28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 22:50

fukushima_seb_jarnot_statement_english.jpg« Nous avons besoin de la musique, de la poésie et de l’art qui pourraient nous montrer un point de vue possible ainsi qu’une façon dont on aborde la réalité. »

 

 

 

Peu de temps après la catastrophe de Fukushima, un collectif d’artistes japonais s’est réuni autour de la figure de Otomo Yoshihide, originaire de cette ville, pour tenter de remettre de la vie là où il n’y avait plus que poison et angoisse. Un projet est rapidement né, Project Fukushima!, véritable appel à la création qui a donné lieu à un festival, situé à Fukushima même, et à une série d’événements à travers le monde (Londres, New York, Bangkok, Séoul, Singapore, Paris…).

 

A la suite de ce festival, webSYNradio a souhaité rester à la disposition du projet Fukushima! et continuer à « agir » avec un nouveau projet pour 2012 : « Et pendant ce temps là, à Fukushima…» (Meanwhile, in Fukushima…)


Pour réaliser ce nouveau projet,  Dominique Balaÿ s’est rendu à Fukushima du 15 au 30 mai 2012 pour enregistrer les sons de la vie « normale » et accompagner les différentes initiatives lancées par le collectif Fukushima! en vue de faire vivre leur engagement et leur manifeste, notamment à travers l’organisation du prochain festival qui aura lieu durant l’été 2012.


Avec les sons collectés et organisés en bibliothèque « open sounds », une invitation a été lancée à des artistes pour se confronter à cette matière et cette thématique, et tenter, à travers les œuvres créées, de jeter une ligne de vie entre là-bas et ici.


Avec ce projet de création sonore, il s’agit pour Dominique Balaÿ de rester fidèle au sens singulier indiqué par Otomo Yosihide, Michiro Endo et Ryoichi Wago dans leur manifeste : ni dénonciation militante, ni simple rapport des faits, plutôt la démonstration d’un désir et une tentative de maintenir une « connexion » avec ces lieux et les populations touchées par la catastrophe nucléaire.

 

Voici, par l’intermédiaire du voyageur D. Balaÿ, quelques nouvelles fraîches de Fukushima :

 

A quelques exceptions notables près (chantiers de reconstruction et décontamination, présence de stations de mesure atmosphérique dans les lieux publics, moins d'enfants dans les rues, discussions centrées sur l’urgence de la situation, nombreuses initiatives locales, etc.), la vie est normale dans la ville de Fukushima.

 

 

579590_210399855748128_150979312_n.jpgCôte de Minamisoma, 25 mai 2012 (image Youdou Takeushi), dans le fond on aperçoit la toute nouvelle ligne construite par Tepco qui envoie de l'électricité produite par géothermie jusqu'à la centrale de Fukushima-daichi

 

 

 

Les quelques mesures que Dominique Balaÿ a pu faire confirment des valeurs élevées de radioactivité. La plupart des gens qu’il a pu rencontrer ne croient plus du tout aux cartes établies par le gouvernement, c’est pourquoi la « carte mentale » des zones contaminées qu'ils se sont créés démarre plutôt à la sortie de la ville ou les quartiers périphériques, comme Watari. Dans ce quartier, 50% des enfants ont pu être évacués.

 

La grande ville de Fukushima est équivalente en population à la 5 ou la 6ème plus grande ville française. « S'ils envisagent un voyage en dehors de la ville, les gens peuvent aller jusqu'à louer une voiture pour ne pas contaminer leur propre voiture, celle où ils transportent habituellement leurs enfants. Mais là on touche à des structures mentales très profondes : la ville, c'est le lieu où on se réunit pour se protéger, et éventuellement prospérer ensemble, comment pourrions nous y être en danger plus qu'ailleurs ou autant qu'ailleurs ? »

« Il y a de çà je pense, plus le fait, confirmé par l'ensemble des personnes rencontrées d'un intense stress qu'ils ne peuvent plus supporter (un an et demi c'est très long ...) et qui les pousse à ranger le dosimètre dans le tiroir de la cuisine, et à faire comme si. C'est d'ailleurs l'un des axes de communication du gouvernement : "le stress occasionne plus de dégât que l’évènement lui même". »

 

 

428375_211666925621421_322132877_n.jpgKika-zaru : singe sourd + Iwa-zaru : singe muet + mi-zaru : singe aveugle, stationnant sur le bulletin édité par Kohei à l'attention des personnes d’un camp de réfugiés

 

 

 

« Zone grise, substance noirâtre, multiples strates d'informations : les japonais ont une histoire que je viens de découvrir avec 3 singes, le singe qui ne voit pas, le singe qui n'entend pas et le singe qui ne parle pas. Ce qu'il y a d'important dans cette histoire, c'est qu'il s'agit de trois singes différents et pourtant indissociables, des compères. On peut avoir une connaissance d'un évènement ou d'un fait scientifique, historique et ne pas agir en fonction de ce fait et de cette connaissance : c'est un peu l'impression que j'ai ici ... on peut avoir des yeux et ne pas pouvoir parler, un cerveau et ne pas pouvoir agir ... étrange impression. C'est vraiment la "zone grise", grey zone. Comme dans le Stalker de Tarkowski, le passage est là tout proche, tout le temps là, et pourtant il semble impossible à atteindre, comment se guider dans un tel brouillard ? Jusqu'à quel point compter sur les autres (la presse, les politiques, les médias, les scientifiques, le voisinage, etc.) ? Oui difficile de se guider même à plusieurs, surtout à plusieurs. La science, ou disons la véracité des faits, devrait pouvoir éclairer, au mieux cela agace (comme une rage de dents peut agacer), au pire cela est répulsif (cachez ce dosimètre que je ne saurai voir ...). D'où cela peut il venir alors ? De par ma formation et mes aspirations, j'ai tendance à penser que l'art, la musique, la poésie sont une voie de connaissance possible. Pour tous, je ne sais pas, pour certains sans doute. »

 

C'est l'une des bases du projet que mène Otomo Yoshihide et le festival qu'il organise du 15 au 26 août prochain à Fukushima. Dominique Balaÿ est allé à leur rencontre. Il en ramène aujourd’hui des images et des sons. A suivre !

 

154593 211672025620911 191362960985151 364700 1912557101 n Village de réfugiés du nucléaire

 

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En savoir plus

 

Open sounds : Des sons enregistrés/capturés au Japon, en France, sur les réseaux …

 

Une présentation de ce projet sur France Culture dans l’émission de Thomas Baumgartner, l’Atelier du son (2èmepartie).

 

Et pendant ce temps-là, à Fukushima sur webSYNradio

 

Album de voyage

 

 

 

 

371171_1694364385_1904902817_n.jpgQui est Dominique Balaÿ ?

 

Né en 1968 à Maisons Laffitte, Dominique Balaÿ vit à Nîmes et travaille dans l’industrie du web, chargé de cours à l’université de Nîmes, créateur de webSYNradio, membre du comité de rédaction de la revue Droit de Cités.
Ayant contribué à diverses revues littéraires et artistiques (Ralentir Travaux, Le Mâche Laurier, Variable, Autre Sud…), il a également publié Intérim, aux éditions JCB en 1998 et Le mal est fait, aux éditions Rafael de Surtis en 2000.

 

Dominique Balaÿ anime aussi la revue de création Numérique Nîmes Sources Adultes. En 2009, il lance le projet webSYNradio à l’invitation de la revue Droit de Cités. WebSYNradio propose des interventions inédites de personnalités (artistes, intellectuels, chercheurs, écrivains …), la plupart reconnues sur la scène internationale.

 

En 2010, en prolongement du projet webSYNradio, il participe à la création de MACROSILLONS, sculpture sonore et collaborative présentée dans différents contextes (galerie, musée).
Avril 2011, diffusion sur France Musique, de la pièce sonore Dans la brèche (Jacques-Marie Bernard, Salvatore Puglia & Dominique Balaÿ).
Juillet 2011, participation au projet Fukushima!

 

(Source)

 

 

 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 00:20
Webcam
 
Ciels d’orage sur la centrale les 5 et 17 mai 2012
 
éclairs fuku
éclair
 
 
Fukushima Daiichi
 
- Unité 2 : Tepco fournit une coupe pour annoncer qu’ils envisagent de boucher la fuite d’eau de la piscine torique. On remarque au passage qu’ils imaginent le corium moitié dans la cuve, moitié au fond de l’enceinte de confinement, restant bien sagement étalé sur la dalle de béton sans le détériorer…
 
tepcocoupe
 
- Unité 3 de Fukushima Daiichi
 
Prospection robotisée au 1er niveau de l’unité  3 (23 mai 2012)
 
prospection3-copie-1.jpg
 
 
- Unité 4 de Fukushima Daiichi
 
- Démontage du toit de l’unité 4
Pour éviter tout effondrement qui pourrait provoquer une catastrophe, les ouvriers travaillant sur la centrale démontent petit à petit les niveaux supérieurs au niveau technique. Tout cela en vue de faire place nette pour la nouvelle structure destinée à décharger le combustible.
 
tepco1
 
tepco2.jpg.
 
 
- Plan des 5 niveaux du bâtiment réacteur 4
 
tep2.jpg
 
- Inspection de la piscine 4
En février et en avril 2012, Tepco avait déjà vérifié l’horizontalité du bâtiment
 
tep1.jpg
 
- En mai 2012, il est confirmé que la piscine 4 est stable, l’écart entre le niveau d’eau et le haut des 4 angles de la piscine étant identique (461 mm).
 
unit4a.jpg
 
unit4b.jpg
 
- Le côté ouest du bâtiment réacteur 4 est bombé, selon les mesures de Tepco
 
unit4c.jpg
 
unit4d.jpg
 
 
 
 
Vidéos
 
- Evacuez Fukushima ! une vidéo de Nelson Surjon sous-titrée en français par Kna
 
 
 
- Bruno Chareyron (Criirad) explique pourquoi il est important d’évacuer les enfants de Fukushima
 

 
 
 
- Les débris du tsunami traversent l’océan Pacifique
Une modélisation du NOAA's Earths System Research Laboratory
 

 
 
 
- Manifestation du 5 mai à Tokyo
 

 
 
 
- Première visite de journalistes à l'intérieur de l'unité 4 de Fukushima Daiichi le 26 mai 2012 (FNNnewsCH)
 

 
 
 
- Première visite de la presse au bâtiment réacteur 4 (Osaka Channel)
 

 
 
 
- Survol de la centrale de Fukushima Daiichi en hélicoptère (3 km de distance)
(publiée le 24 mai 2012 par asahicom)


 
 
 
 
Photos
 
- Quelques instantanés de la vidéo d’asahicom du 24 mai 2012
 
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Unité 3
 

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Unité 3  
 
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Unité 4
 
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Unité 4 : une pelle mécanique a été installée au niveau technique
 
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Vue en enfilade des unités 1 à 4
 
- Fukushima: réouverture de la zone interdite : des enfants s’amusent au cœur de la zone interdite, à 11 kilomètres seulement de la centrale nucléaire de Fukushima
(Cliquez sur le lien ci-dessous pour accéder au reportage de Marie Linton)
 
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- La centrale de Fukushima le 26 février 2012
photo haute définition fournie par Cryptome
(cliquer sur le lien ci-dessous pour avoir l’image en HD)
 
daiichifevrier26cryptome.jpg
 
- Cryptome diffuse régulièrement des albums sur Fukushima Daiichi.
 
- A Kawauchi-mura, des bénévoles, petits enfants compris, plantent du riz juste en dehors du rayon des 20 km dans la préfecture de Fukushima, mains et pieds nus.
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- Reportage photo sur Asahi.com (visite des journalistes du 26 mai 2012)
 
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Voir les autres photos :
 
 
- Fonds documentaire Tepco (photos et vidéos)
 
 
Dessins
 
Dessins sur la catastrophe nucléaire de Fukushima, ses conséquences et comment la société japonaise y fait face.
(cliquer sur le lien ci-dessous pour accéder au site et aux autres dessins)
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Albums
 
- Clair obscur à Fukushima
par trois8 (collectif de photographes)
Un no man’s land de 1000 kilomètres carré aux alentours de la centrale de Fukushima. « Nous nous sommes rendus dans cette zone d’exclusion, en partie interdite, pour découvrir ces paysages désolés sous un angle nouveau ».
 
clair-obscur-fukushima-31.jpg
.
- Vivre en zone contaminée
Photos de Guillaume Bression (accès à l'album : cliquer sur le lien ci-dessous)
 
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Carte
 
Statut des régions acceptant les débris provenant du tsunami
(accéder à la carte en ligne en cliquant sur le lien ci-dessous)
incinerationjapan.jpg
.
Lien vers la vidéo "Stop Burning of Radioactive Disaster Debris in KITAKYUSHU" :
Lien vers la pétition (version française) contre l’accueil et l’incinération de déchets radioactifs à Kita-Kyushu et Kyushu (extreme sud-ouest du Japon)
.
.
 
 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 01:23

2C’est la plus grande confusion dans les médias. Jeudi 24 mai 2012, on pouvait lire ces deux titres contradictoires :

Japon - Les fuites radioactives de Fukushima plus fortes qu’annoncé (Reuters)

Après Fukushima, des niveaux de radiation très faibles au Japon (Le Monde)

Le premier article se base sur la dernière estimation de Tepco, le deuxième sur un rapport préliminaire de l’OMS…

 

Depuis 14 mois, c’est la valse des chiffres !

Voici par exemple quelques estimations données au fil du temps pour le césium 137   (données en PBq, c’est-à-dire en millions de milliards de becquerels) :

 

- 8 juin 2011, estimation de la NISA : 15 PBq

 

- 9 mars 2012, estimation de l’IRSN : 21 PBq

 

- 3 avril 2012, estimation d’un groupe de scientifiques étatsuniens et japonais : 63 PBq

 

- 24 mai 2012, estimation de Tepco : 10 PBq pour le relâchement aérien du 12 au 31 mars 2011 et 3,6 PBq pour le relâchement marin du 26 mars au 30 septembre 2011

 

- 24 mai 2012, autre source, the Daily Yomiuri : 360 PBq ! erreur de journaliste ? (1)

Dans ce cas… ça serait 5 fois plus que le césium relâché par Tchernobyl en 1986 !

 

 

En savoir plus sur la désinformation ambiante avec les articles

   

- de Gen4 : Césium-137 et Fukushima : à la recherche de l'erreur

- de l’AIPRI : Plus dure sera la chute

- de Russia Today : Cesium-137 contamination: Fukushima amounts to four Chernobyls

 

 

(1) Copie de l’article en ligne :

 

TEPCO estimate sees more radiation than NISA's

The Yomiuri Shimbun

Tokyo Electric Power Co. has estimated the total amount of radioactive substances discharged from its Fukushima No. 1 nuclear power plant measured 760,000 terabecquerels, 1.6 times the estimate released by the Economy, Trade and Industry Ministry's Nuclear and Industrial Safety Agency in February.

One terabecquerel is equal to 1 trillion becquerels.

TEPCO will include the estimate in a final report to be compiled by an in-house accident investigation committee in June. The firm has also begun explaining how it arrived at the figure to local governments in Fukushima Prefecture.

There are two ways to estimate the amount of discharged radioactive substances. One way is to base calculations on the degree of damage to the reactor core. The other is to reverse calculate based on the density of radioactive substances found in the atmosphere and seawater. As a result, there will be differences in estimates depending on how the figures were obtained.

NISA released an estimate of 770,000 terabecquerels in June last year, and another estimate of 480,000 terabecquerels in February. The Cabinet Office's Nuclear Safety Commission released an estimate of 570,000 terabecquerels in August last year.

TEPCO combined the two methods and repeated its calculations under different conditions. It reached a final estimate of 400,000 terabecquerels of iodine-131 and 360,000 terabecquerels of cesium-137.

The amount of radioactive substances discharged in the Chernobyl accident in 1986 was 5.2 million terabecquerels.

"As there wasn't enough available data immediately after the disaster, estimates can differ substantially if conditions change, even just a little," said Prof. Hideo Yamazaki at Kinki University, an expert in environmental analysis. "The discharged amount of radioactive substances increased, but the figure is within the assumed margin of error. There will be no problems in continuing decontamination work and other measures."

(May. 24, 2012)

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 16:18

greyzone.jpgAlain de Halleux, connu pour son engagement avec la réalisation des films « RAS : nucléaire, rien à signaler », « Chernobyl 4 ever » et « Récits de Fukushima », s’est engagé dans un nouveau film sur Fukushima.

 

Le réalisateur s’est rendu à Minamisoma en octobre 2011 et en mars 2012 ; il a pu entrer dans la zone contaminée et se rendre compte de la situation : la plupart des gens s'imagine que le problème est réglé, pourtant il ne fait que commencer.

 

Alors que la ville de Minamisoma n’est pas évacuée, les ex-réacteurs de la centrale nucléaire, à 20 km, sont toujours menaçants. Les gens se demandent  s'il faut rester ou partir. Le film suit 3 familles. L'une suit les directives rassurantes du gouvernement. L'autre a décidé de déménager à Okaido. La troisième cherche à comprendre la situation.

 

Alain de Halleux a déjà tourné 50 heures, mais il a encore besoin de tourner sur le festival Nomaoi pour terminer les portraits qu’il a commencés. Sans ce 3èmevoyage, il ne pourra pas finaliser son projet. Les médias considèrent que le sujet de Fukushima n'est plus d'actualité. Aussi, est-il obligé aujourd’hui de compter sur la conscience et l'investissement personnel des citoyens.

 

Les témoignages et le cinéma ont un grand pouvoir pour faire bouger les consciences. Merci à tous ceux qui pourront aider Alain de Halleux à terminer son film !

 

Pour faire un don en ligne, cliquer sur ce lien, puis sur « Contribute now »

(indiquer la somme que l’on veut donner, puis suivre les instructions) :

http://www.indiegogo.com/greyzone?c=home

 

 

 

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En savoir plus :

 

Sur l’origine du projet

 

Sur Alain de Halleux

 

 

 

Photo d'entête A. de Halleux : fillette portant un dosimètre


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Publié par Pierre Fetet - dans Que faire ?
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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 23:56
DSCF5413 - CopieJ’ai rencontré des héros. Pas des héros de cinéma, pas des héros de bande dessinée. Des vrais, en chair et en os. Des femmes et des hommes qui se battent, chacun dans leur pays, pour faire connaître la vérité. Au risque du dénigrement, du mépris, voire de la prison, au risque de leur santé, de leur vie, ils se donnent sans relâche, certains depuis 26 ans, d’autres depuis 1 an. Mais ils ont la même volonté d’alerter leurs semblables avant qu’il ne soit trop tard. Faire la lumière sur les risques sanitaires de l’énergie atomique : tel est leur objectif. Ils ne sont pas nombreux, mais en se réunissant à Genève les 12 et 13 mai 2012, ils ont renforcé leur détermination à dénoncer l’horreur. Dans l’indifférence générale du bruit de la vie du monde,  ils étaient là, ensemble, debout, vivants. Ils ont délivré un message, nous avons été plus de 200 à en être les témoins. Ecoutez-les.
 
 
DSCF53791. Alexei Yablokov
Docteur ès Sciences biologiques,
conseiller de l’Académie des Sciences de Russie
 
De 1986 à 1989, il était interdit de publier sur Tchernobyl en Union Soviétique. Après Hiroshima, les Etats-Unis avaient fait la même chose en interdisant toute publication avant 1950. L’atome, historiquement, a toujours été le monde du secret.
A cause de cette interdiction, personne aujourd’hui ne peut déterminer les conséquences de la contamination par l’iode 131 de Tchernobyl. C’est pourquoi on se base sur les césiums qui ont une période radioactive plus longue. C’est le seul moyen disponible et objectif dont on dispose : la mesure des taux de césium dans l’organisme.
 
25 ans après le début de la catastrophe sanitaire de Tchernobyl, plus de dix-mille travaux scientifiques ont déjà été publiés dans différents pays, la plupart en Russie, en Ukraine et au Bélarus. Mais ces sources sont rarement utilisées par la communauté scientifique internationale.
Pourtant, l’ensemble de ces publications permet aujourd’hui de dresser un tableau général objectif des altérations de la santé des groupes de population qui ont reçu l’irradiation supplémentaire de Tchernobyl.
 
D’abord, il est clair que tous les systèmes de l’organisme sont détériorés par l’irradiation, ce qui a été mis en évidence par une augmentation de l’incidence et de la prévalence de la morbidité pour :
- le système circulatoire
- le système immunitaire
- le système génito-urinaire
- le système squelettique
- le système nerveux central
- l’appareil visuel
 
Il a été aussi démontré d’autres effets de la pollution radioactive :
- un pic de nouveau-nés atteints par la trisomie 21 a été constaté en 1986, et le niveau est resté ensuite plus élevé qu’avant la catastrophe ;
- dans le monde entier, le nombre des cancers a augmenté après 1986 ;
- le nombre des malformations congénitales a augmenté, par exemple dans le district de Luginy en Ukraine ;
- le vieillissement des individus est prématuré dans les territoires contaminés ;
- la fréquence des mutations dans les tissus somatiques et générateurs a augmenté ;
- il y a eu un changement dans le sex-ratio secondaire : jusqu’à un million de décès d’embryons et de fœtus de sexe masculin.
 
DSCF5380
Augmentation des cancers entre 1982 et 1999 en Russie et dans les régions de Kaluga et Bryansk
 
Au cours des 15 années qui ont suivi la catastrophe de Tchernobyl, il y a eu, dans les territoires contaminés (taux de césium 137 supérieur ou égal à 40 kBq/m²) au Belarus, en Ukraine et en Russie, une augmentation de la mortalité totale de 4%, soit 273 000 décès supplémentaires. Ce nombre est évidemment à comparer avec l’estimation mensongère de 9000 morts supplémentaires de l’OMS-AIEA jusqu’en 2056 !
 
DSCF5382
Augmentation des malformations congénitales dans le district de Luginy en Ukraine
 
En réalité, le taux de mortalité périnatale progresse dans de nombreux pays (1) et, sans compter la mortalité in utero, Alexei Yablokov estime, sur la base des informations officielles, que la catastrophe de Tchernobyl a provoqué la mort de près d’un million de personnes entre 1987 et 2004.
 
DSCF5384
Mortalité supplémentaire due à Tchernobyl sur 15 ans dans le monde.
 
On ne peut pas aborder la catastrophe de Fukushima et ses conséquences en ignorant les travaux d’Alexei Yablokov. C’est pourtant ce qu’est en train de faire le gouvernement japonais.
 
 
 
chernobyl consequencesAlexei Yablokov  est un des co-auteurs du livre “Chernobyl: Consequences of the Catastrophe for People and the Environment” que l’on peut télécharger en version anglaise ici. Des versions japonaise et française seront bientôt disponibles.
 
 
Interview d'Alexei Yablokov :  
 
 
(1) En France par exemple, de 2002 à 2009, le taux de mortalité périnatale est passé de 10 à 13,3 et le taux de morti-natalité de 8,2 à 11,7 (Taux de mortalité périnatale : décès d'enfants de moins de 7 jours et d'enfants sans vie pour 1 000 naissances totales (nés vivants + enfants sans vie) ; taux de mortinatalité : nombre d'enfants sans vie pour 1 000 naissances totales)
 
 
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En savoir plus sur le forum de Genève
 

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Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 01:27
 
Pour ne pas oublier Fukushima, pour que les évènements tragiques de 2011 ne se perdent pas dans les limbes de l’Internet, pour laisser une trace indélébile avant que les faussaires de l’Histoire ne tentent de changer le fil des évènements, pour le grand livre de la mémoire des hommes, des auteurs ont pris leur plume pour essayer de révéler l’indicible de cette catastrophe sans précédent.
 
Voici la présentation actualisée en continu de ces livres tous aussi intéressants les uns que les autres. Ouvrages à lire pour une fois dans le monde réel, sans écran, avec la douceur du papier et l’odeur de l’encre.
 
 
arton4022.jpgOublier Fukushima
Arkadi Filine
 
La catastrophe nucléaire au Japon serait résolue. Catastropher, liquider, évacuer, réhabiliter, banaliser : autant d’épisodes d’un feuilleton destiné à nous faire oublier Fukushima. Autant de chapitres de ce livre pour défaire les mensonges des États nucléarisés. « Je ne veux plus y retourner. Là-bas, la vie a été effacée », explique une grand-mère japonaise qui a fui la zone contaminée. La catastrophe dans laquelle se débattent les Japonais n’est pas seulement un aperçu de ce qui nous attend partout ailleurs, c’est aussi le miroir grossissant de notre condition présente, celle de prisonniers d’un monde clos. Chaque foutue aspiration à la liberté se cogne aux murs des installations nucléaires, se perd dans le temps infini de la contamination. Quelle existence reste-t-il à mener avec un dosimètre autour du cou ?
De Tchernobyl à Fukushima, du Japon à la France, des textes, des récits, des documents. Pour contribuer à l’histoire immédiate du désastre nucléaire. Pour nourrir quelques esprits qui refusent de se résigner.
Ni héros, ni martyr, Arkadi Filine est l’un des 800 000 liquidateurs de Tchernobyl. Svetlana Alexievitch lui donne la parole dans son livre La Supplication. Pour ce livre, trois personnes de la génération Tchernobyl ont choisi d’emprunter son nom. Elles se reconnaissent dans son sens de la dérision, au bord du gouffre, son attitude désespérée mais pas résignée.
 
 
arton5045-87dc3.jpg Après Fukushima
coordonné et préfacé par Laurent Mabesoone
 
 Comment parler de la vie et de l’avenir quand on a vécu une catastrophe nucléaire ? « Après Fukushima » est un recueil collectif de haïkus, ces poèmes japonais extrêmement brefs, dans lesquels les auteurs expriment leur ressenti, leurs peurs, leurs espoirs. L’ouvrage est coordonné et préfacé par Seegan Mabesoone ‒ nom de plume de Laurent Mabesoone ‒ qui assure également la traduction des textes en japonais.
 Né en 1968, Laurent Mabesoone est poète de haïku mais aussi romancier, essayiste et comparatiste français s’exprimant en langue japonaise. Il enseigne actuellement la littérature comparée à l’Université Jûmonji de Tokyo et l’Université Shinshu. Il a créé en 2004 le cercle de poètes de haïku Seegan kukaï, qui se réunit régulièrement à Nagano et à Nagareyama (Chiba). Il est aussi un des initiateurs du mouvement du "ruban jaune anti-nucléaire" au Japon.
 Les droits d’auteurs seront versés intégralement à l’Association pour la protection de la vie et de l’environnement face à l’accident nucléaire (président M. Takao Odome, à Minami Soma).
 
 
 
01071601366.jpgFukushima, récit d'un désastre
Michaël Ferrier
 
Vendredi 11 mars 2011, en début d'après-midi, la vibration des fenêtres. Quelque chose s'ouvre, grogne, frémit, demande à sortir. » Michaël Ferrier, auteur de « Tokyo. Petits portraits de l'aube et de Sympathie pour le fantôme », raconte depuis le Japon où il vit le désastre de Fukushima. Au pire de la tourmente, il tire du chaos un récit saisissant et d'une grande beauté. Au-delà de l'énoncé des faits, Michaël Ferrier engage une réflexion humaine sur le nucléaire et sur la vie dans les zones contaminées, « la demi-vie », cette « entreprise de domestication comme on en a rarement vu depuis l'avènement de l'humanité ».
« On peut très bien vivre dans des zones contaminées : c'est ce que nous assurent les partisans du nucléaire. Pas tout à fait comme avant, certes. Mais quand même. La demi-vie. Une certaine fraction des élites dirigeantes – avec la complicité ou l'indifférence des autres – est en train d'imposer, de manière si évidente qu'elle en devient aveuglante, une entreprise de domestication comme on en a rarement vu depuis l'avènement de l'humanité.
 
 
tunasrienvuTu n’as rien vu à Fukushima
Daniel de Roulet 
 
C’est une lettre personnelle à une amie japonaise, en souvenir d’une soirée passée à Tokyo il y a un an, jour pour jour, avant le tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima. Cette lettre évoque aussi d’autres malheurs qui ont secoué le Japon et le souvenir heureux d’un séjour sur les plages de Sendai – fascination extrême pour l’élégance inquiète de cette culture raffinée.
Il est aussi question du rapport entre les nucléocrates et la littérature, des difficultés de se comprendre entre l’Europe et le Japon. L’auteur, qui a lui-même travaillé dans une centrale nucléaire, écrit ces pages d’une lucidité bienfaisante comme un écho à Hiroshima, mon amour - dans lequel l’héroïne s’entendait reprocher : Tu n’as rien vu à Hiroshima. 
 
 
9782907681957.jpgFukushima. Dans la zone interdite
William Tanner Vollmann
 
L'Américain William Vollmann, au lendemain du séisme, s'est équipé de protections sommaires pour se rendre sur les lieux. Il raconte son périple dans la "zone interdite" et note tout ce qu'il a vu - habitants en fuite, villes fantômes, destructions apocalyptiques. Pendant ce "voyage à travers l'enfer", il a aussi écouté les rescapés et, en reporter scrupuleux, il rapporte ce qu'il a entendu : des témoignages où se mêlent le fatalisme et la colère, l'ignorance et l'inconscience, l'incompréhension et le désespoir de ceux qui "ont fait l'expérience de tout perdre".  (source du commentaire)
 
 
journaldesjourstremblants.jpgJournal des jours tremblants
Yoko Tawada
 
Journal d'une Japonaise qui vit en Allemagne, Yoko Tawada. Elle dénonce la langue de bois des autorités nipponnes, qui ont longtemps dissimulé les menaces, minimisé les risques, manipulé les médias et étouffé les inquiétudes d'un peuple naturellement passéiste, tout en censurant les voix des antinucléaires. Et Yoko Tawada ajoute : "Tokyo est une ville qui continue de rire joyeusement, la nuit, avec l'électricité que Fukushima produit au péril de la vie de ses riverains." (source du commentaire)
 
 
 
51EiU5kSgXL__SL500_AA300_-copie-1.jpgL'Archipel des séismes
sous la direction de Corinne Quentin et Cécile Sakai
Editions Philippe Picquier
    .
Romanciers, poètes, essayistes et artistes japonais, livrent leurs témoignages, réactions à vif, méditations et visions sur la triple catastrophe ‒ séisme, tsunami, accident nucléaire ‒ qui a frappé la région du nord-est du Japon le 11 mars 2011.
Ces textes déclinent le courage, le deuil et la révolte, mais aussi l'ironie, voire l'humour noir, signes d'une force et d'une lucidité critique largement partagées. C'est en ce sens un document essentiel pour comprendre la société japonaise aujourd'hui, pour partager ses doutes et ses espoirs d'une reconstruction sur des fondations qui pourraient être nouvelles. 

 

 On remarquera entre autres « La centrale nucléaire de Fukushima. Histoire d’un « renoncement à la sécurité » Que sont indépendance, démocratie, transparence devenues ? » de Shioya Yoshio, « Nous, peuple de Fukushima – Agitation nécessaire pour vivre dans l’après-11 mars » de Ikeda Yûichi, « Le temps sinistré : un seul traitement, sortir du nucléaire » de Saitô Tamaki, « Adieu au nucléaire ! » de Ôe Kenzaburô et « Le goût de Fukushima » de Sekiguchi Ryôko.
 Les contributions des auteurs et des traducteurs sont bénévoles.
Tous les bénéfices de la vente de cet ouvrage seront reversés aux sinistrés du Tôhoku.
 
 

 

51SCpkFymaL SL500 AA300 -copie-1Journal d'Apocalypse

Philippe Nibelle

Editions du Rocher

 

11 mars 2011 : le plus grand tremblement de terre (8.9 sur l’échelle de Richter) ravage le Japon. Des milliers de morts ! Autant de disparus !

Parmi les survivants du séisme, un Français : Philippe Nibelle, professeur d’université. Il est le lien qui permettra, de télévision en télévision, de nous faire partager, jour après jour, les affres de la population.

 

 

 

41-KMKZCppL__SL500_AA300_.jpgLes Sanctuaires de l'abîme : Chronique du désastre de Fukushima

Nadine Ribault et Thierry Ribault

Editions Encyclopédie des nuisances

 

Comme chacun s’en souvient, un tremblement de terre, un raz-de-marée et un accident nucléaire ont frappé la région de Fukushima, au Japon, en mars 2011. En suivant les initiatives de Wataru Iwata, fondateur d’une association appelée "Projet 47", visant à faire en sorte "que les gens accèdent à l’information juste et exacte et prennent conscience de ce qui est véritablement en train de se passer", les auteurs retracent la chronique des événements qui ont suivi le déclenchement de l’accident à la centrale de Fukushima – tergiversations du gouvernement et de l’entreprise responsable de la centrale, désinformation de la population, à qui l’on ne cesse de répéter qu’il n’y a aucun danger –, et rappellent la manière dont l’industrie du nucléaire "pacifique" a été promue par le gouvernement japonais depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, en collaboration avec les États-Unis, afin de rendre non seulement acceptable mais désirable une technologie que les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki avaient marquée du sceau de l’infamie.
L’ouvrage met en lumière le rôle joué par des organisations mafieuses ou semi-mafieuses telles que la Fondation Sasakawa dans la négation des conséquences des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima sur la santé des populations, ainsi que le rôle joué par les yakuza dans l’assistance aux populations immédiatement après la catastrophe, se substituant à des "pouvoirs publics" étatiques et locaux totalement dépassés par les événements. Sont également remis en question un certain nombre de clichés concernant ce qu’il est convenu d’appeler la culture japonaise, qui rendrait la population particulièrement apte à se résigner à une sorte de fatalité. La réalité est fort différente, comme l’attestent notamment les pillages constatés après la catastrophe, ainsi que les sentiments de désespoir et de panique qui animent de larges couches de la population.

 

 

 

image.jpgJapon touché au cœur - Fukushima

Sylvie Baussier et Pascale Perrier

Oskar éditions

 

11 mars 2011 : un tremblement de terre suivi d'un tsunami ravage le nord du Japon et endommage gravement la centrale nucléaire de Fukushima. A des milliers de kilomètres de là, Fanny, une jeune Française, décrit dans son journal intime sa vie quotidienne au rythme des informations et de l'inquiétude de ses amies : Natalia, d'origine russe, qui s'imagine déjà qu'un nouveau Tchernobyl vient de se produire et Ima, une cousine japonaise qui débarque chez elle, avant de disparaître sans prévenir.
Comment les trois filles vont-elles vivre ensemble ces événements graves ? Et peuvent-elles agir pour aider le Japon ?

« Pour aider les jeunes à décrypter ce qui s'est passé là-bas. Nous avons écrit à partir d'une veille documentaire très fournie, et proposé le point de vue de plusieurs jeunes dans cette fiction qui se présente comme un journal intime. » (S. Baussier)

 

 
 

52969402Fukushima, la fatalité nucléaire

François Leclerc

Osez la république sociale !

 

Cette catastrophe, après celle de Tchernobyl, permettra enfin d’ouvrir les yeux sur le nucléaire. François Leclerc a tenu une chronique depuis le début de « l’accident » sur le blog de Paul Jorion. Ces textes nous révèlent le mensonge au quotidien des autorités et du lobby nucléaire. La catastrophe de Fukushima n’est toujours pas réglée et l’opérateur Tepco ne sait toujours pas comment régler le problème de cette centrale sinistrée. Il est déjà acquis que Tepco, l’opérateur de Fukushima, ne maîtrise pas grand chose de la centrale sinistrée. Ni de la poursuite endémique de la contamination de l’atmosphère et de la mer, ni du statut du combustible nucléaire. Ni à fortiori de l’impact de nouvelles secousses sismiques sur des structures éprouvées, dont en premier celle de la piscine du réacteur n°4, qui concentre toutes les inquiétudes étant donné l’énorme masse de combustible qu’elle contient. 1.535 assemblages sont ainsi stockés à 30 mètres du sol dans une structure à l’air libre qui a du être consolidée, et qui représente 85 fois la quantité de Césium-137 libéré par l’explosion du réacteur de Tchernobyl… De quoi rendre invivable le Japon tout entier et bien au-delà, car c’est à cette dimension que se mesure le danger subsistant. C’est un livre qui s’inscrit dans le débat français sur la filière nucléaire.

 

 

30010.jpgPourquoi Fukushima après Hiroshima ?

Une éthique pour sortir du nucléaire

Jean-Marc Sérékian

Médial-Sang de la Terre

 

La catastrophe de Fukushima a tourné une page d'histoire : l'âge atomique est entré dans une phase finale d'agonie. On découvre aujourd'hui les improvisations, la corruption et l'arbitraire à l'origine de l'aventure nucléaire. De nombreux problèmes restent sans réponse et sont laissés aux générations futures : les déchets et leur traitement, l'arrêt et la déconstruction des centrales. Sans oublier que l'avenir d'une industrie ne peut éternellement se construire sur une croissance indéfinie et puiser dans la dette publique. L'événement de Fukushima boucle donc un cycle historique et, par ses conséquences humaines et écologiques, révèle à nouveau l'origine et l'unique finalité militaire du nucléaire. Les dix réflexions de ce livre refont l'analyse des racines historiques de l'âge atomique et explicitent sur le plan éthique la nécessité d'une sortie urgente du nucléaire

 

 

 

    1359124298couvpagnotta.jpgLe dernier homme de Fukushima

Antonio Pagnotta

Dom Quichotte Editions

 

Ce récit est l’histoire vraie d’un homme exceptionnel, d’un personnage de légende. Naoto Matsumura, tel un un samouraï sans maître, a refusé en mars 2011 d’évacuer la zone interdite autour de la centrale explosée de Fukushima. Malgré le tsunami et l’apocalypse nucléaire, malgré les réacteurs qui, deux ans après, continuent de cracher de la radioactivité, il a choisi de rester sur la terre de ses ancêtres, dans sa ferme, auprès des quelques animaux encore vivants. Il est aujourd’hui le dernier habitant de Fukushima.

Par cet acte de résistance, le fermier manifeste sa colère face à Tepco, le géant de l’industrie nucléaire, mais préserve aussi son honneur en refusant le sort des habitants évacués des zones contaminées, condamnés à l’errance aujourd’hui et demain aux maladies certaines, pour finir tels des parias. Dans son combat, Matsumura porte toute l’humanité de celui qui refuse de se soumettre à la bureaucratie, à la finance et au lobby nucléaire, dont les choix sont d’abord économiques : sauver le pays de la faillite à n’importe quel coût humain, y compris le sacrifice des enfants.

À travers le lien qu’il maintient entre l’homme et la nature, le respect et le soin qu’il doit aux pierres, aux plantes et aux bêtes, il incarne la lutte de la terre contre le nucléaire, le jour après l’apocalypse. Matsumura est bien plus qu’un militant écologiste ; pour trouver la force de survivre, et sauver sa ville, il puise dans le Japon de la religion et des philosophies ancestrales. 

Des livres sur Fukushima

Dossier Fukushima

Criirad

Site de la Criirad

2 ans après la catastrophe de Fukushima, la CRIIRAD sort une publication qui relate une partie des actions conduites en 2011 et 2012 pour informer sur la gravité de la contamination et pour accompagner la naissance au Japon de structures indépendantes.

Des livres sur Fukushima

D'amour et de liberté

Elias Aboumrad

Livre numérique (roman)

Tous ceux qui sont au courant de la catastrophe nucléaire de Fukushima savent qu’il faudra un jour enterrer cette centrale dans un projet pharaonique. Contrairement à d’autres dangers qui menacent la vie sur terre, celui-là est fonctionnel et hors contrôle. On ne pourra pas refroidir continuellement les cœurs des trois réacteurs qui ont fondu avec de l’eau qui se retrouve dans l’océan. Le pacifique est immense, mais l’empoisonner continuellement avec des éléments radioactifs qui mettent des dizaines de milliers d’années à disparaître aura un effet certain sur la vie qu’il porte. Hans Brücken, ingénieur de profession ne se doutait pas, lui le spécialiste des tunnels, qu’il allait prendre part à un projet de nature nucléaire. Le plus célèbre des tunnels auxquels il lui fut donné de participer était celui sous la Manche. Son prochain travail, qui va venir à bout de la menace que la centrale accidentée de Fukushima fait planer sur la vie sur Terre, sera autrement plus important.

Des livres sur Fukushima

Fukushima : l'apocalypse et après ?

Christophe Sabouret

Pascal Galodé éditeurs

Que s'est-il donc vraiment passé au Japon depuis ce 11 mars fatidique ? Deux mois après le terrible enchaînement de catastrophes naturelles et nucléaires, que savons-nous vraiment de la situation et de la réalité d'un pays à la fois si lointain et si proche ? Qui sont ces dirigeants à la manœuvre pour utiliser cette situation historique à des fins moins avouables ? Le Japon est-il vraiment à la croisée des chemins, peut-il renouer avec ses pires démons militaro-industriels ? Le pire que l'on croit n'est-il finalement que le prélude à bien pire encore ?
Au moment où Akihito, fils de Hirihito, prend la parole à la télévision, comme son père l'avait fait à la radio au lendemain d'Hiroshima et Nagasaki, le Japon vit des heures sombres et historiques à la fois. Sans prétendre à une quelconque universalité, Christophe Sabouret qui s'est appuyé sur de multiples témoignages, nous donne les clés pour mieux appréhender ce qui se passe au pays du Soleil levant, et qui nous concerne tous, et nous Français au premier chef. Ne sommes-nous pas le deuxième pays le plus nucléarisé du monde?

Des livres sur Fukushima

Daisy : lycéennes à Fukushima,

Reiko Momochi

Editions Akata

Depuis le terrible tsunami qui a frappé Fukushima, Fumi n'ose plus sortir de chez elle. Trop inquiète pour sa santé, à cause des éventuelles radiations émises par la centrale. Pourtant, en dernière année de lycée, il faudra bien qu'elle se décide à retourner en cours. Mais est-il seulement possible de recommencer à vivre et de faire comme si de rien n'était, quand même une simple pluie représente la menace d'une contamination radioactive ? Heureusement, elle pourra compter sur Moé, Ayaka et Mayu, ses trois meilleures amies. Ensemble, elles comptent bien profiter de la vie, et surtout sortir toutes diplômées du lycée ! Elles décident alors de créer un groupe de musique, Daisy, pour se redonner du courage. Mais très vite, la réalité les rattrape et...

Est-il possible de construire leur avenir sur cette terre polluée qu'est-devenue Fukushima ? En tant que filles, en tant que femmes, en tant que futures mères... Tandis que le reste de la jeunesse japonaise et du monde a le droit de profiter de sa vie dans l’insouciance, tandis que le monde entier a oublié le drame qui s'est abattu sur Fukushima et que ses habitants tombent dans l'oubli, quel avenir s'offre à ces adolescentes, à l'aube de leur vie d'adulte ?

Des livres sur Fukushima

Fukushima : Chronologie d'un désastre nucléaire annoncé
Raymond de Bonnefoy, Daniel Haber
L’Harmattan

La catastrophe naturelle du 11 mars 2011 au Japon, qui fit des milliers de morts, fut également responsable d'un désastre nucléaire de répercussion mondiale. Quelles sont les causes principales de ce désastre ? Comment les événements se sont-ils réellement déroulés ? Comment a été gérée cette situation de crise ? Quelles sont les conséquences de cette tragédie, et quelles sont les leçons à en tirer ?

Des livres sur Fukushima

Les équinoxiales

Armelle Leclercq

Le corridor bleu

Des feux de circulation aux bestioles, l’écriture des Équinoxiales nous introduit à une célébration du paysage japonais, tant rural qu’urbain, avec une attention particulière aux petites choses. Mais cette ample respiration du monde est brusquement interrompue par la catastrophe de Fukushima. Une dernière partie du livre laisse alors entendre les échos bruts d’un drame qui se joue non loin et remet en cause l’harmonie ancestrale de l’homme avec la nature.

Des livres sur Fukushima

Fukushima - Dans la zone interdite

William T. Vollmann

Editions Tristram

Le livre-reportage de Vollmann à Fukushima dans les jours qui ont suivi le séisme, le tsunami et le début de la catastrophe dans la centrale. En mars 2011, un tremblement de terre et un tsunami ravagent la côte est du Japon. S’ensuit un enchaînement catastrophique d’événements qui, à la centrale de Fukushima, aboutissent au plus grave accident nucléaire civil depuis Tchernobyl. L’écrivain William T. Vollmann se rend sur les lieux. Équipé de protections rudimentaires et d’un radiamètre à la fiabilité incertaine pour mesurer le taux de radioactivité, il parcourt des villes et une campagne sinistrées aux abords de la « zone interdite ». Fidèle à sa méthode, il constate, il décrit et il interroge — avec les questions les plus simples — témoins et victimes de la tragédie. À l’opposé de tout sensationnalisme, son reportage révèle l’étrange fatalisme de la population face à un mal impalpable… alors que comme chaque année les cerisiers refleurissent. Dans ce Japon qu’il connaît et aime de longue date — et où le traumatisme des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki est encore vif — Vollmann pose, à nouveau, la question du nucléaire et de l’information sur le nucléaire. Une préoccupation qui était déjà celle du jeune William Vollmann lorsqu’il était étudiant, et qui est à l’origine des interrogations morales développées dans son œuvre majeure : Le Livre des violences.

Des livres sur Fukushima

Trente Haïjins contre le nucléaire

Seegan Mabesoone

Editions Pippa

« À l'heure où j'écris cette préface, tous les réacteurs nucléaires japonais sont à l'arrêt. Or, nous, habitants de l'Archipel nippon, pouvons en témoigner : la vie quotidienne ne pose aucun problème particulier de ce fait. La France et le Japon ne sont pas deux « grands pays du nucléaire ». Ce sont avant tout deux grands pays de poètes. Que la force des citoyens et des artistes permette aux pétales du verbe de s'ouvrir toujours, de part et d'autre de l'Eurasie ! » Laurent Mabesoone

Des livres sur Fukushima

L'accident de Fukushima Dai Ichi - Le récit du directeur de la centrale

Volume I - L'anéantissement

Franck Guarnieri, Sébastien Travadel, Christophe Martin, Aurélien Portelle, Aissame Afrouss

Presse des Mines

Le 11 mars 2011, le Japon subit l’un des séismes les plus importants de l’histoire. Il est suivi d’un tsunami de grande amplitude. Ce double événement fait plus de 18 000 morts et provoque d’importants dégâts matériels. Cinq centrales nucléaires sont notamment touchées par le sinistre. L’une d’entre elles, Fukushima Dai Ichi, est confrontée à une situation d’urgence nucléaire. Trois réacteurs entrent en fusion et des explosions se produisent dans trois bâtiments réacteurs. Malgré la gravité de l’accident – rapidement comparé dans les médias à celui de Tchernobyl – le pire est pourtant évité. Évité grâce au courage et à l’action d’une poignée d’hommes restés aux commandes de la centrale. Ils sont dirigés par Masao Yoshida, le directeur de Fukushima Dai Ichi. Cet ouvrage propose au lecteur un récit inédit. Le témoignage, traduit du japonais, de Yoshida à la commission d’enquête gouvernementale sur l’accident. Plus de 400 pages qui dévoilent une autre histoire : celle d’une équipe de travailleurs confrontés à un désastre annoncé. Une histoire qui, du reste, peut se lire comme un grand roman technique. Face à l’ampleur du chantier de traduction et d’analyse, nous avons choisi de diviser ce projet éditorial en quatre volumes. Ce premier volume, soustitré « L’anéantissement », aborde l’incidence de la catastrophe naturelle sur les installations et le début de l’accident nucléaire. Il expose en outre deux concepts : celui d’ingénierie de l’urgence et de situation extrême.

Des livres sur Fukushima

La désolation

Arnaud Vaulerin

Grasset

Centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, été 2013 : près de deux ans après le tsunami qui provoqua l'arrêt des réacteurs, l'inondation de la centrale et des explosions en série, sur une terre contaminée, des dizaines de grues, pelleteuses, bulldozers et des milliers de silhouettes anonymes s’affairent pour tâcher de réparer la catastrophe qui a déjà chassé plus de 200 000 personnes de la région du Tohoku. Qui sont ces ouvriers courbés et silencieux, occupés à ramasser les débris radioactifs, la plupart du temps sans combinaison ? Ce sont les sacrifiés, vaste armée de travailleurs précaires venus œuvrer, par patriotisme sacrificiel d’abord, puis par nécessité financière, au démantèlement de la centrale. Isolés dans leur propre pays, méconnus ailleurs, Arnaud Vaulerin les a suivis pendant plus de deux ans.
Souvent sans compétences, sous-payés et broyés par une administration tentaculaire où les sous-traitants sont aussi nombreux que les travaux à entreprendre, ces « gitans du nucléaires » s’exposent à des niveaux de radiations bien supérieurs au seuil maximal sur un site où règnent l’anarchie et la loi du silence. Des villages abandonnés de la côte aux réacteurs irradiés en passant par les bureaux aseptisés de la puissante Tokyo electric power company (Tepco), l’enquêteur est allé à leur rencontre pour découvrir que le pire reste peut-être à venir : niveaux de radiation records, sécurité limitée, travaux effectués à la va-vite, fuites, bricolage et risques médicaux encore méconnus, la catastrophe est loin d’être terminée.
Un grand récit, dans la lignée des Proies d’Annick Cojean – les faits sont établis dans une émotion intense, littéraire ; ce n’est pas un incident ou une enquête, c’est une plongée au pays de la mort, invisible, impensable, et qui guette tant de pays…

Des livres sur Fukushima

Frankushima

Géraud Bournet

Lutopiquant

Comment appréhender l'univers de la radioactivité dont le propre est d'être invisible, inodore, sans goût ni saveur ? Cinq ans après le début de la catastrophe de Fukushima, la liquidation du désastre a en grande partie permis sa banalisation et son oubli généralisé. À travers une démarche documentaire et graphique, Franckushima, « caisse de résonance sur les catastrophes nucléaires », propose de revenir sur les enjeux de la catastrophe pour mieux nous préparer à celle qui nous guette en France.

Des livres sur Fukushima

Le Nucléaire en Asie. Fukushima, et après ?

Mathieu GAULÈNE

Editions Picquier

Cet ouvrage fournit le panorama le plus complet existant à ce jour sur le nucléaire en Asie : non seulement les programmes civils (Chine, Japon, Inde, Vietnam, Thaïlande, et même Bangladesh et Myanmar), mais aussi l’inquiétante prolifération de l’arme nucléaire, possédée par des pays qu’opposent des rivalités profondes (Chine, Inde, Pakistan, Corée du Nord). Il fait également le point sur l’essor des mouvements antinucléaires et des énergies renouvelables, relancés par la catastrophe de Fukushima. Un chapitre spécial est consacré à l’accident nucléaire du 11 mars 2011, riche en révélations sur le véritable bilan humain et le rôle du crime organisé dans la « liquidation » de la centrale sinistrée. Les choses vont très vite dans le nucléaire. Pyongyang prétend désormais avoir la bombe H. Au Japon, nouveaux redémarrages de réacteurs et nouveaux déboires du surrégénérateur et de l’usine de retraitement d’uranium. Autant de raisons de suivre cette actualité à la lumière de l’analyse approfondie et accessible qu’est Le Nucléaire en Asie.

Des livres sur Fukushima

Au cœur de Fukushima : journal d'un ouvrier de la centrale nucléaire 1F (vol. 1)

Kazuto Tatsuta

Kana

Depuis l’accident de Tchernobyl, la destruction d’une partie de la centrale de Fukushima est la plus terrible catastrophe nucléaire civile qui ait frappée la planète. Suite à cet événement, un auteur de manga s’est fait engager anonymement comme ouvrier pour travailler dans la centrale afin de raconter le quotidien de cette usine et de ses réacteurs endommagés.

Un manga ancré directement dans les coulisses du drame juste après la catastrophe : en effet, le mangaka nous propose ici un documentaire inédit sur le quotidien des équipes de travail de la centrale afin de nous sensibiliser sur un sujet d’actualité et de société qui nous concerne absolument tous : le nucléaire.

Des livres sur Fukushima

Au cœur de Fukushima : journal d'un ouvrier de la centrale nucléaire 1F (vol. 2)

Kazuto Tatsuta

Kana

Un témoignage sur l'après Fukushima et sur le quotidien des ouvriers de la centrale, d'après l'expérience du mangaka engagé sous un pseudonyme en tant que travailleur-déblayeur. Selon l'auteur, "ce sont des erreurs évidentes de dire que « des travailleurs de la centrale sont atteints de leucémie » ou que « les cancers de la thyroïde chez les enfants ont augmenté à Fukushima ». D'où des avis très controversés sur son œuvre qui semble faire le jeu de Tepco.

Des livres sur Fukushima

Fukushima : le poison coule toujours

François-Xavier Ménage

Flammarion

Le journaliste relate son expérience dans la zone dévastée de Fukushima en 2011 et les événements ayant suivis la catastrophe : les risques encourus par les décontaminateurs, les militants antinucléaire, les regrets des décideurs, etc. Il s'intéresse également au cas du nucléaire en France et met en avant le risque réel qu'un tel événement se reproduise. Malgré son expérience, quand un journaliste lui pose la question "Êtes-vous pro ou antinucléaire ?", il répond "Je n'ai aucune capacité intellectuelle pour vous répondre".

Des livres sur Fukushima

Penser le Nucléaire, Autopsie d'une Illusion

Hiroaki KOIDÉ

Anima Viva

Penser le Nucléaire, Autopsie d'une Illusion, à la fois pédagogique autant que corrosif, pose le problème général du bien fondé de la prouesse humaine : l'Énergie nucléaire. Montrant les failles et fragilités dans les applications technologiques actuelles et le savoir-faire incomplet de la science aujourd'hui, il fait le point sur la situation périlleuse dans laquelle se trouve le Japon quatre ans après la catastrophe de Fukushima : l’ampleur de la contamination radioactive dans les zones proches de la centrale, mais aussi son inéluctable progression, les difficultés de la décontamination, le démantèlement difficile - sans cesse ralenti - des cœurs de réacteurs, le stockage des déchets radioactifs : autant de défis techniques mal maîtrisés, autant de plongées dans l’inconnu. S’il est facile d’identifier les responsables, membres du gouvernement ou cadre de la Compagnie d’électricité de Tokyo Tepco, comment réfréner leur intention de promouvoir aujourd’hui l’énergie nucléaire non seulement sur le sol japonais mais aussi à l’étranger ? Ainsi ce livre propose les bases pour un débat mondial nécessaire, incluant autant le public que l'intelligentsia, ainsi que les décideurs.

Des livres sur Fukushima

Colère nucléaire (tome 1)

Takashi IMASHIRO

Editions Akata

Satô, protagoniste de ce manga, assiste avec horreur à la catastrophe qui frappe le Nord-Est du Japon, le 11 mars 2011. Il assiste avec encore plus d'effroi aux évènements qui suivent : tandis que la plupart des Tokyoïtes semblent vouloir reprendre leur vie comme si de rien n'était, Satô, lui, est en colère ! En colère contre ce gouvernement et ses non-dits, en colère contre cette société qui ferme les yeux sur les conséquences réelles de la catastrophe. Au fil des jours, il observe, commente et enrage, face à l'évolution de la situation de son propre pays... Un manga-documentaire passionnant !

Des livres sur Fukushima

Colère nucléaire (tome 2)

Takashi IMASHIRO

Editions Akata

Plusieurs mois après la catastrophe de Fukushima et l'explosion de la centrale, la société japonaise semble plus que jamais tombée dans l'immobilisme et la loi du silence. Révolté, Satô décide, entre autres choses, de participer à des manifestations contre la réouverture de certaines centrales nucléaires japonaises. Pendant ce temps, le gouvernement japonais semble vouloir signer un accord avec les USA : le TPP, ou « Accord de partenariat Transpacifique ». De quoi mettre en colère, encore une fois, une partie révoltée de la société nipponne !

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D’autres livres ont sans doute été édités ou paraîtront dans le futur sur la catastrophe de Fukushima. Je les ajouterai à cette liste au fur et à mesure que j’en prendrai connaissance. Par ailleurs, pour les publications en langue anglaise, se rendre sur la page spéciale du blog Fukushima-is-still-news.

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 21:50

 


Taro AIZU, originaire de Fukushima, a écrit un texte sur sa ville natale. A la fois narratif et poétique, ponctué de courts poèmes, il traduit bien le sentiment douloureux des Japonais navigant entre le désarroi dû à la catastrophe nucléaire et l’amour de leur pays.

 

 

 

Notre ville natale, Fukushima

1

 

P1050442.JPGChaque été la plupart des Japonais retournent dans leur ville natale et prient devant les tombes de leurs ancêtres. Cette tradition bouddhiste est appelée " Obon(お盆) " en japonais. Dans le respect de la tradition, je suis retourné l'été dernier dans ma ville natale, Fukushima, afin de prier pour mes défunts parents. Mais cette fois en 2011, j'ai hésité à revenir à cause de la contamination occasionnée par la fuite de la centrale nucléaire de Fukushima. Ma ville natale est devenue très dangereuse depuis le 11 mars 2011. Le vent a dispersé le césium de la centrale dans tout Fukushima.

On dit que le césium peut causer de futurs cancers chez les enfants et les bébés. Après avoir hésité pendant quelques jours, j'ai décidé d'y retourner malgré cela, car je crois être trop vieux pour contracter un cancer à cause de la radioactivité.

En août, je me suis rendu là-bas en bus. Quand j'en suis descendu, les champs de Fukushima s'étendaient  à perte de vue.

Je ne puis croire

qu'ils aient été contaminés,

devant ces rizières

verdoyantes, verdoyantes,

et si brillantes.

 

 

2

 

J’ai été hébergé chez mon frère et ai fait une promenade avec mes neveux le lendemain. L’un d’eux a dit :  " Oh, j'ai oublié d’emporter mon dosimètre ! "

Il est retourné à la maison et l'a rapporté.  Les enfants à Fukushima accrochent toujours leurs dosimètres autour du cou quand ils sortent, pour que leurs instituteurs puissent vérifier leurs taux de radiation.

Nous avons fait une promenade dans le parc près de la rivière.

 

Les enfants s’accrochent

des dosimètres autour du cou

même quand ils jouent

à chat avec moi

dans le parc verdoyant.

 

 

3

 

Mais il n'y avait aucun autre enfant jouant dans le parc sauf nous. Peut-être que les autres jouaient aux jeux électroniques ou regardaient la télé chez eux afin d’éviter le vent de césium. Les instituteurs des écoles leur avaient dit de jouer chez eux aussi longtemps que possible.
Un après-midi, il a commencé à pleuvoir tout à coup. Sous la pluie, notre chat s'est précipité vers la maison de mon frère et s'est assis sous l'auvent.

Notre chat
est ignorant
qu’il lèche
la pluie de césium
de son pelage mouillé

 

 

4

 

Des résidents habitant près de la centrale se sont enfuis après les fuites radioactives. Les parents, avec leurs jeunes enfants ou bébés, ont cherché refuge loin de là. Seules les personnes âgées sont restées.

Bien que les habitants
veuillent s'enfuir,
ils n'ont nulle part où aller,
ni travail, ni maison
ailleurs qu’à Fukushima.

 

5

 

En particulier les vieux fermiers près de la centrale, riches ou non, ils n’ont pas voulu chercher un refuge ailleurs.

Ils ne voulaient ni apprendre un nouveau dialecte, ni de nouvelles coutumes, ni laisser leurs voisins et amis. Ils sont restés dans leur ville natale pour vivre leurs dernières années tranquillement.

Bien que les officiels disent
" Fuyez votre village ! "
les vieux fermiers refusent
puisqu'ils veulent rester

dans leur ville natale, Fukushima.

 

Les vieux fermiers
comme les plantes
ont leurs grosses racines
profondément ancrée dans la terre
de Fukushima.

 

À travers Fukushima,
les vieux fermiers
veulent revenir
à leur vraie ville natale :
La Terre elle-même.

 

La Terre

est le repos sombre

où ils renaissent

à l’avenir :

leurs prochains stades.

 

 

6

 

Quand nous regardions un match de football à la télévision ensemble dans la salle de séjour de mon frère, sa femme a épluché une pêche pour moi.

Je mange
la pêche rosée.
Elle était délicieuse,
mais une trace de césium
est entrée dans mon corps.

Je ne peux ni voir le césium,
ni l'entendre,
ni le sentir,
C'est l’invisible
ennemi.


Pourtant, pour parler franchement, je ne suis pas sûr qu’une trace de césium soit mon ennemi. Des spécialistes disent que c'est bon pour la santé aussi longtemps que c'est justement une trace. D'autres que c'est très dangereux.  Je ne sais pas lequel dit vrai. Pour parler strictement, même les spécialistes ne connaissent pas la vérité. Dans le futur, je saurai si le césium nous apportera du bien ou du mal. Cependant, maintenant, je veux savoir si, dans l'avenir, j'aurai un cancer.

 

C'est là commune inquiétude

qui ronge les esprits
de beaucoup de résidents
proches de la centrale nucléaire
de Fukushima.

 

Je ne puis savoir mon futur. Dieu le sait. Mais si Dieu

n’existe pas, aucun homme ne peut savoir dans le vaste univers.

 

Un trace du césium

existe silencieusement

sans l’odeur,

sans le goût,

dans ma cellule sombre.

 

 

7

 

J'ai parlé de la contamination radioactive avec mon frère. Ce qu'il a dit sur un laitier était un grand choc pour moi.  J'ai examiné les détails, en lisant beaucoup d'articles sur lui dans les magazines et journaux. Le résumé est ci-dessous.

 

Un laitier habitait dans

un petit village près de la centrale nucléaire

de Fukushima avec sa femme philippine

et ses deux fils. Sa famille était très heureuse,

puisqu'il possédait environ 40 vaches et

travaillait bien avec sa femme tous les jours.

Il a construit un nouvel atelier pour gagner

plus d'argent, parce que ses fils étaient

très jeunes. Il avait préparé un nouveau

cartable pour son fils, et attendait que la

cérémonie d'entrée à l'école primaire se

tienne en avril quand les fleurs de cerisiers

s'épanouissent autour de la cour d'école. 

Mais il y a eu une explosion  à la

centrale nucléaire de Fukushima, suite

au grand tsunami qui a frappé la région le

11 mars 2011. Le vent a dispersé le césium

de la centrale à travers les champs,

montagnes et maisons de son village. Le lait

de ses vaches contenait beaucoup de césium,

car il les nourrissait avec l'herbe qu'il fauchait

chaque matin. Il a dû jeter tout le lait contaminé

par le césium chaque jour.
Étant inquiet pour la santé de ses deux fils, il a
fait fuir sa famille du village et l'a fait partir pour

les Philippines au milieu du mois d'avril. C’était

avant la cérémonie d'entrée à l'école primaire.

Comme un résultat, l'explosion de la centrale l'a

empêché de participer à la cérémonie d'entrée.

 

Il est resté tout seul et a continué à travailler à

Fukushima pendant quelque temps. Mais enfin il

a renoncé à traire ses vaches et il a rejoint sa femme

et ses fils aux Philippines.

Pourtant, il n'a pas pu comprendre la langue, ni

trouver du travail là-bas. Il est revenu à Fukushima

tout seul en mai. Cependant il n'y avait plus

aucune vache, ni sa famille dans son village.


Le laitier a laissé ce message

sur un mur dans son nouvel atelier,
"Si la centrale n'avait pas explosé,
je ne me serais pas suicidé."

Il avait 54 ans.

 

 

8

 

Je suis allé au célèbre site touristique avec la famille de mon frère. Mais il y avait peu de visiteurs par peur du césium alors qu'il était bondé d'enfants dans le passé pendant les vacances d'été.

 

Reviens,

reviens,

ancienne Fukushima

où les enfants jouaient dehors

heureux avec leurs parents.

 

 

9

 

Après la fuite radioactive, beaucoup de parents et de fonctionnaires ont commencé à nettoyer le césium de la terre de toutes les crèches, écoles et lycées à Fukushima. Les résidents étaient en train de balayer leurs maisons, jardins et routes. Les fermiers ont continué à dégager leurs champs, les forêts et les montagnes pendant plusieurs mois. La plupart des habitants ont continué à nettoyer tout Fukushima.

La terre et le vent,
les poires et les pêches,
les chats et les humains,
que tous les êtres
renaissent à Fukushima.
 

 

10

 

P1050464.JPGJ’ai l’habitude d’aller à Miharu près de la centrale pour contempler les belles fleurs de cerisier chaque printemps. L’arbre le plus célèbre de la région est vieux d'environ 10 siècles. Il n’est pas insignifiant mais très grand et ses fleurs s’étendent vers le ciel bleu. Les résidents l'appellent " Takizakura" parce que "taki" signifie "cascade" et "zakura" signifie "fleurs de cerisier" en japonais. Les fleurs ressemblent à une cascade rosée qui coule du ciel d’azur, en flottant calmement dans les vents doux du printemps. La floraison n’est pas seulement superbe mais fraîche dans le ciel bleu. En levant les yeux, je mange des gâteaux japonais et bois de la bière et fais une sieste de deux ou trois heures avec mes amis. Mais je ne suis pas retourné là-bas ce printemps. J’ai eu peur du problème de césium près de Miharu. L’explosion de la centrale le 11 mars m’a empêché d’aller là-bas en avril.
Pourtant, j’irai là-bas. Je retournerai à Miharu pour puiser l'énergie des fleurs de cerisier en avril prochain. J’aurai rendez-vous avec Takizakura comme d’habitude. C’est la promesse que je lui ai faite une fois par an.

 

Nous chanterons une chanson
et danserons encore
autour des fleurs du grand cerisier
dans notre ville natale,

Fukushima, Fukushima. 

 

 

 

Qui est Taro AIZU ?

 

aizuTaro AIZU est né à Fukushima au Japon en 1954.  Il écrit des poèmes gogyohshi (五行詩 - poèmes de cinq lignes) en japonais depuis 10 ans et en anglais et français depuis 2 ans. Il a publié en 2011 trois recueils de poèmes, respectivement en japonais, anglais et français. Leur titre est  いとしい地球よ  /  The Lovely Earth /  La Terre Précieuse. Il a également remporté deux prix de haiku "全国現代俳句大会” et un prix spécial du poème au Japon.

 

Le blog de Taro Aizu : http://blogs.yahoo.co.jp/lovelyearth_mont

 

Le blog de Taro Aizu en français : http://blogs.yahoo.co.jp/lovelyearth_mont/folder/165372.html

 

 

 

Une autre version de ce texte, appelée « Fukushima Renaissance » est publiée sur le site Evazine. Anna Jouy en propose une lecture que l’on peut écouter en ligne ici : http://evazine.com/Poesie%20lue/poesie_lue.htm#89

 

 

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Version japonaise   

 

私達のふるさと、福島

 

 

 

 たいていの日本人は、八月のお盆の前になると、生まれ故郷の実家に帰って行く。そして花やお茶や線香などを持って、みんないっしょに先祖の墓に行き、花を飾り、墓石にお茶をかけ、スイカなどの食べ物を供え、両手を合わせる。そして御先祖様の霊を慰め、また自分の近況を報告したり、新しい誓いを立てたりする。私もその大多数の日本人の一人として、毎年、お盆になると生まれ故郷に帰り、亡くなった両親の墓に両手を合わせていた。

 しかしことしのお盆は、帰ろうかどうしようか、私は迷った。その理由は三月十一日に私のふるさと福島で、原子力発電所が爆発し、セシウムという放射能が周辺に流れ出たからだ。そのセシウムは風や雨に流され、福島県全体を、いやその近くの茨城県や千葉県などにも広範囲に流れ出て、その日以来、日本中が放射能汚染で大騒ぎになり、新聞や週刊誌には、福島はなぜか片仮名でフクシマと書かれるようになった。でも・・・

 

福島は外国の町ではなくて

日本の町なのだから

片仮名でフクシマと書くのは

もうやめてください。

私たちは同じ日本人なのです。

 

 

 

 

二、三日よく考えて、セシウムは乳幼児や子供の将来に悪影響を与えるが、初老の年齢に差し掛かった自分には悪影響はないと信じた。

そしてお盆の前日、新宿駅から深夜高速バスに乗り込むと、仮眠をしながら、朝早く、わがふるさと会津に降りた。寝ぼけたまなこには、今までと何も変わらない、朝の田園風景が果てしなく広がっていた。 

 

こんなに爽やかで

こんなに輝いているのに

福島の水田が

ほんとうに

汚れてしまったのか

 

 

 

 

私は兄の家に泊まった。そして翌日、兄の子供たち、甥たちを二人連れて、散歩に出かけた。するとその途中、甥の一人が突然叫んだ。「あっ、ガラスバッジ忘れた。取って来るよ。」

甥っ子は走って家に帰り、胸にガラスバッジをぶら下げながら戻ってきた。福島では、子供たちが外出する時はいつでも、胸にガラスバッジをぶら下げることになっていた。あとでガラスバッジを集め、その中にたまったセシウムの数値を測るという話だった。私たちは童謡を歌ったり、草花や蝶の名前を言い当てたり、土手をぶらぶら歩きながら、広々とした河川敷の中へ降りて行った。そして広い公園で何をして遊ぶか、すぐに決まった。

 

子供達が

ガラスバッジを

胸にぶら下げながら

芝生の公園で

私とオニゴッコ

 

しかしその公園には、私たち以外の親子連れが見られなかった。ふだんは大人たちが子供や孫を連れていっしょに遊び、歓声を上げているのだが、その日は私たち以外に遊んでいる人が全然いなかった。たぶん子供たちは放射能汚染を避けて、家の中でテレビを見たり、ゲームをしたり、マンガを読んで遊んでいるのだろう。というのは、学校の先生が子供たちに外ではあまり遊ばないように、外に出る時は必ずガラスバッジを胸にぶら下げるように指導でしているらしい。

 

 

 

 

 空がだんだん曇ってきたので、子供たちを連れて急いで家に向かったが、途中で少し雨に打たれた。家に入ってバスタオルで顔を拭いていると、軒下では猫が舌を伸ばして、からだを舐めていた。片足を上に伸ばしながら、からだの隅々まできれいに舐めていた。

 

からだに付いた

セシウムまで

きれいに

舐めてしまう

福島の猫

 

5   

 

 

 

原発のすぐ近くに住んでいた住民たちは、強制的に避難させられたり、また自主的に自分の家を捨て、町を捨て、遠くへと引っ越した。特に幼児や赤ちゃんをかかえた若い親たちは、他県の町へ引っ越した。だが他県に仕事を見つけられない父親や年配の人達は自分の町にかなり残った。

 

遠くに避難したくても

家がなくて

仕事がなくて

避難できない

福島の父親達

 

でも農家の老人達は、たとえ裕福であっても、他県の町や村には移り住みたくなかった。今さら新しい町や村に引っ越して新しい方言や習慣を覚えたりするのが面倒だった。それに慣れ親しんだ友達や知人や近所の人達と別れるのがつらかった。そして何よりも自分の人生の最後を、自分が生まれ育ち長年暮らしてきた村や町の中で過ごしたかったのだ。

 

「避難しろ」と言われても

避難などしないで

自分の老後を

平和に暮らしたい

福島の農民達

 

年老いた農民達は

太い根っこを

樹木のように

地中深く

張っている

 

年老いた農民達は

福島の土地から

ほんとうのふるさと

大地の中へ

帰りたがっている

 

大地は

命が新しく生まれ変わる

暗いけれど

母のような

安息所

 

 

 

 

真夏の夜、家の居間でサッカーのテレビ中継をみんなで見ていた時、兄貴の嫁さんがよく冷えた桃の皮をむいて、みんなに出してくれた。

 

 福島の桃は

  おいしかったけれど

 微量のセシウムが

 私のからだに

 入ったかもしれない

 

 

 見ることもできず

 聞くこともできず

 感じることもできない

 セシウムという

 無味無臭の敵

でも、正直に言えば、微量のセシウムがほんとうに敵なのかどうか、私にはわからない。ある専門家は微量の放射能なら健康によいかもしれないとまで言っている。ところが別の専門家はたとえ微量であっても非常に危険だと言っている。どちらが本当なのか、素人の私にはよくわからない。厳密に言えば、その専門家たちでさえ、よくわからないのだろう。十年、二十年と時間がたって結果がはっきり出れば、誰にでもわかるのだろう。しかしそれまでじっと待つことはできない。将来私が癌にかかるかどうか、私は今知りたいのだ。

 

 これが原発の

 近くに住む

 多くの住民の

 心に潜む

 不安なのか

 

だが今、私は知ることができない。神様だけが私の未来を知っている。しかし神様が存在しなかったら、この広い宇宙の中で、誰にも私の未来はわからない。

 

無味無臭の

微量のセシウムが

音もなく飛び交う

細胞の中の

常闇の世界

 

 

 

 

 その夜遅く、私は兄と二人だけになって、放射能汚染について語り合った。その時兄が言ったことは、私にはとてもショックだった。それは原発の近くに住むある酪農家の話だった。私は翌日、念のためにいろいろな雑誌を読みながら、彼の事件を詳しく調べた。その事件は次のような内容だった。

                      

 福島原発の近くの小さな村に、五四歳の酪農家がフィリピン人の妻、二人の息子といっしょに平和に暮らしていました。彼は四十頭の乳牛を飼いながら、妻と二人で毎日一生懸命に働き、二人の息子にも恵まれたので、家族みんなで幸福に暮らしていました。ただ子供達がまだ小さかったので、その生活費を何とか稼ぎだそうと思い、借金をしながらも、新しい作業場を建て、酪農の事業を拡大しました。さらに小学校に入学する息子のために新しいランドセルを買って、四月にある入学式を楽しみにしていました。

 しかし三月十一日に起きた巨大津波が原因で、福島原発が突然爆発しました。原発から漏れ出たセシウムは、毎日毎日雨風に流され、村や田畑や森林を静かに汚染して行きました。その汚染は目で見ることもできず、耳で聞くこともできず、鼻で嗅ぐこともできません。そして彼が毎朝刈り取っている牧草の上にも、セシウムの雨風が付着しました。その刈り取られた牧草は、何も知らない牛たちに与えられたので、牛達のミルクには基準値以上のセシウムが含まれたのです。彼は仕方なくそのミルクを毎日毎日捨てました。

 放射能汚染が大人よりも子供たちに危険だと知ったので、その酪農家は妻と息子を、フィリピンへ避難させました。村の子供達もみんなどこかに避難し、結局彼は息子の入学式を見ることができませんでした。でも彼は家族の生活費を稼ぐために村に残り、また酪農の仕事を一生懸命に続けました。それでもミルクに含まれるセシウムは、思うようには減らず、ついに酪農をあきらめ、自分も家族といっしょに暮らすために、フィリッピンへ出発しました。しかしフィリッピンに行っても、彼は英語もタガログ語も話せなかったので、仕事を見つけることができませんでした。そして五月になると、彼だけが一人日本へ戻ってきました。でももう牛達も家族もいませんでした。

 

 「原発さえなければ」

 と黒板に書き残し

 作業小屋で亡くなられた

 福島の酪農家

 享年54歳

 

 

                       

 

 

 

 ある日の午後、兄の家族みんなと一緒に、近くの湖へドライブに出かけた。でもそこには、観光客がほとんどいなかった。やっぱりセシウムの影響だろうか。いつもは観光客でにぎわっているのに、今年は観光客の姿がほとんど見られない。いるのは地元の土産物屋のおじさんとおばさんだけだ。私は土産物屋を覗き込みながら、おじさんに話しかけてみた。

 

 『ことしは、お客さん、少ないですね。』

 『まったくだ。風評被害ってやつだべ。これじゃあ、商売、あがったりだな。』

 『でも来年になったら、大丈夫ですよ。』

 『来年?何言ってんだ。こんなにお客が少ないんじゃ、店がつぶれっちまうべ。来年までなんか、とでもとでも待でねえべ。』

 

 湖の青い水面は去年と同じように、真夏の光を浴び、銀色に輝いている。湖から吹いて来る風も、去年と同じように涼しく吹いて来る。そして地元の人達の方言も、去年と同じように素朴だ。自然も人間もみんな変わっていない。みんな同じままだ。それなのに子供の姿だけが減ってしまった。子供たちの活き活きした歓声だけが聞こえなくなってしまった。

 

返ってこい、返ってこい

子供達が外で遊べるような

普通の町

福島よ

返ってこい

 

 

 

やがて多くの親と先生方そして村や町役場の職員が立ち上がって、除染を始めた。まず最初に子供たちが通う幼稚園、小学校そして中学校のグランドの土、通学路の放射能除染を開始した。それから自分の家の庭、田畑、樹木、森林、そして里山の土を除染した。できるだけ多くの住民が参加して、自分達のふるさと、汚れてしまった福島の土をきれいに掃除し始めた。

  

 

米も野菜も

梨も桃も

猫も人間も

みんな、みんな

復活しようよ

 

 

10

 

 

毎年四月になると、私は原発の近くにある三春町へ行く。そして原っぱの中央にぽつんと咲いている「滝桜」という大きな、大きな桜の花を、ぼんやりと見上げる。薄紅色の枝垂れ桜は、名前の通り青空から流れ落ちる滝のように、華やかに咲いている。そして時々春の風になびく姿はただ華やかなだけではなくて、青空を背景にしてそよ風になびいているせいか、清々しく、爽やかである。私はただ花を眺めるだけではなくて、桜の木の下で、団子を食べたり、ビールを飲んだり、ベンチで居眠りをしながら、二,三時間のんびりと過ごす。そして来た時よりもなぜか元気になって、私は東京へ帰って行く。ところが今年の四月は、行かなかった。三月に起きたセシウム騒ぎに動揺し、こわくなって、私は行かなかった。だが来年の四月は必ず行く。行ってあの滝桜に会い、またぼんやり花を見上げたり、団子を食べたり、ビールを飲みながら、滝のような生命力をもらい、私も復活するのだ。そしてこれからも今までと同じように、毎年四月になったら三春町へ行き、滝桜に会って一年に一度だけ、たった二、三時間だけれど、いっしょにのんびり過ごすのだ。

 

 

 

大きな、大きな滝桜

みんなでよ

まーるく囲んでよ

賑やかな花見

またやんべえーよ

 

 

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:52

DSCF5040 - CopieMardi 8 mai 2012 : l’arrêt inopiné du réacteur 2 de Fessenheim, lors d’un exercice (essai « d’ilôtage ») semble encore inexpliqué par EDF. Pourtant, deux jours après cet évènement, l’unité de production a été recouplée au réseau électrique national.

Cet incident faisait suite à deux incendies qui se sont produits récemment dans la même unité de production, l’un le 24 janvier 2012 sur un groupe électrogène, l’autre le 25 avril  sur un matériel de refroidissement de l’alternateur en salle des machines.

 

Même si ces évènements sont considérés comme mineurs par l’exploitant, ils confirment que la centrale est vieille et que les inquiétudes de la population menacée par la possibilité d’un accident est légitime.

 

Les mots restent des mots, rien ne vaut une bonne carte !

 

Comme « il faut accepter de se préparer à des situations complètement inimaginables. Car la menace existe » (dixit M. Jacques Repussard, directeur général de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), il faut accepter de regarder une carte de contamination radioactive post-accidentelle française, telle qu’elle apparaîtra sur nos écrans de télévision quand la catastrophe aura eu lieu.

 

Pour comparer avec des catastrophes nucléaires connues, j’ai reporté sur la carte de l’Europe les surfaces des territoires les plus contaminés par Tchernobyl et Fukushima, à la même échelle, en prenant comme source fictive de la pollution la centrale nucléaire de Fessenheim. Evidemment, si un accident arrivait, la pollution se répandrait d’une autre manière, à cause d’autres conditions météorologiques et d’autres reliefs. C’est juste pour se donner une idée. Juste pour se préparer psychologiquement.

 

Si Fessenheim provoquait la pollution radioactive de Fukushima…

 

fessenheimv2fuku.jpg

 

…une partie de l’Alsace serait à évacuer. Le massif vosgien serait entièrement contaminé. De grandes villes comme Dijon, Lausanne, Genève, Belfort, Bâle, Besançon, seraient empoisonnées. Mais selon les vents dominants, la pollution traverserait la frontière pour arroser largement l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche (nuage grisé).

 

 

Si Fessenheim provoquait la pollution radioactive de Tchernobyl…

 

fessenheimv2tcherno.jpg

 

… une grande partie de l’Alsace, dont la ville de Strasbourg, devrait être évacuée. Le département des Vosges également. La contamination s’étendrait jusque Nancy, Langres, Chaumont, Besançon, Dijon, Troyes. La situation serait catastrophique également pour l’Allemagne : Stuttgart, Heilbronn, Mannheim, Darmstadt, Wiesbaden et Frankfort seraient durement touchées. La contamination irait jusqu’à concerner Prague en République Tchèque.

 

Greenpeace propose une simulation pour un accident à la centrale de Fessenheim. Pour y accéder, cliquer sur l’image et tapez 68.

 

GPFessenheim.jpg

http://www.greenpeace.fr/nucleaire/ppi/

 

Selon l’engagement de campagne du président nouvellement élu en France, la centrale nucléaire de Fessenheim, doyenne des installations françaises, devrait être fermée d’ici 2017.

 

 

 

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En savoir plus sur la centrale de Fessenheim

 

 

8 mai 2012 : Un réacteur de Fessenheim s’arrête durant un exercice (Libération)

http://www.liberation.fr/terre/2012/05/09/un-reacteur-de-fessenheim-s-arrete-durant-un-exercice_817532

 

Dossier sur Fessenheim (2009, Sortir du Nucléaire)

http://stopfessen.celeonet.fr/images//journal-fessenheim.pdf

 

Dossier sur Fessenheim (2011, EDF)

http://energie.edf.com/fichiers/fckeditor/Commun/En_Direct_Centrales/Nucleaire/Centrales/Fessenheim/Publications/documents/DP%20VD3%20unite%202%20Fessenheim.pdf

 

Article de juin 2011 sur le blog de Fukushima

http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushifessenheim-77619739.html

 

Article Wikipédia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_de_Fessenheim

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 21:56

japon-centrales-nucleairesCa y est, ce jour tant attendu par les Japonais est enfin arrivé : 5 mai 2012, tous les réacteurs nucléaires sont arrêtés ! Pour la première fois depuis 1970. Beaucoup célèbrent cette nuit au Japon.

 

 

Avant le 11 mars 2011, 54 réacteurs étaient en service. 14 mois plus tard, ils sont tous à l’arrêt. Certains parce qu’ils ont subi des avaries sérieuses dues au tremblement de terre, d’autres parce qu’ils arrivent dans une phase normale de maintenance, d’autres enfin parce que la population s’y oppose.

 

Le traumatisme de la catastrophe de Fukushima est tellement grand que le peuple japonais fait désormais pression sur les autorités locales pour ne jamais revivre ce cauchemar.

 

Maintenir la pression est encore nécessaire pour que ce jour ne soit pas qu’un mirage. Car le gouvernement entend bien continuer à produire de l’électricité nucléaire. Il a d’ores et déjà donné son accord pour la reprise d’exploitation de plusieurs réacteurs. Un bras de fer va donc s’engager entre la population et l’industrie atomique.

 

Pourtant, le combat antinucléaire a déjà gagné. Cette journée est historique car le Japon vient de démontrer clairement qu’il était possible de se passer de cette énergie destructrice. Le monde entier est maintenant au courant : il n’est pas besoin de revenir à la bougie quand on arrête le nucléaire !

 

Les pays qui persistent à vouloir utiliser cette énergie ou qui se lancent aveuglément dans le nucléaire devront-ils attendre d’avoir leur propre catastrophe pour comprendre ?

 

   

 

Aider le gouvernement japonais à prendre la bonne décision   

(cliquer sur l'image pour accéder à la pétition en ligne)

petition-avaaz.jpg

 

 

Demander une aide internationale d'urgence

Pétition  mise en place par 72 organisations japonaises et des personnalités comme le professeur KOIDE pour demander une intervention internationale d'urgence sous l'égide de l'ONU afin d'aider à stabiliser la piscine de désactivation du réacteur 4 de la centrale de Fukushima, une menace de tous les instants pour le Japon et pour la planète :

 

http://www.change.org/petitions/the-president-of-the-united-states-urgent-request-on-un-intervention-to-stabilize-the-fukushima-reactor-unit-4

 

 

En savoir plus :  

Le Japon arrête son dernier réacteur nucléaire (vidéo AFP)

 

afp.jpg

http://www.dailymotion.com/video/xqm7zu_le-japon-arrete-son-dernier-reacteur-nucleaire_news

 

 

"Setsuden", les mesures d'économie d'électricité au Japon (article de Janick Magne)

 

http://janickmagne.fr/wp-content/uploads/2012/03/SDN-52-MagneJ-Setsuden-%C3%A9conomies-d%C3%A9lectricit%C3%A9-au-Japon.pdf

 

 

 

Laurent Mabesoone s’exprime sur cet évènement dans un entretien réalisé par Dominique Balaÿ le 3 mai 2012 (l’entretien proprement dit commence vers 4 min 30 ; il porte aussi sur la contamination alimentaire).

 

http://varias.info/fukushima/carte/laurent-mabesoone/

 

 

 

« 5 mai 2012 : le dernier réacteur nucléaire au Japon éteint... le 5 mai, c'est aussi la fête des enfants ! » (article de Corinne N)

 

http://blogs.mediapart.fr/edition/japon-un-seisme-mondial/article/050512/5-mai-2012-le-dernier-reacteur-nucleaire-au-japo

 

 

 

« Le Japon a cessé, provisoirement, de produire de l'énergie nucléaire » (Le Monde)

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/05/le-japon-a-cesse-provisoirement-de-produire-de-l-energie-nucleaire_1696207_3244.html

 

 

 

« Sortie du nucléaire au Japon, un plan secret pour arrêter 20 réacteurs en France » (Politis)

 

http://www.politis.fr/Sortie-du-nucleaire-au-Japon-un,18216.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=facebook

 

 

 

« Faced with a summer without nukes » (Fukushima is still news)

 

http://fukushima-is-still-news.over-blog.com/article-faced-with-a-summer-without-nukes-104650928.html

 

 

 

« Fukushima : démantèlement incertain et désastre économique garanti » (article de François Leclerc)

 

http://www.pauljorion.com/blog/?p=36619

 

 

 

 



 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 00:40

independentwho[ Information from IndependentWHO ] 

 

Version française : ici

 

IndependentWHO is organising a « Scientific and Citizen Forum on Radioprotection : from Chernobyl to Fukushima » on May 12th 2012 in Geneva.

 

Why organize a scientific and citizen Forum?

 

The real health consequences of Chernobyl have been covered up. And a repeat cover up of the health consequences of Fukushima is well underway.

Subordinate since 1959 to the International Atomic Energy Agency – part of whose mandate is the promotion of peacefull use of the atom - the World Health Organization has fully participed in the cover up.

 

The " clean bill of health " that the WHO provides to all nuclear activities must be denounced and civil society must take matters into its own hands.

IndependentWHO has decided, therefore, to invite independent scientists, free or all conflict of interest, to participate in a Scientific and Citizen Forum so that serious, reliable information can be provided be to the public on radiocontamination and radioprotection.

 

The Forum will allow citizens, politicians, journalists, health professionals and Hippocratic Vigils to share information and experience and think about what they can do together to protect populations from radioactive pollution.

 

 

P R O G R A M M E

 

Saturday 12 may 2012 – 8.00 to 12.45 -

 

8.30 Welcome

9.00 Présentation – Chair : Marc MOLITOR

Opening adress by Rémy PAGANI (Switzerland)

Administrative Councillor of the City of Geneva

Introduction to the Forum

Paul ROULLAUD(France)Représentative, IndependentWHO

Why organize a scientific and citizen forum ?

Roland DESBORDES (France) Président, CRIIRAD

Citizen information : taking responsability.

Paul LANNOYE (Belgium) Scientist, Honorary Member of

European Parliament : Why have the risks of exposure to radioactivity

always been underestimated ?

9.50 Overview of the radiocontamination in Japan and the

Health consequences of Chernobyl

- Chair : André LARIVIÈRE

Alexei YABLOKOV (Russia) Environmental scientist ,

Adviser, Academy of Sciences :

The diversity of biomedical consequences of Chernobyl.

ShinzoKIMURA (Japan) Professor, University of

Hokkaido. Specialist in radioprotection.

Extent of contamination and first clinical symptoms following

the Fukushima catastrophe.

EisukeMATSUI (Japan) Director, Institute of Environmental

Medicine of Gifu, Specialist in respiratory illness.

Action taken by Japanese scientists and citizens concerned about

low-doses internal radiation exposure in Japan.

11.25 Radioprotection against internal contamination

- Chair : Wladimir TCHERTKOFF

Galina BANDAJEVSKAIA (Belarus) Pediatrician, cardiologist

Health status of children in Belarus since the accident at the

Chernobyl nuclear reactor.

Alexei NESTERENKO(Belarus) Director, Belrad Institute

Implementation of radioprotection for population at local level.

Radioecological atlas : human beings and ionizing radiation.

Vladimir BABENKO (Belarus) Assistant Director, Belrad

Institut : From Chernobyl to Fukushima... A practical guide to

radioprotection.

 

Saturday 12 may 2012 – 14.00 to 18.00 -

 

14.00 Management of the catastrophe by the autorities and its effects on

society. - Chair : Eric PEYTREMANN

Sophie FAUCONNIER (France) Practitioner, author of studies on the

impact of Chernobyl in Corsica

Health impact of the Chernobyl accident in Corsica : an independent

epidemiological study finally established.

Paul JOBIN (France) Professor of Sociology, specialised in Japan,

Research associate at the Center for Research on Contempory Issues in

Public Health (INSERM-EHESS)

Fukushima : radioprotection ou « radio-management » by autorities ?

Kolin KOBAYASHI (Japan) Journalist, correspondent, 'Days Japan'

Nuclear energy in Japan, from Hiroshima to Fukushima, and the

antinuclear movement

15.20 Civil society : Following Chernobyl and Fukushima, NGOs,

individuals citizens, politicians, doctors, scientists, andjournalists

take action.

- Chair : Marc MOLITOR

Youri BANDAJEVSKY (Belarus) Anatomopathologist,

Président, Center for Analysis and Coordination "Ecology and Health"

From the syndrome of chronic incorporation of long half- life radionuclides

to the creation of programs and radioprotection policies for populations

: - an example of an integrated model.

Aya MARUMORI and Wataru IWATA (Japan) Independent Laboratory

CRMS : Independent initiatives and activities following Fukushima

Michèle RIVASI (France) Member, European Parliament , co-founder

CRIIRAD.

What is Europe doing in the area of radioprotection ?

Miwa CHIWAKI (Japan) Representative,Association of Mothers from

Fukushima : Our struggle for survival continues.

Chris BUSBY (United Kingdom) Chimist, chemical physicist,

Secretary ECRR

Small area cancer epidemiology for the Citizen : some approaches.

Michel FERNEX (Switzerland) Professor Emeritus, Faculty of

Medicine, Basel, former consultant, WHO.

Fukushima : precious time has been lost.

Conclusion of the day

 

 

Accommodation

 

“Accommodation in Geneva and the surrounding area”

Do not hesitate to contact IndependentWHO for further information:

contact@independentwho.org

 

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« Sans le web, mémoire vive de notre monde, sans ces citoyens qui n’attendent pas des anniversaires, de tristes anniversaires, pour se préoccuper du sort des réfugiés de Fukushima, eh bien le message poignant de Monsieur Idogawa (maire de Futuba) n’aurait strictement aucun écho. » (Guy Birenbaum, Europe 1, 1er mars 2013)

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