6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 17:28
Photos
 
- Une mine pour qui cherche des photographies sur la centrale de Fukushima Daiichi : plus de 250 photos et documents divers sur cette page du site houseoffoust
 
collection photos
 
 
- Photos Tepco
 
La radioactivité provenant des sous-sols est très élevée. Pour essayer de stopper les flux gazeux radioactifs, Tepco bouche toutes les ouvertures (escaliers, trappes, etc) qui sont en relation avec les caves. En effet, une casserole d’eau frémissante produit toujours, par convection, un mouvement ascendant d’air chaud. Tous les bâtiments annexes aux bâtiments réacteurs sont ainsi concernés : bâtiments des turbines, bâtiment d’élimination des déchets radioactifs, atelier d’incinération, etc. Cette programmation de travaux démontre que TOUS les sous-sols de la centrale dégagent une radioactivité importante.
 
tepco1
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- Nouvelles photos infrarouge des réacteurs 1 et 3 :
 
Des nouvelles photos de Tepco datant des 13 et 14 octobre 2011, permettent de faire des comparaisons avec une photo aérienne de la centrale pour déterminer les éléments ou les endroits visibles les plus chauds.
 
infrarouge1
Cliché infrarouge réacteur 1 du 13 octobre 2011
 
infrarouge3
Cliché infrarouge réacteur 3 du 14 octobre 2011
 
reacteur1
Photo aérienne réacteur 1
meilleure résolution : cliquer ici
 
reacteur3
Photo aérienne réacteur 3
meilleure résolution : cliquer ici
 
IR1insérée
Infrarouge inséré réacteur n°1
 
IR3insérée
Infrarouge inséré réacteur n°3
 
 
Vidéos
 
- Tepco diffuse une vidéo prise le 12 octobre lors d’un prélèvement dans l’unité 3. Vision de dégâts immenses dans ce bâtiment, rien de nouveau.
Cliquer sur l’image pour accéder à la vidéo diffusée par Devils TOwer sur YouTube
 
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- Considérations d’Arnie Gundersen sur de nouvelles photos de Tepco
 
Arnie Gundersen nous livre une analyse des nouvelles photographies de l’unité 3 publiées récemment par TEPCO étayant son hypothèse que l’explosion de cette unité a débuté dans la piscine de combustible usé. Fairewinds pense que des dommages importants ont également eu lieu dans le système de confinement, et que les deux événements (explosion de la piscine de combustible et dommages à l’enceinte de confinement) n'ont pas eu lieu simultanément. La vidéo comprend également un bref commentaire sur la couverture construite sur l'unité 1 de Fukushima Daiichi.
 

 
 
- Visite de la centrale de Fukushima Daiichi (12 octobre, Tepco)
Visite en extérieur depuis une voiture. Rien de particulier à signaler.
 
 
 
- Des travailleurs de Fukushima témoignent auprès de la ZDF
Reportage de Johannes Hano, Martin Niessen et Fuyuko Nishisato du 4 octobre 2011,
(durée 8min15, merci à kna60 pour la traduction !)
 
- Vivre dans la zone mortelle (« Leben in der Todeszone », durée 28min32)
Reportage de Philipp Abresch dans l’émission Weltweit  (WDR)
On y voit entre autres les enfants de Minamisoma qui portent leurs dosimètres, qui ont peur de la pluie et qui n’ont plus le droit de jouer dehors…
Encore un excellent reportage qu’on aimerait voir sur nos chaînes francophones !
wdr
Pour la traduction et le sous-titrage, merci à tous les contributeurs : 007bratsche, tokyobrowntabby, sievert311, Hélios & Kna ! 
 
Application
 
- Visiter Fukushima en 3D :
Les photos aériennes ou les plans ne sont pas forcément parlants côté relief. Avec cette application, on peut visualiser le site en 3D et s’y déplacer avec un petit véhicule de manière simple. Pour ce faire, se rendre sur ce site http://tinyurl.com/3luw6d , copier/coller les coordonnées suivantes 37.4214N 141.0336E , cliquer sur Teleport et se déplacer avec les flèches.
 
3d
 
 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 00:50

inondationunite3.jpgUn rapport détaillé sur les premières 24 heures de la catastrophe de Fukushima vient de paraître. Elaboré par Eliza Strickland (IEEE Spectrum), il a été fondé sur des entretiens avec des responsables de la Tokyo Electric Power Co. (TEPCO), l'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle, la Nuclear Regulatory Commission des États-Unis, l'Agence internationale de l'énergie atomique, les gouvernements locaux, et avec d'autres experts en ingénierie nucléaire, ainsi que sur l'examen de centaines de pages de rapports officiels.

 

Un nouveau récit où l’on apprend, entre autres, que les employés sont allés chercher des batteries de voiture pour alimenter la salle de commande du réacteur n°1 ! Le déroulement des catastrophes les plus graves se rattache parfois à des évènements inimaginables… L’occasion de rappeler qu’en France, il n’y a pas besoin de tsunami ou de tremblement de terre pour provoquer un accident majeur. L’erreur humaine est suffisante, comme en 1979 à Three Mile Island, ou dans le prochain accident nucléaire qui a de fortes probabilités pour se produire en Europe…

 

Revenons à Fukushima :

 

14h46 : au moment du tremblement de terre, tout semble sous contrôle. Les alarmes fonctionnent normalement. Dans les 5 secondes, les barres de contrôle se relèvent automatiquement et mettent à l’arrêt les 3 réacteurs en fonctionnement. Les piscines se remplissent d’eau pour éviter toute surchauffe.

 

14h52 : un système de refroidissement de secours se met en route automatiquement. Les opérateurs estiment qu’un refroidissement trop rapide du coeur pourrait endommager la cuve et arrêtent le système.

 

Alerte au tsunami prédisant une vague de 3 m à Fukushima. Les personnels commencent à évacuer le site.

 

15h27 : la première vague de 4 m arrive.

 

15h35 : une autre série de vagues d’une hauteur de 14 m inonde le bâtiment des turbines et percute la pompe d’eau de mer. 11 groupes électrogènes sur 12 sont mis hors service. Le 12ème permettra aux réacteurs 5 et 6 de conserver un système de refroidissement.

 

Salle de contrôle du réacteur 1 : il n’y a plus d’électricité. Aucun moyen de connaître l’état du réacteur. Impossible de rouvrir la vanne fermée juste avant le tsunami car les commandes électriques sont inopérantes. Les ouvriers vont chercher les batteries de leur voiture pour réalimenter la salle de contrôle !

 

Les 11 camions devant apporter des générateurs de secours sont coincés dans des embouteillages… C’est le début d’une série d’évènements qui ont conduit à la catastrophe que l’on connaît.

 

Les premiers temps sont ainsi décrits précisément, heure par heure, jusqu’à l’explosion du bâtiment réacteur n°1 le 12 mars à 15h36, 24 heures exactement après l’arrivée de la vague de 14 m de hauteur.

 

Lire l’article en entier (langue anglaise) :

http://spectrum.ieee.org/energy/nuclear/24-hours-at-fukushima/0

 

Lire l’article en langue française (merci Hélios !)

1ère partie

http://bistrobarblog.blogspot.com/2011/11/les-premieres-24-heures-de-la.html

2ème partie
http://bistrobarblog.blogspot.com/2011/11/les-premieres-24-heures-de-la_05.html

 

 

 

ieee.jpgCet article fait partie d'une série documentaire, elle-même présentée de manière chronologique et thématique, très facile d'utilisation, consultable à cette adresse :

 

http://spectrum.ieee.org/static/fukushima-and-the-future-of-nuclear-power

 

 

 

 

 

 

A noter également, cette remarquable chronologie réalisée par l’ACRO :

http://www.acro.eu.org/chronoFukushima2.html

 

De manière plus concise, voir également la chronologie des explosions ici :

http://fukushima.over-blog.fr/article-chronologie-des-explosions-et-incendies-des-reacteurs-de-fukushima-dai-ichi-73111812.html

 

Et bien sûr, l’incontournable chronologie de l’article de Wikipédia qui concerne, comme il est rappelé à juste titre, un évènement en cours :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_l'accident_nucl%C3%A9aire_de_Fukushima

     

 

L'explication technique des premiers jours de la catastrophe par le site bravenewclimate :

http://bravenewclimate.com/2011/03/13/fukushima-simple-explanation/.

 

 

Enfin, autre chronologie intéressante, celle non officielle recueillie sur le site Enformable :

 

391148_2563939661098_1332320101_2906955_1058243532_n.jpg

source : http://enformable.com/category/resources/foia/

 

 

 

 

Illustration : inondation d'une salle de l'unité 3 (photo Tepco)

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 02:38

reacteur 2Mauvaises nouvelles. Selon les informations données le 2 novembre lors d’une conférence de presse par Tepco, opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le combustible fondu du réacteur 2 est sujet à une reprise de criticité. Ce qui signifie concrètement que des réactions en chaîne et des fissions nucléaires ont eu lieu récemment. Habituellement, dans une centrale nucléaire en bon état, tout ceci est sous contrôle. Mais là, il faut arrêter de parler de « réacteurs accidentés » car on ne maîtrise plus rien. En effet, il n’y a plus de réacteur digne de ce nom dans les unités 1, 2 et 3. Ils ne seront jamais réparés. Chaque cuve a été percée par un cœur fondu, qui a créé cette chose que l’on doit désormais appeler par son nom, un corium.

 

Tepco vient donc d’annoncer que du xénon a été détecté dans l’unité 2. Les deux éléments Xe-133 et Xe-135 révèlent des réactions en chaîne très récentes, car ces gaz rares sont des marqueurs d’une fission nucléaire de l’uranium et leur période radioactive est très courte (9 h pour Xe-135 et 5 jours pour Xe-135). Pour essayer d’arrêter ce phénomène, Tepco a injecté de l’eau boratée dans le réacteur (1), ce qui selon plusieurs sources, n’est pas forcément la meilleure solution : à Tchernobyl, quand une reprise de criticité a lieu, les équipes responsables du corium utilisent du nitrate de gadolinium, produit qui semble plus indiqué.

 

L’absence de repérage de bouffée de rayonnements et la non augmentation de la température ou de la pression pourraient s’expliquer par des réactions en chaîne non pas dans la centrale mais dans son sous-sol, ce qui correspondrait à un scénario de melting-out, c'est-à-dire de sortie totale du corium des différentes enceintes de confinement, radier compris. Seul les gaz produits par la reprise de criticité seraient ainsi détectables en surface.

 

shemafission.jpg

Schéma explicatif du phénomène (Asahi Shimbun, via Enformable)

 

Certains commentateurs ont voulu voir dans une image de la webcam TBS des trous dans le mur sud du bâtiment réacteur 2, ce qui aurait pu indiquer qu’une explosion avait eu lieu. En fait, la caméra est située à plusieurs kilomètres du site et il s’agit probablement de la silhouette d’un arbre. On distingue très nettement en comparant des prises de vue d’août et de novembre qu’un défrichement forestier a eu lieu au sud-ouest du site, ce qui laisse voir une plus grande partie du bâtiment n°2. De plus, l’image diffusée par Euronews est sans équivoque : les murs n’ont souffert d’aucun dommage.

 

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Image de la webcam TBS/JNN fin août 2011

 

reacteur2novembre2011webcamTBS.jpg

Image de la webcam TBS/JNN du 2 novembre 2011

 

reacteur2novembre2011euronews.jpg

Image du bâtiment réacteur n°2 du 2 novembre  (Euronews)

 

Il est toutefois légitime de s’inquiéter, car une réaction nucléaire non contrôlée pourrait rapidement tourner au désastre, une explosion de vapeur étant toujours possible dans le cas d’un réchauffement brusque du corium dans un endroit confiné. C’est bien parce que des explosions ‒ de vapeur ou d’hydrogène ‒ sont toujours à craindre dans la centrale que les médias se sont emparés de cette information qui a fait rapidement la une de nombreux sites d’information. Car oui, nous sommes dans le même état d’incertitude sur l’avenir de cette centrale, et cette information a ravivé les craintes et les angoisses de mars 2011.

 

Toutefois, il faut relativiser un tant soit peu cette nouvelle, car Tepco connaissait cette information depuis longtemps, et ceux qui suivent la catastrophe de près ne sont pas vraiment étonnés de la nouvelle. Les faisceaux de neutrons observés à 13 reprises au mois de mars indiquaient déjà des reprises de criticité, sauf que les coriums à cette époque se situaient probablement à un niveau plus élevé. En effet, à chaque fois que la réaction se développe, la chaleur produite peut brasser le mélange, réactiver le processus de corrosion et ainsi faire descendre le corium un peu plus dans le sol.

 

Selon Shinichi Saoshiro, correspondant pour l’agence Reuters, les ingénieurs de Tepco supposent que des débris de corium ont pris des formes granulaires de 1,5 à 5 cm de diamètre. Ces grains de matière fissile mélangés à l’eau de refroidissement pourraient constituer une géométrie favorable à une réaction en chaîne temporaire. Pourtant, jusqu’à présent, ces mêmes responsables avaient affirmés que le corium avait une forme ovale avec une croûte refroidie.  Mais Tepco n’en est pas à sa première contradiction… Toujours est-il que les spécialistes nucléaires en sont toujours à faire des hypothèses, sans savoir réellement ce qui se passe.

 

Une chose est sûre, il va falloir revoir la définition d’ « arrêt à froid » d’un réacteur. La température seule ne peut plus servir de référence unique. Il faudra désormais y associer un état définitif de sous-criticité qui interdit toute reprise de réaction en chaîne.

 


(1) L'injection d'eau boratée a duré pendant une heure (02h48-03h47). TEPCO a déclaré avoir mis 480 kg de pentaborate de sodium (NaB5O8) dans le liquide de refroidissement.

 

 

 

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A lire aussi sur le sujet :

 

Reprise ou maintien de criticité dans l'unité n°. 2 : pourquoi ne sommes-nous pas étonnés ?

Phénomènes de criticité ou pas ? (Synthèse sur l’accident de Fukushima, p. 6)

A Tchernobyl, l'eau et le corium ne faisaient pas bon ménage. Et à Fukushima, ils le feraient ?

 

 

 

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Si vous avez loupé quelques épisodes depuis le 11 mars, vous pouvez vous rattraper avec ces articles :

 

La géologie de Fukushima

La construction de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi

Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi : toutes les données sur les réacteurs et les combustibles

Chronologie des explosions et incendies des réacteurs de Fukushima Dai-ichi

Explosion au réacteur n°3 de Fukushima Dai-ichi : la théorie d'Arnie Gundersen

Analyse de l'explosion du bâtiment du réacteur 3 de Fukushima Daiichi

Les enceintes de confinement des réacteurs 1 et 2 de Fukushima Daiichi sont percées

Les vapeurs de Fukushima Daiichi

Pluies radioactives sur le Japon

Le corium de Fukushima (1) : description et données

Le corium de Fukushima (2) : effets et dangers

Le réacteur n°1 de Fukushima Dai-ichi est devenu une passoire

Le réacteur n°3 de Fukushima Daiichi (1ère partie)

Le réacteur n°3 de Fukushima Daiichi (2ème partie)

Le plutonium de Fukushima Daiichi

Un barrage sur la faille de Fukushima

Dispersion de la radioactivité dans les océans

Fukushima : bombe sanitaire à retardement

Les effets de la radioactivité sur les enfants de Fukushima

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 21:05
livre tchernobylAprès la catastrophe de Fukushima, Our Planet-TV a lancé une enquête pour savoir si les retombées radioactives avaient eu des effets sur la santé de la population. Suite à cet appel, ils ont reçu près de 500 mails par semaine.
 
Cette enquête met en évidence que la radioactivité, même à faible dose, a des effets réels sur la santé.
 
 
Dans cette émission, on apprend que les symptômes les plus fréquemment signalés sont le saignement de nez abondant, la diarrhée, l’irritation de la gorge et la fatigue intense. Et ces symptômes n’ont pas été observés que pour les enfants. Le Dr Masamichi Nishio, chef du centre sur le cancer de Hokakido, estime que ces symptômes doivent être reconnus comme de nouveaux symptômes cliniques de l’exposition aux rayonnements à faible dose.
 
 

 

 
 
Dans le livre sur les conséquences de Tchernobyl publié en 2009 par l’Académie des Sciences de New-York, le Dr Yablokov décrit les mêmes symptômes associés à des gonflements des ganglions lymphatiques. Mais les conséquences dramatiques de la catastrophe de Tchernobyl ont été ignorées pour que le lobby de l’énergie nucléaire puisse continuer à prospérer.
 
Selon l’enquête de Our Planet-TV, sur 500 signalements, le symptôme le plus fréquent est le mal de gorge (1 personne sur 3), puis le saignement de nez (1/5), puis la diarrhée (1/5) et enfin la fatigue (1/6).
 
D’après Mme Mika Noro, présidente de l’association japonaise « Le pont de Tchernobyl », les enfants qui vivent dans les zones contaminées par la catastrophe de 1986 présentent les mêmes symptômes que ceux de Fukushima.
 
Elle a visité la Biélorussie. Dans les territoires contaminés, 98% des enfants ne sont pas en bonne santé. La durée d’un cours à l’école est passée de 45 à 25 minutes car les enfants sont trop fatigués.
 
Elle a visité aussi la région de Fukushima. Elle a constaté que les enfants y jouent encore joyeusement avec des taux très élevés de radiations dans les villes de Fukushima, Koriyama et Nihonmatsu.
 
Sa conclusion :
 
LES ENFANTS DOIVENT ETRE EVACUES IMMEDIATEMENT !
 
Cette émission a été diffusée en juillet 2011. Trois mois plus tard, les enfants ne sont toujours pas évacués et sont toujours soumis à de forts taux de rayonnement.
 
Et que fait l'OMS ? RIEN.
 
 
 
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Autres liens sur le même sujet :
 
Vidéo et pétition « Evacuate Fukushima »
 
Soutenir le documentaire d’Alain de Halleux « Message in a bottle »,
reportage sur la vie de 5 enfants vivant en zone contaminée
 
extrait-livre-4
 
   
 
Rien n'a changé dans le paysage ici, avant et après l'accident nucléaire, mais nos vies ont complètement changé
 
 

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Récréations en intérieur obligatoires
 
Les enfants japonais sont-ils des cobayes ? (anglais)
 
enfants
 
Blog du CRMS (Citizen's Radioactivity Measuring Station)
 
 
 
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Autres sites sur la même problématique :
 
Site de l’association Les enfants de Tchernobyl
 
Site de l’association Enfants de Tchernobyl Belarus
 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 01:53
100femmes 1004okDepuis le 27 octobre, 100 femmes se mobilisent pour réveiller le monde. Pour elles, la vie s’est arrêtée le 11 mars 2011 avec la catastrophe nucléaire. Leur région est irrémédiablement contaminée. Elles veulent sauver leurs enfants et alerter le monde entier pour que l’énergie nucléaire ne soit plus utilisée.
 
Suivez-les presque en direct sur la chaine FukushimaVideoReport (voir les liens en bas de page) !
 
100femmes 0968ok
Drapeau dénonçant la machine à cancer Tepco
 
Le Réseau de Fukushima pour la Protection des Enfants contre le Rayonnement s’est formé en juin ; le blog de Fukushima avait diffusé à cette époque le premier appel des mères de Fukushima. Depuis, le réseau s’est organisé et étoffé. Il aide les habitants à mesurer les niveaux de radiation, à nettoyer les matières radioactives, à évacuer le cas échéant. Le partage des connaissances est également une partie importante des activités du réseau. Un article paru dans le site Safecast, et traduit dans le site Aweb2u, « Visite au "Réseau de Fukushima pour la Protection des Enfants contre le Rayonnement »  montre très bien le climat de solidarité dans lequel ce réseau s’est constitué.
 
100femmes 0970ok
Une maman militant pour la santé des enfants
 
"Nous avions cru, disent les 100 femmes, que cette catastrophe amènerait notre gouvernement à fermer les centrales nucléaires existantes et à stopper les projets de nouvelles installations nucléaires. Nous croyions que notre dépendance à l’énergie nucléaire deviendrait un souvenir du passé et que le gouvernement japonais investirait désormais dans les énergies renouvelables. Il nous faut constater cependant que, même si tous les sondages montrent que 80% de la population japonaise veulent se passer de l’énergie nucléaire, les hommes politiques japonais veulent poursuivre leur agenda nucléaire et faire redémarrer les réacteurs."
 
Skoazell da FUKUSHIMA WOMEN SIT-IN TOKYO
Soutien français au sit-in des 100 femmes de Fukushima (dessin de Nono)
 
Face à la non-assistance des autorités, les citoyens se sont organisés pour éviter le pire. Ne pas profiter de l’expérience de la catastrophe de Tchernobyl aurait été une erreur. Des contacts se sont ainsi noués entre des organisations telles que celle présidée par Yves Lenoir, l'association Enfants de Tchernobyl Belarus et les réseaux citoyens japonais. En Biélorussie et au Japon, les problèmes sont les mêmes : « mensonges délibérés des médecins radiothérapeutes qui, à Fukushima comme hier à Tchernobyl font tout pour nier les inéluctables maux qu'entraîne l'exposition aux radiations et aux contaminations corporelles, surtout chez les enfants et les fœtus ».
 
Les Japonais ont évidemment raison de se mobiliser. Le gouvernement ne prend pas la mesure de l’ampleur de la catastrophe et ne prend pas toujours les bonnes décisions. Aujourd’hui on sait selon une étude récente que la centrale a libéré deux fois plus de radioactivité que ce qu’avaient annoncé les autorités. Des milliers de Japonais se mobilisent pour éviter une grande dispersion des déchets radioactifs dans le pays : le gouvernement s’apprête par exemple à vouloir  déverser des cendres radioactives provenant d’Iwate dans la baie de Tokyo (pétition internationale).
 
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Soutien du réseau Sortir du nucléaire
 
0000000508-DSCF0737En France, le Réseau "Sortir du nucléaire" a décidé d’appuyer l’action des 100 femmes et propose une campagne de photos de soutien dans la semaine à venir. Il vous invite à envoyer des portraits de femmes, dans la mesure où les Japonaises qui ont initié cette action en appellent aux femmes du monde entier... mais ils invitent également les hommes à agir, par exemple en prenant les photos !
 
 
Utilisez le modèle de poster, élaboré avec les Japonaises de Fukushima, et réalisez un maximum de photos de femmes portant ce poster en soutien. Faites-les ensuite parvenir à sdn.agglonimesuzes@free.fr pour les mettre en ligne et les transmettre au Japon.
 
100femmes 1018ok
Intérieur de la tente louée spécialement pour les 100 femmes. La pile de cartons au milieu représente une petite partie des donations pour les habitants de la région.
 
Autre action possible, aider financièrement ce mouvement en faisant une donation par PayPal :
Nom de la donation :
"Women's Sit-In" ("Onna Suwarikomi")
 
 
 
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Reportages vidéo avec la chaine FukushimaVideoReport
 
Le 29 octobre, les mamans de Fukushima ont formé une chaine autour du METI (Ministère japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie).

 

 
 
Manifestation du 29 octobre à Tokyo

 
 
 
Il n’y a pas d’âge pour crier son désespoir !

 
 
 
Un point chaud dans un quartier froid !

 
 
 
Message de Mme Sato aux Français. Elle représente le Réseau de Fukushima pour la Protection des Enfants contre le Rayonnement
   

 
   

Transcription du message de Mme Sato par Yumiko

 

Mme Sato : Bonjour les Français,

A cause de l’accident, la situation actuelle est catastrophique à Fukushima.

On a beaucoup d'émotions en ce moment : la tristesse, la colère, le malheur, tous ces sentiments sont mélangés et nous essayons de trouver de l'espoir dans l'arrêt des centrales au Japon et dans le monde.

Soyons ensemble, soyons liés tous ensemble, s'il vous plaît.

 

Yumiko : Quelle est la situation réelle à Fukushima ?

 

Mme Sato : Les enfants de Fukushima vivent dans une zone autant contaminées qu'à Tchernobyl, et ils sont dans l'obligation de vivre de façon normale face à cette situation.

Les habitants qui ont pu partir de Fukushima sont très peu nombreux, la complexité des situations familiales (cellule familiale, situation professionnelle) sont autant d'empêchements

à la mobilité.

Tous le monde prend sa dose là-bas au jour le jour, on cherche tous les jours ce qu'on peut manger et boire comme eau ; on cherche dans le noir, dans nos tètes de mamans, ce qu'on peut donner à manger et à boire ; à cela s’ajoutent les différences de sensibilités face aux dangers qui se manifestent au sein de la famille.

Au début, nous avions l'espoir qu'après une décontamination nous pourrions revivre normalement, mais maintenant nous avons acquis la certitude que la décontamination ne sert à rien.

Toutes les mamans veulent faire partir les enfants de la zone, elles ne pensent qu'à cela maintenant.

L'association essaye de placer les enfants ailleurs, au loin de cette zone.

Encouragez-nous !

 

Yumiko : Est-ce qu'il y a des problèmes de santé qui apparaissent ?

 

Mme Sato : Les problèmes de santé commencent à être graves pour les enfants ayant une faible santé ; les premiers symptômes de saignement de nez et de colique sont apparus deux mois après la catastrophe. C’est particulièrement vrai pour les enfants qui souffraient déjà de dermatose atopique.

Maintenant cela commence à être visible dans les villes comme Tokyo et Chiba.

Ce problème de santé ne pourra pas être prouvé à l’avenir comme étant une cause directe de la radioactivité, ce sera un gros problème de santé publique dans le futur.

Merci beaucoup d’être avec nous !

 
 
Une occupation permanente existait déjà devant le ministère par diverses associations antinucléaires. Le 29 octobre était leur 49ème jour de présence.

 
 
 
Cette présence permanente de militants antinucléaires matérialisée par une tente devant le METI rappelle celle effectuée par les vigies d’Hippocrate : depuis le 26 avril 2007, sans relâche, des militants se relaient pour dénoncer l’attitude honteuse de l’OMS face à la catastrophe de Tchernobyl en étant présent devant le siège de l’organisation à Genève (1).
 
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(1) Pour mieux connaître cette action et participer, ne serait-ce qu’une heure, à la dénonciation de ce silence criminel de l’OMS, cliquer ici.

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 16:39

cattenom.jpgLes journalistes ont rivalisé d’imagination pour  nommer les intermittents du nucléaire : les bagnards du nucléaire, les clochards du nucléaire, les invisibles du nucléaire, les serfs de l'atome, les esclaves du nucléaires, les trimardeurs du nucléaire…

Le dernier reportage de Pascale Pascariello dans l’émission « La tête au carré » sur France Inter en dit encore long. Mais n’a-t-on déjà pas tout dit sur ce sujet ? Pourquoi cette situation scandaleuse perdure ? Tout simplement parce que le nucléaire a un coût qu’EDF ne veut plus assumer, au risque de mettre les centrales nucléaires en situation d’avoir un accident majeur.

 

Aujourd’hui, tout est dénoncé, tout est su, et rien ne bouge. C’est comme si l’on attendait stupidement que l’accident irrémédiable arrive. Les conditions de vie et de travail des intérimaires sont scandaleuses, les prises de risque décidées par EDF envers la population française sont honteuses. Tellement honteuses que les dirigeants coupent court à tout débat sur le sujet de la sous-traitance dans le nucléaire. On se souvient d’Eric Besson qui a fui un plateau de télévision, maintenant c’est Philippe Druelle, directeur adjoint de la production nucléaire d'EDF, qui met fin à un interview (voir la transcription de l’interview ci-dessous). Vous rendez-vous compte que nous sommes dirigés par des gens qui fuient la réalité ?

 

Avant la catastrophe de Fukushima, la situation était identique dans le nucléaire japonais. Si vous ne l’avez pas encore fait, lisez absolument le témoignage de Norio Hirai, qui laisse son manifeste posthume : Témoignage de Norio HIRAI, chaudronnier du nucléaire : « Les centrales nucléaires sont construites par des gens incompétents »

 

Aujourd’hui, quel avenir veut-on pour la France ?

 

 

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Transcription de l’interview avec Philippe Druelle, directeur adjoint de la production nucléaire d'EDF :

 

Philippe Druelle : Nous avons acquis l’intime conviction que techniquement nos installations sont capables de fonctionner jusqu’à 60 ans.

Donc la maintenance des installations ne peut se faire que lorsque le réacteur est à l’arrêt, sur des périodes très courtes et très limitées dans le temps, donc cette activité de maintenance est une activité saisonnière.

Pascale Pascariello : En même temps, ce qui est étonnant, c’est que dans les centrales maintenant il y a des sous-traitants qui restent à l’année.

Philippe Druelle : Oui, effectivement, on a un certain nombre d’emplois dits permanents dans nos centrales.

Pascale Pascariello : Il y a eu un rapport également paru en juin 2011 qui s’interroge sur la sous-traitance en cascade.

Philippe Druelle : Aujourd’hui, la maintenance nucléaire, environ 80% de cette maintenance est assurée par ces entreprises prestataires. Qu’on se comprenne bien, EDF reste maître de ce qu’il fait chez lui, c’est-à-dire : la définition de ce que l’on doit faire, la nature des travaux que l’on doit faire, la façon dont ces travaux doivent être faits, la vérification que ces travaux sont bien faits, c’est de la responsabilité d’EDF, et c’est l’exercice de son contrôle qu’elle exerce sur les entreprises prestataires.

Pascale Pascariello : Comment EDF, qui ne pratique plus, peut surveiller ?

Philippe Druelle : Pour faire faire faut-il savoir faire. On a augmenté le nombre de surveillants formés, c’est là-dessus que nous travaillons.

Pascale Pascariello : C’est possible d’avoir un ordre d’idée de l’augmentation du nombre de surveillants ?

Philippe Druelle : Euh, ça… Donc, on a une demande de l’ASN, je peux vous garantir qu’on progresse. Je peux vous garantir que c’est le cas, on y travaille fortement.

Pascale Pascariello : 80% des doses sont prises par les salariés de la sous-traitance.

Philippe Druelle : Nous industriels, c’est aussi notre responsabilité, c’est de faire en sorte que bien sûr la loi soit respectée. Puisque vous avez beaucoup de chiffres, vous devez aussi avoir celui-là, je vous en rajoute un : c’est que la dosimétrie prise par les intervenants a quand même été divisée par trois en plus de 10 ans. Donc ensuite, qui prend la dose, c’est très fortement lié à l’activité menée par chacune des personnes.

Pascale Pascariello : Est-ce que cette sous-traitance est aussi voulue parce que ça permet de ne pas prendre en charge les doses prises par les salariés de la sous-traitance ?

Philippe Druelle : Euh…Alors. Moi je vous invite à venir voir comment ça se passe sur un site, concrètement. Plutôt qu’en parler, venez voir concrètement comment on y vit, comment les sous-traitants y travaillent.

Pascale Pascariello : Je serais venue volontiers. Je suis allée dans une autre centrale. J’ai pris avec moi des témoignages que j’ai pu avoir sur un surveillant. Il dure 1 minute 30. Donc si vous voulez on peut l’écouter. Je l’ai gravé sur un CD [« Je suis désolé mais »… dit une voix féminine en fond] pour vous donner un aperçu de ce que j’ai entendu. Est-ce que vous voulez qu’on l’écoute ?

Philippe Druelle : Non, non non, Mais… Je… Après, comment dirais-je, vous êtes libre d’interroger les gens que vous souhaitez. Il n’y a pas d’état d’âme là-dessus.

Pascale Pascariello : Non non. Mais justement je vous fais part, je vous invite à écouter les gens que j’ai rencontrés et également ceux qu’on appelle les nomades du nucléaire qui vivent dans des campings, dans des conditions justement de vie et de travail assez déplorable.

Philippe Druelle : Je lis dans des journaux des témoignages divers et variés. Je suis à l’aise avec ça. Moi je vous explique qu’en tant que patron et en tant qu’industriel, les actions qu’on mène.

Quelqu’un : « De toute façon, on ne va pas continuer à… parce que je crois que vous avez votre… »

Philippe Druelle : oui

Pascale Pascariello : Ah bon, vous arrêtez ? Pourquoi ? Parce que j’ai parlé des conditions de vie des sous-traitants ?

Quelqu’un : Bon je suis désolée, je vous avoue qu’on est un petit peu en retard, euh..

Pascale Pascariello : Bon il n’y a pas de réponse, quoi…

 

Mathieu Vidard : Gros malaise, Pascale Pascariello, la direction d’EDF refuse donc de parler des conditions de travail et de vie des sous-traitants.

Pascale Pascariello : Oui, il coupe court à l’interview ».

 

Lien pour écouter l’émission complète :

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=191435

 

Présentation de l’émission :

La sous-traitance dans le nucléaire, un reportage de Pascale Pascariello

Près de 80% de la maintenance des installations nucléaires est aujourd’hui sous-traitée.

« EDF utilise pas loin de 20 000 personnes en sous-traitance, aux cotés de ses 20 000 salariés. C'est vraiment un souci ! Ces sous-traitants doivent être formés, travailler dans de bonnes conditions, être bien protégés, bien surveillés ». Ce cri d'alarme a été lancé le 29 aout dernier par le Président de l'Autorité de Sureté nucléaire, André-Claude Lacoste, en charge de veiller sur les 19 centrales françaises.

Nous sommes donc allés voir ceux qui entretiennent les centrales. Certains sont des "nomades" qui vont de centrales en centrales et logent dans des campings ou des gites. Souvent interdits de parole sous peine de licenciement, les sous-traitants du nucléaire éprouvent aujourd'hui le besoin d'alerter l'opinion sur les risques qu'ils encourent et sur la dégradation des conditions d'intervention à l'intérieur des centrales.

Les témoignages que nous avons pu recueillir sont instructifs : « Je suis tout seul dans l'atelier de décontamination mais je ne sais pas faire. Donc le boulot est mal fait»affirme un décontamineur à l’abri des regards non loin de la centrale dans laquelle il intervient depuis près plus de 15 ans.

A quelques heures de route de là, dans un autre site nucléaire, un jeune homme de 22 ans vient de finir sa journée. De la grande distribution, il s'est reconverti dans le nucléaire. Las, il s'assoit à mes côtés dans un petit bureau attenant à la centrale : «Souvent on m'a demandé de faire des trucs seuls comme vérifier des fuites ou décontaminer alors que je ne suis pas habilité à le faire » explique t'il, décidé à quitter ce travail trop dangereux.

Encore des kilomètres et une autre centrale plus loin, nous arrivons dans un camping occupé en cette fin d'été non par des vacanciers mais des sous-traitants. Devant une caravane de 6 mètres carrés, Fred, intérimaire, et deux de ses collègues acceptent de faire part de ce qu'ils vivent, épuisés par leur condition de travail : « Au bout d'un moment y en a qui vont péter les plombs (...) C'est de la survie ». Du côté des agents EDF, le malaise se ressent également. Les agents EDF en charge de veiller à la maintenance des installations nous confient qu' « au bout du compte, on ne surveille pas comme il faut, et parfois on ne surveille pas du tout ! ».

Nous avons donc rencontré des salariés de la sous-traitance et de EDF, et nous avons également interrogé Annie Thebaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'Inserm, Thomas Houdré, directeur des centrales à l'Autorité de Sureté Nucléaire, Philippe Druelle, directeur adjoint de la production nucléaire d'EDF et Pierre-Yves Cuche, ancien directeur de la centrale de Tricastin.

 

 

 

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Plus de documentation sur la sous-traitance dans le nucléaire :

 

Le scandale de la sous-traitance dans les centrales nucléaires   (Blog de Fukushima)

La sous-traitance nucléaire explose (OWNI).

 

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 21:47
Qu’il aurait été agréable d’annoncer une reprise en main de la situation… Mais il ne faut pas rêver. La catastrophe nucléaire, même si certains ont tendance à l’oublier ou à la minimiser, est toujours en cours au Japon : la centrale continue de relâcher ses radionucléides dans l’environnement ‒ air, terre, eau ‒, le territoire japonais continue à être contaminé jusqu’aux portes de Tokyo, et la majeure partie de la population continue à vivre comme si de rien n’était alors que certains points chauds montrent des taux de radioactivité supérieurs aux zones évacuées dans la région de Tchernobyl.
Cet article ne prétend pas faire un point exhaustif de la situation, mais propose simplement de faire le tour de l’actualité en cette fin d'octobre.
 
1. Etat de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi
2. Contamination du Japon
3. Intérêt des scientifiques
4. Radioprotection
5. Mobilisation de la population japonaise
6. Mouvements humanitaires
7. Et les coriums dans tout ça ?
 
 
1. Etat de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi
 
D’abord, une petite visite s’impose. C’était le 22 octobre, belle journée ensoleillée d’automne. C’est Tepco qui filme. C’est beau, c’est propre, les liquidateurs ont bien travaillé, au risque de leur vie (ils sont actuellement 3000 employés sur le site). On filme essentiellement ce qui ne fâche pas : seulement 10 secondes pour les réacteurs accidentés sur un total de 6 minutes 25. On oublierait presque la radioactivité ambiante…
 

 
 
 
D’après Tepco, la situation s’améliore et serait presque maîtrisée : ils auraient réussi à faire un « arrêt à froid », comme ils disent dans leur jargon, des réacteurs accidentés. En fait, cela signifie une température « inférieure à 100°C » (lien). Donc de l’eau frémissante à 99°C, pour eux ça ne compte pas. Bertrand Barré (Areva) va plus loin : il affirme que « Les cœurs qui ont fondu sont resolidifiés et sont refroidis » (lien). Impressionnant. Mais on ne sait toujours pas comment il sait ça !
 
Sinon, rien n’a changé au réacteur n°1, il est toujours aussi radioactif au niveau du sous-sol : 3 juin, 4000 mSv/h (vidéo) ; 13 octobre, 4700 mSv/h (lien). Quant au 2ème étage, ce n’est pas mieux : août, 5000 mSV/h. La toile qu’ils ont installée autour du bâtiment ne changera quasiment rien, sinon de redorer l’image même de Tepco.
 
nouveau1
Une toile recouvre maintenant le bâtiment du réacteur n°1
 
La centrale, selon Tepco, dégagerait aujourd’hui moins de radioactivité que le mois dernier ; on peut évidemment s’en réjouir, mais tout de même, elle crache encore 2,4 milliards de becquerels chaque jour (lien). Cette vidéo de la webcam de la centrale nous montre que de la vapeur continue à se dégager de la centrale de manière abondante (début de l’évènement à 1:08, correspondant à 17h22 le 22 octobre 2011) :

 
Et les hotspots trouvés récemment dans la banlieue de Tokyo confirment que ces dégagements peuvent se rabattre sur les terres à partir du moment où le vent les pousse vers le sud.
 
Le problème de l’accumulation de l’eau hautement contaminée sur le site reste entier. Il y aurait actuellement 175 000 tonnes d’eau radioactive stockée sur le site, essentiellement dans les sous-sols. Tepco a constaté que le pompage de l’eau des sous-sols était inefficace car ils sont situés sous le niveau de la nappe phréatique, dans la roche sédimentaire aquifère. Dès que le niveau baisse, l’eau arrive de nouveau par le jeu des fissures. La centrale est devenue un puits infernal, car l’eau arrive en permanence : 200 à 500 tonnes par jour selon Tepco. C’est le tonneau des Danaïdes inversé. Les hommes sont désormais condamnés à vider un trou qui se remplit. Mais l’eau qu’on en retire est mortelle. Tepco ne sait plus quoi en faire, au point de l’éliminer en arrosant du bois pour éviter un improbable incendie… (lien).
 
arrosage-bois-tepco.png
Arrosage de bois avec de l'eau contaminée
 
L’enjeu aujourd’hui est de prévoir une installation pérenne qui va pouvoir traiter cette eau de manière constante durant des dizaines d’années, sans que cela n’affecte l’environnement.
 
 
2. Contamination du Japon
 
D’après le dernier rapport de l’IRSN du 27 septembre 2011, « depuis le 1er juillet, les concentrations en radionucléides dans les produits végétaux terrestres ont continué de présenter une tendance générale à la baisse ». Certes, mais il faut savoir que les radionucléides ne disparaissent pas pour autant, ils se déplacent. Et ils peuvent se concentrer ailleurs.
 
En fait, la contamination se répand partout dans le Japon. Dans l’alimentation, dans le sol, dans les matériaux. La pollution ne se limite pas à la préfecture de Fukushima car les nuages ne connaissent pas les limites administratives et les vents sont capricieux. Les cendres d’incinération, si elles ne dépassent pas 8000 Bq/kg, peuvent être réemployées dans les matériaux de construction, en particulier le ciment. Par exemple, un morceau de panneau de béton vient d’être découvert dans le nord de Tochigi (lien) avec une radioactivité de 2,5 µSv/h, soit 50 fois la radioactivité habituelle (1).
 
Mesure d’un hotspot à Kashiwa du 24 octobre : plus de 11 µSv/h, soit 100 mSv/an.
 
Kashiwa est une ville de 400 000 habitants à 200 km de la centrale de Fukushima Daiichi. C’est la banlieue de Tokyo. On y détecte aujourd’hui de nombreux points chauds, essentiellement dans les caniveaux et sous les arbres à larges feuillages. La plus importante mesure a été 57,5 µSv/h, ce qui correspond à plus de 1000 fois la radioactivité habituelle… A Tchernobyl, on a évacué des territoires pour moins que ça.
D’après les échantillons de terre analysés par la mairie de Kashiwa (lien), la pollution provient bien de la centrale de Fukushima (présence abondante de Césium 134) et elle serait relativement récente (lien). 276 000 Bq/kg de césium pour un de ces prélèvements, c’est très inquiétant, et cela confirme une nouvelle fois que la centrale continue à polluer le Japon, même très loin de la source.
 

kishawa

Recherche de points chauds par les autorités
 
D’après les principes des nucléophiles, pour réduire la radioactivité, il faut la diluer. Alors après que Tepco ait généreusement dilué dans le Pacifique la radioactivité de l’eau polluée provenant de la centrale (et ce n’est pas fini, la côte est du Japon continue d’être polluée par la centrale : lien), le gouvernement la dilue maintenant dans l’environnement : comme on ne sait plus quoi faire des déchets radioactifs (terre : 29 millions de mètres cube ; cendres ; boues), on va les répandre partout dans le Japon : l'Agence forestière autorise dorénavant les municipalités à enterrer dans les forêts domaniales les sols radioactifs provenant des zones contaminées (lien). Le Japon est donc condamné par son propre gouvernement à voir la radioactivité ambiante augmenter avec le temps, avec à la clé de nombreuses décharges de déchets radioactifs. Inodores. Invisibles. Incontrôlables à long terme… et avec quels effets sur la santé ?
 
décharge secrète
Décharge secrète de déchets radioactifs de Fukushima (source)
 
 
3. Intérêt des scientifiques
 
Les forums scientifiques français, comme les médias en général, se désintéressent petit à petit de Fukushima. Par exemple sur Futura Sciences, le principal fil de discussion sur l’explosion de Fukushima a été fermé, et le fil d’actualités n’apporte plus d’info depuis plus de deux semaines. En France doit-on s’en étonner ?
Pourtant les sujets de recherche et les questionnements concernant la catastrophe pourraient être nombreux si on s’y intéressait un tant soit peu. On pourrait aussi imaginer des forums de consensus, où des scientifiques pourraient débattre sur un sujet polémique, en acceptant d’avancer point par point vers une acceptation commune d’un fait. Au lieu de cela, même si les discussions sont souvent de bon niveau, on déplore parfois du mépris vis-à-vis des amateurs ou du dédain envers des autodidactes. Et ce sans parler des trolls, ces intervenants professionnels qui viennent perturber des débats dès qu’ils deviennent intéressants.
 
Et au-delà de la France, que penser du site Physics Forums où l’on fustige les rares scientifiques qui prennent position et qui informent sur Fukushima, tels Arnie Gundersen et Chris Busby ? (2)
 
Le monde scientifique est ainsi quasi muet sur la catastrophe de Fukushima. L’appel lancé par Harry Bernas en avril n’a guère eu de suite. Bien sûr il y a les sites militants de l’Acro, de la Criirad, de l’Aipri, ou le blog exemplaire de Dominique Leglu, Sciences pour vous et moi. Mais mis à part le dossier spécial de Science & Vie sorti en avril, « Fukushima. Ce qui s’est vraiment passé », les publications sont rares. Il faut dire qu’en France, les experts en nucléaire sont souvent salariés de la filière nucléaire. Les 48 000 employés d’Areva n’ont donc pas intérêt à aller contre le discours officiel ou à faire des vagues. N’avez-vous pas remarqué que souvent, ce sont des retraités ou des personnes anonymées qui s’expriment le plus facilement ? Aussi, le citoyen intéressé par la physique nucléaire a tout intérêt à s’informer par des réseaux indépendants du groupe industriel, tout en gardant un esprit critique.
 
Au Japon, le CRMS, association de citoyens qui font des mesures indépendantes de la radioactivité, a organisé une conférence sur le thème "A qui appartient le débat scientifique ?" The Japan Times reprend dans un long article l'essentiel de leurs discussions (lien, langue anglaise).
 
 
4. Radioprotection
 
Au Japon, les règles de radioprotection ne semblent pas être les mêmes qu’ailleurs. Après l’accident, on a commencé par relever les limites de doses. On se souvient en particulier du tollé provoqué en avril par la décision d’une limite de 20 mSv/an pour les enfants de Fukushima. Les consignes de prise de pastille d’iode n’ont pas été données assez rapidement. On décontamine les sols et les maisons avec des outils et des protections rudimentaires
En France, s’il y avait un accident, il n’en serait pas autrement. La population n’est pas formée pour subir un désastre nucléaire. Vu le taux élevé de réacteurs nucléaires sur le territoire français, il serait souhaitable que chaque élève reçoive une formation minimum sur la radioactivité afin de connaître les gestes qui sauvent en cas de catastrophe.
 
decontamination-en-famille.png
Décontamination d’un terrain scolaire en famille : consternant !
 
Suite à la catastrophe de Fukushima, un appel à projet a été lancé conjointement par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) et le JST (Japan Science and Technology Agency) qui invite les chercheurs Français et Japonais à étudier conjointement tous les aspects du tremblement de terre du 11 mars 2011 au Japon… à l’exclusion de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. La recherche française est donc manipulée par le lobby atomique qui ne souhaite absolument pas que l’on travaille sur l’effet des faibles doses sur la santé humaine (lien). Pour quelle raison ?
 
 
5. Mobilisation de la population japonaise
 
Il y avait un impressionnant dispositif policier lors de la manifestation antinucléaire organisée à Tokyo le 15 octobre dernier. On peut le constater sur cette vidéo (c’est vrai que l’énergie nucléaire implique une société policière) :
 

 
Malgré tout, la pression populaire ne faiblit pas. Les Japonais sont majoritairement opposés à la poursuite de l’utilisation de l’énergie nucléaire et ils le font savoir par des jeûnes, des manifestations et des occupations symboliques. La manifestation du 19 septembre, rassemblant 60 000 personnes à Tokyo, a été la plus démonstrative dans ce pays où traditionnellement, on n’a pas l’habitude de sortir dans la rue.
 
manif5
Manifestation du 15 octobre à Tokyo
 
 
La mobilisation continue avec l'action des 100 femmes de Fukushima qui commence aujourd'hui à Tokyo.
       
 
 
6. Actions humanitaires
 
Le gouvernement japonais espère faire revenir aussi vite que possible les 80 000 réfugiés qui habitaient dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Pourtant ce territoire est fortement contaminé par le césium qui a une période radioactive de trente ans. La gestion de la catastrophe est étrange, entre le déni du danger et la désinformation.
Bientôt un mois que le gouvernement a demandé aux réfugiés de la zone rouge (20-30 km) de rentrer chez eux. C’est terrible. Dans cette zone encore contaminée, un certain Monsieur Odome s’organise pour distribuer de la nourriture aux habitants démunis, la plupart des magasins étant fermés.
Un soutien s’organise en France pour l’aider.
Plus de renseignements ici :
 
odome2
M. Odome en pleine action
 
Des Japonais ont commencé à quitter leur pays. Si vous souhaitez accueillir l’un d’eux, ou si vous habitez au Japon et souhaitez partir, vous trouverez des moyens de vous faire connaître en lisant l’une de ces pages :
 
 
7. Et les coriums dans tout ça ?
 
On n’a pas fini de parler de cette matière qui empoisonne la vie des nucléophiles, et plus généralement la vie humaine tout court. Tepco a bien avoué (l’opérateur finit toujours par avouer !) qu’il avait fait une estimation fin mars de la descente du corium (lien) ; mais comment être sûr de leurs conclusions en sachant que chaque expérience sur le sujet mène à des résultats différents ?
 
Alors qu’en France tout le monde se fout de ce qui s’est réellement passé, le CEA fait sa pub sur la sûreté nucléaire avec un dossier écrit par Claire ABOU dans « Les défis du CEA » n° 163, intitulé « Au cœur du corium ».
 
coulee.jpgDans cet article consacré au corium, on vante les mérites de la recherche nécessaire pour augmenter la sûreté. Mais ce que l’article ne dit pas, c’est que les expériences ne peuvent atteindre les températures et les masses de combustible en cause dans l’accident de Fukushima, ce qui explique que le monde nucléaire soit muet sur le sujet des coriums de Fukushima : on ne peut pas communiquer sur quelque chose qu’on ne sait pas modéliser ! L’article ne dit pas non plus que même avec des instituts de recherche, l’accident majeur finit toujours par arriver. Dommage que les centrales ne soient pas sûres AVANT les « accidents » !
 
Une question reste en suspens : pourquoi Bertrand Barré n’a-t-il pas été interviewé dans ce dossier ? C’est pourtant l’expert qui semble le mieux informé. Pourquoi n’en dit-il pas plus ? Et pourquoi aucun journaliste ne lui demande de s’expliquer ?
 
 
 
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(1) En France, il faudra rester très vigilant pour que cela ne se produise pas, car il existe une pression et une possibilité pour que les déchets radioactifs de faible activité soient recyclés dans les matériaux de construction ou même les casseroles. Ce n’est pas une blague, voyez vous-mêmes le dossier de la Criirad sur ce sujet : Mobilisation contre l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction. La dilution de la radioactivité dans l’environnement reste un objectif des industriels de l’atome. Mais cette pratique qui au final aboutit à un accroissement du bruit de fond radioactif nie les effets de la radioactivité à faible dose sur la santé.
 
(2) J’ai moi-même été banni de ce forum scientifique après avoir proposé un lien vers mon article sur le corium. On voit là toute l’ouverture d’esprit de certains scientifiques assis sur leurs principes, et soumis aux intérêts du lobby atomique.

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 11:32

carte-hotspot.jpgAprès qu’Eva Joly appose sa marque antinucléaire à Fukushima en affichant clairement la priorité de la sortie du nucléaire, François Fillon vient détourner l’attention en proposant l’aide de la France pour les victimes du tsunami et la maîtrise de la catastrophe atomique.

Or la France ne maîtrise rien. Elle est le pyromane qui vient éteindre le feu. C’est elle qui a créé le MOX utilisé à Fukushima Daiichi. C’est elle qui fait commerce avec le Japon pour le retraitement des déchets en mettant en danger la population mondiale avec ses transports de plutonium sur des milliers de kilomètres.

Quand on dit la France, c’est Areva, dont les actions sont détenues à 87 % par l’Etat (directement ou indirectement par le CEA ou la Caisse des Dépôts et Consignations).

François Fillon au Japon, c’est le déni de la contamination radioactive d’un tiers du pays. C’est la désinformation incarnée. C’est le commercial venant à nouveau vanter le savoir faire de la France pour répandre son poison atomique, sous couvert d’aide humanitaire et d’expertise pour décontaminer un territoire. Mais la France n’a jamais rien décontaminé. Au contraire. Pour l’instant, Areva, en exploitant des mines d’uranium, en commercialisant les déchets radioactifs dans le monde et en promouvant l’usage de l’énergie nucléaire n’a fait que contaminer le monde.

 

Et pendant que le pompier français désinformait par omission dans un secteur apparemment épargné par la contamination radioactive (région de Sendai), d’autres nouvelles arrivaient.

 

La préfecture de Kanagawa (nord de Tokyo) a informé qu’il a été trouvé des champignons (shiitaké) séchés contaminés par du césium de plus de 550 bq/kg (la norme est 500bq/kg) provenant de la ville de Sagamihara.

Le commerce de ce champignon considéré par les asiatiques comme un élixir de vie risque malheureusement d’être compromis : le préfet a interdit de mettre en vente  et de consommer tous les champignons (shiitaké) qui ont été produits après le 11 mars.

Les champignons testés ont été cueillis au mois d’août et le contrôle fait avant la vente. Mais que penser des champignons mis en vente les 6 mois précédents ?

source : http://headlines.yahoo.co.jp/hl?a=20111021-00000089-jij-pol


Encore plus inquiétant, ce nouveau point chaud trouvé à Kashiwa (ville de 400 000 habitants, préfecture de Chiba) :

57,5 microSv/h (plus de 1000 fois la radioactivité naturelle)
276 000 Bq/kg de césium
avec une présence de césium-134

 

source : Tokyo Shimbun du 23 octobre 2011

http://yfrog.com/z/oezmjyj

 

kashiwa1.jpg

 

kashiwa2.jpg

 

kashiwa3.jpg

 

kashiwa4.jpg

 

analyse spectrale

 

 

Autres liens sur la contamination de Kashiwa :

 

http://www.city.kashiwa.lg.jp/soshiki/080800/p009761.html

 

http://fukushima-diary.com/2011/10/breaking-news-57-5microsvh-in-chiba/

 

http://fukushima-diary.com/2011/10/news-japanese-auschwitz-concentration-camp/#.TqQBqw7ZjDs.facebook

 

 

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 00:55

On a pu lire dans un forum que le message de Yuko NISHIYAMA était un faux. Histoire de colporter une rumeur peut-être ou de discréditer les informations provenant directement du Japon ? En tout cas cette mise en cause provenait certainement de quelqu’un qui ne connaît pas le principe de ce blog : les informations diffusées ne sont jamais des inventions. Les sources sont toujours citées, ou alors il s’agit de sources directes qui ne sont pas disponibles sur internet. Aujourd’hui, je diffuse également un autre témoignage provenant du Japon, celui de Yukiko TAKAHASHI. Si quelquefois un lecteur voulait rentrer en contact avec l’une ou l’autre des auteures de ces messages, je le mettrai volontiers en relation avec elles.

 

Yukiko-Takahashi.jpgYukiko, comme Yuko, s’adresse aussi aux Français. Elle raconte comment les habitants de Fukushima ignorent tout des dangers de la radioactivité, et comment ils sont autant contaminés par les radioéléments que par la désinformation…

 

 

 

 

 

 

Yukiko TAKAHASHI

 

 

 

« J'ai vécu à Fukushima pendant mes 3 ans de collège et mes 3 ans de lycée.
Il y a quelques jours, le 8 octobre 2011, je suis allée à la ville de Fukushima.

Moi, je portais un masque mais, quand je regardais comme ça dans la ville
les gens de Fukushima, il n'y en avait aucun qui portait de masque.
J’ai vu des employés municipaux qui s'activaient à la décontamination avec des manteaux de pluie et des masques dans la rue, et j’ai vu de l'autre côté du trottoir de jeunes étudiantes qui passaient sans masque en rigolant.

C'est la réalité de la ville de Fukushima.

Ce jour-là, il y avait la grande fête régionale traditionnelle de l’automne dans les villes et villages.
Les bébés, les enfants et les jeunes aussi ne portaient pas de masque.
Il y avait plein de stands de restauration dans la rue, ils mangeaient, ils buvaient dehors sans aucun problème ni souci.

Ma copine qui vit à Fukushima m’a dit :
« Il y a des gens qui disent qu'il n'y a aucun problème de radioactivité ; maintenant, c'est le contraire du danger à Fukushima, parce que si on fait des examens de dépistage des cancers plus souvent qu’ailleurs, nous vivrons plus longtemps que les autres. Si tu es trop inquiet et que tu deviens stressée, tu deviendras malade psychologiquement. »
En fait, il n'y a pas d'exemple d'impacts à cause de la radioactivité, on ne sait pas si c'est dangereux ou pas. La radioactivité n'est pas visible. Je comprends aussi que les gens soient paralysés par la radioactivité.

Le journal mensuel de la préfecture de Fukushima (UTSUKUSHIMA YUME-DAYORI numéro d’octobre) a été distribué à toute la population locale.
Dedans, il y avait les commentaires du
professeur YAMASHITA. Il a dit :

"Quand la radioactivité qui reste encore se mesure en unité de microSievert, elle ne blesse même pas les cellules." 

"A Tchernobyl, il y a eu des craintes au début dans la population [parce que les gens n'avaient pas d'information correcte], mais je voudrais expliquer aux gens d'ici au fur et à mesure [qu'il n'y a pas de danger.]"

Ça regorge de fausses rumeurs dans la ville, qui disent qu'il n'y a pas de danger.
Il y a des drapeaux partout "Il ne faut pas baisser les bras contre la rumeur". En ce moment, les gens de Tokyo ne veulent pas trop acheter de produits alimentaires de Fukushima. (Ils disent que c'est une mauvaise rumeur) et des drapeaux qui disent "Bon courage, Fukushima !"

Dans le quartier de "Watari" dans la ville de Fukushima, ils ont trouvé des points chauds qui font 3 microSv/h (1). Les habitants demandent à la mairie de reconnaître ce quartier comme "hot spot" et qu'ils leur conseillent de partir. Car s’ils reconnaissaient cela, les habitants pourraient recevoir une somme d'argent par une aide gouvernementale.
Mais, à la conférence qui a été organisée par l'Etat pour expliquer la situation aux habitants du quartier, les représentants de TEPCO ne sont pas venus, ni le maire de la ville de Fukushima. Juste des employés de la mairie sont venus et ils ont dit : "D'abord, il faut décontaminer !" C'est tout.
Mais il n'y a pas eu d'amélioration. A la ville de Fukushima, il n'y a aucun projet pour évacuer des gens.

Les habitants de Fukushima sont accrochés à l'endroit où il ne faut pas rester.
Ils sont contaminés par la radioactivité, mais aussi par les mauvaises informations.
Le pays, le préfet, la ville, personne ne veut aider les habitants.
Des habitants de Fukushima vont êtres tués par l'Etat.

Je voudrais que les Français connaissent cette réalité-là.
Les gens de cette région sont très fatigués de cette histoire.
Ils ne veulent plus entendre parler de ça.
Ils ne veulent plus regarder leurs compteurs Geiger.
Ils en ont marre...

Il y a de plus en plus de mouvements pour sortir du nucléaire à Tokyo, à Fukushima, et partout maintenant au Japon.

Alors s’il vous plait, restez liés avec "Fukushima" !
Restez liés avec "le Japon" ! »

Yukiko TAKAHASHI

 

 

 

 

(traduction Yumiko)

 

 

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Message original

 

 

私は中学・高校を福島市で育ち、今は東京にいる者です。

 201110.8、私は福島市に行ってきました。

 

私はマスクをしていきましたが、見渡すかぎり、福島市民はマスクをしていませんでした。

レインコートとマスクを身につけ、ホースの水によって庭を除染する人がいる反対側の道を、中学生と思しき少女たちが、マスクも身につけず談笑して通り過ぎる。

 

これが福島市の実態です。

 

 

この日は、市内の神社の秋祭りがあり、駅前は人であふれていました。

小さな赤ちゃんも、10代20代の若者も、誰もマスクをつけていません。

屋台がたくさん出て、みんな外で飲食しています。

 

福島に住む私の友人は言いました。

放射能は全然大丈夫で、ガン検診を頻繁にやるようになるから、却って福島県人の寿命は延びる、放射能を気にしすぎてストレスをためる方が精神病になってよくない、という人もいる。前例がないから危険か危険じゃないかもわからない。

放射能は目に見えないから、麻痺してしまう人の気持ちもわかる

 

 

福島県の広報(うつくしま ゆめだより 10月号)には山下教授のインタビュー記事が載り、「μSvでは細胞に傷もつかない」「チェルノブイリでも最初はパニックになったが、地道に(安全性)を説明していきたい」などとコメントされています。

広報は、全家庭に配られます。

 

 

町には「安全デマ」が蔓延しているのです。

そして、いわゆる「風評被害」に負けるなと、町中に「がんばろう福島!」ののぼりが出ています。

 

 

福島市内の渡利という地区では、3μSv/hを超える場所が見つかり、住民が「避難勧奨地点」に認定するよう、福島市に求めています。認定されれば、行政から避難支援などの援助を受けられるからです。

しかし、先日行われた住民説明会では、東電も市長も出席せず、市の担当者と国の現地災害対策本部の担当者が「まずは除染を」というだけで、なんら進展はありませんでした。福島市では避難計画はないとのことです。

 

いてはいけない土地に、福島市民は縛り付けられています。

放射能だけでなく、間違った情報に汚染されています。

国も県も市も、彼らを助けないのです。

 

福島市民は見殺しにされています。

 

フランスの皆さんにこの実態を知っていただければと思います。

 

また、福島でも、東京でも、全国でも、少しずつ、少しずつ脱原発の運動が広がっています。

原発廃止の決定権を握る経済産業省前に座り込んだり、九州電力本店前に座り込んだり、各種のデモや、疎開裁判など、さまざまなアクションがあります。

ぜひみなさん、福島とつながってください。

日本とつながってください。

 

よろしくお願いします。

 

 

 

 

(1) 3 microSv/h, c’est beaucoup. Cela représente 26 mSv/an. En France, la norme officielle est 1 mSv/an pour la population.

 

 

 

Depuis que Yukiko a écrit ce message, d’autres informations inquiétantes nous sont parvenues : plus de 20 hotspots (= points chauds, c’est-à-dire endroits radioactifs) ont été signalés à Tokyo qui, il faut le rappeler, se trouve à 250 km de la centrale accidentée (par exemple 5,82 microSv/h dans un parc d’attraction pour enfants - source : http://fukushima-diary.com/2011/10/news-spreading-fear/ )

 

 

*mise à jour du 19/10/11 : cette mesure de 5,82 microSv/h avait été réalisée le 12 octobre par les habitants. Le lendemain, le 13 octobre, les services municipaux ont fait leurs propres mesures et ont relevé 1,58 microSv/h maximum. Peut-être s’agissait-il pour les officiels de discréditer les mesures menées de manière autonome ? Quoi qu’il en soit, il a été tenu compte de cette fourchette 1,58 - 5,82 µSvh puisque la mairie a décidé de changer la terre. (Source : http://www.news24.jp/articles/2011/10/13/07192497.html)

.

 

De ce fait, le gouvernement japonais va bientôt émettre des directives pour aider les citoyens et les responsables locaux de détecter les zones contaminées afin de les nettoyer en toute sécurité. En effet, Masaharu Nakagawa, ministre de l'éducation et la science, a déclaré dans une interview au Wall Street Journal :

 

"A partir de maintenant, nous devons offrir des équipements et demander aux gens de regarder bien au-delà de Fukushima pour trouver les points chauds". Il a ajouté qu'il était très difficile de savoir comment ces taches se sont propagées. C’est à croire que ce gouvernement est très mal informé ou qu’il feint de ne pas connaître la situation ! 7 mois après la catastrophe, il serait temps que le gouvernement prenne enfin des mesures de radioprotection efficaces et que la population cesse d’être exposée stupidement à la contamination.

 

 

 

source : http://online.wsj.com/article/SB10001424052970204479504576638770772486378.html

 

 

 

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que Tokyo continue de voir sa population baisser, comme l’indique cette information : dans le quartier de Bunkyo, les gardes d'enfants avaient une attente dans les crèches publiques, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Cela signifie que des familles ont probablement quitté la région pour mettre leurs enfants à l’abri.

 


source : http://business.nikkeibp.co.jp/article/topics/20110610/220678/?P=2&rt=nocnt

 

NB : A propos des interrogations sur l’origine de la radioactivité de Setagaya, selon le détecteur portable de recherche de source radioactive (Mirion HDS100GN) dont un journaliste a fait l’acquisition, il n'y a pas eu de pic de Cs-137 qui puisse être considéré comme un hotspot issu de la catastrophe de Fukushima. Cet appareil avait en mémoire d'autres analyses spectrales de différents endroits sur les hotspots de Chiba ou Saitama où les pics de Cs-137 sont bien visibles. Ce journaliste a comparé également ses mesures avec celles (SAM 940 3x3 Nal) des services de la mairie : les résultats concordent avec les autres analyseurs en service ce jour-là (Information Franck C.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 22:53

DSCF3187---Copie.jpgCe message a été écrit par Yuko NISHIYAMA. Il m’a été transmis à l’occasion de la journée de manifestations antinucléaires du 15 octobre 2011.

 

Manifestation à Strasbourg :

les Japonais n’étaient pas oubliés

et le crime de Tepco dénoncé

(merci à Franck pour le drapeau !)

 

« Je me suis enfuie de Fukushima, ma ville de naissance, avec ma fille et mes parents en laissant mon mari là-bas. D'abord, nous avons été à Tokyo, maintenant nous sommes à Kyoto. Notre famille est obligée de vivre séparément. On a perdu notre région, on ne sait même pas quand l'accident se terminera...

Après l'accident, l'Etat japonais, le préfet de Fukushima et le maire de la ville de Fukushima ne nous ont pas informés de ce qui se passait réellement.
Ils n'ont même pas procédé à une évacuation correcte, ils ne nous ont pas du tout protégés.
Donc, nous avons été obligés de nous sauver par nous-mêmes, avec notre propre jugement de la situation.

Des points chauds se sont créés un peu partout dans la ville.
Les enfants ne peuvent pas partir de Fukushima et ils portent un masque quand ils sortent dehors.
Il leur est interdit de faire du sport, ils vivent avec beaucoup de limitations, sans la liberté que l'on offre aux enfants habituellement.

Notre pays a reçu 770,000,000,000,000,000 Bq de radioactivité, mais le gouvernement fait vivre toute la population comme avant. Ils nous font croire que toutes les normes sont sécurisées. Même si les normes ont été augmentées, même pour les enfants.

Après le 11 mars, Fukushima, le Japon et le monde ont totalement changé.
La radioactivité s’est échappée de la centrale nucléaire ; la priorité économique a sali le monde entier.

Qui a décidé que le nucléaire était très sûr ?
Une centrale nucléaire est aussi une grosse machine. Des fois ça peut casser.
Mais, quand ca casse, on ne peut plus revenir en arrière.
L'accident de Fukushima est arrivé à cause du tsunami et du tremblement de terre, mais ils ont fait marcher cette énorme machine nucléaire qui ne résiste pas aux tremblements de terre, au grand pays des tremblements de terre qu'est le Japon. Donc, dans ce sens-là, c'est une catastrophe, un désastre  totalement artificiel.

On ne peut plus vivre dans la région où on est né.
On ne peut plus manger en étant sûr de ce que l’on mange.
Il faut vivre tout le temps avec une inquiétude pour sa santé.
Tout ça est le résultat du choix de l’énergie nucléaire.

J'ai entendu dire que la France est pro-nucleaire. L’énergie nucléaire a l'air d'être moins chère par rapport à d’autres solutions.
Mais, quand un accident se produit, c'est très cher et dangereux, et quand on voit le problème des déchets...

Plus jamais Fukushima !

Je ne veux pas que vous subissiez la même expérience que nous, car c’est une grande tristesse, de la souffrance et du chagrin...
Arrêtez les centrales nucléaires ! Maintenant !

Et puis, face à cette infâme destinée pour les enfants de Fukushima, face à ce  spécialiste qui nous explique que jusqu'à100 mSv/an c'est sans danger pour notre santé, et aussi face à ce préfet qui l'a invité... secourez-nous !


S'il vous plait....ONEGAI-SHIMASU

Yuko NISHIYAMA »

 

(Traduction française : Yumiko)

 

 

----------------------------------------

 

Message original

 

フランスの皆様

 

私は震災後、故郷福島に夫を置いて、娘と父母と避難しています。まずは東京、そして現在は京都に自主避難しています。事故の収束がいつになるのかわからないなかで、故郷を追われ、家族が離れた生活を強いられています。

 

事故後から、国や県や市は私たちに真実を伝える事もなく、適切な避難勧告も出さずに、私たちを守ってくれようとしませんでしたので、自分たちの判断で故郷を離れました。

 

現在、福島市の放射線量は毎時1マイクロシーベルトを越えています。事故後は多い時で25マイクロシーベルト、至る所にあるホットスポットでは毎時60マイクロシーベルトを超し、その中で子供達は逃げることもできずに、外にでるときはマスクをしながら、学校でも室外の活動は禁止され、子供としての自由を制約されて生きています。

 

77京ベクレルという放射線物資が積もった国であるのに、国は今までと変わらない生活をさせようとしています。児童の被曝許容量や食品の放射線物資の暫定基準値を上げ安全であると信じさせようとしています。

 

311を境に福島は、日本は、世界は変わってしまいました。原発という経済優先主義の上で作られたものから排出された放射能により、世界中が汚染されてしまったのです。

 

原発が安全だとはだれが決めたのでしょう。原発も機械です。壊れる事もあります。壊れたとき、取り返しのつかないことが起きるのです。福島第一原発の事故は津波による天災によるものでは、地震国日本において耐震性のない原発を稼働させていたことによるもので、いわば人災なのです。

 

生まれた故郷に住めない、安心して食べ物を口にすることはできない、健康障害を心配しながら生きて行かなければならない。それが原発を選んできた結果なのです。

フランス人の皆さん、フランスは原発推進国だと聞きます。確かに原発は低コストで稼働する事ように思えるでしょうが、事故の起こった場合の危険性、廃棄物の処理等を考えるととてもコスト高で危険をはらむ物なのです。

 

NO MORE FUKUSHIMA 私たちの悲しみ、苦しみ、切なさを味会わないで下さい。今すぐ、原発を止めて下さい。今です。

 

そして、年間100ミリシーベルトまで安全であるという学者を招聘し県民を流出しないようにしている福島県の子供達をどうか救って下さい。お願いします。

 

西山祐子

 

 

............................................

 

 

Exemple d’aide à apporter aux gens qui vivent encore en zone contaminée (information Laurent Mabesoone)

 

 

 

odome.jpg« La réalité, c'est qu'il y a 30 000 personnes entre 20 km et 30 km de la centrale, auxquelles l'Etat japonais ne veut pas verser un yen d'aide au déménagement, et qui ont été invitées à rentrer chez elles il y a un mois ! Dans une zone hautement contaminée, sans commerce. Beaucoup de personnes âgées ne peuvent pas faire plusieurs dizaines de km pour aller acheter à manger. M. ODOME (73 ans) organise une distribution de vivres dans l'ancien hôtel qu'il tenait avant la catastrophe. Il le dit lui-même : « Le moindre petit colis contenant de la nourriture est précieux pour nous. » (*)

 

Voici l'adresse, et un site avec vidéo sur lui :
http://shiendanch.exblog.jp/13204556/

--------------------------------------------------------------------------------------------
Les colis sont à envoyer à :
   

Mr Takao ODOME
Business Hotel ROKKAKU
HARAMACHI KU OOMIKA JI HIRABAYASHI 51
MINAMI SOMA SHI
FUKUSHIMA KEN
975-0049 JAPON

 

 

(*) Précision : la douane japonaise n'accepte pas charcuterie et viande. Sinon, riz et céréales sont trop lourds pour être envoyés par avion (le bateau prend 3 mois...). Sardines à l'huile, biscuits, fruits secs, confitures, tous produits finis... surtout d'un pays non contaminé comme la France, c'est OK et cela leur fera vraiment plaisir.

 

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