15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 22:53

DSCF3187---Copie.jpgCe message a été écrit par Yuko NISHIYAMA. Il m’a été transmis à l’occasion de la journée de manifestations antinucléaires du 15 octobre 2011.

 

Manifestation à Strasbourg :

les Japonais n’étaient pas oubliés

et le crime de Tepco dénoncé

(merci à Franck pour le drapeau !)

 

« Je me suis enfuie de Fukushima, ma ville de naissance, avec ma fille et mes parents en laissant mon mari là-bas. D'abord, nous avons été à Tokyo, maintenant nous sommes à Kyoto. Notre famille est obligée de vivre séparément. On a perdu notre région, on ne sait même pas quand l'accident se terminera...

Après l'accident, l'Etat japonais, le préfet de Fukushima et le maire de la ville de Fukushima ne nous ont pas informés de ce qui se passait réellement.
Ils n'ont même pas procédé à une évacuation correcte, ils ne nous ont pas du tout protégés.
Donc, nous avons été obligés de nous sauver par nous-mêmes, avec notre propre jugement de la situation.

Des points chauds se sont créés un peu partout dans la ville.
Les enfants ne peuvent pas partir de Fukushima et ils portent un masque quand ils sortent dehors.
Il leur est interdit de faire du sport, ils vivent avec beaucoup de limitations, sans la liberté que l'on offre aux enfants habituellement.

Notre pays a reçu 770,000,000,000,000,000 Bq de radioactivité, mais le gouvernement fait vivre toute la population comme avant. Ils nous font croire que toutes les normes sont sécurisées. Même si les normes ont été augmentées, même pour les enfants.

Après le 11 mars, Fukushima, le Japon et le monde ont totalement changé.
La radioactivité s’est échappée de la centrale nucléaire ; la priorité économique a sali le monde entier.

Qui a décidé que le nucléaire était très sûr ?
Une centrale nucléaire est aussi une grosse machine. Des fois ça peut casser.
Mais, quand ca casse, on ne peut plus revenir en arrière.
L'accident de Fukushima est arrivé à cause du tsunami et du tremblement de terre, mais ils ont fait marcher cette énorme machine nucléaire qui ne résiste pas aux tremblements de terre, au grand pays des tremblements de terre qu'est le Japon. Donc, dans ce sens-là, c'est une catastrophe, un désastre  totalement artificiel.

On ne peut plus vivre dans la région où on est né.
On ne peut plus manger en étant sûr de ce que l’on mange.
Il faut vivre tout le temps avec une inquiétude pour sa santé.
Tout ça est le résultat du choix de l’énergie nucléaire.

J'ai entendu dire que la France est pro-nucleaire. L’énergie nucléaire a l'air d'être moins chère par rapport à d’autres solutions.
Mais, quand un accident se produit, c'est très cher et dangereux, et quand on voit le problème des déchets...

Plus jamais Fukushima !

Je ne veux pas que vous subissiez la même expérience que nous, car c’est une grande tristesse, de la souffrance et du chagrin...
Arrêtez les centrales nucléaires ! Maintenant !

Et puis, face à cette infâme destinée pour les enfants de Fukushima, face à ce  spécialiste qui nous explique que jusqu'à100 mSv/an c'est sans danger pour notre santé, et aussi face à ce préfet qui l'a invité... secourez-nous !


S'il vous plait....ONEGAI-SHIMASU

Yuko NISHIYAMA »

 

(Traduction française : Yumiko)

 

 

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Message original

 

フランスの皆様

 

私は震災後、故郷福島に夫を置いて、娘と父母と避難しています。まずは東京、そして現在は京都に自主避難しています。事故の収束がいつになるのかわからないなかで、故郷を追われ、家族が離れた生活を強いられています。

 

事故後から、国や県や市は私たちに真実を伝える事もなく、適切な避難勧告も出さずに、私たちを守ってくれようとしませんでしたので、自分たちの判断で故郷を離れました。

 

現在、福島市の放射線量は毎時1マイクロシーベルトを越えています。事故後は多い時で25マイクロシーベルト、至る所にあるホットスポットでは毎時60マイクロシーベルトを超し、その中で子供達は逃げることもできずに、外にでるときはマスクをしながら、学校でも室外の活動は禁止され、子供としての自由を制約されて生きています。

 

77京ベクレルという放射線物資が積もった国であるのに、国は今までと変わらない生活をさせようとしています。児童の被曝許容量や食品の放射線物資の暫定基準値を上げ安全であると信じさせようとしています。

 

311を境に福島は、日本は、世界は変わってしまいました。原発という経済優先主義の上で作られたものから排出された放射能により、世界中が汚染されてしまったのです。

 

原発が安全だとはだれが決めたのでしょう。原発も機械です。壊れる事もあります。壊れたとき、取り返しのつかないことが起きるのです。福島第一原発の事故は津波による天災によるものでは、地震国日本において耐震性のない原発を稼働させていたことによるもので、いわば人災なのです。

 

生まれた故郷に住めない、安心して食べ物を口にすることはできない、健康障害を心配しながら生きて行かなければならない。それが原発を選んできた結果なのです。

フランス人の皆さん、フランスは原発推進国だと聞きます。確かに原発は低コストで稼働する事ように思えるでしょうが、事故の起こった場合の危険性、廃棄物の処理等を考えるととてもコスト高で危険をはらむ物なのです。

 

NO MORE FUKUSHIMA 私たちの悲しみ、苦しみ、切なさを味会わないで下さい。今すぐ、原発を止めて下さい。今です。

 

そして、年間100ミリシーベルトまで安全であるという学者を招聘し県民を流出しないようにしている福島県の子供達をどうか救って下さい。お願いします。

 

西山祐子

 

 

............................................

 

 

Exemple d’aide à apporter aux gens qui vivent encore en zone contaminée (information Laurent Mabesoone)

 

 

 

odome.jpg« La réalité, c'est qu'il y a 30 000 personnes entre 20 km et 30 km de la centrale, auxquelles l'Etat japonais ne veut pas verser un yen d'aide au déménagement, et qui ont été invitées à rentrer chez elles il y a un mois ! Dans une zone hautement contaminée, sans commerce. Beaucoup de personnes âgées ne peuvent pas faire plusieurs dizaines de km pour aller acheter à manger. M. ODOME (73 ans) organise une distribution de vivres dans l'ancien hôtel qu'il tenait avant la catastrophe. Il le dit lui-même : « Le moindre petit colis contenant de la nourriture est précieux pour nous. » (*)

 

Voici l'adresse, et un site avec vidéo sur lui :
http://shiendanch.exblog.jp/13204556/

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Les colis sont à envoyer à :
   

Mr Takao ODOME
Business Hotel ROKKAKU
HARAMACHI KU OOMIKA JI HIRABAYASHI 51
MINAMI SOMA SHI
FUKUSHIMA KEN
975-0049 JAPON

 

 

(*) Précision : la douane japonaise n'accepte pas charcuterie et viande. Sinon, riz et céréales sont trop lourds pour être envoyés par avion (le bateau prend 3 mois...). Sardines à l'huile, biscuits, fruits secs, confitures, tous produits finis... surtout d'un pays non contaminé comme la France, c'est OK et cela leur fera vraiment plaisir.

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 01:00
radiumtokyo.jpgSur tweeter cela faisait un certain temps que l’on parlait d'une valeur hors norme sur le côté d'une vieille maison de Tokyo à l'apparence délabrée, mais une fois sur place… il ne fallait que quelques minutes pour comprendre que cela n'avait rien à voir avec Fukushima, mais plutôt avec une pollution de type industriel ou artisanal, ce qui était le cas.
 
Beaucoup de bruit médiatique en ce jeudi 13 octobre, des journalistes, des professeurs, des caméras - même une équipe venant d'Italie était présente -, des fonctionnaires en grand nombre pour rappeler leur lenteur face a une information qui avait été signalée le 3 octobre au service de la mairie...
 
A Fukushima, Tepco ne se déplace plus pour faire face aux futures victimes, mais au coin de cette rue sans charme une entreprise spécialisée dans le nucléaire (analyse et détection) qui est là par la plus grande des coïncidences (une filiale de Tepco) œuvre de concert avec les autorités pour répondre, après 10 jours d'attente, à cette question !!!!
 
Qu'est-ce que cette radioactivité???
 
Fukushima est-il responsable de cela??
 
La réponse ne se fera pas attendre, au début de la nuit des techniciens repartent avec une petite « glacière » contenant des échantillons pour une analyse approfondie, mais dans la matinée de cette même journée une personne possédant du matériel pour identifier les éléments nous dira Ra 226....ce qui sera confirmé dans la soirée par les services de la mairie.
 
Dans la maison avait été oubliées par ses occupants des petites bouteilles contenant de la poudre ; ces bouteilles reposaient dans une vieille casserole contenant d'autres fioles.
Les autorités (MEXT) ont fait une conférence sur les bouteilles, à minuit : la valeur était de 600 microsievert/heure et elle contenait du Radium 226.
 
A l'extérieur de la maison à plusieurs mètres de la source, sur un identiFINDER 2, la valeur était  à 5 / 6 microsieverts/heure et indiquait Ra 226 ; sur un modeste Rados 200, la valeur la plus chaude était de 5,5 microsieverts/heure et sur un Radiageme 4000, la valeur la plus chaude était de 1500 cpm (alpha beta gamma).
 
Une enquête est ouverte pour savoir  les raisons du stockage de ce produit par un particulier ; la police n'a pas peur de manifester sa perspicacité mais pour Tepco aucune enquête n’est en cours pour l'instant, enfin de façon sérieuse...
 
(Informations données par Franck et Yumiko, de Tokyo)
 
Vidéos de FukushimaVideoReport sur la découverte faite à Tokyo-Setagaya-Tsurumaki:
1) Prise d’une mesure de plus de 1500 cpm (nombre de coups par minute)
 

 

 
 
 
Précision : il n'y a pas équivalence absolue entre le nombre de cpm et de dpm (désintégrations par minute). Pour connaître l'équivalence entre cpm et dpm, il faut connaître le rendement du compteur. Le rendement de comptage sera le rapport cpm/dpm (ce rendement peut être > à 1)
 
2) Prise d’une mesure de 5,5 µSv/h
 

 

 
 
3) Les médias sont très intéressés par cette découverte
 

 

 
 
Autres videos :
 
4) Reportage de FNN news (chaîne Fuji news network)
 
 
5) Reportage de NHK
 
 
Autres articles sur le même sujet :
Forte radioactivité relevée à Tokyo (Courrier international)
 
 
Alors, bizarre cette découverte de radioactivité à Tokyo ?
Pas vraiment. Les Japonais sont très sensibles à la pollution radioactive depuis Fukushima, et la moindre info ravive les peurs. Mais il est probable que d’autres endroits pollués existent au Japon. Comme l’écrivait Norio Hirai dans son manifeste, le Japon est nucléarisé depuis longtemps et a pollué la mer par ses rejets. 40 ans de production et d’utilisation de radionucléides, ça laisse forcément des traces un peu partout et des produits sont disséminés dans l’environnement. Il est vraisemblable que l’augmentation de l’utilisation des compteurs Geiger par la population fera découvrir à l’avenir d’autres sites pollués.
 
Et pendant ce temps, on découvre encore d’autres éléments, qui cette fois proviennent bien de la pollution de Fukushima Daiichi : Fukushima Diary rapporte que l’on vient de découvrir du strontium à Yokohama dans plusieurs endroits de la ville.
 

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 22:34

 

logonucleairestop.jpgLe Samedi 15 octobre 2011 sera une journée de manifestations antinucléaires partout en France (et au Québec*). Voyez dans la liste ci-dessous où vous pouvez rejoindre une manifestation.

 

 

 

Après Fukushima, si vous n’êtes pas encore convaincu que l’énergie nucléaire peut apporter l’enfer chez vous, c’est que vous ne vous êtes encore pas assez informé. Je vous suggère alors de lire l’excellent dossier du Canard enchaîné « Nucléaire, c’est par où la sortie ? Le grand débat après Fukushima » (100 pages - 5,35€)

 

 

 

dossiercanardenchaine.jpg.

 


 

 

 

 

 

Les rassemblements et manifestations auront lieu à Dunkerque, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Le Bugey (St-Vulbas), Avignon et Strasbourg.

 

 

 

Source : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Manifestations-interregionales

 

 

 

Afin d’assurer une unité visuelle aux manifestations, vous êtes invités à vous habiller de rouge et de jaune.

 

 

 

En jaune et rouge
Couleurs du soleil au zénith ou à l’horizon
Couleurs de notre soleil tout sourire, il a bien raison
Venez manifester en jaune
Venez manifester en rouge
Pour une fois le noir du goudron
Tranchera de la plus belle façon

 

 

 

NORD

DUNKERQUE

Rassemblement à 15h place Jean Bart, pour demander la fermeture de la centrale de Gravelines.

 

Des départs groupés sont prévus depuis Lille, Arras, Bailleul et Hazebrouck :

  Départ groupé en train depuis Arras : Distribution du tract régional à 11H30 devant la gare d’Arras suivi d’un départ par TER à 12H20 pour une arrivée à Dunkerque à 14H06.

Départ groupé en train depuis Lille : Distribution du tract régional à 12h00 devant la gare de Lille suivi d’un départ par TER à 12H41.

Contact
Mireille Havez
eda.mireille@wanadoo.fr
Paulo-Serge Lopes paulosergelopes@gmail.com

Départ de la gare Bailleul : RDV 13h45 train à 14h03.

Départ de la gare d’Hazebrouck : RDV 14h train à 14h24.

 

OUEST

RENNES

Rendez-vous mail Mitterrand - à partir de 12h restauration, buvette, stands, musique et prise de parole - départ 14h15

Contact : coordination-antinucleaire-ouest@laposte.net

Plus d’infos :
http://www.sdn-rennes.org/index.php/page-web-coordination-ouest

 

Départs groupés de la Haute-Normandie, Basse Normandie, Bretagne, Pays de Loire, Centre et Paris :


NORMANDIE :

Cherbourg/Valognes/Carentan/St Lo (bus), contact : coord.antinuke.reg@gmail.com

Coutances/Granville : (covoiturage et/ou bus), contact : coord.antinuke.reg@gmail.com

Sourdeval/Mortain/Saint Hilaire. : Le bus partira à 10h00, arrêt à Mortain à 10h15, à St Hilaire vers 10h45. Contact : lebobar@orange.fr

Percy / Villedieu : contact Olivier Delafosse : olivier.delafosse@me.com

Alençon : Rendez-vous pour du co-voiturage à 10 heures précises place Foch (place de la Mairie)

Contact : Alain Bertin, Collectif 61 "Sortir du Nucléaire" 21, rue d’Argentan 61000 Alençon 02.33.26.76.32alain.bertin@voila.fr

Caen : Rdv à 9h30 parking de la piscine municipale (Bd Albert Sorel, face lycée Malherbe).
Retour sur Caen vers 21h.
Tarifs : 14€ tarif normal, 7€ petits budgets.
Envoyer chèque et contact mail et/ou tél. à et à l’ordre de :
Samuel VEROVE
13, place saint gilles
14000 CAEN
contact tél. : 06.12.81.03.25 - courriel :
samuel_verove@yahoo.fr.

En préparation au départ de Rouen : contact bientôt disponible

Athis/ Flers/ Domfront : Athis 9h15 / Flers 9h30 / Domfront 10h (places à 10€ / 5€ pour faibles revenus) _ Inscriptions au 02 33 36 06 85 ou chantalfiol@gmail.com ou au 02 33 96 07 31 ou collectifcitoyennormand@laposte.net

BRETAGNE :

Vannes/Lorient : contacter Stop Nucléaire 56, stop-nucleaire56@laposte.net

Nantes et Redon : contacter Damien au 06 30 21 32 63 ;
sdnlv@sfr.fr

Saint-Nazaire : Départ à 12 heures, parking du Théâtre (gratuit), près de la Base sous-marine,

Retour vers 20 heures (soit un départ de Rennes à 18 h 30).

Prix du transport par personne : 12 euros (tarif réduit à 6 euros en cas de difficultés financières).

Pré-inscription par mail à estuaire.stop-nucleaire@du-libre.org, ou par téléphone à Augustin Grosdoy (06 86 00 12 37).

Lannion :

Covoiturage ou bus en fonction du nombre, prendre contact à : sdn-tregor@laposte.net

St Brieuc : Covoiturage ou bus en fonction du nombre, prendre contact au 02 96 62 06 40

Paimpol : Covoiturage ou car selon nombre : contacter J.C.Camille au 02 96 20 85
11 ou
cepaimpol@orange.fr

Quimper : Car (arrêt possible à Quimperlé), départ 9h parking salle omnisports Michel Gloaguen à Quimper (impasse de l’Odet à coté de la maison des associations, derrière la gare SNCF)
Prix 15 euros (tarif réduit pour petits budgets)
Réservations au 02 98 55 63 76 / 06 84 14 58 87
Courriel :
sortirdunucleairecornouaille@yahoo.fr , site :
http://www.sortirdunucleairecornouaille.org/

Brest : Départ en car à 9H00 à la gare routière, retour vers 21H00, arrêt possible sur Morlaix

Participation car : 15 euros
Contact : Christian Bucher - 06 18 85 13 16

PAYS DE LA LOIRE :

Nantes : La Coordination antinucléaire de la région nantaise organise un départ de car. Contact :
Tel : 06 70 11 77 27 , Courriel :
coordarn@laposte.netTarif plein : 10 euros, tarif solidaire : 5 euros. RDV Nantes Le Cardo : 11H45. RDV Nozay place de l’église : 12H15.

La Roche sur Yon : Contact : Tony RAFFIN ( assoc le CRIN ) via le.crin@laposte.fr ou 06 87 99 29 00.

Angers : Départ 10h00 place LaRocheFoucault, Retour 21h Tarifs A/R : 12€ (plein tarif) , 6€ (petit budget) Inscription bus : 06 17 74 36 13

Laval : Une marche est prévue, départ le mercredi précédent. contacts Mayenne : Dominique SARCHER 02.43.04.87.08 et Hervé EON 06.81.10.81.76, Ille et Vilaine : Françoise RUBION 06 86 41 37 81

SARTHE :

Château du Loir : Départ place de la Mairie à 9h, retour 21h

La Flèche : Départ place de La Libération à 10h, retour 20h

Le Mans : Départ quai Louis Blanc (au bas du tunnel) à 9h30, retour 21h

Inscription sur " sortirdunucleaire72@orange.fr" chèques à l’ordre de " sortir du nucléaire 72" à envoyer à : Martial Chateau, La Doultière 72200 La Flèche tel 0243947288

Prix du déplacement : 15€ ; (10€ pour les faibles revenus et les adhérents de Sortir du Nucléaire 72), 5€ pour les enfants

Pour ceux qui ne pourraient venir les dons de soutien nous permettront de couvrir les frais des bus.

MAYENNE (cars) :

Larchamp / Montaudin / Gorron / Landivy, contact : 02 43 05 30 31 / 02 43 05 69 44

Ernée, contact : 02 43 05 26 33

Pays de Loiron, contact : 09 61 54 35 97

Laval, contact 06 20 83 73 68

Mayenne, contact : 02 43 04 47 74

Chailland / Andouillé /La Baconnière, contacts : 02 43 02 65 12 / 02 43 02 69 46 / 02 43 02 67 63

Bais, contact : 02 43 37 93 40

Sainte-Suzanne, contact : 06 37 64 55 39

Craon / Cossé, contacts : 02 43 12 21 56 / 02 43 01 00 80

Château-Gontier / Longuefuye, contact : 06 86 58 63 19

Par ailleurs, une marche est prévue à partir de LAVAL :
contacts Mayenne : Dominique SARCHER 02.43.04.87.08 et Hervé EON 06.81.10.81.76, Ille et Vilaine : Françoise RUBION 06 86 41 37 81

PARIS :

Départ place de la république à 7h15 - tarif 30 €
contact et inscription : Simone Fest simfest@hotmail.fr

CENTRE :

Blois : Départ le samedi matin vers 8h et retour vers 22h.(bus ou co-voiturage selon inscriptions).
Contact :
sdn41@free.fr(merci de s’inscrire pour le bus avant le 20 septembre, paf à prévoir de 20 à 25 €)

Tours : départ à 9 heures, retour vers 22 heures ; tarifs : normal, 25 € , réduit (précaires, enfants, etc.) 15 €.
Contact :
philippe.gardelle@orange.fr

Pour s’inscrire en tant que bénévoles pour aider à l’installation, 2 possibilités :

 

EST

STRASBOURG

Rassemblement sur le parvis de la cathédrale de Strasbourg à 14h30 où un grand "trèfle humain" visible du haut de la cathédrale sera formé. Puis manifestation jusqu’à la place Kléber.

CSFR 68 : csfr68@gmail.com
Stop Fessenheim : stopfessenheim@yahoo.fr
Stop Transports - Halte au Nucléaire : stthn@free.fr-
Alsace Nature :
siegeregion@alsacenature.org
Vosges Antinucléaire : steph165@gmail.com

Contact :
Rémi Verdet 06 13 36 71 89

Infos sur les départs groupés à venir

 

Parallèlement à l’appel national, une action aura lieu à Ligny en Barrois (55) > Plus d’infos

 

SUD-OUEST

TOULOUSE

SORTONS D’URGENCE DU NUCLEAIRE CIVIL ET MILITAIRE - RDV Place Arnaud Bernard - départ 14 h

A l’initiative de la Coordination Régionale Anti-Nucléaire du Sud Ouest
(Premiers signataires : Alliance écologiste indépendante Midi-Pyrénées, Amis de la Terre Midi-Pyrénées, Attac Toulouse, CANT (Collectif Anti Nucléaire Toulousain), Europe Écologie-Les Verts (Toulouse, 82), Greenpeace Toulouse, NPA 31, Sortir du Nucléaire (national, 46, 81, 82), Stop Nucléaire 31 l’Antidette, Partit Occitan, Solidaires 31, Vivre sans le Danger Nucléaire de Golfech, UCJS31 (Urgence Climatique-Justice Sociale), ACDN (Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire)...)

Venez tous avec votre créativité, donner du relief à cette manif !
Contact : Daniel Roussée
daniel.roussee@wanadoo.fr - 06.61.97.83.28.

 

Départs groupés d’Agen (47), Villefranche de Rouergue (12) et Mende (48) (arrêts possibles à Séverac et Rodez) :

Départ groupé d’Agen (47) : bus ou covoiturage, contacter Benoît 06 07 88 61 43

Départ de Villefranche de Rouergue à 12h précises avec covoiturage organisé par SERENES SEREINES. Rendez- vous place Fontange autour de nos banderoles : "Soyons modernes, sortons du nucléaire" ou "Le nucléaire tue l’avenir".

Départ 8h45 place du foirail à Mende.
Arrêts possible à Balsièges, Chanac, Les Ajustons, la Canourgue, Séverac (vers 9h45-10h) et Rodez (vers 10h30-11h).
Arrivée à Toulouse à 13h30
Retour à Mende à 23h au plus tard
Tarif :15 € minimum par personne. + contribution volontaire en fonction des revenus de chacun (tarif réduit de 5€ possible)
INSCRIPTION OBLIGATOIRE

Le tarif annoncé ci-dessus ne couvre pas le prix de l’autocar. Beaucoup d’entre vous sont solidaires de ce mouvement mais ne peuvent pas venir à Toulouse. Un moyen simple de participer est d’envoyer un chèque comme contribution au déplacement.

Les chèques sont à établir à l’ordre de l’ALEPE, membre du réseau Sortir du Nucléaire et à envoyer à Claude Lhuillier Montialoux 48000 Saint-Bauzile.

Contacts :
Claude Lhuillier : 04 66 47 03 10
Xavier Pedel : 04 66 65 04 03 / 06 70 64 95 20


BORDEAUX

Départ 14h Place Pey-Berland (mairie de Bordeaux)


Parcours : rue des Frères Bonie, Cours d’Albret , place Gambetta, Clémenceau, allées de Tourny, Grand théâtre, rue Esprit des lois, miroir d’eau sur les quais, Alsace Lorraine, Pey Berland.
Plusieurs interventions, prises de paroles et animations sont prévues tout au long du parcours, ainsi que 5 mn de vacarme ! (Apportez des casseroles, crécelles, tambours, etc.)
Prévoyez votre pique-nique, votre attirail de manifestant, votre bonne humeur !
https://www.facebook.com/event.php?eid=271190036242804

Contacts :
TCHERNOBLAYE
tchernoblaye@free.fr
Coordination Sud-ouest
Monique Guittenit
moniqueguittenit47@orange.fr

 

Départs groupés d’Agen, de Niort et de Poitiers :

Départ groupé d’Agen (47) : bus ou covoiturage, contacter Monique 05 53 95 02 92

Départ groupé de Niort (79) en milieu de matinée : Réservez dès maintenant vos places.
Bressuire - Départ 8h30 - place St-Jacques
Parthenay - Départ 9h15 - place du Drapeau
Niort - Départ 10h10 - parking du Collège Pierre et Marie Curie, (rue du Maréchal Leclerc, dir. Parthenay)
Coût : 10€ place adulte, 0€ enfants et personnes aux faibles revenus (une souscription volontaire plus élevée peut être faite, avec déduction des impôts ex. 30€ avec déduction = 10€ pour le voyage)
S’inscrire sur le site du
collectif Sortir du nucléaire 79.

Départ de Poitiers, 8h30 parking du Lycée du Bois d’Amour
3 euros pour les étudiants et les chômeurs, 10 euros pour les autres
Pour nous contacter et s’inscrire :
antinuc86@gmail.com Thierry 06 40 14 01 81


Parallèlement à l’appel national, une action aura lieu à Périgueux (24) > Plus d’infos


 

SUD-EST

BUGEY

RDV à 13h30 à Saint-Vulbas (centrale du Bugey)

Plus d’infos, tracts affiches... sur http://stop-bugey.org/

Contacts :
Xavier Lurthy :
xlurthy@free.fr
Joel Guerry : jguerry51@orange.fr

Appel à volontaires :

Nous recherchons des volontaires pour aider à tenir et gérer la buvette, le stand SDN-BUGEY (vente de livres, revues et accessoires...), gonfler et attacher les ballons, flécher, orienter, etc.

Que celles ou ceux qui auront la gentillesse de proposer leurs services, pour l’avant, le pendant ou l’après, se manifestent à l’avance (contact : georges.david@laposte.net), ou se présentent vers 10h30 le jour "J", sur le lieu de départ, à la camionnette de la coordination STOP-BUGEY.

Programme détaillé de la journée

 

Départs groupés de Chambéry, Genève, Sainte Foy L’Argentière, Lyon, Valence, Lons-le-Saunier, Macon, Grenoble, Mornant, Aix-les-Bains, Cuiseaux (71) :

Covoiturage au départ de Mornant (69440), RDV 12h30 devant le cinéma
Contact : Bernard Déplaude : 0628044339

Départs en cars prévus de Chambéry : Lieu de départ : a priori gare routière de Chambéry

Horaires aller : départ de Chambéry 11h30, arrivée à St Vulbas 13h15
Horaires retour, départ de St Vulbas à 18h, arrivée à Chambéry 19h45
Coût : environ 10 € Aller/Retour (tarif réduit possible pour les personnes ayant des difficultés). Prévoir un casse-croûte. _ Merci d’envoyer un chèque de réservation à "SDN 73 - Maison des Associations - 67 rue Saint François de Sales - 73000 Chambéry (chèque à l’ordre de SDN73).

Genève : Départ en car organisé par Contratom A 11h à la place Neuve (visualiser le lieu sur Google maps) S’annoncer auparavant par téléphone ou email indiqué sur http://www.contratom.ch

Genève est à 70km de la centrale du Bugey, sous son vent d’ouest dominant : vu l’expérience de Fukushima, Genève est touchée de plein fouet. départ groupé à partir de St Foy l’Argentière le samedi 15 octobre à 10h. De retour le soir vers 20h.

Départ groupé à partir de Ste Foy l’Argentière à 10h. De retour le soir vers 20h.
Nous pourrons remplir 2 transporteurs de 9 places. IMPORTANT : Il est nécessaire de vous inscrire en répondant à :
thierry.manceau@laposte.net ou téléphoner au 04 74 70 18 71 avant le 9 octobre

Lyon

Départ de Lyon en car et covoiturage.
12h15 Double Mixe, La Doua à Villeurbanne (Tram T1)
Inscription :
rhone@eelv.fr
06 60 36 25 50

Départ groupé à vélo : Rendez-vous gare de Lyon Part-Dieu, sortie Alpes (anciennement Villette), avec départ à 10h précises. Trajet de 40km environ jusqu’à Saint-Vulbas/Le Bugey. Le trajet retour n’est pas assuré en groupe et pour le trajet aller, il s’agit d’un rassemblement informel de participants autoresponsables.
Pas d’inscription nécessaire, mais si vous avez des questions, vous pouvez contacter Sylvie :
info@sb-traductions.com

Lons-le-Saunier

Le collectif pour un avenir sans nucléaire lédonien souhaite organiser un départ depuis Lons le Saunier en bus, pour se rendre en nombre à la manifestation pour la fermeture de la centrale nucléaire du Bugey du 15 octobre .
Nous avons la possibilité de réserver un bus de 56 places pour 555€ soit 10 euros par personne, en dessous de 40 personnes (14 €/personne). Faute de participants en nombre suffisant, le bus sera remplacé par du covoiturage.
Départ et retour : Place de la Liberté à Lons-le-Saunier Horaires définis ultérieurement.
Pour finaliser la réservation nous souhaitons avoir une estimation des personnes intéressées.
Merci donc de vous signaler à Da Rocha Julien
darocha.julien@gmail.com ou au 06-17-09-47-60 avant mercredi 28 septembre.

Macon

Départ 10h30 retour à 18h. Afin de simplifier la gestion des inscriptions, nous avons fait le choix d’informatiser la procédure. Il vous est donc possible de réserver en ligne une place en bus pour ce rassemblement au prix de 12 euros l’aller-retour en cliquant sur le lien suivant : http://fr.amiando.com/manif_nuke_bugey_15102011.html
Pour celles et ceux qui auraient des difficultés à payer cette somme, il est toujours possible de revoir à la baisse le prix des places. En cas de besoin merci de contacter le 06.06.88.52.66.

Grenoble

Lieu de départ : place de Verdun à Grenoble
Heure de départ aller : 11h
Horaires de retour : départ de St Vulbas à 17h, arrivée à Grenoble 19h
Coût du transport : 10 euros aller/retour (tarif réduit possible pour les personnes ayant des difficultés).
Prévoir un casse-croûte.
Si vous souhaitez confirmer votre inscription pour le voyage en car, merci d’envoyer un chèque de réservation à "Europe Ecologie les Verts 10, rue Marx Dormoy 38000 Grenoble (tél 09 71 49 91 52) à l’ordre de EELV 38.

Valence

Départ de Valence : place de Dunkerque à 10 h
Arrêt à Tain ( sortie autoroute ) pour prendre quelques personnes
57 places ( actuellement 44 inscrits ) pour 565 euros
Arrivée vers 12 h
Pique nique sur place
Discussions avec les différents groupes ( en particulier : sur la chaine humaine , sur la constitution d’un groupe "fermeture Tricastin" )
Retour à 17 h
Contacts : Pierric ( 06 28 34 73 32 ) , ou Dominique ( 06 72 07 76 42 ) , ou Christine ( 06 08 40 33 09 )

Aix
Pour ceux que ça intéresserait coviturage Aix-Chambéry pour prendre le car à Chambéry :

Un départ en covoiturant prévu depuis Aix rendez-vous 10h45, parking en face du cinéma les Toiles du lac.

Pour ceux qui le souhaitent départ possible en train : 10h26 à Aix, arrivée 10h37 à Chambéry. Merci de nous signaler si vous souhaitez vous joindre à nous. amisdelaterre73@yahoo.fr

Cuiseaux : rendez-vous pour le départ en co-voiturage à la bretelle autoroutière A39 de CUISEAUX/SAGY à 12h30 précises.
Contact : Marie-Claude Colin Cordier (Porte-parole départemental EELV 71)
colin.cordier@wanadoo.fr


AVIGNON

CHAINE HUMAINE à 15H
RDV devant la Gare SNCF Avignon centre

Contact :
Jean-Pierre Cervantes (Président de CREAVIGNON)
contact@creavignon.fr
http://creavignon.ning.com
http://creavignon.fr
Tel : 06 88 88 86 01

Co-voiturage au départ de l’Aveyron
Le collectif sud-aveyronnais organise des covoiturages : à Millau, rendez-vous à 11h30 au parking de la Grave, à Saint-Affrique , rendez-vous à 11h 15 à la gare routière et à La Cavalerie, devant la casse de l’A75 à 12 heures. contact : collectif.sortirdunucleaire@laposte.net


Parallèlement à l’appel national, un rassemblement aura lieu à Toulon à 14h (plus d’infos) et à Nice à 10h (plus d’infos).

...........................................................................................

 

(*) Mise à jour du 13.10.11

QUEBEC

 

Manifestation antinucléaire à la centrale de Gentilly-2

 

Samedi 15 octobre 2011 de 9:00 à 18:00

Lieu : autour des roulottes d'Hydro-Québec, où se prépare la reconstruction de la centrale.

Rendez-vous a l'auberge Godefroy 17575 boulevard Becancour, Bécancour

A.M. : à partir de 9 heures : matinée de conférence sur les dernières nouvelles concernant le projet de reconstruction de Gentilly-2 et autres dossiers (les correspondances avec le CCSN, les mines d'uranium, le transport des déchets radioactifs ,le projet Darlington, l'après Fukushima, etc.) à l’auberge Godefroy (à côté du pont Laviollette et des roulottes d'Hydro-Québec)

P.M. : manifestation pacifiste autour du site d'Hydro-Québec et possibilité d'un pow-wow amérindien (à confirmer)

 

Source et contact : http://www.facebook.com/event.php?eid=126795334087978

 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 18:03
Christopher Busby, scientifique britannique, expert qui a travaillé sur les effets négatifs des très faibles doses radioactives sur la santé, est aussi un chanteur engagé. Il vient d’enregistrer une chanson sur les journalistes véreux. 7 mois après la catastrophe de Fukushima, devant l’incapacité du monde à comprendre l’ampleur du désastre, l’expert prend sa guitare et chante. Et l’actualité lui donne raison.
Selon un article d’Enformable.com ‒ repris par Enenews ‒ qui rapporte une correspondance électronique entre des membres de la NRC (Nuclear Regulatory Commission, autorité de sûreté étatsunienne), les experts estimaient une semaine après l’accident que 100% du combustible de la piscine du réacteur 4, 50% de combustible du réacteur 3 et 25% du cœur n°2 étaient partis en fumée. La quantité énorme de combustible que cela représente ‒ pas moins de 336 tonnes ‒ ne laisse guère de doute sur la contamination massive du Japon (1) et celle qui a suivi sur les îles du Pacifique et l’Alaska.
 

 
 
 
Présentation de cette chanson dans YouTube, avec traduction française :
 
« Professor Busby performs his song about the reporters, authors, presenters and celebrity columnists who write about nuclear energy and how radiation from environmental contamination like that from Fukushima and Chernobyl is harmless. He implicitly attacks them for lack of knowledge, lack of research, cherry-picking of data and supporting experts, stupidity, bias, manipulation, corruption, cowardice, and criminal irresponsibility. Guitar is a 1937 Gibson Kalamazoo. Location is the Green Audit Lab in Wales (www.greenaudit.org). For more songs see www.myspace.com/christobusby

Professeur Busby joue sa chanson sur les journalistes, les auteurs, les présentateurs et les chroniqueurs people qui écrivent sur ​​l'énergie nucléaire en prétendant que le rayonnement de la contamination de l'environnement comme celui de Tchernobyl et de Fukushima est inoffensif (*). Il les attaque implicitement pour leur manque de connaissance, le manque de recherche, de recueil de données et de soutien des experts, la bêtise, les préjugés, les manipulations, la corruption, la lâcheté et l'irresponsabilité pénale. Sa guitare est une Gibson Kalamazoo 1937. Le lieu d’enregistrement est le laboratoire de Green Audit, au Pays de Galles. Pour plus de chansons, se reporter au site www.myspace.com/christobusby.
 
(* En mettant en gras cette phrase, j'insiste sur le fait qu'il ne critique pas les journalistes qui font leur boulot !)
 
 
Newspaper Man

I pity the newspaper man
Who cannot understand
The way that he's been tricked to lie
With methods underhand
Who takes his cues from falsity
From those who peddle death
Who cover up the truth of things
With each mendacious breath

Je plains l’homme des journaux
Qui ne peut pas comprendre
La façon dont il a été amené à mentir
Avec des méthodes sournoises
Qui prend ses sources du faux
De ceux qui colportent la mort
Qui couvrent la vérité des choses
Avec chaque souffle mensonger

I pity the newspaper man
Who waves his arms and smiles
Whose arguments construct his truths
With journalistic guile
Who carefully selects his source
To back his twisted cause
Whose face reveals his inner pain
His falseness and his flaws

Je plains l’homme des journaux
Qui agite les bras et sourit
Dont l’argumentation construit ses vérités
Avec des astuces journalistiques
Qui sélectionne soigneusement ses sources
Pour sauvegarder sa cause tordue
Dont le visage révèle sa douleur intérieure
Sa fausseté et ses défauts

I pity the newspaper man
His every living hour
His isolated loneliness
His emptiness and power.
The man who as a columnist
Kills children every day
Who puts himself beyond attack
And hides himself away

Je plains l'homme des journaux
Chacune des heures où il vit
Sa solitude isolée
Son vide et son pouvoir.
L'homme qui, en tant que chroniqueur,
Tue des enfants tous les jours
Qui se met hors d'atteinte
Et se cache loin

I pity the newspaper man
In his eco-friendly house
Whose cowardice is plain to see
Whose totem is the louse
The man whose ignorance is clear
Who sells his soul for gain
Whose banner is stupidity
Whose badge a yellow stain

Je plains l'homme des journaux
Dans sa maison écologique
Dont la lâcheté est bien visible
Dont le totem est le pou
L'homme dont l'ignorance est claire
Qui vend son âme pour un gain
Dont la bannière est la bêtise
Dont l'insigne est une tache jaune

So leave him to the media hacks
And leave him to his friends
To those who push Uranium shares
And their own selfish ends
To experts who are bought and sold
Who lie with every breath
Whose project poisons all the world
With radioactive death
 
Donc laissez-le aux médias pirates
Et laissez-le à ses amis
Pour ceux qui poussent les parts de l’uranium
Et leurs propres fins égoïstes
Pour les experts qui sont achetés et vendus
Qui mentent à chaque respiration
Dont le projet empoisonne le monde entier
Avec la mort radioactive »
 
 
---------------------------------------------
 
Autre article de ce blog sur Christopher Busby
 
 
 
Interview récent de Christopher Busby par Mochizuki (langue anglaise)
 
 
 
---------------------------------------------
 
(1) Un rapport officiel sur la contamination du Japon vient d’être publié par le ministère de l’éducation, de la culture, des sports, de la science et de la technologie. Les mesures ont été réalisées par un hélicoptère, ce qui signifie qu’il faut considérer ces données comme largement sous-estimées pour la population puisque personne ne vit dans les airs ! Les radionucléides sont un peu en suspension dans l'air, mais surtout reposent au sol, et la population vit sur le sol, en particulier les enfants.
 
Voici une carte extraite de ce document, où ont été reportées les mesures concernant le césium 134 et 137 (j’ai ajouté les noms des préfectures en français). La contamination s'étend jusque la préfecture de Gunma ou la banlieue de Tokyo, à plus de 200 km de la centrale.
 
carte-contamination-japon-ministere-octobre-2011.jpg

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 00:52

275px-Plutonium_pellet.jpgBizarrement, le monde continue à ignorer les coriums de Fuklushima. Le mot corium reste tabou, certains préférant même parler de cœurs fondus plutôt que d’utiliser le mot interdit. Le monde nucléaire n’est pas loin de réécrire l’histoire…

Non seulement les coriums n’existeraient pas, mais l’explosion qui avait été entendue dans le bâtiment de l’unité 2 serait aujourd’hui remise en cause par Tepco. On trouve du plutonium jusqu’à des dizaines de kilomètres de la centrale, mais finalement on décide de ne plus le rechercher. Une manière aussi d’effacer sa présence, et de ne plus parler de tout ce qu’a produit la catastrophe de Fukushima.

Pour autant, cela ne doit pas nous empêcher de revenir sur les combustibles qui étaient présents au moment de l’accident. On est toujours en droit de se demander quelle est leur quantité et de quoi ils sont composés. Et en particulier le chargement du cœur n°3, formé en partie de MOX, ce combustible fabriqué en France constitué d’un mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium.

 

1163463 3 97dd chargement-du-mox-sur-le-pacific-heron-a

Chargement de MOX français en 2009 à Cherbrourg (source Le Monde)

 

 

1. La question du MOX

 

Selon l’excellent article d’Andrea Fradin « [Révélations] Areva au cœur du réacteur de Fukushima », un porte-parole d’Areva confirmait en mars l’implication de l’entreprise française dans la centrale de Fukushima, indiquant que “le réacteur 3 fonctionnait avec 30% de MOX” (1).

 

Or, si l’on s’en tient aux données brutes fournies par Tepco sur les combustibles de la centrale accidentée, il y avait, au moment du séisme du 11 mars 2011, 548 assemblages dans le cœur du réacteur 3. Et 30% de 548, cela fait 164 assemblages de MOX.

 

Pourtant, d’après Bertrand Barré, conseiller scientifique d’Areva, « le réacteur 3 de la centrale de Fukushima ne contient que 32 assemblages de MOX ».

 

Tout d’abord, le terme « que » est malheureux dans le contexte de la catastrophe actuelle, vis-à-vis de toutes les personnes contaminées actuellement au Japon. Car 32 assemblages d’environ 172 kg, ça fait tout de même 5,5 tonnes du combustible le plus dangereux de la planète, car contenant plus de 300 kg de plutonium. Sa toxicité est extrême, puisque sa dose létale est de l'ordre du microgramme. 300 kg équivaut donc à 300 milliards de doses mortelles.

 

Mais 164 assemblages, c’est une autre mesure, ça correspond à 28 tonnes de MOX, contenant près de 1700 kilogrammes de plutonium !

 

Alors qui dit vrai ? Areva pris de court interrogé par OWNI le lendemain de la catastrophe ou Areva à tête reposée qui ne peut pas dire autre chose parce que c’est la quantité maximale pour laquelle le réacteur 3 de Fukushima Daiichi est homologué auprès de l'AIEA ?

On peut aussi poser cette question autrement : qui dit faux ? L’article d’OWNI ou le conseiller scientifique d’Areva ?

 

section-1-methode-transport

Caisson de transport pour MOX (document Areva)

 

Quant aux proportions exactes du plutonium dans le MOX utilisé à Fukushima Daiichi, rien n’est clair. Areva elle-même sème le trouble et, sous couvert de transparence, laisse paraître au contraire de grandes incertitudes : « Sa seule différence avec le combustible nucléaire de base, fabriqué uniquement avec de l'uranium et appelé combustible UO2, réside dans le fait que le combustible MOX contient une faible proportion de plutonium mélangé avec de l'uranium (MOX signifie Mélange d'OXydes d'uranium et de plutonium). La proportion de plutonium varie selon le type de combustible : elle est généralement comprise entre 5 et 10 %. » (lien)

« Constitution d’un mélange primaire, à partir de poudres d'oxyde de plutonium, d'oxyde d'uranium appauvri et de "chamotte" obtenue à partir de pastilles de rebut. De l’uranium appauvri est ajouté à ce mélange primaire afin d'obtenir la teneur précise requise par les clients. Ce mélange final est appelé mélange secondaire. La teneur en plutonium de l'assemblage combustible - peut varier de 3 à 12% - en fonction des spécifications du Client.» (
lien)

Dans les deux citations, bien qu’Areva ne soit pas d’accord avec lui-même, il s’agit bien d’un mélange d’oxydes, et la moyenne du taux de plutonium est 7,5 %. Mais l’IRSN donne encore une autre fourchette : « La production du mélange secondaire : de l’oxyde d’uranium est ajouté au mélange primaire pour obtenir la teneur en plutonium recherchée, entre 5 et 12,5 %, selon les besoins des réacteurs. » (
lien)

Donc officiellement, la teneur en plutonium peut varier avec un facteur 1 à 4, ce qui, pour les quantités considérables de combustible en jeu, donne une fourchette extrêmement large : dans le cas d’un chargement à 6 % de MOX (32 assemblages), nous obtenons entre 165 et 688 kg de plutonium. Dans le cas d’un chargement à 30 % de MOX (164 assemblages), nous obtenons entre 850 kg et 3,5 tonnes de plutonium !

 

 

2. La question des quantités de combustible dans les cœurs

 

Selon un rapport en japonais diffusé en août 2011 concernant le maintien de l'arrosage des réacteurs n°1, 2 et 3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, il y aurait 120 tonnes de combustible dans le réacteur n°1, et 164 tonnes dans les réacteurs 2 et 3 (2).

Or ces données ne correspondent pas avec celles connues par les autorités nucléaires au moment de l’accident.

Elles ne correspondent pas plus à celles fournies par Tepco à l’ambassade de France au Japon en 1999.

Voici un tableau résumant ces différentes données.

 

 

réacteur 1

réacteur 2

réacteur 3

1999

78 t

105,4 t

102,5 t

2010

69 t

94 t

94 t

août 2011

120 t

164 t

164 t

 

On le voit, les différences sont énormes. Et incompréhensibles. Peut-on surcharger un cœur de 50 tonnes de combustible ?

Avec les données d’août 2011, les infos de l’article d’OWNI (30 % de MOX pour le cœur n° 3) et le taux maximum de plutonium dans le MOX (12,5 %), on arrive à une masse de plutonium invraisemblable : 6 tonnes !

 

Et 6 mois après la catastrophe, on ne possède toujours pas d’information fiable à ce sujet (3). Inexplicable. Les autorités nucléaires vont-elles encore longtemps se ridiculiser en autorisant Tepco à rester dans le flou ?

 

 

3. La question des entreposages à sec

 

Ils sont appelés « dry casks » (littéralement « fûts secs »). On appelle ce stockage en français un entreposage « en châteaux », car d’habitude, les fûts cylindriques sont placés verticalement, ressemblant à des tours. Mais à Fukushima Daiichi, les containers sont stockés horizontalement. A l’origine, ce type de stockage était utilisé uniquement pour le transport, mais en 1994, la licence a été modifiée pour qu’ils puissent aussi servir pour le stockage permanent, ce qui a été réalisé à partir de 1995.

 

dry cask dessin

Dry cask

 

dry cask

Dry cask

 

Les parois des dry casks forment un blindage contre les rayonnements et la chaleur est transférée à l'air ambiant par conduction.

Il existe deux types de containers, des larges et des moyens, tous deux d’une longueur de 5,60 m. Les larges (diamètre 2,40 m) peuvent contenir 52 assemblages tandis que les moyens (diamètre 2,20 m) peuvent en contenir 37. A Fukushima, il y a 9 dry casks, 5 larges et 4 mediums. 11 containers supplémentaires étaient en préparation en novembre 2010, mais on ne sait pas s’ils avaient déjà été conditionnés en mars 2011.

 

Un bâtiment est consacré à l’entreposage des dry casks. Il est situé en bordure de mer, entre les réacteurs 1 et 5. A cause de sa position basse, ce bâtiment a été inondé entièrement lors du tsunami du 11 mars 2011. Mais il ne semble pas que cela ait provoqué de problème particulier.

 

batiment dry cask

Bâtiment pour le stockage des dry casks

 

Venons-en à la question. On sait par un document de l’ambassade de France au Japon qu’en 1999, les unités 4, 5 et 6 entreposaient du combustible usé dans des châteaux, en plus du combustible entreposé dans les piscines. On peut supposer que cela était dû à un manque de place, les piscines ayant une capacité limitée. Tepco envisageait ainsi la construction d’un plus grand centre de stockage pour solutionner ce manque de place chronique pour le combustible usé. 

La question qui se pose est de savoir si du combustible entreposé en châteaux était encore présent dans les bâtiments des unités 4, 5 et 6 le jour de l’accident.

 

 

4. La question du combustible stocké en piscine

 

Il existe 7 piscines de stockage de combustible usé à Fukushima Daiichi. Une dans chacune des 6 unités, et une piscine commune, située à 40 mètres à l’ouest de l’unité 4.

 

plan centrale fukushima daiichi

Plan de situation des différentes piscines du site

 

Environ 700 assemblages de combustible usé étaient générés chaque année à Fukushima Daiichi, soit environ 120 tonnes qu’il fallait laisser en piscine pour les faire refroidir.

Voici un tableau qui résume les différentes manières de stocker le combustible dans cette centrale :

 

Méthode de stockage

 

Quantité de stockage

(nombre d’assemblages en mars 2010)

Capacité (installations existantes)

Piscine de combustible usé à chaque réacteur

3450

8310

Entreposage à sec

408

408

Piscine commune

6291

6840

total

10149

15558

 

La piscine commune du site de Fukushima Daiichi est en service depuis 1997. Elle mesure 12 m sur 29 et a une profondeur de 11 m.

Les assemblages sont rangés dans des caisses par 90. On peut ranger 76 caisses dans le fond de cette piscine, ce qui lui donne une capacité maximale théorique de 6840 assemblages.

 

piscine commune

La piscine commune de Fukushima Daiichi

 

piscine commune dessin

Caisse et stockage dans la piscine commune

 

picine commune dessin

Ecorché du bâtiment de la piscine commune

 

Pour résoudre le problème de manque de place, on a augmenté la capacité des piscines de combustible usé en pratiquant le re-racking, c’est-à-dire en réduisant les espaces entre les caisses dans les piscines.

 

Le re-racking nécessite le remplacement des caisses conventionnelles par des caisses à haute densité, traitées pour l'absorption des neutrons. Cette technique permet une augmentation de la capacité de stockage d’une piscine de 40% à plus de 100% selon les situations. Mais avant d’effectuer un re-racking, il est d'abord nécessaire de vérifier que la structure de la piscine est capable de supporter le poids supplémentaire impliqué. Comme cette méthode est la plus simple et la moins chère, le re-racking a déjà été largement utilisé dans les centrales japonaises. Il faut noter toutefois que cette pratique n’avait pas été prévue à la conception des bâtiments et qu’elle met de fait les installations en surcharge, car l’uranium a une densité 19 fois supérieure à celle de l’eau.

Les questions qui se posent aujourd’hui sont les suivantes : est-ce que les tonnages officiels des combustibles en piscine prennent en compte l’utilisation du re-racking ? quel est le pourcentage d’augmentation de stockage par re-racking à Fukushima Daiichi ? et est-ce que les piscines associées aux réacteurs ‒ il faut le rappeler, perchées à 20 mètres au dessus du sol ‒ sont assez solides pour supporter de telles masses sans être affectées à long terme, surtout avec les secousses régulières dues aux tremblements de terre ?

 

 

Conclusion

 

Difficile de conclure : quand on cherche des données fiables et référencées, on tombe immanquablement sur des approximations et sur des contradictions, voire des impossibilités physiques (les cœurs ont-ils pu être aménagés pour être surchargés ?). Cette petite enquête apporte ainsi plus d’interrogations qu’elle n’en résout car ces questions restent en effet en suspens :

 

- Quel est le pourcentage réel d’assemblages de MOX dans le cœur du réacteur 3 : 30 % ou 6 % ?

- Quel est le pourcentage réel de plutonium dans le MOX utilisé dans le réacteur 3 de Fukushima Daiichi ?

- Quelles quantités réelles de combustibles se trouvaient dans chacun des réacteurs et des piscines ?

- Comment peut-on expliquer les différences de tonnages de combustible fournis par l’ambassade de France au Japon en 1999 et par Tepco en 2010 et 2011 ?

- Du combustible entreposé en châteaux était-il encore présent dans les bâtiments des unités 4, 5 et 6 le jour de l’accident ?

- Quelles sont les caractéristiques de l’utilisation du re-racking à Fukushima Daiichi ?

 

Si Tepco souhaitait devenir une entreprise crédible, il faudrait qu’elle commence, entre autres, par répondre à ces questions. Tant que la lumière ne sera pas faite sur la réalité de la centrale au moment de l’accident, l’énergie nucléaire restera cette énergie du secret, car pour l’instant, sa communication relève plus des pratiques de la grande muette que d’une entreprise responsable devant la société civile.

 

 

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(1) Cette information est totalement plausible, car en 2008, le Japon lançait la construction de la centrale d’Ohma qui devrait démarrer avec 30% de MOX. Elle devrait être opérationnelle en 2014.

Voir : http://www.sfen.org/La-Commission-Europeenne-se

Mais on peut aussi imaginer qu’il s’agit d’une erreur de transcription. Selon Areva, le MOX peut être chargé de différentes manières, à la demande du client. On peut se demander si, à Fukushima, le MOX n’était pas chargé à 30 % de plutonium, au lieu des 3 à 12 % annoncé officiellement par Areva. Selon certains, le MOX pourrait même dans certains cas être chargé à 100 % de plutonium…

 

(2) Voir le document original et sa traduction.

 

(3) Un député japonais, Kono Taro , donne des tonnages encore différents… Dans cette page, il fait l’inventaire des combustibles des centrales nucléaires du Japon :

http://www.taro.org/2011/05/post-1017.php

 

 

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Sources :

 

L’article d’Andréa Fradin du 15 mars 2011 dans OWNI.fr, « [Révélations] Areva au cœur du réacteur de Fukushima »

http://owni.fr/2011/03/15/revelations-areva-au-coeur-du-reacteur-de-fukushima/

La page d’Areva.com du 15 avril 2011, « Quelles solutions pour Fukushima ? »

http://www.areva.com/ajaxpub/Dialog/DetailQuestion.aspx?idQuestion=749

« Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi : toutes les données sur les réacteurs et les combustibles », article du 20 mai 2011 publié dans ce blog

http://fukushima.over-blog.fr/article-centrale-nucleaire-de-fukushima-daiichi-toutes-les-donnees-sur-les-reacteurs-et-les-combustibles-74272123.html

Rapport de l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques No 612 (1997 / 1998)

http://www.senat.fr/rap/o97-612/o97-61222.html

Sources pour le chapitre 3 :

http://www.nrc.gov/waste/spent-fuel-storage/pools.html

http://www-pub.iaea.org/MTCD/publications/PDF/Pub1398_web.pdf

Integrity Inspection of Dry Storage Casks and Spent Fuels at Fukushima Daiichi Nuclear Power Station - 16 novembre 2010 - Yumiko Kumano - Tokyo Electric Power Company

http://www.scribd.com/doc/51060557/Integrity-Inspection-of-Dry-Storage-Casksand-Spent-Fuels-at-Fukushima-DaiichiNuclear-Power-Station

 

 

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Autres articles du blog de Fukushima traitant de la question des combustibles :

Le plutonium de Fukushima Daiichi

Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi : toutes les données sur les réacteurs et les combustibles

Le corium de Fukushima (1) : description et données

Le corium de Fukushima (2) : effets et dangers

Radionucléides de Fukushima

 

 

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Remarque de l’auteur :

Si des lecteurs ont connaissance d’informations supplémentaires sur le sujet des combustibles de Fukushima Daiichi, je leur serai reconnaissant de laisser un commentaire qui complétera avantageusement la lecture de cet article.

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 23:42

6 mois après la catastrophe, plusieurs synthèses ou bilans ont été publiés ‒ ce blog s’en est déjà fait l’écho ‒ mais connaissez-vous les articles suivants ? Et les questions qui en découlent… connaissez-vous quelqu’un, 6 mois après les évènements, qui soit capable d’y répondre ?

 

Manifestation-Tokyo pics 809Japon : 6 mois après le cauchemar

par Kibo Promesse

http://kibo-promesse.org/2011/09/japon-6-mois-apres-le-cauchemar/

On communique très vite sur le bilan humain et financier de la catastrophe : Il y aurait plus de 28.000 morts et disparus, près de 300.000 réfugiés, plusieurs centaines de milliards de dollars de dégâts et 25 millions de tonnes de déchets. Cependant, le gouvernement et TEPCO ne communiquent pas sur le nucléaire. Pire : La désinformation s’organise au plus haut, tous gouvernements confondus, pour minimiser l’ampleur de la catastrophe. 

(…)

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20110908p2a00m0na021000p size5Samedi-sciences (9): Fukushima six mois après

par Michel de Pracontal

http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-de-pracontal/100911/samedi-sciences-9-fukushima-six-mois-apres

Pour avoir parlé de « villes fantômes » à propos des communes proches de la centrale de Fukushima Daiichi, le ministre de l'industrie japonais, Yoshio Hachiro, vient d'être contraint à présenter sa démission. Si l'expression a choqué, elle reflète hélas la situation concrète d'une zone où ne vivent plus que des animaux sauvages et des plantes, et où certains sites sont si contaminés qu'ils ne seront pas habitables dans un avenir prévisible. 

(…)

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27030 52341Fukushima, 6 mois après : un quotidien irradié

par Greenpeace

http://energie-climat.greenpeace.fr/fukushima-6-mois-apres-un-quotidien-irradie

Vivre, chaque jour : avoir un toit, à manger, aller au bureau, à l’école, se promener … ces choses tellement banales vues d’ici, et qui sont pourtant tellement compliquées à Fukushima, 6 mois après …

(…)

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217864 0201627001124 webDossier : Fukushima, 6 mois après

par Yann Rousseau et Nicolas Barré

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/dossier/0201626928229-fukushima-6-mois-apres-217864.php

Six mois après avoir assisté impuissant à la destruction des 4 réacteurs de sa centrale de Fukushima-Daiichi, l'opérateur Tepco espère toujours reprendre le contrôle du site avant la fin janvier 2012. Le retraitement d'importantes quantités d'eau contaminée qui compliquent l'accès du site s'est accéléré. L'inquiétude de la population grandit sur une possible contamination de la nourriture. Le gouvernement a refusé les contrôles systématiques des légumes ou de la viande produits près de la centrale.

(…)

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onegai012Fukushima : 6 mois de suicidaire censure.

par l’AIPRI

http://aipri.blogspot.com/2011/09/fukushima-6-mois-de-suicidaire-censure.html

Plus de six mois se sont écoulés depuis la plus grande catastrophe nucléaire civile qu’ait connue l’humanité et l’on est toujours dans l’expectative de ces indispensables données nucléaires objectives qui permettraient de prendre la mesure si non exacte du moins approchée du désastre. Ces données que les instances nationales et internationales censurent diligentement, sans hélas, amen, empêcher leurs poumons, les poumons de leurs fidèles alliés et de leurs fidèles banquiers, les poumons de leurs ennemis jurés, les poumons de leurs enfants et petits enfants très chéris de s’encrasser d’insoluble et artificielle radioactivité particulaire ambiante, ces données l’Aipri les a réclamées vainement dès les premiers jours.

(…)

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L’article de l’AIPRI se termine sur plusieurs questions pertinentes que je trouve intéressant de reproduire ici :

 

Question 1. Quel était le taux de combustion moyen des carburants nucléaires des centrales « accidentées »  (fondues) ?

 

Question 2.  Quelle quantité exacte de MOX contenait la centrale n°3 ?

 

Question 3. Combien de milliers de tonnes de carburant « éteint » (mais désormais fondu en grande partie) sont-elles stockées à Fukushima ? 2800 tonnes ou bien 9500 tonnes comme le soutient un député japonais ?

 

Question 4. Quel est le taux de combustion moyen de ces déchets ? Les chiffres que l’on trouve dans la littérature scientifique qui dans le passé analysa ces déchets vont, grosso modo, de 24 à 42 GwJ/t.

 

Question 5. Combien « pesait » le panache initial, d’environ 210 mètres de haut pour 40 mètres de diamètre, de la seconde explosion ?  A savoir combien de tonnes de carburant « actif et/ou éteint » ont-elles été projetées dans l’environnement ?

 

Ce ne sont pas les seules questions que l’on se pose sur Fukushima, il y en a bien d’autres comme celles-ci :

 

6. Pourquoi Tepco interdit à ses employés de parler à des journalistes ?

 

7. Quelle était le taux de radioactivité des 11500 tonnes d’eau rejetées dans le Pacifique en avril ?

 

8. Pourquoi les employés d’Areva ont-ils tous quitté le Japon quand la centrale a explosé ?

 

9. Pourquoi les pastilles d’iode n’ont-elles pas été distribuées à tous les habitants de la zone contaminée ?

 

10. Pourquoi les zones d’évacuations sont-elles concentriques alors que la contamination des sols ne l’est pas ?

 

11. Pourquoi on n’évacue pas certaines zones habitées alors qu’elle sont autant contaminées que certaines zones évacuées à Tchernobyl ?

 

12. Pourquoi on fait subir aux enfants de Fukushima le même taux de radiation que les travailleurs du nucléaire ?

 

13. Pourquoi Tepco n’a jamais diffusé les vidéos des explosions des unités 2 et 4 ?

 

14. Pourquoi Tepco ne répond à la question de l’AIEA concernant la découverte de Technetium ?

 

15. Pourquoi la France refuse de communiquer les mesures réalisées par le réseau international de surveillance de la radioactivité dans l'air ?

 

16. Quelle a été la mission des 140 militaires experts en risques nucléaires qui sont intervenus en mars et qu’ont-ils découvert ?

 

17. Quel était le pourcentage de plutonium dans le MOX utilisé dans le réacteur n°3 ?

 

18. Pourquoi Tepco ne parle jamais des coriums ?

 

19. Pourquoi certains ouvriers de la centrale n’ont pas été enregistrés et pourquoi d’autres ne portaient pas de dosimètres ?

 

20. Pourquoi le gouvernement japonais veut-il limiter l’utilisation des compteurs Geiger ?

 

21. Pourquoi 6 mois après la catastrophe on se pose encore tellement de questions ?

 

Amis lecteurs, si vous avez d’autres questions restées sans réponse, mettez-les en commentaire. Peut-être d’autres lecteurs pourront y répondre ?

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 15:17

  

Une série de secousses a eu lieu hier dans la région de Fukushima, mais suivant les sites de veille des tremblements de terre, les informations sont plus ou moins précises. D’après un site japonais qui a relevé des secousses proches de la centrale de Fukushima Daiichi, il a été émis l’hypothèse que le corium pourrait être un facteur déclenchant d’explosions de vapeur. N'ayant aucune information sur la localisation et l’état des coriums, il semble prématuré de rendre cette matière magmateuse responsable de séismes sous la centrale. En revanche, les nombreuses secousses qui ont eu lieu hier dans la région sont très inquiétantes, car l’état de la centrale de Fukushima Daiichi est loin d’être satisfaisant, et sa position sur une faille géologique la rend extrêmement vulnérable.

 

 

tremblement-3.jpg

Relevé des secousses près de la centrale

source : http://fukushima-diary.com/2011/09/breaking-news-explosion-underground/

 

D’après le site Japan Quake Map, l’épicentre du séisme d’hier se situait à 40 km au sud de la centrale, à l’ouest de la ville d’Iwaki.

 

tremblement-2.jpg

carte tirée de Japan Quake Map

 

 

Cette information est confirmée par le site de relevés des tremblements de terre Emergency Yahoo : 12 secousses ont eu lieu dans la préfecture de Fukushima (Fukushima Hamadori) dans la seule journée d’hier (pour la France, 29 septembre 2011 ; pour le Japon, à cheval sur le 29 et le 30).

 

Elles sont répertoriées comme suit :

lien

heure - date

coordonnées

profondeur

magnitude

3 heures, 46 minutes 30 Septembre, 2011

Environ 3 heures 42 minutes 30 Septembre 2011

37,1N 140,9E

10 km

3,5

2 heures 55 minutes 30 Septembre 2011

Environ 2 heures 51 minutes 30 Septembre 2011

37,1N 140,9E

10 km

2,8

1 heure 58 minutes 30 Septembre, 2011

Environ 1 heure 54 minutes 30 Septembre, 2011

37,1N 140,8E

peu profond

4,2

31 minutes à minuit 30 Septembre, 2011

Aux alentours de minuit le 27 Septembre 30, 2011

37,1N 140,9E

10 km

2,6

22 heures 45 minutes 29 Septembre 2011

Environ 22 heures 41 minutes 29 Septembre 2011

37,1N 140,8E

peu profond

3,3

58 minutes 29 Septembre 2011 21:00

Environ 54 minutes 29 Septembre 2011 21:00

37,1N 140,8E

10 km

2,9

34 minutes 29 Septembre 2011 21:00

Environ 29 minutes 29 Septembre 2011 21:00

37,1N 140,9E

10 km

3,7

41 minutes 29 Septembre 2011 20:00

Environ 37 minutes 29 Septembre 2011 20:00

37,1N 140,9E

10 km

3

07:20 minutes 29 Septembre 2011

Aux alentours de 3h20 sur le 29 Septembre, 2011

37,1N 140,8E

peu profond

3,7

19 heures 44 minutes 29 Septembre 2011

Environ 19 heures 40 minutes 29 Septembre 2011

37,1N 140,8E

10 km

2,8

18:19 minutes Septembre 29, 2011

Aux alentours de 13h19 le 29 Septembre, 2011

37,1N 140,8E

10 km

2,9

17:19 minutes Septembre 29, 2011

Aux alentours de 8h19 sur le 29 Septembre, 2011

37,1N 140,9E

peu profond

2

 

tremblement-de-terre-29-30-septembre-2011.jpg

Situation des épicentres avec Google Earth : repères A et B

 

La localisation des épicentres est également à 40 km au sud de la centrale de Fukushima Daiichi, à proximité de la ville d’Iwaki.

Rien à voir donc avec un tremblement de terre qui aurait eu lieu sous la centrale, même si des répliques ont été ressenties près du site nucléaire.

 

Quoi qu’il en soit, les tremblements de terre de la région de Fukushima sont à hauts risques pour au moins trois raisons :

 

1) La piscine attenante au réacteur n°4 est pleine à craquer de combustible : pas moins de 264 tonnes (229 tonnes de combustible usé et 35 tonnes de combustible neuf). Or cette piscine est située à 20 m au dessus du niveau du sol, et le bâtiment qui la soutient est en piteux état. En effet, celui-ci a subi plusieurs explosions : le 14 mars, le bâtiment a été méchamment déformé à cause du souffle de l’explosion de l’unité 3, puis le 15 mars, le hall d'opération de l’unité 4 a été victime de deux grosses explosions qui ont causé deux brèches d’environ 8 mètres de large sur l’enceinte extérieure du bâtiment abritant le réacteur et à 9 h 38, une explosion a eu lieu, suivie d’un incendie de la piscine de stockage du combustible.

 

110411_1f_7.jpg

L'unité 4 : un bâtiment fragilisé.

 

La piscine menaçant de s’effondrer, Tepco l’a consolidée dans les mois qui ont suivi avec des poutres métalliques supplémentaires et du béton. Mais rien ne dit si elle pourrait supporter un nouveau tremblement de terre de même magnitude que le 11 mars 2011.

Dans le cas où elle s’effondrerait, l’IRSN a estimé que la zone d’évacuation autour de la centrale devrait être d’au moins 60 km de rayon, et que plus personne ne pourrait rester travailler à la centrale à cause de la trop forte radioactivité qui y régnerait : il pourrait en effet y avoir un débit de dose de plusieurs centaines de Gray/h sur 1 km à la ronde (source).

 

110730 1

Piscine de l’unité 4 : consolidations (photo Tepco)

 

A partir de ce moment, plus rien ne serait contrôlable, et il faudrait probablement évacuer le nord et le centre du Japon de toute urgence, car les évènements dramatiques s’enchaîneraient les uns après les autres : les autres piscines ne pourraient plus être refroidies puisque les hommes auraient déserté le site. Ce ne serait alors plus une mais 7 piscines qui seraient en perdition. Les 6 autres piscines perdraient leur eau par évaporation au bout de quelques jours ou quelques semaines et les 1700 tonnes de combustible qu’elles contiennent commenceraient à brûler ‒ à ciel ouvert pour 3 d’entre elles. C’est alors l’hémisphère nord entier qui serait touché durablement par un panache hautement radioactif.

 

Etant donné les conséquences planétaires qu’entrainerait l’effondrement de cette piscine, il serait souhaitable que des experts internationaux indépendants viennent s’assurer directement sur site que cette piscine a fait l’objet de travaux de consolidation suffisants.

 

2) Le fait que la centrale de Fukushima Daiichi soit construite sur une faille est très inquiétant également. En effet, celle-ci, même ancienne, peut très bien être de nouveau active, vu l’intensité et le nombre de répliques constatées dans la région depuis le 11 mars. Le plus gros danger, après ceux connus pour les 4 réacteurs en perdition, vient de la piscine commune qui contient à elle seule 1097 tonnes de combustible usé. Elle a fait l’objet d’une grosse attention dans les études géologiques car la solidité de son socle devrait être sans faille, c’est vraiment le cas de le dire. Le moindre mouvement de terrain pourrait lui être fatal ‒ la piscine a une longueur de 29 mètres ‒ car une fuite massive d’eau par l’intermédiaire d’une fissure entrainerait le réchauffement immédiat des combustibles qui ont besoin continuellement d’être refroidis.

 

faille fukushima daiichi

Faille de Fukushima

 

Connaissant au moins depuis 2009 l’existence de cette faille, l’entreprise et les autorités de surveillance nucléaire ont pourtant choisi de l’ignorer. Aujourd’hui, il semble vraiment dangereux de vouloir continuer à entreposer le combustible usé sur le site de Fukushima Daiichi. Il serait raisonnable de prévoir à moyen terme de transférer ces tonnes de combustible vers un site de stockage plus sûr.

 

3) Un tsunami est toujours possible, et s’il arrivait qu’il s’en produise un de nouveau, les installations provisoires pour contenir le danger sur le site seraient rapidement mises hors service (toile qui est sensée stopper la radioactivité du réacteur 1, usine de retraitement de l’eau de refroidissement des piscines et des réacteurs). La construction d’une digue sur la côte devrait donc être aussi une priorité.

 

On comprend ainsi les inquiétudes et le stress des Japonais qui vivent au quotidien avec cette menace permanente, en plus de la contamination radioactive à gérer. De nouvelles cartes des terres contaminées viennent de paraître, et l’on constate en les observant que plus on réalise de mesures, plus l’étendue de la pollution radioactive est grande : certains points chauds sont situés à plus de 100 km de la centrale… Malgré cela, à partir d’aujourd’hui 30 septembre 2011, le gouvernement japonais demande aux évacués de la zone 20-30 km de retourner vivre chez eux. En prenant cette décision, l’Etat nippon décide donc de ne plus protéger une partie de sa population qui va participer de facto à une expérimentation sur les effets de la radioactivité à faible dose sur la santé humaine.

 

Laurent Mabesoone, résidant au Japon et créateur du mouvement du ruban jaune, 脱原発アピールの黄色いリボン Yellow ribbon against nuclear power, a réagi en envoyant un courriel de protestation au ministère de l’environnement :

 

"La décision de votre ministère de ne pas décontaminer les sols a proximité de la centrale de Fukushima 1, là où les radiations ne dépassent pas 5 millisieverts par an, est une décision insensée. La norme internationale est de 1 millisievert par an. Encore une fois, votre politique fait en sorte de laisser vivre les habitants de Fukushima dans la discrimination. Ceci s'oppose même à la Constitution de ce pays, qui garantit l'égalité des citoyens. Pire : vous prétextez d'un "manque de moyens financiers" ! C'en est trop. Vous savez certainement que M Shimizu, ancien PDG de la Tepco s'apprête à recevoir une prime de départ a la retraite de 500 millions de yens (environ 5 millions d'euros). Eh bien, que cet homme reverse tout son argent a la décontamination de ladite zone ! Maintenant, la première priorité dans ce pays, c'est la protection de la vie des citoyens de Fukushima. Si vous prétendez que le Japon est un Etat de droit, respectez la norme de 1 millisievert par an ! Respectez le droit a l'égalité des habitants de Fukushima !"273844_100002199562749_33240_n.jpg

 

 

 

 

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 00:47

Le site de Mochizuki rapporte les propos tenus par un employé de Tepco travaillant actuellement dans la centrale de Fukushima. Il se fait appeler Happy20790.

Voici ses tweets du 26 septembre, traduits en anglais puis en français. Ces courts textes nous montrent le quotidien de ces travailleurs de l’impossible

 

source :

http://fukushima-diary.com/2011/09/breaking-news-high-level-of-radiation-is-making-hydrogen-from-h2o/#.ToB_UxtVxGQ.facebook

 

 

今日も無事帰って来ましたっ。1号機の原子炉建屋は今日も作業中止でし。先週、可燃性ガス測定器で4%Maxって言ったけどまさかの100%越え(*_*)今ある測定器は可燃性ガスを計るものだから水素単体はわからないけど東電はほとんどが水素だろうだって言ってる。

I managed to come back safely today. We couldn’t work at reactor 1 today, again. Last week,they said they detected 4% of hydrogen but it turned out to be over 100%. The current measurement tool is to detected only flammable gas, but Tepco says probably it is all hydrogen.

J’ai réussi à revenir sain et sauf aujourd’hui. Une nouvelle fois, nous ne pouvions pas travailler au réacteur 1 aujourd’hui. La semaine dernière, ils disaient qu’ils avaient détecté 4% d’hydrogène mais il semble que ce soit 100%. L’outil de mesure actuel sert seulement à détecter du gaz inflammable, mais Tepco dit que tout est probablement de l’hydrogène.

 

配管切んなくて良かった~。あり得ない事だけど、最初の工程には測定なんて項目なくて前日に決まったから、ヤバかったよ。水素単体の測定器は今1Fにはなくて、28日に準備出来る予定なんだ。2829日に測定出来ると思う。結果は明らかだけどね。

We would have been all dead if we cut of the pipe. Unbelievable story, but as our original schedule, we didn’t plan to check the presence of flammable gas. The process was added the day before the day. It’s so scary.

The measurement tool to detect only hydrogen is not in Fukushima plant right now.

It’s coming on 9/28. We are to measure it on 28th or 29th but the result is already obvious. Most of the gas is hydrogen.

Nous aurions été tous morts si nous avions coupé le tuyau. Incroyable histoire, mais comme le voulait notre programme à l’origine, nous ne prévoyions pas de détecter la présence d’un gaz inflammable. Cette procédure a été ajoutée la veille. C’est trop effrayant.

L’outil de mesure pour détecter uniquement l’hydrogène n’est pas à Fukushima actuellement. On l’aura le 28 septembre. Nous mesurerons ça le 28 ou le 29, mais le résultat est déjà évident. Beaucoup d’hydrogène.

 

その後は窒素置換して窒素パージしながら切断する計画を検討してる。空気中の酸素濃度は18%位だから空気に触れても爆発だから凄く怖いんだけど。窒素も大量に使うから酸欠事故も心配だし

Then we are going to inject nitrogen to cut out to pipes. But normal air contains 18% of oxygen, which is enough to cause a hydrogen explosion even without fire. It’s so scary. Injecting nitrogen may also cause lack of oxygen..

Alors nous sommes en train d’injecter de l’azote afin de pouvoir couper les tuyaux. Mais l’air normal contient 18% d’oxygène, ce qui est assez pour causer une explosion d’hydrogène, même sans feu. C’est tellement effrayant. Injecter de l’azote peut causer aussi un manque d’oxygène….

 

水素が配管内に溜まってるのは事故当初のものが抜けてないやつや、新たな水素が溜まってと両方の理由があるみたい。新たな水素は色々な情報によると、どうも燃料被覆管のジルカロイの反応ではなくて水蒸気が高線量を浴びると水素が発生するみたい。

They say there are two possibilities why there’s so much hydrogen remain there still.

(1) Some of it remained even after the hydrogen explosion.

(2) New hydrogen came out ..

From looking at variety of information, it seems like it’s not from the (thermal) Zircaloy reaction.

It’s probably that high radiation is producing hydrogen out of H2O.

Ils disent qu’il y a deux possibilités qui expliquent pourquoi il y a tant d’hydrogène qui se trouve encore là.

(1) De l’hydrogène qui serait resté même après l’explosion.

(2) Du nouvel hydrogène

A la lumière de différentes informations, il semble que cela ne provient pas de la réaction thermique avec le zirconium.

 

どこにどれだけ溜まってるかわかんないから大変だよ。原子炉建屋だけじゃなくてタービン建屋の配管だって危ないし。凄い配管の量だよ。対象配管だけアイソレ(仕切る)出来ればいいんだけど、仕切れる(アイソレ)バルブも壊れてるし、健全でも気体を止めるには難しいし

It’s impossible to know how much hydrogen is stocked and where. It could be everywhere. and the amount of the pipes are crazy..If we can identify the pipe that has hydrogen inside, we could isolate the part but the valves are broken and it’s not enough to stop gas.

C’est impossible de savoir combien d’hydrogène est stocké et où. Il pourrait être partout. Et il y a un nombre invraisemblable de tuyaux. Si nous pouvions identifier le tuyau dans lequel il y a de l’hydrogène, nous pourrions isoler la partie mais les valves sont cassées et ce n’est pas suffisant pour stopper le gaz.

 

東電は対象配管だけなんとか対応して工事進めるみたいだけど、作業側としては先に全体をなんとかしないとって考えるけど多分無理なんだろうな。

Tepco is planning to do with only the “troubled” pipes, but from the view of us, actual workers, we want them to check the whole plant first..

Tepco prévoit de faire avec seulement les tuyaux «troublés», mais de notre point de vue, nous les travailleurs réels, nous voulons qu'ils puissent d’abord vérifier l'ensemble de l’usine.

東電は1号機爆発の時も絶対爆発は無いって言ってオイラ達は2号機の中の作業、自衛隊や消防はヤード作業してた時にドドドッカーンてきたからなぁ。自衛隊は東電信じないって撤退しちゃうし。あれがなきゃもっと自衛隊手伝ったかもなのに。

In the last explosion of the reactor 1, they told us there would never be an explosion. We were working at reactor 2, and fire fighters and self defense force were working at the yard, when it exploded.

–> then self defense force quit trusting Tepco anymore and they withdrew.

Dans la dernière explosion du réacteur 1, ils nous avaient dit qu'il n'y aurait jamais d’explosion. Nous étions en train de travailler au réacteur 2, et les pompiers et les forces d'autodéfense travaillaient dans la cour, quand il a explosé.
-> Alors la force d'autodéfense n’a plus eu confiance en Tepco et ils se retirèrent.

そんな今の現状で28日に避難準備区域が解除される。もう少し待てないのかなぁ。せめてカバーリングが出来るまで。最近ニュースも詳しく伝えないから危険性がわからないのかなぁ。汚染水処理だってサリーが止まったりまだまだ安心出来ないし

In this situation, they are going to lift the mandatory evacuating area on 9/28. They should wait at least until we finish making the cover for reactor 1.

Recently mass media don’t broadcast any details so they might not be afraid anymore. Even the water purifying system is broken and being stopped.

Dans cette situation, ils vont lever le domaine de l'évacuation obligatoire le 28 septembre. Ils devraient attendre au moins que nous ayons fini de faire la couverture pour le réacteur 1.
Actuellement les médias ne diffusent pas tous les détails de sorte qu’on ne peut plus avoir peur. Même le système de purification de l'eau est endommagé et a été arrêté.

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Conclusion : le corium est encore très actif. A son contact, l’eau est probablement craquée par radiolyse et donne de l’hydrogène et de l’oxygène, ce qui rend une explosion toujours possible sur le site.

 

 

En savoir plus : article de Philippe Mesmer dans Le Monde du 24 septembre 2011

 

Risque d'une nouvelle explosion d'hydrogène au réacteur 1 de Fukushima

 


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Mise à jour du 8 octobre 2011

 

Deux semaines plus tard, l'inquiétude des travailleurs est identique : ils arrivent à faire baisser le taux de ce gaz explosif, mais celui-ci remonte toujours. Tepco dit que c'est de l'hydrogène résiduel, alors que les travailleurs disent qu'il vient du sous-sol. La présence d'hydrogène rend la situation toujours dangereuse.

Source : http://fukushima-diary.com/2011/10/breaking-news-hydrogen-keeps-coming-up/

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 15:19

« Manifestation inédite à Tokyo » : très bon article de Christian Kessler sur le Japon aujourd’hui face à la menace permanente de la contamination radioactive ou d’un tremblement de terre à Tokyo.

 

 

blog-kessler.jpg.

 

Christian Kessler est historien, professeur à L’Athénée Français de Tokyo, et aux universités Musashi et Aoyama Gakuin (Tokyo), auteur notamment de « Le Petit Dictionnaire du Japon » (Desclée de Brouwer, Paris 1996).

 

« En vacances pour quelques jours en France cet été, je fus étonné du silence médiatique sur le tremblement de terre du 11 mars, le tsunami et la catastrophe nucléaire sans précédent au Japon. Pourtant, les médias occidentaux n’avaient pas lésiné sur la couverture du plus grand désastre du pays depuis Hiroshima et Nagasaki en 1945. Mais d’autres événements ont rejeté dans l’oubli une catastrophe qui, au Japon où je suis rentré, continue de faire la Une des quotidiens. Avec son lot de nouvelles, guère faites pour rassurer sur le futur proche.

 

Ainsi M. Christopher Busby, responsable scientifique au Comité européen des risques sur les radiations, a déclaré qu’à cent kilomètres de la centrale de Fukushima et même jusqu’à l’agglomération de Tokyo, les niveaux de radioactivité sont bien plus élevés que ne le disent les autorités japonaises en charge du dossier Fukushima. On aurait détecté dans la capitale même, en quelques endroits précis, des niveaux de radioactivité supérieurs à ceux de la zone d’exclusion de Tchernobyl ! Tokyo Electric Power Company (Tepco) a reconnu le 15 août que 200 millions de becquerels s’échappaient chaque heure des réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. Entre mars et fin juillet, les rejets totalisaient 1 milliard de becquerels par heure, toujours d’après Tepco.

 

Selon un comité scientifique affilié au gouvernement japonais (mais ce dernier ne reconnaît pas ses résultats), les rejets de césium des réacteurs de la centrale de Fukushima depuis mars sont égaux en volume à 168 fois ceux d’Hiroshima en août 1945 – comparaison fréquemment utilisée ici. Après les rejets massifs en mars, les vents, les pluies, le ruissellement ont dispersé d’importantes quantités d’isotopes aussi bien à l’ouest (Niigata), qu’au centre (Nagano), ou qu’à Tokyo. Près de chez moi, à Saitama (nord de Tokyo), on mesure 919 100 becquerels, alors que l’institut de radioprotection et de sécurité nucléaire avait fixé le seuil d’évacuation à 600 000 becquerels par mètre carré ! Pour Wataru Iwata, responsable du centre de mesure CRMS à Fukushima, « détecter les dépôts radioactifs qui sont dispersés sur une surface aussi énorme, prendra des années ».

 

Bref, de jour en jour, le citoyen ordinaire apprend que la situation est loin d’être sous contrôle. Malgré, il faut le reconnaître, un gros travail de Tepco. Avec des employés du groupe français Areva, l’entreprise cherche des solutions pour refroidir les réacteurs et commencer à envisager la construction des dômes de béton qui devraient un jour devenir le tombeau de ces réacteurs, dans dix ou quinze ans, quand ils seront définitivement décontaminés.

Dès mon retour à Tokyo, je ressens l’angoisse qui règne autour de moi, dans ce petit restaurant de quartier, par exemple, où l’on m’a vu arriver avec plaisir. Ouf, le Français n’a pas déserté ! Je m’empresse de rappeler à quel point les valeureux « Cherry Blossom » (cerisier en fleur) avaient tenu tête à l’équipe de France de rugby, pays où contrairement à l’archipel, on pratique ce sport de longue date (match du 10 septembre gagné par la France 47 à 21). Tout de suite, on me parle de ces anciens de Tepco à la retraite qui s’organisent dans tout le pays et proposent de descendre dans la centrale afin d’épargner les jeunes. C’est bien l’esprit japonais, m’assurent-ils. Je ne cherche pas à les contredire. Les voilà ragaillardis pour un moment.

 

De toute évidence, la menace pèse.

(…)

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 17:57
Nouvelle vidéo de l’unité 3
Pour une fois, Tepco nous livre une vidéo de bonne qualité montrant le niveau supérieur du bâtiment détruit (prise le 24 août 2011).
situation-video-3.jpg
Situation de la prise de vue
 
On commence par voir le côté ouest du bâtiment et l’image se poursuit vers l’est, à peu près au centre, au niveau du réacteur. On aperçoit à droite à 2:20 une surface jaunâtre qui pourrait correspondre au couvercle de l’enceinte de confinement (à confirmer). D’ailleurs ça fume à cet endroit, ce qui prouve une nouvelle fois que la centrale est toujours en phase de pollution radioactive atmosphérique.
 
IR-reacteur3-24-sept-video.jpg
  
La deuxième partie de la vidéo montre le bord sud-ouest de la piscine de stockage de matériel, au niveau de l’écluse qui la relie avec le drywell (enceinte de confinement). Difficile de dire où est le niveau de l’eau à cause de la vue verticale, mais une chose est sûre : ça fume également à cet endroit, du côté du réacteur.
En comparant avec la photo infrarouge (voir plus bas), on peut s’apercevoir que le problème de fuite était le même le 26 mars, il y a 6 mois.
 

 
 
 
 
 

Vidéo de l’unité 2

 

Ce document n’en est pas un à vrai dire. Très pénible à regarder, la caméra n’a manifestement pas la possibilité de se diriger vers le sol. On voit toutefois beaucoup de vapeur s’échapper, ce qui confirme la pollution radioactive atmosphérique du réacteur n°2.

 

 
 
 
 
 
Thermographie
 
Des photos aériennes infrarouges de la centrale de Fukushima Daiichi sont disponibles sur le site du ministère de la défense du Japon. On peut les télécharger à partir de ce lien :
 
IR-reacteur3-23-mars.jpg
Exemple de photo : le réacteur n° 3 le 23 mars 2011.
 
Le site Gyldengrisgaard publie ces photos de manière comparative, présentant les réacteurs par colonne et par date. De ce fait, on peut suivre l’évolution des évènements thermiques du 20 mars au 26 avril 2011.
 
infrarouge.jpg
 
L’analyse de ces photos est intéressante, par exemple en superposant la photo du réacteur n°3 avec le plan de Tepco. Cela permet de visualiser où se trouvent exactement les émissions de chaleur.
 
infographie-reacteur-3-copie-1.jpg
Superposition du plan et de la photo infrarouge du n°3 (23 mars 2011)
 
 
 
 
Montage photo
 
660 photos de Fukushima en 3 minutes 42 : accrochez-vous !
(cliquer sur l'image)
 
 
video-660.jpg
 
 
 
 
Photos Tepco
 
L’entreprise fournit toujours régulièrement des photos plus ou moins intéressantes. Et bien sûr, comme il n’y a pas grand-chose à dire sur les réacteurs 5 et 6, ils en donnent une quarantaine de photos ! Pas le courage de les copier ici ; si cela vous intéresse, vous pouvez les télécharger directement sur leur site :
 
Bien sûr, Tepco communique toujours autant sur le montage de la tente du n°1, par exemple cette photo :
 
tente-n1.jpg
 
Mais le montage prend du retard, apparemment à cause d’une grève des grutiers
 
 
 
 
Reportage
 
Fukushima : les révoltés du nucléaire
De David Zavaglia, Pierre Grillot, Roger Walch et Valérie Mérie – Scientifilms – ARTE GEIE – France 2011

arte-24-sept.jpg
 
"Alors que la France prononce vingt cinq ans plus tard un non lieu général sur Tchernobyl – et les supposés mensonges sur le nuage radioactif - les Japonais décident de prendre leur destin en main. Malgré une discrétion et un fatalisme farouches, ils n'acceptent plus les mensonges d'Etat."
 
Décidemment seul Arte semble s’intéresser à Fukushima ! Ce reportage très intéressant a été diffusé le 24 septembre.
Rediffusion dimanche 25 septembre à 12H00 et samedi 1 octobre à 06H00.
 
 

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Publié par Pierre Fetet - dans Voir Fukushima
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