17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 01:54

DSCF2325Trop de mauvaises nouvelles depuis plusieurs mois pour ne pas souligner les bonnes ! Cette semaine, au Japon et en France, deux personnalités se sont fait remarquer par leurs propos au sujet de la sortie du nucléaire. Même si ce ne sont que des paroles, elles marquent le début du tournant mondial provoqué par la catastrophe de Fukushima : l’industrie nucléaire étant à la fois trop dangereuse et plus du tout rentable, l’humanité va progressivement quitter cette ère honteuse pour les générations futures. Bien évidemment, cela ne se fera pas d’un coup de baguette magique, il faudra sans doute plusieurs décennies, mais si les hommes politiques au pouvoir commencent enfin à prendre conscience de la nécessité du changement, on est sur le bon chemin.

 

Kan_Naoto.jpg Naoto Kan (photo Sebastian Pinera)

 

« Le risque nucléaire est trop fort »

 

Naoto Kan, premier ministre du Japon, a déclaré mercredi : « On ne peut plus soutenir que la politique menée jusqu’à présent garantisse la sécurité de l’exploitation de l’énergie nucléaire. Nous devons concevoir une société qui puisse s’en passer. »

Quelle audace ! Et quelle surprise ! Avant l’accident de Fukushima, ce même homme prévoyait une augmentation de la part de l’électricité nucléaire dans la production totale à plus de 50% d’ici à 2030, contre quelque 30% en 2010. Aujourd’hui, il envisage de revoir de fond en comble la politique énergétique du Japon : Naoto Kan plaide pour une « réduction progressive » de la part de l’électricité nucléaire au profit des énergies renouvelables (solaire, éolienne, biomasse, etc.) avec pour objectif de s’en affranchir totalement.

Evidemment, les médias, sous influence financière de Tepco, ont vivement critiqué les propos du premier ministre. Mais malgré son impopularité au Japon, il a indiqué qu’il quitterait le pouvoir une fois adopté un texte sur les énergies renouvelables. Il est clair que les Japonais, de moins en moins favorables à l’énergie nucléaire, vont maintenant attendre des actes, car si « l'abandon du nucléaire est une idée qui monte en puissance" selon l'Asahi, elle "ne doit pas être seulement un slogan", poursuit le Mainichi.

 

Aujourd’hui, seuls 19 réacteurs sur 54 sont en activité au Japon, ce qui montre la grande faiblesse de cette énergie en cas de tremblement de terre.

 

 

éric besson Eric Besson

 

« Nous allons étudier tous les scénarios possibles du mix énergétique des années qui viennent », « Aucun scénario ne sera écarté, y compris, les scénarios de sortie du nucléaire »

 

Eric Besson, pronucléaire notable et ministre français de l’industrie, a précisé qu’une étude prospective était lancée afin d'envisager les scénarios de sortie du nucléaire. Ce programme s’appelle « Energie 2050 ». « Ce programme, qui vient de démarrer et sera piloté par Bercy, prévoit le passage en revue de toutes les sources d'énergie, de la demande et des « sources de production », a précisé Eric Besson sur Europe 1. La grande nouveauté, c’est que parmi les hypothèses, la fin du nucléaire à l'horizon 2040-2050 sera envisagée, ce qui est une grande première pour l'exécutif français.
Bien que le gouvernement, Nicolas Sarkozy en tête, soit favorable à l’énergie nucléaire, les Français sont en train d’évoluer sur le sujet : suite à la catastrophe de Fukushima, les récents sondages montrent qu’une majorité de Français ne sont pas favorables à cette énergie et de ce fait, il est probable que l’énergie sera un thème fort lors de la campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2012.

Fukushima a fait bouger les choses. Avant, on ne parlait pas de nucléaire, c’était un sujet tabou. A partir de maintenant, cela devient un enjeu électoral et chaque parti s’en empare : alors que sans surprise Europe-Ecologie-les-Verts veut mettre en œuvre une sortie rapide du nucléaire, le PS, plus divisé, envisage soit une dénucléarisation sans fixer d'échéance (Martine Aubry), soit une réduction de la part de l'atome à 50% d'ici 2025 (François Hollande), soit une sortie d'ici 40 ans (Ségolène Royal).

 

A chacun maintenant d’aider les politiques qui nous gouvernent ou qui vont nous gouverner à faire bouger la ligne encore plus loin,

- en les informant sur ce qui se passe réellement au Japon,

- et en leur indiquant que l’énergie sera un sujet clé pour les prochaines élections.

 

Aujourd’hui en France, de nombreuses centrales nucléaires sont en passe de devoir être arrêtées à cause du manque d’eau dans les rivières qui assurent le refroidissement des cœurs, ce qui montre une autre faiblesse de cette énergie (voir article de l’observatoire du nucléaire).

sources :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/bffd2e40-ad8f-11e0-afdb-44023cd0aa9f

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/07/13/04016-20110713ARTFIG00632-le-japon-envisage-de-sortir-du-nucleaire.php

http://www.sciencesetavenir.fr/depeche/nature-environnement/20110714.AFP7124/japon-le-premier-ministre-kan-critique-pour-la-vacuite-de-ses-propos-sur-le-nucleaire.html

http://www.francesoir.fr/actualite/politique/sortir-du-nucleaire-gouvernement-cogite-116878.html

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 22:00

goupil.jpg

Un accident disent-ils une centrale ils ont perdu le contrôle

Les radiations sont partout et j'habite presque à côté

Le matin je vais à l'école comme tous les enfants

J'ai six ans papa m'a dit si le dosimètre monte plus haut que le trait tu t'éloignes

Tu me cherches

Le dosimètre a dépassé le niveau je ne vais pas à l'école je cherche papa

Je demande aux gens qui passent vous n'avez pas vu mon papa

Il travaille dans une banque

Non on ne l'a pas vu

Les gens regardent mon dosimètre

Ils ont peur

Peur

De me toucher

De me regarder

Peur

Que je les contamine

Peur

De me parler ils s'en vont très vite

Peur

Ils ont appelé des gens qui ressemblent à des cosmonautes

Avec leurs combinaisons blanches

Je ne vois même pas leurs yeux

J'ai peur

Ils m'emmènent

Me font monter dans un camion

Déshabiller

Doucher

Ils me passent un drôle d'appareil qui grésille

Tout autour de moi

Je suis nu

J'ai froid

Peur

Où sont papa et maman

Une autre douche

Encore l'appareil il grésille moins fort

J'ai le droit de ressortir

Pour cette fois ça va ils m'ont dit

Où sont tes parents

Je ne sais pas je les cherche

Comment tu t'appelles

Je dis mon nom

Où tu habites

Ils me ramènent chez moi

C'est long

J'ai peur

Ils m'ont donné un nouveau dosimètre

Ils donnent l'ancien à papa et maman

Tout va bien il est décontaminé

Papa et maman pleurent

Pourquoi vous pleurez

La ville est contaminée

Les radiations arrivent

La vie change on doit déménager

Ça fait trois fois

Et on a tous été irradiés

Cette fois on ne déménage pas on attend

C'est la fin

Des larmes

La douleur

Ils n'ont pas de dosimètre

Ils savent

 

Jérôme Goupil, 9 juillet 2011

 

source :

http://www.jeromegoupil.com/fr/News/Entr%C3%A9es/2011/7/11_Irradi%C3%A9s.html

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 02:03
Du 24 mai au 3 juin 2011, une équipe scientifique de la Criirad est allée au Japon, dans les préfectures d’Ibaraki et de Fukushima. Composée de Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et responsable du laboratoire de la Criirad, et de Christian Courbon, technicien spécialiste des investigations de terrain, cette mission d’étude avait un triple objectif : évaluer les niveaux d’irradiation, former et équiper des citoyens et des associations japonaises au contrôle radiologique, et limiter au maximum l’exposition des personnes.
Au moment où la Criirad édite la vidéo d’une conférence faite fin juin pour faire connaître le compte rendu de la mission, l’IRSN publie une synthèse sur la pollution radioactive sur terre, un article du site d’Alexander Higgins dévoile une contamination importante du sol de la banlieue de Tokyo et l’Acro met à jour les résultats de ses propres analyses. Il est donc intéressant de comparer leurs différentes approches.
 

 
 
 Vidéo de la conférence de la Criirad du 29 juin 2011 à Lyon avec Bruno Chareyron (1/2 h)
 
1) Informations données lors de la conférence de la Criirad
Selon Bruno Chareyron, les Japonais ont été très mal informés et très mal protégés. Très peu de pastilles d’iode ont été distribuées pour éviter les cancers de la thyroïde. Des doses extrêmement élevées de radiations ont été relevées seulement 10 jours après le début de la catastrophe, ce qui est inacceptable car on a laissé la population dans l’ignorance du danger des retombées.
La Criirad ne comprend pas comment cela a pu se passer dans un pays moderne, riche comme le Japon, ayant des ingénieurs en radioprotection. Cela est inacceptable 25 ans après Tchernobyl.
Par ailleurs, la simulation de l’IRSN du 17 mars a laissé penser qu’il ne fallait évacuer personne, alors qu’on était en pleine contamination. La simulation a été faite sans chiffres fiables, puisqu’encore aujourd’hui, on ne connaît pas exactement la réalité de cette contamination.
 
Fin mai 2011, les mesures de terrain et analyses de sol effectuées par le laboratoire de la Criirad sur la ville de Fukushima, située à 60-65 km de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, indiquent que les retombées de césium 134 et 137 radioactif sont de plusieurs centaines de milliers de Bq/m2 : 490 000 Bq/m2 sur la pelouse de l’école primaire Moriai ; plus de 700 000 Bq/m2 dans le quartier Watari.
Les débits de dose relevés à 1 mètre du sol, en extérieur, sont plus de 10 fois, voire plus de 20 fois supérieurs à la normale (supérieurs à 1 et 2 μSv/h). L’irradiation est encore mesurable dans les étages des bâtiments. Des mesures effectuées au 4ème étage d’un immeuble ont montré un excès de radiation qui augmente lorsqu’on se rapproche des fenêtres, même fermées.
Les maisons ne sont donc pas vraiment des protections, car les rayonnements gamma des radionucléides qui sont sur le sol à l’extérieur sont très puissants et traversent les murs et les fenêtres. A l’intérieur d’une maison individuelle du quartier Watari, la Criirad a mesuré un débit de dose plus de 3 fois supérieur à la normale au contact du tatami dans la chambre des enfants (0,38 μSv/h) et 6 fois supérieur dans le salon à 1 mètre du sol (0,6 μSv/h). Devant la maison, on mesure 2,2 μSv/h dans le jardin d’agrément et 2,9 μSv/h au niveau de la pelouse d’une école proche (mesures à 1 mètre du sol).
Un prélèvement sous une balançoire de la ville de Fukushima a donné un taux de radioactivité en césium de 370 000 Bq/kg, donc la terre de cette école peut être considérée comme un déchet radioactif.
La centrale de Fukushima Daiichi souffre également d’un manque de contrôle de la radioactivité de l’air : la balise qui se trouve devant la centrale ne fonctionne que 20 minutes par jour. Tepco répond à ce problème en prétendant qu’ils n’ont pas assez de personnel disponible pour changer les filtres.
 
Selon la Criirad, les autorités japonaises n’ont pas lancé de critères d’évacuation obligatoire suffisants. Si rien n’est fait, les habitants de la ville de Fukushima pourraient subir dans les douze mois à venir une irradiation externe de plusieurs milliSieverts alors que la dose au-delà de laquelle le risque de cancer est jugé inacceptable par la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) est de 1 milliSievert par an, ce qui correspond à 5 décès pour 100 000 personnes exposées.
Or les autorités japonaises ont fixé une limite de dose de 20 milliSieverts comme critère pour décider d’évacuer définitivement ou non les populations. Ceci correspond à un risque de cancer mortel à terme 20 fois supérieur au risque acceptable en France. Ceci est d’autant plus grave que les habitants de Fukushima ont déjà été fortement exposés. Il faut également tenir compte des doses liées à la contamination interne que ces populations continuent à subir par ingestion de denrées contaminées et des risques liés à l’inhalation de poussières à partir du sol contaminé.
 
L’intérêt de la mission de la Criirad au Japon a été de permettre aux Japonais qui ont rencontré Bruno Chareyron et Christian Courbon d’intellectualiser cette menace invisible, afin de mieux s’en prémunir.
 
 
2) Le rapport de l’IRSN
carte irsn pollution japon 24 mai"Synthèse des informations disponibles sur la contamination radioactive de l’environnement terrestre japonais provoquée par l’accident de Fukushima Dai-ichi"
13 juillet 2011
Selon ce rapport que vous pouvez consulter avec le lien ci-dessus, il n’est pas dangereux de boire du thé faiblement radioactif. Les amateurs de thé apprécieront, j’en suis certain !
Par ailleurs, l’IRSN utilise différentes unités de mesures de radioactivité, soit des Bq/kg (densité massique), soit des Bq/m² (densité surfacique) ce qui ne permet pas de lire le document de façon aisée puisque l’on saute de l’une à l’autre sans explication ni données de comparaison. Il est évident qu’il serait plus juste de donner uniquement des mesures de densité surfacique, car c’est sur le sol que les hommes vivent.
Toutefois, on pourrait quand même comparer ces mesures en transformant les densités massiques en densité surfacique. Mais, petit problème, il manque deux données essentielles : la densité de la terre prélevée et la hauteur du prélèvement. Seul le prélèvement de l’ACRO comporte l’information de profondeur (2 cm). Il faut donc utiliser une densité minimale pour la terre superficielle d’environ 1200 kg/m3 (densité de la terre végétale = 1200, densité de l’argile ou du sable = 1700) pour ensuite envisager de convertir la mesure de 86 680 Bq/kg pour l’iode 131 (prélèvement du 31 mars à Iitate Maeda) avec cette formule : Bq/kg (radioactivité massique) x kg/m3 (densité de la terre) x m (profondeur de prélèvement) = Bq/m² (radioactivité surfacique)
Ce qui donne :
86 680 x 1200 x 0,02 = 2 080 320 Bq/m²
Eh oui, 2 080 320 Bq/m², ça fait plus mal aux yeux dans un rapport que 86 600 Bq/kg ! Voilà comment les scientifiques manient les chiffres pour manipuler les gens.
 
Quant aux autres données de l’IRSN en Bq/kg, impossible d’en tirer quoi que ce soit puisqu’il n’est jamais mentionné la profondeur du prélèvement. Dommage, ça aurait été intéressant, car plus le prélèvement est profond, plus la radioactivité massique baisse !
 
Pour la ville de Fukushima, si on compare les mesures faites par la Criirad et celles fournies par l’IRSN, voici ce que l’on constate :
Selon la Criirad (Ville de Fukushima, fin mai 2011, césium 134 et 137) :
- 490 000 Bq/m² sur la pelouse de l’école primaire Moriai
- Plus de 700 000 Bq/m2 dans le quartier Watari.
Selon l’IRSN (Ville de Fukushima) :
- 48 Bq/m² en césium 134 du 29 au 30 mai 2011,
- 70 Bq/m² en césium 137 du 30 au 31 mai 2011, soit un total pour le césium de 118 Bq/m².
       

[ Il y a comme un problème de mesure pour l’un ou pour l’autre ! A la même date (fin mai), les mesures données par l’IRSN sont 5 000 fois inférieures à celles de la Criirad. Certes, il peut y avoir des écarts énormes entre des endroits très rapprochés mais quand même, cela est très surprenant. Cela voudrait-il dire que l’IRSN ne retient que les « bons » endroits ou que la Criirad ne retient que les « mauvais » (en dessous d’une balançoire par exemple) ? ]

Correction du 15 juillet 2011 13h : suite à un commentaire pertinent d’un lecteur, je supprime ce paragraphe car on ne peut effectivement pas comparer un flux avec un dépôt. La Criirad donne une somme de dépôts radioactifs accumulés sur le sol alors que l’IRSN donne le flux, c’est-à-dire l’apport de poussières radioactives en une journée. L’erreur provient de l’utilisation de la même unité « Bq/m² » dans les deux mesures. Pour un flux, il faudrait plutôt utiliser « Bq/m²/j » pour plus de clarté.

Peut-être y verra-t-on plus clair avec les mesures effectuées par un Japonais dans la banlieue de Tokyo ?
 
3) Article “52,547 Bq/Kg of cesium radiation found in soil just outside Tokyo – 135 miles south of Fukushima
52547-Bq-per-Kg-Cesium-Radiation-Found-In-Soil-On-Outskirts
Je ne vais pas développer cet article écrit en anglais, mais simplement résumer l’information la plus importante : selon l’auteur de l’article, Alexander Higgins, un Japonais a fait analyser un échantillon de terre prélevé à Kashiwa, à une trentaine de km au nord-est de Tokyo. Les résultats du laboratoire montrent un rayonnement de 52 547 Bq/kg de césium : 23 663 Bq/kg de césium 134 et 28 884 Bq/kg de césium 137.
‎52 547 Bq/kg, ça fait vraiment beaucoup ! Il doit être, au même titre que la terre sous la balançoire de Fukushima, considéré comme un déchet radioactif (limite maximale au Japon fixée à 8000 Bq/kg).
Si on essaie de comparer ces mesures alarmantes avec celles de l’IRSN, eh bien on ne peut pas, tout simplement, car cette « synthèse » n’en fournit pas. Le rapport mentionne simplement que « dans la grande majorité des préfectures japonaises (dont Tokyo), le césium 134 et le césium 137 ne sont plus détectés dans les retombées atmosphériques collectées ». Mais il ne parle pas des mesures faites au sol.  Pourquoi ? Dans quel but l’IRSN laisse-t-il les habitants de Tokyo dans l’ignorance ?
 
4) Résultats des mesures de l’ACRO : mise à jour au 13 juillet 2011
acroCe laboratoire indépendant a reçu des échantillons en provenance des provinces de Fukushima et de Miyagi qui mettent en évidence une contamination alarmante, ce qui ne contredit en rien les relevés de la Criirad.
Je ne peux reproduire ici tous les tableaux, il est préférable de consulter le site directement à l’aide du lien donné ci-dessus.
Quant à la ville de Kashiwa, l’Acro relève que la contamination surfacique des sols en césium 137 est supérieure à la limite biélorusse de 37 000 Bq/m2 qui implique un contrôle radiologique périodique et qu’il conviendrait de faire une étude plus détaillée de la contamination de cette zone. Cette conclusion ne contredit pas non plus les résultats de l’analyse décrite plus haut par Alexander Higgins.
 
safecast.jpgPour conclure, il semble prudent de conseiller aux Japonais de ne pas tenir compte des mesures officielles. Elles sont souvent prises trop en hauteur (sur les toits par exemple), en dehors de la réalité de la vie humaine qui se passe la plupart du temps au sol. Quant on compare les données officielles aux mesures des organisations indépendantes des intérêts liés à l’industrie nucléaire, on se rend compte qu’il y a une manipulation des données pour désinformer la population. Il existe enfin un site qui rassemble des centaines de milliers de mesures réalisées au Japon par les citoyens volontaires avec des compteurs Geiger. C’est le site http://safecast.org/présentant des cartes interactives.
 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 12:30

lauvergeonLa nouvelle est tombée le 12 juillet, révélée par le Point, mais la décision avait été prise depuis quelques semaines par les actionnaires de Libération : Anne Lauvergeon sera bientôt présidente du conseil de surveillance du journal "Libération". Pour mémoire, en 1999, DSK la nommait PDG de la COGEMA, en 2001 elle fondait le groupe AREVA dont elle prenait la tête et en 2011, il y a quelques jours, elle était remplacée par Luc Oursel.

 

Donc maintenant c’est clair, la femme reconnue parmi les 100 personnes les plus influentes dans le monde va orienter Libé.

 

« Libération » journal pronucléaire ? Ca va faire drôle. Quoique… Sylvestre Huet, journaliste scientifique du journal nous avait déjà habitués à cette tournure éditoriale. Son dernier article sur Fukushima, daté du 6 juillet, est juste là pour dire quelle est la bonne information :

Sylvestre-huet.jpg« Des acteurs sociaux conduits par des objectifs, convictions et intérêts divers voire divergents interfèrent avec une bonne information des citoyens. »

 

A vrai dire, ce journaliste n’aime pas les associations indépendantes, il l’avait prouvé en descendant en règle la Criirad dans son article du 17 juin :

« Il est regrettable de constater que la CRIIRAD ne joue pas son rôle de contre-expertise citoyenne, rôle nécessaire et souhaitable, par défaut de compétence... »

 

Car le journaliste scientifique ne prend en compte que l’information officielle, qu’elle provienne de Tepco, du gouvernement japonais ou de l’IRSN, et s’en explique dans son article du 23 juin :

« Les sources d'informations "officielles" sont diverses, selon qu'elles émanent de l'industriel (la TEPCo), de l'Autorité de sûreté japonaise, du gouvernement japonais. Elles sont très souvent incompréhensibles directement. Et l'effort d'explication de l'industriel est la plupart du temps proche de zéro. Volonté d'embrouiller tout le monde ou incapacité ? Je ne peux trancher, il faudrait vivre au Japon pour cela. ».

 

Ah bon, donc comme on ne vit pas au Japon, on ne peut avoir d’avis tranché ! Dommage d’entendre cet aveu de la part d’un journaliste scientifique, alors que les faits, rien que les faits, montrent que le gouvernement japonais et Tepco ont caché la fusion des cœurs de Fukushima Daiichi durant des mois !

 

Le dernier article scientifique du blog de Sylvestre Huet a été celui consacré à la décontamination de l’eau, le 22 juin, il y a 3 semaines maintenant. Un article à la gloire d’Areva ou il parle d’une « boucle fermée » (ça me rappelle le discours de l’IRSN). Cela voudrait-il signifier que la catastrophe de Fukushima est terminée ? Il n’y a plus rien à dire ? Qui parlera à l’avenir des coriums ingérables et des vapeurs hautement radioactives qui s’échappent en continu de la centrale ? Qui parlera du combat de la population japonaise pour être véritablement informé ?

 

Peut-être va-t-il falloir s’informer de manière différente maintenant ?

 

 

A lire aussi, cette lettre ouverte d'Agir pour l'environnement :

« Anne Lauvergeon, future présidente du conseil de surveillance de Libération : l'aberration ! »

    et puis

"Anne Lauvergeon, ministrable, lâchée sur la gauche à huit mois de 2012".

 

 

Autres sources :

http://www.energie2007.fr/actualites/fiche/3448/areva_nucleaire_lauvergeon_liberation_twitter_reactions_130711.html

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/exclusif-anne-lauvergeon-bientot-presidente-du-conseil-de-surveillance-de-liberation-12-07-2011-1352167_52.php

http://elysee.blog.lemonde.fr/2011/06/16/areva-aucune-decision-nest-prise-assure-lelysee/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_femmes_les_plus_puissantes_du_monde_selon_Forbes#Top_10_de_l.27ann.C3.A9e_2011

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 01:41

irsnL’IRSN a publié le 11 juillet une « Synthèse actualisée des connaissances relatives à l’impact sur le milieu marin des rejets radioactifs du site nucléaire accidenté de Fukushima Dai-ichi ». Cette note d’information présente et commente les informations les plus récentes recueillies par cet organisme, depuis la seconde note d’information du 13 mai consacrée au même sujet.

 

On peut la télécharger avec ce lien :

http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN-NI-Impact_accident_Fukushima_sur_milieu_marin_11072011.pdf

 

Quelques commentaires… critiques !

 

p. 1

« Le césium radioactif restera détectable durant plusieurs années à l’échelle du Pacifique Nord, mais à des concentrations très faibles (environ 5000 fois plus faibles que la concentration en potassium 40, radionucléide naturel présent en permanence dans l’eau de mer). »

Pourquoi l’IRSN se sent-il obligé de toujours minimiser ?

 

[ La comparaison du césium avec le potassium est pour le moins très mal choisie : un gramme de potassium 40 présente une radioactivité de 263 000 Bq alors qu’un gramme de césium 137 présente une radioactivité de 3 260 millions de Bq. Si l’on suit le taux donné dans le rapport (concentration 5000 fois plus faible), on obtient encore 652 millions de Bq, ce qui est quand même près de 2500 fois plus radioactif qu’un gramme de potassium 40 ! Doit-on être rassuré par cette nouvelle ? ]

 

Correction du 15 juillet 2011 14h : suite à la remarque d’un lecteur, je supprime ce paragraphe qui reposait sur une erreur de compréhension. En effet, le rapport d'activité observé K40/Cs137 ne peut être comparé avec la concentration massique des éléments.

     

 

p. 2

 

tableau-irsn.jpg

 

 " D’autres radionucléides artificiels, la plupart avec une demi-vie courte, ont également été décelés occasionnellement, à des concentrations plus faibles. "

 

De quels autres radionucléides artificiels s’agit-il ? Dommage que l’IRSN n’en parle pas !

En fait, le rapport ne parle que des radionucléides qui ont des périodes courtes, jamais des radionucléides qui ont une période longue. Il ignore par exemple le césium 135, qui a une période radioactive de 2,3 millions d’années.

Pourquoi ?

   

p. 12

« Des valeurs également élevées (au-dessus des niveaux maximaux admissibles pour la consommation alimentaire) concernent quelques échantillons prélevés de manière occasionnelle ; elles ne sont pas reportées sur la figure 11. Il s’agit de petite friture, de moules méditerranéennes (Mytilus galloprovincialis), d’algues Wakame (Undaria pinnatifida), ou encore de poissons scorpaeniformes ou gadiformes, tous provenant de la préfecture de Fukushima. »

 

Pourquoi l’IRSN ne reporte pas ces valeurs ?

 

p. 13

« Évolution attendue

En conséquence, si à court terme, les concentrations les plus élevées sont plutôt trouvées chez les espèces situés au début de la chaîne alimentaire, à plus long terme, une fois que le transfert dans les différents maillons des réseaux trophiques sera effectif, ce seront les prédateurs en haut de la chaîne alimentaire qui devraient présenter des niveaux plus élevés. »

 

Et qui est au bout de la chaîne ? L’homme ! Et au Japon, le poisson est au menu dans 60% des repas.

 

Je n’en dirai pas plus sur ce rapport qui est, comment dire, … orienté ? Il est en tous les cas incomplet. Je terminerai juste par un petit rappel des produits de fission créés par une centrale nucléaire. Il s’agit d’un tableau fourni par le CEA, édité dans le site du Sénat : « Concentrations des différents isotopes des produits de fission dans le combustible irradié » (1)

 

 

    (voir tableau en fin de page)

 

A partir de ce tableau très instructif, on apprend qu’on ne trouve pas que du césium dans les produits de fission. C’est vrai que le césium 137 est intéressant car c’est celui qui est le plus abondant, mais ça serait intéressant aussi de connaître les taux de deux autres éléments qui se retrouvent aussi en forte quantité : le technétium et le zirconium 93. Mais chuuuuut, ils ont respectivement des périodes de 210 000 ans et de 1,5 million d’années, c’est une information non politiquement correcte ! (2)

   

Pour en savoir plus sur les autres radionucléides produits par une centrale nucléaire : « Radionucléides de Fukushima »

http://fukushima.over-blog.fr/article-radionucleides-de-fukushima-72040491.html

 

Et pour connaître l’extrapolation des radionucléides diffusés par la centrale de Fukushima Daiichi, visitez le site de l’AIPRI : « Prédire la contamination globale au sol » 

http://aipri.blogspot.com/2011/06/predire-la-contamination-globale-au-sol.html

 

 

 

(1) Source : tableau CEA ( UO2 enrichi à 3,5 % - 33 000 MWj/t - gaine zircalloy - 3 ans après le déchargement), tiré du Rapport de l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques No 612 (1997 / 1998)

http://www.senat.fr/rap/o97-612/o97-612.html

 

(2) L’IRSN publie des fiches techniques sur les radionucléides : s’il a publié une fiche sur le technétium, il n’a pas encore réalisé celle du zirconium, élément découvert en... 1789.

   

 

Élément Période (années) Abondance (g/t) Teneur isotopique
Césium 133 Stable 1144 42,80%
Césium 134 2,1 38,7 1,40%
Césium 135 2 300 000 360 13,50%
Césium 137 30 1130 42,30%
Césium total - 2672,7  
Iode 127 Stable 38,2 18,30%
Iode 129 16 000 000 170 81,70%
Iode 131 8 jours -  
Iode total   208,2  
Palladium 104 Stable 198 12,20%
Palladium 105 Stable 382 23,60%
Palladium 106 Stable 288 17,80%
Palladium 107 6 500 000 200 12,40%
Palladium 108 Stable 129 8,00%
Palladium 109 0,0001   0
Palladium 110 Stable 420 26,00%
Palladium total   1617  
Sélénium 77 stable 0,7 1,30%
Sélénium 78 stable 2,5 4,60%
Sélénium 79 65 000 4,7 8,60%
Sélénium 80 stable 13,8 25,30%
Sélénium 82 stable 32,8 60,20%
Sélénium total   54,5  
Samarium 147 1,1. 1011 186 21,30%
Samarium 148 8. 1015 118 13,50%
Samarium 149 4. 1014 3,7 0,40%
Samarium 150 stable 275 31,50%
Samarium 151 90 16 1,80%
Samarium 152 stable 143 16,40%
Samarium 153 0,005 100 11,50%
Samarium 154 stable 30 3,40%
Samarium total   871,7  
Etain 115 stable 0,1 0,20%
Etain 116 stable 2 4,70%
Etain 117 stable 4,2 9,90%
Etain 118 stable 3,6 8,50%
Etain 119 stable 3,7 8,70%
Etain 120 stable 3,6 8,50%
Etain 121 55 0,3 0,70%
Etain 122 stable 4,8 11,30%
Etain 124 stable    
Etain 126 100 000 20 47,30%
Etain total   42,3  
Technétium 99 210 000 810 100%
Zirconium 90 stable 58,5 1,60%
Zirconium 91 stable 602 16,80%
Zirconium 92 stable 644 18,00%
Zirconium 93 1 500 000 713 19,90%
Zirconium 94 stable 765 21,40%
Zirconium 95 0,02   0
Zirconium 96 stable 800 22,30%
Zirconium total   4392,5  

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 12:08
Le 9 juillet 2011, NHK a réalisé et diffusé une émission spéciale sur l'énergie nucléaire pour essayer d’amoindrir l’anxiété de la population japonaise. Son enregistrement est diffusé sur youtube par magna551.
 
Partie 1 (durée 11min26)
[Sous-titres anglais: Miki Shunji]
Dès qu’une traduction française sera disponible, je l’ajouterai à cette page.
 
 
 
Les participants de cette émission étaient :

2 anti-nucléaires :

* Goto Masashi, ingénieur nucléaire, conférencier à l'Institut de Technologie de Shibaura à Tokyo.

* Iida Tetsuya, directeur général de l'Institut pour les Politiques de l'énergie durable.

3 pronucléaires :

* Tadashi Narabayashi, professeur de la Faculté de génie à l’université d’Hokkaido et membre de la Commission de sûreté nucléaire.

* Sawa Akihiro, membre de l'Institut de politique publique du 21e siècle.

* Hosono Goshi, jeune ministre en charge des accidents des centrales nucléaires
 
Autres participants
Yoshinaga Michiko, écrivain
Miyake Tamio, animateur
Morimoto Nami, annonceur adjoint
et Mizuno Nobuyuki, commentateur de la NHK

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 00:39

Un article sans doute très intéressant sur le système de décontamination de l’eau et la pollution du sol par le corium vient de paraître dans le site d’information Kodansha, mais… en japonais. Si un traducteur japonais a le courage de traduire cet article en français, je le publierai volontiers.

En attendant, les photos sont très parlantes, c’est pourquoi je les reproduis ici.

Plus bas, je vous livre aussi une série de photos données par Tepco début juillet.

 

Photos de l’article « メルトアウト「核燃料」地下水直撃の恐怖!
メルトスルーを超える最悪の事態 東電はこの可能性を隠していないか! »

source :

http://gendai.ismedia.jp/articles/-/11152

schema-reacteur-1.jpg Dessin de la fuite du corium vers la nappe phréatique

 

 

 schema-decontamination.png Cette image ne fait pas partie de l'article, elle provient de NHK, je la place ici juste pour donner une idée du circuit de décontamination et de refroidissement de l'eau, en attendant un dessin moins simplificateur.

 

absorbeur-de-cesium-de-Kyrion.jpg Absorbeur de césium de Kurion (USA)

 

 dessalement de Hitashi Dessalement de l'eau (Hitashi)

 

réservoir pour le dessalement Réservoir pour le dessalement de l'eau

 

séparation de l'huile de Toshiba Séparation des huiles (Toshiba)

 

areva pompe 21 juin Réparation d'une pompe (Areva)

 

tuyaux au sol Tuyaux au sol

 

tuyaux au sol près de l'unité 1 Tuyaux au sol près de l'unité 1

 

 

 

Photos de Tepco

source : http://www.tepco.co.jp/en/news/110311/

 

Upper point of Unit 2 water intake(Installation work) Upper point of Unit 2 water intake (Installation work)

 

Upper point of Unit 2 water intake(Before construction) Upper point of Unit 2 water intake (Before construction)

Upper point of Unit 2 water intake(After construction) Upper point of Unit 2 water intake (After construction)

 

Unit 2 water intake (from sea side)(After construction (fro Unit 2 water intake (from sea side) (After construction (front)

 

Leakage from Waterpipes of Outline of Temporary RHRS Pump a Leakage from Waterpipes of Outline of Temporary RHRS Pump at Unit 5, Fukushima Daiichi Nuclear Power Station

 

Fukushima Daiichi Nuclear Power Plant Setting steel sheet a Fukushima Daiichi Nuclear Power Plant Setting steel sheet at the 1st floor of the unit 3 reactor building

 

Fuel Pool Cooling and Filtering System Valve of Unit 4 Fuku Fuel Pool Cooling and Filtering System Valve of Unit 4 Fukushima Daiichi Nuclear Power Station (20B Valve)

 

110710 1 Un joint défectueux

 

Trial fitting of the cover for Unit 1 Fukushima Daiichi Nuc Trial fitting of the cover for Unit 1 Fukushima Daiichi Nuclear Power Station at Onahama port. Précisions ici

 

Access-point-Photo-by-Packbot.jpg    Access point Photo by Packbot

 

High-place-working-vehicle--after-shielding-.jpg High place working vehicle (after shielding)

 

High-place-working-vehicle--before-shielding-.jpg High place working vehicle (before shielding)

 

Nitrogen-injection-planned-point--after-removing-stoppage-c.jpg Nitrogen injection planned point (after removing stoppage cap

 

Vous voulez encore plus de shémas et de photos sur le système de décontamination ?

Téléchargez les documents de Tepco

ici

http://www.tepco.co.jp/en/nu/fukushima-np/images/handouts_110627_01-e.pdf

et là

http://www.tepco.co.jp/en/press/corp-com/release/betu11_e/images/110609e8.pdf

 

_____________________________________________________________________________________    

 

Dans la série « Voir Fukushima », voir aussi dans ce blog :

 

Voir Fukushima (14)

Photo et vidéo : porte du bâtiment de l’unité 2

Schéma : projet de digue de 33 m de hauteur

 

Voir Fukushima (13)

Vidéo : visite de la centrale par les experts de l’AIEA

 

Voir Fukushima (12)

Photos : réacteur 4

Webcam Tepco : enregistrements sur youtube

Vidéo : vague du 11 mars sur la centrale

 

Voir Fukushima (11)

Vidéo : environnement de la centrale et zooms sur réacteurs 1 et 4

 

Voir Fukushima (10)

Photos : arrivée de la vague sur la centrale de Fukushilma Daiichi

Webcam de la centrale par Tepco

 

Voir Fukushima (9)

Vidéo : Shigeru Aoyama Clear, conseiller technique en énergie nucléaire, visite la centrale de Fukushima Daiichi

 

Voir Fukushima (8)

Photos : album de 70 photos de la centrale de Fukushima Daiichi

 

Voir Fukushima (7)

Vidéo : piscines de stockage de combustible usé des réacteurs 3 et 4

Vidéo : visite de l’unité 1 par des robots

 

Voir Fukushima (6)

Vidéo : images de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi

 

Voir Fukushima (5)

Photos : tous les clichés fournis par Tepco

Vidéo : zone interdite

 

Voir Fukushima (4)

Webcam de la centrale par Weather Online

 

Voir Fukushima (3)

Vidéos : survol des réacteurs avec des drones

Vidéos : des robots filment au sol

 

Voir Fukushima (2)

Photos : les 15 séries de photos de Cryptome

 

Voir Fukushima (1)

Photo satellite : visite de la centrale avec Google Earth

 

 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 00:06

village bureQuel point commun existe-t-il entre Bure, ce petit village de la Meuse, et la centrale de Fukushima Daiichi ? Il est très simple : la folie des hommes d’aujourd’hui qui méprisent les générations futures pour des milliers d’années.

 

 

 

 

 

A Fukushima Daiichi, le feu nucléaire continu et incontrôlable pollue et va polluer irrémédiablement le sol japonais de toutes sortes de radionucléides très toxiques tels que le césium ou le plutonium, mais aussi le strontium-90, émetteur béta pur très "mordant" et non décorporable (2.9% des produits de fission), le technétium-99 pour ses particules très fines et sa demi-vie de 211.000 ans (3%), le zirconium-93 pour sa durée de demi-vie "record" de 1.530.000 ans (3.2%), le zirconium-96 qui bat encore le précédent à plate couture 3.8*10^17 années (3.2%) (1).

 

A Bure, on s’apprête à enfouir les déchets hautement radioactifs de toutes les centrales nucléaires de France, sans possibilité de réversibilité, condamnant cette région à la contamination des sols et des nappes phréatique pour des milliers d’années.

Labo-aerien.jpg "Laboratoire" de Bure

 

Il faut vraiment se mobiliser contre ce projet délirant, c’est pourquoi je vous convie à faire passer l’appel des militants de la maison de la résistance à la poubelle nucléaire de Bure.

 

bure1

 

 

MAISON DE RÉSISTANCE À LA POUBELLE NUCLÉAIRE DE BURE

 

COLLECTIF BURE ZONE LIBRE

 

APPEL À BÉNÉVOLES – ÉTÉ 2011

 

 

En Meuse, aux tréfonds du « Far East », l'industrie criminelle de l'atome veut camoufler sous terre les pires matières qu'elle ait créé : ses déchets hautement radioactifs, toxiques pour des centaines de milliers d'années !

 

bure2.jpgHeureusement, depuis plus de dix ans, la résistance à ce projet morbide s'organise. Les opposants à la décharge nucléaire de Bure ont notamment réussi à investir et rénover un ancien corps de ferme, symbole de l'implantation de cette lutte dans le temps : c'est la maison de résistance à la poubelle nucléaire de Bure, gérée par le collectif BureZoneLibre.

 

Cette maison a plusieurs facettes : lieu d'accueil et de rencontres des militants, activistes et sympathisants de la lutte antinucléaire, centre de diffusion d'une information libre et indépendante, espace de propositions et d'alternatives énergétiques et organisationnelles.

 

Pour contrer la propagande des nucléocrates la construction d'une salle d'accueil du public attenante à la Maison a été décidée. Elle accueillera des expos sur le nucléaire et ses déchets, des conférences, projections, concerts de soutien, etc. Mais il y a encore beaucoup de travail avant que cette salle puisse ouvrir ses portes au public !

 

Le programme de l'été 2011 est déjà bien chargé : maçonnerie, menuiserie, préparation du festival antinucléaire de Bure, etc. Et aussi toutes les activités quotidiennes d'une grande maison collective : cuisine, jardinage, apéro... bref, il y en aura pour tous les goûts ! Plusieurs stages sont aussi en préparation : moteur à huile, sérigraphie, etc. Rejoignez-nous pour aider à l'organisation ou participer ! Il est également possible de venir avec son projet s'il est autogéré.

 

Passer un moment à la Maison de résistance, au cœur du village de Bure, est une forme de vigie et un acte militant en soi : avec 7 habitants au km², le coin n'a pas été choisi par hasard !

Venez construire avec nous un monde sans nucléaire !

 

 

Plus de détails sur les chantiers prévus cet été sur

 

http://burezoneblog.over-blog.com/

 

 

BURE ZONE LIBRE  

2 rue de l'église 55290 BURE  

03 29 45 41 77  

leherissonvengeur@gmail.com

 

Merci de prévenir de votre arrivée par mail ou par téléphone !

 

 

(1) Merci à Trifouillax pour ces précisions !

source : http://www.forum-rpcirkus.com/t1653p1035-les-informations

 

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 22:11

Cessac_Isnard_140-322e4.jpgOlivier Isnard et Bruno Cessac, de l’IRSN, ont donné une conférence intitulée « Accident de Fukushima : état des lieux et conséquences de l’accident sur l’environnement et les populations » à l’ambassade de France à Tokyo.

 

Pour écouter et voir cette conférence d’une demi-heure, utilisez les liens suivants :

1ère partie :

http://www.youtube.com/watch?v=6gZsZZs4MWY&feature=player_embedded

2ème partie :

http://www.youtube.com/watch?v=ocxHlOs30fM

3ème partie :

http://www.youtube.com/watch?annotation_id=annotation_305266&v=xHiLS8pGBS0&feature=iv

 

Pour écouter la séance de questions/réponses qui a suivi la conférence, c’est ici :

1ère partie :

http://www.youtube.com/watch?annotation_id=annotation_957735&feature=iv&v=0m-NN6qatsE

2ème partie :

http://www.youtube.com/watch?feature=iv&v=A08IPfEahEw&annotation_id=annotation_886073

3ème partie :

http://www.youtube.com/watch?v=486jj_KmDdM&annotation_id=annotation_849042&feature=iv

4ème partie (suite de la question sur le thé radioactif arrivé en France) :

http://www.youtube.com/watch?feature=iv&v=A0PLRvbOU-I&annotation_id=annotation_193204

 

Pour télécharger les images infographiques d’Olivier Isnard, c’est ici :

https://www.sfen.fr/content/download/32144/1687589/file/IRSN%20-%20Olivier%20Isnard.pdf

 

 

Relevés de phrases et mes commentaires :

 

Olivier Isnard :

« Trois réacteurs ont fondu. »

Ce ne serait pas plutôt le combustible qui a fondu ?

 

« Les cuves sont non étanches (…). Vraisemblablement le corium (...) s’est retrouvé en partie au fond des réacteurs, on verra en quoi ce n’est pas forcément un problème en termes d’impact environnemental. »

Olivier Isnard, au cours de sa conférence, ne revient pas sur cette étrange phrase. Le corium n’aurait pas d’impact environnemental ??? Ce serait intéressant qu’il s’exprime plus longuement sur ce sujet, car s’il a des informations sur ce corium dont personne ne parle plus, ça serait bien qu’il les communique !

 

« Si l’on parle maintenant des piscines (…) a priori, ce combustible ne serait pas abimé. »

Le « a priori » en dit long. On pourrait le remplacer par « selon Tepco ». Dans l’industrie nucléaire, il est de bon ton de « croire ». Arnie Gundersen, expert nucléaire, croit autre chose pourtant…

 

Décontamination de l’eau : « Pour parler vite, c’est une sorte de circuit fermé, mais qui reste quand même avec des passages un peu ouverts. »

Un circuit fermé un peu ouvert ! Dans l’industrie nucléaire, ce genre de concept, ça fait un peu désordre ! On attend encore, de la part de l’entreprise Tepco et des journalistes scientifiques, un schéma précis de ce circuit fermé-ouvert : où sont les prises d’eau et les injections pour les quatre réacteurs ?

 

« La stabilisation des installations est faite. »

Si quelqu’un peut expliquer cette phrase, je suis preneur. Je rappelle que trois cœurs sont en fusion et que le bâtiment du réacteur 4 est très instable puisqu’il menace de s’effondrer avec sa piscine perchée à 20 mètres au dessus du niveau du sol et contenant 229 tonnes de combustible…

 

« Le traitement de l’eau contaminée, ça, c’est un sujet qui va encore rester d’actualité pendant de nombreuses semaines. »

Euh, moi j’aurais plutôt dit de nombreuses années non ? Pourquoi Olivier Isnard se sent-il obligé de tout minimiser ?

 

« Tache du nord-ouest : rejet qui a eu lieu entre le 15 et 16 mars (…) au moment où le réacteur n°2 a connu une explosion en partie basse. »

« Les autorités japonaises prennent des mesures progressives d’incitation à l’évacuation de la ville d’Itate ou des villages autour. »

Aucune empathie de la part de ce monsieur pour la population japonaise qui réclame à être évacuée. Ne sait-il pas que des mesures d’évacuation impliqueront des indemnités et qu’une évacuation volontaire ne donnera droit à rien ? Qui est prêt à tout quitter - travail, maison, pays - en échange de rien ?

 

Bruno Cessac

« Ce qui va nous intéresser, dans le cas de l’accident de Fukushima, c’est principalement la catégorie des iodes et des césiums. Ce sont les deux principaux radionucléides qui ont eu un impact lors de cet accident. »

Donc on ne dira rien sur le plutonium, qui est pourtant le radionucléide le plus toxique. Au fait, le plutonium est-il recherché, ou bien considère-t-on qu’il n’existe pas ?

 

Questions réponses

Au sujet de l’explosion du réacteur n°3, Olivier Isnard affirme que c’était une explosion d’hydrogène.

Ca c’est encore la version officielle, tout le monde n’est pas d’accord.

 

A propos des piscines, il dit que la perte d’une piscine aurait des conséquences bien plus importantes que les rejets des réacteurs car les hommes ne pourraient plus approcher le site : sur 1 km de distance, il y aurait un débit de dose de plusieurs centaines de Gray/h. Cela nécessiterait une évacuation sur un rayon de 60 km. Mais pas 250 km (allusion à l’évacuation de Tokyo).

Alors pourquoi la France en mars a-t-elle demandé à ses ressortissants de quitter Tokyo ?

http://www.france-info.com/monde-asie-2011-03-17-japon-la-france-conseille-a-ses-ressortissants-de-quitter-la-zone-a-522437-14-17.html

Pourquoi les employés d’Areva ont-ils fui dès les premiers jours de la catastrophe ?

http://downtowntokyo.canalblog.com/archives/2011/03/18/20662358.html

Pourquoi les Etasuniens ont-ils demandé à leurs ressortissants de ne pas approcher la centrale à moins de 80 km ?

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/16/97001-20110316FILWWW00638-fukushima-perimetre-us-de-80-km.php

 

D’après Bruno Cessac, aujourd’hui, pour l’eau potable, on est très en dessous des limites des normes et voire la plupart du temps en dessous des limites de détection de la radioactivité.

Pour autant, il y a encore des traces de radioactivité dans l’eau de Tokyo, doit-on considérer ça comme normal ?

http://www.bloomberg.com/news/2011-07-04/radioactive-cesium-is-found-in-tokyo-water.html

 

« Le niveau d’exposition d’une école de Tokyo est moins important que le niveau d’une école du Limousin. », dit Olivier Isnard.

Mais parle-t-on bien de la même chose ? Je crois que M. Isnard parle du gaz radioactif qui se dégage naturellement du sol. Si l’école est bien aérée, cela ne présente pas de problème. En revanche, dans le Limousin, l’industrie nucléaire, par ses carrières d’extraction de l’uranium, produit encore de nombreuses pollutions honteuses. Voir cet article :

http://atomicsarchives.chez.com/limou_radioac.html

Dans une école de Tokyo ou de Fukushima, la radioactivité n’est pas de même provenance. Elle vient des particules qui sont retombées au sol avec la pluie et le vent. Or dans le Limousin, il n’y a pas de radionucléides qui se sont déposés dans la cour de l’école, et les bambins y jouent en toute sécurité. A Tokyo, l’IRSN présente des mesures faite à très grande distance du sol (toit de l’ambassade par exemple). L’enfant, lui, joue par terre.

 

Une question est aussi posée sur le mystère du thé radioactif intercepté à Roissy en juin en provenance de la préfecture de Shizuoka, à 350 km de la centrale accidentée. Une explication est donnée mais peu convaincante. En tout cas pas de démenti, donc le panache radioactif est bien descendu jusqu’au sud de Tokyo, à des centaines de kilomètres de Fukushima, et a effectivement pollué l’environnement.

 

Une autre question d’un auditeur porte sur l’indépendance de l’IRSN. Olivier Isnard répond que l’IRSN travaille en toute indépendance.

Après avoir écouté son discours approximatif, réducteur et minimisant, j’en doute. C’est en fait le même discours que celui de Thierry Charles, son collègue médiatique de l'IRSN, qui, en avril, ignorait le thierry charlescésium et le plutonium, et prétendait que les habitants évacués allaient pouvoir rentrer chez eux dans 3 mois. Eh bien maintenant, nous sommes exactement 3 mois après les propos de M. Charles, je suggère donc au directeur de l’IRSN d’aller lui-même annoncer la bonne nouvelle à tous les évacués nucléaires !

 

 

Autre article traitant du même sujet :

"Fukushima : l'IRSN fait son cinéma à Tokyo"

http://sierraecho79.skyrock.com/3014569861-FUKUSHIMA-L-IRSN-FAIT-SON-CINEMA-A-TOKYO.html

 

 

 

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 13:26

« L’industrie électro-nucléaire est condamnée ». C’est ce que je retiens de l’excellent article de François Leclerc intitulé « Des promesses n’engageant que ceux à qui elles sont faites ». Depuis le début de la catastrophe de Fukushima Daiichi, il a tenu à jour quotidiennement une chronique éditée dans le blog de Paul Jorion, décrivant tous les évènements concernant la centrale accidentée. Il fait à ce titre partie des infatigables veilleurs de Fukushima.

 

Dans l'article que je reproduis ici en partie, il nous livre son analyse, sans concession pour ce « système oligarchique mondial », exhibant ses « grandes capacités de nuisance ». Toutefois je regretterai un mot de sa conclusion, « spectateurs ». Oui nous allons être les spectateurs de la fin du règne du nucléaire, mais nous pouvons surtout être des acteurs, afin d’accélérer le changement, comme le dit si bien le manifeste Wake up ! Oui François Leclerc, nous allons devoir « nous habituer à penser autrement, à briser le carcan de normes d’une grande indigence et de conservatismes rétrogrades ». Mais la pensée doit se poursuivre par l’action.

 

 

« Des promesses n’engageant que ceux à qui elles sont faites »

 

article de François Leclerc du 7 juillet 2011, invité dans le blog de Paul Jorion.

 

source :

 

http://www.pauljorion.com/blog/?p=25904

 

 

 

fracois-leclerc.jpgLa catastrophe rampante de Fukushima a désormais acquis dans les esprits un statut équivalent à celui de Tchernobyl, il y a vingt-cinq ans. Bien que son scénario soit différent, et que le pire ait été miraculeusement évité dans les tous premiers jours, ce nouveau désastre suscite désormais une profonde réticence à l’égard de l’électro-nucléaire, en dépit de la résilience d’un complexe industriel nucléaire installé au cœur du pouvoir politique.

 

 

 

Mais Fukushima n’a pas fini de dispenser ses leçons, bien que disparu de l’actualité. En premier lieu, parce que Tepco, son opérateur, n’est toujours pas parvenu à reprendre en main la situation à la centrale, qui reste profondément instable et incertaine. En second, parce que les conséquences de la catastrophe se sont désormais propagées sur quatre échelles.

 

 

 

D’abord celle de la centrale elle-même, toujours sous soins palliatifs improvisés, aux installations dévastées et fragilisées, dont le cœur de trois cœurs de réacteurs a fait fusion et où sont stockés dans des conditions précaires d’importantes quantités de combustible. Résultat des attentions dont elle est entourée, Fukushima Daiichi a subi une sorte de mutation, devenue bouilloire a produire non plus de l’électricité mais des masses d’eau hautement contaminée. Sans visibilité sur la poursuite des opérations, de dangereux rebondissements sont toujours à redouter.

 

 

 

Ensuite celle de la région et de la ville de Fukushima, où les 300.000 habitants qui n’ont pas été évacués (80.000 habitants dans un rayon limité de 20 kms autour de la centrale l’ont été) découvrent les servitudes de la vie sous la menace rampante d’une contamination radioactive insidieuse parce qu’invisible, dont les mesures officielles sont sujettes à caution, faisant face aux dissimulations des autorités censées les protéger et leur porter assistance. Soupçon et inquiétude minent de manière permanente la population et impriment leur marque à la vie de centaines de milliers de japonais, qui craignent d’être dans l’avenir considérés comme des parias. Le dos au mur, les autorités ne peuvent se résoudre à ordonner de nouvelles mesures d’évacuation, qui prendraient la forme d’un exode.

 

 

 

Pour ne donner que deux exemples, l’accès aux égouts de la ville de Fukushima a dû être condamné, à la suite de relevés de la contamination des eaux usées, le revêtement des sols des cours d’école a dû être remplacé, les bâtiments scolaires nettoyés au jet d’eau à haute pression.

 

 

 

En troisième lieu, celle du pays tout entier, qui doit déjà faire face aux terribles conséquences du tsunami qui a ravagé des régions côtières entières et fait de leurs habitants des déplacés devenus des assistés ayant tout perdu, maison et travail, y compris les repères de leur vie. 23.000 morts et disparus sont enregistrés. Mais les conséquences de Fukushima vont bien au-delà de la bonne exécution de l’immense chantier de la reconstruction et mettent en question l’avenir du pays dans son ensemble, bouleversant son équation énergétique et impliquant sans attendre une diminution forcée de sa consommation et une reconversion ultérieure de sa production.

 

 

 

Dans l’immédiat, le gouvernement et les autorités régionales cherchent à autoriser la remise en route de nombreuses centrales mises à l’arrêt, et vont utiliser le classique simulacre des stress tests pour en justifier la décision auprès d’une opinion publique désormais sur le qui-vive. Seuls 19 réacteurs sur 54 fonctionnent actuellement, alors que l’apport du nucléaire est de 30% de la consommation.

 

 

 

(…)

 

Lire la suite de l’article sur le blog de Paul Jorion

 

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Une analyse critique des données concernant les rejets des eaux radioactives de la centrale de Fukushima Daiichi initiés en août 2023, dossier réalisé par la CRIIRAD qui tente de répondre à ces questions : Quels sont les principaux défis auquel est confronté l’exploitant de la centrale ? Quels sont les éléments radioactifs rejetés dans le Pacifique ? Les produits issus de la pêche sont-ils contaminés ? Est-il légitime de banaliser le rejet d’éléments radioactifs, notamment du tritium, dans le milieu aquatique ? Qu’en est-t-il en France ?

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Projet Mieruka Fukushima

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« Sans le web, mémoire vive de notre monde, sans ces citoyens qui n’attendent pas des anniversaires, de tristes anniversaires, pour se préoccuper du sort des réfugiés de Fukushima, eh bien le message poignant de Monsieur Idogawa (maire de Futuba) n’aurait strictement aucun écho. » (Guy Birenbaum, Europe 1, 1er mars 2013)

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Le dernier livre de Jean-Marc Royer

 

 

Le dernier numéro d'Atomes crochus

 

 

Frankushima : un essai graphique sur la catastrophe de Fukushima et le risque nucléaire en France. Site dédié : frankushima.com

 

Un livre essentiel sur les conséquences de Tchernobyl

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Un livret pour tout apprendre sur le nucléaire !

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