-est-il-a-l-air.html

http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2011/03/23/fukushima-suite-16-uranium-et-transuraniens-le-pire-est-il-d.html

 

"Et, vu les implications graves de cette hypothèse, nous interpellions les autorités du nucléaire. Nous les interpellons à nouveau aujourd’hui. De quelles données disposez-vous ? Pourquoi aucune précision n’est-elle donnée ces jours-ci sur ce danger très particulier ?"

 

http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2011/03/24/fukushima-suite-17-fuites-d-uranium-et-de-plutonium-evoquees.html

 

S’ils ont fuité, où se trouvent (du moins en partie) l’uranium et les transuraniens (dont le plutonium) des réacteurs ? Sont-ils également sortis hors de la centrale ?

 

Qu'en est-il aujourd'hui ?

Sait-on quelque chose de plus que ce qu'affirmait Tepco après l'explosion, à savoir que l'enceinte du réacteur n'avait pas souffert ? Ou alors peut-être un peu, d'après un communiqué du 23 mars. Ou alors pas du tout d'après l'agence de sureté nucléaire japonaise 2 jours plus tard...

 

Eh bien on ne sait rien de plus ! Tepco et le gouvernement japonais sont toujours les maîtres de la communication minimale. Il est invraisemblable que la communauté internationale laisse le Japon gérer cette crise seul. N'y a-t-il pas un grave problème de sécurité internationale ? L'ONU ne devrait-elle pas décréter une situation d'urgence, instaurer une commission d'enquête au Japon ? Face à un dictateur menaçant son peuple, le monde se soulève et protège les populations ; face à un accident nucléaire permanent menaçant la santé de millions de personnes, le monde reste sans voix, laissant régler ce "problème" aux spécialistes du lobby nucléaire.

 

Certes, le secrétaire général de l'ONU, Sem Ban Ki Moon vient d'appeler de ses voeux la tenue d'un débat mondial sur l'avenir de l'énergie nucléaire, mais le mois de septembre semble très loin, et un débat ne règlera pas les problèmes actuels urgents de la centrale de Fukushima.

 

Quant au réacteur n°3, on en reste à des hypothèses...

Celle de Dominique Leglu dejà citée, mais aussi celles du site Stop Nucléaire 31 par exemple,

http://www.stop-nucleaire31.org/spip.php?article11

 

ou d'Arnold Gundersen, expert nucléaire états-unien qui analyse dans le détail la vidéo de l'explosion du réacteur n°3, mettant en évidence deux explosions successives

 http://vimeo.com/22865967

 

 

Mise à jour du 28 avril :

Complément d'infos avec un nouvel article de Dominique Leglu sur ce même sujet

http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2011/04/28/fukushima-suite-34-de-l-uranium-de-fukushima-en-californie.html#comments

 

Autre article allant dans le même sens :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/fukushima-3-explosion-nucleaire-92928

 

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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