29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 16:39

cattenom.jpgLes journalistes ont rivalisé d’imagination pour  nommer les intermittents du nucléaire : les bagnards du nucléaire, les clochards du nucléaire, les invisibles du nucléaire, les serfs de l'atome, les esclaves du nucléaires, les trimardeurs du nucléaire…

Le dernier reportage de Pascale Pascariello dans l’émission « La tête au carré » sur France Inter en dit encore long. Mais n’a-t-on déjà pas tout dit sur ce sujet ? Pourquoi cette situation scandaleuse perdure ? Tout simplement parce que le nucléaire a un coût qu’EDF ne veut plus assumer, au risque de mettre les centrales nucléaires en situation d’avoir un accident majeur.

 

Aujourd’hui, tout est dénoncé, tout est su, et rien ne bouge. C’est comme si l’on attendait stupidement que l’accident irrémédiable arrive. Les conditions de vie et de travail des intérimaires sont scandaleuses, les prises de risque décidées par EDF envers la population française sont honteuses. Tellement honteuses que les dirigeants coupent court à tout débat sur le sujet de la sous-traitance dans le nucléaire. On se souvient d’Eric Besson qui a fui un plateau de télévision, maintenant c’est Philippe Druelle, directeur adjoint de la production nucléaire d'EDF, qui met fin à un interview (voir la transcription de l’interview ci-dessous). Vous rendez-vous compte que nous sommes dirigés par des gens qui fuient la réalité ?

 

Avant la catastrophe de Fukushima, la situation était identique dans le nucléaire japonais. Si vous ne l’avez pas encore fait, lisez absolument le témoignage de Norio Hirai, qui laisse son manifeste posthume : Témoignage de Norio HIRAI, chaudronnier du nucléaire : « Les centrales nucléaires sont construites par des gens incompétents »

 

Aujourd’hui, quel avenir veut-on pour la France ?

 

 

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Transcription de l’interview avec Philippe Druelle, directeur adjoint de la production nucléaire d'EDF :

 

Philippe Druelle : Nous avons acquis l’intime conviction que techniquement nos installations sont capables de fonctionner jusqu’à 60 ans.

Donc la maintenance des installations ne peut se faire que lorsque le réacteur est à l’arrêt, sur des périodes très courtes et très limitées dans le temps, donc cette activité de maintenance est une activité saisonnière.

Pascale Pascariello : En même temps, ce qui est étonnant, c’est que dans les centrales maintenant il y a des sous-traitants qui restent à l’année.

Philippe Druelle : Oui, effectivement, on a un certain nombre d’emplois dits permanents dans nos centrales.

Pascale Pascariello : Il y a eu un rapport également paru en juin 2011 qui s’interroge sur la sous-traitance en cascade.

Philippe Druelle : Aujourd’hui, la maintenance nucléaire, environ 80% de cette maintenance est assurée par ces entreprises prestataires. Qu’on se comprenne bien, EDF reste maître de ce qu’il fait chez lui, c’est-à-dire : la définition de ce que l’on doit faire, la nature des travaux que l’on doit faire, la façon dont ces travaux doivent être faits, la vérification que ces travaux sont bien faits, c’est de la responsabilité d’EDF, et c’est l’exercice de son contrôle qu’elle exerce sur les entreprises prestataires.

Pascale Pascariello : Comment EDF, qui ne pratique plus, peut surveiller ?

Philippe Druelle : Pour faire faire faut-il savoir faire. On a augmenté le nombre de surveillants formés, c’est là-dessus que nous travaillons.

Pascale Pascariello : C’est possible d’avoir un ordre d’idée de l’augmentation du nombre de surveillants ?

Philippe Druelle : Euh, ça… Donc, on a une demande de l’ASN, je peux vous garantir qu’on progresse. Je peux vous garantir que c’est le cas, on y travaille fortement.

Pascale Pascariello : 80% des doses sont prises par les salariés de la sous-traitance.

Philippe Druelle : Nous industriels, c’est aussi notre responsabilité, c’est de faire en sorte que bien sûr la loi soit respectée. Puisque vous avez beaucoup de chiffres, vous devez aussi avoir celui-là, je vous en rajoute un : c’est que la dosimétrie prise par les intervenants a quand même été divisée par trois en plus de 10 ans. Donc ensuite, qui prend la dose, c’est très fortement lié à l’activité menée par chacune des personnes.

Pascale Pascariello : Est-ce que cette sous-traitance est aussi voulue parce que ça permet de ne pas prendre en charge les doses prises par les salariés de la sous-traitance ?

Philippe Druelle : Euh…Alors. Moi je vous invite à venir voir comment ça se passe sur un site, concrètement. Plutôt qu’en parler, venez voir concrètement comment on y vit, comment les sous-traitants y travaillent.

Pascale Pascariello : Je serais venue volontiers. Je suis allée dans une autre centrale. J’ai pris avec moi des témoignages que j’ai pu avoir sur un surveillant. Il dure 1 minute 30. Donc si vous voulez on peut l’écouter. Je l’ai gravé sur un CD [« Je suis désolé mais »… dit une voix féminine en fond] pour vous donner un aperçu de ce que j’ai entendu. Est-ce que vous voulez qu’on l’écoute ?

Philippe Druelle : Non, non non, Mais… Je… Après, comment dirais-je, vous êtes libre d’interroger les gens que vous souhaitez. Il n’y a pas d’état d’âme là-dessus.

Pascale Pascariello : Non non. Mais justement je vous fais part, je vous invite à écouter les gens que j’ai rencontrés et également ceux qu’on appelle les nomades du nucléaire qui vivent dans des campings, dans des conditions justement de vie et de travail assez déplorable.

Philippe Druelle : Je lis dans des journaux des témoignages divers et variés. Je suis à l’aise avec ça. Moi je vous explique qu’en tant que patron et en tant qu’industriel, les actions qu’on mène.

Quelqu’un : « De toute façon, on ne va pas continuer à… parce que je crois que vous avez votre… »

Philippe Druelle : oui

Pascale Pascariello : Ah bon, vous arrêtez ? Pourquoi ? Parce que j’ai parlé des conditions de vie des sous-traitants ?

Quelqu’un : Bon je suis désolée, je vous avoue qu’on est un petit peu en retard, euh..

Pascale Pascariello : Bon il n’y a pas de réponse, quoi…

 

Mathieu Vidard : Gros malaise, Pascale Pascariello, la direction d’EDF refuse donc de parler des conditions de travail et de vie des sous-traitants.

Pascale Pascariello : Oui, il coupe court à l’interview ».

 

Lien pour écouter l’émission complète :

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=191435

 

Présentation de l’émission :

La sous-traitance dans le nucléaire, un reportage de Pascale Pascariello

Près de 80% de la maintenance des installations nucléaires est aujourd’hui sous-traitée.

« EDF utilise pas loin de 20 000 personnes en sous-traitance, aux cotés de ses 20 000 salariés. C'est vraiment un souci ! Ces sous-traitants doivent être formés, travailler dans de bonnes conditions, être bien protégés, bien surveillés ». Ce cri d'alarme a été lancé le 29 aout dernier par le Président de l'Autorité de Sureté nucléaire, André-Claude Lacoste, en charge de veiller sur les 19 centrales françaises.

Nous sommes donc allés voir ceux qui entretiennent les centrales. Certains sont des "nomades" qui vont de centrales en centrales et logent dans des campings ou des gites. Souvent interdits de parole sous peine de licenciement, les sous-traitants du nucléaire éprouvent aujourd'hui le besoin d'alerter l'opinion sur les risques qu'ils encourent et sur la dégradation des conditions d'intervention à l'intérieur des centrales.

Les témoignages que nous avons pu recueillir sont instructifs : « Je suis tout seul dans l'atelier de décontamination mais je ne sais pas faire. Donc le boulot est mal fait»affirme un décontamineur à l’abri des regards non loin de la centrale dans laquelle il intervient depuis près plus de 15 ans.

A quelques heures de route de là, dans un autre site nucléaire, un jeune homme de 22 ans vient de finir sa journée. De la grande distribution, il s'est reconverti dans le nucléaire. Las, il s'assoit à mes côtés dans un petit bureau attenant à la centrale : «Souvent on m'a demandé de faire des trucs seuls comme vérifier des fuites ou décontaminer alors que je ne suis pas habilité à le faire » explique t'il, décidé à quitter ce travail trop dangereux.

Encore des kilomètres et une autre centrale plus loin, nous arrivons dans un camping occupé en cette fin d'été non par des vacanciers mais des sous-traitants. Devant une caravane de 6 mètres carrés, Fred, intérimaire, et deux de ses collègues acceptent de faire part de ce qu'ils vivent, épuisés par leur condition de travail : « Au bout d'un moment y en a qui vont péter les plombs (...) C'est de la survie ». Du côté des agents EDF, le malaise se ressent également. Les agents EDF en charge de veiller à la maintenance des installations nous confient qu' « au bout du compte, on ne surveille pas comme il faut, et parfois on ne surveille pas du tout ! ».

Nous avons donc rencontré des salariés de la sous-traitance et de EDF, et nous avons également interrogé Annie Thebaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'Inserm, Thomas Houdré, directeur des centrales à l'Autorité de Sureté Nucléaire, Philippe Druelle, directeur adjoint de la production nucléaire d'EDF et Pierre-Yves Cuche, ancien directeur de la centrale de Tricastin.

 

 

 

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Plus de documentation sur la sous-traitance dans le nucléaire :

 

Le scandale de la sous-traitance dans les centrales nucléaires   (Blog de Fukushima)

La sous-traitance nucléaire explose (OWNI).

 

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 21:47
Qu’il aurait été agréable d’annoncer une reprise en main de la situation… Mais il ne faut pas rêver. La catastrophe nucléaire, même si certains ont tendance à l’oublier ou à la minimiser, est toujours en cours au Japon : la centrale continue de relâcher ses radionucléides dans l’environnement ‒ air, terre, eau ‒, le territoire japonais continue à être contaminé jusqu’aux portes de Tokyo, et la majeure partie de la population continue à vivre comme si de rien n’était alors que certains points chauds montrent des taux de radioactivité supérieurs aux zones évacuées dans la région de Tchernobyl.
Cet article ne prétend pas faire un point exhaustif de la situation, mais propose simplement de faire le tour de l’actualité en cette fin d'octobre.
 
1. Etat de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi
2. Contamination du Japon
3. Intérêt des scientifiques
4. Radioprotection
5. Mobilisation de la population japonaise
6. Mouvements humanitaires
7. Et les coriums dans tout ça ?
 
 
1. Etat de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi
 
D’abord, une petite visite s’impose. C’était le 22 octobre, belle journée ensoleillée d’automne. C’est Tepco qui filme. C’est beau, c’est propre, les liquidateurs ont bien travaillé, au risque de leur vie (ils sont actuellement 3000 employés sur le site). On filme essentiellement ce qui ne fâche pas : seulement 10 secondes pour les réacteurs accidentés sur un total de 6 minutes 25. On oublierait presque la radioactivité ambiante…
 

 
 
 
D’après Tepco, la situation s’améliore et serait presque maîtrisée : ils auraient réussi à faire un « arrêt à froid », comme ils disent dans leur jargon, des réacteurs accidentés. En fait, cela signifie une température « inférieure à 100°C » (lien). Donc de l’eau frémissante à 99°C, pour eux ça ne compte pas. Bertrand Barré (Areva) va plus loin : il affirme que « Les cœurs qui ont fondu sont resolidifiés et sont refroidis » (lien). Impressionnant. Mais on ne sait toujours pas comment il sait ça !
 
Sinon, rien n’a changé au réacteur n°1, il est toujours aussi radioactif au niveau du sous-sol : 3 juin, 4000 mSv/h (vidéo) ; 13 octobre, 4700 mSv/h (lien). Quant au 2ème étage, ce n’est pas mieux : août, 5000 mSV/h. La toile qu’ils ont installée autour du bâtiment ne changera quasiment rien, sinon de redorer l’image même de Tepco.
 
nouveau1
Une toile recouvre maintenant le bâtiment du réacteur n°1
 
La centrale, selon Tepco, dégagerait aujourd’hui moins de radioactivité que le mois dernier ; on peut évidemment s’en réjouir, mais tout de même, elle crache encore 2,4 milliards de becquerels chaque jour (lien). Cette vidéo de la webcam de la centrale nous montre que de la vapeur continue à se dégager de la centrale de manière abondante (début de l’évènement à 1:08, correspondant à 17h22 le 22 octobre 2011) :

 
Et les hotspots trouvés récemment dans la banlieue de Tokyo confirment que ces dégagements peuvent se rabattre sur les terres à partir du moment où le vent les pousse vers le sud.
 
Le problème de l’accumulation de l’eau hautement contaminée sur le site reste entier. Il y aurait actuellement 175 000 tonnes d’eau radioactive stockée sur le site, essentiellement dans les sous-sols. Tepco a constaté que le pompage de l’eau des sous-sols était inefficace car ils sont situés sous le niveau de la nappe phréatique, dans la roche sédimentaire aquifère. Dès que le niveau baisse, l’eau arrive de nouveau par le jeu des fissures. La centrale est devenue un puits infernal, car l’eau arrive en permanence : 200 à 500 tonnes par jour selon Tepco. C’est le tonneau des Danaïdes inversé. Les hommes sont désormais condamnés à vider un trou qui se remplit. Mais l’eau qu’on en retire est mortelle. Tepco ne sait plus quoi en faire, au point de l’éliminer en arrosant du bois pour éviter un improbable incendie… (lien).
 
arrosage-bois-tepco.png
Arrosage de bois avec de l'eau contaminée
 
L’enjeu aujourd’hui est de prévoir une installation pérenne qui va pouvoir traiter cette eau de manière constante durant des dizaines d’années, sans que cela n’affecte l’environnement.
 
 
2. Contamination du Japon
 
D’après le dernier rapport de l’IRSN du 27 septembre 2011, « depuis le 1er juillet, les concentrations en radionucléides dans les produits végétaux terrestres ont continué de présenter une tendance générale à la baisse ». Certes, mais il faut savoir que les radionucléides ne disparaissent pas pour autant, ils se déplacent. Et ils peuvent se concentrer ailleurs.
 
En fait, la contamination se répand partout dans le Japon. Dans l’alimentation, dans le sol, dans les matériaux. La pollution ne se limite pas à la préfecture de Fukushima car les nuages ne connaissent pas les limites administratives et les vents sont capricieux. Les cendres d’incinération, si elles ne dépassent pas 8000 Bq/kg, peuvent être réemployées dans les matériaux de construction, en particulier le ciment. Par exemple, un morceau de panneau de béton vient d’être découvert dans le nord de Tochigi (lien) avec une radioactivité de 2,5 µSv/h, soit 50 fois la radioactivité habituelle (1).
 
Mesure d’un hotspot à Kashiwa du 24 octobre : plus de 11 µSv/h, soit 100 mSv/an.
 
Kashiwa est une ville de 400 000 habitants à 200 km de la centrale de Fukushima Daiichi. C’est la banlieue de Tokyo. On y détecte aujourd’hui de nombreux points chauds, essentiellement dans les caniveaux et sous les arbres à larges feuillages. La plus importante mesure a été 57,5 µSv/h, ce qui correspond à plus de 1000 fois la radioactivité habituelle… A Tchernobyl, on a évacué des territoires pour moins que ça.
D’après les échantillons de terre analysés par la mairie de Kashiwa (lien), la pollution provient bien de la centrale de Fukushima (présence abondante de Césium 134) et elle serait relativement récente (lien). 276 000 Bq/kg de césium pour un de ces prélèvements, c’est très inquiétant, et cela confirme une nouvelle fois que la centrale continue à polluer le Japon, même très loin de la source.
 

kishawa

Recherche de points chauds par les autorités
 
D’après les principes des nucléophiles, pour réduire la radioactivité, il faut la diluer. Alors après que Tepco ait généreusement dilué dans le Pacifique la radioactivité de l’eau polluée provenant de la centrale (et ce n’est pas fini, la côte est du Japon continue d’être polluée par la centrale : lien), le gouvernement la dilue maintenant dans l’environnement : comme on ne sait plus quoi faire des déchets radioactifs (terre : 29 millions de mètres cube ; cendres ; boues), on va les répandre partout dans le Japon : l'Agence forestière autorise dorénavant les municipalités à enterrer dans les forêts domaniales les sols radioactifs provenant des zones contaminées (lien). Le Japon est donc condamné par son propre gouvernement à voir la radioactivité ambiante augmenter avec le temps, avec à la clé de nombreuses décharges de déchets radioactifs. Inodores. Invisibles. Incontrôlables à long terme… et avec quels effets sur la santé ?
 
décharge secrète
Décharge secrète de déchets radioactifs de Fukushima (source)
 
 
3. Intérêt des scientifiques
 
Les forums scientifiques français, comme les médias en général, se désintéressent petit à petit de Fukushima. Par exemple sur Futura Sciences, le principal fil de discussion sur l’explosion de Fukushima a été fermé, et le fil d’actualités n’apporte plus d’info depuis plus de deux semaines. En France doit-on s’en étonner ?
Pourtant les sujets de recherche et les questionnements concernant la catastrophe pourraient être nombreux si on s’y intéressait un tant soit peu. On pourrait aussi imaginer des forums de consensus, où des scientifiques pourraient débattre sur un sujet polémique, en acceptant d’avancer point par point vers une acceptation commune d’un fait. Au lieu de cela, même si les discussions sont souvent de bon niveau, on déplore parfois du mépris vis-à-vis des amateurs ou du dédain envers des autodidactes. Et ce sans parler des trolls, ces intervenants professionnels qui viennent perturber des débats dès qu’ils deviennent intéressants.
 
Et au-delà de la France, que penser du site Physics Forums où l’on fustige les rares scientifiques qui prennent position et qui informent sur Fukushima, tels Arnie Gundersen et Chris Busby ? (2)
 
Le monde scientifique est ainsi quasi muet sur la catastrophe de Fukushima. L’appel lancé par Harry Bernas en avril n’a guère eu de suite. Bien sûr il y a les sites militants de l’Acro, de la Criirad, de l’Aipri, ou le blog exemplaire de Dominique Leglu, Sciences pour vous et moi. Mais mis à part le dossier spécial de Science & Vie sorti en avril, « Fukushima. Ce qui s’est vraiment passé », les publications sont rares. Il faut dire qu’en France, les experts en nucléaire sont souvent salariés de la filière nucléaire. Les 48 000 employés d’Areva n’ont donc pas intérêt à aller contre le discours officiel ou à faire des vagues. N’avez-vous pas remarqué que souvent, ce sont des retraités ou des personnes anonymées qui s’expriment le plus facilement ? Aussi, le citoyen intéressé par la physique nucléaire a tout intérêt à s’informer par des réseaux indépendants du groupe industriel, tout en gardant un esprit critique.
 
Au Japon, le CRMS, association de citoyens qui font des mesures indépendantes de la radioactivité, a organisé une conférence sur le thème "A qui appartient le débat scientifique ?" The Japan Times reprend dans un long article l'essentiel de leurs discussions (lien, langue anglaise).
 
 
4. Radioprotection
 
Au Japon, les règles de radioprotection ne semblent pas être les mêmes qu’ailleurs. Après l’accident, on a commencé par relever les limites de doses. On se souvient en particulier du tollé provoqué en avril par la décision d’une limite de 20 mSv/an pour les enfants de Fukushima. Les consignes de prise de pastille d’iode n’ont pas été données assez rapidement. On décontamine les sols et les maisons avec des outils et des protections rudimentaires
En France, s’il y avait un accident, il n’en serait pas autrement. La population n’est pas formée pour subir un désastre nucléaire. Vu le taux élevé de réacteurs nucléaires sur le territoire français, il serait souhaitable que chaque élève reçoive une formation minimum sur la radioactivité afin de connaître les gestes qui sauvent en cas de catastrophe.
 
decontamination-en-famille.png
Décontamination d’un terrain scolaire en famille : consternant !
 
Suite à la catastrophe de Fukushima, un appel à projet a été lancé conjointement par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) et le JST (Japan Science and Technology Agency) qui invite les chercheurs Français et Japonais à étudier conjointement tous les aspects du tremblement de terre du 11 mars 2011 au Japon… à l’exclusion de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. La recherche française est donc manipulée par le lobby atomique qui ne souhaite absolument pas que l’on travaille sur l’effet des faibles doses sur la santé humaine (lien). Pour quelle raison ?
 
 
5. Mobilisation de la population japonaise
 
Il y avait un impressionnant dispositif policier lors de la manifestation antinucléaire organisée à Tokyo le 15 octobre dernier. On peut le constater sur cette vidéo (c’est vrai que l’énergie nucléaire implique une société policière) :
 

 
Malgré tout, la pression populaire ne faiblit pas. Les Japonais sont majoritairement opposés à la poursuite de l’utilisation de l’énergie nucléaire et ils le font savoir par des jeûnes, des manifestations et des occupations symboliques. La manifestation du 19 septembre, rassemblant 60 000 personnes à Tokyo, a été la plus démonstrative dans ce pays où traditionnellement, on n’a pas l’habitude de sortir dans la rue.
 
manif5
Manifestation du 15 octobre à Tokyo
 
 
La mobilisation continue avec l'action des 100 femmes de Fukushima qui commence aujourd'hui à Tokyo.
       
 
 
6. Actions humanitaires
 
Le gouvernement japonais espère faire revenir aussi vite que possible les 80 000 réfugiés qui habitaient dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Pourtant ce territoire est fortement contaminé par le césium qui a une période radioactive de trente ans. La gestion de la catastrophe est étrange, entre le déni du danger et la désinformation.
Bientôt un mois que le gouvernement a demandé aux réfugiés de la zone rouge (20-30 km) de rentrer chez eux. C’est terrible. Dans cette zone encore contaminée, un certain Monsieur Odome s’organise pour distribuer de la nourriture aux habitants démunis, la plupart des magasins étant fermés.
Un soutien s’organise en France pour l’aider.
Plus de renseignements ici :
 
odome2
M. Odome en pleine action
 
Des Japonais ont commencé à quitter leur pays. Si vous souhaitez accueillir l’un d’eux, ou si vous habitez au Japon et souhaitez partir, vous trouverez des moyens de vous faire connaître en lisant l’une de ces pages :
 
 
7. Et les coriums dans tout ça ?
 
On n’a pas fini de parler de cette matière qui empoisonne la vie des nucléophiles, et plus généralement la vie humaine tout court. Tepco a bien avoué (l’opérateur finit toujours par avouer !) qu’il avait fait une estimation fin mars de la descente du corium (lien) ; mais comment être sûr de leurs conclusions en sachant que chaque expérience sur le sujet mène à des résultats différents ?
 
Alors qu’en France tout le monde se fout de ce qui s’est réellement passé, le CEA fait sa pub sur la sûreté nucléaire avec un dossier écrit par Claire ABOU dans « Les défis du CEA » n° 163, intitulé « Au cœur du corium ».
 
coulee.jpgDans cet article consacré au corium, on vante les mérites de la recherche nécessaire pour augmenter la sûreté. Mais ce que l’article ne dit pas, c’est que les expériences ne peuvent atteindre les températures et les masses de combustible en cause dans l’accident de Fukushima, ce qui explique que le monde nucléaire soit muet sur le sujet des coriums de Fukushima : on ne peut pas communiquer sur quelque chose qu’on ne sait pas modéliser ! L’article ne dit pas non plus que même avec des instituts de recherche, l’accident majeur finit toujours par arriver. Dommage que les centrales ne soient pas sûres AVANT les « accidents » !
 
Une question reste en suspens : pourquoi Bertrand Barré n’a-t-il pas été interviewé dans ce dossier ? C’est pourtant l’expert qui semble le mieux informé. Pourquoi n’en dit-il pas plus ? Et pourquoi aucun journaliste ne lui demande de s’expliquer ?
 
 
 
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(1) En France, il faudra rester très vigilant pour que cela ne se produise pas, car il existe une pression et une possibilité pour que les déchets radioactifs de faible activité soient recyclés dans les matériaux de construction ou même les casseroles. Ce n’est pas une blague, voyez vous-mêmes le dossier de la Criirad sur ce sujet : Mobilisation contre l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction. La dilution de la radioactivité dans l’environnement reste un objectif des industriels de l’atome. Mais cette pratique qui au final aboutit à un accroissement du bruit de fond radioactif nie les effets de la radioactivité à faible dose sur la santé.
 
(2) J’ai moi-même été banni de ce forum scientifique après avoir proposé un lien vers mon article sur le corium. On voit là toute l’ouverture d’esprit de certains scientifiques assis sur leurs principes, et soumis aux intérêts du lobby atomique.

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 11:32

carte-hotspot.jpgAprès qu’Eva Joly appose sa marque antinucléaire à Fukushima en affichant clairement la priorité de la sortie du nucléaire, François Fillon vient détourner l’attention en proposant l’aide de la France pour les victimes du tsunami et la maîtrise de la catastrophe atomique.

Or la France ne maîtrise rien. Elle est le pyromane qui vient éteindre le feu. C’est elle qui a créé le MOX utilisé à Fukushima Daiichi. C’est elle qui fait commerce avec le Japon pour le retraitement des déchets en mettant en danger la population mondiale avec ses transports de plutonium sur des milliers de kilomètres.

Quand on dit la France, c’est Areva, dont les actions sont détenues à 87 % par l’Etat (directement ou indirectement par le CEA ou la Caisse des Dépôts et Consignations).

François Fillon au Japon, c’est le déni de la contamination radioactive d’un tiers du pays. C’est la désinformation incarnée. C’est le commercial venant à nouveau vanter le savoir faire de la France pour répandre son poison atomique, sous couvert d’aide humanitaire et d’expertise pour décontaminer un territoire. Mais la France n’a jamais rien décontaminé. Au contraire. Pour l’instant, Areva, en exploitant des mines d’uranium, en commercialisant les déchets radioactifs dans le monde et en promouvant l’usage de l’énergie nucléaire n’a fait que contaminer le monde.

 

Et pendant que le pompier français désinformait par omission dans un secteur apparemment épargné par la contamination radioactive (région de Sendai), d’autres nouvelles arrivaient.

 

La préfecture de Kanagawa (nord de Tokyo) a informé qu’il a été trouvé des champignons (shiitaké) séchés contaminés par du césium de plus de 550 bq/kg (la norme est 500bq/kg) provenant de la ville de Sagamihara.

Le commerce de ce champignon considéré par les asiatiques comme un élixir de vie risque malheureusement d’être compromis : le préfet a interdit de mettre en vente  et de consommer tous les champignons (shiitaké) qui ont été produits après le 11 mars.

Les champignons testés ont été cueillis au mois d’août et le contrôle fait avant la vente. Mais que penser des champignons mis en vente les 6 mois précédents ?

source : http://headlines.yahoo.co.jp/hl?a=20111021-00000089-jij-pol


Encore plus inquiétant, ce nouveau point chaud trouvé à Kashiwa (ville de 400 000 habitants, préfecture de Chiba) :

57,5 microSv/h (plus de 1000 fois la radioactivité naturelle)
276 000 Bq/kg de césium
avec une présence de césium-134

 

source : Tokyo Shimbun du 23 octobre 2011

http://yfrog.com/z/oezmjyj

 

kashiwa1.jpg

 

kashiwa2.jpg

 

kashiwa3.jpg

 

kashiwa4.jpg

 

analyse spectrale

 

 

Autres liens sur la contamination de Kashiwa :

 

http://www.city.kashiwa.lg.jp/soshiki/080800/p009761.html

 

http://fukushima-diary.com/2011/10/breaking-news-57-5microsvh-in-chiba/

 

http://fukushima-diary.com/2011/10/news-japanese-auschwitz-concentration-camp/#.TqQBqw7ZjDs.facebook

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 00:55

On a pu lire dans un forum que le message de Yuko NISHIYAMA était un faux. Histoire de colporter une rumeur peut-être ou de discréditer les informations provenant directement du Japon ? En tout cas cette mise en cause provenait certainement de quelqu’un qui ne connaît pas le principe de ce blog : les informations diffusées ne sont jamais des inventions. Les sources sont toujours citées, ou alors il s’agit de sources directes qui ne sont pas disponibles sur internet. Aujourd’hui, je diffuse également un autre témoignage provenant du Japon, celui de Yukiko TAKAHASHI. Si quelquefois un lecteur voulait rentrer en contact avec l’une ou l’autre des auteures de ces messages, je le mettrai volontiers en relation avec elles.

 

Yukiko-Takahashi.jpgYukiko, comme Yuko, s’adresse aussi aux Français. Elle raconte comment les habitants de Fukushima ignorent tout des dangers de la radioactivité, et comment ils sont autant contaminés par les radioéléments que par la désinformation…

 

 

 

 

 

 

Yukiko TAKAHASHI

 

 

 

« J'ai vécu à Fukushima pendant mes 3 ans de collège et mes 3 ans de lycée.
Il y a quelques jours, le 8 octobre 2011, je suis allée à la ville de Fukushima.

Moi, je portais un masque mais, quand je regardais comme ça dans la ville
les gens de Fukushima, il n'y en avait aucun qui portait de masque.
J’ai vu des employés municipaux qui s'activaient à la décontamination avec des manteaux de pluie et des masques dans la rue, et j’ai vu de l'autre côté du trottoir de jeunes étudiantes qui passaient sans masque en rigolant.

C'est la réalité de la ville de Fukushima.

Ce jour-là, il y avait la grande fête régionale traditionnelle de l’automne dans les villes et villages.
Les bébés, les enfants et les jeunes aussi ne portaient pas de masque.
Il y avait plein de stands de restauration dans la rue, ils mangeaient, ils buvaient dehors sans aucun problème ni souci.

Ma copine qui vit à Fukushima m’a dit :
« Il y a des gens qui disent qu'il n'y a aucun problème de radioactivité ; maintenant, c'est le contraire du danger à Fukushima, parce que si on fait des examens de dépistage des cancers plus souvent qu’ailleurs, nous vivrons plus longtemps que les autres. Si tu es trop inquiet et que tu deviens stressée, tu deviendras malade psychologiquement. »
En fait, il n'y a pas d'exemple d'impacts à cause de la radioactivité, on ne sait pas si c'est dangereux ou pas. La radioactivité n'est pas visible. Je comprends aussi que les gens soient paralysés par la radioactivité.

Le journal mensuel de la préfecture de Fukushima (UTSUKUSHIMA YUME-DAYORI numéro d’octobre) a été distribué à toute la population locale.
Dedans, il y avait les commentaires du
professeur YAMASHITA. Il a dit :

"Quand la radioactivité qui reste encore se mesure en unité de microSievert, elle ne blesse même pas les cellules." 

"A Tchernobyl, il y a eu des craintes au début dans la population [parce que les gens n'avaient pas d'information correcte], mais je voudrais expliquer aux gens d'ici au fur et à mesure [qu'il n'y a pas de danger.]"

Ça regorge de fausses rumeurs dans la ville, qui disent qu'il n'y a pas de danger.
Il y a des drapeaux partout "Il ne faut pas baisser les bras contre la rumeur". En ce moment, les gens de Tokyo ne veulent pas trop acheter de produits alimentaires de Fukushima. (Ils disent que c'est une mauvaise rumeur) et des drapeaux qui disent "Bon courage, Fukushima !"

Dans le quartier de "Watari" dans la ville de Fukushima, ils ont trouvé des points chauds qui font 3 microSv/h (1). Les habitants demandent à la mairie de reconnaître ce quartier comme "hot spot" et qu'ils leur conseillent de partir. Car s’ils reconnaissaient cela, les habitants pourraient recevoir une somme d'argent par une aide gouvernementale.
Mais, à la conférence qui a été organisée par l'Etat pour expliquer la situation aux habitants du quartier, les représentants de TEPCO ne sont pas venus, ni le maire de la ville de Fukushima. Juste des employés de la mairie sont venus et ils ont dit : "D'abord, il faut décontaminer !" C'est tout.
Mais il n'y a pas eu d'amélioration. A la ville de Fukushima, il n'y a aucun projet pour évacuer des gens.

Les habitants de Fukushima sont accrochés à l'endroit où il ne faut pas rester.
Ils sont contaminés par la radioactivité, mais aussi par les mauvaises informations.
Le pays, le préfet, la ville, personne ne veut aider les habitants.
Des habitants de Fukushima vont êtres tués par l'Etat.

Je voudrais que les Français connaissent cette réalité-là.
Les gens de cette région sont très fatigués de cette histoire.
Ils ne veulent plus entendre parler de ça.
Ils ne veulent plus regarder leurs compteurs Geiger.
Ils en ont marre...

Il y a de plus en plus de mouvements pour sortir du nucléaire à Tokyo, à Fukushima, et partout maintenant au Japon.

Alors s’il vous plait, restez liés avec "Fukushima" !
Restez liés avec "le Japon" ! »

Yukiko TAKAHASHI

 

 

 

 

(traduction Yumiko)

 

 

---------------------------

 

Message original

 

 

私は中学・高校を福島市で育ち、今は東京にいる者です。

 201110.8、私は福島市に行ってきました。

 

私はマスクをしていきましたが、見渡すかぎり、福島市民はマスクをしていませんでした。

レインコートとマスクを身につけ、ホースの水によって庭を除染する人がいる反対側の道を、中学生と思しき少女たちが、マスクも身につけず談笑して通り過ぎる。

 

これが福島市の実態です。

 

 

この日は、市内の神社の秋祭りがあり、駅前は人であふれていました。

小さな赤ちゃんも、10代20代の若者も、誰もマスクをつけていません。

屋台がたくさん出て、みんな外で飲食しています。

 

福島に住む私の友人は言いました。

放射能は全然大丈夫で、ガン検診を頻繁にやるようになるから、却って福島県人の寿命は延びる、放射能を気にしすぎてストレスをためる方が精神病になってよくない、という人もいる。前例がないから危険か危険じゃないかもわからない。

放射能は目に見えないから、麻痺してしまう人の気持ちもわかる

 

 

福島県の広報(うつくしま ゆめだより 10月号)には山下教授のインタビュー記事が載り、「μSvでは細胞に傷もつかない」「チェルノブイリでも最初はパニックになったが、地道に(安全性)を説明していきたい」などとコメントされています。

広報は、全家庭に配られます。

 

 

町には「安全デマ」が蔓延しているのです。

そして、いわゆる「風評被害」に負けるなと、町中に「がんばろう福島!」ののぼりが出ています。

 

 

福島市内の渡利という地区では、3μSv/hを超える場所が見つかり、住民が「避難勧奨地点」に認定するよう、福島市に求めています。認定されれば、行政から避難支援などの援助を受けられるからです。

しかし、先日行われた住民説明会では、東電も市長も出席せず、市の担当者と国の現地災害対策本部の担当者が「まずは除染を」というだけで、なんら進展はありませんでした。福島市では避難計画はないとのことです。

 

いてはいけない土地に、福島市民は縛り付けられています。

放射能だけでなく、間違った情報に汚染されています。

国も県も市も、彼らを助けないのです。

 

福島市民は見殺しにされています。

 

フランスの皆さんにこの実態を知っていただければと思います。

 

また、福島でも、東京でも、全国でも、少しずつ、少しずつ脱原発の運動が広がっています。

原発廃止の決定権を握る経済産業省前に座り込んだり、九州電力本店前に座り込んだり、各種のデモや、疎開裁判など、さまざまなアクションがあります。

ぜひみなさん、福島とつながってください。

日本とつながってください。

 

よろしくお願いします。

 

 

 

 

(1) 3 microSv/h, c’est beaucoup. Cela représente 26 mSv/an. En France, la norme officielle est 1 mSv/an pour la population.

 

 

 

Depuis que Yukiko a écrit ce message, d’autres informations inquiétantes nous sont parvenues : plus de 20 hotspots (= points chauds, c’est-à-dire endroits radioactifs) ont été signalés à Tokyo qui, il faut le rappeler, se trouve à 250 km de la centrale accidentée (par exemple 5,82 microSv/h dans un parc d’attraction pour enfants - source : http://fukushima-diary.com/2011/10/news-spreading-fear/ )

 

 

*mise à jour du 19/10/11 : cette mesure de 5,82 microSv/h avait été réalisée le 12 octobre par les habitants. Le lendemain, le 13 octobre, les services municipaux ont fait leurs propres mesures et ont relevé 1,58 microSv/h maximum. Peut-être s’agissait-il pour les officiels de discréditer les mesures menées de manière autonome ? Quoi qu’il en soit, il a été tenu compte de cette fourchette 1,58 - 5,82 µSvh puisque la mairie a décidé de changer la terre. (Source : http://www.news24.jp/articles/2011/10/13/07192497.html)

.

 

De ce fait, le gouvernement japonais va bientôt émettre des directives pour aider les citoyens et les responsables locaux de détecter les zones contaminées afin de les nettoyer en toute sécurité. En effet, Masaharu Nakagawa, ministre de l'éducation et la science, a déclaré dans une interview au Wall Street Journal :

 

"A partir de maintenant, nous devons offrir des équipements et demander aux gens de regarder bien au-delà de Fukushima pour trouver les points chauds". Il a ajouté qu'il était très difficile de savoir comment ces taches se sont propagées. C’est à croire que ce gouvernement est très mal informé ou qu’il feint de ne pas connaître la situation ! 7 mois après la catastrophe, il serait temps que le gouvernement prenne enfin des mesures de radioprotection efficaces et que la population cesse d’être exposée stupidement à la contamination.

 

 

 

source : http://online.wsj.com/article/SB10001424052970204479504576638770772486378.html

 

 

 

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que Tokyo continue de voir sa population baisser, comme l’indique cette information : dans le quartier de Bunkyo, les gardes d'enfants avaient une attente dans les crèches publiques, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Cela signifie que des familles ont probablement quitté la région pour mettre leurs enfants à l’abri.

 


source : http://business.nikkeibp.co.jp/article/topics/20110610/220678/?P=2&rt=nocnt

 

NB : A propos des interrogations sur l’origine de la radioactivité de Setagaya, selon le détecteur portable de recherche de source radioactive (Mirion HDS100GN) dont un journaliste a fait l’acquisition, il n'y a pas eu de pic de Cs-137 qui puisse être considéré comme un hotspot issu de la catastrophe de Fukushima. Cet appareil avait en mémoire d'autres analyses spectrales de différents endroits sur les hotspots de Chiba ou Saitama où les pics de Cs-137 sont bien visibles. Ce journaliste a comparé également ses mesures avec celles (SAM 940 3x3 Nal) des services de la mairie : les résultats concordent avec les autres analyseurs en service ce jour-là (Information Franck C.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 22:53

DSCF3187---Copie.jpgCe message a été écrit par Yuko NISHIYAMA. Il m’a été transmis à l’occasion de la journée de manifestations antinucléaires du 15 octobre 2011.

 

Manifestation à Strasbourg :

les Japonais n’étaient pas oubliés

et le crime de Tepco dénoncé

(merci à Franck pour le drapeau !)

 

« Je me suis enfuie de Fukushima, ma ville de naissance, avec ma fille et mes parents en laissant mon mari là-bas. D'abord, nous avons été à Tokyo, maintenant nous sommes à Kyoto. Notre famille est obligée de vivre séparément. On a perdu notre région, on ne sait même pas quand l'accident se terminera...

Après l'accident, l'Etat japonais, le préfet de Fukushima et le maire de la ville de Fukushima ne nous ont pas informés de ce qui se passait réellement.
Ils n'ont même pas procédé à une évacuation correcte, ils ne nous ont pas du tout protégés.
Donc, nous avons été obligés de nous sauver par nous-mêmes, avec notre propre jugement de la situation.

Des points chauds se sont créés un peu partout dans la ville.
Les enfants ne peuvent pas partir de Fukushima et ils portent un masque quand ils sortent dehors.
Il leur est interdit de faire du sport, ils vivent avec beaucoup de limitations, sans la liberté que l'on offre aux enfants habituellement.

Notre pays a reçu 770,000,000,000,000,000 Bq de radioactivité, mais le gouvernement fait vivre toute la population comme avant. Ils nous font croire que toutes les normes sont sécurisées. Même si les normes ont été augmentées, même pour les enfants.

Après le 11 mars, Fukushima, le Japon et le monde ont totalement changé.
La radioactivité s’est échappée de la centrale nucléaire ; la priorité économique a sali le monde entier.

Qui a décidé que le nucléaire était très sûr ?
Une centrale nucléaire est aussi une grosse machine. Des fois ça peut casser.
Mais, quand ca casse, on ne peut plus revenir en arrière.
L'accident de Fukushima est arrivé à cause du tsunami et du tremblement de terre, mais ils ont fait marcher cette énorme machine nucléaire qui ne résiste pas aux tremblements de terre, au grand pays des tremblements de terre qu'est le Japon. Donc, dans ce sens-là, c'est une catastrophe, un désastre  totalement artificiel.

On ne peut plus vivre dans la région où on est né.
On ne peut plus manger en étant sûr de ce que l’on mange.
Il faut vivre tout le temps avec une inquiétude pour sa santé.
Tout ça est le résultat du choix de l’énergie nucléaire.

J'ai entendu dire que la France est pro-nucleaire. L’énergie nucléaire a l'air d'être moins chère par rapport à d’autres solutions.
Mais, quand un accident se produit, c'est très cher et dangereux, et quand on voit le problème des déchets...

Plus jamais Fukushima !

Je ne veux pas que vous subissiez la même expérience que nous, car c’est une grande tristesse, de la souffrance et du chagrin...
Arrêtez les centrales nucléaires ! Maintenant !

Et puis, face à cette infâme destinée pour les enfants de Fukushima, face à ce  spécialiste qui nous explique que jusqu'à100 mSv/an c'est sans danger pour notre santé, et aussi face à ce préfet qui l'a invité... secourez-nous !


S'il vous plait....ONEGAI-SHIMASU

Yuko NISHIYAMA »

 

(Traduction française : Yumiko)

 

 

----------------------------------------

 

Message original

 

フランスの皆様

 

私は震災後、故郷福島に夫を置いて、娘と父母と避難しています。まずは東京、そして現在は京都に自主避難しています。事故の収束がいつになるのかわからないなかで、故郷を追われ、家族が離れた生活を強いられています。

 

事故後から、国や県や市は私たちに真実を伝える事もなく、適切な避難勧告も出さずに、私たちを守ってくれようとしませんでしたので、自分たちの判断で故郷を離れました。

 

現在、福島市の放射線量は毎時1マイクロシーベルトを越えています。事故後は多い時で25マイクロシーベルト、至る所にあるホットスポットでは毎時60マイクロシーベルトを超し、その中で子供達は逃げることもできずに、外にでるときはマスクをしながら、学校でも室外の活動は禁止され、子供としての自由を制約されて生きています。

 

77京ベクレルという放射線物資が積もった国であるのに、国は今までと変わらない生活をさせようとしています。児童の被曝許容量や食品の放射線物資の暫定基準値を上げ安全であると信じさせようとしています。

 

311を境に福島は、日本は、世界は変わってしまいました。原発という経済優先主義の上で作られたものから排出された放射能により、世界中が汚染されてしまったのです。

 

原発が安全だとはだれが決めたのでしょう。原発も機械です。壊れる事もあります。壊れたとき、取り返しのつかないことが起きるのです。福島第一原発の事故は津波による天災によるものでは、地震国日本において耐震性のない原発を稼働させていたことによるもので、いわば人災なのです。

 

生まれた故郷に住めない、安心して食べ物を口にすることはできない、健康障害を心配しながら生きて行かなければならない。それが原発を選んできた結果なのです。

フランス人の皆さん、フランスは原発推進国だと聞きます。確かに原発は低コストで稼働する事ように思えるでしょうが、事故の起こった場合の危険性、廃棄物の処理等を考えるととてもコスト高で危険をはらむ物なのです。

 

NO MORE FUKUSHIMA 私たちの悲しみ、苦しみ、切なさを味会わないで下さい。今すぐ、原発を止めて下さい。今です。

 

そして、年間100ミリシーベルトまで安全であるという学者を招聘し県民を流出しないようにしている福島県の子供達をどうか救って下さい。お願いします。

 

西山祐子

 

 

............................................

 

 

Exemple d’aide à apporter aux gens qui vivent encore en zone contaminée (information Laurent Mabesoone)

 

 

 

odome.jpg« La réalité, c'est qu'il y a 30 000 personnes entre 20 km et 30 km de la centrale, auxquelles l'Etat japonais ne veut pas verser un yen d'aide au déménagement, et qui ont été invitées à rentrer chez elles il y a un mois ! Dans une zone hautement contaminée, sans commerce. Beaucoup de personnes âgées ne peuvent pas faire plusieurs dizaines de km pour aller acheter à manger. M. ODOME (73 ans) organise une distribution de vivres dans l'ancien hôtel qu'il tenait avant la catastrophe. Il le dit lui-même : « Le moindre petit colis contenant de la nourriture est précieux pour nous. » (*)

 

Voici l'adresse, et un site avec vidéo sur lui :
http://shiendanch.exblog.jp/13204556/

--------------------------------------------------------------------------------------------
Les colis sont à envoyer à :
   

Mr Takao ODOME
Business Hotel ROKKAKU
HARAMACHI KU OOMIKA JI HIRABAYASHI 51
MINAMI SOMA SHI
FUKUSHIMA KEN
975-0049 JAPON

 

 

(*) Précision : la douane japonaise n'accepte pas charcuterie et viande. Sinon, riz et céréales sont trop lourds pour être envoyés par avion (le bateau prend 3 mois...). Sardines à l'huile, biscuits, fruits secs, confitures, tous produits finis... surtout d'un pays non contaminé comme la France, c'est OK et cela leur fera vraiment plaisir.

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 01:00
radiumtokyo.jpgSur tweeter cela faisait un certain temps que l’on parlait d'une valeur hors norme sur le côté d'une vieille maison de Tokyo à l'apparence délabrée, mais une fois sur place… il ne fallait que quelques minutes pour comprendre que cela n'avait rien à voir avec Fukushima, mais plutôt avec une pollution de type industriel ou artisanal, ce qui était le cas.
 
Beaucoup de bruit médiatique en ce jeudi 13 octobre, des journalistes, des professeurs, des caméras - même une équipe venant d'Italie était présente -, des fonctionnaires en grand nombre pour rappeler leur lenteur face a une information qui avait été signalée le 3 octobre au service de la mairie...
 
A Fukushima, Tepco ne se déplace plus pour faire face aux futures victimes, mais au coin de cette rue sans charme une entreprise spécialisée dans le nucléaire (analyse et détection) qui est là par la plus grande des coïncidences (une filiale de Tepco) œuvre de concert avec les autorités pour répondre, après 10 jours d'attente, à cette question !!!!
 
Qu'est-ce que cette radioactivité???
 
Fukushima est-il responsable de cela??
 
La réponse ne se fera pas attendre, au début de la nuit des techniciens repartent avec une petite « glacière » contenant des échantillons pour une analyse approfondie, mais dans la matinée de cette même journée une personne possédant du matériel pour identifier les éléments nous dira Ra 226....ce qui sera confirmé dans la soirée par les services de la mairie.
 
Dans la maison avait été oubliées par ses occupants des petites bouteilles contenant de la poudre ; ces bouteilles reposaient dans une vieille casserole contenant d'autres fioles.
Les autorités (MEXT) ont fait une conférence sur les bouteilles, à minuit : la valeur était de 600 microsievert/heure et elle contenait du Radium 226.
 
A l'extérieur de la maison à plusieurs mètres de la source, sur un identiFINDER 2, la valeur était  à 5 / 6 microsieverts/heure et indiquait Ra 226 ; sur un modeste Rados 200, la valeur la plus chaude était de 5,5 microsieverts/heure et sur un Radiageme 4000, la valeur la plus chaude était de 1500 cpm (alpha beta gamma).
 
Une enquête est ouverte pour savoir  les raisons du stockage de ce produit par un particulier ; la police n'a pas peur de manifester sa perspicacité mais pour Tepco aucune enquête n’est en cours pour l'instant, enfin de façon sérieuse...
 
(Informations données par Franck et Yumiko, de Tokyo)
 
Vidéos de FukushimaVideoReport sur la découverte faite à Tokyo-Setagaya-Tsurumaki:
1) Prise d’une mesure de plus de 1500 cpm (nombre de coups par minute)
 

 

 
 
 
Précision : il n'y a pas équivalence absolue entre le nombre de cpm et de dpm (désintégrations par minute). Pour connaître l'équivalence entre cpm et dpm, il faut connaître le rendement du compteur. Le rendement de comptage sera le rapport cpm/dpm (ce rendement peut être > à 1)
 
2) Prise d’une mesure de 5,5 µSv/h
 

 

 
 
3) Les médias sont très intéressés par cette découverte
 

 

 
 
Autres videos :
 
4) Reportage de FNN news (chaîne Fuji news network)
 
 
5) Reportage de NHK
 
 
Autres articles sur le même sujet :
Forte radioactivité relevée à Tokyo (Courrier international)
 
 
Alors, bizarre cette découverte de radioactivité à Tokyo ?
Pas vraiment. Les Japonais sont très sensibles à la pollution radioactive depuis Fukushima, et la moindre info ravive les peurs. Mais il est probable que d’autres endroits pollués existent au Japon. Comme l’écrivait Norio Hirai dans son manifeste, le Japon est nucléarisé depuis longtemps et a pollué la mer par ses rejets. 40 ans de production et d’utilisation de radionucléides, ça laisse forcément des traces un peu partout et des produits sont disséminés dans l’environnement. Il est vraisemblable que l’augmentation de l’utilisation des compteurs Geiger par la population fera découvrir à l’avenir d’autres sites pollués.
 
Et pendant ce temps, on découvre encore d’autres éléments, qui cette fois proviennent bien de la pollution de Fukushima Daiichi : Fukushima Diary rapporte que l’on vient de découvrir du strontium à Yokohama dans plusieurs endroits de la ville.
 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 22:34

logonucleairestop.jpgLe Samedi 15 octobre 2011 sera une journée de manifestations antinucléaires partout en France (et au Québec*). Voyez dans la liste ci-dessous où vous pouvez rejoindre une manifestation.

 

 

 

Après Fukushima, si vous n’êtes pas encore convaincu que l’énergie nucléaire peut apporter l’enfer chez vous, c’est que vous ne vous êtes encore pas assez informé. Je vous suggère alors de lire l’excellent dossier du Canard enchaîné « Nucléaire, c’est par où la sortie ? Le grand débat après Fukushima » (100 pages - 5,35€)

 

 

 

dossiercanardenchaine.jpg.

 


 

 

 

 

 

Les rassemblements et manifestations auront lieu à Dunkerque, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Le Bugey (St-Vulbas), Avignon et Strasbourg.

 

 

 

Source : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Manifestations-interregionales

 

 

 

Afin d’assurer une unité visuelle aux manifestations, vous êtes invités à vous habiller de rouge et de jaune.

 

 

 

En jaune et rouge
Couleurs du soleil au zénith ou à l’horizon
Couleurs de notre soleil tout sourire, il a bien raison
Venez manifester en jaune
Venez manifester en rouge
Pour une fois le noir du goudron
Tranchera de la plus belle façon

 

 

NORD

DUNKERQUE

Rassemblement à 15h place Jean Bart, pour demander la fermeture de la centrale de Gravelines.

Des départs groupés sont prévus depuis Lille, Arras, Bailleul et Hazebrouck :

  Départ groupé en train depuis Arras : Distribution du tract régional à 11H30 devant la gare d’Arras suivi d’un départ par TER à 12H20 pour une arrivée à Dunkerque à 14H06.

Départ groupé en train depuis Lille : Distribution du tract régional à 12h00 devant la gare de Lille suivi d’un départ par TER à 12H41.

Contact
Mireille Havez
eda.mireille@wanadoo.fr
Paulo-Serge Lopes paulosergelopes@gmail.com

Départ de la gare Bailleul : RDV 13h45 train à 14h03.

Départ de la gare d’Hazebrouck : RDV 14h train à 14h24.

OUEST

RENNES

Rendez-vous mail Mitterrand - à partir de 12h restauration, buvette, stands, musique et prise de parole - départ 14h15

Contact : coordination-antinucleaire-ouest@laposte.net

Plus d’infos :
http://www.sdn-rennes.org/index.php/page-web-coordination-ouest

Départs groupés de la Haute-Normandie, Basse Normandie, Bretagne, Pays de Loire, Centre et Paris :


NORMANDIE :

Cherbourg/Valognes/Carentan/St Lo (bus), contact : coord.antinuke.reg@gmail.com

Coutances/Granville : (covoiturage et/ou bus), contact : coord.antinuke.reg@gmail.com

Sourdeval/Mortain/Saint Hilaire. : Le bus partira à 10h00, arrêt à Mortain à 10h15, à St Hilaire vers 10h45. Contact : lebobar@orange.fr

Percy / Villedieu : contact Olivier Delafosse : olivier.delafosse@me.com

Alençon : Rendez-vous pour du co-voiturage à 10 heures précises place Foch (place de la Mairie)

Contact : Alain Bertin, Collectif 61 "Sortir du Nucléaire" 21, rue d’Argentan 61000 Alençon 02.33.26.76.32alain.bertin@voila.fr

Caen : Rdv à 9h30 parking de la piscine municipale (Bd Albert Sorel, face lycée Malherbe).
Retour sur Caen vers 21h.
Tarifs : 14€ tarif normal, 7€ petits budgets.
Envoyer chèque et contact mail et/ou tél. à et à l’ordre de :
Samuel VEROVE
13, place saint gilles
14000 CAEN
contact tél. : 06.12.81.03.25 - courriel :
samuel_verove@yahoo.fr.

En préparation au départ de Rouen : contact bientôt disponible

Athis/ Flers/ Domfront : Athis 9h15 / Flers 9h30 / Domfront 10h (places à 10€ / 5€ pour faibles revenus) _ Inscriptions au 02 33 36 06 85 ou chantalfiol@gmail.com ou au 02 33 96 07 31 ou collectifcitoyennormand@laposte.net

BRETAGNE :

Vannes/Lorient : contacter Stop Nucléaire 56, stop-nucleaire56@laposte.net

Nantes et Redon : contacter Damien au 06 30 21 32 63 ;
sdnlv@sfr.fr

Saint-Nazaire : Départ à 12 heures, parking du Théâtre (gratuit), près de la Base sous-marine,

Retour vers 20 heures (soit un départ de Rennes à 18 h 30).

Prix du transport par personne : 12 euros (tarif réduit à 6 euros en cas de difficultés financières).

Pré-inscription par mail à estuaire.stop-nucleaire@du-libre.org, ou par téléphone à Augustin Grosdoy (06 86 00 12 37).

Lannion :

Covoiturage ou bus en fonction du nombre, prendre contact à : sdn-tregor@laposte.net

St Brieuc : Covoiturage ou bus en fonction du nombre, prendre contact au 02 96 62 06 40

Paimpol : Covoiturage ou car selon nombre : contacter J.C.Camille au 02 96 20 85
11 ou
cepaimpol@orange.fr

Quimper : Car (arrêt possible à Quimperlé), départ 9h parking salle omnisports Michel Gloaguen à Quimper (impasse de l’Odet à coté de la maison des associations, derrière la gare SNCF)
Prix 15 euros (tarif réduit pour petits budgets)
Réservations au 02 98 55 63 76 / 06 84 14 58 87
Courriel :
sortirdunucleairecornouaille@yahoo.fr , site :
http://www.sortirdunucleairecornouaille.org/

Brest : Départ en car à 9H00 à la gare routière, retour vers 21H00, arrêt possible sur Morlaix

Participation car : 15 euros
Contact : Christian Bucher - 06 18 85 13 16

PAYS DE LA LOIRE :

Nantes : La Coordination antinucléaire de la région nantaise organise un départ de car. Contact :
Tel : 06 70 11 77 27 , Courriel :
coordarn@laposte.netTarif plein : 10 euros, tarif solidaire : 5 euros. RDV Nantes Le Cardo : 11H45. RDV Nozay place de l’église : 12H15.

La Roche sur Yon : Contact : Tony RAFFIN ( assoc le CRIN ) via le.crin@laposte.fr ou 06 87 99 29 00.

Angers : Départ 10h00 place LaRocheFoucault, Retour 21h Tarifs A/R : 12€ (plein tarif) , 6€ (petit budget) Inscription bus : 06 17 74 36 13

Laval : Une marche est prévue, départ le mercredi précédent. contacts Mayenne : Dominique SARCHER 02.43.04.87.08 et Hervé EON 06.81.10.81.76, Ille et Vilaine : Françoise RUBION 06 86 41 37 81

SARTHE :

Château du Loir : Départ place de la Mairie à 9h, retour 21h

La Flèche : Départ place de La Libération à 10h, retour 20h

Le Mans : Départ quai Louis Blanc (au bas du tunnel) à 9h30, retour 21h

Inscription sur " sortirdunucleaire72@orange.fr" chèques à l’ordre de " sortir du nucléaire 72" à envoyer à : Martial Chateau, La Doultière 72200 La Flèche tel 0243947288

Prix du déplacement : 15€ ; (10€ pour les faibles revenus et les adhérents de Sortir du Nucléaire 72), 5€ pour les enfants

Pour ceux qui ne pourraient venir les dons de soutien nous permettront de couvrir les frais des bus.

MAYENNE (cars) :

Larchamp / Montaudin / Gorron / Landivy, contact : 02 43 05 30 31 / 02 43 05 69 44

Ernée, contact : 02 43 05 26 33

Pays de Loiron, contact : 09 61 54 35 97

Laval, contact 06 20 83 73 68

Mayenne, contact : 02 43 04 47 74

Chailland / Andouillé /La Baconnière, contacts : 02 43 02 65 12 / 02 43 02 69 46 / 02 43 02 67 63

Bais, contact : 02 43 37 93 40

Sainte-Suzanne, contact : 06 37 64 55 39

Craon / Cossé, contacts : 02 43 12 21 56 / 02 43 01 00 80

Château-Gontier / Longuefuye, contact : 06 86 58 63 19

Par ailleurs, une marche est prévue à partir de LAVAL :
contacts Mayenne : Dominique SARCHER 02.43.04.87.08 et Hervé EON 06.81.10.81.76, Ille et Vilaine : Françoise RUBION 06 86 41 37 81

PARIS :

Départ place de la république à 7h15 - tarif 30 €
contact et inscription : Simone Fest simfest@hotmail.fr

CENTRE :

Blois : Départ le samedi matin vers 8h et retour vers 22h.(bus ou co-voiturage selon inscriptions).
Contact :
sdn41@free.fr(merci de s’inscrire pour le bus avant le 20 septembre, paf à prévoir de 20 à 25 €)

Tours : départ à 9 heures, retour vers 22 heures ; tarifs : normal, 25 € , réduit (précaires, enfants, etc.) 15 €.
Contact :
philippe.gardelle@orange.fr

Pour s’inscrire en tant que bénévoles pour aider à l’installation, 2 possibilités :

EST

STRASBOURG

Rassemblement sur le parvis de la cathédrale de Strasbourg à 14h30 où un grand "trèfle humain" visible du haut de la cathédrale sera formé. Puis manifestation jusqu’à la place Kléber.

CSFR 68 : csfr68@gmail.com
Stop Fessenheim : stopfessenheim@yahoo.fr
Stop Transports - Halte au Nucléaire : stthn@free.fr-
Alsace Nature :
siegeregion@alsacenature.org
Vosges Antinucléaire : steph165@gmail.com

Contact :
Rémi Verdet 06 13 36 71 89

Infos sur les départs groupés à venir

 

Parallèlement à l’appel national, une action aura lieu à Ligny en Barrois (55) > Plus d’infos

SUD-OUEST

TOULOUSE

SORTONS D’URGENCE DU NUCLEAIRE CIVIL ET MILITAIRE - RDV Place Arnaud Bernard - départ 14 h

A l’initiative de la Coordination Régionale Anti-Nucléaire du Sud Ouest
(Premiers signataires : Alliance écologiste indépendante Midi-Pyrénées, Amis de la Terre Midi-Pyrénées, Attac Toulouse, CANT (Collectif Anti Nucléaire Toulousain), Europe Écologie-Les Verts (Toulouse, 82), Greenpeace Toulouse, NPA 31, Sortir du Nucléaire (national, 46, 81, 82), Stop Nucléaire 31 l’Antidette, Partit Occitan, Solidaires 31, Vivre sans le Danger Nucléaire de Golfech, UCJS31 (Urgence Climatique-Justice Sociale), ACDN (Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire)...)

Venez tous avec votre créativité, donner du relief à cette manif !
Contact : Daniel Roussée
daniel.roussee@wanadoo.fr - 06.61.97.83.28.

Départs groupés d’Agen (47), Villefranche de Rouergue (12) et Mende (48) (arrêts possibles à Séverac et Rodez) :

Départ groupé d’Agen (47) : bus ou covoiturage, contacter Benoît 06 07 88 61 43

Départ de Villefranche de Rouergue à 12h précises avec covoiturage organisé par SERENES SEREINES. Rendez- vous place Fontange autour de nos banderoles : "Soyons modernes, sortons du nucléaire" ou "Le nucléaire tue l’avenir".

Départ 8h45 place du foirail à Mende.
Arrêts possible à Balsièges, Chanac, Les Ajustons, la Canourgue, Séverac (vers 9h45-10h) et Rodez (vers 10h30-11h).
Arrivée à Toulouse à 13h30
Retour à Mende à 23h au plus tard
Tarif :15 € minimum par personne. + contribution volontaire en fonction des revenus de chacun (tarif réduit de 5€ possible)
INSCRIPTION OBLIGATOIRE

Le tarif annoncé ci-dessus ne couvre pas le prix de l’autocar. Beaucoup d’entre vous sont solidaires de ce mouvement mais ne peuvent pas venir à Toulouse. Un moyen simple de participer est d’envoyer un chèque comme contribution au déplacement.

Les chèques sont à établir à l’ordre de l’ALEPE, membre du réseau Sortir du Nucléaire et à envoyer à Claude Lhuillier Montialoux 48000 Saint-Bauzile.

Contacts :
Claude Lhuillier : 04 66 47 03 10
Xavier Pedel : 04 66 65 04 03 / 06 70 64 95 20


BORDEAUX

Départ 14h Place Pey-Berland (mairie de Bordeaux)


Parcours : rue des Frères Bonie, Cours d’Albret , place Gambetta, Clémenceau, allées de Tourny, Grand théâtre, rue Esprit des lois, miroir d’eau sur les quais, Alsace Lorraine, Pey Berland.
Plusieurs interventions, prises de paroles et animations sont prévues tout au long du parcours, ainsi que 5 mn de vacarme ! (Apportez des casseroles, crécelles, tambours, etc.)
Prévoyez votre pique-nique, votre attirail de manifestant, votre bonne humeur !
https://www.facebook.com/event.php?eid=271190036242804

Contacts :
TCHERNOBLAYE
tchernoblaye@free.fr
Coordination Sud-ouest
Monique Guittenit
moniqueguittenit47@orange.fr

Départs groupés d’Agen, de Niort et de Poitiers :

Départ groupé d’Agen (47) : bus ou covoiturage, contacter Monique 05 53 95 02 92

Départ groupé de Niort (79) en milieu de matinée : Réservez dès maintenant vos places.
Bressuire - Départ 8h30 - place St-Jacques
Parthenay - Départ 9h15 - place du Drapeau
Niort - Départ 10h10 - parking du Collège Pierre et Marie Curie, (rue du Maréchal Leclerc, dir. Parthenay)
Coût : 10€ place adulte, 0€ enfants et personnes aux faibles revenus (une souscription volontaire plus élevée peut être faite, avec déduction des impôts ex. 30€ avec déduction = 10€ pour le voyage)
S’inscrire sur le site du
collectif Sortir du nucléaire 79.

Départ de Poitiers, 8h30 parking du Lycée du Bois d’Amour
3 euros pour les étudiants et les chômeurs, 10 euros pour les autres
Pour nous contacter et s’inscrire :
antinuc86@gmail.com Thierry 06 40 14 01 81


Parallèlement à l’appel national, une action aura lieu à Périgueux (24) > Plus d’infos


SUD-EST

BUGEY

RDV à 13h30 à Saint-Vulbas (centrale du Bugey)

Plus d’infos, tracts affiches... sur http://stop-bugey.org/

Contacts :
Xavier Lurthy :
xlurthy@free.fr
Joel Guerry : jguerry51@orange.fr

Appel à volontaires :

Nous recherchons des volontaires pour aider à tenir et gérer la buvette, le stand SDN-BUGEY (vente de livres, revues et accessoires...), gonfler et attacher les ballons, flécher, orienter, etc.

Que celles ou ceux qui auront la gentillesse de proposer leurs services, pour l’avant, le pendant ou l’après, se manifestent à l’avance (contact : georges.david@laposte.net), ou se présentent vers 10h30 le jour "J", sur le lieu de départ, à la camionnette de la coordination STOP-BUGEY.

Programme détaillé de la journée

Départs groupés de Chambéry, Genève, Sainte Foy L’Argentière, Lyon, Valence, Lons-le-Saunier, Macon, Grenoble, Mornant, Aix-les-Bains, Cuiseaux (71) :

Covoiturage au départ de Mornant (69440), RDV 12h30 devant le cinéma
Contact : Bernard Déplaude : 0628044339

Départs en cars prévus de Chambéry : Lieu de départ : a priori gare routière de Chambéry

Horaires aller : départ de Chambéry 11h30, arrivée à St Vulbas 13h15
Horaires retour, départ de St Vulbas à 18h, arrivée à Chambéry 19h45
Coût : environ 10 € Aller/Retour (tarif réduit possible pour les personnes ayant des difficultés). Prévoir un casse-croûte. _ Merci d’envoyer un chèque de réservation à "SDN 73 - Maison des Associations - 67 rue Saint François de Sales - 73000 Chambéry (chèque à l’ordre de SDN73).

Genève : Départ en car organisé par Contratom A 11h à la place Neuve (visualiser le lieu sur Google maps) S’annoncer auparavant par téléphone ou email indiqué sur http://www.contratom.ch

Genève est à 70km de la centrale du Bugey, sous son vent d’ouest dominant : vu l’expérience de Fukushima, Genève est touchée de plein fouet. départ groupé à partir de St Foy l’Argentière le samedi 15 octobre à 10h. De retour le soir vers 20h.

Départ groupé à partir de Ste Foy l’Argentière à 10h. De retour le soir vers 20h.
Nous pourrons remplir 2 transporteurs de 9 places. IMPORTANT : Il est nécessaire de vous inscrire en répondant à :
thierry.manceau@laposte.net ou téléphoner au 04 74 70 18 71 avant le 9 octobre

Lyon

Départ de Lyon en car et covoiturage.
12h15 Double Mixe, La Doua à Villeurbanne (Tram T1)
Inscription :
rhone@eelv.fr
06 60 36 25 50

Départ groupé à vélo : Rendez-vous gare de Lyon Part-Dieu, sortie Alpes (anciennement Villette), avec départ à 10h précises. Trajet de 40km environ jusqu’à Saint-Vulbas/Le Bugey. Le trajet retour n’est pas assuré en groupe et pour le trajet aller, il s’agit d’un rassemblement informel de participants autoresponsables.
Pas d’inscription nécessaire, mais si vous avez des questions, vous pouvez contacter Sylvie :
info@sb-traductions.com

Lons-le-Saunier

Le collectif pour un avenir sans nucléaire lédonien souhaite organiser un départ depuis Lons le Saunier en bus, pour se rendre en nombre à la manifestation pour la fermeture de la centrale nucléaire du Bugey du 15 octobre .
Nous avons la possibilité de réserver un bus de 56 places pour 555€ soit 10 euros par personne, en dessous de 40 personnes (14 €/personne). Faute de participants en nombre suffisant, le bus sera remplacé par du covoiturage.
Départ et retour : Place de la Liberté à Lons-le-Saunier Horaires définis ultérieurement.
Pour finaliser la réservation nous souhaitons avoir une estimation des personnes intéressées.
Merci donc de vous signaler à Da Rocha Julien
darocha.julien@gmail.com ou au 06-17-09-47-60 avant mercredi 28 septembre.

Macon

Départ 10h30 retour à 18h. Afin de simplifier la gestion des inscriptions, nous avons fait le choix d’informatiser la procédure. Il vous est donc possible de réserver en ligne une place en bus pour ce rassemblement au prix de 12 euros l’aller-retour en cliquant sur le lien suivant : http://fr.amiando.com/manif_nuke_bugey_15102011.html
Pour celles et ceux qui auraient des difficultés à payer cette somme, il est toujours possible de revoir à la baisse le prix des places. En cas de besoin merci de contacter le 06.06.88.52.66.

Grenoble

Lieu de départ : place de Verdun à Grenoble
Heure de départ aller : 11h
Horaires de retour : départ de St Vulbas à 17h, arrivée à Grenoble 19h
Coût du transport : 10 euros aller/retour (tarif réduit possible pour les personnes ayant des difficultés).
Prévoir un casse-croûte.
Si vous souhaitez confirmer votre inscription pour le voyage en car, merci d’envoyer un chèque de réservation à "Europe Ecologie les Verts 10, rue Marx Dormoy 38000 Grenoble (tél 09 71 49 91 52) à l’ordre de EELV 38.

Valence

Départ de Valence : place de Dunkerque à 10 h
Arrêt à Tain ( sortie autoroute ) pour prendre quelques personnes
57 places ( actuellement 44 inscrits ) pour 565 euros
Arrivée vers 12 h
Pique nique sur place
Discussions avec les différents groupes ( en particulier : sur la chaine humaine , sur la constitution d’un groupe "fermeture Tricastin" )
Retour à 17 h
Contacts : Pierric ( 06 28 34 73 32 ) , ou Dominique ( 06 72 07 76 42 ) , ou Christine ( 06 08 40 33 09 )

Aix
Pour ceux que ça intéresserait coviturage Aix-Chambéry pour prendre le car à Chambéry :

Un départ en covoiturant prévu depuis Aix rendez-vous 10h45, parking en face du cinéma les Toiles du lac.

Pour ceux qui le souhaitent départ possible en train : 10h26 à Aix, arrivée 10h37 à Chambéry. Merci de nous signaler si vous souhaitez vous joindre à nous. amisdelaterre73@yahoo.fr

Cuiseaux : rendez-vous pour le départ en co-voiturage à la bretelle autoroutière A39 de CUISEAUX/SAGY à 12h30 précises.
Contact : Marie-Claude Colin Cordier (Porte-parole départemental EELV 71)
colin.cordier@wanadoo.fr


AVIGNON

CHAINE HUMAINE à 15H
RDV devant la Gare SNCF Avignon centre

Contact :
Jean-Pierre Cervantes (Président de CREAVIGNON)
contact@creavignon.fr
http://creavignon.ning.com
http://creavignon.fr
Tel : 06 88 88 86 01

Co-voiturage au départ de l’Aveyron
Le collectif sud-aveyronnais organise des covoiturages : à Millau, rendez-vous à 11h30 au parking de la Grave, à Saint-Affrique , rendez-vous à 11h 15 à la gare routière et à La Cavalerie, devant la casse de l’A75 à 12 heures. contact : collectif.sortirdunucleaire@laposte.net


Parallèlement à l’appel national, un rassemblement aura lieu à Toulon à 14h (plus d’infos) et à Nice à 10h (plus d’infos).

...........................................................................................

 

(*) Mise à jour du 13.10.11

QUEBEC

 

Manifestation antinucléaire à la centrale de Gentilly-2

 

Samedi 15 octobre 2011 de 9:00 à 18:00

Lieu : autour des roulottes d'Hydro-Québec, où se prépare la reconstruction de la centrale.

Rendez-vous a l'auberge Godefroy 17575 boulevard Becancour, Bécancour

A.M. : à partir de 9 heures : matinée de conférence sur les dernières nouvelles concernant le projet de reconstruction de Gentilly-2 et autres dossiers (les correspondances avec le CCSN, les mines d'uranium, le transport des déchets radioactifs ,le projet Darlington, l'après Fukushima, etc.) à l’auberge Godefroy (à côté du pont Laviollette et des roulottes d'Hydro-Québec)

P.M. : manifestation pacifiste autour du site d'Hydro-Québec et possibilité d'un pow-wow amérindien (à confirmer)

 

Source et contact : http://www.facebook.com/event.php?eid=126795334087978

 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 18:03
Christopher Busby, scientifique britannique, expert qui a travaillé sur les effets négatifs des très faibles doses radioactives sur la santé, est aussi un chanteur engagé. Il vient d’enregistrer une chanson sur les journalistes véreux. 7 mois après la catastrophe de Fukushima, devant l’incapacité du monde à comprendre l’ampleur du désastre, l’expert prend sa guitare et chante. Et l’actualité lui donne raison.
Selon un article d’Enformable.com ‒ repris par Enenews ‒ qui rapporte une correspondance électronique entre des membres de la NRC (Nuclear Regulatory Commission, autorité de sûreté étatsunienne), les experts estimaient une semaine après l’accident que 100% du combustible de la piscine du réacteur 4, 50% de combustible du réacteur 3 et 25% du cœur n°2 étaient partis en fumée. La quantité énorme de combustible que cela représente ‒ pas moins de 336 tonnes ‒ ne laisse guère de doute sur la contamination massive du Japon (1) et celle qui a suivi sur les îles du Pacifique et l’Alaska.
 

 
 
 
Présentation de cette chanson dans YouTube, avec traduction française :
 
« Professor Busby performs his song about the reporters, authors, presenters and celebrity columnists who write about nuclear energy and how radiation from environmental contamination like that from Fukushima and Chernobyl is harmless. He implicitly attacks them for lack of knowledge, lack of research, cherry-picking of data and supporting experts, stupidity, bias, manipulation, corruption, cowardice, and criminal irresponsibility. Guitar is a 1937 Gibson Kalamazoo. Location is the Green Audit Lab in Wales (www.greenaudit.org). For more songs see www.myspace.com/christobusby

Professeur Busby joue sa chanson sur les journalistes, les auteurs, les présentateurs et les chroniqueurs people qui écrivent sur ​​l'énergie nucléaire en prétendant que le rayonnement de la contamination de l'environnement comme celui de Tchernobyl et de Fukushima est inoffensif (*). Il les attaque implicitement pour leur manque de connaissance, le manque de recherche, de recueil de données et de soutien des experts, la bêtise, les préjugés, les manipulations, la corruption, la lâcheté et l'irresponsabilité pénale. Sa guitare est une Gibson Kalamazoo 1937. Le lieu d’enregistrement est le laboratoire de Green Audit, au Pays de Galles. Pour plus de chansons, se reporter au site www.myspace.com/christobusby.
 
(* En mettant en gras cette phrase, j'insiste sur le fait qu'il ne critique pas les journalistes qui font leur boulot !)
 
 
Newspaper Man

I pity the newspaper man
Who cannot understand
The way that he's been tricked to lie
With methods underhand
Who takes his cues from falsity
From those who peddle death
Who cover up the truth of things
With each mendacious breath

Je plains l’homme des journaux
Qui ne peut pas comprendre
La façon dont il a été amené à mentir
Avec des méthodes sournoises
Qui prend ses sources du faux
De ceux qui colportent la mort
Qui couvrent la vérité des choses
Avec chaque souffle mensonger

I pity the newspaper man
Who waves his arms and smiles
Whose arguments construct his truths
With journalistic guile
Who carefully selects his source
To back his twisted cause
Whose face reveals his inner pain
His falseness and his flaws

Je plains l’homme des journaux
Qui agite les bras et sourit
Dont l’argumentation construit ses vérités
Avec des astuces journalistiques
Qui sélectionne soigneusement ses sources
Pour sauvegarder sa cause tordue
Dont le visage révèle sa douleur intérieure
Sa fausseté et ses défauts

I pity the newspaper man
His every living hour
His isolated loneliness
His emptiness and power.
The man who as a columnist
Kills children every day
Who puts himself beyond attack
And hides himself away

Je plains l'homme des journaux
Chacune des heures où il vit
Sa solitude isolée
Son vide et son pouvoir.
L'homme qui, en tant que chroniqueur,
Tue des enfants tous les jours
Qui se met hors d'atteinte
Et se cache loin

I pity the newspaper man
In his eco-friendly house
Whose cowardice is plain to see
Whose totem is the louse
The man whose ignorance is clear
Who sells his soul for gain
Whose banner is stupidity
Whose badge a yellow stain

Je plains l'homme des journaux
Dans sa maison écologique
Dont la lâcheté est bien visible
Dont le totem est le pou
L'homme dont l'ignorance est claire
Qui vend son âme pour un gain
Dont la bannière est la bêtise
Dont l'insigne est une tache jaune

So leave him to the media hacks
And leave him to his friends
To those who push Uranium shares
And their own selfish ends
To experts who are bought and sold
Who lie with every breath
Whose project poisons all the world
With radioactive death
 
Donc laissez-le aux médias pirates
Et laissez-le à ses amis
Pour ceux qui poussent les parts de l’uranium
Et leurs propres fins égoïstes
Pour les experts qui sont achetés et vendus
Qui mentent à chaque respiration
Dont le projet empoisonne le monde entier
Avec la mort radioactive »
 
 
---------------------------------------------
 
Autre article de ce blog sur Christopher Busby
 
 
 
Interview récent de Christopher Busby par Mochizuki (langue anglaise)
 
 
 
---------------------------------------------
 
(1) Un rapport officiel sur la contamination du Japon vient d’être publié par le ministère de l’éducation, de la culture, des sports, de la science et de la technologie. Les mesures ont été réalisées par un hélicoptère, ce qui signifie qu’il faut considérer ces données comme largement sous-estimées pour la population puisque personne ne vit dans les airs ! Les radionucléides sont un peu en suspension dans l'air, mais surtout reposent au sol, et la population vit sur le sol, en particulier les enfants.
 
Voici une carte extraite de ce document, où ont été reportées les mesures concernant le césium 134 et 137 (j’ai ajouté les noms des préfectures en français). La contamination s'étend jusque la préfecture de Gunma ou la banlieue de Tokyo, à plus de 200 km de la centrale.
 
carte-contamination-japon-ministere-octobre-2011.jpg

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 00:52

275px-Plutonium_pellet.jpgBizarrement, le monde continue à ignorer les coriums de Fuklushima. Le mot corium reste tabou, certains préférant même parler de cœurs fondus plutôt que d’utiliser le mot interdit. Le monde nucléaire n’est pas loin de réécrire l’histoire…

Non seulement les coriums n’existeraient pas, mais l’explosion qui avait été entendue dans le bâtiment de l’unité 2 serait aujourd’hui remise en cause par Tepco. On trouve du plutonium jusqu’à des dizaines de kilomètres de la centrale, mais finalement on décide de ne plus le rechercher. Une manière aussi d’effacer sa présence, et de ne plus parler de tout ce qu’a produit la catastrophe de Fukushima.

Pour autant, cela ne doit pas nous empêcher de revenir sur les combustibles qui étaient présents au moment de l’accident. On est toujours en droit de se demander quelle est leur quantité et de quoi ils sont composés. Et en particulier le chargement du cœur n°3, formé en partie de MOX, ce combustible fabriqué en France constitué d’un mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium.

 

1163463 3 97dd chargement-du-mox-sur-le-pacific-heron-a

Chargement de MOX français en 2009 à Cherbrourg (source Le Monde)

 

 

1. La question du MOX

 

Selon l’excellent article d’Andrea Fradin « [Révélations] Areva au cœur du réacteur de Fukushima », un porte-parole d’Areva confirmait en mars l’implication de l’entreprise française dans la centrale de Fukushima, indiquant que “le réacteur 3 fonctionnait avec 30% de MOX” (1).

 

Or, si l’on s’en tient aux données brutes fournies par Tepco sur les combustibles de la centrale accidentée, il y avait, au moment du séisme du 11 mars 2011, 548 assemblages dans le cœur du réacteur 3. Et 30% de 548, cela fait 164 assemblages de MOX.

 

Pourtant, d’après Bertrand Barré, conseiller scientifique d’Areva, « le réacteur 3 de la centrale de Fukushima ne contient que 32 assemblages de MOX ».

 

Tout d’abord, le terme « que » est malheureux dans le contexte de la catastrophe actuelle, vis-à-vis de toutes les personnes contaminées actuellement au Japon. Car 32 assemblages d’environ 172 kg, ça fait tout de même 5,5 tonnes du combustible le plus dangereux de la planète, car contenant plus de 300 kg de plutonium. Sa toxicité est extrême, puisque sa dose létale est de l'ordre du microgramme. 300 kg équivaut donc à 300 milliards de doses mortelles.

 

Mais 164 assemblages, c’est une autre mesure, ça correspond à 28 tonnes de MOX, contenant près de 1700 kilogrammes de plutonium !

 

Alors qui dit vrai ? Areva pris de court interrogé par OWNI le lendemain de la catastrophe ou Areva à tête reposée qui ne peut pas dire autre chose parce que c’est la quantité maximale pour laquelle le réacteur 3 de Fukushima Daiichi est homologué auprès de l'AIEA ?

On peut aussi poser cette question autrement : qui dit faux ? L’article d’OWNI ou le conseiller scientifique d’Areva ?

 

section-1-methode-transport

Caisson de transport pour MOX (document Areva)

 

Quant aux proportions exactes du plutonium dans le MOX utilisé à Fukushima Daiichi, rien n’est clair. Areva elle-même sème le trouble et, sous couvert de transparence, laisse paraître au contraire de grandes incertitudes : « Sa seule différence avec le combustible nucléaire de base, fabriqué uniquement avec de l'uranium et appelé combustible UO2, réside dans le fait que le combustible MOX contient une faible proportion de plutonium mélangé avec de l'uranium (MOX signifie Mélange d'OXydes d'uranium et de plutonium). La proportion de plutonium varie selon le type de combustible : elle est généralement comprise entre 5 et 10 %. » (lien)

« Constitution d’un mélange primaire, à partir de poudres d'oxyde de plutonium, d'oxyde d'uranium appauvri et de "chamotte" obtenue à partir de pastilles de rebut. De l’uranium appauvri est ajouté à ce mélange primaire afin d'obtenir la teneur précise requise par les clients. Ce mélange final est appelé mélange secondaire. La teneur en plutonium de l'assemblage combustible - peut varier de 3 à 12% - en fonction des spécifications du Client.» (
lien)

Dans les deux citations, bien qu’Areva ne soit pas d’accord avec lui-même, il s’agit bien d’un mélange d’oxydes, et la moyenne du taux de plutonium est 7,5 %. Mais l’IRSN donne encore une autre fourchette : « La production du mélange secondaire : de l’oxyde d’uranium est ajouté au mélange primaire pour obtenir la teneur en plutonium recherchée, entre 5 et 12,5 %, selon les besoins des réacteurs. » (
lien)

 

Donc officiellement, la teneur en plutonium peut varier avec un facteur 1 à 4, ce qui, pour les quantités considérables de combustible en jeu, donne une fourchette extrêmement large : dans le cas d’un chargement à 6 % de MOX (32 assemblages), nous obtenons entre 165 et 688 kg de plutonium. Dans le cas d’un chargement à 30 % de MOX (164 assemblages), nous obtenons entre 850 kg et 3,5 tonnes de plutonium !

 

 

2. La question des quantités de combustible dans les cœurs

 

Selon un rapport en japonais diffusé en août 2011 concernant le maintien de l'arrosage des réacteurs n°1, 2 et 3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, il y aurait 120 tonnes de combustible dans le réacteur n°1, et 164 tonnes dans les réacteurs 2 et 3 (2).

Or ces données ne correspondent pas avec celles connues par les autorités nucléaires au moment de l’accident.

Elles ne correspondent pas plus à celles fournies par Tepco à l’ambassade de France au Japon en 1999.

Voici un tableau résumant ces différentes données.

 

 

réacteur 1

réacteur 2

réacteur 3

1999

78 t

105,4 t

102,5 t

2010

69 t

94 t

94 t

août 2011

120 t

164 t

164 t

 

On le voit, les différences sont énormes. Et incompréhensibles. Peut-on surcharger un cœur de 50 tonnes de combustible ?

Avec les données d’août 2011, les infos de l’article d’OWNI (30 % de MOX pour le cœur n° 3) et le taux maximum de plutonium dans le MOX (12,5 %), on arrive à une masse de plutonium invraisemblable : 6 tonnes !

 

Et 6 mois après la catastrophe, on ne possède toujours pas d’information fiable à ce sujet (3). Inexplicable. Les autorités nucléaires vont-elles encore longtemps se ridiculiser en autorisant Tepco à rester dans le flou ?

 

 

3. La question des entreposages à sec

 

Ils sont appelés « dry casks » (littéralement « fûts secs »). On appelle ce stockage en français un entreposage « en châteaux », car d’habitude, les fûts cylindriques sont placés verticalement, ressemblant à des tours. Mais à Fukushima Daiichi, les containers sont stockés horizontalement. A l’origine, ce type de stockage était utilisé uniquement pour le transport, mais en 1994, la licence a été modifiée pour qu’ils puissent aussi servir pour le stockage permanent, ce qui a été réalisé à partir de 1995.

 

dry cask dessin

Dry cask

 

dry cask

Dry cask

 

Les parois des dry casks forment un blindage contre les rayonnements et la chaleur est transférée à l'air ambiant par conduction.

Il existe deux types de containers, des larges et des moyens, tous deux d’une longueur de 5,60 m. Les larges (diamètre 2,40 m) peuvent contenir 52 assemblages tandis que les moyens (diamètre 2,20 m) peuvent en contenir 37. A Fukushima, il y a 9 dry casks, 5 larges et 4 mediums. 11 containers supplémentaires étaient en préparation en novembre 2010, mais on ne sait pas s’ils avaient déjà été conditionnés en mars 2011.

 

Un bâtiment est consacré à l’entreposage des dry casks. Il est situé en bordure de mer, entre les réacteurs 1 et 5. A cause de sa position basse, ce bâtiment a été inondé entièrement lors du tsunami du 11 mars 2011. Mais il ne semble pas que cela ait provoqué de problème particulier.

 

batiment dry cask

Bâtiment pour le stockage des dry casks

 

Venons-en à la question. On sait par un document de l’ambassade de France au Japon qu’en 1999, les unités 4, 5 et 6 entreposaient du combustible usé dans des châteaux, en plus du combustible entreposé dans les piscines. On peut supposer que cela était dû à un manque de place, les piscines ayant une capacité limitée. Tepco envisageait ainsi la construction d’un plus grand centre de stockage pour solutionner ce manque de place chronique pour le combustible usé. 

La question qui se pose est de savoir si du combustible entreposé en châteaux était encore présent dans les bâtiments des unités 4, 5 et 6 le jour de l’accident.

 

 

4. La question du combustible stocké en piscine

 

Il existe 7 piscines de stockage de combustible usé à Fukushima Daiichi. Une dans chacune des 6 unités, et une piscine commune, située à 40 mètres à l’ouest de l’unité 4.

 

plan centrale fukushima daiichi

Plan de situation des différentes piscines du site

 

Environ 700 assemblages de combustible usé étaient générés chaque année à Fukushima Daiichi, soit environ 120 tonnes qu’il fallait laisser en piscine pour les faire refroidir.

Voici un tableau qui résume les différentes manières de stocker le combustible dans cette centrale :

 

Méthode de stockage

 

Quantité de stockage

(nombre d’assemblages en mars 2010)

Capacité (installations existantes)

Piscine de combustible usé à chaque réacteur

3450

8310

Entreposage à sec

408

408

Piscine commune

6291

6840

total

10149

15558

 

La piscine commune du site de Fukushima Daiichi est en service depuis 1997. Elle mesure 12 m sur 29 et a une profondeur de 11 m.

Les assemblages sont rangés dans des caisses par 90. On peut ranger 76 caisses dans le fond de cette piscine, ce qui lui donne une capacité maximale théorique de 6840 assemblages.

 

piscine commune

La piscine commune de Fukushima Daiichi

 

piscine commune dessin

Caisse et stockage dans la piscine commune

 

picine commune dessin

Ecorché du bâtiment de la piscine commune

 

Pour résoudre le problème de manque de place, on a augmenté la capacité des piscines de combustible usé en pratiquant le re-racking, c’est-à-dire en réduisant les espaces entre les caisses dans les piscines.

 

Le re-racking nécessite le remplacement des caisses conventionnelles par des caisses à haute densité, traitées pour l'absorption des neutrons. Cette technique permet une augmentation de la capacité de stockage d’une piscine de 40% à plus de 100% selon les situations. Mais avant d’effectuer un re-racking, il est d'abord nécessaire de vérifier que la structure de la piscine est capable de supporter le poids supplémentaire impliqué. Comme cette méthode est la plus simple et la moins chère, le re-racking a déjà été largement utilisé dans les centrales japonaises. Il faut noter toutefois que cette pratique n’avait pas été prévue à la conception des bâtiments et qu’elle met de fait les installations en surcharge, car l’uranium a une densité 19 fois supérieure à celle de l’eau.

Les questions qui se posent aujourd’hui sont les suivantes : est-ce que les tonnages officiels des combustibles en piscine prennent en compte l’utilisation du re-racking ? quel est le pourcentage d’augmentation de stockage par re-racking à Fukushima Daiichi ? et est-ce que les piscines associées aux réacteurs ‒ il faut le rappeler, perchées à 20 mètres au dessus du sol ‒ sont assez solides pour supporter de telles masses sans être affectées à long terme, surtout avec les secousses régulières dues aux tremblements de terre ?

 

 

Conclusion

 

Difficile de conclure : quand on cherche des données fiables et référencées, on tombe immanquablement sur des approximations et sur des contradictions, voire des impossibilités physiques (les cœurs ont-ils pu être aménagés pour être surchargés ?). Cette petite enquête apporte ainsi plus d’interrogations qu’elle n’en résout car ces questions restent en effet en suspens :

 

- Quel est le pourcentage réel d’assemblages de MOX dans le cœur du réacteur 3 : 30 % ou 6 % ?

- Quel est le pourcentage réel de plutonium dans le MOX utilisé dans le réacteur 3 de Fukushima Daiichi ?

- Quelles quantités réelles de combustibles se trouvaient dans chacun des réacteurs et des piscines ?

- Comment peut-on expliquer les différences de tonnages de combustible fournis par l’ambassade de France au Japon en 1999 et par Tepco en 2010 et 2011 ?

- Du combustible entreposé en châteaux était-il encore présent dans les bâtiments des unités 4, 5 et 6 le jour de l’accident ?

- Quelles sont les caractéristiques de l’utilisation du re-racking à Fukushima Daiichi ?

 

Si Tepco souhaitait devenir une entreprise crédible, il faudrait qu’elle commence, entre autres, par répondre à ces questions. Tant que la lumière ne sera pas faite sur la réalité de la centrale au moment de l’accident, l’énergie nucléaire restera cette énergie du secret, car pour l’instant, sa communication relève plus des pratiques de la grande muette que d’une entreprise responsable devant la société civile.

 

Pierre Fetet

 

---------------------------------

 

(1) Cette information est totalement plausible, car en 2008, le Japon lançait la construction de la centrale d’Ohma qui devrait démarrer avec 30% de MOX. Elle devrait être opérationnelle en 2014.

Voir : http://www.sfen.org/La-Commission-Europeenne-se

Mais on peut aussi imaginer qu’il s’agit d’une erreur de transcription. Selon Areva, le MOX peut être chargé de différentes manières, à la demande du client. On peut se demander si, à Fukushima, le MOX n’était pas chargé à 30 % de plutonium, au lieu des 3 à 12 % annoncé officiellement par Areva. Selon certains, le MOX pourrait même dans certains cas être chargé à 100 % de plutonium…

 

(2) Voir le document original et sa traduction.

 

(3) Un député japonais, Kono Taro , donne des tonnages encore différents… Dans cette page, il fait l’inventaire des combustibles des centrales nucléaires du Japon :

http://www.taro.org/2011/05/post-1017.php

 

 

----------------------------------

 

Sources :

 

L’article d’Andréa Fradin du 15 mars 2011 dans OWNI.fr, « [Révélations] Areva au cœur du réacteur de Fukushima »

http://owni.fr/2011/03/15/revelations-areva-au-coeur-du-reacteur-de-fukushima/

La page d’Areva.com du 15 avril 2011, « Quelles solutions pour Fukushima ? »

http://www.areva.com/ajaxpub/Dialog/DetailQuestion.aspx?idQuestion=749

« Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi : toutes les données sur les réacteurs et les combustibles », article du 20 mai 2011 publié dans ce blog

http://fukushima.over-blog.fr/article-centrale-nucleaire-de-fukushima-daiichi-toutes-les-donnees-sur-les-reacteurs-et-les-combustibles-74272123.html

Rapport de l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques No 612 (1997 / 1998)

http://www.senat.fr/rap/o97-612/o97-61222.html

Sources pour le chapitre 3 :

http://www.nrc.gov/waste/spent-fuel-storage/pools.html

http://www-pub.iaea.org/MTCD/publications/PDF/Pub1398_web.pdf

Integrity Inspection of Dry Storage Casks and Spent Fuels at Fukushima Daiichi Nuclear Power Station - 16 novembre 2010 - Yumiko Kumano - Tokyo Electric Power Company

http://www.scribd.com/doc/51060557/Integrity-Inspection-of-Dry-Storage-Casksand-Spent-Fuels-at-Fukushima-DaiichiNuclear-Power-Station

 

 

----------------------------------

 

Autres articles du blog de Fukushima traitant de la question des combustibles :

Le plutonium de Fukushima Daiichi

Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi : toutes les données sur les réacteurs et les combustibles

Le corium de Fukushima (1) : description et données

Le corium de Fukushima (2) : effets et dangers

Radionucléides de Fukushima

 

 

----------------------------------

 

Remarque de l’auteur :

Si des lecteurs ont connaissance d’informations supplémentaires sur le sujet des combustibles de Fukushima Daiichi, je leur serai reconnaissant de laisser un commentaire qui complétera avantageusement la lecture de cet article.

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 23:42

6 mois après la catastrophe, plusieurs synthèses ou bilans ont été publiés ‒ ce blog s’en est déjà fait l’écho ‒ mais connaissez-vous les articles suivants ? Et les questions qui en découlent… connaissez-vous quelqu’un, 6 mois après les évènements, qui soit capable d’y répondre ?

 

Manifestation-Tokyo pics 809Japon : 6 mois après le cauchemar

par Kibo Promesse

http://kibo-promesse.org/2011/09/japon-6-mois-apres-le-cauchemar/

On communique très vite sur le bilan humain et financier de la catastrophe : Il y aurait plus de 28.000 morts et disparus, près de 300.000 réfugiés, plusieurs centaines de milliards de dollars de dégâts et 25 millions de tonnes de déchets. Cependant, le gouvernement et TEPCO ne communiquent pas sur le nucléaire. Pire : La désinformation s’organise au plus haut, tous gouvernements confondus, pour minimiser l’ampleur de la catastrophe. 

(…)

Lire la suite de l’article

 

20110908p2a00m0na021000p size5Samedi-sciences (9): Fukushima six mois après

par Michel de Pracontal

http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-de-pracontal/100911/samedi-sciences-9-fukushima-six-mois-apres

Pour avoir parlé de « villes fantômes » à propos des communes proches de la centrale de Fukushima Daiichi, le ministre de l'industrie japonais, Yoshio Hachiro, vient d'être contraint à présenter sa démission. Si l'expression a choqué, elle reflète hélas la situation concrète d'une zone où ne vivent plus que des animaux sauvages et des plantes, et où certains sites sont si contaminés qu'ils ne seront pas habitables dans un avenir prévisible. 

(…)

Lire la suite de l’article

 

27030 52341Fukushima, 6 mois après : un quotidien irradié

par Greenpeace

http://energie-climat.greenpeace.fr/fukushima-6-mois-apres-un-quotidien-irradie

Vivre, chaque jour : avoir un toit, à manger, aller au bureau, à l’école, se promener … ces choses tellement banales vues d’ici, et qui sont pourtant tellement compliquées à Fukushima, 6 mois après …

(…)

Lire la suite de l’article

 

217864 0201627001124 webDossier : Fukushima, 6 mois après

par Yann Rousseau et Nicolas Barré

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/dossier/0201626928229-fukushima-6-mois-apres-217864.php

Six mois après avoir assisté impuissant à la destruction des 4 réacteurs de sa centrale de Fukushima-Daiichi, l'opérateur Tepco espère toujours reprendre le contrôle du site avant la fin janvier 2012. Le retraitement d'importantes quantités d'eau contaminée qui compliquent l'accès du site s'est accéléré. L'inquiétude de la population grandit sur une possible contamination de la nourriture. Le gouvernement a refusé les contrôles systématiques des légumes ou de la viande produits près de la centrale.

(…)

Lire la suite de l’article

 

onegai012Fukushima : 6 mois de suicidaire censure.

par l’AIPRI

http://aipri.blogspot.com/2011/09/fukushima-6-mois-de-suicidaire-censure.html

Plus de six mois se sont écoulés depuis la plus grande catastrophe nucléaire civile qu’ait connue l’humanité et l’on est toujours dans l’expectative de ces indispensables données nucléaires objectives qui permettraient de prendre la mesure si non exacte du moins approchée du désastre. Ces données que les instances nationales et internationales censurent diligentement, sans hélas, amen, empêcher leurs poumons, les poumons de leurs fidèles alliés et de leurs fidèles banquiers, les poumons de leurs ennemis jurés, les poumons de leurs enfants et petits enfants très chéris de s’encrasser d’insoluble et artificielle radioactivité particulaire ambiante, ces données l’Aipri les a réclamées vainement dès les premiers jours.

(…)

Lire la suite de l’article

 

L’article de l’AIPRI se termine sur plusieurs questions pertinentes que je trouve intéressant de reproduire ici :

 

Question 1. Quel était le taux de combustion moyen des carburants nucléaires des centrales « accidentées »  (fondues) ?

 

Question 2.  Quelle quantité exacte de MOX contenait la centrale n°3 ?

 

Question 3. Combien de milliers de tonnes de carburant « éteint » (mais désormais fondu en grande partie) sont-elles stockées à Fukushima ? 2800 tonnes ou bien 9500 tonnes comme le soutient un député japonais ?

 

Question 4. Quel est le taux de combustion moyen de ces déchets ? Les chiffres que l’on trouve dans la littérature scientifique qui dans le passé analysa ces déchets vont, grosso modo, de 24 à 42 GwJ/t.

 

Question 5. Combien « pesait » le panache initial, d’environ 210 mètres de haut pour 40 mètres de diamètre, de la seconde explosion ?  A savoir combien de tonnes de carburant « actif et/ou éteint » ont-elles été projetées dans l’environnement ?

 

Ce ne sont pas les seules questions que l’on se pose sur Fukushima, il y en a bien d’autres comme celles-ci :

 

6. Pourquoi Tepco interdit à ses employés de parler à des journalistes ?

 

7. Quelle était le taux de radioactivité des 11500 tonnes d’eau rejetées dans le Pacifique en avril ?

 

8. Pourquoi les employés d’Areva ont-ils tous quitté le Japon quand la centrale a explosé ?

 

9. Pourquoi les pastilles d’iode n’ont-elles pas été distribuées à tous les habitants de la zone contaminée ?

 

10. Pourquoi les zones d’évacuations sont-elles concentriques alors que la contamination des sols ne l’est pas ?

 

11. Pourquoi on n’évacue pas certaines zones habitées alors qu’elle sont autant contaminées que certaines zones évacuées à Tchernobyl ?

 

12. Pourquoi on fait subir aux enfants de Fukushima le même taux de radiation que les travailleurs du nucléaire ?

 

13. Pourquoi Tepco n’a jamais diffusé les vidéos des explosions des unités 2 et 4 ?

 

14. Pourquoi Tepco ne répond à la question de l’AIEA concernant la découverte de Technetium ?

 

15. Pourquoi la France refuse de communiquer les mesures réalisées par le réseau international de surveillance de la radioactivité dans l'air ?

 

16. Quelle a été la mission des 140 militaires experts en risques nucléaires qui sont intervenus en mars et qu’ont-ils découvert ?

 

17. Quel était le pourcentage de plutonium dans le MOX utilisé dans le réacteur n°3 ?

 

18. Pourquoi Tepco ne parle jamais des coriums ?

 

19. Pourquoi certains ouvriers de la centrale n’ont pas été enregistrés et pourquoi d’autres ne portaient pas de dosimètres ?

 

20. Pourquoi le gouvernement japonais veut-il limiter l’utilisation des compteurs Geiger ?

 

21. Pourquoi 6 mois après la catastrophe on se pose encore tellement de questions ?

 

Amis lecteurs, si vous avez d’autres questions restées sans réponse, mettez-les en commentaire. Peut-être d’autres lecteurs pourront y répondre ?

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