23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 18:12

De novembre 2016 à février 2017, Tepco a mené diverses inspections robotisées dans le bâtiment réacteur 1 de Fukushima Daiichi visant à examiner l’enceinte de confinement et à contrôler l’état de la piscine de combustible où 67 tonnes de combustible nucléaire y sont encore coincées (292 assemblages de combustible usé et 100 assemblages de combustible neuf).  Les médias français n’ont pas relevé cette information qui aurait pourtant fait la une de l’actualité en 2011. La raison en est peut-être que le document est resté à un niveau plutôt confidentiel : Tepco n’a fait aucune publicité de son rapport daté du 30 mars 2017 et s’est bien abstenu de le diffuser en anglais. Une autre raison, plus évidente en France, est qu’il n’est pas politiquement correct de montrer des images d’un couvercle en béton effondré dans un puits de cuve de réacteur atomique alors que le lobby nucléaire hexagonal n’a qu’un seul souhait : démarrer l’EPR de Flamanville malgré ses défauts de conception.

Le niveau de service du bâtiment réacteur 1 en cours de dégagement (photo Tepco)

Le niveau de service du bâtiment réacteur 1 en cours de dégagement (photo Tepco)

Suite à l’explosion du 12 mars 2011, le toit en béton et en acier du bâtiment réacteur 1 est tombé sur le niveau technique. Les inspections ont permis de découvrir que les éléments en béton du couvercle du puits de cuve du réacteur ont été soulevés, montrant des déplacements plus importants qu'on ne l'avait jusqu'alors supposé. En France, les autorités nucléaires avaient tout simplement écarté cette hypothèse pour le réacteur 1 pour rassurer l’opinion. Il avait été rabâché que seul le niveau 5 avait subi une explosion d’hydrogène. Or concrètement, pour que des dalles de plusieurs tonnes se soulèvent, il a fallu qu’une explosion se produise au moins dans le puits de cuve, voire plus bas dans l’enceinte de confinement.

Vue oblique du réacteur 1 (source Tepco légendée)

Vue oblique du réacteur 1 (source Tepco légendée)

Etat actuel des équipements de la surface technique du BR1 (schéma Tepco traduit)

Etat actuel des équipements de la surface technique du BR1 (schéma Tepco traduit)

La visualisation en 3D réalisée par Tepco montre la configuration des équipements endommagés. Le pont roulant et la machine de chargement du combustible sont tous deux situés au-dessus de la piscine de combustible, ce qui rendra problématique leur démantèlement futur. Il faudra trouver des astuces pour que des débris ne tombent pas plus bas dans la piscine afin de ne pas endommager le combustible. On remarque que le pont roulant a sa poutre nord très endommagée, ce qui suppose qu’elle a dû être soulevée par le souffle de l’explosion puis pliée sous son propre poids en retombant.

Les trois couches du couvercle du puits de cuve du BR1 (source Tepco légendée)

Les trois couches du couvercle du puits de cuve du BR1 (source Tepco légendée)

Le puits de cuve est habituellement recouvert de trois couches de béton, comme le montre le schéma ci-dessus. Chaque couche est composée de trois éléments formant un disque une fois assemblés. Ces éléments ont plusieurs fonctions : ils font écran à la radioactivité du réacteur, ils servent de plancher à la surface technique quand le réacteur est en marche et ils servent également à limiter la casse en cas de pépin au réacteur. Cette dernière fonction fait qu’en France, on les appelle « dalles anti-missile », non pas pour se protéger d’un missile provenant de l’extérieur, mais de la possibilité de la remontée subite des tiges de commande des barres de contrôle (qui sont dans la partie supérieure de la cuve dans les réacteurs français). A Fukushima Daiichi, cette remontée des barres est impossible car elles sont situées en fond de cuve.

 

Les trois couches des dalles recouvrant le puits de cuve du BR1 (schémas Tepco)

Les trois couches des dalles recouvrant le puits de cuve du BR1 (schémas Tepco)

Ce couvercle à trois couches n’est pas scellé hermétiquement. Tout tient en place uniquement avec le poids. Les conséquences de l’explosion ont fait que la dalle intermédiaire a été délogée en partie vers le haut et en partie vers le bas. La dalle inférieure est tombée dans le puits de cuve directement sur le couvercle de l’enceinte de confinement. Quant à la dalle supérieure, elle dépasse le niveau technique de son épaisseur alors qu’elle devrait être au même niveau que le plancher.

Des dalles en béton sont retombées dans le puits de cuve (schémas Tepco)

Des dalles en béton sont retombées dans le puits de cuve (schémas Tepco)

Photos des dalles du puits de cuve du BR1 (document Tepco traduit)

Photos des dalles du puits de cuve du BR1 (document Tepco traduit)

Des mesures de dose ont été effectuées autour du couvercle du puits de cuve : le débit augmente à mesure qu'on va vers le centre ; il s’agit probablement de la radioactivité provenant de la cuve du réacteur, bien qu’une rupture d’étanchéité du joint du couvercle aurait dû montrer de plus fortes doses sur les bords du puits de cuve. Le couvercle a-t-il été percé en son centre ? Ou bien existe-t-il une soupape de sécurité à son sommet, comme pour le couvercle de la cuve ?

Exemple de couvercle d’enceinte de confinement : celui du réacteur 4 (photo Tepco)

Exemple de couvercle d’enceinte de confinement : celui du réacteur 4 (photo Tepco)

Le débit maximal mesuré du côté de la piscine de matériel était de 512,7 mSv/h. Mais au centre des dalles, la radioactivité est de 2 230 mSv/h. Pour comparaison, Tepco avait mesuré en 2013 la radioactivité au centre des dalles du puits de cuve du réacteur 3 : elle était de 2 170 mSv/h. Cette comparaison de mesures montre que la fuite du BR1 semble similaire à celle du BR3.

Mesures prises sur le côté nord du puits de cuve du BR1 (source Tepco)

Mesures prises sur le côté nord du puits de cuve du BR1 (source Tepco)

Mesures prises sous le niveau supérieur des dalles du puits de cuve (source Tepco)

Mesures prises sous le niveau supérieur des dalles du puits de cuve (source Tepco)

Il y a un phénomène bien connu, déjà décrit par Arnie Gundersen : quand une enceinte de confinement est en proie à une pression ou une chaleur élevée, elle peut temporairement relâcher de la vapeur et des gaz. Mais on ne sait pas clairement si c'est ce qui s'est passé au BR1. Seul le démantèlement du puits de cuve permettra d’en savoir plus.

D’autres investigations, menées cette fois à l’intérieur de l’enceinte de confinement en mars 2017, on permis de conclure à la présence de corium en poudre au fond de la cuve. Plus de six ans après la catastrophe, les informations nous arrivent ainsi au compte-goutte… Des informations concernant l’explosion du BR1 commencent à sortir, en particulier un dossier, paru en février 2017, essayant de présenter les discussions concernant les évènements qui ont pu se produire dans le réacteur. Le document doit être passionnant mais il est disponible uniquement en japonais.

 

Pierre Fetet


 

Fukushima : du nouveau au réacteur 1

[Je cherche un ou plusieurs traducteurs natifs pour traduire tranquillement tout ou partie du dossier japonais sur l'explosion du réacteur n°1. Me contacter par le formulaire de contact.]

_______________________

 

En savoir plus :

 

Rapport Tepco

Consulter le rapport

 

Article de Simply Info

Fukushima Unit 1 Refueling Floor Inspection Results

(merci à Evelyne Genoulaz pour ses traductions)

______________________

Dernière mise à jour : 02/09/17

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 00:43

 

"Il est tout à fait possible que la fusion se soit également produite au sein des réacteurs deux et trois [et que] la plupart du combustible soit sans doute tombé au fond [de la cuve sous pression], comme dans le réacteur numéro un", a déclaré un porte-parole de Tokyo Electric Power.

 

Source : Le Monde

http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/05/24/tepco-annonce-que-les-reacteurs-2-et-3-sont-en-fusion_1526427_1492975.html

 

 

1, 2, 3, ça fait 3 cœurs fondus ! Tepco reconnaît officiellement la fusion des réacteurs 1, 2 et 3 après deux mois d’entourloupes. Heureusement qu’il y a des gens qui parlent au Japon, sinon on en serait encore à un incident mineur…

 

En fait pour ceux qui s’informent correctement, c’est-à-dire par le réseau des veilleurs de Fukushima, cette information de Tepco n’est pas vraiment une nouveauté. Je vous en avais déjà parlé il y a 3 semaines avec la déclaration de Mishio Ishikawa à la télévision le 29 avril dernier ( http://fukushima.over-blog.fr/article-les-coeurs-des-reacteurs-1-2-et-3-de-fukushima-dai-ichi-auraient-fondu-a-100-73003947.html ). On ressent juste de la colère face à cette entreprise menteuse et manipulatrice, qui n’hésite pas à cacher la vérité en mettant en péril la vie de dizaines de milliers d’habitants.

 

Et puis, il y a maintenant le professeur Hiroaiki Koide de l'Université de Kyoto, qui aurait déclaré hier devant la commission de la chambre haute du parlement Japonais que lui et ses collègues avaient eu à subir de "fortes pressions pour ne pas publier immédiatement les données de contamination dès le 15 mars" dans le cadre de l'accident de Fukushima. H. Koide avait fait de nombreuses déclarations préalables selon lesquelles les autorités Japonaises minimiseraient systématiquement les retombées de l'accident dans le cadre d'accords secrets entre les opérateurs et les autorités de contrôle nucléaires.

source :

 http://www.forum-rpcirkus.com/t1653p210-les-informations

 

Fusion-et-excursion-corium

 

Bon alors maintenant, où en est le corium des trois réacteurs ? Ce ne sont pas les ingénieurs de Tepco qui vous le diront, car ils n’en savent rien ! Il n’y a pas de caméra sous la cuve, et même s’il y avait du matériel pour mesurer quoi que ce soit, il serait fondu par cet infâme magma. Donc il faudra attendre plus de 10 ans (voire 20 selon Thierry Charles, IRSN), avant qu’il ne refroidisse et que l’on sache ce qu’il est devenu, à moins qu’il ne provoque une nouvelle explosion. Le Mainichi a publié hier les déclarations de Chris Allison du Idaho National Laboratory, USA, créateur d’un logiciel de simulation d'analyse d'accident grave, qui a estimé à son tour qu'en cas de "blackout station" total sur un réacteur de même modèle qu'à Fukushima, l'ensemble du combustible fondrait et se regrouperait en fond de cuve à environ +200 minutes puis que le corium atteindrait 1650° C à +260 minutes après le début du blackout, température de fusion de l'acier inoxydable de la cuve du réacteur. La synthèse de ces travaux a été communiquée à l'AIEA fin mars, ce qui n'a pas empêché Tepco de révéler la gravité réelle de l'accident 45 jours plus tard et de continuer à soutenir à ce jour que le corium est "probablement" resté bien sagement stationné au fond de la cuve du réacteur. Mais qui croit encore Tepco ?

 

Source Mainichi :
http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20110523p2a00m0na019000c.html

 

 

 

 

 

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 00:47

cuve percée de nombreux trous

 

Cette illustration est l'image d'un réacteur à eau bouillante en construction identique à ceux utilisés à Fukushima Dai-ichi pour les unités 1 à 5. Sur cette photo, on voit la piscine torique à la base et l'enceinte de confinement, en forme de poire. A l'intérieur, la cuve du réacteur, qu'on ne peut pas voir.

 

Avec cette image, on est loin d'un shéma simplifié et réducteur d'Areva et on perçoit bien la complexité d'un réacteur. Une multitude de tuyaux et de circuits divers traversent l'enceinte de confinement. Chaque trou fragilise l'enceinte, c'est pourquoi l'on porte beaucoup de soin aux soudures qui doivent être irréprochables pour garantir l'étanchéité et la solidité de l'ensemble.

 

Pour la cuve du réacteur même, c'est la même chose, la qualité des aciers et des soudures doit être parfaite. Or, avec le tremblement de terre violent du 11 mars dernier, puis les problèmes de surpression et de surchauffe des réacteurs et d'explosion des bâtiments, les cuves ont été et continuent d'être malmenées.

 

Tepco vient d'annoncer que la cuve du réacteur n°1 avait des trous. C'est ce qui peut arriver de pire à un réacteur. Le coeur fondu, appelé corium, risque maintenant de descendre dans le fond de l'enceinte de confinement, puis dans la cavité située en dessous. S'il arrive là, il pourra alors commencer à ronger lentement la dalle de béton qui a 8 mètres d'épaisseur.  

 

Si le corium réussissait à traverser cette dalle, la pollution du sol géologique serait alors irrémédiable et dramatique. En 1986, l'union soviétique avait coulé une dalle de béton sous le réacteur de Tchernobyl pour éviter justement ce problème majeur.

 

Et en 2011, alors que deux mois se sont écoulés depuis le début de la catastrophe de Fukushima, on laisse une entreprise privée gérer seule la pire catastrophe nucléaire au monde...

 

 

Pour plus de détail sur cet accident majeur dans le réacteur n°1, lire l'article de Dominique Leglu ici :

http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/

 

autre source : Kyodonews

http://english.kyodonews.jp/news/2011/05/90715.html

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 17:40

Mishio IshikawaSelon Mishio Ishikawa, ardent promoteur de l’énergie nucléaire et fondateur du JANTI (Japan Nuclear Technology Institute), les cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima Dai-ichi auraient fondu à 100%.

 

S’exprimant dans une émission le 29 avril sur Asahi TV, il a créé la surprise en donnant une version totalement différente de celle de Tepco et du gouvernement.

 

Iida Tetsunari, directeur de l’ISEP (Institute for Sustainable Energy Policies), qui participait également à l’émission, a affirmé être entièrement d’accord avec l’évaluation de la situation de Mishio Ishikawa et a ajouté : « Personne ne sait ce qu’il faut faire, nous devons demander l’avis mondial des meilleurs et des plus brillants ».

 

Kohey Otsuka, vice-ministre de la santé et des affaires sociales déclare pour conclure : « Aucun de nous ne sait à coup sûr l’état du cœur des réacteurs, il ne faut pas faire de spéculations sur une télévision nationale ». Sous entendu : fermez-la maintenant !

 

Trop tard Monsieur le censeur, l’Internet se charge de diffuser dans le monde entier l’avis d’un spécialiste de la question nucléaire.

 

Car il s’agit de la sécurité du monde entier.

 

Qui est Mishio Ishikawa ?


Né dans la préfecture de Kagawa Takamatsu, il est diplômé en génie mécanique à Tokyo. En 1957, il entre à l'Institut japonais de recherche sur l'énergie nucléaire (JAERI) de Tokai-mura. Il participe à la réalisation d’un réacteur de démonstration au Japon en 1963. Après avoir été directeur adjoint de l’Institut de Tokai, il devient, en 1991, professeur à l’Université d’Hokkaido. De 1973 à 2004, il est conseiller dans diverses organisations (AIEA, Agence de sureté nucléaire) et au ministère de la Science et la Technologie. En avril 2005, il devient président du Japan Nuclear Technology Institute (JANTI). Depuis sa retraite, il sert de conseiller technique pour l'énergie nucléaire. Ses publications portent entre autres sur le démantèlement d’un réacteur nucléaire, et sur l'emballement d’un réacteur nucléaire.

 

sources :

  

Blog d’un Japonais vivant en Californie qui a diffusé et retranscrit des passages de l’émission

http://ex-skf.blogspot.com/2011/04/fukushima-i-nuke-plant-japan-nuclear.html

  

Emission télé sur la chaine Asahi TV du 29 avril 2011 :

vidéo en japonais

http://www.youtube.com/user/superkeaton2011#p/u/9/kO0flpwmjJI

vidéo avec traduction française partielle

http://www.dailymotion.com/video/xii9gb_m-ishikawa-tout-le-combustible-a-fondu_news

 

Site du JANTI

http://www.gengikyo.jp/english/shokai/shoukaiindex.html

 

Site de l’ISEP

http://www.isep.or.jp/

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 23:58

On ne parle plus de la centrale dans les medias mais pourtant la situation reste pour le moins catastrophique...

 

 

Les informations suivantes sont extraites de l'excellent site de l'ACRO.

lien :

http://www.acro.eu.org/chronoFukushima.html

 

Réacteur n°1

Mercredi 20 avril, TEPCo a injecté 8 700 m3 d'azote.

Samedi 23 avril, le gouvernement japonais a exprimé ses craintes quant à la solidité de l'enceinte de confinement du réacteur n°1. TEPCo injecte actuellement 6 tonnes d'eau par heure dans la cuve. 7 000 tonnes ont déjà été versées. Au contact du combustible fortement endommagé, cette eau se vaporise pour se recondenser dans l'enceinte de confinement, la chambre de suppression étant pleine d'eau. En tant normal, cette chambre n'est qu'à moitié pleine. L'accumulation d'eau dans l'enceinte exerce une pression élevée sur les parois et la fragilise en cas de séisme. L'eau serait arrivée à mi-hauteur environ. TEPCo, conformément à sa feuille de route, continue à emplir l'enceinte et se veut rassurante...

 

Réacteur n°2

Jeudi 21 avril, TEPCO a annoncé que la fuite d'eau maintenant colmatée a entraîné un relargage estimé à 520 tonnes d'eau très radioactive, soit 4 700 térabecquerels (1 terabecquerel représente un million de millions de becquerels) ou 20 000 fois l'autorisation de rejet annuel. Plus précisément, il y avait 2 800 terabecquerels d'iode-131, 940 térabecquerels de césium 134 et autant de césium 137. Ce seul rejet mériterait d'être classé au niveau 5 ou 6 de l'échelle internationale INES, note le Yomiuri daté du 23 avril.
Samedi 23 avril, à 7h, TEPCo a annoncé avoir pompé 930 tonnes d'eau des sous-sols. A ce jour, TEPCo aurait injecté 14 000 tonnes d'eau dans ce réacteur.

 

Réacteur n°3

Jeudi 21 avril, il est apparu que le réacteur n°3 suit le réacteur n°2, l'eau très radioactive des sous-sols va bientôt déborder. Elle est à 108 cm seulement en dessous du niveau du sol et le niveau de l'eau est monté de 3 cm entre mardi et mercredi 11h. Il faut donc pomper, mais le condenseur est plein et TEPCo ne sait pas où mettre l'eau.
Samedi 23 avril, un ouvrier a trouvé un gravat de béton ayant un débit de dose de 900 millisieverts par heure près du réacteur n°3. Il a été déplacé avec un équipement lourd. A ce jour, TEPCo aurait injecté 9 600 tonnes d'eau dans ce réacteur.

 

Réacteur n°4

Samedi 23 avril, TEPCo a injecté 140 tonnes d'eau dans la piscine, en plus des 200 tonnes injectées la veille car la température est toujours au dessus de 90°C. Le niveau de l'eau est monté d'un mètre et la température est redescendue à 66°C. L'eau dépasse de 2 m le haut des barres de combustible, selon une caméra fixée au bout du bras qui injecte l'eau. Il y a des craintes que le poids de l'eau endommage plus le bâtiment.

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 20:32

Dimanche 17 avril, un robot a mesuré des débits de doses allant de 10 à 49 millisieverts (mSv) par heure dans l’unité 1 (côté nord), et de 28 à 57 mSv dans l’unité 3.

Comparés aux taux habituels des réacteurs en temps normal (0,01 mS/h), ces chiffres montrent une radioactivité de 1000 à 5700 fois supérieure à la normale.

C'est donc difficile d'y travailler longtemps dans ces conditions, d'autant plus que samedi, on avait relevé un pic de radioactivité de 270 millisievert/h sur le côté sud du réacteur n°1.

Du côté de l'unité n°4, de nouveaux arrosages de la piscine de stockage ont eu lieu, son eau de refroidissement étant proche de l’ébullition (s'il en restait ?). On craigait ces derniers jours une fission en cours de combustibles neufs qui y étaient entreposés.

 

source : http://search.japantimes.co.jp/cgi-bin/nn20110418x1.html

 

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