8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 15:56

message from fukushimaEcoutez cet appel à l’aide d’habitants de Fukushima, grâce à un sous-titrage en français inclus dans la vidéo.

 

http://www.universalsubtitles.org/ja/videos/o9gtNtWoaqpZ/

(Choisir la langue du sous-titrage sous la vidéo)

 

 

Vous pouvez envoyer vos messages de soutien aux habitants de Fukushima à cette adresse :

mscrjp@gmail.com

 

Vous pouvez proposer un hébergement en France par l’intermédiaire de ce site :

http://www.couchsurfing.org/group.html?gid=39774

 

ou en envoyant un mail à ces adresses :

 

hebergements_Japon_2011@yahoogroupes.fr

   

philippe.denis38@wanadoo.fr  

 

 

Plus d'info :

http://fukushima.over-blog.fr/article-comment-venir-en-aide-aux-refugies-du-nucleaire-78846525.html

Partager cet article

Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
commenter cet article
8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 02:20
MSCR.jpgUne lectrice de ce blog m’a contacté car elle cherche un moyen pour inviter des enfants de Fukushima cet été, pour leur éviter de vivre dans un milieu trop hostile. Elle commence son message par une histoire qui ressemble au début d’un conte. Puis elle explique, avec sa sensibilité, comment elle voit le présent et l’avenir de ces enfants.
 
Si vous vous sentez concerné comme elle, lisez son message, et voyez plus bas quelles solutions sont envisageables.

« Bonjour,
Je prendrai quelques paroles pour vous transmettre une phrase que j’ai entendue.
Après cette catastrophe tragique, un garçon de Fukushima, 3 ans, se chausse un matin tout seul ! Sa mère le regarde avec un grand étonnement, car il n’a jamais lassé ses chaussures tout seul. Il est trop petit pour ça !
Il prend son sac avec une attitude décisive et il est prêt à partir.
La mère l’interroge : « Où vas-tu mon petit ? »
Alors il lui répond : « Je vais chercher le coupable de ce tremblement de terre ! »

Que penser de cette histoire ?
Je dirais qu'un enfant de 3 ans raisonne mieux que nous et il a du courage, de l’audace et de la spontanéité.
Il est direct pour chercher la solution.
Il n’hésite point.
Il n’a même pas l’idée de l’intérêt économique, politique, médiatique et scientifique.
Spontanément il sait ce qu’il doit faire !
Qu’est-ce qu’il comprend vite !
Droit à l’essentiel.
Ces enfants tout neufs sont sensibles, mais hélas aussi sensibles à la radioactivité !

Ces enfants ne sont absolument pas coupables dans ces catastrophes humaines et ce sont eux qui prennent 10 voire même 20 fois plus de risques.
C’est vraiment injuste !
Ils respirent l’air à des niveaux de radiation extrêmement élevés en ce moment même !
En attendant des discussions politiques, économiques et administratives de toutes sortes de la part des adultes, ils vivent ces risques sans le savoir.
Ils ne crient pas pour leurs risques de cancers où malformations !

Qu’est ce qui est le plus important maintenant ?
Question de la Vie, vie de l’humain. S’il n’y a pas de respect pour la vie, nos vies, c’est évidemment que nos vies ne peuvent pas continuer.

Le problème le plus grave c’est que ces enfants vivent dans une zone de niveaux de radioactivité identique à celle de la zone interdite de Tchernobyl.

J’ai de l’espoir pour ces enfants, ces enfants de la catastrophe qui sont en train de grandir avec leur cœur plein d’eau !
Alors je cherche ce que je peux faire pour eux.

J’ai entendu, d’après l’expérience de Tchernobyl, si l’enfant peut quitter ne serait-ce qu’un mois des vacances de cette radiation, sa vitalité revient. »
 
 

Pour répondre à sa question, il se trouve que c’est vrai : des enfants vivant dans les régions contaminées de Tchernobyl sont accueillis chaque année en France par des familles d’accueil bénévoles. Et ces enfants en profitent pour retrouver de la vitalité et se décontaminer en mangeant de la nourriture saine (1).
 
Pour ce qui concerne les enfants japonais, il n’existe pas encore, à ma connaissance, d’association constituée, mais des personnes se sont spontanément portées volontaires pour faciliter les rencontres et les échanges.
 
L’une d’elle s’appelle Gérard Mannig, et je reproduis ici intégralement le message qu’il m’a transmis. Vous pouvez également consulter son blog.
 
Recherche familles d'accueil

Vous ne pouvez qu'être sensible au drame qui se déroule sous nos yeux au Japon. Notez que nous ne disons pas "Fukushima" mais bien "Japon" tant les limites géographiques de l'indicible reculent d'heure en heure. Mais cela, ce n'est évidemment pas les médias officiels qui nous l'enseignent.

Que vous souhaitiez participer à ce projet humanitaire ou non, merci de faire suivre ce courrier à qui vous jugez bon. Si vous avez en tête des destinataires souhaitables de ce courrier qui doivent être portés à notre connaissance,
contactez-nous!

L'heure est à l'action. La seule action concrète que nous puissions valablement faire, dans la mesure de nos possibilités, est d'organiser l'hébergement des Japonais qui nous en feraient la demande. Pour cela, il nous faudra, naturellement, des familles d'accueil. Quel que soit le pays.

L'urgence du moment est donc de faire appel aux bonnes volontés.
Nous demandons donc aux familles volontaires de se signaler à nous dès que possible.

Si vous voulez prêter votre toit:
et si vous voulez simplement déposer une offre d'hébergement
- envoyer votre offre à hebergements_Japon_2011@yahoogroupes.fr
si vous ne voulez qu'examiner les offres d'hébergement
Il existe un moteur de recherche depuis
et si vous souhaitez recevoir automatiquement toutes les offres/demandes d'hébergement par Mail :
- allez sur
et cliquez sur le bouton bleu intitulé " Rejoindre ce groupe"
- ou envoyez un mail vide à
hebergements_Japon_2011-subscribe@yahoogroupes.fr

Vous recevrez en retour la charte de ce groupe (règles d'auto-discipline) et quelques conseils d'écriture.

IMPORTANT :
Naturellement, il vous est possible de quitter ce groupe tout aussi facilement que vous y êtes entré(e). Voir
http://fr.groups.yahoo.com/group/hebergements_Japon_2011/


Vous n'avez aucune possibilité d'hébergement ?
Si vous pensez pouvoir aider d'une quelconque manière — je dis bien : quelconque — à la réalisation de ce projet, merci de nous contacter. Je pense prioritairement à des interprètes/traducteurs EN-JA ou FR-JA, bien sûr, mais il y aura tant à faire... Ce peut être (deux exemples parmi tant d'autres) aider à la recherche d'une salle de réception pour organiser une rencontre festive entre réfugiés (seuls et leurs hôtes) ou pratiquer du voiturage pour les véhiculer.

CONTACT
Autrement, nous sommes joignables:
- sur Skype : okinawa761
- sur MSN :gerard.mannig@hotmail.com (ne rien envoyer par mail à cette adresse)

Merci à l'avance de tout ce que vous ferez, même si cela se réduit à un échange d'emails ! Les petits ruisseaux...

 
Une autre personne se propose d’aider à l’accueil de Japonais en France, il s’agit de Philippe Denis, que vous pouvez contacter par mail (philippe.denis38 (a) wanadoo.fr) ou par téléphone (04 73 97 57 72).
Voici une copie de l’article qui lui a été consacré dans le site radioscoop :
 auvergnat-article-radioscoop.jpg

Par ailleurs, un autre site permet de s’inscrire sur une liste pour se proposer comme famille d’accueil, "Couchsurfing" :
 
Enfin, au Japon, des mères se sont organisées afin de sauver les enfants des radiations. Elles ont créé un site portail pour aider les parents qui souhaitent réduire les risques de contamination de leurs enfants. Ce site est en anglais ou en japonais, mais allez le visiter avec une traduction automatique, il vous donnera beaucoup d’informations sur ce que vivent les Japonais au jour d’aujourd’hui.
Les responsables de l’association « Moms to Save Children from Radiation » (MSCR) sont Hideko Wada, Yumiko Iijima, Yoshimi Takizawa et Makiko Ohgiya. Elles ont besoin de votre soutien. Vous pouvez les contacter en langue anglaise à cette adresse :
Le site du MSCR : http://mscr2011.jugem.jp/?eid=6
 
 

Partager cet article

Publié par Pierre Fetet - dans Que faire ?
commenter cet article
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 17:43

nucleaire-tueUne action de protestation et de sensibilisation aura lieu lors du meeting Areva du 8 juillet prochain au stade de France, afin de dénoncer le financement de l’athlétisme français par AREVA, grand champion de la pollution radioactive. Le rendez-vous est fixé à 15h au bar La Rotonde, 2 place de la République 93400 Saint Ouen (Métro : Mairie de St Ouen). (1)

 

 

 

Halte au sponsoring d’AREVA

Alors que le réacteur n°3 de la centrale du Fukushima Daiichi, qui contenait du MOX (combustible à base d’uranium et de plutonium) produit par AREVA, se trouve toujours dans une situation alarmante et que plusieurs accidents nucléaires majeurs sont toujours en cours, l’entreprise poursuit son partenariat contre-nature avec la Fédération Française d’Athlétisme. Cette année encore, elle finance le meeting AREVA, aux frais du contribuable (2). Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce le financement de l’athlétisme français par AREVA, et le partenariat qui lie la Fédération Française d’Athlétisme (FFA) et l’industriel, grand champion de la pollution radioactive. Partenariat par lequel AREVA tente de banaliser l’industrie nucléaire française.

 

areva-ce-qui-devait-arriver.jpgUn message tronqué et mensonger

AREVA justifie ce financement en se targuant de valeurs communes entre l’athlétisme et l’industrie nucléaire : « progrès continu, excellence, (…), enthousiasme, énergie ». Une éthique que le leader du nucléaire s’approprie un peu vite. AREVA déclare en outre s’attacher à ne financer que des sports non émetteurs de gaz à effet de serre, tels la voile ou l’athlétisme. AREVA en grand champion de la lutte contre le changement climatique ? On n’ose y croire.

En agissant de la sorte, l’industriel profite honteusement de l’image positive du sport : il faut rappeler qu’AREVA est responsable de contaminations irréversibles de l’homme et de son environnement, contaminations soigneusement passées sous silence. Plus soucieux de sa rentabilité que de santé publique, AREVA cherche à exporter à tout prix son EPR, alors même que les experts soulignent les différents défauts de sûreté et de sécurité. Et contrairement à ce qu’AREVA se plaît à clamer, l’industrie nucléaire génère une grande quantité de CO2 et est bien loin de son image « propre ». L’entreprise exploite des mines d’uranium au Niger, au mépris des populations locales et dans des conditions sanitaires insupportables. Il est donc bien difficile de trouver des valeurs similaires entre les activités d’AREVA et l’athlétisme.

 

ils se mox de nousUn sponsoring aux frais des Français

L’Etat français étant actionnaire à 93% de l’entreprise, les contribuables français financent donc directement cette campagne massive de désinformation : 20 millions d’euros rien que pour le budget du spot publicitaire !

Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce cette gigantesque opération de désinformation aux frais du contribuable qui entache fortement l’image de l’athlétisme, et presse les dirigeants de la FFA à rompre tout lien avec AREVA.

 

 

 

(1) Sur place, les militants du réseau Sortir du nucléaire vous expliqueront la marche à suivre et vous distribueront du matériel. Ils ont besoin de vous pour être suffisamment nombreux pour informer les spectateurs et dénoncer ce partenariat scandaleux.

Contacts et informations : 
François Mativet : 0603922013 - lapining (a) free.fr 
Laura Hameaux : 0685230511 - laura.hameaux (a) sortirdunucleaire.fr

 

 (2) EDF a confirmé en juillet 2010 un retard de deux ans dans la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville. L’entrée en service commercial de ce réacteur n’aura pas lieu avant 2014. Ce retard s’accompagne d’un surcoût d’au moins 2 milliards d’euros. L’EPR français coûtera donc au bas mot 5 milliards, au lieu des 3,3 milliards annoncés initialement. Par ailleurs, l’EPR en construction en Finlande accuse plus de 44 mois de retard pour un surcoût de 3 milliards, soit un doublement du coût prévu au départ. Au total, ce sont donc déjà 5 milliards d’euros de surcoût qui seront à la charge des contribuables français.

 

Partager cet article

Publié par Pierre Fetet - dans Que faire ?
commenter cet article
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 23:34

Quatre mois, il aura fallu quatre mois pour anéantir les efforts du lobby nucléaire mondial qui souhaitait étouffer l’affaire. Les langues se délient, les réseaux sociaux se consolident, les blogs diffusent, les reportages se multiplient, des sites se créent, des mails honteux sont dévoilés, les journalistes s’affairent, les députés s’interrogent, les résultats d’analyses tombent…, la chape de plomb qui recouvrait l’information sur les dangers du nucléaire a fini par se fragiliser avec l’accident de Fukushima.

 

Il y a encore un mois, le sujet de Fukushima se perdait dans un désert médiatique, aujourd’hui il explose, c’est la profusion ! Pour preuve, vous trouverez plus bas une sélection d’articles édités ces derniers jours qui donnent des éclairages divers sur la situation actuelle au Japon.

 

Pour autant, la transparence n’est toujours pas de mise et il faudra du temps, beaucoup de temps avant de tout savoir, si jamais on sait tout un jour… car les infos à la source pourraient se tarir : par exemple, la webcam de weatheronline ne fonctionne plus.  Il faudra donc rester vigilant pour que l’information continue à être diffusée, sans censure, et spécialement avec cet outil fabuleux qu’est l’Internet. Car la catastrophe est toujours en cours, et le corium dont on ne parle plus aujourd’hui restera le sujet de préoccupation principal de Fukushima Daiichi, après celui de la catastrophe sanitaire en cours.

 

Cliquer sur les vignettes pour avoir accès aux articles complets (sites d'origines)

 

contamination radioactive des sols setendFukushima: "la contamination radioactive des sols s'étend"

(Enerzine, 6 juillet 2011)

Les alertes répétées de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), sur le périmètre trop restreint d'évacuation de la population nipponne suite à la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima en mars dernier, semble se vérifier.

(...)

http://www.enerzine.com/2/12332+fukushima--la-contamination-radioactive-des-sols-setend+.html

 

peur sur la villeNucléaire : peur sur la ville de Fukushima

par Guillaume Duhamel (zegreenweb, 6 juillet 2011)

Bien que située à soixante kilomètres de la centrale nucléaire accidentée, la ville de Fukushima (Japon) présente désormais par endroits des taux de radioactivité plus de quatre fois supérieurs aux seuils autorisés.

(...)

http://www.zegreenweb.com/sinformer/energie/nucleaire-peur-sur-la-ville-de-fukushima,28091

 

greenpeace mesureFukushima. Des appels à évacuer la ville

(Le Télégramme, 6 juillet 2011)

Des associations appellent les autorités à évacuer les femmes enceintes et les enfants de la ville de Fukushima, située à 60 kilomètres de la centrale nucléaire accidentée.

(...)

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/fukushima-des-appels-a-evacuer-la-ville-06-07-2011-1361052.php

 

geigerRadiations : Fukushima se défend

par l’AFP (Le Figaro, 6 juillet 2011)

La ville de Fukushima a affirmé aujourd'hui que ses 300.000 habitants n'étaient pas menacés par les radiations provenant de la centrale nucléaire accidentée, malgré des appels à l'évacuation émanant d'associations locales.

(...)

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/06/97001-20110706FILWWW00379-radiations-fukushima-se-defend.php

 

huetFukushima : le mystère du césium dans la ville

par Sylvestre Huet (Sciences², 6 juillet 2011)

La gestion de la contamination radioactive au Japon pose de délicats problèmes d'information. Un exemple récent survenu dans la ville de Fukushima, à 60 km de la centrale nucléaire dévastée permet de le mesurer. Des acteurs sociaux conduits par des objectifs, convictions et intérêts divers voire divergents interfèrent avec une bonne information des citoyens.

(...)

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/07/fukushima-le-myst%C3%A8re-du-c%C3%A9sium-dans-la-ville.html

 

épinards tuentNucléaire : au Japon, manger des épinards tue

par Benjamin Seze (Témoignage chrétien, 6 juillet 2011)

Manque d’électricité, radioactivité omniprésente… Près de quatre mois après l’accident de la centrale nucléaire, le quotidien des Japonais est bouleversé. Dans la préfecture de Fukushima et bien au delà.

(...)

http://www.temoignagechretien.fr/ARTICLES/International/Nucleaire-au-Japon-manger-des-epinards-tue/Default-3-2748.xhtml

 

enfants contaminésLes enfants de Fukushima contaminés par les rejets radioactifs

par Daphnée Leportois (leplus.nouvelobs, 4 juillet 2011)

Tout comme le nuage de Tchernobyl n'a pas interrompu son trajet aux frontières, le césium radioactif de Fukushima ne s'est arrêté ni à la surface de la terre ni aux lèvres des enfants : les légumes sont contaminés et ceux qui en ont ingéré aussi. Explications.

(...)

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/164674;les-enfants-de-fukushima-contamines-par-les-rejets-radioactifs.html

 

ne pas oublier fukushimaNe pas oublier Fukushima : 40 000 enfants équipés de dosimètres

par Claude-Marie Vadrot (Politis, 4 juillet 2011)

Il ne faut pas oublier l’accident nucléaire de Fukushima. Ne pas oublier que les Japonais contaminés, de plus en plus nombreux, sont abandonnés à leur sort par leur gouvernement.

(...)

http://www.politis.fr/Ne-pas-oublier-Fukushima-40-000,14743.html

 

réfugiésFukushima: Tepco annonce de nouvelles indemnisations pour les réfugiés

par l’AFP (20 minutes, 5 juillet 2011)

Le gouvernement japonais a approuvé mardi une deuxième rallonge budgétaire, de 2.000 milliards de yens (17 milliards d'euros), pour aider les victimes de la catastrophe du 11 mars et la compagnie Tepco a annoncé de nouvelles indemnisations pour les réfugiés de Fukushima.

(...)

 

http://www.20minutes.fr/article/753187/fukushima-tepco-annonce-nouvelles-indemnisations-refugies

 

citizensideJapon : les restrictions de consommation électrique sont entrées en vigueur

(citizenside, 4 juillet 2011)

La catastrophe qui s'est produite au complexe nucléaire de la compagnie d'électricité nippone, TEPCO, à Fukushima n'en finit pas de produire ses effets sur une population aux nerfs par ailleurs déjà mis à rude épreuves. Dernier en date : l'entrée en vigueur de restrictions de consommation électrique qui, même si elles ne sont pas (pour l'instant) coercitives, font grincer pas mal de dents notamment du côté des usines et des commerces, gros consommateurs d'énergie comme chacun sait.

(...)

http://www.citizenside.com/fr/photos/politique/2011-07-04/39891/japon-les-restrictions-de-consommation-electrique-sont-entrees-en-vigueur.html

 

heros anonymeCatastrophe nucléaire : le héros anonyme de Fukushima

(Atlantico, 5 juillet 2011)

Plus de trois mois après la catastrophe, un premier bilan. Et des révélations sur le "héros anonyme" qui aurait évité une catastrophe bien pire encore en allant à l'encontre des ordres de Tepco, l'opérateur de Fukushima.

(...)

http://www.atlantico.fr/pepites/fukushima-bilan-nettoyage-nucleaire-reacteur-pollution-135453.html

 

grande bretagne nucleaire fukushima insideAprès Fukushima, Londres a joué le VRP pour l'industrie nucléaire

par Sylvain Biville (Rue89, 4 juillet 2011)

Areva et EDF ont été étroitement associés à une campagne de communication visant à minimiser les risques de la catastrophe nucléaire au Japon. Plusieurs élus réclament la démission du ministre britannique de l'Energie et du Changement climatique.

(...)

http://www.rue89.com/blog-londres/2011/07/04/apres-fukushima-londres-a-joue-le-vrp-pour-lindustrie-nucleaire-212095

 

reproduction-d-un-mailFukushima : le gouvernement britannique a-t-il voulu minimiser ?

par Franck Lefebvre-Billiez (TF1 news, 5 juillet 2011)

La révélation du contenu de mails échangés entre un membre du ministère britannique du Commerce et de hauts responsables de l'industrie nucléaire, au début de la crise de Fukushima, fait polémique au Royaume-Uni. Des élus vont jusqu'à réclamer la démission du ministre de l'Energie.

(...)

http://lci.tf1.fr/monde/europe/2011-06/fukushima-le-gouvernement-britannique-a-t-il-voulu-minimiser-6562713.html

 

webcam tepcoFukushima: l'action Tepco bondit de 20%, paris sur la survie de la compagnie

par l’AFP (Romandie, 4 juillet 2011)

L'action de l'exploitant de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco), a bondi lundi de 19,81%, terminant la séance à 393 yens à la Bourse de Tokyo, des investisseurs pariant sur la survie de la compagnie malgré ses difficultés.

(...)

http://www.romandie.com/news/n/_Fukushima_l_action_Tepco_bondit_de_20_paris_sur_la_survie_de_la_compagnie040720110807.asp

 

test resistanceLes centrales nucléaires japonaises vont subir des "tests de résistance"

par l’AFP (Le Monde, 6 juillet 2011)

Le Japon va procéder à des "tests de résistance" sur l'ensemble de ses centrales nucléaires pour vérifier à nouveau leur sûreté après l'accident de Fukushima, a annoncé mercredi le ministre de l'économie, Banri Kaieda, cité par les agences de presse Jiji et Kyodo.

(...)

http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/07/06/les-centrales-nucleaires-japonaises-vont-subir-des-tests-de-resistance_1545256_1492975.html

 

110614 19Assemblage des structures destinées à couvrir trois réacteurs à Fukushima

(Japon infos, 6 juillet 2011)

Des sections des structures destinées à contenir les matières radioactives libérées par les réacteurs endommagés de la centrale nucléaire de Fukushima commencent à arriver sur le site.

(...)

http://www.japoninfos.com/assemblage-des-structures-destinees-a-couvrir-trois-reacteurs-a-fukushima.html

 

Partager cet article

Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
commenter cet article
5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 12:35
Jan Beranek fait partie d’une équipe de militants de Greenpeace et enquête sur les retombées de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Dans cette vidéo, diffusée à l'origine sur le média russe RT News, il explique que les Japonais sont encouragés à retourner à leurs vies normales, inconscients des dangers auxquels ils ont à faire face dans la zone contaminée.
 
Cette vidéo est en langue anglaise, voici un résumé de l'intervention en français : 
« Personnellement, je trouve cela très inquiétant, car d'une part vous voyez les autorités japonaises obliger les gens et la société à revenir à une activité normale, et d’autre part, dans le même temps, il y a des niveaux toujours très élevés de rayonnement dus à la contamination du sol, et aussi potentiellement dans la nourriture ", a déclaré le militant. "C'est tout simplement incroyable, car à ces niveaux d'exposition, cela pose évidemment un risque pour la vie et la santé de la population. Si vous tracez un parallèle avec la catastrophe de Tchernobyl, les Soviétiques avaient décidé d'évacuer tous les habitants de l'endroit où le rayonnement est trois ou quatre fois plus faible que ce que nous voyons dans la ville de Fukushima aujourd'hui ", a ajouté Jan Beranek, qui a personnellement visité la région de Tchernobyl après la catastrophe de 1986.
 
« Greenpeace fait pression sur le gouvernement japonais pour recueillir et fournir plus d'informations sur la contamination, en plus de faire son travail de manière indépendante, dit-il. Nous avons effectivement forcé le gouvernement, par exemple, à étendre la surveillance de la mer. Et nous avons appris aussi que le gouvernement était en train de réviser au moins quelques-unes des mesures de protection pour les enfants, ce qui est évidemment une bonne nouvelle. Pourtant, le gouvernement est trop lent et fait trop peu par rapport à l’importance de la situation ».
Le militant espère que les conséquences de la catastrophe de Fukushima conduiront le Japon et les autres nations à changer leur position sur l'énergie nucléaire et à l'éliminer progressivement. Un tel changement s’est déjà produit en Allemagne, en Italie et en Suisse.
       
 
« L'énergie nucléaire, nous l'avons vu, est intrinsèquement dangereux. Il y a toujours une combinaison imprévisible de catastrophe naturelle, de défaillance technologique et d’erreur humaine qui peut aboutir à une situation où un réacteur devient hors de contrôle très rapidement. C'est une question de quelques heures avant que la débâcle complète n’arrive. Il est dangereux de prendre les paris et continuer avec le nucléaire ».

 

Partager cet article

Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
commenter cet article
5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 02:08

aret vaVoici un extrait d’un article récent d’Ariane Walter, romancière, qui dénonce l’indécence d'Areva  qui organise le 8 juillet 2011 au stade de France le « meeting Areva », rendez-vous sportif où de grands champions d’athlétisme mondiaux vont supporter l’entreprise.

 

 

Il est de bon ton, quand on est une grosse boîte, de donner dans l'évènementiel et de dépenser des fortunes, qui seront payées par les clients, pour donner de son activité une image reluisante.

 

Ainsi Areva qui a le chic pour faire des pubs de dessin animé avec de petits personnages, de petites maisons, de petites rivières comme dans un Lego de chambre d'enfant a choisi le sport et le stade de France pour clamer aux actionnaires qu’elle est une boîte saine qui mérite leur intérêt.

Aussi saine, certes, que certains sports de haut niveau, on n'en doute pas.

Quand on sait quelle est la réalité du commerce de l'atome, ce que l'on découvre tous les jours, à savoir ce qu'on nous cachait , que les centrales "pissent " constamment des déchets dans l'eau et dans l'air et qu'après tout le monde vit avec ça et que les cancers qui augmentent, ma foi, on essaie de les soigner, c'est la vie, tout le monde meurt, alors un peu plus tôt un peu plus tard....Quand on sait, parce que les langues se délient, à quel point ces grosses bêtes sont fragiles avec leurs tuyaux , leurs robinets, leurs fuites, leurs incidents, leur personnel mal formé et peu payé, leur personnel compétent et au chômage car trop cher...Quand on a sous les yeux tout un pays merveilleux qui sombre, le Nord du japon, en attendant le Sud, avec ces enfants qui ont leur dosimètre comme d'autres leurs étoiles, ces familles arrachées à leurs terres ancestrales, ces troupeaux agonisant dans de beuglements d’agonie, cet avenir qui n'en est plus un, ces messages de Japonais qui se multiplient et qui supplient tous les hommes de la planète de les aider à faire pression sur leur gouvernement, à prendre en compte leurs angoisses de bétail abandonné...

A-t-on vraiment envie de célébrer autour d'un stade, la gloire d'une énergie mortifère ?

A-t-on le courage, sous la bannière d'Areva qui vend du MOX, le combustible le plus dangereux qui soit, qui s'apprêtait même à en livrer à Fukushima, lors de ses explosions les plus violentes, de se réunir, d'applaudir, de croire en un monde parfait, alors que l’entreprise même qui organise la fête ici, ailleurs organise les cimetières du futur ?

Je m’adresse aux sportifs, engagés et grassement payés, je l'espère, qui participeront. Portez au moins un brassard de deuil puisque vous courez sous les couleurs de ceux qui donnent la mort, puisque votre talent, les années et les années que vous avez passées à devenir les meilleurs, sont achetés aujourd'hui par ceux qui se font les champions de ce marché.

Je m’adresse au public. Qu'allez-vous donner de l’argent à cette firme qui prétextant une plus grand fiabilité que d’autres est absolument incapable, à l'heure actuelle à Fukushima, de traiter de l'eau irradiée. Ah ! Les champions de l’atome ! Ils ne sont pas seuls, il faut le reconnaître. Ils sont avec Kurion et Tepco. On est rassurés. Pas un jour sans qu'un tuyau ne pète, sans qu'un robinet fermé soit ouvert, sans qu’un filtre qui doit tenir un mois fonde en 5 heures, sans que l’océan ne soit traversé de fleuves de rejets mortels. Aurez-vous cette réalité en tête quand pénétrerez dans le stade loué par Areva ?

(…)

 

Lire la suite de l’article d’Ariane Walter ici

http://www.lepost.fr/article/2011/06/30/2537801_meeting-d-areva-au-stade-de-france-pendant-que-fukushima-creve-a-petits-feux.html

 

Partager cet article

Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
commenter cet article
5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 01:15
Suite à la question sur Fukushima posée par Damien Thiéry et à la réponse de la ministre de l'Intérieur, Guy de Halleux a réagi en écrivant le texte suivant publié sur le site " wakeupx.com ".
 
 
  
guy de halleuxAllo, le gouvernement belge ? Ici, c’est votre voisin, Fukushima !


 
Ce mercredi 29 juin, Damien Thiéry, député-bourgmestre, a posé de pertinentes questions en commission de l’Intérieur concernant la situation à Fukushima et les initiatives prises ou à prendre par la communauté internationale.

La ministre de l’intérieur répond que le RANET, réseau d’assistance de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) a été mis en place et que des offres d’aide bilatérale ont vu le jour, venant, notamment, de France et des Etats-Unis.

Mais là où je m’interroge, c’est quand la ministre dit que la Belgique, comme d’autre pays, plaident pour la création d’une force d’intervention composée d’experts internationaux et des moyens techniques suffisants. Cette initiative est louable et nécessaire mais cela veut dire clairement que cette force n’existe pas, aujourd’hui, et que, jamais, il n’a été imaginé qu’un accident d’une telle envergure puisse arriver ! Or Tchernobyl aurait dû avoir comme conséquence la création d’une telle structure. Mais le monde occidental s’est réfugié dans une attitude présomptueuse, mettant l’accident soviétique sur le dos de leur incompétence et affirmant que nos centrales occidentales étaient bien plus sécurisées avec leur double enceinte confinement. De plus, aujourd’hui, il n’y a pas que Fukushima qui inquiète…Le Missouri est entrain d’inonder deux centrales dans le Nebraska, Fort Calhoun et Cooper et le feu entoure le laboratoire nucléaire militaire de Los Alamos où sont entreposés 30.000 fûts de déchets à l’uranium et au plutonium ! Alors, n’est-il pas urgent de créer cette structure internationale ? L’AIEA est-elle adéquate pour ce faire ? Peut-elle être juge et partie puisque sa mission première est la promotion de l’énergie nucléaire ?
   
 
Présomptueux monde occidental qui cache aujourd’hui la réalité crue et désastreuse de la catastrophe de Fukushima. Oui, elle la cache ou plutôt la camouffle…Comment peut-on qualifier autrement la pauvreté de la couverture médiatique de ce qui est qualifié par les plus éminents experts comme l’accident le plus grave de l’ère industrielle ? Si les gouvernements sont informés de manière continue sur la situation, pourquoi la population de ces pays, et particulièrement le nôtre, est-elle informée de manière si ténue, lapidaire, voire édulcorée ?

Damien Thiéry a raison d’exprimer, dans sa réplique, son souhait d’être tenu informé de manière hebdomadaire sur l’évolution de la situation. Et il n’y a pas que le parlement qui souhaite être informé…. Alors, mesdames, messieurs du 4ème pouvoir, prenez la balle au bond. La population a le droit de savoir et en sachant elle peut initier des actions privées et associatives pouvant aider le peuple du Japon qui vit, chaque jour, un peu plus sous des radiations invisibles mais dévastatrices qui s’accumulent de jour en jour dans l’environnement. Et qui, sous peu, pourrait s’inviter dans nos assiettes au travers de la contamination de la chaîne alimentaire… En connaissant la vérité, elle peut également demander à ses dirigeants de créer les structures d’aide internationales indispensables pour tenter de juguler le désastre. Le temps presse, nous avons passé le cap des 110 jours après le « big one » ! Aux Nations Unies de prendre ses responsabilités pour éviter à la planète de sombrer dans un hiver radioactif en plein été !

Partager cet article

Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
commenter cet article
2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 02:37

Shunichi YamashitaUn discours invraisemblable a récemment été tenu au Japon par un médecin qui affirme, dans le contexte de la catastrophe nucléaire de Fukushima, que la radioactivité n’a pas d’effet pour les gens qui sont de bonne humeur :

 

« Pour dire la vérité, les radiations n'affectent pas les gens qui sourient, mais ceux qui sont soucieux. Cela a été clairement démontré par des études sur des animaux. Boire peut donc être mauvais pour votre santé, mais des buveurs joyeux sont par chance moins affectés par les radiations. Je ne vous conseille pas de boire, mais rigoler supprimera votre phobie des radiations. » (Extrait du discours du 21 mars 2011 du Dr Shunichi Yamashita, professeur à l'université de Nagasaki (médecine moléculaire et recherche sur la radioactivité) (1)

 

Je croyais naïvement que ce genre de propos ne pouvait être tenus que par des personnes irresponsables, loin de chez nous en France, où l’on se targue sans cesse d’être les meilleurs. Eh bien non… Les tenants de l’atome civil et militaire, à cours d’arguments en faveur de l’énergie nucléaire depuis le 11 mars, se gargarisent de mensonges et d’idées obscurantistes.

 

J’en ai été convaincu en écoutant l’émission « Là-bas si j’y suis » du 30 juin 2011 sur France-Inter : « Nucléaire français, soyez sans inquiétude » (2). Ce n’est pas au Japon, ce n’est pas à Tchernobyl, c’est en France, à Saint-Maur-des-Fossés (Ile-de-France, à 8 km de Paris) : tout un quartier, où un collège de 700 élèves est implanté, a été fortement contaminé au tritium durant des mois en 2010 (début de la contamination en avril 2010, alerte donnée le 3 novembre 2010), à cause de la présence d’un filtre provenant de Valduc.

 

Alors que François Bugaut, directeur du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) de Valduc (là où l’on fabrique les têtes nucléaires des bombes atomiques) dit que sa priorité numéro un, c’est la transparence immédiate, en particulier vis-à-vis du public, on entend henri-plagnol.jpgHenri Plagnol, le maire UMP de la commune de Saint-Maur se plaindre de ne pas avoir été prévenu de l’incident nucléaire (classé au niveau 2) et condamner l’opacité du CEA !

     

Henri Plagnol

 

 

Dans une réunion d’information destinée aux habitants, le représentant de l’IRSN a simplement dit aux parents d’élèves : ce sont des doses très faibles, il n’y a pas de danger. Et Anne Tardif, parent d’élève, de rapporter : « Pour lui [la personne de l’IRSN participant à cette réunion d’information publique] le risque faible, c’était équivalent à un risque nul. Si nos enfants avaient développé un peu plus tard un cancer, ce serait plus lié au stress que nous, parents, leur aurions causé autour de cette histoire du tritium qu’à cause du tritium lui-même. » N’est-ce pas le même type de discours que celui de Shunichi Yamashita ? Nous avons bien ici un discours obscurantiste qui nie les effets des faibles doses, alors que ceux-ci sont tout à fait identifiés de manière scientifique.

 

Le reportage ne dit pas si cette personne de l’IRSN est la même que celle interviewée ensuite.  La journaliste, Inès Léraut, interroge Alain Rannou, conseiller scientifique à l’IRSN, qui affirme : « Le fait de laisser penser à des personnes qu’elles sont exposées à un risque, ça peut avoir des conséquences autrement plus importantes que le risque réel. (…) Le stress peut être un facteur de risque. » Face au tritium, il faut donc rester zen pour échapper au risque de cancer ! Je pense à tous ceux qui n’auront pas le temps d’écouter l’émission, alors je vous livre un extrait de l’interview retranscrit, car il ne faut pas rater ce grand moment de journalisme :

 

alain rannou Alain Rannou

 

- IL : La science préfère ne pas faire part de son incertitude face au public de peur de le stresser ?

- AR : (soupir) Je répondrai pas. Je suis désolé de vous dire que vous avez une vision qui n’est pas…

- IL : Qui est pas bonne ?

- AR : Non, mais j’ai l’impression de ne pas vous convaincre, alors…

- IL : Où vous ne me convainquez pas, c’est que l’IRSN ayant été autrefois attaché au CEA, les gens qui font partie de l’IRSN comme vous aujourd’hui - vous êtes entrés au CEA en 1983, vous avez travaillé 20 ans pour le CEA - est-ce que ça vous paraît pas être un conflit d’intérêts que de juger, d’interpréter des résultats qui concernent des dégâts provoqués par le CEA, de les interpréter, vous et vos collègues qui aussi appartenez au CEA, alors que vous en étiez salariés ?

- AR : (silence)

- IL : Vous savez pas ?

- AR : Bon écoutez, je ne suis pas venu pour parler de ça. Franchement, je vous le dis, je ne suis pas venu pour parler de ça.

- IL : Mais…

- AR : Vous coupez, s’il vous plait, qu’on se mette d’accord, hein. Vous coupez votre appareil, s’il vous plait. »

 

Cet homme perd ses moyens parce qu’il n’arrive pas à convaincre la journaliste. Quand on travaille dans le nucléaire, il faut y croire, il faut avoir la foi (« Dieu merci » dit souvent le directeur du CEA de Valduc). C’est très grave, car la radioactivité est un phénomène physique et non pas mental. La sûreté nucléaire, en France et au Japon, dérive ainsi vers des pratiques de désinformation du public qui font frémir. Cela relève en effet du pénal : non assistance à personne en danger (3).

 

Quant aux mensonges, deux exemples de plus avec ce reportage. François Bugaut, directeur du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) de Valduc dit, en s’appuyant sur l’IRSN et l’ASN, que l’impact sanitaire de cet incident est absolument nul. (« Dieu merci, on n’a pas de doute là-dessus »). Pourtant, les analyses d’urine montrent que les personnes concernées sont contaminées au tritium. F. Bugaut dit aussi qu’il ne sort pas un seul becquerel du CEA de Valduc, alors que, selon Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire à la Criirad, « Les autorisations de rejet du CEA Valduc sont très importantes puisque c’est 1850 térabecquerels d’autorisation de rejet de tritium dans l’atmosphère, c’est-à-dire 1 850 000 milliards de becquerels par an. (…) Le site de Valduc a rejeté en 2010 350 000 milliards de becquerels. »

 

Ces gens mentent donc avec un aplomb impressionnant !

 

 

 

Contamination au tritium

 

L’industrie nucléaire rejette des millions de milliards de becquerels de tritium dans l’eau et dans l’air : « Plus on produit d’électricité, plus on produit du tritium. C’est pourquoi depuis plusieurs années, la production de tritium est proche de la limite annuelle réglementaire » a déclaré EDF en 2006, à propos de ses réacteurs nucléaires. Le tritium étant difficile à contenir, des pollutions accidentelles se produisent également.

 

La fabrication de têtes nucléaires exige aussi de produire et donc de rejeter des quantités colossales de tritium. Le retraitement des déchets nucléaires conduit également à des rejets très importants. Le rayonnement du tritium est complexe à mesurer : la contamination au tritium est donc difficile à évaluer. Une fois rejeté dans l’environnement, le tritium contamine l’eau, la faune, la flore et les personnes.

 

Hydrogène radioactif, le tritium est absorbé aisément par les organismes vivants, une faible partie de ce tritium est alors incorporé dans l’ADN des cellules, où ses rayonnements radioactifs peuvent être dévastateurs. Le tritium est un élément cancérigène et mutagène avéré, et des voix s’élèvent dans la communauté scientifique pour dénoncer la sous-évaluation du risque sanitaire lié à cet élément.

 

source : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Contamination-au-tritium

 

 

 

(1) source : http://bistrobarblog.blogspot.com/2011/06/fukushima-22-juin.html

Des Japonais réclament d'ailleurs la démission du Dr Shunichi Yamashita depuis qu'il a été nommé au poste de Conseiller à la Gestion des risques de santé dus aux radiations dans la préfecture de Fukushima : 

http://www.youtube.com/watch?v=YBYtkNc7dMY&feature=player_embedded

 

(2) Emission écoutable ici :

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2217

 

(3) Deux plaintes ont été déposées, l’une contre X par le réseau sortir du nucléaire, l’autre contre le CEA par la Criirad.

sources : http://www.votresante.org/news.php?dateedit=1300262218&page=0

 

Partager cet article

Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
commenter cet article
1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 00:44

 

D’après le Japan Times du 27 juin, du césium radioactif a été décelé dans les urines de 15 habitants du village de Iitate et de la ville de Kawamata, dans la région de Fukushima. Ces deux localités sont à quelques dizaines de kilomètres la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, mais pas dans la zone d’exclusion. Ces analyses prouvent que la population subit une contamination radioactive interne. Nanao Kamada, professeur émérite de biologie et de rayonnement à l’université d’Hiroshima qui a supervisé ces analyses, souhaite que ces résultats encouragent les habitants à quitter la région.

 

 

 

Dix autres analyses d’urine réalisées à la demande du réseau de Fukushima pour protéger les enfants du rayonnement par l’Acro, laboratoire français indépendant, montrent que les enfants de la ville de Fukushima sont aussi contaminés. La plus grande quantité de césium-134 était de 1,13 becquerels par litre chez une fillette de 8 ans. La plus grande quantité de césium-137 était de 1,30 becquerels par litre chez un garçon de 7 ans.

 

 

 

Ces informations sont corroborées par un autre laboratoire indépendant, la Criirad, qui estime que les autorités auraient dû évacuer ces zones beaucoup plus tôt. Les membres de l’équipe envoyée sur place du 24 mai au 2 juin par cet organisme sont revenus plutôt choqués par la situation actuelle au Japon car il y a une forte désinformation de la part des autorités nipponnes.

 

 

 

Des dizaines de milliers d’habitants devraient donc encore être évacués. Mais la communauté internationale ne réagit pas.

 

 

 

5704110915 dafbe19b73 z

 

 

sources :

 

http://search.japantimes.co.jp/cgi-bin/nn20110627a2.html

 

http://aweb2u.free.fr/dotclear/

 

 

 

http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/crise-nucleaire-au-japon/20110630.OBS6196/japon-les-autorites-n-ont-pas-pris-les-bonnes-initiatives.html

 

 

source illustration : CSSK

 

http://www.flickr.com/photos/cssk/sets/72157626675396074/

 

 

Partager cet article

Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
commenter cet article
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 21:47

damien thierryLe 29 juin 2011, Damien THIERY, député fédéral belge, a adressé une question orale à Monsieur Paul MAGNETTE, Ministre du Climat et de l’Energie. Cette question, a été posée en Commission de l’Intérieur du Parlement belge.

 

En voici le texte intégral.

 

 

 

" Monsieur le Ministre,

 

Concerne : la situation à Fukushima et les initiatives prises ou à prendre par la communauté internationale

 

Je reviens sur ce dossier qui, malheureusement, connaît une certaine indifférence médiatique depuis quelques semaines.

Le 12 mai dernier, Tepco annonce officiellement la fusion totale du combustible du réacteur N°1.

Le 24 mai, la société nippone annonce la fusion totale des réacteurs 2 et 3.

De plus, le 25 mai, nous apprenons que Tepco reconnaît que la cuve du réacteur 1 est troué par un orifice 7 cm de diamètre et que plusieurs trous de 10 cm de diamètre affectent la cuve du réacteur 2.

La radioactivité sur le site semble demeurer très importante : le taux de radioactivité dégagée par les réacteurs 1 et 2 est de l’ordre de 4 sieverts/heure !

Outre ces faits, il a été avéré que Tepco a reconnu que les cœurs des réacteurs étaient fusionnés dans les 24H suivant le tremblement de terre ;la société reconnait aussi avoir tronqué les chiffres de radiation les 12 et 13 mars derniers.

Vers la mi-juin, Tepco annonce que les cœurs des trois réacteurs avaient non seulement fusionné mais également percé leurs cuves 79 heures après le séisme !

Enfin, en ce moment, Tepco tente de commencer à pomper et filtrer l'eau hyper contaminée qui risque de déborder des sous-sols des trois réacteurs."

 

La situation au Japon semble catastrophique sur le plan environnemental.

On parle de 20.000km² gravement contaminés par divers nucléides dont du plutonium.

Outre le fait que les radiations s’étendent au fur et à mesure des jours qui passent, la question de la contamination de l’air de l’hémisphère nord ainsi que de l’océan est une réalité.

C’est ainsi que, par exemple, les 4 et 5 avril derniers, on a relevé dans du lait produit à San Francisco un taux d’iodine-131, 26 fois supérieur à la norme. On apprend également que l’océan Pacifique est gravement pollué à 100 km au large de la centrale.

 

Il me revient également que l’institut météorologique du Japon arrête ses projections sur cartes des émissions des substances radioactives.

Tout ce qui précède semble indiquer que la situation mérite de se poser les questions que notre population se pose.

La crise ne concerne pas uniquement le Japon mais l’ensemble de la planète.

La gestion de celle-ci semble poser de nombreux problèmes à l’opérateur de la centrale, qui par ailleurs connaît une très grave situation financière. On parle d’un déficit cumulé de 45 milliards de dollars

 

En conséquence, monsieur le ministre peut-il me faire savoir :

a) quelles sont les initiatives mises en place par la communauté internationale pour tenter d’aider le Japon à juguler et maîtriser une situation qui apparaît, de plus en plus, hors de contrôle ?

b) Si cela n’est déjà fait, est-il envisageable de proposer la mise en place urgente et nécessaire d’une cellule de réflexion et d’intervention internationale composée des plus grandes éminences scientifiques et technologiques en la matière ?

c) Est-il envisageable de proposer aussi un financement international de cette cellule qui travaillerait bien sûr sous l’égide de l’ONU et avec l’aide de l’AIEA ? En discutez-vous au niveau européen ?

 d) Par ailleurs, est-il envisageable de demander au Japon de maintenir les informations accessibles au public comme les taux de radioactivités émises par la centrale ainsi que les projections cartographiques des substances radioactives dans l’atmosphère, et ce par souci de transparence ? "

 

 

Réponse de la ministre de l’Intérieur, Annemie Turtelboom :

Annemie-Turtelboom.jpg

 

 

Monsieur le président,

 

dès le début de l'accident de Fukushima, les structures d'assistance se sont mises en place. On peut citer le réseau d'assistance de l'Agence internationale de l'Énergie atomique, connu sous le nom de RANET, qui permet de mettre rapidement à disposition du pays affecté les moyens d'aide provenant d'autres États. Des offres d'aide bilatérale ont également été faites, en particulier par les États-Unis, dont les réacteurs affectés sont originaires, ou par la France, qui dispose d'un know-how étendu en la matière. Le Japon a accepté ces offres, particulièrement au niveau des expertises pointues relatives au type de réacteur concerné.

 

La Belgique avait également proposé l'envoi d'experts du SCK mais celui-ci n'a pas été retenu par le Japon. Dans le cadre de cette mise à disposition, l'expertise scientifique et technique est déjà disponible. Du point de vue de l'intervention sur place, c'est l'État souverain affecté qui reste responsable d'organiser ses moyens d'intervention et d'y intégrer des moyens étrangers s'il le souhaite.

 

Suite à cette catastrophe, plusieurs États, dont la Belgique, ont plaidé pour plus de solidarité en cas d'accident. La création au niveau adéquat, comme l'AIEA, d'une force d'intervention internationale en cas d'urgence, composée d'experts internationaux et dotée des moyens techniques nécessaires, pourrait répondre à ce besoin. Les conclusions de la récente conférence de l'AIEA sur la sûreté nucléaire vont d'ailleurs dans ce sens et soulignent également la nécessité de renforcer les standards internationaux relatifs à la sûreté nucléaire et d'évaluer les risques et la sûreté des installations nucléaires au niveau international.

 

Au niveau européen, j'ai demandé qu'un mécanisme d'intervention soit développé spécifiquement en cas d'accident nucléaire. Cela optimaliserait également la coordination avec le niveau international. Sur la base des résultats de la Conférence de Vienne, l'IAEA établira un plan d'action visant à répondre aux conséquences de l'accident de Fukushima en termes de renforcement de la sûreté du parc mondial des centrales nucléaires, de préparation et de capacité de réponse en cas d'accident. Il sera discuté avec les États membres et présenté au Conseil des gouverneurs de l'IAEA et à sa conférence générale en septembre prochain.

 

Enfin, lors de cette conférence, les experts ont estimé que le Japon fournissait tous les efforts nécessaires en vue de produire une information continue pertinente des données relatives à l'accident vers la communauté internationale. Il a été demandé au Japon, et spécialement au régulateur, de poursuivre ces efforts en toute transparence et en toute indépendance.

 

 

 

Réponse de Damien Thiéry :

damien thierry

 

 

 

 

Madame la ministre,

 

je comprends bien que l'État est souverain en matière d'intervention sur place. C'est lui qui a le droit de dire s'il désire de l'aide internationale ou non. C'est logique, surtout lorsqu'il s'agit d'un séisme qui concerne le pays même. Ici, malheureusement, on se retrouve dans un système où les conséquences du séisme vont toucher ou pourraient toucher de nombreux autres pays. Je ne dis pas qu'il faille mettre le Japon sous monitoring mais le check par les différentes instances internationales devait être régulier. Si je comprends bien, il l'est.

 

Je suis plus inquiet au sujet de la transparence des informations. Vous me dites qu'une information, entre autres sur les taux de radioactivité émis par les centrales, passe régulièrement aux instances internationales et que nous avons accès à ces informations. Je demande la plus grande rigueur au vu des informations qui ont été transmises les 12 et 13 mars à cette commission et qui venaient entre autres de la société en question. Il a été reconnu relativement tard que les chiffres relatifs aux taux de radiation avaient été tronqués et que ce n'était pas les bons chiffres. On peut se demander si c'était volontaire ou pas. J'appelle, par conséquent, à la plus grande vigilance et je demande que l'on ait accès à des informations transparentes et correctes de manière hebdomadaire.

 

 

Suite : réaction de Guy de Halleux

http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-un-depute-belge-interpelle-son-gouvernement-suite-78613866.html

 

   

Partager cet article

Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
commenter cet article

  • : Fukushima 福島第一
  • Fukushima 福島第一
  • : Un blog consacré entièrement à la catastrophe nucléaire de Fukushima et à ses répercussions au Japon et dans le monde.
  • Contact

Je suis Charlie

 Le blog de Fukushima s’associe à la vague de soutien à Charlie Hebdo, journal qui est devenu le symbole de la liberté d’expression. Nos pensées vont aux familles des victimes et nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés, en particulier à Fabrice Nicolino, rédacteur de l’excellent hors-série « L’Escroquerie nucléaire » paru en 2012. En effet, Charlie Hebdo a toujours été un journal intimement lié à l’écologie.

Actualités sur Fukushima

Les Veilleurs de Fukushima

The Watchers of Fukushima

Presse japonaise anglophone  

.

« Sans le web, mémoire vive de notre monde, sans ces citoyens qui n’attendent pas des anniversaires, de tristes anniversaires, pour se préoccuper du sort des réfugiés de Fukushima, eh bien le message poignant de Monsieur Idogawa (maire de Futuba) n’aurait strictement aucun écho. » (Guy Birenbaum, Europe 1, 1er mars 2013)

Infos en direct

webcam tepco 

 Webcam

 TEPCO

.

webcam tepco 1 

 Webcam

 TEPCO 1

.

reacteur2aout2011webcamTBS Webcam

 TBS/JNN

 

radioactivité Tokyo Radioactivité

 à Tsukuba

 en continu

.  

carte contamination cumulée Contamination

 cumulée

 du japon

 

radfuku Mesure des radiations

 dans la préfecture

 de Fukushima :

 

Aider le Japon maintenant

sitesanspub

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -