25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 23:59

caldicottDr. Helen Caldicott est pédiatre, spécialiste en fibrose kystique et présidente fondatrice de Physicians for Social Responsibility qui, au nom d’un groupe de coordination plus grand, a reçu le prix Nobel pour la Paix en 1985. Il semble que ce texte n’a pas été assez diffusé, c’est pourquoi j’en reproduis ici la traduction française, ainsi que les liens vers les versions anglaise, allemande et japonaise. 

 

 

-oOo-

 

 

Le sacrifice nucléaire de nos enfants : 14 recommandations pour aider le Japon contaminé par la radiation.

 

Par Helen Caldicott, M.D.

Le 24 Août 2012

 

source originale en anglais : http://www.helencaldicott.com/2012/08/the-nuclear-sacrifice-of-our-children/

texte en allemand : http://akiomatsumura.com/wp-content/uploads/2012/08/matsumura_caldicott.pdf 

texte en japonais : http://akiomatsumura.com/wp-content/uploads/2012/08/Helen-Japanese-translation-+-bio-for-web.pdf 

source traduction française : http://akiomatsumura.com/wp-content/uploads/2012/08/Helen-Caldicott-article-French-sep-12.pdf 

 

 « En voyage à Cuba en 1979, j’ai été frappée par le nombre de panneaux publicitaires en bord de route affichant ces mots « Nos enfants sont notre patrimoine national ».

Ces mots résonnèrent dans mon âme de pédiatre car je les trouve tellement vrais. Mais comme l’affirme Akio Mastsumura dans son article, nos enfants sont actuellement sacrifiés sur l’autel des programmes politiques et nucléaires des Nations unies pour la survie des hommes politiques, dont la plupart sont des hommes, ainsi que pour des raisons de « sécurité nationale ».

 

Le problème dans le monde actuel est que les chercheurs ont oublié le commun des mortels à leur niveau d’entendement de la science. Savent-ils qu’une mauvaise application de la science, et notamment de la science nucléaire, a détruit et continuera à détruire une grande partie de l’écosphère et de la santé humaine ?

A vrai dire, la plupart des hommes politiques, d’affaires, des ingénieurs et des physiciens nucléaires ne comprennent manifestement rien à la radiobiologie, et notamment quant à savoir comment la radiation provoque le cancer, les déformations congénitales et les maladies génétiques qui se transmettent de génération en génération. Ils ne reconnaissent pas non plus que les enfants sont vingt fois plus sensibles au rayonnement que les adultes, que les fillettes sont deux fois plus vulnérables que les petits garçons et les fœtus bien plus encore.

D’où la réaction ridicule et irresponsable des hommes politiques japonais au désastre de Fukushima, non seulement parce qu’elle repose sur une ignorance totale mais aussi parce qu’elle est influencée par les liens politiques qu’ils entretiennent avec TEPCO (Tokyo Electric Power Company) et l’industrie nucléaire, qui ont tendance à orchestrer une grande partie du débat politique japonais.

 

L’accident de Fukushima a libéré 2,5 à 3 fois plus de radiations que Tchernobyl alors que le Japon a une population beaucoup plus dense et importante que l’Ukraine, le Belarus et la Russie ; étant donné également qu’un million de décès attribués à Tchernobyl sont survenus dans les 25 années après cet accident, on s’attend à ce que plus d’un million de Japonais succombent aux retombées de Fukushima au cours des 25 prochaines années. Cependant, pour cette génération, le temps d’incubation du cancer à la suite de l’exposition à la radiation peut varier entre 2 et 90 ans. Ce constat s’applique donc aussi à toutes les générations japonaises futures qui seront exposées à un environnement et à une alimentation radioactifs.

Il semble que les dirigeants japonais se livrent activement à ignorer ou à dissimuler ces effrayantes prédictions médicales et que dans leur ignorance ils décident que les gens peuvent très bien retourner ou continuer à vivre dans les zones hautement contaminées. Cependant, à la suite de Fukushima, même certaines sections de Tokyo enregistrent la présence d’isotopes radioactifs dangereux dans la poussière des maisons, les plantes et le sol des rues.

 

Les cancers de la thyroïde associés à Tchernobyl ont fait leur apparition seulement trois ou quatre ans après l’accident (alors qu’aujourd’hui, 92 000 cas ont été diagnostiqués). Cependant, douze mois à peine après l’évènement, à la Préfecture de Fukushima les écographies de 36% des 38 000 jeunes de moins de 18 ans révèlent la présence de kystes ou de nodules thyroïdiens (des biopsies doivent être effectuées pour exclure toute malignité). Un tel temps d’incubation raccourci donne à penser que ces enfants ont presque indubitablement reçu une forte dose d’irradiation à la thyroïde en inhalant et en ingérant de l’iode radioactif.

Ces résultats sont de mauvais augure pour le développement d’autres cancers puisque des centaines d’autres éléments radioactifs se sont dispersés, qui se concentrent maintenant dans les aliments, le poisson et les poumons humains. Certains de ses éléments ne restent radioactifs que pendant quelques minutes mais beaucoup le restent pendant des centaines à des milliers d’années. Ceci signifie que la plus grande partie de l’alimentation japonaise restera radioactive pendant plusieurs générations à venir. C’est ainsi que les accidents nucléaires n’en finissent jamais. 40% de la masse terrestre européenne est encore radioactive et le restera pendant des millénaires.

 

Que devrait-il donc se passer au Japon ? Voici mes recommandations :

 

1. Toutes les régions du Japon doivent faire l’objet d’une évaluation de la radioactivité du sol et de l’eau car les vents peuvent déplacer la pollution radioactive à des centaines de kilomètres du point d’origine à Fukushima.

 

2. Les déchets et les débris radioactifs ne doivent en aucun cas être incinérés pour éviter que les isotopes ne se reconcentrent dans les aliments et le poisson, se répandant ainsi davantage.

 

3. Tous les lots d’aliments doivent être adéquatement analysés au moyen de spectromètres afin de déceler les éléments radioactifs précis qu’ils renferment.

 

4. Aucun aliment radioactif ne doit être vendu ou consommé, ni dilué dans de la nourriture non-radioactive pour les besoins de la vente car les composants radioactifs ont cette faculté de pouvoir se reconcentrer dans divers organes du corps.

 

5. Toute l’eau destinée à la consommation humaine doit faire l’objet d’une analyse hebdomadaire.

 

6. Tout le poisson capturé au large de la côte est doit être analysé pendant plusieurs années à venir.

 

7. Toutes les personnes, surtout les enfants, les femmes enceintes et celles qui sont en âge de procréer qui continuent à vivre dans les zones de haute irradiation doivent immédiatement être évacuées vers les zones non-radioactives du Japon.

 

8. Toute la population qui a été exposée à l’irradiation de Fukushima – notamment les bébés, les enfants, les immunosuppressifs, les personnes âgées et autres – doivent faire l’objet de visites médicales régulières afin de détecter tout/e malignité, dépression médullaire osseuse, diabète, anomalie thyroïdienne, maladie cardiovasculaire, vieillissement prématuré et cataractes. Ils doivent aussi bénéficier de traitements adaptés pour le restant de leur vie. La leucémie commencera à se manifester dans les deux prochaines années et atteindra son pic dans cinq ans. Les cancers solides commenceront à faire leur apparition 10 à 15 ans après l’accident avec une fréquence croissante pour cette génération au cours des 70 à 90 années à venir.

 

9. Tous les médecins et prestataires de soins médicaux au Japon se doivent de lire et d’approfondir leur examen de « Tchernobyl – Conséquences de la Catastrophe pour l’homme et la nature », rédigé par l’Académie de Sciences de New York, afin de bien saisir la gravité de la situation qui les confronte.

 

10. Je propose aussi en toute humilité que les médecins en particulier, mais aussi les hommes politiques et le public, consultent ma page web nuclearfreeplanet.orgpour plus d’informations, qu’ils écoutent également les entretiens relatifs à Fukushima et à Tchernobyl dans mon émission radio à ifyoulovethisplanet.org et qu’ils lisent mon livre NUCLEAR POWER IS NOT THE ANSWER (La puissance nucléaire n’est pas la solution).

 

11. La communauté médicale internationale et en particulier l’OMS doivent être mobilisées immédiatement pour venir en aide à la profession médicale et aux hommes politiques japonais, afin notamment de lancer la tâche monumentale à laquelle il est fait référence ci-dessus.

 

12. Le gouvernement japonais se doit d’être disposé à écouter les avis et à recevoir l’aide proposée par la communauté internationale.

 

13. Le Japon doit, de toute urgence, demander et recevoir les avis et l’aide internationale par le truchement de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) et de la NRC (Commission de Règlementation Nucléaire) aux Etats-Unis, des spécialistes nucléaires situés au Canada, en Europe, etc. afin d’éviter l’effondrement de l’unité 4 de la centrale de Fukushima Daiichi et du bassin de combustible usé, au cas où surviendrait un tremblement de terre d’ampleur de plus de 7 à l’échelle de Richter. Si ce bassin s’effondrait, cela engendrerait une chaleur et un feu qui pourrait libérer des substances radioactives 10 fois plus importantes que celles de Tchernobyl. Il n’y a pas de temps à perdre alors que, en ce moment la communauté mondiale attend passivement que la catastrophe arrive.

 

14. Les médias internationaux et japonais doivent immédiatement rapporter les faits relatifs au Japon qui sont énoncés ci-dessus. Ne pas le faire, c’est courir à la catastrophe mondiale. »

 

 

 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 18:50

plutoniumstrontiumLe plutonium est assez difficile à étudier car les radiations alpha qu’il émet sont très difficiles à détecter. C’est pourquoi on étudie plus volontiers les retombées des césiums, plus abondants, et dont l’activité gamma est très facile à mesurer.

Pourtant, à Fukushima, avec l’explosion d’un réacteur fonctionnant au MOX (mélange uranium-plutonium), les choses auraient pu être faites autrement. On aurait dû beaucoup plus étudier les retombées de plutonium. Car ce radiotoxique est mortel et en cas de pollution accidentelle, il y a un grave danger sanitaire. Mais souhaite-t-on vraiment protéger la population ? On peut en douter.

Les données rassurantes fournies jusqu’à maintenant par les autorités et Tepco pourraient aujourd’hui être remises en cause.

 

Le ratio

 

Quand une catastrophe nucléaire advient, beaucoup de radionucléides sont libérés dans l’environnement en plus ou moins grande quantité. La proportion entre un élément et un autre donne un ratio que l’on devrait retrouver plus ou moins à l’identique d’un échantillon à un autre. La valeur de ce ratio change avec le temps car chaque élément a une période radioactive différente ; on se sert donc de ce ratio pour déterminer l’origine temporelle et spatiale d’une pollution.

 

Des données rares et éparses

 

Fin mars 2011, on apprenait par Tepco que des traces de plutonium (238, 239 et 240) avaient été détectées dans le sol de la centrale. Mais l’entreprise avait mis ça sur le compte des anciens essais nucléaires atmosphériques. L’information était à l’époque impossible à vérifier puisque Tepco ne fournissait ni chiffre, ni ratio. Juste après la catastrophe, le 21 avril 2011, un prélèvement avait été effectué par un universitaire près de la centrale qui donnait 0,078 Bq/kg. Cette fois-ci, on annonçait que ce plutonium provenait bien de la centrale de Fukushima Daiichi. Mais on avait aussitôt déclaré que cela n’avait aucune incidence sur la santé.

 

Plus tard, fin septembre 2011, les autorités ont diffusé des données sur les retombées de plutonium et de strontium, relayées sous forme d’une carte par l’Asahi Shimbun, toujours en assurant que les quantités étaient infimes. Enfin, en novembre 2011, le ministère de l’industrie (METI) a réalisé une carte des relevés de plutonium sur la préfecture de Fukushima : en moyenne, 0,19 à 0,77 Bq/kg, ce qui pour cette dernière mesure est 10 fois plus important que la mesure d’avril. Toutefois, on sait que ces données restent suspectes car ces résultats sont en contradiction avec les données sur le neptunium, précurseur du plutonium, issues des prélèvements effectués à Iitate en avril 2011.

 

Les dernières mesures

 

Fukushima Diary et Enenews apportent un nouvel éclairage à ce que l’on savait jusqu’à maintenant. Selon le premier site, du Pu 239, du Pu 240 et du strontium ont été relevés dans le sol et dans des copeaux de bois à Otsuchi cho (préfecture d’Iwate, à plus de 200 km au nord de la centrale de Fukushima Daiichi). C’est lors de tests effectués en octobre 2012 par les villes (Kashiwazaki et Sanjo de la préfecture de Niigata) qui ont accepté des débris d’Otsuchi cho que le plutonium et le strontium ont été détectés. L’intérêt de cette info est qu’elle donne les mesures du strontium et du plutonium dans un même document, ce qui permet d’en déduire le ratio.

 

tabjap.jpg

 

Le second site, Enenews, a réalisé la traduction des tableaux en anglais ; les voici maintenant en français.

 

Lieu de prélèvement

Strontium

Plutonium 238

Plutonium 239 + 240

Remarques

cendres (incinération avant test)

3,7

non détecté

0,019

cendre d’origine collectée le 25 août

cendres (incinération durant le test)

3,2

non détecté

0,016

cendre solidifiée collectée le 12 octobre

Unité utilisée : Bq / kg

 

 

Lieu du prélèvement

Strontium

Plutonium 238

Plutonium 239 + 240

Remarques

Copeaux de bois de la ville d’Otsuchi

0,71

non détecté

0,0019

abri temporaire de la ville de Yamada (prélevé le 3 octobre)

Sol du parc Shiroyama de la ville d’Otsuchi

0,84

non détecté

0,017

copeaux de bois autour de la cour (prélevé le 3 octobre)

Sol de la ville d’Otsuchi Inari Shrine

2,2

non détecté

0,13

copeaux de bois autour de la cour (prélevé le 3 octobre)

Unité utilisée : Bq / kg

 

Comme nous l’avons vu plus haut, c’est le ratio et non la mesure en elle-même qui est intéressante. Ici, nous allons nous focaliser sur le ratio strontium 90 / plutonium 239+240 :

 

 

 

Strontium

Plutonium 239 + 240

ratio Sr90/Pu239-240

3,7

0,019

194,74

3,2

0,016

200,00

0,71

0,0019

373,68

0,84

0,017

49,41

2,2

0,13

16,92

 

 

On peut constater que le ratio déduit est compris entre 16 et 374. Or, les ratios jusqu’alors communiqués par Tepco concernant les retombées de Strontium et Plutonium tournent autour de 20 000, et non autour de 200. La différence est énorme, avec un facteur 100. En clair, contrairement au ratio Sr90/Pu239-240 attendu, on a un ratio 100 fois plus petit, ce qui correspond grosso modo à un ratio Sr90/Pu239-240 de cœur de réacteur...  

 

Conclusion ? Il semble y avoir beaucoup plus de plutonium dans la nature que ce que les autorités veulent bien le dire. Il sera intéressant à l’avenir de rechercher d’autres analyses permettant de déduire ce ratio afin de les comparer.

 

 

_____________________

 

Sur le même sujet :

.

Le plutonium 239, c’est pas du chocolat ! (AIPRI)

 

et aussi

 

Plutonium et strontium en Amérique ?

Le plutonium de Fukushima Daiichi

Peut-on boire du plutonium sans danger ?

 

 

 

_____________________

 

L’avis d’Ultraman, sur le blog Ex-SKF :

 

#Radioactive Japan: Sanjo City's Detection of Plutonium in the Iwate Debris and Soil Causing Excitement on Twitter

 

 

 

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Illustration d'entête : carte des retombées de strontium et de plutonium (Asahi Shimbun, octobre 2011)

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 15:17
plan centraleTepco a mis en ligne le 14 décembre 2012 une vidéo montrant l’ensemble des installations du site nucléaire de Fukushima Daiichi qui est devenue une méga usine à brasser de l’eau radioactive. Qui aujourd’hui voudrait investir dans une entreprise qui emploierait 1000 personnes pendant au moins 40 ans et qui ne produirait rien d’autre que des déchets radioactifs ? La voix numérique artificielle donnant des explications concorde avec cette inhumanité que nous impose cette ‘macrotechnoscience’ envahissante. Et les jingles à chaque nouveau plan ressemblent à ceux donnés aux enfants pour tourner la page d’un livre de conte. Tepco continue ainsi à essayer maladroitement d’infantiliser le public sans pourtant réussir à faire croire qu’ils maîtrisent tout, sinon la communication minimisante : ce voyage touristique au cœur de la centrale ne nous dit pas un mot des pertes de confinement de 3 réacteurs, de l’impossibilité de récupérer les coriums, de la pollution irrémédiable de la nappe phréatique, de l’océan et de tout un pays.
 
Malgré tout, la vidéo reste un document informatif intéressant pour connaître mieux le site, en particulier ces 23 plans qui indiquent les emplacements de certaines installations.
 
 
Voir la vidéo sous-titrée en français par Kna
 
 
Plans de la centrale tirés de la vidéo
 
    Bat antisismique
Bâtiment anti-sismique (Centre de réponse d’urgence)
 
    parking incendie
Parking pour les véhicules d’incendie
 
    réservoir tampon
Réservoir et pompes pour l’eau de refroidissement des réacteurs
 
    circuit refroid
Les 4 km de tuyaux du système de refroidissement
 
    Bat administratif
Bâtiment administratif principal
 
    stockage conteneurs
Installation temporaire de stockage des châteaux (« dry casks » = combustible entreposé à sec))
 
    filtrage multi
Installation de traitement des radionucléides
 
    réservoirs
Aire de stockage de l’eau contaminée
 
    commut sud
Installation de commutation électrique (66 kV)
 
    traitement eau
Bâtiment de contrôle du système de traitement de l’eau contaminée
 
    point observ
Point de vue des unités 1 à 4 (emplacement de la webcam Tepco)
 
    piscine commune
Piscine commune (10 m au dessus du niveau de la mer)
 
    absorbeur césium
Incinérateur à haute température
 
    Bat réacteur unit 4
Unité 4
 
    Absorp césium et décontamin
Installations de décontamination
 

 

Digue temporaire

Digue temporaire
 
    unit 1 à 4 seaside
Construction d’un mur de protection
 

 

plan18

Méga barge
 
    conteneurs secs
Lieu de stockage des châteaux (« dry casks »)
 
    5 & 6 seaside
Aire des installations côté mer des unités 5 et 6
 
    urgences
    Salle des urgences
 
    generateur diesel 6B
Générateur Diesel de secours
 

 

pylone abattu

Pylône électrique détruit par le tremblement de terre
.
coupe mur eau
Mur protection eau
couvert unit 4
.
 
 
________________
.
Illustration d'entête : plan de la centrale de Fukuishima Daiichi (rapport NAIIC).

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 01:44

Il y a 7 mois exactement, le 12 mai 2012, Arnie Gundersen s’exprimait sur l’unité 4 de Fukushima Daiichi, lors d’une conférence dans la region du Kansai : « I believe that the structural damage to Unit 4 is so great that if there is a 7.5 earthquake, it will not withstand it ». C’est-à-dire : « Je pense que les dommages à la structure de l’unité 4 sont si importants que, si un séisme de magnitude 7,5 se produit, le bâtiment réacteur n’y résistera pas ».

 

Le double-séisme du 7 décembre 2012 avait une magnitude de 7,4… Si Arnie Gundersen ne se trompe pas, autant dire qu’on a eu chaud !

 

A un dixième près, les bâtiments ont-ils souffert ? On ne connaît pas encore les données sismiques précises sur le site même de l’ex-centrale, mais on peut déjà constater les évènements qui se sont produits les jours suivants. Ont-ils un rapport avec le séisme ?

 

Unité 1

La concentration d’hydrogène a augmenté sensiblement après le tremblement de terre du 7 décembre dans la cuve du réacteur 1 : en deux jours, elle est passée d’un taux inférieur à 0,04% à 0,28%. Pas de quoi être inquiétant, mais à suivre. Une augmentation du taux d’hydrogène est signe que du corium a bougé, provoquant une radiolyse de l’eau. Le taux d’hydrogène est suivi à la loupe car ce gaz est fortement explosif en mélange avec l’oxygène. (source)

 

Unité 2

Tepco a réalisé une inspection le 11 décembre dans la partie basse du réacteur, au niveau d’un tuyau (« vent pipe ») reliant la base de l’enceinte de confinement à la piscine torique (chambre de suppression). Cette inspection n’avait pas été annoncée à l’avance, on ne sait donc pas ce que Tepco cherchait à cet endroit. Elle a permis au moins de constater qu’il n’y avait pas de fuite à cet emplacement. (source)

 

On suppose tout de même qu’ils avaient remarqué quelque chose, tout comme Geoffroy, veilleur des tréfonds de l’ex-centrale : « Le thermocouple "TE-2-3-69N1" a été déclaré HS depuis des mois, mais Tepco continue quand même de publier les valeurs. Depuis le 3/12, les données publiées ne sont plus "incohérentes", les valeurs montent assez vite :
- 258°C 03/12/2012 17:00thermocoupleunit2.jpg
- 262°C 04/12/2012 17:00
- 265°C 05/12/2012 17:00
- 279°C 06/12/2012 17:00
- 273°C 07/12/2012 17:00
- 350°C 08/12/2012 17:00
- 357°C 09/12/2012 17:00
- 366°C 10/12/2012 17:00
- 395°C 11/12/2012 11:00
(Pour rappel, le thermocouple "TE-2-3-69N1" se situe sous la cuve) ».

Il semble ainsi que cette sonde a également réagi au séisme, et que Tepco y accorde quelque importance.

 

Mise à jour du 12/12/12 : Tepco recherche en fait une fuite d'eau extrêmement radioactive. Pour l'instant, il reste incapable de retrouver son origine (source).

 

Unité 3

Après le constat et la réparation, le 10 décembre, d’une fuite à la station R03 de désalinisation de l’eau de refroidissement, le 11 décembre, Tepco a aussi constaté une fuite d’eau radioactive dans le bâtiment turbine de l’unité 3. La fuite aurait eu lieu durant les jours précédents et aurait relâché 15 m3d’eau filtrée. Cette eau a été analysée pour le césium : Cs-134: 4.2E 7 Bq/m3 et Cs-137: 7,4 E 7 Bq/m3. Tepco n’a pas donné la cause de cette fuite. L’opérateur présume qu’elle provient d’un tuyau qui a servi à un test de pression pour un autre réacteur. (source)

 

reactor-3-2.png

Localisation de la fuite dans le bâtiment turbine de l’unité 3

 

Unité 4

Selon une information diffusée par Mitsuhei  Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse, le système de refroidissement de l’unité 4 est encore tombé en panne du 8 au 11 décembre. Un travailleur appelé en urgence pour remplacer la pompe aurait constaté en passant que le béton qui a été coulé pour renforcer la piscine s’était fortement détérioré. Cette information n’a ni été rapportée par les grands médias du Japon, ni communiquée au gouvernement local de Fukushima. (source)

Le système de refroidissement de l’unité 4 était déjà tombé en panne en juillet2012. Quand on voit le temps qu’il faut "en temps normal" pour remplacer une pompe, on s’interroge sur le temps qu’il faudrait en cas de problèmes extérieurs cumulés comme un tsunami et une coupure de courant.

 

A la lumière de ces évènements qui ont suivi le séisme du 7 décembre, on comprend qu’à chaque secousse, l’ex-centrale se dégrade un peu plus. Nous, veilleurs de Fukushima, nous ne sommes pas sismologues, mais nous avons appris à partir du séisme du 11 mars 2011 que chaque tremblement de terre doit être étudié dans le détail. Il faut analyser :

 

1- La structure du sol sur lequel les bâtiments sont construits.

2- Le type de bâtiment, sa fréquence de résonnance et sa conception anti-sismique.

3- La distribution des « accélérations au sol » et notamment leur répartition verticale et horizontale.

4- La direction des accélérations horizontales, qui peuvent jouer dans la direction du meilleur contreventement du bâti ou dans la direction la plus sensible.

5- La puissance de ces accélérations au sol (mesure en Gal).

6- La durée du séisme, « son profil » dans le temps et celui des éventuelles répliques.

 

C'est pourquoi nous serions heureux que des sismologues français s’expriment sur le sujet de l’unité 4 de Fukushima Daiichi.

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 10:42

Alerte au tsunami

 

Selon la NHK, un fort tremblement de terre a frappé le nord du Japon. Une alerte au tsunami a été émise pour les zones côtières de la préfecture de Miyagi. Le séisme s'est produit à 17h18 ce vendredi, heure du Japon, au large de la côte nord-est du Japon. L'Agence météorologique a prévenu qu’un tsunami d'un mètre de haut pourrait frapper les zones côtières de la préfecture de Miyagi à 17h40. Elle a averti que le tsunami pourrait surgir et venir à terre plus d'une fois.

 

source : http://www3.nhk.or.jp/nhkworld/

 

 

______________________________

 

Mise à jour 10h55 (heure française) :

 

 

 

(NHK)
Selon le bureau météorologique du Japon, un Tsunami de 1 m est arrivé à Ishimomaki dans la préfecture de Miyagi à 18:02 (JST).
Le tsunami se fait en plusieurs vagues, dépêchez-vous de vous enfuir. Les prochaines peuvent être plus hautes.
< Fin>

 

 

 

source : http://fukushima-diary.com/2012/12/tsunami-arrived-at-miyagi-at-1802-jst-1m-more-to-come-it-may-be-higher/

 

 

 

______________________________

.

Mise à jour 12h10 (heure française)

 

 

 

(NHK)

 

Les alertes au tsunami pour les zones côtières du Pacifique de Iwate, Fukushima, Aomori et Ibaraki préfectures ont été levées.

 

 

 

 

 

seisme-7-dec-2012.jpg

 

Premières images

video.jpg.

 

 

Pourquoi un séisme violent au Japon est-il dangereux pour le reste du monde ?

 

 

 

Si vous n’avez pas encore pris le temps de voir ce que vous risquez ‒ quel que soit l’endroit où vous habitez dans l’hémisphère nord ‒ quand un fort séisme se produit au Japon, lisez cet article qui explique bien la situation de danger permanent face à un effondrement possible de la piscine du réacteur 4 de Fukushima Daiichi.

 

 

 

Puis signez cette pétition qui demande une accélération de la prise en charge de ce danger mondial qu’elle représente ! Tepco promet la fin du déchargement de la piscine à la fin de l’année 2014 ! C’est largement insuffisant ! Les spécialistes du monde entier doivent y travailler de toute urgence !

 

 

 

Pour ceux qui pensent encore que ce danger de la piscine 4 est un fake ou de la désinformation, prenez plutôt connaissance de cette note de l’IRSN :

 

 

 

"Un dénoyage complet de la piscine [n°4] conduirait, à terme, à une fusion complète du combustible, susceptible de former un magma difficilement refroidissable et éventuellement au percement des parois de la piscine." (IRSN, 15 mars 2011)

 

 

 

Et là, ça ne serait pas un corium enfoui dans les entrailles de l’enceinte de confinement, mais un corium à l’air libre !

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 00:06
tabTEPCO a annoncé qu’un robot utilisé pour inspecter l'unité 3 de Fukushima Daiichi avait mesuré un niveau de rayonnement cumulé de 4780 mSv/h au rez-de-chaussée du bâtiment réacteur 3, soit beaucoup plus que le rayonnement cumulé de 1300 mSv/h mesuré aux mêmes endroits l'année dernière, le 14 novembre 2011.
.
 
Inspection filmée de l’unité 3 par le robot Packbot le 27 novembre 2012
 
Suite à une constatation de l’augmentation des niveaux de rayonnement dans ce secteur nord-est, Tepco voulait évaluer l’état de conduites de gaz et l’état de la surface du sol. Alors qu’aucune fuite ou dommage n’ont été détectés pour les tuyauteries, l’opérateur a finalement trouvé que la source de cette augmentation de radioactivité se situait au niveau de la porte de l’enceinte de confinement et de ses rails. Cette opération, qui a duré une heure et demie, a mobilisé 9 ouvriers : 3 sur le site, qui ont reçu une dose maximale de 0,52 mSv, et 6 à distance dans une salle confinée.
 
La veille de la prise des mesures, l’enregistrement de la webcam de l’ex-centrale a montré une activité inhabituelle : depuis un échafaudage, des ouvriers semblent avoir pulvérisé un produit dans la direction de la façade sud de l’unité 3, mais on ne sait pas si c’est en rapport avec l’augmentation de la radioactivité.
 

 
 
Voici le rapport de Tepco en japonais sur l’inspection du 27 novembre :
 
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Cette information, qui ne sera sans doute pas répercutée dans les grands médias, confirme la perte de confinement de l’enceinte du réacteur n°3 mais aussi la dangerosité extrême de cette ruine. Les valeurs relevées repoussent d’autant plus la possibilité d’un quelconque démantèlement. En effet, la plus grande mesure enregistrée par le robot est de 2290 mSv/h : un homme ne pourrait intervenir dans cet endroit sans recevoir une dose létale en l’espace de 3 heures.
 
 
____________________
 
sources :
 
 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 21:18

 

PAYSANS-JAPONAISArte Reportage va diffuser le 1er décembre 2012 à 18h35 un documentaire inédit de 26 minutes réalisé par Marie-Monique Robin sur le drame des paysans après Fukushima : « Terre souillée ». Le reportage a été tourné en juin dernier au Japon, avec Roland Théron (image), Marc Duployer (son) et Françoise Boulegue (montage).

 

 

« Partir ou rester ? Depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima, cette question hante les paysans qui ne savent plus comment assumer leur mission séculaire : celle de nourrir leurs concitoyens. « Terre souillée » s’attache à l’histoire de trois familles paysannes de Nihonmatsu, une ville de 60 000 habitants située à trente kilomètres de la zone interdite. Tous pratiquent l’agriculture biologique depuis plus de trente ans. Seiju Sugeno et sa fille Mizuho ont décidé de rester. Collaborant étroitement avec un scientifique de l’Université de Nigata, ils multiplient les expériences pour décontaminer leurs crbst Fukusols. À 70 ans, Kisaburo Tanno et sa femme Midori ont décidé, eux, de partir pour recommencer de zéro dans la préfecture de Nagano. La mort dans l’âme, car ils ont dû abandonner la ferme que la famille Tanno exploitait depuis treize générations. Quant à Shisasei Tarukawa, il a décidé de partir pour … toujours. Deux semaines après l’accident nucléaire, les autorités ont ordonné la destruction de sa récolte d’épinards, et il s’est suicidé. Aujourd’hui, sa veuve et son fils continuent de cultiver, car ils n’ont pas le choix…

 

Entre silences et rires nerveux, le reportage dessine le désespoir des paysans de Fukushima, dont la terre sacrée a été définitivement « souillée ». »

 

Marie-Monique Robin

 

(source)

 

 

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Photo d’entête : paysans de Fukushima brandissant leurs choux radioactifs à Tokyo (avril 2011 - Koji Sasahara/AP/SIPA) 

 

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 01:17

« Il est impératif que les enfants soient évacués ». Helen Caldicott parcourt la planète pour faire entendre son message sans relâche depuis 2011. Lors d'une conférence à Tokyo le 19 novembre 2012, elle a rappelé que les femmes enceintes et les enfants devraient être évacués dès que possible des zones contaminées par la radioactivité de Fukushima. Elle précise que les 40% de cas d'anomalies thyroïdiennes décelées chez les enfants examinés sont d'une occurrence extrêmement rare en pédiatrie, et que vu la rapidité de leur apparition, il est probable que ces enfants ont été soumis à des doses de radiations plus fortes qu'à Tchernobyl.

 
Elle rappelle également le danger extrême de la piscine du réacteur n°4 qui, si elle s’effondrait, rendrait vraisemblablement nécessaire l’évacuation de Tokyo. Mais comment évacuer 30 millions de personnes ?
 
 
Un grand merci à Kna pour avoir mis en ligne la traduction française !
 
 
Qui est Helen Caldicott ?
caldicott.jpgHelen Caldicott est née à Melbourne en 1938. Médecin australienne, elle abandonne sa carrière médicale pour se consacrer au mouvement anti-nucléaire et milite pour la reconnaissance des dangers des faibles doses radioactives. En 1982, elle fonde l’association Women’s Action for Nuclear Disarmament (WAND), visant à réduire l’utilisation de l’énergie nucléaire. Elle travaille à la création de groupes comme l’International Physicians for the Prevention of Nuclear War, qui a été récompensé par le prix Nobel de la paix en 1985. Récompensée par 19 doctorats honoraires, la Smithsonian Institution a nommé Helen Caldicott comme l’une des femmes les plus influentes du XXe siècle.
source :
 
 
     

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En savoir plus avec Ultraman (EX-SKF)

(traduction française : Hélios du Bistro Bar Blog)

 

Ultraman, 19 novembre 2012

Le cancer de la thyroïde est-il rare chez les enfants japonais ?

 

Ultraman, 20 novembre 2012

Derniers chiffres pour les examens de thyroïde à Fukushima (1er novembre 2012)

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 22:21
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Une fois de plus, les Japonais se sont mobilisés en masse dans 9 rassemblements simultanés à Tokyo pour demander l’arrêt de la centrale nucléaire d’Ohi (qui se situe sur une faille active) et l’abandon de l’énergie nucléaire pour leur pays. L’hortensia est une fleur qui tient longtemps…

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100 000 manifestants selon les organisateurs (source : Mainichi)
 
7000 manifestants selon le journal Asahi Shimbun
 
Il y a un gros malaise dans le décompte des manifestants antinucléaires au Japon ! Selon le site Fukushima is still news qui recense quotidiennement la presse anglophone du Japon, il y a très peu d’information sur cet évènement.
 
C’est une technique de désinformation : si on n’en parle pas, ça n’existe pas !
Une autre technique consiste à interdire une manifestation dans un endroit qui serait favorable au comptage des manifestants : celle prévue au parc Hibiya de la capitale le même jour a été annulée après que le gouvernement métropolitain de Tokyo a refusé de délivrer un permis. Lors de la grande manifestation de juillet 2012, cette place était bondée et avait permis de révéler l’ampleur de la mobilisation.
 
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Le parc Hibiya lors de la manifestation du 29 juillet 2012 (photo Associated Press)
 
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manifestation du 11 novembre 2012 (photo Mainichi)
 
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manifestation du 11 novembre 2012 (photo Asahi)
 
 
Autres photos et vidéos
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Des nouvelles d'Euronews

 
 

 
 
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 L'appel à la manifestation du 11/11/12
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 00:14

Suite à la publication en 8 parties(1) du rapport de la Commission indépendante sur la catastrophe nucléaire de Fukushima, nous avions évoqué la possibilité d’en faire un document unique, rassemblant toutes les traductions. C’est désormais chose faite ! Un merci immense aux traducteurs bénévoles qui, de manière coopérative et constructive, ont permis la réalisation de ce travail de longue haleine. Sans eux, cette publication n’aurait pas été possible.

 

Cette édition française se place dans l’esprit qui a prévalu à la rédaction du rapport original, à savoir la diffusion des résultats d’une enquête indépendante des lobbys industriels ou des pressions politiques, avec une grande exigence de transparence et une volonté de diffusion internationale.

 

La traduction complète du résumé du rapport est disponible en format pdf. Vous pouvez télécharger le document en cliquant sur l’image ci-dessous.

 

couverture traduction rapport NAIIC

 

D’un poids modéré (5 Mo), une fois que vous l’aurez téléchargé, vous pourrez également le transmettre par mail à vos connaissances francophones. N’hésitez pas à le partager !

 

Ce rapport d’enquête, commandé par la Diète Nationale du Japon, révèle entre autres que :

 

- la catastrophe nucléaire de Fukushima est d’origine humaine, alors que TEPCO et toutes les autorités l’attribuaient au tsunami,

 

- la résistance des réacteurs au séisme était inadéquate,

 

- il n’existait pas de réponse adaptée aux tsunamis,

 

- les contre-mesures aux accidents graves étaient non conformes aux standards internationaux,

 

- l’alimentation électrique externe était très vulnérable,

 

- les bureaucraties complices ont rendu la catastrophe inévitable,

 

- l’évacuation des résidents s’est faite dans une extrême confusion,

 

- la catastrophe aurait pu être encore plus grave.

 

Il faut bien évidemment lire ce document avec l’idée de ce qui pourrait se passer si une telle catastrophe survenait en France. Et sa lecture provoque de saines questions :

 

- pourquoi le gouvernement français a-t-il martelé que la catastrophe nucléaire de Fukushima était due au tsunami ?

 

- pourquoi les centrales nucléaires françaises sont-elles souvent construites sur des failles et que des minimisations de risques sismiques sont avérées sur certaines d’entre elles ?

 

- pourquoi l’évacuation des habitants est-elle prévue sur un rayon de 5 km autour d’une centrale accidentée alors qu’à Fukushima l’évacuation a été jusqu’à 30 km ?

 

- comment concrètement les pastilles d’iode seraient-elles distribuées à toute la population dans un rayon de 30 km autour d’une centrale si un accident arrivait ?

 

- pourquoi dit-on à la population française depuis plus de 30 ans que le nucléaire est sûr alors qu’aucune centrale nucléaire française ne possède de récupérateur de corium ?

 

- pourquoi les stress-tests effectués sur les centrales nucléaires françaises ont-ils été pointés du doigt par la commission européenne?

 

- pourquoi le gouvernement français accepte-t-il encore le risque d’un accident grave  et de la disparition d’une région entière de France en cas de contamination qui nécessiterait l’évacuation définitive de ses habitants ?

 

La lecture du rapport de la NAIIC vous donnera également des éléments de réponse à vos propres interrogations.

 

 

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(1) Les 8 publications

Rapport de la commission indépendante sur la catastrophe nucléaire de Fukushima : la vérité dévoilée (23/07/2012)

Fukushima : la réponse d'urgence à l' « accident » nucléaire (05/08/2012)

L'étendue des dommages de la catastrophe de Fukushima selon le rapport de la commission d’enquête (07/08/2012

Les problèmes organisationnels dans la prévention de la catastrophe de Fukushima(12/08/2012)

Enquête sur les travailleurs de la centrale nucléaire de Fukushima (23/09/2012)

Catastrophe de Fukushima : enquête sur les personnes évacuées (24/08/2012)

Rapports des réunions de la Commission indépendante sur Fukushima (1) (28/09/2012)

Rapports des réunions de la Commission indépendante sur Fukushima (2) (30/09/2012)

 

 

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Dossier documentaire 10 pages sur Fukushima (Pierre Fetet)

 

Dossier sur le rejet des eaux contaminées dans le Pacifique

« Fukushima - Rejets dans le Pacifique : clarification et mise en perspective »

Une analyse critique des données concernant les rejets des eaux radioactives de la centrale de Fukushima Daiichi initiés en août 2023, dossier réalisé par la CRIIRAD qui tente de répondre à ces questions : Quels sont les principaux défis auquel est confronté l’exploitant de la centrale ? Quels sont les éléments radioactifs rejetés dans le Pacifique ? Les produits issus de la pêche sont-ils contaminés ? Est-il légitime de banaliser le rejet d’éléments radioactifs, notamment du tritium, dans le milieu aquatique ? Qu’en est-t-il en France ?

Consulter le dossier

 

 

Spectacle

Le spectacle d'Audrey Vernon "Fukushima, work in progress" est disponible en ligne à cette adresse :

https://www.imagotv.fr/spectacles/fukushima_work_in_progress

 

 


 

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