18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 00:56
 
Photos
 
- Récolte radioactive
(vendredi 12 octobre 2012, site du journal Asahi)
recolte de riz
Des membres du gouvernement local d’Okuma ‒ commune de la préfecture de Fukushima aujourd'hui dans la zone interdite ‒ récoltent le riz dans quelques champs plantés afin d'en mesurer la contamination.
"Quel message veut transmettre l'homme qui brandit sa botte d'épis de riz ?
Qu'il croit malgré tout à la vie qui continue ?
Qu'il garde l'espoir de reprendre la culture en cet endroit un jour prochain ?
Qu'il veut montrer au monde ce à quoi est réduit son pays natal ?
Qu'en penser ?" (
source)
 
- Thermes
AJ201210300045M
L’établissement thermal Shiokaze-so à Nahara, à 16 km au sud de l’ex-centrale de Fukushima Daiichi, vient de rouvrir ses portes. Il faisait partie de la zone interdite comprise dans un rayon de 20 km.
 
- Street art
“Fais attention à ce que tu manges !”
streetart
Cliquer sur la photo pour accéder aux autres œuvres
 
- Nouveau thermomètre
Suite à la défaillance des sondes existantes, un nouveau thermomètre a été installé sur la cuve du réacteur 2, près du thermomètre TE-2-3-69H3. (source Tepco)
thermocouple
Pour l'unité 2, depuis le 3 novembre 2012, les valeurs publiées par Tepco montrent une montée de la température d'un thermocouple dénommé "VESSEL BOTTOM ABOVE SKIRT JOT"(TE-2-3-69F1) situé en fond de cuve : 72,4°C le 16 novembre, soit +28°C en 13 jours... Aucun autre thermocouple ne montrant une montée de la température, y compris le "SUPPORT SKIRT TOP (TE-2-3-69K1)" situé en dessous du thermocouple TE-2-3-69F1, on suppose que c’est un nouveau thermocouple qui est en train de rendre l’âme. (information Geoffroy)
 
- NAIIC
Le 18 décembre 2011, les membres de la Commission d’enquête indépendante sur la catastrophe (NAIIC) ont visité le site de Fukushima Daiichi.
 
naiic1A collapsed power transmission tower
Pylone effondré
 
naiic2In the Main Anti-Earthquake Building on the power pla
 
Réunion d’information dans le bâtiment anti-sismique
 
naiic3The Second floor of the main office building. Many wi
Etat du deuxième étage du bâtiment administratif
 
naiic4Briefing by a TEPCO employee at a spot where there is
Visite de la centrale en extérieur
 
 
- Résistance au nucléaire
Avec Fukushima, dans le monde entier, une nouvelle génération antinucléaire est née. Ici, Aizen, photographiée par Marianne Ciaudo lors d’une manifestation à Paris.
100000 - Copie
 
 
Album
 
Junku Nishimura est allé dans le Tohoku en avril 2011, il a photographié la zone interdite en noir et blanc, jusqu’à se rapprocher au plus près de la centrale de Fukushima Daiichi et prendre des mesures : sur le côté nord, il a relevé 8 µSv et sur le côté sud, 80 µSv.
 
guiger
 
Pour accéder à son album, cliquer sur la photo suivante.
 
album
 
 
- Tepco réalise un réservoir pour stocker l’eau contaminée (octobre 2012)
réservoir
(source :Enenews)
.
- Nouvelle photo de la piscine 3
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2012-10-16 20h03 57
 
Images
 
-TEPCo a présenté son projet de couverture pour le réacteur n°3 : 1500 tonnes de métal ! Le but est de limiter les rejets gazeux et le lessivage par la pluie. Il devrait permettre l'installation d'une structure pour retirer les combustibles usés de la piscine. L'intérieur sera ventilé pour que la contamination ambiante n'augmente pas trop, et l'air extrait, filtré. (source ACRO et Ex-SKF)
 
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Le projet de couverture de l’unité 3
 
fukushimareactor3cover-2
Le plan en élévation de l’installation
 
- La préfecture de Fukushima réalise des brochures pour enseigner aux enfants comment se protéger de la radioactivité dans leur vie quotidienne. Réalisées lors de l'été 2011 en réponse aux plaintes des parents et des enseignants, inquiets du manque d'attention portée à la santé des enfants, elles sont diffusées dans les jardins d'enfants, les écoles, les lieux publics.
Est-ce qu’on ne pourrait pas plutôt réaliser des brochures pour apprendre aux populations à envisager une évacuation vers un lieu sain ? C’est terrible de se dire que les adultes condamnent les enfants de ces territoires à devenir malades d’ici quelques années. Encore plus terrible, comme le rappelle Laurent Mabesoone, c’est la condamnation à long terme de ce trésor qu’est le génome humain (l’ADN est cassé par la radioactivité).
 
20110722kibitan
 
En savoir plus avec une Tokyoïte, Sylvie B.
 
 
 
Exposition
 
IKEDA / Haïku et Gravures sur bois “ Après Fukushima - Issa ”
« La tristesse, la colère et la peine de tous ces gens après le désastre engendré par l’explosion de la centrale nucléaire … Comment les poètes en parlent-ils dans leurs vers ? Qu’en est-il des peintres avec leurs tableaux ? Et des musiciens avec leurs instruments, Koto ou Shakuhachi ? Sans perdre mon âme d’enfant, je souhaite faire transparaître dans mes gravures l’univers poétique du "poète du peuple" Issa. »
issa
http://www.tenri-paris.com/art/expo.html
Association Culturelle Franco-Japonaise de Tenri
8-12,rue Bertin Poirée, Paris
Exposition : du 26 novembre au 1er décembre 2012
 
 
Animations
 
- La contamination du Pacifique sur 10 ans

 
Modélisation de la distribution de la contamination radioactive de Fukushima dans l'océan Pacifique jusqu'à 10 ans après la catastrophe par GEOMAR(Helmholtz-Zentrum für Kiel Ozeanforschung, Erik Behrens, Franziska U. Schwarzkopf, Joke F. Lübbecke et Claus W. Böning)
 
- La progression des déchets dans le Pacifique

 
 
 
Vidéos
 
- Vidéoconférence de mars 2011
Le 5 octobre 2012, TEPCO publiait un extrait de 6 heures des vidéoconférences entre la centrale de Fukushima, le siège et les divers sites, enregistrées lors de l'accident nucléaire de Fukushima Daiichi. Leur justification pour avoir tant tardé à publier une partie de ces enregistrements est qu'ils veulent "préserver des informations personnelles". On peut d'ailleurs constater que des passages de la bande audio sont "bipés" ou carrément absents, et que de nombreuses parties des vidéos sont floutées. Kna nous livre ici une compilation de deux émissions japonaises, sous-titrées en français. Les dialogues sont… inimaginables !
 
 
- Inspection du 5ème niveau de l’unité 1 (24 octobre 2012)
Tepco a utilisé un ballon muni d’une caméra pour inspecter l’unité 1. SimplyInfo propose la visite en 3 parties. (durées de la partie 1 : 1 h 06, partie 2 : 1 min 45, partie 3 : 2 min 55)

 

 

 
Les niveaux de radioactivité relevés à chaque étage sont les suivants : 2ème étage : 150,5 mSv/h ; 3ème étage : 33,6 mSv/h ; 4ème étage : 20,1 mSv/h ; 5ème étage : 53,6 mSv/h. (source)
 
 
- La baie de Tokyo est très contaminée : 872 Bq/kg ! Cela s’explique par le lessivage des sols, eux-mêmes contaminés par la pluie. Les radionucléides se déplacent avec l’eau : fossés, ruisseaux, rivières, et arrivent dans la baie de Tokyo.

 
En savoir plus avec cet article
 
- Vue aérienne au zoom du bâtiment réacteur n°4 en juillet 2012 (500 jours après la catastrophe)

 
 
 
Films
 
- « La Terre Interdite, Fukushima », réalisé par Kazunori Kurimoto
Film documentaire ‒ le 3ème de l'association Ganbalo sur la région sinistrée de Fukushima un an après les accidents nucléaires.
 
 
- « Nuclear Nation », d’Atsushi Funahashi​
Documentaire sur l’exil des habitants de Futaba, région ou sont logées les usines nucléaires de Fukushima. Depuis les années 60, Futaba était promis à la prospérité avec l’arrêt de taxes et les principales subventions pour compenser la présence des usines. Mais les habitants de la ville ont perdu leur territoire. A travers leur agonie et leur frustration, le film pose la question du cout réel du capitalisme et de l’énergie nucléaire. Au lendemain du séisme de magnitude 9.0 survenu le 11 mars 2011, la ville entière fut désignée comme zone d’exclusion et les 1400 résidents ont été abandonnés à 250 km plus loin . La communauté entière a été déplacée dans un immeuble de quatre étages. Le film tisse le portrait des évacués. (lien vers le site officiel)
 
 
 
- « Fukushima never again »
Un film de 57 minutes de Labos Video Project

 
" Plus jamais Fukushima" raconte l'histoire de la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima, dans le nord est du Japon en mars 2011 et expose l’opération de camouflage de Tepco et du gouvernement japonais. Il donne la parole à ceux qui luttent pour la justice et la protection des personnes : mères de Fukushima, experts nucléaires engagés et syndicalistes. (langue anglaise)
 
 
- Décontamination : perte des arbres protecteurs
Documentaire de la NHK (langue anglaise)

 
Le gouvernement a commencé les travaux de décontamination des zones touchées par l'accident nucléaire, mais les progrès sont lents. 
 
 
Humour
 
« Une minute avant Fukushima »
1minuteavantfukushima
 
 
Ne pas voir Fukushima
 
bibiLes Golden Blog Awards n’ont pas voulu voir Fukushima. Pourtant arrivé en tête de sa catégorie (Ecologie / Environnement) grâce aux votes des internautes, le blog de Fukushima n’a pas été retenu par les « partenaires ». Compte rendu de la soirée par Bibi, l’homme qui vous fait penser !
 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 22:21
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Une fois de plus, les Japonais se sont mobilisés en masse dans 9 rassemblements simultanés à Tokyo pour demander l’arrêt de la centrale nucléaire d’Ohi (qui se situe sur une faille active) et l’abandon de l’énergie nucléaire pour leur pays. L’hortensia est une fleur qui tient longtemps…

.
 
 
100 000 manifestants selon les organisateurs (source : Mainichi)
 
7000 manifestants selon le journal Asahi Shimbun
 
Il y a un gros malaise dans le décompte des manifestants antinucléaires au Japon ! Selon le site Fukushima is still news qui recense quotidiennement la presse anglophone du Japon, il y a très peu d’information sur cet évènement.
 
C’est une technique de désinformation : si on n’en parle pas, ça n’existe pas !
Une autre technique consiste à interdire une manifestation dans un endroit qui serait favorable au comptage des manifestants : celle prévue au parc Hibiya de la capitale le même jour a été annulée après que le gouvernement métropolitain de Tokyo a refusé de délivrer un permis. Lors de la grande manifestation de juillet 2012, cette place était bondée et avait permis de révéler l’ampleur de la mobilisation.
 
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Le parc Hibiya lors de la manifestation du 29 juillet 2012 (photo Associated Press)
 
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manifestation du 11 novembre 2012 (photo Mainichi)
 
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manifestation du 11 novembre 2012 (photo Asahi)
 
 
Autres photos et vidéos
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Des nouvelles d'Euronews

 
 

 
 
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 L'appel à la manifestation du 11/11/12
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 00:14

Suite à la publication en 8 parties(1) du rapport de la Commission indépendante sur la catastrophe nucléaire de Fukushima, nous avions évoqué la possibilité d’en faire un document unique, rassemblant toutes les traductions. C’est désormais chose faite ! Un merci immense aux traducteurs bénévoles qui, de manière coopérative et constructive, ont permis la réalisation de ce travail de longue haleine. Sans eux, cette publication n’aurait pas été possible.

 

Cette édition française se place dans l’esprit qui a prévalu à la rédaction du rapport original, à savoir la diffusion des résultats d’une enquête indépendante des lobbys industriels ou des pressions politiques, avec une grande exigence de transparence et une volonté de diffusion internationale.

 

La traduction complète du résumé du rapport est disponible en format pdf. Vous pouvez télécharger le document en cliquant sur l’image ci-dessous.

 

couverture traduction rapport NAIIC

 

D’un poids modéré (4 Mo), une fois que vous l’aurez téléchargé, vous pourrez également le transmettre par mail à vos connaissances francophones. N’hésitez pas à le partager !

 

Ce rapport d’enquête, commandé par la Diète Nationale du Japon, révèle entre autres que :

 

- la catastrophe nucléaire de Fukushima est d’origine humaine, alors que TEPCO et toutes les autorités l’attribuaient au tsunami,

 

- la résistance des réacteurs au séisme était inadéquate,

 

- il n’existait pas de réponse adaptée aux tsunamis,

 

- les contre-mesures aux accidents graves étaient non conformes aux standards internationaux,

 

- l’alimentation électrique externe était très vulnérable,

 

- les bureaucraties complices ont rendu la catastrophe inévitable,

 

- l’évacuation des résidents s’est faite dans une extrême confusion,

 

- la catastrophe aurait pu être encore plus grave.

 

Il faut bien évidemment lire ce document avec l’idée de ce qui pourrait se passer si une telle catastrophe survenait en France. Et sa lecture provoque de saines questions :

 

- pourquoi le gouvernement français a-t-il martelé que la catastrophe nucléaire de Fukushima était due au tsunami ?

 

- pourquoi les centrales nucléaires françaises sont-elles souvent construites sur des failles et que des minimisations de risques sismiques sont avérées sur certaines d’entre elles ?

 

- pourquoi l’évacuation des habitants est-elle prévue sur un rayon de 5 km autour d’une centrale accidentée alors qu’à Fukushima l’évacuation a été jusqu’à 30 km ?

 

- comment concrètement les pastilles d’iode seraient-elles distribuées à toute la population dans un rayon de 30 km autour d’une centrale si un accident arrivait ?

 

- pourquoi dit-on à la population française depuis plus de 30 ans que le nucléaire est sûr alors qu’aucune centrale nucléaire française ne possède de récupérateur de corium ?

 

- pourquoi les stress-tests effectués sur les centrales nucléaires françaises ont-ils été pointés du doigt par la commission européenne?

 

- pourquoi le gouvernement français accepte-t-il encore le risque d’un accident grave  et de la disparition d’une région entière de France en cas de contamination qui nécessiterait l’évacuation définitive de ses habitants ?

 

La lecture du rapport de la NAIIC vous donnera également des éléments de réponse à vos propres interrogations.

 

 

____________________

 

(1) Les 8 publications

Rapport de la commission indépendante sur la catastrophe nucléaire de Fukushima : la vérité dévoilée (23/07/2012)

Fukushima : la réponse d'urgence à l' « accident » nucléaire (05/08/2012)

L'étendue des dommages de la catastrophe de Fukushima selon le rapport de la commission d’enquête (07/08/2012

Les problèmes organisationnels dans la prévention de la catastrophe de Fukushima(12/08/2012)

Enquête sur les travailleurs de la centrale nucléaire de Fukushima (23/09/2012)

Catastrophe de Fukushima : enquête sur les personnes évacuées (24/08/2012)

Rapports des réunions de la Commission indépendante sur Fukushima (1) (28/09/2012)

Rapports des réunions de la Commission indépendante sur Fukushima (2) (30/09/2012)

 

 

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 14:43
vigie-9-novembre-2012-paris.jpgDepuis 2007, le collectif « Independent WHO » tient une vigie chaque jour ouvrable devant l’OMS à Genève pour dénoncer la non-assistance à personne en danger vis-à-vis des populations vivant dans des territoires contaminés par la radioactivité, en premier lieu dans la région de Tchernobyl, et aujourd’hui dans la région de Fukushima. Face au silence de cette organisation internationale qui continue à ne pas porter assistance aux victimes des pollutions radioactives, une nouvelle vigie vient d’être mise en place à Paris.
 
Comment ne pas réagir face à ces bombes sanitaires à retardement que sont les radionucléides qui contaminent la nourriture de ces territoires ? Qui laisserait ses enfants subir un tel empoisonnement en France ? 26 ans après la catastrophe de Tchernobyl, à cause de cette contamination interne, le nombre d’enfants malades ne cesse d’augmenter dans les régions contaminées : trisomie 21, malformations congénitales, cancers, vieillissement prématuré, mutations, sans compter le changement dans le sex-ratio et l’augmentation de la mortalité. Par exemple, dans les territoires contaminés du Belarus, il ne reste plus que 27% d’enfants en bonne santé (données officielles 2009). Dans ce pays, près de 800 enfants sont nés en 2012 avec des malformations cardiaques sans que personne ne prenne en compte le facteur radiologique…
 
Parce que « le Ministre de la santé français, en tant que représentant d'un pays membre de l'OMS, est coresponsable de la politique de cette organisation internationale », un collectif vient de se créer à paris pour rappeler à Marisol Touraine qu’il est urgent qu’elle intervienne à Genève afin de demander la révision de l’accord OMS-AIEA de 1959 et la création d’un département « Santé et rayonnements ionisants » indépendant du lobby nucléaire.
 
La vigie parisienne a démarré le 9 novembre 2012 devant le Ministère de la Santé. Elle aura lieu de 9 heures à 17 heures chaque vendredi, jour commun aux manifestations hebdomadaires japonaises. Tout citoyen sensible à cette démarche exemplaire peut participer en s’inscrivant auprès du collectif, mais chacun peut aussi venir simplement encourager les vigies.
 
Le collectif souhaite également que partout dans le monde, des vigies similaires se mettent en place devant tous les ministères de la santé des pays membres de l’OMS.
 
 
-oOo-
 
 
Communiqué du collectif
 
 
independentwho« Le Collectif international « Santé et Nucléaire Pour l'indépendance de l'OMS (Independentwho) » a commencé le vendredi 9 novembre 2012 une action hebdomadaire de vigie citoyenne devant le Ministère de la Santé à Paris.
 
Le Collectif s’est constitué pour alerter la population sur le rôle mené par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans la dissimulation des conséquences sanitaires des pollutions radioactives.
 
Le Collectif dénonce l'Accord WHA 1240, signé le 28 mai 1959 entre l'OMS et l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA), par lequel ces deux organismes de l’ONU ne peuvent prendre de position publique qui puisse nuire l’une à l’autre. De fait, l’OMS s’en remet à l’AIEA pour évaluer les conséquences sanitaires du nucléaire. D’où le déni de ces conséquences dans le bilan officiel de la catastrophe de Tchernobyl : une cinquantaine de morts, 4000 cancers de la thyroïde chez les enfants… Ce qui explique aussi que l’OMS n’ait plus aucun département de recherche sur les pollutions radioactives et qu’elle n’ait apporté aucune assistance aux victimes de Tchernobyl depuis 1986 ni aux victimes de Fukushima depuis le 11 mars 2011.
 
Le Ministre de la santé français, en tant que représentant d'un pays membre de l'OMS, est coresponsable de la politique de cette organisation internationale, en matière de radioprotection. Nous attendons qu’il demande la révision de cet accord et la création d’un département « Santé et rayonnements ionisants » indépendant du lobby nucléaire.
 
La France est l'un des pays les plus nucléarisés au monde et nous ne sommes pas à l'abri d'un accident nucléaire. Aucune installation de la filière nucléaire française n'est complètement étanche ; centrales nucléaires, centres de retraitement et de stockage des déchets procèdent régulièrement à des rejets de polluants radioactifs dans l'environnement. Ces rejets provoquent, à doses dites faibles, des dommages à la santé, dont l'enquête épidémiologique de la faculté de Mayence en Allemagne, publiée en 2007, a donné la preuve. Elle met en évidence une augmentation significative des leucémies (2,2 fois +) et des cancers (1,6 fois +) chez les enfants de moins de 5 ans qui vivent dans un rayon de 5 km d’une centrale nucléaire.
Le territoire français a déjà subi la pollution de Tchernobyl que les services de radioprotection français ont dissimulée : justice n'est toujours pas rendue aux victimes, parmi lesquelles les malades de la thyroïde. Celles des essais nucléaires français attendent également d’être reconnues et indemnisées comme il convient.
 
Le Collectif assure depuis le 26 avril 2007 une vigie tous les jours ouvrables, devant le siège de l'OMS à Genève. Il tient en plus à Paris, une vigie, chaque vendredi, devant le Ministère de la Santé. Il la reconduira tant que la France n'aura pas fait le nécessaire pour que l'OMS accomplisse sa mission de protection des populations concernant les pollutions radioactives et que soit mise en place, à l’échelle hexagonale et/ou européenne, une recherche indépendante sur le thème « santé et nucléaire ». Cette vigie d’Hippocrate veillera à ce que la SANTÉ SOIT UN BIEN au-dessus de tout conflit d’intérêts.
 
La vigie devant le Ministère de la Santé se tient, de 9 à 17 h, tous les vendredis, place Pierre Laroque (à l'angle de l'avenue Duquesne et de l'avenue Ségur).
 
Métro : ligne 8, Station Ecole Militaire ou ligne 13, Station St François Xavier.
Inscriptions : contact (a) independentwho.org
Pour tous renseignements, consulter notre site : http://independentwho.org 
 
  

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Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 00:48
conference-presse.jpgOn se souvient de l’enquête du journaliste indépendant Tomohiko Suzuki qui s’était fait engager l’année dernière comme ouvrier à la centrale de Fukushima Daiichi. Les résultats de ses investigations avaient fait beaucoup de bruit, car ils avaient révélé que l’état du site nucléaire n’était pas aussi rassurant que le clamait Tepco et que les conditions de travail des ouvriers étaient inadmissibles. Mais de telles investigations ne sont pas sans risque. Par exemple le journaliste freelance Minoru Tanaka, suite à ses enquêtes sur les coulisses de la gestion de l’accident de Fukushima-Daiichi, a été accusé de diffamation par le président d’une entreprise de systèmes de sécurité pour centrale nucléaire. Autre exemple, ce journaliste d’origine canadienne, Christopher Johnson, qui, après avoir enquêté de manière indépendante sur la catastrophe atomique en avril 2011, s’est vu expulsé du Japon avec des pressions inqualifiables. Un exemple pour que les autres journalistes restent dans le rang de l’information officielle ? Le village nucléaire n’aime pas les questions embarrassantes, les enquêtes trop poussées, la diffusion d’informations sensibles, la révélation de compromissions, etc. et elle s’arrange d’une manière ou d’une autre pour empêcher ou ralentir le travail des journalistes indépendants, quitte à faire pression de manière radicale. Et pas seulement au Japon ; la journaliste française Dominique Lorentz, qui travaille sur le nucléaire, affirme avoir reçu un certain nombre d’intimidations, dont des menaces « d’élimination physique ». Pour résumer la situation, il est difficile d’exercer son métier de journaliste quand on touche au nucléaire. Nous avons déjà montré dans ce blog comment le nucléaire aboutissait inéluctablement à une société policière ; avec les obstructions régulières faites à l’encontre des journalistes d’investigation, nous voyons qu’il mène également à une société de type totalitaire, certes de manière sournoise, mais assurément une société où l’information doit être officielle ou ne pas être.
 
Récemment, trois journalistes indépendants japonais refusant le fait de ne pas pouvoir accéder au club de presse officiel et faisant l’objet de discriminations, ont déposé une requête officielle afin d’être en mesure de couvrir correctement les manifestations anti-nucléaires. L’ONG Reporters sans frontières, qui soutient leur démarche, vient de publier un communiqué de presse à ce sujet :
 
« Les journalistes freelance interdits de couverture des manifestations anti-nucléaires
 
conférence presse2Reporters sans frontières soutient la requête officielle déposée le 31 octobre 2012, par trois journalistes freelance, Yu Terasawa, Michiyoshi Hatakeyama et Yuichi Sato, auprès de la Cour régionale de Tokyo, afin de pouvoir accéder au bâtiment du Kisha Club de la diète (Diet Kisha Club) et être ainsi en mesure de couvrir des manifestations anti-nucléaires.
 
Depuis le mois de juin, les trois journalistes freelance ont été systématiquement empêchés d’accéder au Kisha club (club de la presse officiel) de la Diète, notamment par son directeur Toshiyuki Saga. Des manifestations anti-nucléaires se déroulent tous les vendredis, depuis plusieurs mois, devant la résidence du premier ministre japonais. Le Club de presse, situé en face de la résidence, permet une couverture idéale de l’évènement.
 
“Cette obstruction dont les journalistes freelance font l’objet est arbitraire et illégale au regard du droit japonais et des principes fondamentaux de la liberté de la presse et du droit d’informer”, a déclaré Reporters sans frontières.
 
“La Cour régionale de Tokyo ne saurait légitimer de tels blocages dans l’accès à l’information, d’autant plus qu’ils émanent de journalistes. Les journalistes freelance jouent un rôle essentiel dans la garantie du pluralisme de l’information, nécessaire à la démocratie. Non contents de jouir des privilèges inégalitaires qu’offre le système des Kisha clubs, les journalistes de ces clubs se fourvoient totalement en méprisant de la sorte toute une partie de la communauté des professionnels des médias", a ajouté l’organisation.
 
Les trois journalistes appartiennent au groupe de liaison des freelance, créée en octobre 2011 afin de défendre les droits des freelance à participer aux conférences de presse conjointement organisées par le gouvernement et la compagnie d’électricité TEPCO. Ils ont tenté de filmer les manifestations contre la reprise du nucléaire qui ont régulièrement lieu devant la résidence du Premier ministre.
 
Les journalistes ont déposé, à trois reprises, le 17 juillet, le 16 août et le 10 octobre 2012, des lettres adressées à Toshiyuki Saga, ancien de journaliste Kyodo News, une autorisation d’accès au club de presse. Ces lettres sont toutes restées sans réponses.
Dans une vidéo publiée sur Youtube le 13 octobre 2012, et filmé la veille, Toshiyuki Saga affirme son hostilité envers les journalistes freelance venus couvrir les manifestations :
 

 
 
Le 2 novembre dernier, Toshiyuki Saga a refusé d’être interviewé à ce sujet par le correspondant de Reporters sans frontières. »
(…)
 
 
 

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 04:04

Le 15 mars 2011, une ou plusieurs explosions suivies d’un incendie mettaient à mal le bâtiment réacteur 4 de Fukushima Daiichi. L’origine de cette ou ces explosions est encore discutée. Officiellement, l’hydrogène de l’unité 3 en serait la cause, mais concrètement, on ne s’explique pas comment le gaz aurait pu passer d’un réacteur à l’autre alors que le tuyau les reliant avait été détruit la veille, lors de l’explosion de l’unité 3.

 

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Tuyau de ventilation sectionné

 

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Tepco dans sa version montre avec les flèches vertes d’autres tuyaux de plus petit diamètre, mais ils ne sont pas visibles entièrement :

 

 

Une autre hypothèse, plus simple et reprise par beaucoup d’observateurs, est que l’hydrogène serait venu de la piscine de désactivation, formé par le zirconium des gaines de combustible qui auraient souffert de la forte chaleur.

 

Les différentes chronologies proposées sur différents sites, pour les évènements du réacteur 4, ne s’accordent pas tout à fait pour la simple et bonne raison que les informations n’ont été données que parcimonieusement par l’opérateur. Quelque chose est top secret dans ces évènements : 19 mois plus tard, on ne sait toujours pas ce qui s’est passé et aucune vidéo n’a été diffusée, contrairement aux autres explosions. C’est tellement top secret qu’on a « oublié » d’indiquer cette ou ces explosions le 15 mars 2011 dans la chronologie étatsunienne de la catastrophe sur wikipedia, voyez vous-même :

 

timeline

 

A propos des Etats-Unis, il y a cette information peu divulguée sur l’intervention de l’armée américaine pour éteindre l’incendie. Le 15 mars, le premier ministre Kan donna la permission à l’armée américaine, en lien avec la force d’autodéfense japonaise, d’utiliser l’aéroport de Yamagata et le même jour, le gouvernement interdisait le survol de la centrale dans un rayon de 30 km. Selon le journal de la société Asahi, c’est bien l’armée américaine qui a éteint l’incendie du réacteur 4. De ce fait, on comprend mieux pourquoi le secret est bien gardé et l’info bridée : il semble bien qu’il s’agisse d’un secret-défense imposé par les Etats-Unis.

 

Au fait, c’était un incendie de quoi ? Cela n’a jamais été mentionné. Mais en revanche, on sait parfaitement que cet incendie et son nuage ont provoqué une forte hausse de la radioactivité (100 millisieverts par heure près du n°4 tout de même !) et en même temps un vent de panique chez tous nos dirigeants politiques et administratifs. C’est par exemple ce qui a poussé l'ambassade de France à demander à ses ressortissants de quitter Tokyo, ce qui a provoqué la décision des radios publiques françaises à rapatrier presque tous leurs journalistes du Japon. Faut-il aussi rappeler que les Etats-Unis ont demandé à ses ressortissants de s’éloigner à plus de 80 km de la centrale ?

 

Mais de quoi avait-on peur au fait ? Une explosion s’était produite et « quelque chose » brûlait dans l’unité 4, quelque chose qui augmentait la radioactivité de l’air, quelque chose qui est encore aujourd’hui top secret. Pourtant, officiellement, il n’y a eu qu’une explosion d’hydrogène. Or ce genre d’explosion ne donne que peu de pollution puisque l’hydrogène se combinant avec l’oxygène ne produit que de… l’eau. Si on admet qu’on ne nous cache pas une explosion nucléaire ‒ le toit et le bâtiment auraient été autrement détruits ! ‒ on doit se résoudre à admettre qu’on nous cache la nature même de l’incendie.

 

Pourtant les infos des journaux du 15 mars sont unanimes : c’est bien la piscine qui était en feu. Ils reprennent d’ailleurs un communiqué de l’AIEA de ce jour-là : « Les autorités japonaises ont informé aujourd'hui l'AIEA à 04H50 (03H50 GMT) que le bassin du combustible usé du réacteur nucléaire 4 de la centrale de Fukushima Daiichi était en feu et que de la radioactivité était en train d'être libérée directement dans l'atmosphère. » (source)

 

Mais la dernière version officielle, celle de Tepco de mai 2012, affirme que “the fuel in the pool was not exposed and was not damaged”, c’est-à-dire que le combustible de la piscine n’a pas été exposé [à l’air] et n’a pas subi de dommage. Comment expliquent-ils cela ? Alors que vraisemblablement l’eau de la piscine 4, à force de bouillir et s’évaporer, venait à manquer, la vanne entre la piscine et le réacteur se serait ouverte ou aurait perdu son étanchéité et l’eau du réacteur se serait alors transvasée dans la piscine, refroidissant rapidement le combustible. Cette version tient du miracle, mais bon, pourquoi pas, il y a eu 47 séismes ce jour-là au Japon avec une magnitude comprise entre 4,6 et 6, alors pourquoi pas une fuite effectivement, à la faveur d’une secousse un peu plus forte que les autres ? On ne serait d’ailleurs peut-être pas là à essayer de comprendre ce qui s’est passé si les 1535 assemblages de combustible n’avaient pas été refroidis à temps !

 

piscine4

 

Mais tout ça n’explique pas la nature des incendies, celui du 15 mars que l’armée américaine aurait éteint, et celui du 16 mars, qui se serait éteint « spontanément ». Quelle était la nature des incendies ? Qu’a donc fait l’armée américaine pour éteindre l’incendie le 15 mars ? Pourquoi les faces sud et nord du bâtiment réacteur 4 présentent des trous béants au niveau 3 ? Saura-t-on un jour la vérité sur les évènements de l’unité 4 ?

 

wano

Même la WANO (association mondiale des opérateurs nucléaires ) ne comprend pas ce qui s’est passé.

 

 

Les 4 faces de l’unité 4

 

nord

face nord

 

est

face est

 

sud

face sud

 

ouest-copie-1.jpg

face ouest

 

   

Autres articles sur le même sujet

 

Réacteur 4, le gros mensonge de Tepco ?

Une criticité dans une piscine ? Improbable mais pas impossible – Partie I

Une criticité dans une piscine ? Improbable mais pas impossible – Partie II

Une criticité dans une piscine ? Improbable mais pas impossible – Partie III

 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 02:08
Le 26 février à Tokyo et le 17 mars à Koriyama, se sont tenus des tribunaux de Citoyens du Monde, afin de juger l’évacuation des enfants de Fukushima. Ces verdicts de citoyens sont là pour aider le Japon à prendre la décision d’évacuer les enfants de Fukushima, afin que leur droit de vivre et d’être éduqué dans un endroit non contaminé soit respecté. La démarche est soutenue par un certain nombre d’ONG et de personnalités, telles que Noam Chomsky ou Michel Fernex. En tant que citoyen du monde, chacun peut participer à cette action internationale.
 
110614_19.jpg
 
Selon les données du document “Analyse de la radioactivité du sol (césium 134 et 137)”, publié le 30 août par le Ministère de l’Education Japonais, la contamination radioactive de la ville de Koriyama, où 14 enfants vont encore à l’école, atteint les niveaux représentés sur la carte ci-dessus.
 
Voici le message de l’association qui soutien cette action :
 
« Le 24 juin 2011, 14 élèves du primaire et des collégiens ont demandé une injonction temporaire, comme moyen de secours d'urgence, à la section détachée de Koriyama du Tribunal de première instance de Fukushima, exigeant des autorités municipales de Koriyama que les cours soient donnés dans un environnement dans lequel la dose annuelle reçue soit inférieure à 1 mSv.

Le but des 14 élèves était non seulement leur propre évacuation, mais aussi l'évacuation de tous les enfants qui avaient des cours dans un environnement avec un niveau dangereusement élevé de radiation. Cependant, comme ce but était difficilement atteignable d’un seul coup pour tous les enfants par un procès, les 14 ont décidé de montrer la voie en se concentrant sur leur cas et en demandant pour eux une évacuation.

Au cours du procès, une comparaison détaillée et concrète de la situation à Fukushima avec celle de Tchernobyl a été effectuée, et il a été énoncé que le cancer de la thyroïde et les maladies cardiaques trouvés chez les enfants de Tchernobyl étaient susceptibles d’apparaître aussi à Koriyama. Toutefois, le tribunal a rendu sa décision en refusant d’accéder à la demande des enfants dès le 16 décembre 2011 — le jour même où le premier ministre Noda a fait sa tendancieuse déclaration de « l'arrêt à froid ».

Cette décision revient à déclarer aux 14 enfants et tous les autres enfants de Fukushima : « On se moque de ce qui vous arrive, évacuer ou non relève de votre responsabilité »,
cela revient à abandonner les enfants de Fukushima à leur sort en violation flagrante de leurs droits humains.

Face à l’immense désastre d'origine humaine qu’est l’accident nucléaire de Fukushima, après la législature et l'administration gouvernementale, la magistrature s’est elle-même disqualifiée. A cause de cela, la vie des enfants de Fukushima est maintenant en grand danger.

Quand un Etat démocratique ne fonctionne pas, pour sortir de cette situation, ce sont les citoyens eux-mêmes qui doivent prendre les choses en main. Pour sauver les enfants, cette responsabilité fondamentale incombe à ces citoyens souverains. Le 26 février à Tokyo et le 17 mars à Koriyama, nous avons tenu  des tribunaux de Citoyens du Monde afin de rendre clair et public le jugement des citoyens partout dans le monde, avec un jury composé de citoyens du monde entier, donnant leur verdict en ce qui concerne l'évacuation des enfants.

Ces verdicts de citoyens de partout dans le monde pour le Tribunal des Citoyens du Monde, par des jugements qui montrent une conscience juste et le sens commun des citoyens du monde, influenceront le procès en cours demandant l'évacuation, aideront à sauver les enfants de Fukushima, et par là même soutiendront les tentatives des citoyens japonais de changer le Japon.

Nous appelons les citoyens de partout dans le monde à s'acquitter de leurs responsabilités fondamentales en tant que citoyens pour protéger et sauver les enfants, en participant au Tribunal des Citoyens du Monde. Nous vous remercions sincèrement pour votre attention et votre participation. » (
source)
 
 
Vous êtes citoyen du monde et désirez participer au jugement ?
Mettez-vous dans la position d'un membre du jury et exprimez votre jugement  dans cette page
 
>> Remplir les cases successives : pays, sexe, âge, votre choix pour (« in favour ») ou contre (« against ») la requête, puis terminez en mettant les raisons qui vous poussent à faire ce jugement.
 
Enfin, soumettez votre participation  en cliquant sur « submit »
 
Quand vous aurez terminé, votre jugement sera affiché sur cette autre page :
 
 
Autre moyen de soutenir la demande d’évacuation des enfants de Fukushima :
accédez à cette pétition en cliquant sur ce lien http://fukushima-syomei-f.blogspot.jp/
 
 
______________
 
Soutiens
 
   

 

Katsutaka-Idogawa2.jpgLe 30 octobre 2012, Katsutaka Idogawa, maire de Futaba, ville située à 3km de la centrale de Fukushima, est venu à Genève pour témoigner au Conseil des droits de l’homme de l’ONU contre la désinformation des autorités japonaises sur l’effet des radiations sur la population et exiger l’évacuation des enfants des zones contaminées. Il était accompagné de maître Toshio Yanagihara, avocat qui représente les 14 enfants et l’association qui les soutient dans leur procès pour obtenir cette évacuation.

 

 

 

Lors de la réunion à l’ONU, le maire de Futaba a déclaré : « Je pense que l'accident s'est produit à cause de précautions de sécurité insuffisantes et nous considérons cela comme une catastrophe d'origine humaine. (…)

 

Il ya des gens qui parlent comme si l'accident avait été contenu, mais en réalité, c'est le contraire. (…)

 

Même si nous avons eu une exposition involontaire à la radiation, nous n'avons jamais entendu aucune excuse de personne. Ce sentiment que j'ai ne s’effacera jamais, c'est un acte criminel impardonnable. » (source)

.

 

Michel-Fernex.jpg

A cette occasion, Michel Fernex s’est également exprimé, invité par deux ONG, l’association japonaise pour le droit à la liberté d'expression et l’association pour l’évacuation des enfants de Fukushima.

Celui -ci a apporté son soutien à la démarche citoyenne entreprise. Il est très préoccupé par la situation des habitants de la préfecture de Fukushima, en particulier par la contamination interne des enfants et des femmes enceintes. Il a partagé ses connaissances sur les conséquences de l’accident de Tchernobyl sur les populations européennes.

 
Vidéo de Michel Fernex (anglais) : à partir de 1:17:17
 
 
Noam-Chomsky.jpgMessage de soutien de Noam Chomsky (12 janvier 2012)
« C’est un privilège que de pouvoir apporter un soutien personnel au procès pour l’évacuation des enfants de Fukushima. Il n’existe pas de meilleur moyen de mesurer la santé mentale d’une société que la façon dont elle traite la tranche la plus vulnérable de sa population – et qui de plus vulnérables et précieux que ses enfants victimes d’actes inadmissibles. Pour le Japon, ainsi que pour nous tous, ceci est un test auquel nous ne pouvons pas échouer. »
 
 
_________________
 
Autres documents
 
Documents de première instance et états, etc -> ici (en anglais)
 
 
   

DSC03066.JPGA l’occasion de son passage à Genève, Katsutaka Idogawa est venu prêter main forte aux vigies d’Hippocrate

 

 
 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 02:56

      

oyster creek mapA cause de la tempête tropicale Sandy qui a balayé l’est des Etats-Unis, 2  réacteurs nucléaires ont été arrêtés, 2 ont eu des incidents et une centrale (Oyster Creek dans le New Jersey) a été mise en alerte de niveau 2 ‒ sur une échelle de 4 ‒ car elle a failli être dans la même situation que Fukushima.

 

 

 

 

En effet, les deux évènements précurseurs à l’accident étaient identiques :

 

1) Perte d’alimentation électrique extérieure

 

2) Montée des eaux et perte partielle de la source froide permettant de refroidir le cœur

 

Deux experts nucléaires états-uniens ont communiqué sur cette situation : Robert Alvarez d’une part a assuré que si une forte inondation ou des vents violents avaient mis à plat le système électrique de secours, la centrale aurait alors été en situation de black-out, situation qui avait mené au désastre de Fukushima, au Japon en 2011. D’autre part, Arnie Gundersen a déclaré que si le réacteur avait fonctionné en pleine capacité ‒ Oyster Creek était en phase de ravitaillement ‒ ça aurait été le pire des scénarios, comme à Fukushima.

 

oyster600

 Centrale d'Oyster Creek

 

La situation à la centrale nucléaire de Salem (dans le New Jersey également) était aussi critique : 4 pompes sur 6 destinées à la circulation d’eau étaient en panne. [Mise à jour du 1/11/12 : la situation était sans doute pire à la centrale de Salem, lire l'article sur Gen4 "L’opérateur PSEG a défié l’ouragan Sandy le matin du 30 octobre à Salem".]

 

 

En effet, la menace était réelle : l’autorité de sûreté nucléaire américaine, par la voix de son porte-parole Neil Sheehan, a annoncé qu’il restait encore à régler de nombreuses questions concernant la stabilité de la température des réacteurs affectés par la tempête.

 

Or nul n’ignore aujourd’hui que la maîtrise de la température d’un réacteur est la clé de voûte de la sûreté nucléaire. Sans refroidissement, c’est la fonte du cœur assurée en une dizaine d’heures quand une centrale est en fonctionnement habituel.

 

Pour mémoire, on a déjà frôlé la catastrophe deux fois en Europe depuis Tchernobyl :

 

- une fois en 1999 avec l’inondation de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) qui a mis hors service plusieurs systèmes de refroidissement.

 

- une autre fois en 2006 à Forsmark (Suède) : à 7 minutes près, le cœur du réacteur commençait à fondre

 

Il faut le redire à tous ceux qui clament que l’énergie nucléaire est sûre : un tsunami ou un tremblement de terre ne sont pas nécessaires à l’arrivée d’une catastrophe nucléaire. Bien d’autres évènements peuvent survenir, comme le rappellent justement Stéphane Lhomme ici ou Trifouillax .

 

Comme d’habitude en cas de menace, le message se voulait rassurant : « Il n'y a aucune menace de fuite » radioactive, annonçait Craig Fugate, de l'agence américaine de gestion des crises (FEMA), interrogé sur la chaîne NBC. Mais le lendemain, on apprenait de l’opérateur de la centrale de Salem 1 que le réacteur avait sans doute relâché des gaz pouvant contenir du tritium.

 

sources :

http://gen4.fr/2012/10/usa-electronucleaire-ouragan-sandy.html

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1730/Ouragans/article/detail/1526169/2012/10/30/Trois-reacteurs-nucleaires-arretes.dhtml

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/la-tempete-sandy/201210/30/01-4588367-sandy-soumet-le-nucleaire-americain-a-rude-epreuve.php

http://enenews.com/9pm-special-edition-exactly-happened-fukushima-going-njs-oyster-creek-except-reactor-refueling-gundersen-audio

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/usa-fin-d-alerte-dans-une-centrale-possibles-rejets-radioactifs-sur-un-site_356632.html

 

 

 

En savoir plus sur les centrales nucléaires du New Jersey :

http://www.thelivingmoon.com/forum1/index.php?topic=3086.0

 

 

Autre effet de la tempête…

 

alexanderhigginsUn veilleur de Fukushima états-unien, Alexander Higgins, a dû évacuer sa maison inondée.

 

Lanceur d’alerte par son blog, il a été l’un des premiers à s’interroger sur la détection de plutonium et de strontium sur le sol américain en avril 2011.

 

Aujourd’hui, il a tout perdu, sa maison, son serveur, et son travail.

 

Une page de soutien et de solidarité s’est rapidement créée sur Facebook. Vous trouverez sur cette page des informations et la manière d’aider Alexander et sa famille à surmonter cette épreuve extrêmement difficile :  

https://www.facebook.com/#!/events/383224498421091/

 

 

 

 

____________

 

Illustration d’entête : crédit YouDon’tKnowJersey.com

 

 

 

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 19:02
allwright.jpgGavin habitait dans la région de Fukushima. Un jour de mars 2011, la centrale nucléaire a explosé et il a été obligé de fuir avec sa femme et ses enfants. D’autres sont restés. Comment rester là-bas sans vivre dans le déni ? Ecoutez son témoignage, ou, si vous ne connaissez pas l’anglais, lisez-le, c’est l’histoire de Gavin, ou l’histoire des dizaines de milliers de gens qui ont tout perdu à Fukushima.
 

 
 
Gavin Allwright Talks About Fukushima.
Gavin Allwright parle de Fukushima.
Bridgewater, Say no to New Nuclear,@ Hinkley C. October 6th.
Bridgwater, Rallye “Non à une nouvelle centrale nucléaire à Hinkley C.”, 6 octobre 2012.
. 
Transcription et traduction : Asera Yi Ting Lim et Cécile Monnier
 

 

-oOo-

 

 

 

“My wife and I - my wife is Japanese - and we have built a house, only 10 kilometres away from Iitate-mura which is a compulsory evacuation zone.
Ma femme et moi – ma femme est japonaise ‒ nous avons construit une maison à 10 km seulement d’Iitate-Mura, qui est une zone d'évacuation obligatoire.

 

My area is actually only 16 times the background radiation.
Ma zone est en fait seulement 16 x le niveau de radioactivité habituel.


So, according to the Japanese government, that's safe.
Alors, selon le gouvernement japonais, il n’y a pas de danger.

 

If it is 20, you'd better move.
Si c’est 20 fois, vous feriez mieux de partir.

 

Today, I don't want to get too political; I just want to tell you our story and talk about, not the children, but my children.
Aujourd’hui, je ne veux pas trop faire de politique ; je veux juste raconter notre histoire et évoquer non pas “les” enfants mais mes enfants.

 

And then I would like to draw a very important point about the fact that Fukushima isn't over yet.
Et enfin je voudrais faire un point très important sur le fait que Fukushima n’est pas encore fini.

 

First of all, on the day of March 12, we had… my wife's family were missing in the tsunami.
Tout d’abord, le jour du 12 mars, nous avons… la famille de ma femme a disparu dans le tsunami.

 

Unfortunately, we lost a few of them.
Malheureusement, nous avons perdu quelques-uns d'entre eux.

 

Her mother and father survived but they were trapped for a while.
Sa mère et son père ont survécu, mais ils ont été piégés pendant un moment.

 

We didn't know what was happening; we got a knock on the window from a friend who had a working radio ‒ unfortunately mine had broken ‒ saying the power station had exploded.
Nous ne savions pas ce qui se passait ; un ami qui avait une radio en état de marche – malheureusement la mienne s’était cassée ‒ a tapé à la fenêtre pour nous dire qu’une centrale avait explosé.

 

Now I thought it was the oil fire power station not too far away; a little bit further down, it was Fukushima.
Sur le moment, j’ai pensé que c'était la centrale au fioul pas très loin ; un peu plus bas, c’était en fait Fukushima.

 

Within about 30 seconds, I had the children in the car ‒ it was raining, a little bit like this morning.
En moins de 30 secondes environ, j'ai mis les enfants dans la voitureil pleuvait, un peu comme ce matin.

 

We were heading for the mountains on about a third (1/3) of a tank of gas.
Nous sommes partis vers les montagnes, avec un tiers de réservoir d’essence.

 

We got to the mountains, to the west.
Nous sommes arrivés aux montagnes, à l’ouest.

 

All the roads in the mountains were out because we are talking about the 4th heaviest earthquake in human history, and it took out roads everywhere.
Toutes les routes de montagne étaient coupées parce qu’on parle du quatrième séisme le plus important dans l’histoire de l'humanité, et les routes étaient coupées partout.

 

We finally got over those mountains and I got my children out. We waited 4 days to get news that my wife's mother and father had survived.
Nous sommes finalement arrivés au sommet de ces montagnes et j'ai sorti mes enfants.

 

We waited 4 days to get news that my wife's mother and father had survived.
Nous avons attendu 4 jours avant d’apprendre que la mère et le père de ma femme avaient survécu.

 

I then took the children down to Osaka and we’ve got them out of the country.
J'ai alors descendu les enfants à Osaka, puis nous les avons fait sortir du pays.

 

My youngest son has very serious respiratory issues.
Mon plus jeune fils a des problèmes respiratoires très graves.

 

About 4 weeks later, I went back.
Environ 4 semaines plus tard, je suis revenu.

 

And for the last year and a half I've been working on the reconstruction and also being witness to the terrible ripping-apart of a lot of the communities there.
Et pendant cette dernière année et demie j'ai travaillé sur la reconstruction et j’ai également été témoin du terrible déchirement d'un grand nombre de communautés là-bas.

 

We received hate mail for leaving.
Nous avons reçu des lettres haineuses à cause de notre départ.

 

People are so emotional about the fact that we, being community leaders and we left people, we left them there to suffer their fate.
Les gens sont tellement émus du fait que nous, leaders de la communauté, nous avons laissé les gens, nous les avons laissés là, à subir leur sort.

 

I went back to try to help with the reconstruction.
Je suis revenu pour essayer d'aider à la reconstruction.

 

Unfortunately I’m now… I’d probably should paint myself yellow.
Malheureusement je… Je devrais probablement me peindre en jaune.

 

I have a heavy dose of radioactive contamination myself.
J'ai reçu une forte dose de contamination radioactive moi-même.

 

I would be radioactive for at least for the next 150 years.
Je serais radioactif pendant au moins les 150 prochaines années.

 

My children won't be.
Mes enfants ne le seront pas.

 

And unfortunately we can't say that about… sorry… hum… we... we can't say that about my daughter’s, my son's fellow students in their school.
Et malheureusement on ne peut pas dire ça ... désolé ... hum ... on ... on ne peut pas dire ça pour les camarades de ma fille et de mon fils dans leur école.

 

We get letters quite regularly from them saying: "When are you coming back? It's safe."
Nous recevons assez régulièrement des lettres d'eux nous disant : « Quand reviendrez-vous ? C'est sans danger."

 

Their parents are in denial.
Leurs parents sont dans le déni.

 

Who wouldn't be ?
Qui ne le serait pas ?

 

To live everyday breathing that poison, you would have to be in denial.
Pour vivre tous les jours en respirant ce poison, vous devez être dans le déni.

 

And my friends are, my family is over there.
Et mes amis le sont, ma famille l’est là-bas.

My daughter's first sentence in English - she wasn't very good in English when she came over to England…And I asked her, I said: "What are you going to say when the children ask you why you came to this school in England."
La première phrase en anglais de ma fille - elle n'était pas très bonne en anglais quand elle est arrivée en Angleterre... Et je lui ai demandé, j'ai dit: "Qu'est-ce que tu vas dire quand les enfants vont te demander pourquoi tu es venue dans cette école en Angleterre ? "

 

And she kind of pulled herself up tall and she said, "Daddy, I'm gonna say this: I'm gonna say that I came to England because a new killer power station exploded and the poison came into our house so I had to leave."
Et elle s’est en quelque sorte redressée et elle a dit: « Papa, je vais dire ceci : je vais dire que je suis venue en Angleterre parce qu’une centrale nouvelle tueuse [new killer pour nuclear] a explosé et le poison est entré dans notre maison alors je devais partir. "

 

That was the longest sentence my 10-year old had ever said in English, and that would stay with me for the rest of my life.
C’était la plus longue phrase que ma fille de 10 ans ait jamais dite en anglais, et cela va m’accompagner pour le reste de ma vie.

 

I'm not gonna talk anymore about the hardships we've faced.
Je ne vais pas m’étendre sur les difficultés que nous avons rencontrées.

 

We lost our house, we lost our organic farm.
Nous avons perdu notre maison, nous avons perdu notre ferme biologique.

 

It was a house we spent 2 and a half years building ourselves.
C'était une maison que nous avons passé 2 ans et demi à construire nous-mêmes.

 

A lot of people have lost a hell of a lot more over there.
Beaucoup de gens ont perdu énormément plus là-bas.

 

But one thing I would like to say is, as I mentioned before - this is going to be my last point: Fukushima isn't over.
Mais une chose que je voudrais dire, comme je l'ai déjà mentionnéce sera mon dernier point : Fukushima n'est pas fini.

 

It's not even nearly over.
Ce n'est même pas près de finir.

 

There's one point that is not getting into the national media, let alone the international media.
Il y a un point qui n'apparait pas dans les médias nationaux, et encore moins dans les médias internationaux.

 

The spent fuel ponds on Reactor 4, on top of Reactor 4, alone - this is regardless of Reactor 1, 2 and 3 - they hold enough cesium, oh sorry, hold 85 times the cesium that was released in Chernobyl.
Les bassins de combustible usé du réacteur 4, au-dessus du réacteur 4, seuls – c’est-à-dire indépendamment des réacteurs 1, 2, 3ils contiennent assez de césium, oh pardon, ils contiennent 85 fois le césium qui a été relâché à Tchernobyl.

 

If there's an earthquake between the scale of 6 and 7 (the one we had was a 9), if there's another earthquake - and an active fault line has opened up under the reactors themselves - that will fall down.
S'il y a un séisme d’une magnitude entre 6 et 7 (celui que nous avons eu était un 9), s'il y a un autre tremblement de terre ‒ et une faille active s’est ouverte sous les réacteurs eux-mêmes ‒ cela s’effondrera.

 

There'll be a radiological fire that this world has never seen before.
Il y aura un feu radiologique que ce monde n'a jamais connu auparavant.

 

Japan will be uninhabitable; the east coast of China will be uninhabitable.
Le Japon sera inhabitable, la côte est de la Chine sera inhabitable.

 

Korea, Taiwan will be uninhabitable and the majority of the west coast of the United States will have to be evacuated.
La Corée, Taiwan seront inhabitables et la majorité de la côte ouest des États-Unis devra être évacuée.

 

That is: China, the second largest economy, Japan, the third largest economy, California, the fourth largest economy in the world, will be stopped in a day.
Autrement dit : la Chine, deuxième économie mondiale, le Japon, troisième économie, la Californie, quatrième plus grande économie dans le monde, seraient arrêtés en un jour.

 

We are talking about a huge risk that we are taking, nothing is being done for it, nobody's listening.
Nous parlons d'un énorme risque que nous prenons, rien n'est fait pour ça, personne n'écoute.

 

So please - that is my political point - please stop nuclear power everywhere and support the Fukushima people.”
Alors s'il vous plaît - c'est mon point politique - s'il vous plaît arrêtez l'énergie nucléaire partout et soutenez le peuple de Fukushima. »

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 12:03

fessenheimSuite à la catastrophe de Fukushima, l’ASN a été chargée de réaliser des évaluations complémentaires de sûreté (ECS). Celles-ci ont débouché sur plus de 900 prescriptions qui devront être suivies dans les prochains mois ou les prochaines années. Des milliards d’euros de travaux en perspective pour l’exploitant, remettant en cause une énergie nucléaire bon marché. Dans l’article qui suit, Jean-Marc Royer analyse quelques prescriptions et met en lumière plusieurs incohérences ou arrangements qui ressemblent fortement aux errances commises par les Japonais, erreurs qui ont conduit à la catastrophe nucléaire que l’on connaît.

 

Alors que Tepco vient de reconnaître avoir volontairement minimisé le risque de tsunami, tout en sachant que la sécurité serait insuffisante en cas de séisme trop important, il est légitime de surveiller ce que disent aujourd’hui nos dirigeants, nos opérateurs et nos agences de sécurité ! Exemple, ces 30 directeurs de centrales nucléaires françaises qui publient une lettre ouverte pour dénoncer l’arrêt annoncé de la centrale de Fessenheim en 2016. Ne connaissent-ils pas la prescription de l’ASN demandant un radier sous le réacteur n°1 de Fessenheim avant le 30 juin 2013 ?

 

 

__________________

 

 

 

 

Décisions de l’ASN du 26 juin 2012 fixant à EDF des prescriptions applicables aux centrales

 

suite aux évaluations complémentaires de sûreté (ECS)

 

 

par Jean-Marc ROYER

 

 

__________________

 

 

 

Suite aux ECS publiés en janvier 2012 et dont nous avions fait un résumé et une analyse, l’ASN a édité une série de prescriptions s’appliquant à toutes les centrales nucléaires françaises. Comme il y avait un peu plus d’une trentaine de domaines ou chapitres concernés, leur déclinaison, adaptée à chaque centrale (26 au total) a donné un volume de plus de 900 prescriptions qui a « assommé » d’un gros volume relié les participants à la conférence de presse du 28 juin dernier qui n’en pouvaient mais. Ce qui est toujours un des buts visés : écraser le quidam sous un flot d’informations dans lesquelles il n’est pas apte à trier, ce qui fût exactement la même tactique que celle utilisée par Tepco dans les semaines qui suivirent la catastrophe. A ce niveau de répétition, c’est sans aucun doute possible une tactique mise au point au niveau international par le village nucléaire et leurs consultants en « com. ». Examinons de plus près quelques-unes de ces prescriptions propres à Belleville et au Tricastin [1]. Nous avons choisi d’étudier les prescriptions de ces centrales étant donné ce que nous écrivions suite à la synthèse du rapport de l’ASN de janvier 2012 :

 

L’ASN, faisant le constat que des « effets falaise » (effets cumulatifs) peuvent se produire très près des niveaux d’inondation retenus dans le « référentiel EDF », demande à l’exploitant de revoir toutes ses estimations (fournir le détail de la méthodologie et les justifications utilisées pour caractériser le modèle d’inondation retenue), de se prononcer lui-même sur l’adéquation des bâtiments à ces évaluations et lui prescrira de revoir sa copie concernant Belleville et Tricastin, notamment en cas de rupture des digues amont.

Concernant des « effets falaise » possibles suite à une inondation (perte totale de source froide et/ou des alimentations électriques), l’ASN pense que ni les rapports d’Evaluation Complémentaires de Sûreté, ni les compléments présentés par EDF en cours d’instruction, ne sont de nature à les éviter et lui demande de revoir là aussi ses copies (pages 122, 124, 128, 130, 137 et 139 du rapport de janvier 2012).

 

belleville

Centrale nucléaire de Belleville

 

Toutes les prescriptions débutent par rappeler la partie des ECS concernée (ECS-1, 2, 3) et le paragraphe, I, II, III…

 

(ECS-1) I « Avant le 30 juin 2012 les exploitants proposeront un noyau dur de dispositions matérielles et organisationnelles robustes visant, pour les situations extrêmes […] à :

a) prévenir un accident avec fusion du combustible ou en limiter la progression,

b) limiter les rejets radioactifs massifs,

c) permettre à l’exploitant d’assurer les missions qui lui incombent dans la gestion d’une crise. » […] 

On constatera, une fois de plus, que l’ASN demande gentiment à EDF de bien vouloir envisager de limiter les effets de son choix mortifère en cas d’accident majeur et d’être en capacité de le gérer.

 

II et III Pour dimensionner ce noyau dur, « l'exploitant retient des marges significatives forfaitaires par rapport aux exigences applicables au 1er janvier 2012. […] L'exploitant justifie le cas échéant le recours à des systèmes, structures et composants (SSC) non diversifiés ou existants. » […]

Autrement dit, si EDF ne peut pas ou ne veut pas s’exécuter, il n’aura qu’à en fournir la justification, ce qui a tout de même quelques airs de ressemblance avec les petits arrangements que la commission indépendante du Japon à dénoncé dans son rapport page 16.

 

Tricastin (ECS-7) « Avant le 31 décembre 2012, l’exploitant justifiera auprès de l'ASN qu'il a mis en place une organisation et des ressources permettant de faire face à l'isolement du site en cas d'inondation. »

Tricastin (ECS-11) « Avant le 31 décembre 2013, l'exploitant remettra à l'ASN une étude indiquant le niveau de robustesse au séisme des digues et autres ouvrages de protection des installations contre l’inondation et présentant selon ce niveau de robustesse : les conséquences d'une défaillance de ces ouvrages » […]

Voici comment nous résumions le rapport de l’ASN de janvier 2012 :

 

La Règle Particulière de Conduite est déclinée avec des retards de plusieurs années, avec des « écarts » et de manière incomplète ou incohérente, en contradiction avec le Plan d’Urgence Interne ou sans convention d’alerte avec Météo France ; certains « retours d’expérience » ne sont pas renseignés, le ruban bleu revenant aux sites de Cruas et du Tricastin qui n’ont toujours pas intégré qu’ils pouvaient être isolés par une inondation et même, pour ce dernier site, en perdre son alimentation électrique. Et ce qu’écrivait l’ASN à ce sujet :

« Les exploitants du site du Tricastin auraient des difficultés à gérer une situation accidentelle consécutive à un séisme majeur, du fait de la perte des alimentations électriques, des moyens de communication, de la supervision de l'installation ou encore du non dimensionnement au séisme de locaux annexes, des locaux de crise ou de repli, et des locaux abritant les moyens et les hommes de la Formation Locale de Sécurité » (page 67 du rapport de janvier 2012).

 

explosion-et-colonne-de-fumee-a-tricastin

Centrale nucléaire du Tricastin (2 juillet 2011)

 

(ECS 19) I « Avant le 31 décembre 2016, l'exploitant met en place dans le puits de cuve des moyens redondants permettant de détecter le percement de la cuve et dans l'enceinte des moyens redondants permettant de détecter la présence d'hydrogène. Une instrumentation permet de signaler en salle de commande le percement de la cuve par le corium. » […]

Où l’on constate surtout que rien de ce type n’avait été prévu en cas d’accident grave ! Quel aveu de taille. Et lorsqu’EDF menace de doubler les tarifs en guise de réplique politique à ces recommandations, quel culot ! Mais comme pour la piscine N°4 de Fukushima, faudra-t-il aller déposer un cierge chaque jour pendant des années en attendant que les travaux soient réalisés ? Et d’ailleurs, la similitude ne s’arrête pas là :

 

(ECS-20) I. Avant le 30 juin 2012, l'exploitant présentera à l'ASN les modifications à apporter permettant de mesurer d'une part l'état de la piscine d'entreposage du combustible (température et niveau d'eau de la piscine de désactivation) et d'autre part l'ambiance radiologique du hall du bâtiment combustible. […] 

II. Dans l’attente de leur mise en œuvre, au plus tard le 31 décembre 2012, l'exploitant met à disposition de son organisation nationale de crise des abaques donnant, en fonction de la puissance résiduelle du combustible entreposé dans la piscine de désactivation, les délais d’atteinte de l’ébullition en cas de perte totale du refroidissement. […]

Prescription qui, venant de l’ASN, constitue la meilleure preuve des dangers que la piscine N°4 de Fukushima fait courir au peuple japonais et à ceux du monde entier.

 

(ECS-5) Au plus tard le 30 juin 2012, l’exploitant réalise les remises en conformité de la protection volumétrique mentionnées dans la note D4550.31-12/1367- Indice 0. L’exploitant met en œuvre l'organisation et les ressources telles que décrites dans le document D4550.31-06/1840 indice 0 du 12/10/2007 susvisé pour s'assurer que la protection volumétrique conserve dans le temps l'efficacité qui lui est attribuée dans la démonstration de sûreté. […]

Ce qui revient à dire qu’une prescription de 2007 n’est toujours pas entrée dans les faits ! Voici ce que nous avions écrit à ce sujet :

 

Par ailleurs, l’ASN se plaint de ce que les échéances convenues pour effectuer des travaux à la suite de « l’évènement du Blayais » [1999] ne soient pas respectées sans qu’aucune mesure compensatoire n’ait été prise (pages 25 à 32).

 

(ECS-8) « Avant le 30 septembre 2012, l'exploitant vérifiera la conformité de ses installations vis-à-vis des dispositions de la règle fondamentale de sûreté I.3.b dont l'application est prévue par le rapport de sûreté. » […]

Voici ce que nous en disions dans la synthèse :

 

Un constat : la règle en vigueur (FS I.3.b) n’est pas respectée, l’instrumentation est insuffisante ou mal positionnée, son entretien et sa maintenance laissent à désirer, de même que sa qualification, son étalonnage et son réglage. De plus, les exercices ne sont pas réalisés et les opérateurs ne savent pas utiliser cette instrumentation sismique ou en interpréter les données en salle de commande ce qui les mettrait dans l’impossibilité de se faire une idée juste sur l’état du réacteur [en cas d’accident grave dû à un séisme hors dimensionnement] (page 40).

 

(ECS-29) « Avant le 31 décembre 2013, l'exploitant remettra à l'ASN une étude détaillée sur les possibilités d'amélioration du dispositif d'éventage filtration U5 » […]

Système de filtrage d’urgence dont on peut se demander s’il n’aggraverait pas la situation en cas d’Accident grave (AG) et dont nous écrivions :

 

L’ASN va prescrire à EDF d’intégrer dans le « noyau dur » les éléments indispensables à la gestion de crise, c'est-à-dire :

[…] L’accessibilité, l’opérabilité, l’habitabilité des salles de commande en cas de rejets de substances dangereuses ou radioactives (184), notamment après ouverture du système de filtration U5, lequel pose une série de problèmes non résolus à ce jour. En effet :

. il n’est pas « robuste aux séismes majeurs » ;

. il ne peut être utilisé pendant les premières 24h suivant un AG pour éviter le rejet des aérosols ;

. par la condensation ou la présence d’oxygène dans sa tuyauterie, il induit des risques de déflagration de l’Hydrogène ;

. son ouverture oblige les personnels à évacuer les salles de commande dans les 24h suivantes ;

. son efficacité de filtrage laisse à désirer, surtout s’il est utilisé par deux réacteurs simultanément (pp 184 à 207).

 

Puis viennent toute une série de prescriptions qui pourraient être regroupées sous le même chapitre et qui découlent du fait que depuis la conception, la possibilité d’un accident majeur n'a jamais été prise en compte :

 

(ECS-16) I. « Avant le 31 décembre 2012, l'exploitant présentera à l'ASN les modifications en vue d'installer des dispositifs techniques de secours permettant d’évacuer durablement la puissance résiduelle du réacteur et de la piscine d’entreposage des combustibles en cas de perte de la source froide. » […]

II. Avant le 31 décembre 2012, l'exploitant présentera à l'ASN les modifications qu'il envisage en vue de l'installation, avant le 30 juin 2013 sauf justification particulière, de dispositifs assurant l'injection d'eau borée dans le cœur du réacteur en cas de perte totale d'alimentation électrique du site lorsque le circuit primaire est ouvert. […]

 

(ECS-18) I. « Avant le 30 juin 2012, l'exploitant présentera à l'ASN les modifications qu'il envisage en vue d'augmenter notablement, avant le 31 décembre 2014, l'autonomie des batteries utilisées en cas de perte des alimentations électriques externes et internes. » […]

III. « Au plus tard le 30 juin 2013, l'exploitant met en place un dispositif temporaire sur chaque réacteur permettant d'alimenter : le contrôle commande nécessaire en cas de perte des alimentations électriques (externes et internes), et l'éclairage de la salle de commande. » […]

 

(ECS-27) I. « Avant le 31 décembre 2012, l'exploitant transmettra à l’ASN une étude de faisabilité en vue de la mise en place, ou de la rénovation, de dispositifs techniques, de type enceinte géotechnique ou d'effet équivalent, visant à s’opposer au transfert de contamination radioactive vers les eaux souterraines et, par écoulement souterrain, les eaux superficielles, en cas d’accident grave ayant conduit au percement de la cuve par le corium. » […]

 

(ECS-35) II. « Avant le 31 décembre 2012, l'exploitant transmettra à l’ASN la liste des compétences nécessaires à la gestion de crise en précisant si ces compétences sont susceptibles d’être portées par des entreprises prestataires. L'exploitant justifiera que son organisation assure la disponibilité des compétences nécessaires en cas de crise, y compris en cas de recours à des entreprises prestataires. » […]

 

(ECS-36) I. « Avant le 30 juin 2012, l'exploitant présentera à l’ASN les mesures qu’il prévoit afin de disposer d’équipes spécialisées capables d’intervenir pour assurer la relève des équipes de quart et mettre en œuvre des moyens d'intervention d’urgence en moins de 24 heures, avec un début des opérations sur site dans un délai de 12 heures après leur mobilisation. Ce dispositif peut être commun à plusieurs sites nucléaires de l’exploitant. » […]

Ce que nous en disions à propos du rapport initial de janvier 2012 reste d’une brûlante acuité :

 

-1- Les ingénieurs nucléaires, leurs commanditaires industriels, politiques et militaires se refusaient à penser, il y a quarante ans, qu’un accident majeur puisse un jour arriver. Les centrales ont été construites sur ce postulat : la probabilité de survenue d’un accident majeur était considérée comme nulle ou bien trop minime pour justifier des dispositions jugées trop coûteuses au regard de ce qui fût qualifié de « risque résiduel ». Poussé par Tchernobyl et Fukushima, c’est ce à quoi ce rapport se confronte, et à quoi il tente de pallier un peu tard, par des moyens et des méthodes dont on peut se demander ce qu’ils deviendront une fois traduits sur les sites par l’exploitant, étant donné la manière dont les prescriptions en cours sont appliquées.

-2- Le nucléaire français est « au bord de la falaise » ! Il n’y a pas un seul des sujets abordés par l'ASN qui ne pose problème, alors que l’exploitant, l’industrie dans son ensemble et les politiques qui les soutiennent nous serinent depuis des lustres que les centrales françaises sont les plus sûres ! Quel démenti cinglant et argumenté en détail ! Ce ne sont plus seulement des manques ou des négligences, mais une suite d’aveux, qui, mis bout à bout constituent justement le lit d’un accident majeur ! Un véritable gouffre, un précipice au bord duquel se trouve effectivement toute l’industrie nucléaire, guettée par « un effet falaise » (les acronymes et les euphémismes sont un des traits majeurs de la novlangue) qui lui est consubstantiel (voir plus bas). Sans pouvoir malheureusement le démontrer dans ce cadre, il est évident qu'il se produira un accident nucléaire majeur en France. Intégrer cela dans le domaine de la pensée pose certes quelques difficultés, mais devient à mon sens plus que nécessaire.

 

Le dernier paragraphe, comme tout ce texte, je l’ai écrit le 13 septembre 2012. Bien qu’étant à 3000 km de Paris, j’ai appris le lendemain que Fessenheim serait fermée en 2016 (ce qui reste en contradiction avec la recommandation de l’ASN dont la date butoir était fixée au 30 juin 2013).

 

Dans le cadre d’une négociation identique à celle de novembre 2011 entre les partis au pouvoir, l’ASN a d’ores et déjà fourni l’argumentaire à l’abandon de Fessenheim car elle a prescrit à EDF le renforcement du radier de Fessenheim, avant le 30 juin 2013 (page 201 du rapport de janvier 2012). Pour des raisons d’études et de travaux à planifier bien en amont, il est évident que cela sera impossible à réaliser avant cette date : on ne coule pas du béton sous un réacteur comme on glisse de la poussière radioactive sous un tapis de mensonges … Chacun pourra en tirer ses propres réflexions. Je complète par cette déclaration d’André-Claude pour les intimes : « Il n’y a aucune raison de fermer quelque centrale que ce soit en France » directeur de l’ASN, Figaro 26 mars 2011. Neuf mois plus tard, l’ASN disait donc, de facto, le contraire concernant Fessenheim.

 

Dernier commentaire (du 22 septembre) : « les annonces politiques » ne font que reprendre à grands renforts de tambours et trompettes ce qu’il était déjà prévu de faire (c’est quelque chose que j’ai pu moi-même vérifier de près dans la pratique du cabinet du ministre Gayssot en 1998-99).

 

Jean-Marc Royer, les 13 et 22 septembre 2012

 



 

[1] Décisions n°2012-DC-0274 et 0292, s’appliquant à Belleville sur Loire (Cher) INB n°127 et 128 et au Tricastin, (Drôme) INB n°87 et 88. Ces prescriptions sont très largement identiques ; nous signalerons seulement celles qui sont propres au Tricastin.

 

 

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Autres articles sur les 900 prescriptions de l’ASN

 

 

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2011 : « il y aura un avant et un après Fukushima »

 

Nucléaire : les prescriptions de l'ASN à la lumière de Fukushima

 

Les prescriptions adressées aux exploitants par l’ASN

 

Evaluations complémentaires de sûreté: la transition énergétique ne doit plus attendre

 

L'ASN ordonne les travaux post-Fukushima

 

 

 

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Photo d’entête : centrale nucléaire de Fessenheim (source)

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Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
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