13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 23:31

Les Etats-Unis (U.S. Department of Energy) mettent en ligne depuis le 25 mars les résultats des études conjointes Japon-USA sur la contamination des terres due à la centrale de Fukushima.

 

Source :

http://energy.gov/news/10194.htm

(puis cliquer en bas de page sur UPDATE: Download the Data (05/13)

 

Remarque sur la carte fournie : La répartition de la densité de contamination est en forme de V renversé, d’abord en se dirigeant vers le NO pendant environ 50 km, puis en prenant la direction SO, bien que la densité de contamination soit beaucoup moins dense. La deuxième étape semble être due à un changement de direction du vent lorsque le panache a parcouru environ 50 km, le long du district "Naka-Dori". Ce secteur a un relief vallonné entre les chaînes de montagnes Ohu à l'ouest et celles d'Abukuma à l'est. La contamination est due à l'explosion d'hydrogène du réacteur 1 de Fukushima Dai-ichi le 12 mars 2011.

  

  

  

Rapport (traduction française)

  

  

Evaluation des effets radiologiques
dus à
la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi


 13 mai 2011 


 Suivi des résultats: de Sendai à Tokyo

 
• Les résultats montrent des niveaux de rayonnement le long du Tohoku Shinkansen Train Bullet
 • La dose intégrée a été mesurée avec un dosimètre électronique calibré par un membre de l'équipe sur le terrain prenant le train en tant que passager, et comprend l'exposition externe, mais pas l’inhalation.
 • Le débit de dose a été enregistré toutes les 3 secondes avec un scintillateur calibré.
 • Toutes les mesures ont été faites à l'intérieur du train.
 • Le débit de dose dans certaines stations est nettement plus faible que le long des pistes en dehors de la station ; mise en évidence possible de décontamination.
 • Le débit de dose mesurée dans le train devrait être différente de celle mesurée par l'AMS, car le train est souvent surélevé (plus éloigné des dépôts actifs) ou dans les tunnels (non touché par l'activité relâchée). 

 

Suivi des résultats: de Sendai à Tokyo
1
 Note: 1 millirems (mRem) = 10 µ (micro) Sieverts;
        1 millirem (mRem) = 1000 µ (micro) rem

 

 

 

• Les mesures aériennes DOE / NNSA ont totalisé plus de 507 heures de vol en appui aux opérations de surveillance aérienne
 • Les équipes d'intervention de gestion des conséquences NNSA ont recueilli plus de 269.500 mesures de champ total prises par le DOE, le DoD et le suivi des actifs japonais
 • Les échantillons d'air plus de 514 prises dans des installations américaines dans tout le Japon en cours d'analyse de laboratoire aux États-Unis
 • 148 au total dans les spectres de masse in situ prises dans tout le Japon pour analyse en laboratoire aux États-Unis
• 115 échantillons de sol du Japon reçus, traités, et en cours d'analyse

 

 

 Données AMS américano-japonaises

 
• Ces résultats proviennent d'un MEXT commun, le DOE / NNSA et enquête USFJ
• Les données sont fondées sur 42 à voilure fixe et vols inventaire en hélicoptère à une altitude allant de 150 à 700 mètres entre le 6 avril et le 29 avril
• Les taux d'exposition sont en moyenne plus de 300 m des zones à 1500 m de diamètre
• Il n'existe pas de données près de la ville de Inawashiro, car elle est montagneuse et difficilement accessible par avion volant à basse altitude
• Le dépôt de césium a été déterminé à partir de mesures aériennes et au sol
• Le rapport de la quantité de Cs-137 de Cs-134 est uniforme dans toute la région d'enquête
• Il n'existe pas de données de relevés aériens directement sur la centrale nucléaire elle-même
• Les limites de l’enquête ont été choisies sur la base des mesures préliminaires qio ont montré l’extension des dépôts

 

 

Données AMS américano-japonaises

 Débit de dose au niveau du sol
 2

Données AMS américano-japonaises

pour le cesium-134 et le cesium-137
3 

Évaluation

 

Une évaluation des mesures recueillies jusqu'au 13 mai continue à afficher:
 • Les niveaux de rayonnement continuent de diminuer
 • Aucun dépôt mesurables de matières radioactives depuis Mars 19
 • les bases américaines et des installations de tous les débits de dose en dessous de 32 microrem mesure / h (32 millionièmes de REM) ** - un niveau sans risques connus pour la santé
 • agricole surveillance et d'intervention possibles seront nécessaires pour plusieurs centaines de kilomètres carrés autour du site:
 • échantillons de sol et l'eau sont la seule méthode infaillible pour déterminer les contre-mesures agricoles
• Terrain de surveillance peut donner une meilleure fidélité à identifier les domaines qui nécessitent d'échantillonnage agricoles
 

Contexte
• La Nuclear Regulatory Commission estime que l'Américain moyen absorbe 620 mRem par an * (ou 0,071 mRem / heure) **
• Un vol transatlantique produit en moyenne une exposition de 2,5 mRem *
• Une classique radio des poumons produit 10 mrem par image
• Les directives de l'EPA appellent à des actions de santé publique si l'exposition dépasse 1000 mRem sur 4 jours

 


     * Source: CNRC: http://nrc.gov/images/about-nrc/radiation/factoid2-lrg.gif

 
    
** Note: 1 millirems (mRem) = 10 µ (micro) Sieverts;
                 1 millirem (mRem) = 1000 µ (micro) rem

 

4

 


Version originale anglaise :

http://energy.gov/news/10194.htm

 

ou directement la page :

http://energy.gov/news/documents/051311__Joint_DOE_GoJ_AMS_Train_Data_FINAL.pptx

 

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 01:46

clear

  

Une nouvelle vidéo intéressante : Shigeru Aoyama Clear, conseiller technique en énergie nucléaire, visite la centrale de Fukushima Dai-chi (durée : 17min36). On commence à voir la centrale à partir de 3min30. On se dirige vers le réacteur n°4. La visite semble irréaliste, comme si on visitait une usine "normale". Il s'agit vraisemblablement d'une inspection des lieux. Les commentaires sont en japonais, mais les images inédites, sont parlantes.

 

lien :

http://www.youtube.com/watch?v=EDVXFu1pe8k&feature=player_embedded

 

 

 

 

Voir aussi dans ce blog :

 

Voir Fukushima (8)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-8-73615499.html

 

Voir Fukushima (7)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-7-73508521.html

 

Voir Fukushima (6)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-6-72817263.html

 

Voir Fukushima (5)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-5-72462945.html

 

Voir Fukushima (4)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-4-72364967.html

 

Voir Fukushima (3)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-3-72360441.html

 

Voir Fukushima (2)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-2-71376115.html

 

Voir Fukushima (1)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-71173053.html

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 00:47

cuve percée de nombreux trous

 

Cette illustration est l'image d'un réacteur à eau bouillante en construction identique à ceux utilisés à Fukushima Dai-ichi pour les unités 1 à 5. Sur cette photo, on voit la piscine torique à la base et l'enceinte de confinement, en forme de poire. A l'intérieur, la cuve du réacteur, qu'on ne peut pas voir.

 

Avec cette image, on est loin d'un shéma simplifié et réducteur d'Areva et on perçoit bien la complexité d'un réacteur. Une multitude de tuyaux et de circuits divers traversent l'enceinte de confinement. Chaque trou fragilise l'enceinte, c'est pourquoi l'on porte beaucoup de soin aux soudures qui doivent être irréprochables pour garantir l'étanchéité et la solidité de l'ensemble.

 

Pour la cuve du réacteur même, c'est la même chose, la qualité des aciers et des soudures doit être parfaite. Or, avec le tremblement de terre violent du 11 mars dernier, puis les problèmes de surpression et de surchauffe des réacteurs et d'explosion des bâtiments, les cuves ont été et continuent d'être malmenées.

 

Tepco vient d'annoncer que la cuve du réacteur n°1 avait des trous. C'est ce qui peut arriver de pire à un réacteur. Le coeur fondu, appelé corium, risque maintenant de descendre dans le fond de l'enceinte de confinement, puis dans la cavité située en dessous. S'il arrive là, il pourra alors commencer à ronger lentement la dalle de béton qui a 8 mètres d'épaisseur.  

 

Si le corium réussissait à traverser cette dalle, la pollution du sol géologique serait alors irrémédiable et dramatique. En 1986, l'union soviétique avait coulé une dalle de béton sous le réacteur de Tchernobyl pour éviter justement ce problème majeur.

 

Et en 2011, alors que deux mois se sont écoulés depuis le début de la catastrophe de Fukushima, on laisse une entreprise privée gérer seule la pire catastrophe nucléaire au monde...

 

 

Pour plus de détail sur cet accident majeur dans le réacteur n°1, lire l'article de Dominique Leglu ici :

http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/

 

autre source : Kyodonews

http://english.kyodonews.jp/news/2011/05/90715.html

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 18:35

fillette nippone - CopieJe relaie

cet appel

du réseau Sortir du nucléaire

qui se mobilise

en faveur des enfants japonais.

 

 

Signez aujourd’hui la pétition urgente pour refuser que les enfants japonais puissent être légalement exposés à des doses élevées de radioactivité !

 

Merci de diffuser cet appel le plus largement possible.

 

En France comme en Allemagne, 20 mSv/an est le seuil maximal d’irradiation recommandé pour les travailleurs du nucléaire. Au Japon, la loi sur les normes du travail interdit aux personnes de moins de 18 ans de travailler dans ces conditions. De plus, les nourrissons et les enfants sont plus vulnérables aux radiations que les adultes.

Or, le 19 avril 2011, le gouvernement japonais a décidé de relever de 1 mSv/an à 20 mSv/an la norme de radioprotection pour les écoles de la préfecture de Fukushima, où plusieurs réacteurs nucléaires sont en perdition depuis le 11 mars et relâchent de grandes quantités de radioactivité dans l’environnement.

Permettre que des enfants soient exposés à de telles doses de rayonnements, très dangereuses pour leur santé, est révoltant et inhumain. Nous condamnons fermement cette décision intolérable et en demandons instamment l’annulation immédiate.

Signez la pétition dès maintenant en cliquant sur ce lien ou en le recopiant :

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?page=petition-japon

 

 

 

Texte de la pétition qui sera adressée à M. Yasuo Saito, ambassadeur du Japon en France :

 

Votre Excellence,

 

En France comme en Allemagne, 20 mSv/an est le seuil maximal d'irradiation recommandé pour "les personnes affectées à des travaux sous rayonnements ionisants", c'est-à-dire pour les travailleurs du nucléaire. Au Japon, la loi sur les normes du travail interdit aux personnes de moins de 18 ans de travailler dans ces conditions. De plus, les nourrissons et les enfants sont plus vulnérables que les adultes aux effets sanitaires néfastes de la radioactivité.

 

Or, le 19 avril 2011, le gouvernement japonais a décidé de relever de 1 mSv/an à 20 mSv/an la norme de radioprotection pour les écoles de la préfecture de Fukushima. Permettre que des enfants soient exposés à de telles doses de rayonnements est révoltant et inhumain.

 

Nous condamnons fermement cette décision intolérable. C’est pourquoi, M. Saito,nous demandons instamment l'annulation immédiate de cette décision du gouvernement nippon autorisant l’exposition des enfants japonais à des doses de radioactivité pouvant atteindre 20 mSv/an.

 

Actuellement, 75 % des écoles élémentaires et intermédiaires de la préfecture de Fukushima présentent des niveaux de contamination tels qu'elles relèvent de « zones de contrôle des rayonnements » (0,6 microSv/h ou plus). Pire encore, 20 % des écoles relèvent de « zones individuelles contrôlées sur l'exposition » (2,3 microSv/h ou plus) et présentent une situation radiologique extrêmement dangereuse.

Aucune dose de radioactivité n'est inoffensive. La très officielle Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR) admet elle-même que « toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique ». Les normes d'exposition ne correspondent en aucun cas à des seuils d'innocuité scientifiquement fondés ; elles définissent seulement des niveaux de « risque admissible ». Admissible par qui ? Par ceux qui décrètent les normes, ou par ceux qui les subissent en pratique?

 

M. Saito, à ce jour, les nombreuses associations japonaises * qui se sont élevées contre cette décision n'ont eu aucune réponse tangible à leurs questions : pourquoi, comment et par qui cette décision a-t-elle été prise?

 

Ces questions sont aussi posées par M. Toshisô Kosako, qui a démissionné le 29 avril de son poste de conseiller spécial du Premier Ministre japonais en matière de protection contre la radioactivité. Lors d'une conférence de presse, le professeur Kosako, en larmes, a déclaré qu' "il est tout à fait inacceptable d'appliquer une telle limite de dose à des enfants en bas âge, et à des élèves de classe primaires, et il est urgent de revenir sur cette décision".

 

Votre Excellence, nous demandons instamment que le gouvernement japonais annule immédiatement la décision autorisant l'exposition des enfants à des doses d'irradiation pouvant atteindre 20 mSv/an, et prenne au contraire toutes les dispositions nécessaires pour les préserver de l'exposition à la radioactivité.

 

Nous demandons également que le gouvernement japonais rende public sans délai le nom des experts qui ont avalisé cette décision inhumaine.

 

Votre Excellence, nous espérons que vous mettrez tout en œuvre pour que votre gouvernement fasse droit aux demandes légitimes des associations japonaises * - des demandes qui sont aussi les nôtres. Nous vous prions de croire, M. Saito, à notre haute considération, ainsi qu'à notre vigilance quant aux mesures prises par le gouvernement japonais pour protéger ses citoyens.

Nous adressons nos pensées solidaires et notre soutien au peuple japonais dans les terribles épreuves qu’il affronte aujourd’hui.

* Pétition lancée par les associations Green Action, Greenpeace Japan, Citizens' Nuclear Information Center, Citizens Against Fukushima Aging Nuclear Power Plants (Fukuro-no-Kai), Osaka Citizens Against the Mihama, Oi, and Takahama Nuclear Power Plants (Mihama-no-Kai), Friends of the Earth Japan. Voir : http://fukushima.greenaction-japan.com/ et http://blog.canpan.info/foejapan/daily/201104/24. Voir aussi l'appel au secours lancé par le collectif japonais des Mères réunies pour Sauver les Enfants des Radiations : http://mscr2011.jugem.jp/?eid=4.

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 12:18

    album-flirk.jpg 

Quelle bonne idée ce catalogue en ligne de xtcbz !

Un visuel pratique pour voir un album de 70 photos inédites de la centrale de 福島第一

Ca change des photos choisies de Tepco

 

lien vers l’album :

http://www.flickr.com/photos/xtcbz/sets/72157626687253144/

 

  

  

Voir aussi dans ce blog :

 

Voir Fukushima (7)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-7-73508521.html

 

Voir Fukushima (6)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-6-72817263.html

 

Voir Fukushima (5)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-5-72462945.html

 

Voir Fukushima (4)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-4-72364967.html

 

Voir Fukushima (3)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-3-72360441.html

 

Voir Fukushima (2)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-2-71376115.html

 

Voir Fukushima (1)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-71173053.html

 

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 02:11

Deux mois après le tsunami dévastateur, le réacteur n°4 de la centrale de Fukushima Dai-ichi fume toujours - d’après les dernières images de la webcam de Tepco - et soulève de nombreuses et légitimes inquiétudes. Vu l’état des façades du bâtiment qui le protégeait, on se demande encore ce qui s’est réellement passé le 15 mars 2011 dans cette unité. A partir des données disponibles, on peut restituer le bâtiment en élévation et en plan et essayer d’analyser les différents éléments en cause, à savoir le réacteur, la cuve de confinement et les piscines, en relation avec les destructions visibles de l’extérieur.

 

    schéma réacteur 4 fukushima

 

Tout d’abord, il faut rappeler que ce réacteur n’était pas en fonctionnement lors du tsunami du 11 mars. C’est pourquoi le couvercle jaune de l’enceinte de confinement, visible sur certaines photos et vidéos, ne se trouve pas à sa place habituelle. Il est posé sur le niveau du plateau technique, au nord-ouest du bâtiment. Le fait de le voir à cet endroit n’est donc absolument pas étonnant, le réacteur étant en maintenance. Cela donne au moins une information : il n’y a pas à cet endroit de piscine.

 

reacteur 4 bulbe jaune (2)

Sur cette photo, on aperçoit, au travers de la façade est éventrée, le couvercle jaune de l’enceinte de confinement.

 

La façade nord a une forme concave. Cette déformation a été provoquée le 14 mars par la violente explosion du bâtiment voisin, celui du réacteur n°3. Mais cet évènement n’explique pas tous les dégâts observés. En effet, le lendemain, le 15 mars, entre 8 h et 10 h, deux ou trois grosses explosions ont eu lieu suivies d’un incendie. Cet incendie, arrêté vers midi, a repris le lendemain. Il semble avoir des périodes d’activité intermittentes, car on observe régulièrement depuis des fumées plus ou moins importantes sur ce côté du réacteur.

 

Il n’existe pas, à ma connaissance, de vidéos disponibles de ces explosions. Ont-elles été confisquées par Tepco ? Et si oui pourquoi ? Quoi qu’il en soit, il est évident, d’après les dégâts observés, qu'une explosion a eu lieu sous le niveau du plateau technique, exactement comme pour ce qui a été observé pour le réacteur n°3. Ce niveau est particulièrement visible sur la façade ouest qui a perdu ses 6 cloisons de béton à cette hauteur.

 

 réacteur 4

Façades ouest et sud (photo Tepco)

 

Sur le côté sud, très endommagé, le bâtiment a perdu deux niveaux de poutres en béton armé. L’ouverture béante laisse entrevoir une structure verte qui pourrait être le bord de la piscine de stockage de combustible. En effet, c’est de cet endroit que l’on observe soit de la vapeur, soit de la fumée grise.

 

 

piscine reacteur 4 après l'accident

Une structure verte apparaît dans l'ouverture béante de la façade sud (photo Tepco)

 

 

S’il ne semble pas y avoir de danger du côté du réacteur qui était vide au moment de l’accident, la piscine est un énorme problème car ses incendies à répétition dégagent une quantité phénoménale de radioactivité qui retarde les interventions. De plus, Tepco a reconnu qu’une fuite était probable dans la piscine de stockage de combustible, ce qui a fait que les sous-sols du bâtiment se remplissent d’eau fortement contaminée.

 

Une question reste posée pour ce réacteur n°4 : pourquoi de l’hydrogène s’est accumulé sous le niveau technique, à hauteur du sommet de la cuve de confinement ? En théorie, la piscine ayant son niveau supérieur au niveau technique, seul les deux derniers étages de béton armé auraient dû être atteints par l’explosion, et non le troisième. C’est la question légitime que se pose également l’association professionnelle des chauffagistes industriels, la VGB: « Explosion in concrete part of the reactor building of unit 4, athough no fuel inside of reactor ! » Est-ce que Tepco a répondu à leurs inquiétudes depuis ? Nul ne le sait.

 

 

trou bizarre au niveau du réacteur 4

 

 

La VGB (Verband der Großkessel  Besitzer), association professionnelle des chauffagistes industriels, est une organisation visant à défendre les intérêts des constructeurs et exploitants de centrales énergétiques. Elle a été fondée en 1920, son siège est situé à Essen. Actuellement, le groupe VGB se compose de cinq sociétés, spécialisées dans divers domaines : la formation du personnel des centrales, lesresearch activities and activités de recherche, la communication.

Site : http://www.vgb.org/

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 23:49

intérieur piscine reacteur 4 piscine du réacteur 4

 

Nouvelle vidéo de la piscine de stockage de combustible usé du réacteur n° 4

http://www.youtube.com/watch?v=QVqfPCsl2AA&feature=youtu.be

 

Vidéo de la piscine de stockage de combustible usé du réacteur n°3 (1)

 http://www.youtube.com/watch?v=KugIrnThul0

  

Vidéo de l'intérieur du bâtiment du réacteur 1

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=1CFZblqvw9s&feature=related

 

Vidéo de l'unité 1 par des robots

http://www.youtube.com/watch?v=lWqZbx8VbY4&feature=related

 

 

 

(1) Dificile d'apercevoir grand chose dans cette piscine dévastée remplie de fers à béton et de poutrelles métalliques tordues. Mais on constate qu'elle est encore remplie d'eau, donc il ne peut pas s'agir de la "piscine" éventrée mentionnée sur mon plan publié dernièrement. Je corrigerai donc mon shéma en fonction de ces nouvelles informations.

 

 

Voir aussi dans ce blog :

 

Voir Fukushima (6)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-6-72817263.html

 

Voir Fukushima (5)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-5-72462945.html

 

Voir Fukushima (4)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-4-72364967.html

 

Voir Fukushima (3)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-3-72360441.html

 

Voir Fukushima (2)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-2-71376115.html

 

Voir Fukushima (1)

http://fukushima.over-blog.fr/article-voir-fukushima-71173053.html

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 00:44

Mise à jour du 23/10/11

 

 

L’information donnée par le titre de cet article est fausse. La piscine du réacteur n°3 n’est pas éventrée. J’avais déduit cette donnée par une information provenant du blog de Sylvestre Huet. Or ce dernier s’est trompé mais n’a jamais rectifié son erreur. Il a mal situé la piscine sur une photo verticale (lien) : « Un zoom à la verticale sur le 3, où on distingue bien la piscine à combustibles usés, dans l'angle en haut et à gauche ».

...................................................................

 

 

La semaine dernière, j’affirmais que le réacteur n°3 avait explosé avec sa piscine de stockage, convaincu par un exposé dont j’ai cité la source. Bon voilà, c’était juste une conviction de blogueur, une humeur du jour, pas un article d’investigation. Mais depuis une semaine, j’ai approfondi le sujet et je vous livre aujourd’hui le résultat de mes recherches.

 

En fait, si personne ne peut être sûr de l’état du réacteur n° 3, à cause de la non visibilité de celui-ci, on peut toutefois analyser les photos disponibles des ruines du bâtiment qui le protégeait. Mais ces images sont rares et invariablement obliques et offrent la plupart du temps une vision partielle ou trop éloignée. De plus les bâtiments des réacteurs 1 à 4 se ressemblent énormément, et il est important d’analyser chaque image en sachant de quel réacteur il s’agit et en l’orientant.

 

Tout d’abord, il faut prendre en compte que les réacteurs 2, 3 et 4 sont construits sur un même niveau et ont les mêmes dimensions. Cela permet de constater quels niveaux ont disparu dans le bâtiment 3 : deux niveaux manquent côté ouest, et aucun côté est, du moins pour ce qui concerne les poutres en béton armé qui forment la structure de base des bâtiments 2 à 4.

 

récateurs 2 3 4 construits au même niveau coté est conse 

Côté est

 

2 3 4 coté ouest le reacteur 3 a perdu les 2 derniers nive

Côté ouest

 

Ensuite, à partir des données disponibles, je me suis attelé à la reconstitution en élévation des quatre façades du réacteur n°3. Pour ce faire, j’ai utilisé deux coupes transversales du réacteur de type GE Mark I, réacteur à eau bouillante construit à Fukushima dans les unités 1 à 5. A partir des photos extérieures et des coupes, j’ai restitué la hauteur des bâtiments, évaluée à 56-60 m à l’extérieur et à 17-18 m sous le niveau du sol.

 

Puis, grâce à l’observation minutieuse des photos et des vidéos, j’ai dessiné les murs encore existants, et laissé vide les espaces disparus dans les façades. Pour rendre plus lisible les figures, j’ai attribué une couleur différentes aux éléments les plus importants du réacteur : la cuve du réacteur (rouge), l’enceinte de confinement (jaune, son couvercle étant de cette couleur), la piscine torique (gris) et la piscine de stockage de combustible (bleu).

 

Enfin, j’ai établi un plan du bâtiment du réacteur n° 3 pour avoir une meilleure vision que celle donnée par cet enchevêtrement de poutres et matériaux divers visibles sur les photos aériennes.  Et pour finir, j’ai ajouté sur le plan les emplacements des différentes émanations du réacteur (fumée noire, vapeur). Cela donne une image nouvelle du réacteur n° 3, qui permet d’analyser plus finement la situation.

 

shéma réacteur 3 fukushima légère 

 

 

piscine éventréeCe qui frappe en premier lieu, c’est que la piscine de stockage de combustible carrée est éventrée : la paroi de béton verticale qui la supportait à l’ouest n’existe plus. Il est probable, comme le soutient Arnie Gundersen, que celle-ci ait été victime d’une micro-explosion nucléaire (réaction nucléaire « prompte »), et que tout ce qu’elle contenait soit parti dans l’atmosphère lors de l’explosion du 14 mars.

 

Source pour l'emplacement de la piscine de combustible : l'article de Sylvestre Huet, journaliste scientifique à Libération, "Fukushima : les photos où l'on voit presque tout"

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/03/fukushima-les-photos-o%C3%B9-lon-voit-presque-tout-.html 

 

Autre élément à constater : trois niveaux ont disparu sur les faces ouest et nord, ce qui signifie que l’explosion d’hydrogène qui a détruit le bâtiment dans un premier temps a eu lieu sous le niveau du plateau technique, à la hauteur du sommet de l’enceinte de confinement et de la cuve du réacteur. Celui-ci n’apparaissant pas sur les photos, sans doute recouvert par les décombres, il est impossible de dire dans quel état il est ; mais il est vraisemblable que cette enceinte se soit volatilisée, ou au moins la dalle antimissile la recouvrant, comme l’indique l’expertise de l’IRSN du 20 mars. Quelles que soient les hypothèses, l’enceinte de confinement n’est plus étanche car sa pression est celle de l’atmosphère et elle a perdu son rôle de protection.

 

L’état des murs indique aussi que l’explosion a eu lieu du côté ouest, la façade est gardant son entière élévation. Cela s’explique par la position désaxée du réacteur dans le bâtiment, on le voit avec le plan et les coupes sud et nord. L’explosion d’hydrogène a donc eu lieu du côté ouest, dans l’axe du réacteur.

 

Les photos et les vidéos montrent enfin de la vapeur s’échappant du côté est, c'est-à-dire à la verticale de la piscine torique. Celle-ci a peut-être été endommagée de ce côté. La fumée sombre quant à elle s’échappe des ruines sur le côté sud. Peut-être s’agit-il de débris de combustibles issus de la piscine de stockage qui a explosé.

 

Beaucoup de questions se posent encore. Par exemple, est-il possible que l’énorme flamme soit seulement due à une explosion hydrogène-oxygène ? Ce genre d’explosion donne habituellement de l’eau avec une flamme très difficile à voir. Si cette flamme-flash sortait de la piscine (elle est visible sur le côté sud), pourrait-elle correspondre à cette mini réaction nucléaire ? Et dans ce cas, l’explosion énorme qui suit pourrait-elle sortir de la cuve de confinement ? J’espère en tout cas que l’on va avancer dans la compréhension de cet évènement du 14 mars, grâce aux analyses recoupées de chacun. Mon prochain article portera sur le réacteur n° 4, avec également une analyse de ses façades.

 

 

 

 

 

     

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 01:37

gundersen

 

Dans une vidéo datée du 26 avril 2011, Arnie Gundersen, ingénieur de la société Fairewinds, propose une théorie sur l'explosion du réacteur 3 de la centrale de Fukushima Dai-ichi, au Japon.

 

Il m’a semblé intéressant de proposer une traduction française de son intervention. Pour ce faire, j’ai amélioré un texte de sous-titrage qui comportait de nombreuses erreurs. Mais ce texte avait au moins le mérite d’exister, même si le traducteur ne maîtrise pas complètement le français.

 

 

Vidéo originale :

http://vimeo.com/22865967

 

Vidéo sous-titrée originale (au choix : English, French, Japanese) :

http://www.universalsubtitles.org/ja/videos/2TnNJkefdfyZ/fr/80081/

 

 

 

Traduction en français de l’intervention

   

« Bonsoir, je suis Arnie Gundersen, de la société Fairwinds (Ingénieur Nucléaire Chef). Nous avons reçu beaucoup de courriers électroniques sur maints sujets, mais un sujet a suscité beaucoup de questions et de préoccupations, c'est ce qui est arrivé au réacteur numéro 3 : en comparaison avec le réacteur numéro 1et tout autre réacteur sur le site, pourquoi a-t-il explosé comme il l'a fait?

 

Donc, aujourd'hui je voudrais prendre l'opportunité de parler de ce que nous savons de manière certaine sur le réacteur 3, et donner quelques théories sur les causes possibles de la dévastation à ce réacteur.

 

Pour commencer, l’explosion au réacteur numéro 3 était beaucoup plus spectaculaire que l'explosion au réacteur numéro 1. Chez les ingénieurs, nous utilisons deux termes différents : la détonation, et la déflagration. En fait, les deux sont des explosions, dans un sens ordinaire, mais une déflagration est une explosion qui envoie une onde à la vitesse du son. Alors qu’une détonation est une explosion avec une onde qui dépasse la vitesse du son. Une détonation est beaucoup plus destructrice qu'une déflagration. Peut-être ça ne semble être qu’une nuance technique, mais en fait c'est là toute la différence entre ce qui est arrivé au réacteur numéro 1 et ce qui est arrivé au réacteur numéro 3. Si, vous regardez le panache de fumée qui monte au-dessus du réacteur numéro 1, il se propage moins vite que celui du réacteur 3.

 

Je voudrais attirer votre attention sur plusieurs détails dont nous sommes certains à propos du réacteur 3, puis fournir des hypothèses sur les causes. D'abord l'explosion au réacteur 3 est beaucoup plus puissante que celle du réacteur 1. Deuxièmement, une quantité supérieure d'énergie qui monte verticalement. Ca s'appelle un vecteur. Il y a un vecteur ascendant sur l’unité 3, ce qui n’est pas le cas pour l’unité 1. C'est un indice important dont on parlera plus loin.

 

On constate clairement qu'il y a eu une véritable explosion au réacteur 3. Si vous regardez le côté sud, ou à droite du bâtiment [sur la vidéo, ndt], on voit une flamme jaune qui apparaît avant la montée de la fumée noire. C'est un autre indice important dont on parlera aussi. Il semble que les morceaux de barres de combustible ont été trouvés à 2 miles de la centrale.

 

Par ailleurs, à l’unité 4, par comparaison, les barres de combustible sont restées sèches, et l'ensemble du combustible est resté intact. C'est évident que ces barres ne pouvaient pas venir du réacteur 4, donc le combustible trouvé hors du site est venu du réacteur 3.

 

D'autres découvertes encore. L'uranium, dans une forme de poussières très fines, a été trouvé à Hawaii et sur la côte ouest des Etats Unis ; du plutonium a été trouvé sur place, aussi dans la forme de poussière ; et un isotope qui s'appelle américium a été trouvé en Nouvelle Angleterre, sur la Côte Est. On les appelle des transuraniens, car ils sont plus lourds que l'uranium, ce qui indique qu’un combustible nucléaire a été endommagé et en plus, que ce combustible s’est volatilisé à la centrale de Fukushima.

D’autre part, les photos du réacteur 3 prises après l'explosion indiquent qu'une grande partie du bâtiment manque, spécialement sur le côté sud. Cependant, les photos infrarouges montrent qu'il y a toujours une source de chaleur sur le côté sud.

Donc, dernièrement, on est sûr, et les données le confirment, que le confinement, et le réacteur 3 même sont toujours intacts.

 

Il y a ici un mystère. Le réacteur est intact, mais le bâtiment est presque complètement détruit. Pourquoi? Je crois que le bassin de refroidissement, un bassin qui mesure 50 pieds sur 50 pieds, et a 50 pieds de profondeur, était vide, et il s’est remplit avec des gaz, puis il explosé verticalement. Le bassin est ouvert sur le dessus, mais, car les côtés sont fermés, faisant une barrière, c'est possible que ça ait provoqué une explosion qui monte verticalement, comme on l’a vu. Le bassin était comme la bouche d'un fusil, qui a fait monter l'explosion.

 

On constate aussi en regardant les photos qu'il y a beaucoup de gravats qui redescendent. Ce sont les barres de combustible et des morceaux d’uranium et de plutonium, ce qui explique pourquoi on en a découvert à quelques miles du site.

En plus, la couleur noir du panache de fumée indique qu'il y avait dedans de l'uranium et du plutonium volatilisé. Sous la forme d’aérosol, ils pouvaient voyager très loin, jusqu'aux Etats Unis, à Hawaii, sur la Côte Ouest et ici en Nouvelle Angleterre.

 

Mais, qu’est-ce qui a provoqué cette force vers le haut ? Si la réaction avait été uniquement de l’hydrogène et de l'oxygène, cela aurait produit seulement de l'eau.

Dans ce cas, l’onde se serait propagée à la vitesse du son, et ça aurait été une déflagration, et c'est ça qui est arrivé au réacteur 1. C'est impressionnant, mais ce n'est pas explosif. En revanche, il y a eu une détonation au réacteur 3. La taille massive du panache de fumée noire, et la flamme jaune au moment de l'explosion du réacteur 3, indique une détonation.

 

Alors, quel était la cause de cette détonation? La réaction oxygène-hydrogène n'explique pas cette explosion. Il faut chercher l'explication ailleurs, et nous n'avons pas encore la réponse définitive. Une hypothèse plausible est que l'explosion a commencé avec une réaction oxygène-hydrogène. Immédiatement après, cette réaction à créé un choc suffisant à déformer les barres de combustible nucléaire, ce qui a produit une réaction nucléaire et la détonation, suivie d’un panache de fumée noire et l'éjection des gravats irradiés du réacteur 3 du central de Fukushima.

 

Il existe des moyens pour tester cette hypothèse, qui consiste à mesurer les sortes d'isotopes dans cette fumée. Nous savons que l'armée a des avions en vol, et nous pouvons croire qu'il y a des laboratoires qui ont calculé les différentes sortes de substances. Il y a deux isotopes de xénon, et leur ratio dans la fumée peuvent confirmer si oui ou non qu'il y a eu une explosion due à la perturbation de la masse critique. Les données existent, même si elles ne sont pas encore disponibles.

Notre gouvernement [USA] doit certainement les avoir.

 

Je vous remercie, et quand je disposerai de plus d'information, je vous tiendrai au courant. » 

 

 

(Si vous constatez qu’il reste encore des erreurs de traduction, merci de me le signaler, je ferai la correction.)

 

 

Qui est Arnie Gundersen ?

 

Arnold, ou Arnie Gundersen est un ancien cadre de l'industrie de l’énergie nucléaire. Il a plus de 25 ans d’expérience dans le domaine de la surveillance du démantèlement. Aujourd’hui, il est ingénieur en chef chez Fairewinds Associates, entreprise de recherche, d’expertise et d’aide juridique sur les questions de fiabilité et de sécurité dans l’industrie nucléaire. A. Gundersen a remis en question la sécurité de l’AP1000 de la Westinghouse Electric Company, un projet de troisième génération de réacteurs nucléaires. Il a également exprimé ses préoccupations concernant le fonctionnement de la centrale nucléaire de Vermont Yankee. Il a participé à l'enquête sur l’accident de Three Mile Island en tant que témoin expert.

 

sources :

http://en.wikipedia.org/wiki/Arnold_Gundersen

http://fairewinds.com/content/who-we-are

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 01:18
Malgré leur apparente uniformité de forme et de couleur avant la catastrophe, les six réacteurs de la centrale de Fukushima Dai-ichi ne sont pas identiques. Ils ont été construits à différentes époques, de 1967 à 1979, par trois constructeurs différents : General Electric, Toshiba et Hitashi. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles ils ne réagissent pas de la même manière aux contraintes qu’ils subissent durant la catastrophe.
 
Un petit rappel des évènements spectaculaires, mais aussi fortement polluants, qui ont concerné les 4 premiers réacteurs, et se sont produits juste après le tsunami, du 12 au 16 mars.
 
les 4 réacterus
Les 4 réacteurs endommagés (photo satellite)
les 4 réacteurs accidentés
source : image créée par Roulex 45
 
 
 
reacteur 1 photoSamedi 12 mars : réacteur 1
(mis en service en 1970, construit par Général Electric)
 
15 h 36 : explosion de la partie supérieure du bâtiment. Le toit semble s’être effondré, produisant une propagation horizontale des nuages de poussière.
Structure restante sur 3 niveaux : croisillons de poutrelles métalliques
  
Vidéo de l’explosion :
 
 
 
 
 
vue de côté reacteur 3 cryptoem 5 avrilLundi 14 mars : réacteur 3 (mis en service en  1974, construit par Toshiba)
  
11 h 01 : l’explosion se produit en deux temps. Une première explosion est visible sur le côté sud de manière horizontale avec un flash de lumière, et quasi simultanément une seconde souffle le toit de manière verticale. Il reste 3 niveaux de poutres de béton armé côté est, les 3 autres côtés ont disparu pour cette même hauteur.
Structure : poutres de béton armé
 
Vidéo de l’explosion :
 
 
 
reacteur 2Mardi 15 mars : réacteur 2
(mis en service en 1973, construit par Général Electric)
 
6 h 10 : Contrairement aux deux précédentes explosions sur les réacteurs 1 et 3, celle du réacteur 2 n'a pas été visible de l'extérieur et n'a pas détruit le bâtiment externe. L’explosion a endommagé la piscine de condensation de l’enceinte de confinement.
 
Vidéo de l’explosion :
Elle n’existe pas apparemment.
 
 
 
réacteur 4Mardi 15 mars: réacteur 4 (mis en service en 1978, construit par Hitashi)
6 h 14 : TEPCO annonce qu'une partie du bâtiment du réacteur no 4 est endommagé
8 h 00 (?) : le hall d'opération du réacteur 4 est victime de deux grosses explosions qui causent deux brèches d’environ 8 mètres de large sur l’enceinte extérieure du bâtiment abritant le réacteur.
9 h 38 : explosion suivie d’un incendie de la piscine de stockage du combustible, qui s’éteint vers midi. La structure de base du bâtiment est encore quasiment entière, mais très endommagée à cause des explosions et des incendies.
 
Vidéos des explosions :
Elles existent peut-être, mais je ne les ai pas encore trouvées (si quelqu’un connaît un lien, je l’ajouterai)
 
Mardi 15 mars : Selon la WMO, le réacteur 3 aurait subi une nouvelle explosion, à 11 heures.
  
Mercredi 16 mars : réacteur 4
5 h 45 : nouvel incendie qui s’arrête vers 9 h 40
 
(Mise à jour) Mercredi 23 mars : réacteur 3
Un incendie débute avant 16 h 00 au niveau 4 du bâtiment réacteur. Selon la NISA, il était encore visible à 21 h 30. Il a donc duré au moins 5 heures. A 23 heures, il était éteint.
 

(Mise à jour) Lundi 30 mairéacteur 4 - Tepco a rendu compte le 31 mai d'une explosion provenant de la partie sud du réacteur N°4 qui se serait produite le 30 mai à 14h30. Pas de feu, de fumée ni d'augmentation de radioactivité n'ont été notés. Tepco soupçonne un engin técommandé de déblaiement des débris qui pourrait avoir endommagé un réservoir de gaz et provoqué son explosion.

source : http://www.franceculture.fr/blog-en-quete-de-science-2011-05-29-fukushima-le-mystere-du-reacteur-n%C2%B04.html
 
Sources : Wikipédia
 
Sources photos : Tepco
 
 
Vidéo de la chronologie des évènements :
 
 
 
Chronolgie par l'AFP

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