Il y a 7 mois exactement, le 12 mai 2012, Arnie Gundersen s’exprimait sur l’unité 4 de Fukushima Daiichi, lors d’une conférence dans la region du Kansai : « I believe that the structural damage to Unit 4 is so great that if there is a 7.5 earthquake, it will not withstand it ». C’est-à-dire : « Je pense que les dommages à la structure de l’unité 4 sont si importants que, si un séisme de magnitude 7,5 se produit, le bâtiment réacteur n’y résistera pas ».
Le double-séisme du 7 décembre 2012 avait une magnitude de 7,4… Si Arnie Gundersen ne se trompe pas, autant dire qu’on a eu chaud !
A un dixième près, les bâtiments ont-ils souffert ? On ne connaît pas encore les données sismiques précises sur le site même de l’ex-centrale, mais on peut déjà constater les évènements qui se sont produits les jours suivants. Ont-ils un rapport avec le séisme ?
Unité 1
La concentration d’hydrogène a augmenté sensiblement après le tremblement de terre du 7 décembre dans la cuve du réacteur 1 : en deux jours, elle est passée d’un taux inférieur à 0,04% à 0,28%. Pas de quoi être inquiétant, mais à suivre. Une augmentation du taux d’hydrogène est signe que du corium a bougé, provoquant une radiolyse de l’eau. Le taux d’hydrogène est suivi à la loupe car ce gaz est fortement explosif en mélange avec l’oxygène. (source)
Unité 2
Tepco a réalisé une inspection le 11 décembre dans la partie basse du réacteur, au niveau d’un tuyau (« vent pipe ») reliant la base de l’enceinte de confinement à la piscine torique (chambre de suppression). Cette inspection n’avait pas été annoncée à l’avance, on ne sait donc pas ce que Tepco cherchait à cet endroit. Elle a permis au moins de constater qu’il n’y avait pas de fuite à cet emplacement. (source)
On suppose tout de même qu’ils avaient remarqué quelque chose, tout comme Geoffroy, veilleur
des tréfonds de l’ex-centrale : « Le thermocouple "TE-2-3-69N1" a été déclaré HS depuis des mois, mais Tepco continue quand même de publier les valeurs. Depuis le 3/12, les données
publiées ne sont plus "incohérentes", les valeurs montent assez vite :
- 258°C 03/12/2012
17:00
- 262°C 04/12/2012 17:00
- 265°C 05/12/2012 17:00
- 279°C 06/12/2012 17:00
- 273°C 07/12/2012 17:00
- 350°C 08/12/2012 17:00
- 357°C 09/12/2012 17:00
- 366°C 10/12/2012 17:00
- 395°C 11/12/2012 11:00
(Pour rappel, le thermocouple "TE-2-3-69N1" se situe sous la
cuve) ».
Il semble ainsi que cette sonde a également réagi au séisme, et que Tepco y accorde quelque importance.
Mise à jour du 12/12/12 : Tepco recherche en fait une fuite d'eau extrêmement radioactive. Pour l'instant, il reste incapable de retrouver son origine (source).
Unité 3
Après le constat et la réparation, le 10 décembre, d’une fuite à la station R03 de désalinisation de l’eau de refroidissement, le 11 décembre, Tepco a aussi constaté une fuite d’eau radioactive dans le bâtiment turbine de l’unité 3. La fuite aurait eu lieu durant les jours précédents et aurait relâché 15 m3d’eau filtrée. Cette eau a été analysée pour le césium : Cs-134: 4.2E 7 Bq/m3 et Cs-137: 7,4 E 7 Bq/m3. Tepco n’a pas donné la cause de cette fuite. L’opérateur présume qu’elle provient d’un tuyau qui a servi à un test de pression pour un autre réacteur. (source)
Localisation de la fuite dans le bâtiment turbine de l’unité 3
Unité 4
Selon une information diffusée par Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse, le système de refroidissement de l’unité 4 est encore tombé en panne du 8 au 11 décembre. Un travailleur appelé en urgence pour remplacer la pompe aurait constaté en passant que le béton qui a été coulé pour renforcer la piscine s’était fortement détérioré. Cette information n’a ni été rapportée par les grands médias du Japon, ni communiquée au gouvernement local de Fukushima. (source)
Le système de refroidissement de l’unité 4 était déjà tombé en panne en juillet2012. Quand on voit le temps qu’il faut "en temps normal" pour remplacer une pompe, on s’interroge sur le temps qu’il faudrait en cas de problèmes extérieurs cumulés comme un tsunami et une coupure de courant.
A la lumière de ces évènements qui ont suivi le séisme du 7 décembre, on comprend qu’à chaque secousse, l’ex-centrale se dégrade un peu plus. Nous, veilleurs de Fukushima, nous ne sommes pas sismologues, mais nous avons appris à partir du séisme du 11 mars 2011 que chaque tremblement de terre doit être étudié dans le détail. Il faut analyser :
1- La structure du sol sur lequel les bâtiments sont construits.
2- Le type de bâtiment, sa fréquence de résonnance et sa conception anti-sismique.
3- La distribution des « accélérations au sol » et notamment leur répartition verticale et horizontale.
4- La direction des accélérations horizontales, qui peuvent jouer dans la direction du meilleur contreventement du bâti ou dans la direction la plus sensible.
5- La puissance de ces accélérations au sol (mesure en Gal).
6- La durée du séisme, « son profil » dans le temps et celui des éventuelles répliques.
C'est pourquoi nous serions heureux que des sismologues français s’expriment sur le sujet de l’unité 4 de Fukushima Daiichi.
Dans une
dépêche de l’AFP, on apprend que « Luc Oursel, président du directoire du groupe français Areva, estime que le Japon aura du mal à se passer d'énergie nucléaire
et à recourir rapidement aux renouvelables, malgré l'accident traumatisant de Fukushima ».
Le patron de l’entreprise connue pour favoriser la dissémination du plutonium sur toute la surface de la planète ne semble pas au courant de l’actualité… Une occasion de faire le point.
L. O. : « Je pense que l'énergie nucléaire continuera à garder une place dans la production énergétique japonaise pour un temps
important. »
Pourtant il faudra bien que M. Oursel comprenne un jour que les Japonais ne veulent plus de l’énergie nucléaire. Beaucoup d’entre eux manifestent dans de nombreuses villes depuis 6 mois avec la même volonté inébranlable. De plus, pas plus tard que hier matin, le séisme de magnitude 7,3 a rappelé à tout le Japon que cette terre n’était pas du tout adaptée à cette énergie.
L. O. : « Il est en effet difficile d'imaginer un approvisionnement énergétique compétitif en s'en passant totalement. »
Effectivement, il est difficile pour l’avenir d’Areva d’imaginer qu’il ne pourra plus être possible de vendre du MOX au Japon. Pourtant, avec la rallonge de 2 milliards nécessaire pour construire le réacteur EPR de Flamanville, il est désormais démontré que cette énergie n’est plus compétitive. La construction de cette centrale, dont le coût était programmé à l’origine à 3,3 milliards d’euros, est finalement passée à 8,5 milliards d'euros, soit une multiplication de la facture par 2,5. Les énergies renouvelables concurrencent désormais le nucléaire : l’électricité nucléaire coûtera autour de 70 à 100 euros / mégawattheure alors que l'éolien terrestre se situe actuellement entre 80 et 85 euros.
Pour bien faire, il faudrait aussi compter le coût du prochain accident, probable, qui pourrait ruiner la France : selon une étude récente de l’IRSN, ce coût pourrait approcher 430 milliards d'euros !
L. O. : « Le maintien des projets de retraitement et de construction de réacteurs montre que l'énergie nucléaire continuera à jouer un rôle dans la production électrique. »
Cela montre surtout que cette énergie, comme en France, est imposée à la population…
L. O. : « L'impact de l'accident de Fukushima sur nos affaires est finalement limité. »
Ca c’est le discours de façade, mais dans la réalité, Areva ne fait pas de si bonnes affaires que ça dans le nucléaire. Récemment, l’opérateur CEZ, qui prévoit de construire 2 nouveaux réacteurs dans la centrale de Temelin en République tchèque, a rejeté l’offre d’Areva pour ce projet d'une valeur d'environ 8 milliards d'euros. Par ailleurs, si Areva affiche un bon carnet de commande fin 2012, c’est aussi grâce aux énergies renouvelables : « La croissance soutenue du chiffre d'affaires sur la période est tirée par les activités récurrentes dans l'énergie nucléaire d'une part, et le développement de nos activités dans les énergies renouvelables d'autre part. » (source)
Luc Oursel prend soin de ne pas parler du déclin actuel du nucléaire : arrêt programmé de la centrale nucléaire de Kewaunee aux Etats-Unis en 2013, choix de ne pas avoir de centrale nucléaire en Lituanie, arrêt de la centrale de Santa Maria de Garoña en Espagne, fermeture de la centrale de Gentilly 2, l’unique centrale nucléaire du Québec, abandon des projets nucléaires au Mexique, renoncement du stockage de déchets nucléaires en Mongolie, abandon du nucléaire par le groupe Siemens, etc. (source)
L. O. : « Areva joue même un rôle majeur dans la mise à niveau de sûreté de la flotte mondiale de réacteurs. »
Malheureusement, Areva augmente son chiffre d’affaire grâce aux accidents. L’accident génère un retour d’expérience, qui lui-même génère des travaux qui boostent les activités de l’entreprise…
L. O. : « Areva propose aussi des solutions d'énergie renouvelable, mais le Japon est un pays dont les caractéristiques naturelles ne favorisent pas leur développement, compte tenu
de l'absence de surfaces étendues pour le déploiement de parcs photovoltaïques ou de plates-formes éoliennes de très grandes puissance. »
M. Oursel ne semble pas très bien informé. La géothermie, la biomasse, l’éolien, le solaire… pas pour le Japon ? Si !
L. O. : « Si l'on veut massivement avoir recours à des énergies dont la compétitivité n'est pas encore suffisante, on s'expose à des surcoûts
colossaux, comme c'est le cas en Allemagne. »
Le surcoût colossal, c’est surtout une catastrophe comme Fukushima ! Actuellement, Tepco est contraint d’indemniser 1,5 millions de personnes. Le coût est
estimé par l’opérateur à 100 milliards d’euros. Mais en fait, cela coûtera beaucoup plus cher. Pour comparaison, la catastrophe de Tchernobyl a déjà coûté 200 milliards de dollars, et il faudra compter le coût de la construction du nouveau sarcophage (1,5
milliards d’euros). Combien coûtera le démantèlement de Fukushima sur 40 ans (au moins !) et l’impact sanitaire sur la population ?
L. O. : « En septembre 2011, six mois après l'accident, la centrale était encore en situation de crise. Aujourd'hui, c'est un site industriel
organisé, avec des contrôles rigoureux de la radioactivité des personnels, des systèmes de refroidissement robustes, des bâtiments renforcés, même si la radioactivité y reste forte par
endroits. »
On a envie d’y croire mais, désolé, on n’y croit plus. Tepco a tellement caché d’informations depuis le début de la catastrophe que ces belles paroles font
sourire. Tomohiko
Suzuki en a été témoin. Nous en avons tous été témoins depuis 20 mois.
L. O. : « Il y a en outre une plus grande ouverture, extrêmement bénéfique, envers des coopérations internationales. Il est important pour l'ensemble
du secteur de savoir ce qu'il se passe à Fukushima. Pour les Japonais, cela peut être un élément de crédibilité et de rétablissement de la confiance sérieusement altérée. »
Pour être crédible, Tepco devrait commencer par lever le blackout qui pèse sur la nature des explosions des bâtiments réacteurs 3 et 4. Au fait, pourquoi la vidéo
de l’explosion incroyable du réacteur 4 est toujours censurée, presque 2 ans après la catastrophe ?
L. O. : « Areva propose plusieurs technologies, pour établir des cartes détaillées de la radioactivité, pour le tri et le traitement des sols
contaminés. »
Effectivement, Areva développe des technologies permettant d’établir rapidement la cartographie détaillée de zones contaminées. Areva prévoit tout : la fabrication du poison, sa dissémination, et maintenant sa cartographie. N’est-ce pas fabuleux ? L’empoisonneur mondial qui se fait de l’argent en cartographiant son poison répandu.
L. O. : « Si les populations reviennent habiter la région dans des conditions de sûreté acceptables, ce sera
un événement très important qui différenciera nettement l'accident de Fukushima de celui de Tchernobyl, prouvant que son impact aura été maîtrisé dans la durée. »
Mais qui fixe les « conditions de sûreté acceptables » ? Ce sont les pollueurs. Le programme Ethos est sensé faire accepter aux populations la vie en territoire contaminé. Mais ça, M. Oursel, c’est criminel. Le
résultat de ce programme, c’est une augmentation continue de pathologies graves.
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Photo d'entête : Luc Oursel (wikipédia)
Alerte au tsunami
Selon la NHK, un fort tremblement de terre a frappé le nord du Japon. Une alerte au tsunami a été émise pour les zones côtières de la préfecture de Miyagi. Le séisme s'est produit à 17h18 ce vendredi, heure du Japon, au large de la côte nord-est du Japon. L'Agence météorologique a prévenu qu’un tsunami d'un mètre de haut pourrait frapper les zones côtières de la préfecture de Miyagi à 17h40. Elle a averti que le tsunami pourrait surgir et venir à terre plus d'une fois.
source : http://www3.nhk.or.jp/nhkworld/
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Mise à jour 10h55 (heure française) :
(NHK)
Selon le bureau météorologique du Japon, un Tsunami de 1 m est arrivé à Ishimomaki dans la préfecture de Miyagi à 18:02 (JST).
Le tsunami se fait en plusieurs vagues, dépêchez-vous de vous enfuir. Les prochaines peuvent être plus hautes.
< Fin>
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Mise à jour 12h10 (heure française)
(NHK)
Les alertes au tsunami pour les zones côtières du Pacifique de Iwate, Fukushima, Aomori et Ibaraki préfectures ont été levées.
Premières images
Pourquoi un séisme violent au Japon est-il dangereux pour le reste du monde ?
Si vous n’avez pas encore pris le temps de voir ce que vous risquez ‒ quel que soit l’endroit où vous habitez dans l’hémisphère nord ‒ quand un fort séisme se produit au Japon, lisez cet article qui explique bien la situation de danger permanent face à un effondrement possible de la piscine du réacteur 4 de Fukushima Daiichi.
Puis signez cette pétition qui demande une accélération de la prise en charge de ce danger mondial qu’elle représente ! Tepco promet la fin du déchargement de la piscine à la fin de l’année 2014 ! C’est largement insuffisant ! Les spécialistes du monde entier doivent y travailler de toute urgence !
Pour ceux qui pensent encore que ce danger de la piscine 4 est un fake ou de la désinformation, prenez plutôt connaissance de cette note de l’IRSN :
"Un dénoyage complet de la piscine [n°4] conduirait, à terme, à une fusion complète du combustible, susceptible de former un magma difficilement refroidissable et éventuellement au percement des parois de la piscine." (IRSN, 15 mars 2011)
Et là, ça ne serait pas un corium enfoui dans les entrailles de l’enceinte de confinement, mais un corium à l’air libre !
TEPCO a annoncé qu’un robot utilisé pour inspecter l'unité 3 de Fukushima Daiichi avait mesuré un niveau de rayonnement cumulé de 4780 mSv/h au rez-de-chaussée du bâtiment
réacteur 3, soit beaucoup plus que le rayonnement cumulé de 1300 mSv/h mesuré aux mêmes endroits l'année dernière, le 14 novembre 2011.
Arte Reportage va diffuser le 1er décembre 2012 à 18h35 un documentaire inédit de 26 minutes
réalisé par Marie-Monique Robin sur le drame des
paysans après Fukushima : « Terre souillée ». Le reportage a été tourné en juin dernier au Japon, avec Roland Théron (image), Marc Duployer (son) et Françoise Boulegue (montage).
« Partir ou rester ? Depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima, cette question hante les paysans qui ne savent
plus comment assumer leur mission séculaire : celle de nourrir leurs concitoyens. « Terre souillée » s’attache à l’histoire de trois familles paysannes de Nihonmatsu, une ville de 60 000
habitants située à trente kilomètres de la zone interdite. Tous pratiquent l’agriculture biologique depuis plus de trente ans. Seiju Sugeno et sa fille Mizuho ont décidé de rester. Collaborant
étroitement avec un scientifique de l’Université de Nigata, ils multiplient les expériences pour décontaminer leurs
sols. À 70 ans, Kisaburo Tanno et sa femme Midori ont décidé, eux, de partir pour
recommencer de zéro dans la préfecture de Nagano. La mort dans l’âme, car ils ont dû abandonner la ferme que la famille Tanno exploitait depuis treize générations. Quant à Shisasei Tarukawa, il a
décidé de partir pour … toujours. Deux semaines après l’accident nucléaire, les autorités ont ordonné la destruction de sa récolte d’épinards, et il s’est suicidé. Aujourd’hui, sa veuve et son
fils continuent de cultiver, car ils n’ont pas le choix…
Entre silences et rires nerveux, le reportage dessine le désespoir des paysans de Fukushima, dont la terre sacrée a été définitivement « souillée ». »
Marie-Monique Robin
(source)
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Photo d’entête : paysans de Fukushima brandissant leurs choux radioactifs à Tokyo (avril 2011 - Koji Sasahara/AP/SIPA)
Depuis 2011, l’association Kibô-Promesse se démène de manière originale pour récolter des fonds afin d’aider deux actions citoyennes basées à
Fukushima. Comme l’an passé, elle fait appel aux créateurs, aux acheteurs ou aux donateurs.
Appel aux créateurs
Vous aimez le Japon et vous aimeriez aider ses habitants à vivre sainement après l'accident de Fukushima ? Vous êtes peintre, photographe, sculpteur, vous savez coudre ou tricoter et vous avez envie de partager votre talent ? Joignez-vous aux créateurs de Kibô-Promesse, en cliquant sur l’image ci-dessous.
Appel aux acheteurs
Une boutique en ligne est ouverte pour exposer les œuvres mise en vente. La boutique Kibô-Promesse permet aux acheteurs de réaliser un achat solidaire, dont la totalité des sommes récoltées sera reversée au profit des sinistrés japonais.
La commande d’une création originale est la preuve tangible, utile et esthétique de son engagement à soutenir le Japon. La vente commencera le 7 décembre 2012.
Pour accéder à la vitrine de la boutique solidaire, cliquer sur l’image ci-dessous.
Appel aux donateurs
Si vous n’êtes pas créateur ou si vous ne voulez rien acheter, vous pouvez tout simplement faire un don à l’association.
A qui profitent les fonds collectés ?
Les actions de Kibô-Promesse bénéficient à deux associations de Fukushima gérées par les citoyens japonais eux-mêmes :
- le CRMS (Citizen’s Radioactivity Measuring Station)
- Fukushima Network for Saving Children from Radiation.
Le CRMS
Le CRMS (Centre citoyen de mesure de la radioactivité) est une association à but non lucratif qui a pour
but de faire de la radioprotection à Fukushima. Il a été mis en place juste après la catastrophe de la centrale de Fukushima Daiichi, grâce à la volonté de Wataru Iwata, son fondateur, dès mai 2011, et
à l’aide de tous les citoyens bénévoles de Fukushima, mais aussi de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité ). La CRIIRAD a fait
don de nombreuses machines extrêmement coûteuses afin d’aider la population locale de Fukushima.
Le CRMS effectue les mesures de la radioactivité présente à Fukushima de façon totalement indépendante, mais aussi à la demande du citoyen.
On mesure la radioactivité de l’environnement, mais aussi le taux de becquerels / kg contenu dans les aliments, et les niveaux de contamination interne des personnes grâce à l’accès à un WBC (Whole Body Counter). Les données sont publiées sur le site web ainsi que sur d’autres supports afin de tenir informé les habitants et de sensibiliser le plus grand nombre à la radioprotection. L’autonomie de chacun est encouragée afin que les locaux puissent assimiler un maximum de connaissances concernant les mesures d’urgence à mettre en place après un accident majeur nucléaire.
La santé des enfants est suivie grâce à des consultations gratuites. Des notes sont prises dans le « carnet de vie » (carnet de santé sur lequel sont notés les symptômes, les maladies, toutes sortes d’anomalies pouvant apparaître).
Des librairies et médias sont mis à la disposition du public sur tout ce qui concerne la radioprotection. Il existe aussi des bulletins d’informations publiés régulièrement.
Le CRMS organise aussi des conférences internationales afin de faciliter les échanges entre scientifiques et citoyens, des voyages d’études et de stages sont organisés à l’étranger,
dans un but collaboratif , et de constitution d’un large réseau international de la radioprotection.
Fukushima Network For Saving Children From Radiation
Fukushima Network For Saving Children From
Radiation (子供たちを放射能から守る福島ネットワーク = réseau de Fukushima pour protéger les enfants contre la
radioactivité) créé le 1er mai 2011 , est un regroupement des parents citoyens conscients et soucieux de protéger leurs enfants des dangers liés à la radioactivité. Ils se sont mobilisés
depuis l’accident nucléaire pour faire valoir le droit à la sécurité sanitaire.
Car en effet, plus fragiles, les enfants sont les premières victimes de la catastrophe nucléaire de Fukushima (voir article : « L’innocence traumatisée par la catastrophe : les enfants japonais s’expriment sur Fukushima »).
Seiichi Nakate, directeur de Fukushima Network For Saving Children from radiation, se bat depuis mars 2011 pour défendre la vie des enfants de
Fukushima. Il a lui même pu évacuer de Fukushima à Hokkaidô, il y a de cela quelques mois, pour mettre sa famille et ses enfants en sécurité, loin des zones contaminées. Depuis, il continue
son combat pour tenter de faire évacuer les autres enfants et familles de Fukushima, et à sensibiliser le reste du Japon. Il organise régulièrement des conférences sur la réalité vécue par les
habitants de Fukushima.
Le 17 janvier 2012 à Sapporo, il s’est exprimé en revenant sur les faits du 11 mars 2011 : « On ne nous a rien dit, la dissimulation et la désinformation sur la sécurité ont englouti Fukushima »
L’intégralité du témoignage de Seiichi Nakate est disponible en français sur le blog d’Hélios et sur le blog du veilleur japonais EX-SKF
Il dénonce aussi les agissements irresponsables et criminels des autorités qui ont pris la décision d’augmenter la dose légale admissible d’exposition aux
radiations, ainsi que la non assistance à personnes en danger : le gouvernement japonais n’a pas évacué toutes les populations, il s’indigne que l’état les laisse continuer à se faire irradier
depuis plus d’un an. Seiichi Nakate a aussi dénoncé les mensonges de certains scientifiques comme Shinichi Yamashita.
L’importance d’aider ce réseau de parents de Fukushima est vitale afin de leur donner la possibilité de continuer à organiser des conférences un peu partout au Japon, que les familles, en passant par ce réseau, puissent se faire aider, tant par le biais de soutien psychologique et d’écoute mis en place par les citoyens. Les rencontres entres enfants ayant les mêmes symptômes, ainsi que les réunions entre mères inquiètes pour leur enfants sont organisés, ils sont aussi un réseau qui leur permet de se partager des denrées alimentaires non contaminées.
« Aujourd’hui, plus d’un an et demi s’est écoulé mais rien n’a changé à Fukushima : les radiations ont rendu insupportable le quotidien des habitants. Au-delà des 30 km, les familles n’ont toujours pas été évacuées, ni n’ont reçu de compensations financières ou d’aides médicales de la part du gouvernement.
Depuis mars 2011, les sols, l’eau, l’air mais aussi une partie de la chaîne alimentaire est contaminée. Les habitants continuent de vivre dans un environnement dangereux pour leur santé.
Du fait d’un défaut d’information et de protection de la part du gouvernement, beaucoup de citoyens ont été laissés à leur sort dans des zones envahies par la radioactivité, les soumettant à de forts risques de contamination (notamment interne), situation qui aurait pu et dû être évitée.
Depuis la catastrophe nucléaire, la situation ne s’est pas améliorée, au contraire. Face à ce triste constat, Kibô-Promesse refuse d’accepter cette réalité comme une fatalité.
Il existe des solutions : l’évacuation ‒ notamment des enfants car ils sont les plus vulnérables ‒ et le dédommagement des familles vivant dans les zones contaminées et la protection de leur santé par un contrôle des denrées alimentaires. Il existe des mesures de radioprotection, elles doivent être mises en œuvre ! »
Kibô-Promesse a aussi comme objectif d’informer et diffuse régulièrement des articles de fond sur Fukushima, prenant appui sur les nouvelles provenant directement du Japon.
>>>>Accéder aux articles de Kibô-Promesse <<<<
Vous voulez en savoir plus ?
Tout est expliqué dans le dossier de presse à télécharger ici (4 Mo).
« Il est impératif que les enfants soient évacués ». Helen Caldicott parcourt la planète pour faire entendre son message sans relâche depuis 2011. Lors d'une conférence à Tokyo le 19 novembre 2012, elle a rappelé que les femmes enceintes et les enfants devraient être évacués dès que possible des zones contaminées par la radioactivité de Fukushima. Elle précise que les 40% de cas d'anomalies thyroïdiennes décelées chez les enfants examinés sont d'une occurrence extrêmement rare en pédiatrie, et que vu la rapidité de leur apparition, il est probable que ces enfants ont été soumis à des doses de radiations plus fortes qu'à Tchernobyl.
Helen Caldicott est née
à Melbourne en 1938. Médecin australienne, elle abandonne sa carrière médicale pour se consacrer au mouvement anti-nucléaire et milite pour la reconnaissance des dangers des faibles doses
radioactives. En 1982, elle fonde l’association Women’s Action for Nuclear Disarmament (WAND), visant à réduire l’utilisation de l’énergie nucléaire. Elle travaille à la création de
groupes comme l’International Physicians for the Prevention of Nuclear War, qui a été récompensé par le prix Nobel de la paix en 1985. Récompensée par 19 doctorats honoraires, la
Smithsonian Institution a nommé Helen Caldicott comme l’une des femmes les plus influentes du XXe siècle.
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En savoir plus avec Ultraman (EX-SKF)
(traduction française : Hélios du Bistro Bar Blog)
Le cancer de la thyroïde est-il rare chez les enfants japonais ?
Derniers chiffres pour les examens de thyroïde à Fukushima (1er novembre 2012)













Les Golden Blog Awards n’ont pas voulu voir Fukushima. Pourtant arrivé en tête de sa catégorie (Ecologie / Environnement) grâce aux votes des internautes, le blog de Fukushima n’a pas été retenu par les « partenaires ». Compte rendu de la soirée par Bibi, l’homme qui vous fait penser !
Une fois de plus, les Japonais se sont mobilisés en masse dans 9 rassemblements simultanés à Tokyo pour demander l’arrêt de la centrale nucléaire d’Ohi (qui se situe sur une faille active) et l’abandon de l’énergie nucléaire pour leur pays. L’hortensia est une fleur qui tient longtemps…
Soutien au blog de Fukushima
Chaîne vidéo du blog de Fukushima
BD : Fukushima-Chronique d'un accident sans fin (Bertrand Galic, Roger Vidal)
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Présentation de la BD par l'éditeur
Dossier documentaire 10 pages sur Fukushima (Pierre Fetet)
Dossier sur le rejet des eaux contaminées dans le Pacifique
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« Fukushima - Rejets dans le Pacifique : clarification et mise en perspective »
Une analyse critique des données concernant les rejets des eaux radioactives de la centrale de Fukushima Daiichi initiés en août 2023, dossier réalisé par la CRIIRAD qui tente de répondre à ces questions : Quels sont les principaux défis auquel est confronté l’exploitant de la centrale ? Quels sont les éléments radioactifs rejetés dans le Pacifique ? Les produits issus de la pêche sont-ils contaminés ? Est-il légitime de banaliser le rejet d’éléments radioactifs, notamment du tritium, dans le milieu aquatique ? Qu’en est-t-il en France ?
Spectacle
Le spectacle d'Audrey Vernon "Fukushima, work in progress" est disponible en ligne à cette adresse :
https://www.imagotv.fr/spectacles/fukushima_work_in_progress
.
« Sans le web, mémoire vive de notre monde, sans ces citoyens qui n’attendent pas des anniversaires, de tristes anniversaires, pour se préoccuper du sort des réfugiés de Fukushima, eh bien le message poignant de Monsieur Idogawa (maire de Futuba) n’aurait strictement aucun écho. » (Guy Birenbaum, Europe 1, 1er mars 2013)
Les Éditions de Fukushima : des livres à télécharger et à diffuser librement
Le dernier livre de Jean-Marc Royer
Le dernier numéro d'Atomes crochus
Frankushima : un essai graphique sur la catastrophe de Fukushima et le risque nucléaire en France. Site dédié : frankushima.com

Un livre essentiel sur les conséquences de Tchernobyl

Télécharger la version française ici.
Un livret pour tout apprendre sur le nucléaire !