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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 21:41

Text der Petition adressiert an den UNO Sicherheitsrat und an den Generalsekretär Ban Ki-Moon

 

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Weil das Atomreaktorgebäude Nr.4 vom Atomkraftwerk Fukushima Daiichi durch das fürchterliche Erdbeben vom 11. März und die Explosionen vom 15. März 2011 stark betroffen war und dadurch die Struktur stark gelitten hat, sodass die Standfestigkeit bedroht ist,

 

Weil das Abklingbecken dieser Anlage, welches sich in 30 Meter Höhe befindet, mit dem Gebaüde einzustürzen, oder sich vom Wasser wegen Rissen zu entleeren droht,

 

Weil dieses Becken 1533 abgebrannte  Brennelemente enthält, was etwa der zehnfachen Menge an Cesium 137 entspricht, welches in Tschernobyl freigesetzt wurde,

 

Weil der Kernbrennstoff, der nicht mehr durch Wasser abgekühlt wird, überhitzt und beschädigt wird, und dadurch einen Brand auslöst, der die radioaktive Strahlung in die Atmosphäre freigibt,

 

Weil das Kühlsystem vom Becken der Anlage Nr.4 regelmäßig ausfällt und keine Notkühlung besitzt,

 

Weil es im Falle eines Brandes der Uran- und Plutoniumelemente für die Menschen nicht mehr möglich wäre vor Ort einzugreifen, da die Radioaktivität zu hoch wäre,

 

Weil ein Brand des Abklingbeckens der Anlage Nr.4 das Verlassen des gesamten Atomkraftwerks von Fukushima Daiichi herbeiführen würde, welches allein etwa 2500 Tonnen Kernbrennstoff verbirgt, was einer 90 mal höheren Toxizität als in Tschernobyl entspricht,

 

Weil das sehr starke Erdbeben vom März 2011 die Wahrscheinlichkeit weiterer verheerender Beben erhöht hat, die den Zusammenbruch des bereits halb zerfallenen Kernreaktorgebäudes Nr.4 in Zukunft verursachen könnte,

 

Weil sich zahlreiche Experten der ganze Welt über die Notwendigkeit, so schnell als möglich einzugreifen, einig sind, um die Evakuierung von ganz Japan und auch eine internationale radioaktive Katastrophe, welche die Gesundheit der ganzen Menschheit und ihre Nachfahren gefährden würde, zu vermeiden,

 

Weil der Konzern TEPCO die Einsturzgefahr des Beckens nicht berücksichtigt und sie für die Verlagerung der Brennelemente an einen sicheren Ort mehrere Jahre beabsichtigen,

 

Weil der Konzern TEPCO und die japanische Regierung mit dieser Krisensituation, welche die Brennelemente des Beckens vom Reaktor Nr.4 in Fukushima Daiichi betrifft, unfähig umgehen,

 

Weil die UNO für die internationale Sicherheit bürgt, ist sie die einzig geeignete Organisation die diese ständige Bedrohung, welche Heute auf die gesamte Menschheit wirkt, unter Aufsicht zu nehmen,

 

Wir, Weltbürger,

 

- verlangen, dass die UNO dringend ein internationales, unabhängiges und interdisziplinäres Team einsetzt, welches die Macht hätte, die Verlagerung und sichere Verwahrung der Brennelemente des Beckens vom Reaktor Nr.4 in Fukushima Daiichi zu leiten,

 

- fordern, dass der Krisenstab mit allen Mitteln gefördert wird, sodass keine Hindernisse diese Aktion verzögern und dass das Ziel der sicheren Verwahrung der Brennelemente so schnell wie möglich erreicht wird,

 

- wünschen, dass die UNO alle notwendigen technischen, wissenschaftlichen, ökonomischen und politischen Kooperationen unterstützt, inklusiv NGO, um diese weltliche Bedrohung, die die Geschichte der gesamten Menscheit noch nie erlebt hat, zu stoppen.

 

Wir danken Ihnen, diese Petition zu unterschreiben :

imagepetition

 

__________________________________

Merci infiniment à Hélène d'avoir traduit la pétition en allemand !

Nous recherchons un autre traducteur qui accepterait de traduire cet article en allemand :

http://fukushima.over-blog.fr/article-appel-urgent-pour-eviter-une-nouvelle-catastrophe-nucleaire-mondiale-107834979.html

Si vous êtes intéressé, merci de prendre contact ici.

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 23:29
Kuchidomeryou est un court-métrage sous la forme d’une lettre adressée au Japon. Enregistré au cours d’un des voyages de l’artiste Shift en Honshū environ un an après la catastrophe de Fukushima, cette œuvre a été réalisée pour « soutenir le peuple japonais dans cette situation effrayante » et pour faire réfléchir à d’autres énergies. 
 
Un texte co-écrit par Schift et Mickael Lesage, lu par Peter Scott, sur une musique originale de Subheim.
 
 

 
 
Traduction française :
(par Mickael Lesage)
 
« Cher Japon,
tu fascines et envoûtes l'Occident depuis de très nombreuses années, par ta culture du respect et de la soumission, par tes avancées technologiques, par la beauté de tes paysages... Mais ton peuple a vu la haine détruire ses villes et ses hommes, un jour d'août 1945, et le respect et la soumission disparaissent peu à peu face à la mort instantanée. La crise économique t'as frappé toi aussi, et le marché technologique s’effondre. Il te restait ta grâce, celle des tes montagnes qui s'érigent au milieu de nulle part, celle de tes campagnes et de ta verdure, si joliment louée par Miyazaki, et tes villes futuristes qui te font osciller entre passé et modernité. Pays adoré, tu sais pourtant rester discret...
Et il fallut une catastrophe pour que le monde se rappelle du peuple japonais. Comme à Kōbe en 1995, tu es revenu à la une de l'actualité, mais cette fois-ci, les conséquences seront tout autres. Dans quelques années, on parlera de Fukushima comme on parle de Tchernobyl aujourd'hui : ses méfaits, les mensonges qui l’entourent, les morts et les contaminés. Lorsque la catastrophe est survenue, tu occupais la première place de l’actualité, avec les images chocs qui vont avec et les chiffres toujours plus terrifiants. Puis, comme si tout était résolu, tu es redevenu discret, comme à ton habitude. Le peuple à la mémoire courte est passé à autre chose, plus question d'aide internationale ou de soutien moral, démerdez vous, jusqu'a la prochaine fois.
A l'empoisonnement d'un pays, on préfère les guéguerres d'égos de quelques pantins ridicules lancés dans une course aux voix pathétiques ; à un sujet dont les écologistes n'ont pas su s’emparer, on préfère les problèmes franco-français. Serait-ce cynique d'espérer une telle catastrophe en France, pour voir les médias des autres pays s'en désintéresser aussitôt ? Pour voir les victimes oubliées dans l'instant ?  L'égoïsme rend mauvais. Et l'homme n'est pas bon à la base. Vers quoi allons-nous ?
Japon, je rêve de te découvrir depuis des années. Et un an après Fukushima, tu oscilles, encore plus, entre tes paradoxes.
Et au printemps, quand reviennent les cerisiers, les rossignols chantent, bercés par le doux parfum d’une radioactivité grandissante. Et tes enfants apprennent à compter en microsieverts – et tes poissons sont toujours frais, apparemment…
Et derrière la fenêtre de ce Shinkansen, je me demande juste…  que vas-tu devenir , qu’allons-nous devenir ?

Pendant ce temps, Japon, tu pourris en silence, les dégâts continuent, et les séquelles seront irréversibles.

Stop au silence, stop au nucléaire. »
 

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 00:20
DSCF5869Le ministre français du redressement productif, Arnaud Montebourg, a déclaré dimanche dernier : « Le nucléaire est une filière d’avenir ». Il n’aurait jamais entendu parler de Fukushima cet homme-là ? S’il avait la moindre dignité, il devrait au moins présenter des excuses publiques pour avoir tenu ces propos indécents, eu égard à ce qui se passe actuellement dans la région de Fukushima. Là, toute une population est prise en otage par le village nucléaire qui fait tout pour minimiser les problèmes sanitaires.
 
 
Le constat de la contamination en mars 2011  
       

Deux semaines après la catastrophe de Fukushima, un groupe d'experts gouvernementaux avait conduit des contrôles auprès de 1149 enfants âgés de moins de 15 ans. Ces enfants étaient résidants de trois municipalités voisines de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, Iwaki, Kawamata et Iitate, où des niveaux élevés de radiations avaient été constatés. Au total, 44,6% des 1080 enfants dont les tests étaient valides, ont présenté une contamination au niveau de la thyroïde. En effet, l’iode 131 va généralement se fixer dans cette glande, augmentant le risque de développer un cancer ultérieurement. C’est le second crime des autorités japonaises (le premier étant d’avoir laisser s’installer les conditions de la catastrophe) : elles n’ont pas donné suffisamment et clairement l’ordre de prendre les pastilles d’iode dans les territoires contaminés.

 

 

 
enfants de fukushima 10 octobre 2011 allant à l'hopital poEtudes épidémiologiques lancées en juin 2011
 
A la fin du mois de juin 2011, les autorités sanitaires ont mis en place des études épidémiologiques afin d’évaluer l’état de santé des personnes qui ont été exposées aux rejets radioactifs et de suivre son évolution. En théorie, les résultats de ces études épidémiologiques devraient permettre de disposer d’informations sur l’incidence de certaines pathologies au sein de la population japonaise (cancers, leucémies, troubles psychologiques, thyroïdiens, hépatiques, rénaux, diabète, etc.) et d’évaluer les conséquences sanitaires de l’exposition de la population aux retombées radioactives. Prévues pour une durée d’environ 30 ans, le pilotage de ces études a été confié à l’Université médicale de Fukushima, présidée par le très controversé Shinichi Yamashita.
Parmi ces études, l’une consiste à réaliser un bilan thyroïdien pour tous les enfants âgés de moins de 18 ans qui se trouvaient dans la préfecture de Fukushima pendant la phase des rejets : cette étude, qui a pour principal objectif la mise en évidence d’une éventuelle augmentation des cancers de la thyroïde telle qu’elle a été observée chez les enfants exposés aux retombées radioactives de l’accident de Tchernobyl, portera sur environ 360 000 enfants nés jusqu’au 1er mars 2012.
 
graphiqueIRSN2
Les âges des enfants testés au 31 décembre 2011
 
Premiers résultats en janvier 2012 : inquiétants
 
L’étude publiée par la préfecture de Fukushima en janvier 2012 montrait que sur 3755 enfants, 1143 d’entre eux, soit 30,4% des enfants testés, avaient des nodules ou des kystes de taille variable (jusque 20,1 mm). Or, cet état sanitaire qui doit servir d’« état zéro » était déjà inquiétant au vu du témoignage de ce médecin : « En 30 ans de pratique de médecine générale en milieu rural français, je n'ai pas rencontré d'enfant ayant un nodule thyroïdien. (Juste quelques gonflements de le thyroïde à la puberté; phénomène banal). Je peux confirmer que les nodules thyroïdiens chez l'enfant sont rares. 30 % c'est beaucoup. Dans la littérature médicale on parle de 0,2 à 1,4% pour les moins de 18 ans (ce chiffre monte à 3,5 % si on réalise des examens systématiques par échographie). On aurait donc un facteur 10 ».
 
graphiqueIRSN1
Les premiers résultats (graphique IRSN)
 
Derniers résultats d’avril 2012 : alarmants
 
Michiyuki Matsuzaki, docteur en médecine à l’hôpital de Fukagawa (Hokkaido), s’est penché sur l’étude publiée le 26 avril 2012 qui concernait 38 114 enfants. Comme il ne disposait pas d’état zéro ‒ en effet, celui-ci n’existe pas réellement puisque les tests ont débuté seulement 7 mois après la contamination ‒ il a repris une étude réalisée en 2006 dans la préfecture de Nagasaki, co-écrite par Shinichi Yamashita, qui montre que sur 250 enfants âgés de 7 à 14 ans, deux enfants seulement (0,8%) avaient des kystes thyroïdiens.
Or, selon les résultats d’avril 2012, 13 380 enfants, soit 31,1 % des enfants testés, ont un kyste thyroïdien, ce qui confirme les résultats de janvier 2012. Même si les kystes liquidiens ne signifient pas qu'il y ait une chance immédiate de cancer de la thyroïde, quelque chose d’anormal se passe dans la glande thyroïde de ces enfants. D’où l’inquiétude légitime des parents.
 
36
 
Une lettre de pression sur les médecins
 
En janvier 2012, alors qu’il commençait à publier les premiers résultats, le chef des opérations, Shinichi Yamashita, a envoyé une lettre aux spécialistes des maladies thyroïdiennes dans tout le Japon, leur demandant de ne pas établir d’autre diagnostic pour les familles concernées. La demande de Yamashita est pourtant un acte contraire à la loi médicale qui prévoit qu’en aucun cas un médecin ne doit refuser un examen. Ainsi, par cette démarche, ce « scientifique » démontre encore une fois sa totale soumission au village nucléaire : il veut rester le maître absolu des résultats. Pas question d’établir d’autres mesures qui pourraient contredire les données officielles. Une raison de plus pour s’inquiéter quand on a un enfant qui a des grosseurs anormales dans la thyroïde !
 
De fait, comme le rapporte un article du Mainichi daté du 26 août 2012, les examens supplémentaires sont systématiquement refusés. Par exemple, Pour ses 2 enfants, une mère de 38 ans qui se refugie à Aizuwakamatsu-shi a téléphoné vainement à 5 hôpitaux qui se trouvent à Fukushima. Un pédiatre de Fukushima avoue : « Si mon diagnostic est différent de celui de l’Université Médicale de Fukushima, cela provoquera des confusions ». Un autre de la région Aizu explique : « Ce n’est pas le rôle d’une clinique privée de faire disparaître des angoisses des parents ». Un troisième, qui s’occupe des examens du département de Fukushima, affirme : «  Le suivi réalisé par l’Université Médicale de Fukushima sera le premier et le plus utile pour montrer des effets de la radioactivité sur le corps humain. S’ils vont dans d’autres hôpitaux au lieu de venir à l’examen organisé par l’université, cela perturbera cette précieuse recherche.»
 
Des parents désemparés
 
Rien ne vaut le vécu des gens pour comprendre ce qui se passe réellement pour les réfugiés de Fukushima. Voici la traduction de quelques messages de mamans inquiètes (traduction Kazumi) :
 
1. J’ai emmené mon deuxième fils qui souffre d’une thyroïde enflée à l’hôpital connu pour les traitements de la thyroïde, Le médecin lui a touché la thyroïde, et a écrit effectivement sur le dossier qu’il a des kystes. Je lui ai dit que nous étions de Fukushima, alors il m’a dit qu’il n’avait pas le droit de donner son avis aux refugiés de Fukushima.
 
2. Mon fils a toujours la thyroïde enflée, pas d’appétit. Malgré tout, il faut l’autorisation soit de la préfecture de Fukushima, soit de l’Université Médicale de Fukushima pour le traitement. Je suis prête à payer beaucoup d’argent pour le suivi, mais ce n’est pas une question d’argent car évidemment, mon fils est couvert de la sécurité sociale. Salaud !
 
3. Bonjour. On m’a dit « Demandez d’abord à l’Université Médicale de Fukushima et attendez la réponse ». Autrement dit, aucun médecin ne peut rien faire avec les habitants et les refugiés de Fukushima sans autorisation. Par conséquent, mon médecin ne m’a donné ni diagnostic, ni l’état actuel de ma thyroïde.
 
4. Mon fils s’est fait refuser dans un hôpital qui se trouve à Nagano. J’avais déjà eu la même expérience ailleurs aussi. Le médecin m’a dit qu’il peut soigner un petit rhume ou une blessure, mais pas la thyroïde ni les maladies qui seraient liées à la radioactivité. Il m’a aussi montré une fiche « Avis sur le suivi de la santé des habitants de Fukushima » délivrée par la préfecture de Fukushima.
 
5. Pour soigner les refugiés et les habitants de Fukushima, il faut absolument une autorisation de la préfecture de Fukushima qui dit que c’est eux qui prennent l’entière responsabilité de la santé et de la radioactivité de tous les habitants « à vie ». C’est absurde ce qu’ils disent...
 
Une population cobaye : l’horreur en 2012
 
Le Japon a ainsi choisi délibérément de faire des expériences médicales pouvant causer la mort sur une partie de sa population. Les gens de Fukushima et les réfugiés nucléaires sont devenus des indésirables ‒ tels les hibakusha suite aux bombardements de 1945 qui n’auraient pas les mêmes droits que les autres citoyens. Malgré les résultats connus de la triste « expérience » de Tchernobyl, on laisse des centaines de milliers de personnes vivre en territoire contaminé, et on leur enlève le droit de se faire examiner librement. Troisième crime impardonnable contre l’humain. MM Montebourg, Valls et consorts, c’est ça le bel avenir que vous nous promettez ? Le soutien inconditionnel à l’énergie nucléaire fait glisser petit à petit nos sociétés vers la barbarie, sous couvert de raison d’état ou de raison économique. On sait parfaitement que les premiers cancers de la thyroïde apparaîtront d’ici deux ou trois ans, mais on ne fait rien. On fait semblant de ne pas savoir. Tout cela est écœurant, révoltant. Les responsables de ces actes criminels devront être jugés un jour. 
 
Le programme ETHOS
 
Pire, le crime est organisé, et bien rôdé. On l’a déjà testé en Biélorussie de 1996 à 2001 et ça marche. Pourquoi ne pas recommencer au Japon avec des moyens encore plus sophistiqués ? Le programme ETHOS, financé par l’Europe, qui visait entre autres au « développement d'une culture du risque radiologique pratique au sein de la jeunesse par l'école » n’est autre qu’un programme destiné à faire accepter à la population de vivre dans une zone contaminée. La décontamination d’un territoire qui a subi des retombées radioactives étant impossible et l’évacuation des habitants étant trop coûteuse, le village nucléaire international a trouvé la solution : faire croire à la population qu’on peut vivre en zone contaminée sans danger. Résultat des courses : malgré le programme ETHOS dont tous les participants officiels se sont félicités de la réussite, la courbe de progression des pathologies n’a cessé de croître et aujourd’hui, 40 à 80 % des enfants vivants en territoire contaminé dans la région de Tchernobyl sont malades.
 
Au Japon, on fait semblant de ne pas savoir. On crée des programmes de décontamination qui ne marchent pas, on demande aux gens de retourner vivre chez eux, dans un environnement radioactif permanent. Et surtout, on envoie M. Jacques Lochard, qui dirigeait le projet ETHOS en Biélorussie et qui est aujourd’hui président du CEPN (1), s’occuper des populations japonaises ! Je vous laisse en compagnie du docteur Michel Fernex pour vous expliquer ce qu’il en est, sans langue de bois :
 

 
 
Il est clair que les Japonais doivent être sensibilisés aux dangers du programme ETHOS. Ce genre d’action est fait pour neutraliser les associations indépendantes et pour endormir la population avec des actions inefficaces. Et au final, on risque de se retrouver avec un détournement d’argent public au profit d’une organisation qui ne sera même plus là pour compter les victimes dans quelques années.
 
 
(1) Le Centre d’étude sur l’Evaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire (CEPN) est une association à but non lucratif, fondée en 1976, pour évaluer la protection de l’homme contre les dangers des rayonnements ionisants, sous ses aspects techniques, sanitaires, économiques et sociaux.
Les membres actuels de l’Association sont au nombre de quatre : Electricité de France (EDF), l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), le Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA) et AREVA.
 
 
Un homme se bat
 
Pour conclure cet article, je ne peux m’empêcher d’évoquer le combat d’un homme, Nelson Surjon, Français expatrié au Japon avant la catastrophe, réfugié nucléaire à présent, qui n’a jamais cessé de réclamer l’évacuation des enfants de Fukushima. Il a réalisé une série de 7 vidéos sur ce thème, en exposant la situation du Japon d’une manière remarquable et a lancé une pétition internationale pour demander l’évacuation des enfants de Fukushima. Il est important de soutenir aussi ce combat en apportant son soutien ici, car les enfants sont les premières victimes du nucléaire : ils sont infiniment plus sensibles aux radiations.
 
 
 
Sources :
- A propos de l’enquête réalisée deux semaines après le début de la catastrophe : http://www.actu-environnement.com/ae/news/fukushima-traces-radioactives-glande-thyroide-enfants-13275.php4
- A propos de l’apparition des cancers de la thyroïde à partir de 3-4 ans après une irradiation, étude de l’INVS : http://www.invs.sante.fr/pmb/invs/%28id%29/PMB_9452
- Etude de la préfecture de Fukushima publiée en janvier 2012 : http://ex-skf.blogspot.fr/2012/01/1117-children-over-30-of-3739-tested.html
- A propos des nodules thyroïdiens représentant une pathologie rare de l’enfant, « Nodules thyroïdiens chez l’enfant » de F. Compain et A. Lienhardt-Roussie, Endocrinologie Pédiatrique à l’Hôpital de la Mère et de l’Enfant de Limoge : http://pediatrie.forumactif.com/t229-nodules-thyroidiens-chez-lenfant
- A propos du risque de cancérisation important des nodules thyroïdiens de l'enfant, « Les nodules thyroïdiens de l'enfant » de R. Coutant du Département de Pédiatrie du CHU d'Angers, publié en 2002 dans la Revue internationale de pédiatrie : http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=13977118

- Rapport de l’IRSN : « Fukushima 1 an après. Premières analyses de l’accident et de ses conséquences » :

http://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/surete/Documents/IRSN_Rapport_Fukushima-1-an-apres_032012.pdf

- Etude thyroïdienne de 2006 sur 250 enfants de la préfecture de Nagasaki : http://1am.sakura.ne.jp/Nuclear/kou131attach2.pdf
- Article de Michiyuki Matsuzaki, “Position Statement: What Is Currently Happening to Fukushima Children ?” : http://fukushimavoice-eng.blogspot.fr/2012/07/position-statement-what-is-currently.html
- Article du Mainichi daté du 26 août 2012 parlant du suivi de la thyroïde : http://mainichi.jp/opinion/news/20120826ddm003040163000c.html
 
 
____________________
 
Annexe : la vraie nature de M. Yamashita !
 
Entretien avec Shunichi Yamashita
Où il est clair que la sauvegarde de l’économie prime sur la santé de la population
 
- Quel est l’objectif de l’examen?
- C’est un service que Fukushima offre pour assurer la santé des habitants, ce n’est pas du tout des recherches. D’après les estimations de l’OMS, la dose de la radioactivité des habitants de Fukushima serait de 100 mSv au maximum, et on ne sait pas encore quelles conséquences une dose si petite aura sur le corps humain. Je dirai, comme les autres scientifiques dans le monde, que cela devra être minime.
 
- Il y a de plus en plus des parents qui demandent une « seconde opinion » hors de Fukushima...
- Il faudra faire quelque chose. Les soucis des parents sont différents de ceux des médecins. Je vais quand même les écouter avec respect et j’essaie d’avoir une bonne relation avec eux.
 
- M. Yamashita, que pensez-vous des effets de la radioactivité sur nous ?
- Il faut attendre plus de 10 ans pour dire quelque chose là-dessus. Ce qui est important maintenant, c’est qu’il ne faut pas détériorer la relation avec les habitants de Fukushima. Mais ce qui est plus important, c’est qu’il faut sauver le Japon, il faut que le Japon ne s’écroule pas. Après Tchernobyl, il y a eu de nombreux procès à propos de l’état de santé, et les dédommagements a ruiné le budget national de l’Ukraine.
 
Texte original :
.
−−検査の目的は。
 ◆県民の健康増進のための医療サービスで、決して調査研究ではない。WHO(世界保健機関)の推計で、福島住民の被ばく線量はどんなに高くても100ミリシーベルト。100ミリシーベルト以下の健康リスクは明らかには証明されていない、または非常に小さいというのが科学者の国際的合意だ。
 −−県外でセカンドオピニオンを求める保護者が増えているが。
 ◆改善策を考えなければならない。医師の考え方とお母さんの立場にギャップがある。謙虚に声を聞き、信頼関係を築きたい。
 −−放射線の影響をどう判断するのか。
 ◆小さながんも見つかるだろうが、甲状腺がんは通常でも一定の頻度で発症する。結論の方向性が出るのは10年以上後になる。県民と我々が対立関係になってはいけない。日本という国が崩壊しないよう導きたい。チェルノブイリ事故後、ウクライナでは健康影響を巡る訴訟が多発し、補償費用が国家予算を圧迫した。そうなった時の最終的な被害者は国民だ。
 
 (source mainichi.jp, 26 août 2012, traduction Kazumi)
 
 
____________________
 
 
Articles sur le sujet des problèmes thyroïdiens
 
 
 
 
 
 
 
____________________
 
 
En savoir plus sur ETHOS au Japon
 
 
Exposé de Sunichi Tanaka
 
Rapport de Yoshiyuki Mizuno
 
Le site ETHOS in Fukushima
 

Jacques Lochard

Témoignage de son expérience

 

Instauration d’ETHOS à Fukushima

Document

 

 
 

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 17:40
imagepetitionCe n’est pas nouveau, cette menace existe depuis le 15 mars 2011, date à laquelle le bâtiment réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi a subi explosions et incendies.
Ce n’est pas nouveau, mais le problème reste urgent à traiter, car une seule petite complication dans le refroidissement de la piscine 4 pourrait entrainer une succession d’évènements qui affecteraient le monde entier en quelques semaines : 2500 tonnes de combustible nucléaire larguées dans l’atmosphère, ça ferait vraiment très mal. Ce ne serait plus les seules régions oubliées de Tchernobyl et Fukushima qui seraient concernées par une contamination radioactive généralisée. Ce serait assurément le monde entier.
 
Tepco, en qui plus personne n’a confiance depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima, envisage de retirer le combustible de la piscine d’ici à la fin 2013. Mais personne ne peut assurer qu’un nouveau puissant tremblement de terre n’affecte le Japon dans les 16 mois à venir ! C’est pour cela que l’action à mener est urgente.
 
Une pétition est en ligne pour qu’une équipe internationale prenne en charge les opérations de retrait du combustible. Elle recueille déjà près de 10 000 signatures, mais ce n’est pas suffisant ! Elle est disponible en cinq langues (1) :
 
 
et depuis peu en polonais (voir ci-dessous). Diffusez-là !
 
Masao-Yoshida.jpgDe nouveaux experts s’ajoutent pour souligner l’importance de cette requête, et en premier lieu, l’ancien directeur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi,  Masao Yoshida. Ce dernier, premier témoin de la catastrophe, a récemment affirmé : « Il est nécessaire de mobiliser une assistance internationale et notamment des ingénieurs, des technologies et des appréciations venant de tous les coins du monde. » (lien)
 
Koichi-Kitazawa.jpgPar ailleurs, le professeur Koichi Kitazawa, qui présidait l’Agence japonaise pour les Sciences et la Technologie et qui a dirigé une commission d'enquête sur l'accident nucléaire de mars 2011, a déclaré : « Après avoir écouté des centaines de témoins, ma conviction est faite. A la centrale de Fukushima, le pire est peut-être à venir. A cause de la piscine du réacteur 4, un nouvel accident peut se produire n'importe quand, qui menacerait la survie même de mon pays (…). Je prie pour que, dans les semaines à venir, une violente tornade saisonnière ne s'abatte pas sur la centrale. » (lien)
 
Une prière suffira-t-elle pour empêcher une nouvelle catastrophe ou bien s'agit-il d'un aveu d'impuissance face à l'immense tâche qu'il reste à accomplir pour transférer les 264 tonnes de la piscine 4 ? En fait, il ne s’agit plus d’un débat mais d’un constat. Il ne s’agit plus d’être pro ou antinucléaire ; il s’agit juste d’être conscient d’une menace très grave qui va durer sur le long terme, tant que le combustible perché à 30 m de hauteur n’est pas mis à l’abri. Les médias commencent à en parler en France, c’est dire si le sujet est grave. Il est très important que chacun soit au courant et les journalistes doivent continuer à nous informer de la situation. En gros, la situation actuelle, c’est un peu comme si on apprenait qu’un gros astéroïde risquait de tomber sur la terre d’ici un an, et qu’on allait tout tenter pour dévier sa trajectoire afin d’éviter la collision en confiant cette mission à une entreprise réputée pour mentir et faire des erreurs…
 
De toute évidence, il ne suffit pas d’en parler, il faut aussi faire pression pour que la communauté internationale prenne en charge cette crise.
 
 
________________________
 
 
- Les médias en parlent :
 
   

     

Fukushima : et si le pire était à venir ?

(Un article de Vincent Jauvert, Le Nouvel Observateur)

 

Fukushima. La piscine du réacteur 4 inquiète [audio]

(Propos recueillis par Pierrick Baudais, Ouest-France)

 

L'inquiétante piscine de Fukushima

(Un article de Régis Arnaud, Le Figaro)

 

Fukushima: les piscines de combustible font trembler les experts

(Un article de Marc Molitor, RTBF Info)

 

Notre ex beau-frère et le nucléaire
(Un billet de Sophia Aram, France Inter)

 

La piscine de Fukushima fait trembler la planète

(Un article de Pierre-François Besson, Le Matin)

 
 
- Comment la piscine de combustible n°4 peut-elle prendre feu ?
Arnie Gundersen nous l’explique très clairement avec cette vidéo :
 

 
 
 
- Texte de la pétition en polonais :
 
Nie cierpiący zwłoki apel o to, aby uniknąć kolejnej globalnej katastrofy nuklearnej
 
Ponieważ budynek reaktora nr 4 został poważnie zachwiany przez straszliwe trzęsienie ziemi w dniu 11 marca oraz gwałtowne wybuchy w dniu 15 marca 2011, a w związku z tym jego struktura została poddana silnym naprężeniom, które czynią budynek ten bardzo nieodpornym,
 
Ponieważ znajdujące się w tej jednostce  zużyte paliwo jest umieszczone w basenie wzniesionym na wysokości 30 metrów  i grozi zawaleniem budynku lub wypływem z powodu znacznej liczby pęknięć,
 
Ponieważ basen ten zawiera 1.533 wypalonych elementów paliwowych, co jest równoważne 10- krotnej  ilości cezu 137 uwolnionego w Czernobylu,
 
Ponieważ uszkodzenie wodnego systemu chłodzenia  paliwa spowoduje wzrost temperatury i jego degradację, a wynikający z tego pożar spowoduje uwolnienie do atmosfery ogromnej ilości substancji radioaktywnych,
 
Ponieważ rezerwowy system chłodniczy jest niedostępny, a aktualny system chłodzenia ulega regularnym uszkodzeniom,
 
Ponieważ interwencja człowieka w przypadku pożaru obejmującego elementy zawierające uran i pluton jest niemożliwa ze względu na ogromną radioaktywność,
 
Ponieważ Fukushima Daiichi zawiera prawie 2.500 ton paliwa jądrowego - źródło radiotoksyczności 90 razy większej niż w Czernobylu - a ogień w jednostce 4 zmusiłby władze do opuszczenia całego zakładu,
 
Ponieważ siła trzęsienia ziemi z marca 2011 wskazuje na zwiększone prawdopodobieństwo kolejnych katastrofalnych trzęsień ziemi, które mogą z kolei spowodować zawalenie się na wpół zrujnowanego budynku reaktora nr 4,
 
Ponieważ liczni eksperci z całego świata są zgodni w tym, że  należy podjąć niezwłoczną akcję  w celu uniknięcia potencjalnej konieczności ewakuacji całej Japonii i jednocześnie zapobieżeniu międzynarodowej katastrofie radiologicznej, która zagrażałaby zdrowiu obecnej populacji światowej i ich potomków,
 
Ponieważ TEPCO twierdzi, że nie ma ryzyka, że basen upadnie i ponieważ firma planuje rozłożyć na wiele lat przeniesienie wypalonego paliwa i przechowanie go go w bezpiecznym miejscu,
 
Ponieważ TEPCO i rząd japoński nie są zdolne do zarządzania kryzysową sytuacją  dotyczącą wypalonego paliwa w basenie reaktora Fukushima Daiichi nr 4,
 
Ponieważ ONZ, jako gwarant bezpieczeństwa międzynarodowego, jest jedyną organizacją zdolną do podjęcia kroków w sprawie tego permanentnego zagrożenia dla ludzkości,
 
 
My, mieszkańcy świata,
 
- Zwracamy sie do ONZ, aby pilnie ustanowił międzynarodowy, niezależny i interdyscyplinarny zespół. Zespół ten będzie odpowiedzialny za zorganizowanie i zarządzanie przeniesieniem paliwa z basenu jednostki 4 oraz jego bezpieczne przechowanie.
 
- Żądamy, aby zespołowi kryzysowemu zostały przyznane wszystkie potrzebne środki, w celu uniknięcia dalszej zwłoki i zagwarantowania, że zużyte paliwo zostanie bezpiecznie usunięte tak szybko, jak to tylko możliwe.
 
- Nalegamy, aby ONZ poparł wszelkie niezbędne formy współpracy w sferze technicznej, naukowej, ekonomicznej i politycznej, włączając w to organizacje pozarządowe, mające na celu położenie kresu globalnemu zagrożeniu światowemu, nie mającemu swojego odpowiednika w całej historii ludzkości.
 
 
 
imagepetition
 
 
_________________
(1) Je recherche des volontaires pour des traductions en allemand, en russe, en italien, en portugais, et d’autres langues selon vos compétences. Merci de me contacter ici.

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 23:07

Nous poursuivons petit à petit la publication de la traduction française de la synthèse du rapport officiel de la commission d’enquête. A la page 49 du document édité en anglais, commencent les annexes. La première porte sur les résultats de l’enquête effectuée par la commission auprès des personnes évacuées, accompagnés de graphiques et de témoignages.

« Ils n’arrêtaient pas de dire que les centrales nucléaires étaient absolument sans danger, puis l'accident est arrivé ». C’est un commentaire parmi d’autres, tous recueillis parmi la population touchée par la catastrophe. Lisez-les, ils sont tous empreints de bon sens et de sagesse.

 

___________________

 

.

 

ANNEXES

 

 

Enquête sur les personnes évacuées de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima

 

 



  

 

1. Le retard du gouvernement à communiquer des informations sur l'accident a conduit à de la confusion par la suite.
2. Parce que les instructions pour l'évacuation ont été faites au coup par coup, de nombreuses personnes ont été évacuées plusieurs fois, évacuées vers des zones à fortes radiations, et évacuées avec seulement le strict nécessaire.
3. Des messages d'agonie fournis par les personnes évacuées nous ont été délivrés. Les problèmes ne sont pas encore résolus. Des mesures appropriées devraient être considérés dans les plus brefs délais.


 

Communication d'informations sur l'accident

  •          La connaissance de l'accident était extrêmement faible chez les habitants, malgré les divulgations d’informations conformément à l'article 10 à 15h42 le 11 mars, divulgation d’un rapport conformément à l'article 15 à 16h45, et la déclaration de l'état d'urgence à 19:03.
  •          Il y avait des différences significatives dans la vitesse de transmission des informations sur l’accident dans les zones évacuées, en fonction de la distance de la centrale.
  •          Les municipalités et la police ont été les sources d’information sur l’accident pour 40% des habitants de Futaba et Naraha, mais seulement pour 10% des habitants de Minamisoma, Iitate, et Kawamata.

 

Ordre d'évacuation


Les habitants ont été informés de l'accident quelques heures après qu’il survienne, mais ils n'ont reçu aucune information sur la situation ou qui auraient été utiles pour leur évacuation. En conséquence, de nombreux habitants n'ont pu partir qu’avec le strict nécessaire.

Évacuations volontaires

  •          A l’intérieur de la zone de 30 km de rayon, l'ordre de se calfeutrer dans les habitations a été émis à 11h00 le 15 mars et l'appel pour les évacuations volontaires a été émis le 25 mars. Cependant, comme le gouvernement a été lent à donner des instructions de nombreux habitants ont évacués de manière  volontaire.
  •          Même s'il était évident qu'il y avait des niveaux de radiations élevées dans Iitate et Kawamata, les évacuations planifiées ne l’ont été que tardivement. Le gouvernement a peut-être tardé à désigner les zones à évacuées ayant des niveaux élevés de radiations.

Évacuations vers des zones ayant des niveaux élevés de radiations

  •          Environ 50 pour cent des habitants de Namie ont temporairement évacués vers des zones avec des concentrations élevées de radiations.
  •          Le gouvernement a tardé à divulguer des informations de surveillance.

Expansion des zones évacuées et évacuation progressive

  •          Grâce à plus de quatre évacuations, plus de 70 pour cent des habitants des zones près des centrales de Fukushima Daiichi et de Fukushima Dai-Ni (Futaba, Okuma, Tomioka, Naraha, Namie) ont été évacués.
  •          Il y a eu de nombreuses plaintes concernant des ordres d'évacuation qui ont exigé des habitants vivant au plus près des centrales nucléaires d'évacuer de nombreuses fois.

Prévention d'accident

  •          Même à la centrale elle-même, il y a eu peu d'explication de la possibilité d'un accident nucléaire. Moins de 15% des habitants ont déclaré avoir reçu une formation à l'évacuation en cas de catastrophe nucléaire et moins de 10% des habitants ont indiqué avoir reçu des explications quant à la possibilité d'un accident nucléaire.

 

 

1nombre de réponses par municipalité

Nombre de réponses par municipalités

 

Résultats du sondage

  •          Ce sondage a été envoyé aux citoyens qui ont été forcés d'évacuer à la suite de cet accident.
  •          Objectif : Comprendre la réalité de la façon dont l'évacuation a été ordonnée et la manière dont les risques de l'énergie nucléaire ont été expliqués
  •          Méthode : enquête postale
  •          Durée : du 15 mars au 11 avril 2012
  •          Répondants ciblés : 21 000 foyers sélectionnés au hasard dans 12 villes, bourgs et villages (pour un total de 55 000 foyers) dans les zones évacuées
  •          Villes et villages interrogés : Futaba, Okuma, Tomioka, Naraha, Namie, Hirono, Tamura, Minamisoma, Kawauchi, Katsurao, Kawamata, Iitate.
  •          Répondants totals : 10 633
  •          La Commission tient à exprimer sa gratitude aux nombreuses personnes qui ont coopérées avec cette enquête. Le taux de réponse a été extrêmement élevé : 50 pour cent.
  •          Sur les 10 633 répondants, 8 073 (76%) ont fourni des commentaires dans l'espace de commentaires libres. De plus, 431 répondants ont écrit sur le recto et le verso de la feuille d'enquête et/ou ont écrit d’autres commentaires sur des documents distincts, exprimant ainsi leur forte volonté de se faire entendre.

Retard dans la communication de l'information

  •          La connaissance de l'accident a été extrêmement faible parmi les habitants évacués malgré les divulgations d’informations conformément à l'article 10 à 15h42 le 11 mars, divulgation d’un rapport conformément à l'article 15 à 16h45, et la déclaration de l'état d'urgence à 19:03.
  •          Il y avait des différences significatives dans la vitesse de transmission des informations sur l’accident dans les zones évacuées.
  •          Les municipalités, le système radio d’urgence ou la police ont été les sources d’information sur l’accident pour 40% des habitants de Futaba et Narahamachi, mais seulement pour 10% des habitants de Minamisoma, Iitate, et Kawamata.

 

 

Heure de l'ordre d'évacuation et source d'information

  •          Quelques heures après que l'ordre d'évacuation ait été émis, les municipalités ont communiqués l'ordre d'évacuation aux habitants, montrant qu'il y avait un haut niveau de communication entre les municipalités et les habitants.
    Cependant, comme il y avait des zones dans lesquels les municipalités n'ont pas reçu les ordres d'évacuation du gouvernement, il y avait des problèmes majeurs dans le processus de transmission de l'ordre d'évacuation du gouvernement aux municipalités.
  •          Les habitants ont reçu l'ordre d'évacuation, mais ils n'ont pas reçu d'informations sur la situation ou l'accident qui aurait été utile à leur évacuation. En conséquence, de nombreux habitants sont partis avec seulement le strict nécessaire.

 

2When did you know about the accident at Fukushima Daiichi

Quand avez-vous appris l’accident à Fukushima Daiichi ?

 

3sources sur l'accident

Source d’information à propos de l’accident

 

  •          Beaucoup d’habitants ont reçu des informations des municipalités.
  •          Un pourcentage élevé d’habitantsde Minamisoma, Kawamata et Iitate ont reçu des informations de la télévision, la radio ou l'internet.

(i) Commentaire d’un habitant deFutaba:
«J'ai quitté ma maison avec seulement le strict nécessaire. J'ai appris où aller par le système radio d’urgence alors que j'étais sur la route. Je suis arrivé au premier site d’évacuation ou il m’avait été indiqué d’aller au bout de 6h de voiture au lieu d’une heure seulement en temps normal. En chemin, mon fils qui vit loin m’a appelé et m'a dit que je ne devais pas m’attendre à revenir bientôt. C'est alors seulement que j’ai commencé à comprendre peu à peu ce qui était en train de se passer. C'est ce que je me rappelle. Pouvez-vous imaginer à quoi ressemble la vie quand vous êtes déplacés et séparés de vos amis et des gens que vous connaissez? "

 

4pourcentage connaissance evacuation

Pourcentage d’habitants qui savaient à propos de l’évacuation

(Quand avez-vous appris que votre lieu d’habitation était compris dans une zone d’évacuation ?)

 

5source evacuation instruction

Source d’information à propos de l’ordre d’évacuation

 



(ii) Commentaire d’un habitant d’Okuma:
"S'il y avait eu même un mot au sujet d'une centrale nucléaire lorsque l'évacuation a été ordonnée, nous aurions pu réagir raisonnablement, prendre nos objets de valeur avec nous ou fermer la maison avant que l’on parte. Nous avons dû courir avec rien d'autre que les vêtements que nous avions sur nous. C’est une telle déception à chaque fois que nous sommes brièvement autorisés à rentrer chez nous seulement pour découvrir que nous avons été cambriolés à nouveau. "


(iii) Commentaire d’un habitant de Tomioka:
"Nous voulions entendre clairement que nous ne serions pas en mesure de revenir pour un certain temps. Je n’ai pas pu amener mes objets de valeur avec moi. En particulier, parce que les dossiers médicaux ont été laissés à la maison la santé de mes parents s'est aggravée pendant l'évacuation. Il est difficile, en particulier pour les personnes âgées, de fuir au dépourvu. Je n'ai pas d'attachement à Tomioka parce que nous louions seulement la maison, mais si nous ne pouvons pas vivre dans le logement temporaire pour toujours, nous allons perdre un endroit pour vivre de façon permanente. Il y a d'autres problèmes aussi. Donc, je veux soutenir le bien-être à nouveau. Ce n'était pas le personnel de l'administration préfectorale ou de la mairie qui étaient là pour nous guider lors de l'évacuation, c’était les travailleurs des services médicaux qui en général voyaient mon père. Il a fallu une demi-journée pour savoir où il a été emmené. Il a fallu trop longtemps pour créer une liste de personnes évacuées. "


(iv) Commentaire d’un habitant de Namie:
"J'ai réussi à passer une nuit dans une école primaire du quartier de Tsushima après avoir entendu une annonce dans le gymnase dans la matinée du 12 mars qu’un tsunami s'était approché de l’école primaire de Namie-Higashi, au lieu d'être informé de l'accident survenu à la centrale nucléaire. Si on m'avait dit spécifiquement à propos de l'accident, j'aurais évacués vers un endroit plus loin que Tsushima. Il est décevant que information n'ai pas été donnée."

(v) Commentaire par un habitant d’Odaka de Minamisoma :
"Nous ne savions pas qu’il y avait eu une explosion d'hydrogène à la centrale, nous ne pouvions pas deviner pourquoi nous avons dû évacuer. Le directeur (de TEPCO) à l’époque de l'accident s’est rappelé à la télé qu'il pensait qu'il pouvait mourir à l'époque, mais ce genre d'information aurait dû être annoncé aux habitants vivant à proximité instantanément. En tout état de cause, l'information à été publiée trop lentement. Les habitants n'ont pas été traités correctement. "

Temps d'évacuation

  •          Quelques heures après que l'ordre d'évacuation ait été émis, la plupart des habitants (80-90%) dans les zones évacuées ont commencé à évacuer.
  •          Dans la zone de 30 km entourant la centrale nucléaire, les habitants n'ont pas eu d’autre choix que d’évacuer volontairement. Même si un niveau élevé de radiations a été observé dans Kawamata et Iitate la désignation de l’évacuation planifiée de la zone a été retardée.
  •          A l’intérieur de la zone de 30km de rayon, l'ordre de se calfeutrer dans les habitations a été émis à 11h00 le 15 mars, et l'appel pour évacuer volontairement a été émis le 25 mars. Cependant, comme le gouvernement a été lent à donner des instructions, de nombreux habitants ont évacués de manière  volontaire.
  •          Même s'il était évident qu'il y avait des niveaux de radiations élevées dans Iitate et Kawamata, les évacuations planifiées ne l’ont été que tardivement. Le gouvernement a peut-être tardé à désigner les zones à évacuées ayant des niveaux élevés de radiations.
  •          Dans l'espace pour les commentaires, certains habitants de ces zones ont critiqués que le gouvernement a tardé à délivrer l'ordre d'évacuation ou même que le gouvernement
    n'a pas émis l'ordre pour leur zone.


(i) Commentaire d’un habitant de Minamisoma
"A Haramachi dans Minamisoma, on nous a dit de « rester à la maison », et on ne nous a pas dit même une seule fois d'évacuer. À la télévision, tout ce qu'ils ont dit était qu’ «il n'y a pas d'effets immédiats sur la santé », ce qui nous a fait encore plus peur. Rien n'a changé depuis que l'accident est survenu. Quand il y a très peu de progrès en matière de décontamination, il est trop étrange que l'ordre d'évacuation soit déjà levé. Le gouvernement devrait réfléchir davantage aux populations locales. "

(ii) un commentaire d’un habitant de Kawauchi (zone de 20 km-30 km)
"Le 11 mars, immédiatement après avoir entendu les premières informations sur l'accident, de nombreuses personnes dans le village ont évacuées vers cette zone. Les jeunes s’envoyaient des emails «évacuez» les uns aux autres, presque comme une chaine d’emails. Cependant, nous n'avons reçu aucune information officielle sur l’évacuation. On nous a seulement dit de rester à l'intérieur par l'intermédiaire du système de radio d'urgence. Après avoir entendu un voisin qui a un policier dans sa famille disant : «Je vais évacuer car cela semble dangereux », j'ai décidé d'évacuer. J'ai entendu dire que la police était partie de Kawauchi le 14 mars. Les bénévoles qui donnaient de la nourriture ont utilisé l'essence restant pour leur transport. Je voulais qu'ils nous aident à évacuer le plus tôt possible. Je ne peux que penser qu'ils nous ont abandonnés. "

 

6évacuation volontaire

Pourcentage de ceux qui savaient

(Quand avez-vous commencé à évacuer ?)

 

7poucentage evacuation volontaire

Pourcentage d’habitants qui ont évacués volontairement

 

(iii) Commentaire d’un habitant d’Iitate
«Cette région n'a reçue aucune information dans les premières phases de l'accident nucléaire.
Nous avons entendu parler du niveau de radiations seulement après que l'équipe de recherche de l'AIEA soit venue. M. Edano, le secrétaire général du gouvernement, a dit à plusieurs reprises à la télévision que le niveau de radiations "n'aura pas d’effets immédiats sur la santé ». La réalité est que les habitants d’Iitate ont été exposés à des radiations jusqu'au 22 avril (lorsque l'évacuation planifiée a été ordonnée). Cela fait maintenant une année depuis, mais nous n'avons reçu aucune indemnisation des dommages et le gouvernement essaie de le couvrir par la levée des ordres d'évacuation."

(iv) Commentaire d’un habitant de Hirono
"Parce qu'ils pourraient paniquer ... Parce que les personnes dans les zones avec le plus de danger ne seraient pas en mesure d'évacuer ... Comment la zone d'évacuation a été étendu à 10 km de diamètre par la suite au lieu de 5 km dans la phase initiale ... Alors que nous n'avions que la télévision comme source d'information sans informations précises ou d'idée de la façon dont l'accident allait se développer, le ministre en fonction continuait de déclarer "cela n'affectera pas la santé immédiatement ...". TEPCO ne cessait de parler de la sécurité et de la fiabilité des réacteurs ... Je suis dégoûté de la faible qualité des personnes en charge de ce pays. "


(v) Commentaire d’un habitant de Kawamata
"Ils disaient qu'il n'y a pas d'effet immédiat, mais l'évacuation a été ordonnée le 16 avril. S’ils l’avaient ordonnée plus tôt, j'aurais pu trouver un lieu spécifique pour évacuer.
Bien que ce fut un désastre important, la réponse a été trop lente. La réponse initiale la plus importante basée sur les faits de la situation réelle n'a pas été faite et aucun ordre basé sur des mesures de conformité n’a été donnés. Je demande la préparation en cas de situation d’urgence. Tout ce que j’ai vu était les politiciens jouant aux partis politiques, même si la nation est confrontée à un désastre sans précédent. Je m'interroge sur l'humanité de ces gens. Il est regrettable que ce soit la nation qui ait choisi ces personnes en charge. "

 

Les habitants ont évacués vers des zones qui devinrent plus tard des zones évacuées

  •          Environ 50 pour cent des résidents de Namie ont temporairement évacués vers des zones avec des concentrations élevées de radiations.

 

8Percentage of residents who evacuated to areas from which

Pourcentage d’habitants qui ont évacués vers des zones qu’ils ont du ré-évacuer plus tard à cause de hautes concentrations de radiations

 

Insatisfaction à propos de la divulgation de renseignementsà partir de SPEEDI ou de données de surveillance

  •          Beaucoup de commentaires des habitants de Namie, Minamisoma, et Iitate ont montrés du mécontentement sur la divulgation d'informations à partir de SPEEDI ou de données de surveillance.

 

(i) Commentaire d’un habitant deNamie:
"Le fait que j’ai évacué vers une zone avec la dose la plus élevée de radiations en l'absence d’information SPEEDI demeure une source de crainte pour ma santé pour le reste de ma vie. Pourquoi n'ont-ils pas divulgué les informations SPEEDI ? Que pensent-ils de la vie des gens ? Notre maison n’est plus ​​habitable en raison de difficultés dans la reconstruction des infrastructures, la décontamination et la peur d'avoir une installation de stockage provisoire à proximité. L'énergie nucléaire doit être arrêtée. Il causera un second Fukushima et il n’y aura nulle part où vivre au Japon."

(ii) Commentaire d’un habitant de Minamisoma:
"J’aurais aimé que l'information soit divulguée beaucoup plus tôt. Je comprends que la décision du gouvernement de ne pas divulguer visait à empêcher une possible panique. Mais les habitants ont été évacués vers des zones avec des concentrations élevées de radiations en raison du manque d'informations. A partir de maintenant, les causes de l'accident doivent être étudiées et un manuel de mesures de réponses doit être mis en place, parce que nous ne savons pas quand le prochain accident se produira. Je demande de considérer des méthodes pour minimiser les dommages d’accident à prendre en considération, étant donné qu'il est difficile de l'empêcher."


(iii) Commentaire d’un habitant de Iitate:
«Je crois que beaucoup de gens ont été exposés à des radiations à cause de la réponse inadéquate à l’accident par le gouvernement et les municipalités. Les données ont été effacées et des instructions trompeuses ont été données même s'ils étaient au courant de la situation réelle. Est-ce qu'ils valorisent vraiment nos vies? Notre famille à déneiger à l'extérieur de notre maison et a été mouillée parce que nous ne savions pas à propos des radiations. Nous exigeons l'indemnisation des dommages et des problèmes de santé au cours des prochaines décennies. Qu'est-ce que les membres du NAIIC pensent des mensonges qui sont révélés même après que plus d'une année se soit écoulée depuis l'accident? "


Nombres d'évacuations

  •          Dans l'année après les accidents, les résidents les plus proches de la centrale ont dû évacuer un certain nombre de fois. Environ 70% des résidents de Futaba, Okuma, Tomioka, Naraha et Namie ont dû évacuer quatre fois ou plus.
  •          Le gouvernement a tardé à divulguer des informations de surveillance.

9nombre evacuation fin mars 2012

 

Nombre d’évacuations avant fin mars 2012

 

(i) Les habitants de Namie
"Même si nous revenons à Namie les tuiles du toit sont tombées et la pluie contaminée est tombée à l’intérieur. Ce ne sont pas des conditions dans lesquelles nous pouvons vivre. Chaque fois que j’y retourne je me sens en colère. Notre plus jeune fils dit aussi qu'il est désormais impossible pour nous de vivre ici. L’après-midi du 11 mars, quand nous étions sur le point de réparer le toit, on nous a dit d'évacuer à la salle de gym de l'école à proximité de Tsushima. Nous sommes restés à l'école pendant 3 ou 4 jours. C'était un endroit avec des niveaux élevés de radiations. Nous avons déménagé six fois à l'intérieur et à l'extérieur de la préfecture et nous nous sommes finalement arrêtés après être venu ici."(Nihonmatsu)

(ii) Un commentaire d’un habitant de Futaba
"Le 12 mars, notre hôtel n'avait pas d'électricité ni d'eau. Nous avons été autorisés à rester dans un ancien hôtel et ils ont partagé avec nous l'essence. Notre fils habite dans la préfecture de Saitama et il nous a laissé habiter la pendant quatre mois. Actuellement, nous vivons ensemble comme une famille de quatre personnes. Lorsque nous avons visité notre maison brièvement le 6 mars, mon mari a eu un choc quand il a réalisé qu'il ne pourrait pas retourner dans la maison ou il est né et est actuellement à l'hôpital. Nous sommes frustrés par l'irresponsabilité et le déshonneur de la politique de ce pays et de TEPCO. "

 

10Percentage of residents who experienced evacuation traini

Pourcentage d’habitants qui ont eu un entraînement à l’évacuation avant l’accident nucléaire

 

(iii) Commentaire d’un habitant de Tomioka
«Nous n'avions aucune idée de ce qui se passait, mais on nous a dit d'évacuer à Kawauchi. Quand nous sommes arrivés là, nous avons dû déménager d'un endroit à l'autre et sommes finalement arrivés à Miharu mais on nous a dit qu'il était plein. On nous a dit d'aller vers le centre d'évacuation de Motomiya. Nous avons ensuite déménagé à plusieurs reprises par la suite et sommes actuellement dans une location à Iwaki. Depuis un an s'est écoulé, mais nous n'avons aucune idée de ce que nous allons faire. "

Habitants qui ont su au sujet de la possibilité d'un accident ou ayant reçu un entrainement à l’évacuation avant l'accident

  •          Même dans des endroits à proximité de l'usine, seulement 10-15% des habitants ont déclarés avoir reçu une formation à l'évacuation, et moins de 10% ont été informés de la possibilité d'un accident nucléaire.
  •          Certains ont déclaré avoir reçu une explication que les centrales nucléaires étaient sûres et sécurisées, et ont ainsi pensés qu’un accident ne se produirait jamais.


(i) Commentaire d’un habitant de Futaba
«J'ai assisté à une conférence donnée par TEPCO une fois. Mentionnant l'exemple du 11 septembre aux Etats-Unis, ils ont dit que les centrales nucléaires sont sûres quoi qu’il arrive. Lorsque j'ai posé une question pour reconfirmer la sécurité absolue, les participants à la conférence, dont beaucoup sont des membres de famille des employés de TEPCO, me regardèrent comme si je n’avais rien compris de ce TEPCO nous avait dit. Les attitudes et les réactions de TEPCO et du gouvernement, qui semblent penser si peu à nous, me mettent en colère plutôt que triste. Je demande une réponse  plus rapide et sincère. "


(ii) Un commentaire d’un habitant d’Okuma
«Je travaillais dans une centrale nucléaire et je n'ai jamais pensé à un tel accident. Quand j’ai travaillé comme sous-traitant pour TEPCO au premier étage, j'ai demandé à un chef d'équipe " Et si un tsunami semblable à celui de Sumatra frappe le Japon? " La réponse fut, " Impossible!"
Il n'est pas nécessaire de penser à une situation impossible ». Après tout, TEPCO, le gouvernement, et la municipalité n’ont pas pensés suffisamment sérieusement. Moi non plus. ".


(iii) Commentaire d’un habitants de Naraha
«Lorsque j'ai assisté à une conférence pour les habitants locaux par TEPCO peu de temps après que la société ait caché un accident au public, TEPCO a déclaré qu'ils avaient non seulement les 3 premières couches de protection, mais aussi les 4e et 5e couches de mesures de sécurité, d’une manière que les habitants participants ne comprendraient pas ce que cela signifie d'avoir tant de couches de sécurité. Maintenant je me rends compte que tout ce que TEPCO a expliqué était des mensonges, et que je m'étais trompé. "

 

11Percentage of residents who had been informed of the poss

Pourcentage d’habitants ayant été informés de la possibilité d’un accident nucléaire avant le 11 mars

 

(iv) Commentaire par un résident de Tamura
"Ils n’arrêtaient pas de dire que les centrales nucléaires étaient absolument sans danger puis l'accident est arrivé. Si toutes les personnes impliquées considèrent l'accident comme un simple « accident imprévisible » alors ce pays doit être très négligent. Les causes doivent être trouvées et clarifiées.
Cet accident ne doit jamais se répéter. Je veux donner de candides conseils aux membres du régime. Ils sont censés considérer la vie quotidienne de la nation et de la reconstruction, mais ils sont préoccupés par des batailles politiques. Alors que l'enquête sur l'accident doit être approfondie, le régime doit avoir une discussion approfondie pour la nation. "

(v) Commentaire d’un résident de Katsurao
"Nous étions habitués à regarder des publicités TV tous les jours revendiquant que l’énergie nucléaire coutait moins chère, était sûre et propre. Avec de vifs souvenirs d'un tel message, nous ne pouvions pas croire que l'accident s'était produit, comme nous ne pouvions imaginer qu’un tsunami apporte la tragédie. Nous vivons encore dans un étroit logement temporaire après plus d'un an. Nous n'avons aucune idée du moment où nous pourrons revenir à notre maison. Nous sommes absolument opposés à la remise en service des réacteurs. De nouveaux réacteurs ne devraient pas être autorisés et nous devons passer aux énergies renouvelables. Des lois et règlements concernant de tels plans doivent être mis en place rapidement. Le gouvernement devrait accélérer les progrès de l'indemnisation des dommages de l'accident. Ce n'est pas comme la compensation pour un accident de la circulation .... Je suis fatigué de mes conditions de vie actuelles. Je demande que le gouvernement aille de l'avant pour prendre sa responsabilité et fasse tous les efforts pour indemniser les victimes. Je compte sur le gouvernement. "

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 00:06

affichette_CAN84_Marche-pour-la-vie_300dpi_--1-.jpg[ Communiqué du Can84 ]

 

A l'appel du Collectif antinucléaire du Vaucluse (CAN84), une "Marche pour la Vie" aura lieu du 18 au 25 août 2012 sur les routes du Vaucluse, du Gard et de la Drôme, au cœur du triangle de la mort nucléaire Cadarache-Marcoule-Tricastin. Un seul mot d'ordre réunira les marcheurs à pieds, à vélo, à cheval, en rollers, qui relieront les 3 sites nucléaires civils et militaires... : arrêt immédiat du nucléaire! Oui à la vie!

 

En finir sans attendre et une bonne fois pour toute avec le crime quotidien de la destruction atomique : tel est le sens et l'objectif de la "Marche pour la Vie" initiée par le CAN84.

Les citoyennes et citoyennes relieront par étapes sur 8 jours les 3 sites emblématiques de l'obscurantisme scientiste et des atteintes à la santé et à la vie qu'ils imposent aux populations et aux territoires. Le trajet pourra s'accomplir en totalité ou par étape le matin ou l'après-midi et selon les modalités de chacun : à pieds, à cheval, à vélo, en rollers, à dos d'âne, ou par tout autre moyen.

 

- A chaque étape une "escouade" de volontaires se rendra dans le village ou la ville-étape pour rencontrer la population locale, l'informer, la documenter et l'appeler à l'action contre le crime nucléaire. Des photos de victimes du nucléaire seront exposées.

 

- A chaque étape les élu-e-s locaux seront interpellé-e-s pour prendre position, par une délibération du Conseil municipal, pour la mise à l'arrêt des installations nucléaires qui portent atteinte au quotidien par leur contaminations radioactives à la santé et à la vie.

 

- A chaque étape sur les lieux nucléaires une rencontre-discussion sera proposée aux salarié-e-s du nucléaire et à leurs organisations syndicales

 

- A l'étape du soir sera organisée une rencontre favorisant les discussions, projets d'actions, concertations (les musiciens sont invités à apporter leur instrument de musiques à corde, à vent et percussions)

 

Pour connaître les étapes, pour en savoir plus, pour s’inscrire, etc., tout est là !

 

 

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Publié par Pierre Fetet - dans Que faire ?
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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 09:50

trois-singes« Il y a eu beaucoup d’occasions pour la NISA, la NSC et TEPCO de prendre des mesures qui auraient empêché l'accident, mais ils ne les ont pas prises ». Ainsi commence la cinquième partie du résumé des conclusions de la commission d’enquête indépendante sur la catastrophe de Fukushima. La lecture de ce rapport est très instructive : pas de langue de bois, on sait qui est responsable.

D’où l’intérêt, en France et partout dans le monde, de surveiller attentivement le travail des agences de sécurité nucléaire et d’exiger que leurs requêtes actuelles soient réellement suivies d’effet. Cela pourrait être le cas avec la possibilité de l’abandon d’un réacteur en Belgique après la découverte d’une fissure dans la cuve du réacteur n° 3 de la centrale nucléaire belge de Doel. 22 réacteurs fabriqués par la même entreprise sont ainsi sur la sellette dans 8 pays. On doit aussi garder dans le viseur les réacteurs à eau bouillante de type Mark I (comme le réacteur n° 1 de Fukushima Daiichi) qui fonctionnent encore dans le monde : 23 réacteurs aux Etats-Unis, 2 en Inde et un en Espagne. Pourquoi diable les agences de sécurité n’ont-elles pas exigé leur arrêt après la catastrophe japonaise qui a démontré la vétusté et les défauts de ces installations conçues dans les années 60 ?

 

Le blog de Fukushima, grâce à l’aide efficace de ses lecteurs, poursuit la publication de la traduction française de la synthèse du rapport officiel de la commission d’enquête. Aujourd’hui c’est au tour des cinquième et sixième parties du résumé des conclusions, correspondant aux pages 42 à 46 du rapport de 88 pages édité en anglais.

 

 

_______

 

 

Synthèse du rapport officiel de la commission d’enquête indépendante sur l’accident nucléaire de Fukushima

 

(traduction : Guy Fargette)

 

_______

 

 

5. Les problèmes organisationnels dans la prévention de l'accident

et dans l'intervention

 

La commission a constaté divers problèmes organisationnels concernant les mesures préventives avant l'accident, les causes de l'accident et la crise de la gestion de l'intervention après l'accident. Nous avons examiné toute la chaîne des événements pour mettre en évidence ce qui a mal tourné dans les organisations et les systèmes impliqués. Nous avons également étudié la relation entre TEPCO et les agences de régulation, en vue d'une réforme future.

 

Questions de fond

 

Il y a eu beaucoup d’occasions pour la NISA, la NSC et TEPCO de prendre des mesures qui auraient empêché l'accident, mais ils ne les ont pas prises. Ils ont, soit délibérément reporté la mise en place de mesures de sûreté, soit pris des décisions dans l'intérêt de leur organisation — non dans l'intérêt de la sécurité publique.

            A la suite de la mise en œuvre de nouvelles régulations dans d'autres pays, des discussions ont eu lieu pour réviser les directives, afin d'inclure un scénario dans lequel l'alimentation en courant alternatif serait perdue. La discussion a également porté sur une vérification de la fiabilité des sources de courant continu. Malheureusement, ces débats n'ont pas produit la moindre modification dans les directives ou les réglementations, et au moment de l'accident, aucune considération sérieuse n'avait été accordée à un scénario impliquant la perte du courant alternatif délivré à la centrale.

            TEPCO et la NISA étaient toutes deux conscientes que si le niveau du tsunami dépassait les hypothèses faites par la Société des Ingénieurs civils (Society of Civil Engineers), il y avait un risque de dommage dans le cœur par suite d'un dysfonctionnement des pompes d'alimentation en eau de mer. Ils étaient également conscients qu'un tsunami avec des niveaux d'eau au-dessus du niveau du sol de la centrale était possible et que cela aboutirait à une perte complète de l'alimentation électrique.

            Bien que TEPCO et  la NISA aient été conscientes des risques, rien n’a été fait pour amender les réglementations existantes ou les aligner sur les normes internationales. La NISA n'a donné aucune instruction contraignante pour prendre des mesures spécifiques, et TEPCO n'a engagé aucune action.

            La NISA a bien donné instruction à TEPCO de conduire une vérification antisismique, mais en ne réalisant pas cette vérification, TEPCO a bel et bien ouvert la voie à l'accident. La NISA est également en défaut parce qu'elle ne s'est pas assurée que la vérification avait eu lieu en temps opportun, malgré la conscience qu'elle avait de l'importance de cette vérification. La défaillance de la NISA dans la demande de mise en œuvre de cette action, et la défaillance de TEPCO à la mener à bien, constituent conjointement une négligence qui a mené à la catastrophe. Ils ne peuvent utiliser l'excuse de circonstances qui auraient dépassé leurs prévisions.

 

 

La captation de régulation de l'industrie nucléaire japonaise

 

Les causes fondamentales de l'accident, comprenant l'incapacité à mettre en œuvre des mesures de prévention d'un tremblement de terre et d'un tsunami, et le manque de mesures destinées à faire face à un accident grave, peuvent également être imputées à la Fédération des Compagnies d'Energie électrique (FEPC). C'est une association de lobbying des compagnies d'électricité, non contrôlée, qui porte donc sa part de responsabilité.

            Bien qu'une vigilance constante soit requise pour se maintenir au niveau des normes internationales évolutives en matière de prévention des séismes, les opérateurs électriques du Japon ont, obstinément et de façon répétée, refusé de réévaluer et d'améliorer les réglementations existantes, dont les vérifications anti-sismiques et la mise en conformité. L'industrie nucléaire japonaise s'est montrée inférieure à la norme globale de préparation au risque sismique et au tsunami, et n'a pas su réduire le risque d'accidents graves en adhérant à la stratégie des cinq niveaux de défense en profondeur.

            L'examen par la Commission de la manière dont les régulations sont discutées et amendées révèle une relation de complaisance entre les opérateurs, les autorités de contrôle et les spécialistes universitaires, que l'ont ne peut caractériser que comme totalement inappropriée. Sur le fond, les autorités de contrôle et les opérateurs ont donné la priorité aux intérêts de leurs organisations sur la sécurité publique, et ont décidé que les opérations des réacteurs nucléaires au Japon "ne seraient pas arrêtées".

            Parce que les autorités de régulation et les opérateurs assuraient systématiquement que "la sûreté de l'énergie nucléaire est garantie", ils avaient un intérêt commun à éviter que les réacteurs existants ne soient mis à l'arrêt pour des raisons de sûreté, ou que des poursuites judiciaires ne soient lancées par des militants antinucléaires. Ils ont systématiquement évité, compromis ou reporté toute tentative d'action, et toute réglementation ou constatation qui auraient menacé le maintien en service des réacteurs nucléaires. La FEPC a été la principale organisation représentant cette position intransigeante auprès des agences de régulation et dans le monde universitaire.

            Nos investigations se sont concentrées sur le rôle important de lobbying mené par la FEPC pour le compte des opérateurs, et nous avons scruté la relation entre les opérateurs et les autorités de régulation. La Commission a constaté que la relation manquait, de fait, d'indépendance et de transparence, et était très éloignée d'une "culture de sûreté". Il s'agit d'un cas typique de "captation de régulation", où la supervision de l'industrie par les autorités de régulation cesse d'être effective. Nous en avons trouvé des exemples dans neutralisation des révisions du "Guide pour la conception antisismique", et dans les discussions erronées qui ont eu lieu à propos de la réglementation des mesures correctives à prendre en cas d'accident grave.

 

 

Les problèmes organisationnels de TEPCO

 

Cette fois encore, il nous faut pointer la mentalité organisationnelle de TEPCO comme étant l'une des causes de la catastrophe : d'une part, ils ont fortement influencé la politique énergétique et les régulations nucléaires tout en abdiquant leur propre responsabilité, et en laissant le METI prendre la responsabilité en première ligne. Mais d'autre part, ils également manipulé la relation de connivence avec les autorités de régulation pour affaiblir les mesures législatives et régulatrices.

            TEPCO a bel et bien organisé des réunions à propos de ce qu'il envisageait comme des risques pour la production nucléaire ; de tels risques étaient définis comme la perte potentielle de confiance en son utilité de la part du public en cas de catastrophe naturelle et une diminution possible du taux d'activité des réacteurs. Le risque d'un accident potentiellement grave n'est jamais apparu dans la liste des risques de TEPCO. TEPCO a expliqué cette omission flagrante en affirmant que la sûreté nucléaire relevait de son département sur le site de la centrale, et que par conséquent de tels risques ne devaient pas figurer dans les comptes-rendus des réunions de la Direction centrale des risques. Le risque de dommage à la santé et au bien-être publics n'était pas un problème pour TEPCO.

            Comme la production d'électricité est devenue de moins en moins profitable au fil des ans, la direction de TEPCO s'est mise à insister sur la baisse des coûts et l'augmentation de la dépendance du Japon dans l'énergie nucléaire. Tout en affirmant du bout des lèvres une politique de la "sûreté avant tout", la sûreté a subi le passage à d'autres priorités de la direction. Le fait que TEPCO ne disposait pas des diagrammes corrects des tuyauteries et des autres dispositifs de la centrale de Daiichi en est une illustration emblématique. Cette absence de diagrammes corrects a constitué l'un des facteurs de retard de la ventilation à un moment crucial durant l'accident.

            Après l'accident, TEPCO avait la double responsabilité de contenir la situation accidentelle et de rendre compte des faits concernant l'état de l'accident pour les habitants alentour, la nation et la communauté internationale, de façon appropriée et en temps opportun. Nous affirmons que l'information diffusée effectivement par TEPCO a été inappropriée, et que cette inadéquation a constitué elle aussi une cause indirecte de la détérioration de la situation. Par exemple, en ce qui concerne l'information sur un accroissement de la pression dans la cuve du réacteur n°2, TEPCO a diffusé un communiqué de presse à propos d'une injection d'eau de mer à 23h00 le 14 mars, mais n'a pas fait état d'un accroissement du débit de dose à l'entrée de la centrale, qui s'est produit entre 19h00 et 21h00 le même jour. TEPCO a également minimisé la gravité de la situation concernant les dégâts dans la chambre de suppression de l'unité n°2 ; de plus, il y a eu un délai significatif entre le moment où TEPCO a informé le Kantei et le moment où elle a révélé la chose publiquement.

            La Commission a également découvert un procès-verbal fait par TEPCO qui notait qu'elle n'avait pas informé le public d'une augmentation de pression dans la cuve du réacteur n°3, à 8h00 le 14 mars, parce que la NISA en avait interdit la publication. En fait, le Kantei avait simplement donné instruction à TEPCO de l'informer du contenu des communiqués au moment où ils étaient rédigés. En obéissant à l'ordre de la NISA de retenir la diffusion de cette information cruciale, TEPCO a de fait donné la priorité à ses propres intérêts et à ceux de la NISA, aux dépens du bien du public et de son droit à être informé.

 

 

Les problèmes organisationnels concernant les autorités de régulation

 

Avant l'accident, les corps de régulation manquaient d'une culture organisationnelle accordant la priorité à la sécurité publique sur leur propre confort d'institution, et de l'état d'esprit  nécessaire à la gouvernance et à la supervision. La Commission conclut que les failles structurelles dans l'administration du nucléaire doivent être identifiées par une investigation critique des structures organisationnelles, des lois et des réglementations, et du personnel concerné. Nous devions identifier les secteurs nécessitant une amélioration, reconnaître les leçons à tirer et envisager les réformes nécessaires à une mise en œuvre effective de la sûreté nucléaire à l'avenir.

            L'autonomie et la transparence doivent être mises sur pied dans les nouvelles organisations de régulation à créer. Elles doivent avoir des pouvoirs de supervision importants afin de contrôler correctement les opérateurs de centrales nucléaires. Un personnel nouveau avec une expertise hautement professionnelle doit être embauché et formé. Il est nécessaire d'opérer des changements drastiques pour obtenir un "système ouvert" fonctionnant correctement. Les relations incestueuses qui existaient entre les régulateurs et les entités privées ne doivent plus pouvoir réapparaître. Pour assurer que la sûreté et les systèmes de régulation du Japon se maintiennent au niveau des normes internationales, il est nécessaire d'en finir avec les vieilles attitudes qui ont été complices de l'accident qui s'est produit.

 

 

 

6. Le système législatif

 

La Commission a enquêté sur le besoin d'une réforme fondamentale des lois et des réglementations concernant l'énergie nucléaire. Elle a exposé les grandes lignes de la nécessité de préparer une structure organisationnelle qui assurerait des processus de décision sains pour la mise en œuvre de lois et de réglementations sur le nucléaire.

 

 

Lois et réglementations pour l'énergie nucléaire

 

La Commission a constaté qu'avant l'accident, la révision et l'amendement de lois et de réglementations n'étaient entrepris que sur une base disparate, en réponse à des préoccupations minuscules. La volonté d'opérer des changements importants et significatifs pour rester à niveau avec les normes de la communauté internationale faisait profondément défaut.

            Au moment de l'accident, les lois, les réglementations et l'infrastructure reposaient sur l'hypothèse que l'étendue et l'ampleur de catastrophes naturelles éventuelles n'excèderaient pas ce qui s'était déjà produit. On n'a pas su prendre en compte la perspective d'événements sans précédents tels que le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011, alors que l'éventualité de tels événements était connue.

            Ceux qui étaient en charge des lois et des réglementations qui présidaient au fonctionnement de l'industrie nucléaire au Japon avaient un état d'esprit dogmatique qui a empêché de suivre l'évolution des lois, des normes et des pratiques internationales, et qui a ignoré des conseils technologiques pertinents et des améliorations venant de l'étranger. Il en est résulté qu'au moment de l'accident, les lois et les réglementations gouvernant l'industrie nucléaire au Japon étaient dépassées par rapport celles des autres pays, et dans certains cas, obsolètes.

            Avant l'accident, l'objectif premier des lois et des réglementations sur le nucléaire était la promotion de l'énergie nucléaire. Les lois doivent être refondues en mettant l'accent avant tout sur  la sûreté, la santé et le bien-être publics. Les rôles, les responsabilités et les relations entre les opérateurs, les autorités de régulation et les autres entités concernées doivent être clairement délimités dans la Loi sur les Mesures spéciales concernant la préparation à l'Urgence nucléaire. La protection en profondeur doit être formellement ancrée dans les réglementations, pour qu'elle fonctionne correctement si le besoin s'en fait sentir à l'avenir.

            L'accident a mis en lumière la nécessité d'une réforme profonde et fondamentale des lois et des réglementations pour les amener au niveau des normes internationales, pour utiliser le savoir technologique de pointe et apprendre des autres accidents survenus dans le monde. Il est nécessaire de créer un système dans lequel les régulateurs ont l'obligation permanente de s'assurer que les lois et les réglementations reflètent les changements dans les normes internationales. Un mécanisme de suivi de la mise en place des infrastructures nécessaires doit être mis au point.

            Une fois que ces nouveaux systèmes, ces nouvelles lois et réglementations auront été créés, ils doivent être rétroactivement appliqués aux réacteurs existants. Il doit être explicitement précisé dans les lois que les réacteurs qui ne répondent pas aux nouveaux standards devraient être désaffectés ou traités de façon appropriée.

 

 

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 00:38
Photos
 
Le fameux couvercle jaune du réacteur 4, chapeau de l’enceinte de confinement qui se trouvait sur le niveau technique du BR4, vient d’être déplacé. Celui-ci était posé sur le côté puisque le réacteur n’était pas en fonctionnement le 11 mars 2011. Le fait de l’avoir enlevé est une bonne idée car cela soustrait une charge inutile au bâtiment fragilisé.
120810 02
source Tepco
 
Tepco a eu l’idée d’utiliser un ballon pour accéder au sommet du bâtiment réacteur n°1 afin d’y faire des mesures et des prises de vue. Mais le ballon s’est retrouvé coincé par un cable.
(En savoir plus en cliquant sur la photo)
ballon.jpg
 
 
Vidéos
 
Sous la pression du gouvernement japonais, Tepco a diffusé lundi 6 août 2012 des images des réunions d'urgence qui se sont tenues dans les premiers jours de la catastrophe nucléaire de mars 2011. Ces images montrent les échanges tendus entre les responsables de la compagnie d'électricité au centre de crise de la centrale Fukushima Daiichi ou au siège de Tepco, au moment où son personnel luttait pour contenir l'accident
Au total, la compagnie a publié quelque 150 heures d'images enregistrées entre les 11 et 15 mars 2011. Environ deux tiers des vidéos ont été diffusées sans bande-son : la censure est toujours là pour protéger l’industrie nucléaire.
 
Voici le lien vers la vidéo originale en japonais diffusée par Tepco : seulement 1h30 sur les 150 heures (dernier onglet horizontal avec 2012 entre parenthèses)!
et une partie des transcriptions en anglais publiées par le Wall Street Journal
 
La vidéo est plus simplement disponible sur youtube ou sur le site Onodekita, où un médecin ayant travaillé anciennement chez Tepco publie des articles intéressants.

 
 
Le Point  a repris des extraits pour en faire une vidéo sous-titrée en français.
(La personne qui parle est indiquée en rouge à droite. Certaines paroles n'ont pas pu être retranscrites car inaudibles)
 

 
 
 
Albums
 
- Mediapart a continué l’édition des photos d’Antonio Pagnotta.
Voici les descriptions des 4 dernières séries :
(cliquer sur les photos pour accéder aux albums)
 
Fukushima (4/7) : la décontamination
Hors de la zone interdite, mais à moins de 30 kilomètres de la centrale de Fukushima, des ouvriers et volontaires enlèvent la terre contaminée, notamment dans les écoles. Un travail dangereux, réalisé avec des outils de fortune et souvent sans vêtement de protection.
FikuDecontam13
 
Fukushima (5/7) : citoyens en colère
Seuls ou en groupe, les Japonais expriment leur colère face à la désinformation dont ont fait preuve les autorités industrielles et gouvernementales. Par crainte des radiations, certains veulent quitter le pays. D'autres restent auprès des plus vulnérables.
FukuCitoyens11
 
Fukushima (6/7) : en famille, à Tokyo
Le sixième volet du reportage d'Antonio Pagnotta nous fait sortir de la zone d'exclusion de Fukushima. Nous sommes à Tokyo, dans une famille nippo-américaine dont la vie a été bouleversée par la catastrophe nucléaire. La crainte des radiations est devenue une obsession quotidienne.
FukuFamille17
 
Fukushima (7/7) : en route vers la zone
L'autoroute Joban est fermée depuis mars 2011. Au jour anniversaire de la catastrophe nucléaire, le 11 mars 2012, Antonio Pagnotta a pu l'emprunter, seul, à pied. Il a parcouru 12 kilomètres, reliant Hirono à la ville de Naraha au cœur de la zone interdite.
FukuAutoroute13
 
- Un autre photographe, Kazuma Obara, vient d’éditer un livre intitulé « Reset - Beyond Fukushima ».
(Cliquer sur l’image pour accéder à sa présentation)
reset 1
 
 
- Nouvel album de Cryptome : photos en haute définition de juillet 2012
 (cliquer sur l’image pour accéder à l’album)
cryptome
 
 
Webcam
 
Changement de webcam : vous l’avez remarqué, Tepco a décidé de changer la webcam de place le 1er août 2012. La nouvelle vue, prise depuis le sud-ouest, montre à présent ce qui reste des bâtiments réacteurs 3 et 4. Toutefois leur base est cachée par des bâtiments annexes. On aperçoit aussi en bas à gauche le bâtiment abritant la piscine de désactivation commune. Pourquoi ce changement ? Tout simplement pour montrer les travaux sur le bâtiment réacteur 4, qui reste le problème majeur et urgent à traiter sur le site de Fukushima Daiichi.
 
tepcam2
 
location-e
 
 
Carte
 
Carte de la contamination radioactive au Japon :  la dernière version de la carte du professeur Hayakawa (Université de Gunma) a été publiée il y a peu de temps. Cliquez sur la carte pour avoir une meilleure définition (format pdf)
cartejapon
 
 
 

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Publié par Pierre Fetet - dans Voir Fukushima
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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 23:39

 

542510_319050544844028_1104273902_n.jpgDepuis la catastrophe de Fukushima, Laurent Mabesoone est devenu un militant antinucléaire infatigable, se dépensant sans compter pour informer, manifester, mesurer et partager ses connaissances.

 

A son initiative, un groupe citoyen de mesure de la radioactivité des aliments s’est constitué à Nagano. Depuis le début de l’année, sans relâche, des échantillons sont minutieusement préparés à partir de toutes sortes de produits alimentaires, et des analyses sont effectuées avec un moniteur-doseur de radioactivité. Puis, les résultats sont consignés dans un document disponible en ligne pour les membres du groupe Facebook  脱原発アピールの黄色いリボン Yellow ribbon against nuclear power.

           

laurent_mabesoone_machine---Copie.jpg

 

Laurent Mabesoone lors d’une séance publique de mesure le 1er juin 2012

(d’après une photo de Dominique Balaÿ)

 

La liste reproduite ci-dessous est extraite de ce document. Ecrite en japonais et en français, elle donne une idée de la contamination de certains produits. Les photos des emballages des produits sont présentées dans l'album associé de sorte que l’on peut faire son choix plus facilement dans les magasins quand on ne lit pas le japonais. Une liste intéressante à connaître et à diffuser quand on habite au Japon et que l’on veut prendre soin de la santé de sa famille, et en particulier des enfants, plus sensibles à la radioactivité.

 

Bien sûr, la mesure de la radioactivité alimentaire n’étant pas une science exacte, ces résultats doivent être utilisés avec précaution : les mesures donnent un ordre de grandeur de la teneur cumulée en Cs-137 et Cs-134, avec des variations possibles selon les échantillons et/ou selon l’influence marginale de certains radionucléides naturels tels que le Potassium (K-40), le Bismuth (Bi-214) ou le Plomb (Pb-214).

 

De plus, ce type de moniteur (à l’iodure de sodium ou au germanium) ne permet pas de détecter les radionucléides n’émettant que des ondes beta (strontium 90) ou alpha (plutonium). Pour les produits de la mer en particulier, le strontium 90, dont les sels sont solubles dans l’eau, risque d’être présent, à un niveau indépendant de la teneur en césium. Cette précision est importante car pour les produits de la mer, il y a vraiment un danger en dehors du césium.

 

 

 

7ed099867dLe moniteur Becquerel LB200 permet de réaliser avec précision des mesures directes en Becquerel par litre et ainsi de contrôler la contamination radioactive des liquides ou des denrées alimentaires. L’appareil est équipé pour la mesure des rayonnements gamma, et d’une chambre de comptage avec blindage de plomb et gobelet de 0,5 litre.

 

 

 

 

 

 

放射線測定

LB200 & TN300B mesures

(記載がない場合、LB200測定, absence de mention = LB200)

測定写真は以下、 Photos des mesures : album

cliquer sur la photo

 

 

 

目次 SOMMAIRE

 

* 日本茶 THE JAPONAIS / 牛乳LAIT / 酒類 BOISSONS ALCOOLISEES / 飲料その他 AUTRES BOISSONS

* ヨーグルト YAOURTS / バター、アイスクリーム、その他の乳酸品 BEURRE, GLACES, AUTRES PRODUITS LAITIERS / ジャム、せんべい、お菓子等 CONFITURES, BISCUITS, CONFISERIES

* 果物 FRUITS / 野菜、豆類、食用根菜類 LEGUMES, FEVES, RACINES / 山菜、ハーブ HERBES ET PLANTES SAUVAGES / キノコ CHAMPIGNONS

* 魚介類 POISSONS ET CRUSTACES / 肉類 VIANDES / 卵 OEUFS

* 調味料、ソース等 SAUCES, PRODUITS D'ASSAISONNEMENT

* お米 RIZ (CRU) / 穀類その他 AUTRES CEREALES

* 動物の餌 NOURRITURE POUR ANIMAUX / その他 Autres

(数値は目安・LB200測定はK40、Bi214の影響可)

 

 

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日本茶 THE JAPONAIS

★緑茶(煎茶、葉) マルカブ佐藤製茶株式会社 静岡市葵区(賞味期限2012年5月1日)

100g×2パック=200g(350cc)

350cc入り表示数値:111bq/l×1・4=155.4bq/l

→ 388.5 bq/kg

(+-7 calibration 2%、8時間測定)

The vert (feuilles sechees) Producteur : Societe Maruga / SATO a SHIZUOKA-shi Aoi-ku Oohara 1333 peremption 1/5/2012 Deux paquets de 100g = 200g (350 cc)

Chiffre affiche pour les 350cc mesures : 111 bq/l. Correction (gobelet 500cc)×1,4 = 155.4 bq/l

→ 388.5 bq/kg (+-7 calibration 2%, mesure de 8 heures)

★緑茶(煎茶、液体)伊藤園「お~いお茶 濃い味」

(国産茶葉100%、2012,11,20賞味期限)(+-9 calib1%)  5bq/kg

The vert en bouteille plastique (liquide) Ito-en "O-i ocha" koi aji (gout prononce) (100% the japonais, peremption 20/11/2012 (+-9 calib1%) 5bq/kg

★緑茶(煎茶、液体)伊右衛門(サントリー)

(国産茶葉100%、2012,10,27賞味期限)(+-9 calib1%)  0bq/kg

The vert en bouteille plastique (liquide) ”Iemon" Suntory (100% the japonais, peremption 27/10/2012 (+-9 calib1%) 0bq/kg

★緑茶(煎茶、液体)伊右衛門「濃いめ」(サントリー)

(国産茶葉100%、2012,10,25賞味期限)(+-11 calib1%)  0bq/kg

The vert en bouteille plastique (liquide) ”Iemon" Suntory "koime" (gout prononce) (100% the japonais, peremption 25/10/2012 (+-11 calib1%) 0bq/kg

★ Thé japonais de Kyûshû Récolte 2012, Itoen (péremption 14/1/2013) +/- 12becq, 2% = 0 becq/L

九州酸二千十二年 お~いお茶 新茶 500ml(賞味期限2013/01/14) +/- 12becq, 2% = 0 becq/L

★ Thé japonais de Shizuoka, Kopuro (péremption 20/12/2012) +/- 13becq, 2% = 0 becq/L

「お茶」 静岡県産 500ml(コプロ、賞味期限2012/12/20) +/- 13becq, 2% = 0 becq/L

★緑茶(煎茶、液体)DY DO 静岡産一番茶使用

「芳醇な旨み」(2013、1、25 DO2/FEH) (+-9 calib1%)  9 Bq/kg

(K40の影響は0・6bq迄可)

The japonais de Shizuoka "Houjun na umami"

(DYDO, 2013/1/25 DO2/FEH) (+-9 calib1%) 9 Bq/kg

★緑茶(煎茶、葉)「御銘茶」

(A-COOP、製造者:ハラダ製茶、静岡県島田市、賞味期限2012・12・12/M)

(300cc, 199g) (calibration 3,6cps 1% +-7) 194 Bq/L 257 Bq/kg

(Cs比率補正済、120kg遮蔽強化LB200測定・K40の影響は8,5Bq迄可)

The vert japonais en feuilles "Gomeicha"

(vente: A-COOP, fabricant : Harada seicha, Shimada-shi Pref de Shizuoka, peremption 12/12/2012/M) (300cc, 199g) (calibration 3,6cps 1% +-7) 194Bq/L 257 Bq/kg

★緑茶(煎茶、液体)DY DO 静岡産茶葉100%

「清々しい香り」(20130202/2B) (calib 3,5cps 1% +-3)

3Bq/L → 3 Bq/kg

(Cs比率補正済、120kg遮蔽強化LB200測定・K40の影響は0,6Bq迄可)

The japonais de Shizuoka "Sugasugashii kaori"

(DYDO, peremption20130202/2B)(+-3 calib1 3,5cps %) 3 Bq/kg

★ 緑茶(茶葉) (Lawson select「深蒸し緑茶」、国産茶葉100%、販売者:ローソン、製造者:伊藤園、2012・7・9「ローソン」にて購入、賞味期限2013・4・7/HI)(380cc,200g) (calibration 3,4cps 1% 12h, +- 3) 42 Bq/L(補正前)  56 Bq/kg

数値は目安・130kg遮蔽強化LB200測定Cs比率補正済・K40の影響は8,5Bq迄可・Biの影響可) The vert en feuilles “Fuka mushi”(“Lawson select”, 100% prod japonaise, vente : Lawson, production: ITOEN, achete le 9/7/2012, magasin Lawson, peremption 2013/4/7/HI) (380cc, 200g) (calibration 3,4cps 1% 12h, +- 3)

42 Bq/L → 56Bq/kg

★緑茶(煎茶、液体)「御銘茶」(A-COOP、製造者:ハラダ製茶、静岡県島田市、賞味期限2012・12・12/M)

(calibration 3,3cps 1% 12h +-3) 7Bq/L(補正前)  Bq/kg

数値は目安・180kg遮蔽強化LB200測定・Cs比率補正済・K40の影響は0,8Bq迄可・Bi、Pbの影響可) The vert japonais liquide "Gomeicha" (vente: A-COOP, fabricant :Harada seicha, Shimada-shi Pref de Shizuoka, peremption 12/12/2012/M)

(calibrage 3,3cps 1% 12h +-3) 7Bq/L → 4Bq/kg

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牛乳 LAIT

★ 十勝牛乳(特選) (長野イトーヨカ堂2012、4、21賞味期限) 0 bq/kg (+-23 calibration 3%)(2回測定) Lait frais TOKACHI Tokusen (Hokkaido) (achete Itoyokado Nagano date limite 21 avril 2012)0 bq/kg (+- 23 calibration 3%) (deux mesures)

★ 生産者指定 よつ葉牛乳 (北海道十勝) (長野イトーヨカ堂2012、4、26賞味期限) 0 bq/kg (+-23 calibration 3%) Lait frais YOTSUBA GYUNYU (Hokkaido Tokachi) (achete Itoyokado Nagano date limite 26 avril 2012)0 bq/kg (+- 23 calibration 3%) (deux mesures)

★ 明治 おいしい牛乳 (産地不明) (セブンイレブン長野市権堂2012年4月27日賞味期限)0 bq/kg (+-25 calibration 3%)

Lait frais MEIJI OISHII GYUNYU (provenance non precisee) (achete Seven Eleven Nagano)0 bq/kg (+- 25 calibration 3%)

★ 北海道産直牛乳 (成田サミット2012年4月24日賞味期限)0 bq/kg (+-15 calibration 3%)

Lait entier Hokkaidôchokugyûnyû (provenance Hokkaidô) (acheté à SamittoNarita) 0 bq/kg (+- 15 calibration 3%)

★ おいしい無脂肪乳 タカナシ (成田サミット2012年4月18日賞味期限)0 bq/kg (+-15 calibration 3%)

Lait 100% écrémé Takanashi Oiishiimushibô (lait provenance Hokkaidô) (acheté à SamittoNarita, date de péremption 18.04.2012) 0 bq/kg (+- 15 calibration 3%)

★ メイトー牛乳(180ml小瓶) (あづみの工場2012、4、26賞味期限) 0 bq/kg (+-20 calibration 2%)長野市山王保育園使用

Lait frais MEITO GYUNYU (en bouteilles de 180ml) (Usine de Azumino peremption 26 avril 2012) 0 bq/kg (+- 20 calibration 2%) Lait utilise par l'ecole maternelle SANNO a Nagano-shi

★ ミルク(哺乳瓶用) 明治ステップ (明治、2011、12購入※ニュースなどで問題になった頃のもの、2012、10、24賞味期限)(500cc、260g)

(+-16 calib2%) 14bk/L → 26.9 Bq/kg

LAIT EN POUDRE POUR BIBERON Meiji Step (Meiji, achete en decembre 2011 au moment du "scandale des laits pour biberons", peremption 24/10/2012) (500cc, 260g)  

14 Bq/L → 26,9 Bq/kg (+-16 calib2%)

核種別検査/Analyse par nucleides

I-131 ND

Cs-137 = 13.7 +-2,3

Cs-134 = 9,1 +-2,9 Cs-134+137 = 22.8 Bq/kg +-3,7

★ 木次牛乳(1000ml) (生牛100%使用、島根県2012、5,1賞味期限) 9 bq/kg (+/-11 calibration 2%) 4.25 bec. カリウムを除く = 4 becq/liter

Lait frais Kisuki (1litre), préfecture de Shimane, date de péremption 1/4/2012. 9 bq/kg (+/-11 calibration 2%), enlever 4,25 beq pour le potassium = 4 becq/litre

★ さわやか家族 (北海道産、タカナシ、生乳100%使用、ピーコックストア, 2012,5、8賞味期限)0 bq/kg (+/-15  calibration 3%)

SawayakaKazoku (Hokkaidô, lait frais 100%) (acheté à Peacok, date limite 8 mai 2012) 0 bq/kg (+/- 15 calibration 3%)

★ オブセ牛乳 (長野イトーヨカ堂2012,5、6賞味期限) 14 bq/kg (+-10 calibration 1%) Lait frais OBUSE GYUNYU (Nagano) (achete Itoyokado Nagano date limite 6 mai 2012) 14 bq/kg (+- 10 calibration 1%)

★ オブセ牛乳(2012,5、10賞味期限)(+-10 calibration 1%) 18 bq/kg

Lait frais OBUSE GYUNYU (Nagano) (peremption 10 mai 2012) 18 bq/kg (+- 10 calibration 1%)

★ 牛乳(群馬県吾妻郡長野原町北軽井沢産、2012年5月15日搾り、沸騰済)(+-10 calibration1%) 0bq/kg

Lait cru (prod a Kitakaruizawa, Naganohara, Gunma, traite du 15/5/2012, pasteurise-maison) (+-10 calibration1%) 0 Bq/kg

★ 小岩井農場3・7牛乳【特選】(製造場所在地:岩手県雫石町)

賞味期限12・6・3 KM AH19) (+-7 calibration1%) 13Bq/kg

Lait KOIWAI Nojo3,7 (tokusen) (lieu de conditionnement : Iwate, Shizukuishi machi)

peremption 3/6/12 KM AH19)(+- 7 calibration 1%) 13 Bq/kg

★ 大山白バラ牛乳(鳥取県、大山乳業農業、賞味期限12,06,06)(+-17 calibration 1%) 0Bq/kg

Lait Ooyama shirobara (Tottori, Ooyama nyugyo nogyo, peremption 6/6/2012)(+-17 calibration 1%) 0 Bq/kg

★ ひょうごの郷牛乳(兵庫県、共進牧場、賞味期限12,06,04)(+-18 calibration 1%) 0Bq/kg

Lait Hyougo no sato (Hyougo, Kyoushin bokujo, peremption 4/6/2012)(+-18 calibration 1%) 0 Bq/kg

★ 淡路島牛乳 (淡路島牛乳工場、兵庫県、賞味期限12,06,02AJFF)(+-17calibration1%) 0 Bq/kg

Lait Awaji Jima gyunyu (pref de Hyougo, peremption 2/6/2012 AJFF)(+-17 calibration1%) 0 Bq/kg

★ 渥美半島酪農牛乳 (中央製乳、愛知県、賞味期限12,06,02DK)(+-14calibration1%) 0 Bq/kg

Lait Atsumi Hanto gyunyu (pref de Aichi, peremption 2/6/2012 DK)(+-14 calibration1%) 0 Bq/kg

★ ヤギの乳 長野県飯綱高原(500cc)(+-28 calibration2%) 0bq

Lait de chevre, Plateau de Iizuna, pref de Nagano (500cc) (+-28 calibration2%) 0 bq

★木次牛乳生乳100%使用(島根県)(賞味期限2012/7/1)(3 cps, 1%, +/-9 ) 7 beq.

Lait cru Kisuki (préfecture de Shimane) (péremption 1/7/2012) (3 cps, 1%, +/-9 ) 7 beqc.

★牛乳(成分調整牛乳)「軽やか仕立て」(7&I premium、製造者:高梨乳業 横浜工場、賞味期限12・7・7TM/Lot K05A)(calibration 3,5cps 1%, +-3) 8Bq/L  6Bq/kg

(Cs比率補正済、120kg遮蔽強化LB200測定・K40の影響は3,5Bq迄可)

Lait (recompose) "Sawayaka shitate" (7&i premium, fabricant: Takanashi, usine de Yokohama, peremption 12/7/7 TM/Lot K05A)(calibration 3,5cps 1%, +-3) 8Bq/L → 6Bq/kg

★「札幌で製造した北海道牛乳」  (製造者:新札幌乳業、賞味期限:12・07・21 EOG4)(calib 2% +-26)  0 Bq/kg

Lait de Hokkaido“Sapporo de seizo shita gyunyu” (fabricant: Shin Sapporo nyugyo,peremption 21/7/12EOG4) (calib 2% +-26) 0 Bq

★長野牛乳 (賞味期限12・7・24 N100D、製造者:長野牛乳、長野市)(calibration 2%+-23)0 bq/kg

Lait Nagano Gyunyu (peremption24/7/12 N100D, fabricant : Nagano gunyu, Nagano-shi)(calibration 2%+-23) 0 Bq/kg

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酒類 BOISSONS ALCOOLISEES

★ ビール 生ASAHI スーパードライ(製造2012,04上X)(+-12calib1%)0bq/kg

Biere ASAHI Super Dry (fabrication fin04/2012 X) (+-12calib1%) 0bq/kg

★ 発泡酒 KIRIN「のどごし<生>」(製造2012、04上旬12/FSPD)(+-13calib1%)0bq/kg

Biere de substitution (happoshu) KIRIN Nodogoshi <Nama> (fabrication debut04/2012, 12/FSPD) )(+-13calib1%)0bq/kg

★ 発泡酒 SUNTORY 「THE BREW」(製造2012、03中旬P/NDLB))(+-17calib1%) 0bq/kg

Biere de substitution (happoshu) SUNTORY <THE BREW> (fabrication milieu03/2012, P/NDLB) )(+-17calib1%)0bq/kg

★ むぎ焼酎「いいちこ」(三和酒類、大分県、No・120404/P09、900mlパック)(+-16 calibration1%)  0Bq/kg

Vodka japonaise legere "Mugi shochu" IICHIKO (Sanwa, prefecture de Oita, No 120404/P09, pack 900ml) 0 Bq/kg

★ビール YEBISU THE HOP(サッポロビール、麦芽100%、2012 Limited Brewing、賞味期限12年11月Y、製造12年3月下CA5)(+-4 calibration1%) 1 Bq/kg

(10時間測定)(K40の影響は0.85bqまで)

Biere YEBISU THE HOP(edition limitee 2012, Sapporo beer, peremption12/11/Y、fabrication12/3下CA5)(+-4 calibration1% mesure de 10 heures) 1 Bq/kg

★発泡酒「麦とホップ 黒」(サッポロビール)

賞味期限12年12月H、製造12年4月中AC1(+-4 calibration1%)  8 Bq/kg

(10時間測定)(K40の影響は0.85bqまで)

Biere de substitution (happoshu) SAPPORO Noire "Ble et Houblon" (Mugi to hoppu) peremption12/12/H、fabrication12/4中AC1)

(+-4 calibration1% mesure de 10 heures) 8 Bq/kg

★ 焼酎 「大喜利」 4l 24103J メルシャン(+-22 calibration2%)0bq/kg

Vodka japonaise (shouchu) “OOGIRI” 4 l lot24103J (+-22 calibration2%) 0 Bq/kg

★梅(焼酎漬け)2011年産

長野市安茂里産 (500cc 509g) (+-24calib2%) 0 Bq/kg

Prunes a l'eau de vie (shochu), recolte 2011, ville de Nagano, Amori (+-24 calib2%) 0 Bq/kg ★その梅を漬けた焼酎(手作り梅酒)(+-13calib1%) 0 Bq/kg

Eau de vie separee (+-13calib1%) 0 Bq/kg

★梅酒「楽園」100%国産梅使用(製造:清洲桜醸造、愛知県、CCADBB)(+-15 calib1%) 0 Bq/kg

Liqueur aux prunes "Umeshu" 100% prunes japonaises (fabricant: Seisuro, Aichi, CCADBB)(+-15 calib1%) 0 bq/kg

★赤ワイン(フランス産)Vin de Pays de Mediterranee "El Nino Loco", 2009, mis en bouteille par Guillaume Gros, 84660 Malbec (calibration 3,5cps 1% +- 11) 0Bq/kg

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飲料その他 AUTRES BOISSONS

★麦茶 「香り薫る麦茶」 伊藤園 (液体)(長野いとーよか堂、2013,1,3賞味期限) 0bq/kg(+-24)

Infusion de ble "Mugicha" (etat liquide) 0bq/kg (+-24)

★りんごジュース ストレート (2012年4月買、長野県山ノ内産 M's Country http://www.mscountry.net/html/catalog.html )0 bq/kg (+- 22)

Jus de pomme pur, M's Country , Yamanouchi machi (Nagano) achete avril 2012

0bq/kg (+-22)

★りんごジュース ブレンド (2012年6月15賞味期限、青森産 Nora 0 bq/kg (+- 15)

Jus de pomme pur, Nora , préfecture Aomori, péremption 15.6.2012

0bq/kg (+-15)

★信州りんごジュース 果汁100% (ツルヤ NN22、2012、4) 0bq/kg(+-25 calibration 2%)

Jus de pommes 100% Shinshu ringo juice (Tsuruya NN22, avril 2012) 0 bq/kg (+1 25 calibration 2%)

★ サントリーなっちゃん みかん味 TN300B、1Lマリネリで6時間計測Cs-137 不検出(検出限界0.9Bq/kg)Cs-134 不検出(検出限界1.1Bq/kg)

Jus d'orange NACHAN (Suntory) "gout clementine" TN300B Marineli 1 litre Mesure de 6 heures

Cs-137 ND(limite 0.9Bq/kg)Cs-134 ND(limite 1.1Bq/kg)

http://www.facebook.com/photo.php?fbid=214484421995200&set=a.156771917766451.29501.100003009323443&type=1&theater

★ 野菜ジュース 「野菜一日これ一杯」KAGOME (2012、4)  14bq/kg (+-14 calib3%)

KAGOME Jus de légumes. "Yasai ichinichi kore ippai" 14 bq/kg (+/- 14 becquerels, calibration 3%)

★ アクエリアス (粉末+長野市の水道水) (2013,1,3賞味期限)0bq/kg

(+-16 calib1%)

Boisson AQUARIUS (poudre + eau courante de Nagano-shi) (peremption 3/1/2013) 0 bk/kg

(+-16 calib1%)

★Seven Iオレンジジュース (果汁100%)(2012、5、13賞味期限) (+-14 calib 1%) 0 bq/kg

Jus d'orange 100% SEVEN I (peremption 13/5/2012)(+-14 calib 1%) 0 bq/kg

★みかんジュース(ポム ジュース)(賞味期限2012,11,27 IB23) 0bq/kg

(+-25,calibration2%)

Jus de clementines (Pom juice) (peremption 27/11/2012 IB23) (+-25 calib2%) 0 bq/kg

★マミー(森永、ミルクカルシウム配合、2012,5,7LFFG賞味期限) 0bq/kg

(+-11calib1%)

Boisson lactee MAMI (Morinaga, peremption 7/5/2012) 0 bq/kg (+-11 calib1%)

★10種類の野菜のスープ(スジャータ、製造者:名古屋製酪株式会社、長野イトーヨーカ堂購入、賞味期限2012,6,23KWX)(+-10calib1%) 0Bq/kg

Soupe de legumes "10 sortes de legumes" (Sujata, Nagoya Seiraku Co, peremption 23/6/2012KWX)(+-10 calib1%) 0 Bq/kg

★ 紅茶花伝ROYAL MILK TEA 国産牛乳100%(コカコーラCM、賞味期限120923/HTO)(+-14callib1%) 0Bq/kg

Royal Milk Tea (the au lait en bouteille 470cc,mesure de 500cc)(Coca Cola Custumer Marketing, peremption 120923/HTO)(+-14calib1%) 0 Bq/kg

★豆乳(大豆飲料)「ミルクのようにやさしいダイズ」(大塚食品、大阪市、賞味期限12,07,02HFI2/OFG、ワタハン長池で購入)(+-7calibration 1%) (ラベル表示のカリウム量は190mg/100ml=標準の豆乳と同等→K40の影響は4・7Bq迄)8 Bq/kg

Lait de soja "Milk no youna yasashisa Daizu", Ootsuka shokuhin, peremption 2/7/2012 HFI2/OFG) 8 Bq/kg

★ピーチ フルーツミックス 果汁100% (DOLE、製造:雪印メグミルク、12.5.26 CO5 トミサトlot HM2) (+-20 calibration 1%) 0Bq/kg

Jus 100% fruits, peches + autres fruits ( Dole, fab: Yuki jirushi, peremption 12.5.26 CO5 Tomisato lot HM2) (+-20 calibration 1%) 0 Bq/kg

★豆乳 (調整豆乳)(紀文、販売者:キッコーマン飲料、千葉県野田市、大豆:「カナダ産」と表示)

賞味期限12,08,06 KN/DDS482 (+-13 calibration1%) 0Bq/kg

Lait de soja (recompose)(Kibun, vendu par Kikkoman, Noda, Chiba, origine du soja affichee : Canada, peremption 6/8/2012 KN/DDS482) (+-13 calibration1%) 0 bq/kg

★オレンジジュース(濃縮還元) Tropicana 100% 販売者:キリンビバレッジ、賞味期限20121122/ST)(+-10 calibration 1%) 0 Bq/kg

Jus d'orange Tropicana 100% (Kirin beverage, peremption 20121122/ST)(+-10 calibration 1%) 0 Bq/kg

★ 野菜ジュース「野菜生活100」KAGOME

(賞味期限13・1・20、製造者:カゴメ KGMW)(+-10 calibration 1%) 15Bq/kg

(包装表示でK40量を確認、その影響は7bqまで可)

Jus de legumes varies KAGOME "Yasai seikatsu 100" (peremption 20/1/2013, fabricant : KAGOME KGMW)(+-10 calibration 1%) 15 Bq/kg

★ ももジュース(ストレート)(長野県産 品種限定「川中島 白桃」、賞味期限120907、製造者:寿高原食品、千曲市)(+-15 calibration 1%)  0Bq/kg

Jus de peches blanches (jus pur, peches de Kawanakajima, pref de Nagano, peremption 7/8/2012, producteur : Kotobuki kougen shokuhin, Chikuma-shi)(+-15 calibration1%) 0 Bq/kg

★ ヤクルト(製造者:愛知ヤクルト工場、賞味期限120606lot.LEBA)(+-16 calibration 1%)  0Bq/kg

Boisson lactee "YAKURT" (usine Yakurt de Aichi, peremption6/6/2012 lot.LEBA)(+-16 calibration 1%) 0 bq/kg

★ 午後の紅茶 KIRIN MILK TEA 賞味期限20130201/SY (+-25 calibration2%) 0bq

The au lait “Gogo no koucha” (Kirin,1/2/2013/SY) (+-25 calibration2%) 0 Bq/kg

★豆乳飲料 フルーツミックス(紀文、販売者:キッコーマン飲料、千葉県野田市、大豆:「カナダ産」と表示)

賞味期限12,08,06 KG/CTD888 (+-14 calibration1%) 0Bq/kg

Lait de soja (aux fruits)(Kibun, vendu par Kikkoman, Noda, Chiba, origine du soja affichee : Canada, peremption 6/8/2012 KG/CTD888) (+-14 calibration1%) 0 bq/kg

★りんごジュース(ストレート) ファームはやかわ(長野県篠ノ井茶臼山産さんふじ100%)(+-18 calibration2%)  0 bq/kg

Jus de pommes pur de Nagano, Farm Sawayaka (pommes de Shinonoi, Chausuyama 100%) (+-18 calibration2%) 0 bq

★MILO (Nestlé 2013.07/4賞味期限)0bq/kg (+/-14 calibration 3%)

★ ココア 森永 (500cc、434g)  賞味期限2013,08BB6L  製造所固有記号MFPA0 bq/kg

Chocolat en poudre (au lait) “Morinaga Cocoa” (peremption 2013/8 BB6L code usine MFPA) (+-27 calibration1%) 0 Bq/kg

★ Georgia まろやかミルクのカフェラッテ(Coca-Cola custumer marketing, HTO/01 130127) (+-19 calibration1%)  O bq/kg

Cafe Latte "Maroyaka milk" , Georgia (Coca-Cola custumer marketing, HTO/01 130127) (+-19 calibration1%) 0 bq

★ 湧き水(長野県飯縄高原、2012年6月上旬採)(+-10 calibration 1%) 0bq/kg

Eau de source (Pateau de iizuna, pref de Nagano, debut juin 2012) (+-10 calibrage1%) 0 Bq/kg

★ 湧き水(長野県馬曲温泉近辺、2012年6月上旬採)(+-15 calibration 1%) 0bq/kg

Eau de source (sources de Umagari, pref de Nagano, debut juin 2012) (+-15 calibrage1%) 0 Bq/kg

★ みかん(国産ジュース)日本果実工業、(賞味期限2013/2/27) 500cc. +/- 10 beq., cal.1% = 0 beq. Jus de mandarine (100% Japon) (produit par Nihon Kajitsu Kôgyô), péremption 27/2/2013), 500cc. +/- 10 beq., cal.1% = 0 becquerel

★野菜ジュースKAGOME「野菜一日これ一本」(賞味期限13・2・11 コード3KJ)

(+-5 calib3,7cps 1%) 16Bq/L  11 Bq/kg

(Cs比率補正済・80kg遮蔽強化LB200測定・K40の影響は10,25bq迄可-包装表示で確認)

Jus de legumes KAGOME "Yasai ichini kore ippon" (peremption 11/2/13 code 3KJ)

(+-5 calib3,7cps 1%) 16Bq/L → 11 Bq/kg

★野菜ジュースKIRIN「濃い野菜と果物」(賞味期限13・2・8 コードKKH/L28A) (+-13 calib3,7cps 1%) 0 Bq/kg

(80kg遮蔽強化LB200測定・K40の影響は4,63bq迄可-包装表示で確認)

Jus de legumes KIRIN "Koi yasai to kudamono" (peremption 8/2/13 code KKH/L28A)

(+13 calib3,7cps 1%) 0 Bq/kg

★ももジュース「もも畑からジュースになりました」(国産果汁100%、ストレート40%、製造者:ふくれん甘木工場、福岡県、賞味期限12・8.9EOCI, 成城石井・大宮店で購入)(calib 3,7 cps 1% +-10)  0 Bq/kg

Jus de peches 100% "Momo batake kara juice ni narimashita" (100% peches japonaises, fabricant : Mokuren , Fukuoka, peremption 12・8.9EOCI, achete chez Seijo Ishii )(calib 3,7 cps 1% +-10)  0 Bq/kg

★カルピス ぶどう(濃縮、賞味期限2012、10、13/BC(岡山工場))(599g、500cc)(+-15calibration1%) 0bq/kg

Boisson lactee Calpis au raisin (syrop, peremption 13/10/2012/BC)(+-15 calib1%) 0 bq/kg

★マンゴ ブレンド100 (販売者:めいらく(名古屋製酪、賞味期限12・8・21GA)(calib 3,6 cps 1% +-10)  0 Bq/kg

Jus de mangues & pommes (Meiraku, Nagoyo, peremption 21/8/12 GA) )(calib 3,6 cps 1% +-10)  0 Bq/kg

★Jus de cerises Tamek, made in Turquie (code-barre 869) (péremption 14/8/2013) (500cc. 3 cps, 1%, +/- 9) 8 becq.

サワーチェリ Tamek,、トルコ産,バーコード869 (賞味期限2013/8/14), (500cc. 3 cps, 1%, +/- 9) 8 beq.

★Jus de pommes Tamek, made in Turquie (code-barre 869) (péremption 17/5/2013) (500cc. 3 cps, 1%, +/- 8) = 4 becq.

りんごジュース Tamek,トルコ産,バーコード869 (賞味期限2013/5/17), (500cc. 3 cps, 1%, +/- 8) 4 beq.

★カルピス ダイエット(濃縮、賞味期限2013、01、13/BC(+14calibration1%) 0bq/kg

Boisson lactee "Calpis diet" (syrop, peremption 13/1/2013/BC)(+-14 calib1%) 0 bq/kg

★オレンジジュース(100% フロリダ オレンジ)USA産(バーコード016)(賞味期限2012/9/30) (calibration 3,1 cps 1%, +/- 11) 0 beq./L

Jus d’oranges frais (100% Oranges de Floride) Made USA (code barres 016) (Péremption 30/9/2012) (calibration 3,1 cps 1%, +/- 11) 0 beqc./L

★ コーンクリーム ポタージュ(粒入り) (製造者:名古屋製酪 (めいらく) 賞味期限12・8・23)KXW (calib 2% +-21)  0 bq/kg

Potage crème de mais (fabricant: Nagoya seiraku – meiraku, peremption 23/8/12)(calib 2% +-21) 0 Bq/kg

★ ミックス キャロット ジュース(販売:Co-op、日本生活協同組合連合会, 賞味期限12/8.28GA)(calib 1% 3,4cps 5h +-13) 0Bq/kg

Mixed Carrot juice, jus mixte, (vente: Co-op,12/8/28GA)(calib 1% 3,4cps 5h +-13) 0Bq/kg

★ポム 国産温州みかんジュース (製造者:えひめ飲料 松山市  賞味期限2013・4・6) (calibration 2% +- 22) 0Bq/kg

Jus de clementines Onshu japonaises “Pom” (fabricant: Ehime inryo, Matsuyama, peremption 6/4/2013) (calibrage 2% +- 22) 0 Bq/kg

★ みかんジュース (「和歌山のみかんジュース、凍らせるとシャキッと美味しい♪」)(製造者:ゴールドパック、長野県松本市、賞味期限2013.03.24 AH29)(500cc)(calibration 3,4cps 1% 12h +-4)  9Bq/L(補正前)  5 Bq/kg

(数値は目安・180kg遮蔽強化LB200測定・Cs比率補正済・K40の影響は補正後数値内1,7Bq迄可・Bi、Pbの影響も可)

Jus de clementines (affichage : “jus de clementines de Wakayama”, prod: Gold Pack,Matsumoto, pref de Nagano)(calibrage 3,4cps 1% 12h +-4) 9Bq/L (avant correction) → 5 Bq/kg

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ヨーグルト YAOURTS

★明治 十勝ヨーグルト「やさしい甘さ)(長野いとようか堂、2012,5,2賞味期限)0bq/kg (+-23calibration3%)

Yaourts Tokachi "Yasashii amasa" (Meiji, achetes a Nagano Itoyokado, date limite 2 mai 2012) 0bq/kg (+-23calibration3%)

★信州ヨーグルト (ツルヤ 信州育ち生乳60%使用、2012,4) 16bq/kg (+-19 calibration 2%)

Yaourt SHINSHU YOGURT (Marque Tsuruya, 60% lait frais de vaches elevees dans le Shinshu - Nagano, peremption avril 2012) 16 bq/kg (+-19 calibration 2%)

★バニラヨーグルト (株式会社 ルナ -京都、2012,5,5賞味期限)17bq/kg (+-11 calibration 2%)

Yaourt VANILLA YOGURT (Marque LUNA - Kyoto, peremption 5/52012) 17 bq/kg (+-11 calibration 2%)

★無脂肪(プレーン)ヨーグルト (タカナシ 2012/4 賞味期限)0bq/kg (+/-12 calibration 3%)

NON FAT YOGURT (Marque TAKANASHI - 4/2012) 0 bq/kg (+/-12 calibration 3%)

★ビヒダスヨーグルト脂肪0ぜロですが、ベクレルあり (成田サミット、2012、5、05賞味期限)  9bq/L (+-11

Yaourt BIBIDASU sans matières grasses, mais avec becquerels

(acheté à Samitto, date limite5.5.2012) 9 bc/Litre (+/- 11)

★明治 十勝ヨーグルト「やさしい甘さ)(長野いとようか堂、2012,5,8KAナPA2賞味期限) (+-7calibration1%)(2回3時間測定、2回とも同数値)10bq/kg

Yaourts Tokachi "Yasashii amasa" (Meiji, achetes a Nagano Itoyokado, date limite 8 mai 2012)

(+-7 calibration1%)(2 mesures de 3 heures donnant le meme chiffre) 10 Bq/kg

のむヨーグルト(ジャージー) Chateraise 製造者:ヤツレン(長野県佐久郡南牧村、賞味期限2012、5、17)

(500cc、517g)(+-19calib2%) 24 Bq/l23・2 Bq/kgYaourt a boire (vaches Jersey) “Chateraise”, producteur : Yatsuren (Nagano, village de Minami Maki), peremption 17/5/2012, (500cc,517g)(+-19 calib2%) 24 Bq/L→23,2 Bq/kg

★ のむヨーグルト(高千穂牧場、製造者:南日本酪農協会、宮崎県都城工場、賞味期限12,05,24、A、長野県松本駅内全国名産品店で購入)

(500cc、515g)(+-12 calib1%) 0 Bq/kg

Yaourt a boire (paturages de Takachiho, fabriquant: Coop des producteurs de lait du Sud du Japon, Usine de Tsushiro, pref de Miyagi, peremption 24/5/12A, achete au magasin de specialites regionales, gare de Matsumoto, pref de Nagano) (500cc,515g)(+-12calib1%) 0 Bq/kg

★毎朝快調ヨーグルト チチヤス、広島県廿日市(賞味期限12,06,03 CFE、長野市トマト食品館で購入)(+-24 calibration2%) 0 Bq/kg

Yaourts CHICHIYASU “Mainichi kaicho”

(Hiroshima, Hatsukaichi, peremption 3/6/12CFE)(+-24 calibration2%) 0 Bq/kg

★ ブルガリア ヨーグルト 明治(518g、500cc) 賞味期限12,06,02/Kチ (+-25calibration2%)   0bq/kg

Yaourt BULGARIA Marque Meiji (518g,500cc) peremption 2/6/2012 Kチ (+-25 calibration 2%) 0 bq/kg

★ ブルガリア ヨーグルト 明治 賞味期限12,06,11/Kナ

(+-7calibration1% 4,7cps)   21Bq/kg

Yaourt BULGARIA Marque Meiji peremption 11/6/2012 Kナ (+-7 calibration 1% 4,7cps)

21 Bq/kg

のむヨーグルト(「生乳たっぷり」) 製造者:酪王乳業(福島県郡山市、賞味期限12、06、30/AA)(+-14calib1%) 0 Bq/kg

Yaourt a boire (fabricant : Rakuo nyugyo, Koriyama, pref de Fukushima, peremption 30/6/30/AA)(+-14 calib1%) 0 Bq/kg

★ヨーグルト 小岩井乳業 生乳100%(賞味期限12,7,7 KIW S45)

(300cc 357g)(calibration 3,6cps 1% +-8) 20Bq/L 21Bq/kg

(Cs比率補正済、120kg遮蔽強化LB200測定・K40の影響は4,25Bq迄可)

Yaourt KOIWAI 100% lait frais (peremption7/7/2012 KIW S45) (300cc 357g) (calibrage 3,6cps 1% +-8) 20Bq/L → 21Bq/kg

★カスピ海 ヨーグルト 製造者:フジッコ 神戸市 (500cc,580g) 賞味期限12、7,16B (calibration 2% +-20 ) 0Bq/kg

Caspi Yogurt (fabricant : Fujikko, Kobe, peremption 16/7/12 B)(calibrage 2% +-20) 0 Bq/kg

★ジョア (製造者:ヤクルト本社 静岡県裾野市、賞味期限12・08・20 lotOAHA)(calibration 2% +-24) 0Bq/kg

Yaourt a boire “JOA” (fabricant Yakurt, Shizuoka, peremption 20/08/12 LotOAHA)(calibration 2% +-24) 0 Bq/kg

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バター、アイスクリーム、その他の乳酸品

BEURRE, GLACES, AUTRES PRODUITS LAITIERS

★雪印 北海道 バター(食塩不使用) (200g×2パックを溶かした状態で)(2012、7、8KCA賞味期限) (+-10 calib 1%) 0 bq/kg

Beurre Yukijirushi Hokkaido (doux) (2 paquets de 200g fondus dans le marineli) (peremption 8/7/2012KCA)(+-10 calib 1%) 0 bq/kg

★Lady Borden バニラ アイスクリーム(製造者:ロッテアイス 日野工場)

(470cc)(4HA112 1541D)(+-9 calib1%)0 Bq/kg

LADY BORDEN Creme glacee Vanille (470cc)(4HA112 1541D)

(fabrication : LOTTE ice usine de Hino) (+-9 calib1%) 0 Bq/kg

オソフト 雪印(賞味期限12/12/3) 500cc/490gr. -/+13 2% = 0 bq/kg

Margarine Neosoft de chez Yukijirushi (péremption 3/12/2012), 500cc/490gr. -/+13 2% = 0 bq/kg

★アイスクリーム 「北海道バニラ」 Seven&Ipremium (製造者:丸善製菓、大阪府、V2F09PB)1000ml箱(500g、363g)

(+-9 calibration1%) 10Bq/L  13 Bq/kg

Creme glacee "Hokkaido Vanilla" Seven & I Premium (fab : Maruzen Seiga, Osaka-fu, V2F09PB) boite de 1000ml (500g, 363g) (+-9 calibration1%) 10Bq/L → 13,8 Bq/kg

★ とろけるミックスチーズ Value Plus(500cc、483g)(「ドイツ産」と表示、製造:マリンフード、大阪府、賞味期限12,8,20)(+-24 calibration2%) 0Bq/kg

Torokeru Mixed Cheese “Value Plus” (500cc,483g) (fromage rape, origine affichee: Allemagne, Marin foods, Osaka, peremption 20/8/12)(+-24 calibration 2%) 0 bq/kg

★ アイスクリーム「Hokkaido super Premium」抹茶(製造者:シャトレーゼ、甲府市)賞味期限:13,01,02)

(450cc、447cc)(+-7 calibration1%) 14bq/L  17 Bq/kg

Glace au the vert "Hokkaido super Premium" (pro: Chateraise, Kohu) (peremption 2/1/2013) (450cc,447cc)(+-7 calibration1%) 14 Bq/L → 17,2 Bq/kg

★ チョコモナカ「ジャンボ」(森永製菓、神奈川県大和市、生産コードEC 06A8 C)

2回測定2回とも同結果:アイスのみ (500cc,263g) & アイス+クッキー+チョコレート(500c,252g) (+-15 calibration1%) 0bq/kg

Glace-biscuit vanille/chocolat MONAKA JUMBO (MORINAGA, Kanagawa-ken; code EC 06A8 C,

deux mesures, deux fois nulle : glace seule ( (500cc,263g), puis glace+biscuit+chocolat (500c,252g) (+-15 calibration1%) 0 Bq/kg

★ バニラ アイスクリーム Top valu (イオン株式会社 原産国名 ニュージーランド)(500cc,337g)  (+-25 calibration2%)  0 Bq/kg

Glace a la vanille “Top valu” (importee par AEON de Nouvelle Zelande) (500cc,337g)  (+-25calibration2%)  0 Bq/kg

★Lady Borden ストロベリー アイスクリーム(製造者:ロッテアイス 日野工場)

(470cc)(5HA252 1000A)(+-15 calib1%)0 Bq/kg

LADY BORDEN Creme glacee Fraise (470cc)(5HA252 1000A)

(fabrication : LOTTE ice usine de Hino) (+-15 calib1%) 0 Bq/kg

★クリープ (粉クリーム)(森永乳業、東京、13・11・21/B)(500cc,299g)(+-14 calib1%) 0Bq/kg

Creme en poudre (Creamy powder "CREAP")(Morinaga, Tokyo, peremption 21/11/2013/B)(500cc,299g)(+-14 calib1%) 0Bq/kg

★カルピス アイスバー (製造者:ロッテU 東京、4UA232 1229 B)(calibration 3,6cps 1% +-13) 0 Bq/kg Glace au syrop lacte “Calpis Ice bar” (fabricant: LOTTE U, Tokyo, 4UA232 1229 B) (calibration 3,6cps 1% +-13) 0 Bq/kg

★ バニラ・アイス「ホームランバー」  (500cc, 347g) (製造者:名糖産業、福岡県、賞味期限なし)(calibration 2% +-23) 0bq/kg

Glace batonnet vanille “Home run bar” (500cc,347g) (fabricant: Meito sangyo, Fukuoka, pas de peremption affichee) (calibrage2% +-23) 0 Bq/kg

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ジャム、せんべい、お菓子等 CONFITURES, BISCUITS, CONFISERIES

★ミルクジャム(生産者未発表、長野県北部の牛乳100%、2013、5,28賞味期限) (+-4 calibration1%) 500cc 600g 13bq/L → 10 bq/kg

Confiture de lait (Fabricant non communique, lait du nord du dep de Nagano 100%, peremption 28/5/2013)(+-4 calibration1%)   500cc 600g 13 Bq/l → 10,8 Bq/kg

★あんずジャム(2011年7月手作り、長野県千曲市更埴産のあんず)(3時間測定)

(+-9 calibration1%) 300cc 402g 25 bq/l    → 49・7 bq/kg

Confiture d'abricot (faite maison, juillet 2011, fruits de la ville de Koshoku, nord du departement de Nagano) (mesure de 3 heures) (+-9 calibration1%) 300cc 402g 25 Bq/L → 49,7 bq/kg

★ゼリー「ぶるんぶるんQoo」ぶどう味、果汁40%(日本コカ・コーラ、賞味期限12、11、15TR)(+-14calib1%) 0bq/kg

Gelee "Purun Purun Qoo" au raisin (40% de jus de fruit)(Coca-Cola Company Japan, peremption 15 nov 12 TR) (+-14 calib1%) 0 bq/kg

★せんべい(ひとくち ソフトせんべい、SevenI、500cc 191g)(国産うるごめ100%、賞味期限2012,8,29EH)(+-4calib1%) 0bq/kg

galettes de riz SENBEI "Hitokuchi soft Senbei" (Seven I, 100% riz Urugome prod du Japon, peremption 29/8/2012EH, 500cc,190g) (+-4 calib1%) 0 bq/kg

★いちごジャム(850g瓶)(信州 スドー ジャム 、松本市、賞味期限2014,1,30JB)(500cc、642g)(+-9 calib1%)14Bq/L→10・9Bq/kg

Confiture de fraises (pot de 850g, Shinshu SUDO JAM, Matsumoto-shi, peremption 30/1/2014 JB) (500c,642g) (+-9 calib1%) 14 Bq/L→ 10,9 Bq/kg

★あんずジャム(2011年、手作り、長野県千曲市更埴産のあんず)(3時間測定)

(+-10 calibration1%) 400cc 506g 32 bq/l    → 37・9 bq/kg

Confiture d'abricot

(faite maison, recolte 2011, fruits de la ville de Koshoku, nord du departement de Nagano) (mesure de 3 heures) (+-10 calibration1%) pour 400cc 506g, 32 Bq/L → 37,9 bq/kg

★ももゼリー「大満足白桃」(製造者:マルハニチロ、東京、賞味期限2012・10・21/BG)(+-15 calibration1%) 0bq/kg

Gelee aux peches "Daimanzoku hakuto" (fabr: Maruha Nichiro, Tokyo, peremption 21/10/2012/BG (+-15 calibration 1%) 0 Bq/kg

★サッポロ ポテト 「つぶつぶベジタブル」(Calbee 東京都)製造記号 NU 28323 2HX23 賞味期限12・9・21)(500cc, 202g) (+-11 calib1%)  0 Bq/kg

(K40の影響は30bq迄)

Chips en batonnets "Sapporo Potato" tsubutsubu vegetables (Calbee, Tokyo) code fabricant NU 28323 2HX23 peremption 21/9/2012)(500cc, 202g) (+-11 calib1%) 0 Bq/kg

★ グミ フェットチーネ Bonbons Fettucine gummi (500cc, 514 g) (ブルボン、新潟県、賞味期限2013.02.20 12G21 L101C) (+-28calib2%) 0 bq/kg

★いちごジャム(SEVEN&I 販売者:ソントン食品、東京、賞味期限12,12,22 製造ロット120426-162)(500cc,619g)(calib 3,6cps 1% +- 4)9Bq/L→ 6Bq/kg

(Cs比率補正済、120kg遮蔽強化LB200測定・K40の影響は1,6Bq迄可)

Confiture de fraises (SEVEN&I 、vente: Sonton Shokuhin, peremption 22/12/2012 Lot 120426-162)(500cc,619g)(calib 3,6cps 1% +- 4)9Bq/L→ 6Bq/kg

★かっぱえびせん(販売者:カルビー、賞味期限12.10,12、製造所固有記号 OI OCE23)(400cc,150g, 12 packs))(calib 3,5cps 1% +- 7)0Bq/kg

Chips a la crevette "KAPPA EBISEN" (vente : Calbee, peremption 12/10/12, code usine: OI OCE23)(400cc,150g, 12 packs))(calib 3,5cps 1% +- 7)0Bq/kg

★ あんずジャム あんずの里(長野市更埴産、2012年夏収穫)(500c,578g)(calibration 1% 3,5cps,+-5) 11 Bq/L(補正前)  7 Bq/kg

(数値は目安・120kg遮蔽強化LB200測定・Cs比率補正済・K40の影響は0.18Bq迄可・Biの影響可)

Confiture d'abricots, origine : Koshoku, Nagano, recolte ete 2012 (calibration1% 3,5cps, +-5)11 Bq/L→ 7 Bq/kg

★ いちごジャム「アヲハタ 55」(販売者:キューピー株式会社、165g瓶、賞味期限:2013・5・11)(500cc 590g) (calib 1% 3,5cps +-14)  0 Bq/kg

Confiture de fraises "Aohata 55" (vente: Cupee, peremption 11/5/2013))(500cc 590g) (calib 1% 3,5cps +-14)  0 Bq/kg

★ いなご甘露煮(販売者:中越屋製菓、長野市、賞味期限2012/8/18)(300cc,282g)(calib 1% 3,4cps +-6)  0 Bq/kg

Sauterelles de rizieres comestibles (glacees au sucre)(vente: Nakagoeya, Nagano-shi, peremption 2012/8/18)(300cc,282g)(calib 1% 3,4cps +-6)  0 Bq/kg

★ ブルーベリージャム(国産生果実使用、生産者:沢屋SAWAYA、長野県軽井沢町、賞味期限13・08・03)

(460cc,533g) (calibration 3,4cps 1% 12h, +- 3) 9Bq/L(補正前)→ Bq/kg

数値は目安・130kg遮蔽強化LB200測定Cs比率補正済・K40の影響は1,8Bq迄可・Biの影響可)

Confiture de myrtilles (fruits frais de production japonaise, fabricant: SAWAYA JAM, Karuizawa, pref de Nagano, peremption 3/8/2013)

(460cc,533g) (calibrage 3,4cps 1% 12h, +- 3) 9Bq/L→ 6Bq/kg

★スナック菓子「うまい」(テリヤキバーガー味、製造者:リスか、茨城県、賞味期限N12.11.20)(46pieces, 400cc 275g)()(180kg遮蔽強化LB200測定, calibration 3,2cps 1% 12h, +-2) 0Bq/kg

Snack pour enfants "Umai" 、(46pieces, 400cc 275g)(fabricant: Riska, Ibaraki, peremption N12.11.20) (mesure LB200+isolation180kg, calibration 3,2cps 1% 12h, +-2) 0Bq/kg

★ ラスプベリー(木苺)ジャム(手作り、長野市産の実、2012年 穫(500cc,596g) (calibration3,4cps 1% 5h +-4)  12Bq/L(補正前) 6 Bq/kg

(数値は目安・180kg遮蔽強化LB200測定・Cs比率補正済・K40の影響は補正後数値内0,9Bq迄可・Bi、Pbの影響も可)

Confiture de framboises (maison) ( framboise recolte 2012, prod:Nagano-shi)(calibrage 3,4cps 1% 5h +-4) 12Bq/L (avant correction) → 6Bq/kg

★ あんずジャム(手作り、長野市産の実、2012年 穫(500cc,610g) (calibration3,4cps 1% 5h +-4)  13Bq/L(補正前) 6 Bq/kg

(数値は目安・180kg遮蔽強化LB200測定・Cs比率補正済・K40の影響は補正後数値内1Bq迄可・Bi、Pbの影響も可)

Confiture d'abricots (maison) ( recolte 2012, prod:Nagano-shi)(calibrage 3,4cps 1% 5h +-4) 13Bq/L (avant correction) → 6Bq/kg

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果物 FRUITS

★キウイ フルーツ (長野市安茂里地区、2012、4) 10bq/kg(+-18calibration2%) (測定時間120分)

Kiwis (produits a Nagano-shi, district de Amori) 10bq/kg (+-18 calibration 2%) (temps de mesure : 120 minutes)

★りんご(ふじ) (長野県須坂市幸高地区、平成23年もの、種・皮・果肉)0bq/kg(+-17calib2%)

Pommes Fuji (recolte 2011, Nagano-ken, Suzaka-shi, district de Kotaka, mixees avec peau et pepins) 0 bq/kg (+-17 calib 2%)

★りんご(ふじ) (長野県長野市豊野地区、平成23年もの、種・皮・果肉)0bq/kg(+-6calib2%)

Pommes Fuji (recolte 2011, Nagano-shi, district de Toyono, mixees avec peau et pepins) 0 bq/kg (+-6 calib 2%)

★いちご「栃木おいしい会」(2012,5,8、長野イトーヨーカ堂で購入、生産者:篠崎浩久、300ccパック×2、ヘタを取ってから)(+-14 calib1%) 0 Bq/kg

Fraises "Tochigi Oishii kai" (achetees a Itoyokado Nagano, le 8/5/2012, producteur: M.&Mme Hirohisa Shinozaki, 2 barquettes de 300cc, mesure sans les feuilles)(+-14 calib1%) 0 Bq/kg

http://www.oisiikai.com/

★いちご「栃木おいしい会」(2012,5,15、長野イトーヨーカ堂で購入、生産者:篠崎浩久、300ccパック×2、ヘタを取ってから)(+-17 calib1%) 0 Bq/kg

Fraises "Tochigi Oishii kai" (achetees a Itoyokado Nagano, le 15/5/2012, producteur: M.&Mme Hirohisa Shinozaki, 2 barquettes de 300cc, mesure sans les feuilles)(+-17 calib1%) 0 Bq/kg

http://www.oisiikai.com/

★いちご「栃木おいしい会」(2012,5,22、長野イトーヨーカ堂で購入、生産者:江連志市、2パック、ヘタを取ってから)

(K40の影響は4bq迄)(500cc,437g) (+-7 calib1%) 5Bq/L 5・7Bq/kg

Fraises "Tochigi Oishii kai" (achetees a Itoyokado Nagano, le 22/5/2012, producteur: M. Etsura Shiichi, 2 barquettes = 500 cc, 437g , mesure sans les feuilles)(+-17 calib1%) 5 Bq/L → 5,7 Bq/kg

http://www.oisiikai.com/

★いちご 須坂市墨坂 2012年5月下旬採(+-24 calibration1%)0 Bq/kg

Fraises de la prefecture de Nagano, ville de Suzaka (Sumisaka), cueillies fin mai 2012 (+-24 calibration2%) 0 Bq/kg

★枸櫞 (くえん),種なし,(東京、大田区、2012年6月1日採)(500cc,454gr.) +/- 10 becquerels , 36 becquerels/litre = 39,64 becq/kg  (K40の影響は3bq迄)

種あり, (500cc,455gr.) +/- 10 becquerels , 38 becquerels/litre = 41,75 becq/kg.  (K40の影響は3bq迄)

皮だけ: (500cc, 376 gr.) +/- 10 becquerels , 44 becquerels/L. = 58,51 becq/kilo

Cédrats récoltés le 1er juin 2012, dans l'arrondissement de Ootaku (Tôkyô) : Sans pépins - 454 gr.

+/- 10 becquerels , 36 becquerels/litre = 39,64 becq/kg

Avec pépins - 455 gr., +/- 10 becquerels , 38 becquerels/litre = 41,75 becq/kilo

Pelures - 376 grammes, +/- 10 becquerels , 44 becquerels/litre = 58,51 becq/kilo

(environ 3 becq. de potassium)

★ キンカン(金柑) (きんかん)(東京、大田区、2012年6月1日採) 220 gr. +/- 10 becq, 2% 14 becquerels/litre = 31 becq/kilo

Fortunella Kumquat, récoltés le 1er juin 2012, dans l'arrondissement de Ootaku (Tôkyô) 220gr. +/- 10 becq, 2% 14 becquerels/litre = 31 becq/kilo

(environ 4,5 becq. de potassium)

★ りんご (青森県産、収穫日不明、2012年5月、川崎市 京王ストア 稲田堤店で購入)(500cc、490g、種と皮も)(+-13 calibration1%) 0bq/kg

Pommes (prod pref de Aomori, date de recolte inconnue, achetee a Kawasaki, Keio store en mai 2012)(500cc,490g, avec la peau et les pepins)(+-13 calibration1%) 0 bq/kg

★ 梅 紅梅(生, 東京、大田区、2012年6月8日採)(500cc、326g)(+/-10 calib.1%) 8 Bq/L  14,9 Bq/kg (K40の影響は4,5 bq迄)

Prunes (fleurs rouges)récoltées le 8 juin 2012, dans l'arrondissement de Ootaku (Tôkyô) (500cc, 326g) (+/-10 calib.1%) 8 Bq/L → 14,9 Bq/kg (potassium 4,5 bc.)

★ 梅 白梅 (生, 東京、大田区、2012年6月8日採)(500cc、370g)(+/-11 calib.1%) = 0 Bq/kg (K40の影響は4,5 bq迄)

Prunes (fleurs blanches) récoltées le 8 juin 2012, dans l'arrondissement de Ootaku (Tôkyô) (500cc, 370g) (+/-11 calib.1%) 0 Bq/kg (potassium 4,5 bc.)

★あんず(生、皮ごと、種抜き)(長野県長野市更埴産、2012年夏採)(450cc,420g))(calibration 3,6cps1% +-4)  10 Bq/L  9 Bq/kg

(Cs比率補正済、120kg遮蔽強化LB200測定・K40の影響は2Bq迄可)

Abricots (crus, sans noyeaux, avec la peau) (recolte 2012, Nagano-shi Koshoku)(450cc,420g))(calibration 3,6cps1% +-4)  10 Bq/L → 9 Bq/kg

★バナナ(フィリピン産、「甘熟王」、Sumifru)(500cc, 393g)

(130kg遮蔽強化LB200測定, calibration 3,4cps 1% 12h, +-8) 0Bq/kg

Bananes (prod des Philippines, Kanjukuou, Sumifru)(500cc, 393g)(mesure LB200+isolation130kg, calibrage 3,4cps 1% 12h, +-8) 0 Bq/kg

★ネクタリン(長野県産、2012年7月購入)(500cc,464g)(130kg遮蔽強化LB200測定, calibration 3,4cps 1% 6h, +-10) 0Bq/kg

Nectarines (prod pref de Nagano, achetees mi juillet 2012))(500cc, 464g)(mesure LB200+isolation130kg, calibrage 3,4cps 1% 6h, +-10) 0 Bq/kg

★白桃(長野県飯綱町三水産、生産者:三ツ井はつ子、2012年7月購入)(500cc,496g)(180kg遮蔽強化LB200測定, calibration 3,3cps 1% 12h, +-2) 0Bq/kg

Peches blanches (prod pref de Nagano, Iizuna, Mme Hatsuko Mitsui,achetees mi fin juillet 2012)(500cc, 496g)(mesure LB200+isolation180kg, calibrage 3,3cps 1% 12h, +-2) 0 Bq/kg

★ ブルーベリー (長野県斑尾高原産、2012年8月採)(500cc,508g) (calibration 3,4cps 1% 12h +-10) 0 Bq/kg

Myrtilles(Pref de Nagano, Plateaux de Madarao – frontiere Niigata, cueillies en aout 2012) (500cc, 508g) (calibration 3,4cps 1% 12h +-10) 0 Bq/kg

★ 桃 (黄桃、皮ごと)(長野県信州中野産、2012/8信州中野インター近く「オランチェ」直売所で購入、生産者番号:#7493)(500cc,511g)(calibration 3,4cps 1% 12h +-6)  14Bq/L(補正前)8 Bq/kg

(数値は目安・180kg遮蔽強化LB200測定・Cs比率補正済・K40の影響は補正後数値内2,4Bq迄可・Bi、Pbの影響も可)

Peches jaunes (prod: Shinshu Nakano, pref de Nagano, achetees a “Oranche”, sortie autoroute Shinshu Nakano, producteur: #7493)(calibrage 3,4cps 1% 12h +-6) 14 Bq/L(avant correction) →8Bq/kg

★ 桃 (黄桃、皮ごと)(長野県信州中野産、2012/8信州中野インター近く「オランチェ」直売所で購入、生産者番号:#7505)(500cc, 521g)(calibration 3,4cps 1% 12h +-6)  8Bq/L(補正前) → 4 Bq/kg

(数値は目安・180kg遮蔽強化LB200測定・Cs比率補正済・K40の影響は補正後数値内2,4Bq迄可・Bi、Pbの影響も可)

Peches jaunes (prod: Shinshu Nakano, pref de Nagano, achetees a “Oranche”, sortie autoroute Shinshu Nakano, producteur: #7505)(calibrage 3,4cps 1% 12h +-6) 8 Bq/L (avant correction) → 4Bq/kg

★ 桃 (「白鳳」、皮ごと)(長野県信州中野産、2012/8信州中野インター近く「オランチェ」直売所で購入、生産者番号:#7620)(500cc,519g)(calibration 3,4cps 1% 12h +-6)  5Bq/L(補正前) → 3 Bq/kg

(数値は目安・180kg遮蔽強化LB200測定・Cs比率補正済・K40の影響は補正後数値内2,4Bq迄可・Bi、Pbの影響も可)

Peches blanches (prod: Shinshu Nakano, pref de Nagano, achetees a “Oranche”, sortie autoroute Shinshu Nakano, producteur:#7620)(calibrage 3,4cps 1% 12h +-6) 5Bq/L (avant correction) → 3 Bq/kg

★ 桃 (あかつき、皮ごと)(長野県信州中野産、、2012/8信州中野インター近く「オランチェ」直売所で購入、生産者番号:#7476)(500cc, 525g)(calibration 3,4cps 1% 12h +-13)  0Bq/L

(数値は目安・180kg遮蔽強化LB200測定・Cs比率補正済・K40の影響は補正後数値内2,4Bq迄可・Bi、Pbの影響も可)

Peches jaunes ”Akatsuki”(prod: Shinshu Nakano, pref de Nagano, achetees a “Oranche”,sortie autoroute Shinshu Nakano, producteur: #7476)(calibrage 3,4cps 1% 12h +-13) 0 Bq/kg

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Publié par Pierre Fetet - dans Que faire ?
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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 08:55

nagasaki6 et 9 août 1945, deux dates qui font frémir. Les commémorations actuelles nous rappellent que le monde a changé en profondeur sur la base de l’horreur nucléaire. Jean-Marc Royer, par l’article suivant, nous explique très clairement l’historique de ces programmes militaires et les effets impitoyables de la bombe A. On sait aujourd’hui que ces faits militaires d’une horreur sans nom n’étaient pas nécessaires pour mettre fin à la guerre… Merci à l’auteur de contribuer à ce travail de mémoire encore inachevé.

 

 

______________________

 

 

 

LA BOMBE ATOMIQUE, UN PUR PRODUIT DE LA TECHNOSCIENCE 

 

par Jean-Marc Royer

 

 

Les rappels qui suivent se veulent une aide au travail de mémoire qui reste, soixante-sept ans après les bombardements atomiques, encore très incomplet. L’autre motivation de ce texte réside dans le fait qu’il ne peut y avoir de conscience pleine et entière de ce qui s’est passé à Hiroshima, Nagasaki puis à Tchernobyl et Fukushima sans que l’on soit en mesure de s’en faire une représentation [1]. Puisse ces lignes y aider le lecteur. Pour cela, il lui faudra le courage de ne pas reculer devant la douleur dont il est question. A cette seule condition, il en sortira grandi en humanité.

 

 

Les " découvertes scientifiques " à l'origine de la bombe atomique 

 

Il n’est pas sans conséquences philosophiques majeures de constater que la bombe atomique est un produit direct de la science occidentale [2]. On constatera que la réponse ne fait plus de doute lorsque l’on examine, même rapidement, l’histoire de cette " invention " et de ses prémisses.

En 1896, Henri Becquerel découvre la radioactivité naturelle.

Niels Bohr présente en 1913 la première théorie qui expliquait ce phénomène : la matière est constituée d'atomes, eux-mêmes formés d'électrons " tournant autour d'un noyau ". Certains de ces atomes ne sont pas stables et se décomposent en émettant des rayonnements.

En 1905 Albert Einstein publie la théorie de la relativité. Pour lui, matière et énergie sont liés par l’équation qu'il note E = mc² et qui permet d'affirmer qu'une petite quantité de matière peut devenir une énorme quantité d'énergie… ce qui est le principe de la bombe atomique.

En 1934, Frédéric et Irène Joliot-Curie s'aperçoivent que l'on peut transformer un élément stable en un autre instable, en le bombardant de particules : c'est la radioactivité artificielle.

En décembre 1938, Otto Hahn et Fritz Strassman comprennent que le noyau d'uranium, bombardé de neutrons, se casse en deux en libérant deux neutrons et une énergie considérable : l'énergie nucléaire.

En 1939, Frédéric Joliot comprend que les neutrons libérés, peuvent fracasser à leur tour d'autres atomes d'uranium : c'est une réaction en chaîne. Celle-ci peut donner naissance à une grande source d'énergie.

Ainsi, dès 1939, tous les éléments scientifiques préalables à la bombe sont découverts.

 

 

LE PROJET MANHATTAN [3]

 

Le 2 août 1939, le président Roosevelt reçoit une lettre signée d’Albert Einstein (reproduite plus loin) qui le met en garde contre les recherches effectuées par les Allemands dans le domaine de la recherche atomique et l'enjoint de lancer les Etats-Unis dans l'aventure nucléaire. Cette lettre est en fait écrite par un autre physicien, le hongrois Léo Szilard qui cherche à mobiliser les alliés contre la menace nazie et convainc Einstein, dont la célébrité est immense, de signer cet appel au président américain. Une lettre qu'Einstein regrettera quelques années plus tard, lorsqu'il verra la bombe atomique exploser à Hiroshima et Nagasaki et qui en dira : " Ce jour-là, j’aurais mieux fait de me couper les doigts de la main ".

 

Le 16 décembre 1941, neuf jours après l’attaque de Pearl Harbour, le président Roosevelt lance officiellement le projet Manhattan.

 

Eté 1942, la certitude est acquise d'une possibilité de réaction en chaîne ; les recherches de base et leur développement sont faits ; il n'y a plus qu'à établir un plan pour créer une force opérationnelle. Le général Groves est alors placé à la tête d'un groupe de techniciens et de savants qui compte plusieurs prix Nobel.

 

Le 2 décembre 42, au-dessous des gradins de Stagg Field à l’Université de Chicago, une équipe menée par Enrico Fermi initia la première réaction en chaîne nucléaire auto-entretenue.

 

Début 1943, le projet Manhattan entre dans une nouvelle phase. Il s'agit de trouver un élément qui soit capable de servir à la création d'une arme qui utiliserait l'énergie libérée par la fission nucléaire. Celui-ci doit répondre à deux critères : la facilité de production et la possibilité d’en produire une grande quantité. Deux voies se dessinent pour l'obtention d'un tel élément :

- Celle de l'uranium. Niels Bohr a calculé qu'une seule variété (isotope) de l'uranium peut " fissionner ", il s’agit de l'uranium 235. Mais celui-ci est rare : il faut le séparer du reste de l'uranium naturel 238U. L'obstacle paraît alors infranchissable.

- Celle du plutonium. Elément récemment découvert (inexistant dans la nature), il vient d'être obtenu en bombardant de l'uranium.

Le problème principal reste la rareté de ces deux éléments fissiles. On construisit donc deux énormes complexes industriels : l'un à Oak Ridge, dans le Tennessee, pour la production d'uranium 235. L'autre à Hanford, près d'un petit village sur les bords du Columbia, dans l'Etat de Washington pour la production du plutonium. [4]

 

 

lettreeinstein

 

 

Depuis mars 1943, date à laquelle fut mise en service le centre top secret de fabrication de l’arme nucléaire à Los Alamos (dans le désert du Nouveau-Mexique près de Santa Fé), une équipe de savants, sous la direction de Robert Oppenheimer, se livre à l'étude de l'architecture de la bombe elle-même.

 

L'Allemagne capitule le 8 mai 1945 mais le projet Manhattan n’arrive à son terme qu’en juillet 1945 [5]. Son succès confirme les deux filières (uranium 235 et plutonium). Les savants se trouvent donc en possession de deux types de bombe: l'une fonctionnant grâce à l'uranium (celle qui sera larguée sur Hiroshima), l'autre grâce au plutonium (produite en deux exemplaires : celle de l'essai " Trinity " et celle de Nagasaki).

 

220px-Atombombe Little Boy 2Le 16 juillet 1945, alors que les bombes Little Boy et Fat Man, destinées au Japon sont en route vers l'île de Tiniam pour y être assemblées, on a mis en place au sommet d'une tour, à Alamogordo, dans le désert " Jornado del Muerto ", dans l’État du Nouveau-Mexique, un des trois engins déjà fabriqués. L'explosion a lieu à 5 heures 30 du matin : un éclair aveuglant, insoutenable jusqu’à 35 Km, suivi d'une énorme détonation perceptible à 300 Km. L’explosion dégagea une force équivalente à 21 000 tonnes de TNT, c'est-à-dire la puissance destructrice de 2300 avions bombardiers B29 de l’époque, mais concentrée dans le temps (une fraction de seconde) et dans l’espace.

 

En constatant la puissance phénoménale engendrée par la bombe, Oppenheimer se rappela l'un de ses passages préférés d'un texte Sanskrit : " Maintenant je suis Shiva, le destructeur de mondes ". Plus prosaïquement, son adjoint Kenneth Bainbridge, responsable des essais répondra : " À partir de maintenant, nous sommes tous des fils de pute ". Rares sont les scientifiques qui regretteront ce qu’ils ont fait. Dans un livre de conversations sur ses souvenirs de Los Alamos, Richard Feynman explique :" Après l'explosion, il y eut une formidable excitation à Los Alamos. Tout le monde faisait la fête (...). Je me souviens que Bob Wilson était assis là et semblait broyer du noir. A quoi penses-tu lui ai-je demandé ? C'est terrible, ce que nous avons fait là, a-t-il répondu. " Bob Wilson était-il le seul physicien de Los Alamos, au soir du 16 juillet 1945, à broyer du noir ? Pas loin, si l'on en croit le physicien Richard Feynman : " ce qui nous est arrivé à tous est que nous avons commencé à faire quelque chose pour une bonne raison. Ensuite nous avons travaillé très dur pour y parvenir, avec plaisir, avec excitation. Et nous avons cessé de réfléchir. Bob Wilson était le seul qui continuait à réfléchir ". Il faut tout de même préciser que des scientifiques du projet Manhattan, qui connaissaient les effets des deux bombes, suggérèrent de larguer les bombes dans des zones isolées afin de montrer la puissance des Etats-Unis en faisant le moins de victimes possible. Mais cette éventualité avait été envisagée par la présidence puis écartée.

En mai 1946 est créé le Comité d’Urgence des Scientifiques Atomistes, groupe anti-nucléaire dont tous les membres avaient participé à la construction de la bombe, sauf Albert Einstein.

 

 

LES BOMBARDEMENTS D’HIROSHIMA ET DE NAGASAKI 

 

220px-Atomic cloud over HiroshimaHiroshima. La puissance dégagée est estimée à 13 000 t de TNT. C’est une énergie transformée pour 85% en lumière, en chaleur, en souffle et pour 15% en radiations. Chacun de ces effets est dévastateur.

Dès les premiers millionièmes de seconde, l’effet aveuglant de l’éclair est suivi de l’énergie thermique libérée qui transforme l’air en une boule de feu atteignant un kilomètre de diamètre en quelques secondes au-dessus d’Hiroshima. Au sol, la température atteint plusieurs milliers de degrés sous le point d’impact. Dans un rayon d’1 km, tout est instantanément vaporisé et réduit en cendres. Jusqu’à 4 km de l’épicentre, bâtiments et humains prennent feu spontanément ; les personnes situées dans un rayon de 8 Km souffrent de brûlures au 3° degré (Voir les témoignages des docteur Michihiko Hachiya et Shuntaro Hida).

Après la chaleur, c’est au tour de l’onde de choc (troisième effet) de tout dévaster : engendrée par la phénoménale pression due à l’expansion des gaz chauds, elle progresse à une vitesse de près de 1 000 km/h, semblable à un mur d’air solide. Elle réduit tout en poussières dans un rayon de 2 km. Sur les 90 000 bâtiments de la ville, 62 000 sont entièrement détruits.

Encore très méconnu en 1945, et spécifique à cette arme, le quatrième effet est celui des rayonnements immédiats. Suivant la dose, il entraîne la mort en quelques jours, quelques mois, ou des années après l’explosion. Les femmes enceintes au moment de l'explosion donnent naissance à des " bébés-monstres ". Le nombre de tués sur le coup est estimé à 80 000 ; dans les semaines qui suivirent, plus de 130 000 personnes ont succombé. A la fin de 1945, le total des morts est de 150 000. Le mémorial de la paix comporte 221 000 noms de personnes mortes des conséquences directes ou indirectes de l'explosion, mais l'estimation " finale " du nombre de morts se situe autour de 260 000 : ce dernier chiffre concerne autant les suites de ces effets que ceux produits par le cinquième effet, la contamination par inhalation ou ingestion.

Le nombre de victimes civiles peut être comparé à d’autres bombardements, mais il porte une lourde charge symbolique, liée à la vision d'Apocalypse de l'explosion et aux effets à très long terme de l'exposition aux radiations. Leó Szilárd, qui était impliqué dans le développement de la bombe, dira après la guerre : " Si les Allemands avaient largué des bombes atomiques à notre place, nous aurions qualifié de crimes de guerre les bombardements atomiques sur des villes, nous aurions condamné à mort les coupables allemands lors du procès de Nuremberg et les aurions pendus. " [6]

 

220px-NagasakibombNagasaki. Le 9 août 1945, le B-29 " Bockscar " piloté par Charles Sweeney, partît de Tinian dans les îles Mariannes du Nord, en se dirigeant vers la cible initiale, Kokura, qui était sous les nuages. Conformément à la consigne " no see, no bomb " (" pas de visibilité, pas de bombe "), Bockscar se dirige alors vers Nagasaki où la couverture nuageuse se déchire, le temps pour le B29 de larguer " Fat Man ", à 11h 02. Cette bombe est une bombe au plutonium, différente de celle d'Hiroshima (Uranium 235), mais semblable à celle de l'essai Trinity, réalisé à Alamogordo, le 16 juillet 1945 (20 000 tonnes de TNT). 

Le scénario d'Hiroshima se reproduit, à peine moins meurtrier. En effet, la topographie de Nagasaki en fait un site plus ouvert alors que les collines ceignant Hiroshima avaient amplifié les effets dévastateurs de l'explosion. Une seconde grande ville du Japon vient d'être rasée en quelques secondes.

 

 

Les conséquences du bombardement 

 

La ville abritait, en 1945, 250 000 habitants, le nombre de tués sur le coup est estimé à 35 000 et le nombre des décès directs et indirects se situe entre 75 000 et 130 000.

Le bombardement de Nagasaki est différent de celui d’Hiroshima par plusieurs aspects :

- L’arme utilisée étant plus puissante, les dommages proches de l’hypocentre ont été plus profonds.

- L’habitat y étant plus diffus, la violence des incendies fût plus limitée : ils mirent deux heures pour prendre des proportions importantes et quelques heures pour se généraliser.

- L’arme étant un modèle au plutonium, la répartition des rayonnements gamma et neutroniques fut différente, ce qui a modifié la fréquence et la nature des leucémies observées.

Etant donné l’extrême toxicité radioactive du Plutonium, il serait logique d’avancer que l’ensemble des effets radioactifs a du être plus important qu’à Hiroshima, mais nous ne possédons pas de documents à ce sujet …

 

 

LA SPECIFICITE DE LA BOMBE A, UNE HORREUR DANS L’HORREUR 

 

Je ne sais pas comment sera la 3ème guerre mondiale, mais je sais qu’il n’y aura plus beaucoup de monde pour voir la 4ème" A. Einstein

 

Les plus brillants savants occidentaux collaborèrent à " l’invention de la bombe A " sans pour autant que leur sens moral ne les en détourne. Précisons tout de même ceci : le propre de la technoscience est de produire des " objets " dont la puissance dépasse l’entendement, la sensibilité et l’imagination humaine y compris de leurs auteurs (Cf. leurs réactions devant la 1ère explosion) ; précisons que l’entreprise Manhattan demandait justement que ces savants mobilisent de manière exclusive pour ce projet toute leur intelligence, leur énergie, et même tout leur être ; précisons aussi que pour cette réalisation, des lieux de résidence spécifiques avaient été construits (des villes secrètes identiques en URSS et aux Etats-Unis, sorte de campus de luxe où séjournaient également tous les personnels en charge des infrastructures et les familles des uns et des autres), les isolant ainsi de manière étanche du vulgum pecus, du sens commun ou de la " common decency " comme l’écrivait George Orwell ; précisons également que ce " Manhattan project " était vécu comme la " conquête de la dernière frontière scientifique " figure emblématique de l’aventure moderne avant que la " conquête spatiale " prenne le relais ; précisons enfin que les services spécialement dédiés à leur encadrement de tous les instants (y compris socio-affectif), rendaient difficile tout retour en arrière. L’exemple à la fois unique et admirable du physicien Joseph Rotblat, qui dût déployer des trésors de ruse pour s’enfuir de Los Alamos, montre que cela était difficile, mais pas impossible.

 

Tous les historiens sérieux sont maintenant d’accord là-dessus, l’argument des cinq cent mille vies nord-américaines [7] soi-disant épargnées par le largage de bombes Atomiques sur Hiroshima et Nagasaki fût inventé de toutes pièces par le gouvernement des Etats-Unis en direction de l’opinion publique nord américaine et internationale, illustration supplémentaire du fait que l’histoire est toujours écrite par les vainqueurs.

Pour le dire très vite, le Japon n’a pas tant capitulé suite à Hiroshima-Nagasaki que suite à la déclaration de guerre de Staline en date du 8 août. Les japonais redoutaient plus que tout l’occupation et les appétits territoriaux soviétiques lesquels étaient en train de retourner leur immense armée vers ce front. Par ailleurs, les Etats-Unis avaient compris que cette arme terrible devait être utilisée pour prouver aux yeux du monde leur supériorité militaire et scientifique.

Les historiens ont qualifié le 6 août 1945 comme premier acte de la guerre froide, ce qui est exact, mais largement insuffisant : il s’est agi du premier acte d’une guerre déclarée à l’ensemble du vivant et de la planète.

Si l’on accepte cette réalité historique maintenant démontrée, réalité qui est la clé de l’analyse (tout comme l’acceptation de l’existence des camps de la mort est une des clés de l’analyse du nazisme) alors, plus rien ne peut voiler le regard sur cet évènement. Des conclusions incontournables en découlent.

 

heat%20picSon premier caractère est qu’il constitue un crime contre l’humanité [8]. Mais il a été perpétré contre un peuple dont l’armée et ses dirigeants politiques se sont eux-mêmes rendus coupables de crimes du même type sur le continent et ont ensuite été défaits. Ce qui explique en partie que cette " leçon " de l’histoire ne pût être tirée par l’humanité, aucune " institution " située du côté des vaincus n’étant en mesure d’en supporter la mémoire, dans tous les sens du terme.

Horreur dans l’horreur. Les " hibakusha ", témoins vivants de la défaite et assimilés aux pestiférés par peur d’une contagion fantasmée, furent l’objet de la honte publique, décourageant ainsi la plupart des rescapés de participer à un quelconque travail de mémoire, témoignage dont on a vu avec, entre autres, Primo Lévi, Robert Antelme, David Rousset, Marcel Ophüls, l’importance capitale dans l’Europe intellectuelle de l’après-guerre et encore maintenant. Alors que les oreilles étaient encore bien bouchées à la cire, que les bouches étaient closes par des lèvres pincées, que les mémoires étaient recousues au fil de la honte, que les inconscients étaient forclos par de vieux barbelés rouillés, ces artistes hors du commun nous ont permis de penser l’histoire européenne d’après 1945.

Horreur dans l’horreur. Les responsables japonais procédèrent à une " reconstruction " rapide de la ville qui eût pour but avoué d’effacer méticuleusement toutes les traces de ce crime effroyable. Comme si à la place d’Auschwitz s’élevait maintenant un mémorial design affublé d’une sorte de parc d’attraction pour la paix. Plus de traces, telle est le credo commun à tous les criminels et négationnistes. (Cf. ce qu’en dit précisément Günter Anders).

Horreur dans l’horreur. Peu connu aussi, est le fait que les Nord-américains ont activement contribué à ce processus, soit par leur " aide à la reconstruction " ; soit en menant sur place et avec l’aide des autorités japonaises, des études militaires sur toutes les conséquences de ce bombardement, y compris quant aux suites médicales des radiations nucléaires pour les générations à venir. Mais " la raison d’Etat " primant sur les souffrances de milliers d’innocents, celles-ci furent versées dans des archives secrètes nord-américaines, accessibles seulement depuis peu. Ceci n’était d’ailleurs que la suite des essais effectués, à leur insu, sur des patients dans une aile de l’hôpital de Rochester : on inoculait du plutonium à ces " Human products " (ce fût leur nom de code) à l’aide de seringues spécialement conçues [9].

 

Horreur dans l’horreur. Contrairement à ce qui s’est produit pour la Shoah [10], vainqueurs et vaincus se sont associés pour aveugler l’humanité, avec succès jusqu’à ce jour, sur la nature des crimes commis à Hiroshima et Nagasaki. Le travail de mémoire fût ainsi forclos à plusieurs titres, de la même façon que l’on tente d’enfermer un déchet radioactif : on sait pertinemment qu’on en repasse la dangerosité aux générations suivantes.

Horreur dans l’horreur. Le largage des bombes atomiques fût non seulement un crime contre l’humanité, mais fait nouveau, un crime contre la Nature, ce que l’on appellerait aujourd’hui un Ecocide. Le refoulement de cette catastrophe systémique pour l’écosphère ne sera pas non plus sans conséquences pour l’avenir de l’humanité et la manière d’en écrire l’histoire. Les peuples qui refusent leur histoire la traînent comme un boulet.

Horreur dans l’horreur. Alors que cette " invention " était porteuse de la mort généralisée du vivant sur la planète, les gouvernements et la plupart des médias occidentaux ont tout fait pour la recouvrir d’un épais manteau d’admiration et de dévotion devant le génie et la puissance des chercheurs, se prosternant devant la science, la technique, l’industrie, les militaires et la nation nord-américaine. Un nouveau dieu est apparu ─ à la puissance inquiétante certes, comme tous les dieux – et à la gloire duquel de nouveaux hymnes devaient être forgés sur le champ. Entre les deux blocs idéologiques de cette époque, Joseph Rotblat, Albert Einstein, Bertrand Russel, ultra minoritaires, furent parmi ceux qui tentèrent de faire entendre la vérité.

On a beaucoup insisté, et à juste titre, sur le travail de mémoire [11] nécessaire pour maintenir vivant le souvenir de ceux qui sont morts dans les camps nazis. Mais le travail concernant Hiroshima et Nagasaki [12] rencontre de puissants obstacles : ceux qui ont été érigés par les ex-belligérants eux-mêmes en s’excluant, dès leur création, des poursuites possibles de toute juridiction internationale ; ceux mis en place par les autres puissances atomiques, qui voudraient effacer toute trace non seulement des victimes, mais du danger que cette technoscience fait courir à de tout le vivant sur notre planète.

 

hiroshima-lanterns-resizedAujourd’hui est venu le temps de dire que les bombardements d’Hiroshima, de Nagasaki et les soixante-cinq millions de victimes [13] de l’industrie nucléaire doivent faire l’objet d’un travail de mémoire au moins aussi important pour l’avenir de notre humanité.

 

 

 

 

 

Sources :

http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/dossier/061664/la-verite-inavouable. html

et http://www.dissident-media.org/infonucleaire/raisons.html

 

A voir :

- Le documentaire d’une heure en vidéo sur le bombardement atomique " Rain of ruin " qui bien qu'entièrement aligné sur les thèses officielles américaines (millier de vies américaines sauvées, refus du Japon de se rendre etc.) est très instructif sur la préparation et les infrastructures mises en place pour arriver aux bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki.

- Le DVD " La bombe " de Peter Watkins, tourné en 1965.

- « La face cachée d’Hiroshima » De Kenichi Watanabe, 1h46. Diffusé le 12 octobre 2011 par France 3 dans l'émission « l'histoire immédiate ». http://www.point-zero-canopus.org/archives/videos/nucleaire-militaire/hiroshima-nagasaki-ww2/662-la-face-cachee-d-hirhoshima. Le meilleur film existant sur la genèse du nucléaire !

 



[1] Voir à ce sujet « La face cachée d’Hiroshima » De Kenichi Watanabe, 1h46. Diffusé le 12 octobre 2011 par France 3 dans l'émission « L'histoire immédiate ». http://www.point-zero-canopus.org/archives/videos/nucleaire-militaire/hiroshima-nagasaki-ww2/662-la-face-cachee-d-hirhoshima

Le meilleur film existant sur la genèse du nucléaire !

[2] Il faut avoir en tête que seule l’approche scientifique pouvait découvrir, puis utiliser la constitution de la matière comme forme « d’énergie » : aucune technique humaine n’aurait été en mesure de le faire.

[4] Pap NDIAYE, Du nylon et des bombes : Du Pont de Nemours, le marché et l'État américain, 1900-1970, Belin, " Histoire et société/Cultures américaines ", 2001

[5] Addendum personnel à la fable de Günter Anders : Si la bombe avait été prête en janvier 45 selon le programme initial, aurait-elle été lancée sur Berlin ou sur Dresde ? Quelles justifications aurait-on invoqué alors ?

[7] « Hiroshima/Nagasaki : une vérité inavouable », Le Nouvel Observateur, semaine du 28/07/2005. En confrontant les archives japonaises, américaines et russes, l’historien américain Tsuyoshi Hasegawa démontre que " rien ne justifiait le recours à l’arme nucléaire en août 1945 ". Tsuyoshi Hasegawa, directeur du Centre d’Etude de la Guerre froide à l’université de Santa Barbara en Californie, a publié " Racing the Enemy " (Harvard University Press).

[8] Il faut faire l’effort d’aller voir la définition établie pour Nuremberg et son évolution dans le droit international.

[10] L’usage de ce terme est " une facilité de langage " qui ne doit pas faire oublier que les opposants politiques, les " malades mentaux ", les tziganes et tous ceux qui furent catalogués comme " déviants ", furent tout autant victimes du nazisme que les juifs.

[11] Les médias et les " piètres penseurs " ont essayé d’en faire un devoir de mémoire pour en désamorcer les leçons, le muséifier puis le transformer en " marronnier " de magazine.

[12] Quelques exemples : pourquoi ne parle-t-on jamais de la spécificité du bombardement au plutonium de Nagasaki et de ses effets, alors que l’on sait très bien que ce radioélément est autrement plus dangereux que l’uranium ? Par ailleurs, la contamination de la faune, de la flore, des eaux de surface et souterraines, de la mer avoisinante n’auraient-elles pas existé ? Qui connaît Wilfred Burchett, journaliste australien indépendant qui fût forcé par les militaires états-uniens de renier publiquement ses premiers articles décrivant les horreurs d’Hiroshima ? Et le rôle des trois commissions militaires qui débarquèrent en septembre 1945 à Hiroshima et Nagasaki ?

[13] Cf. le rapport du CERR (ou CERI en anglais). http://www.euradcom.org/

 

 

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