25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:41
MSCRLes mères de Fukushima avaient alerté le monde dès le mois de juin : les enfants avaient des saignements de nez, des diarrhées, de la toux, des thyroïdes enflées, etc. Elles n’ont eu cesse d’informer et d’agir pour que tous les enfants soient évacués de la région de Fukushima. Encore dernièrement, elles se sont mobilisées à Tokyo pour sensibiliser la population, mais en vain pour l’instant. Pourtant, l’actualité semble leur donner raison. Un grand nombre d’informations convergentes indiquent que, suite à la catastrophe nucléaire, l’état général de la santé des Japonais vivant dans une vaste région correspondant au moins à 8% du Japon est en train de se dégrader.
 
 
Tweet d'un habitant d'Ibaraki : "Je travaille dans un hôpital d'Ibaraki. Il y a eu des patients avec des saignements de nez perpétuels en avril. Il y en a eu sans raison avec de la diarrhée et de la fièvre en juillet. Maintenant même les membres du personnel de l'hôpital souffrent de diarrhée sans raison...Ça commence à craindre." Tweet d'un habitant de Fukushima : "Mon ami vit à Iwakashi. Il vient finalement de commencer à avoir de l'hématurie (sang dans les urines, NdT). Mes petits enfants ont des saignements de nez. Ils ne peuvent évacuer parce qu'ils n'ont pas assez d'argent." (source)
 
Même si ces tweets n’ont aucune valeur statistique, ils se rencontrent de plus en plus souvent et sont à mettre en relation avec l’augmentation de certaines pathologies, visible sur ces graphiques mis en ligne par le gouvernement japonais : conjonctivites, pneumonies, et diverses autres maladies sont en nette augmentation en 2011.
 
Pneumoniespneumonie.jpg
Conjonctivites
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Maladies "Hand-foot-mouth"
 mains-pieds-bouche.jpg
 
 
On avait déjà remarqué chez les enfants de Fukushima que leur thyroïde avait été affectée. Un groupe de chercheurs, sous la direction du Professeur Satoshi Tashiro de l'Université de Hiroshima, avait contrôlé la glande thyroïde de 1149 enfants de la préfecture juste après l'accident, en mars, de la centrale nucléaire. De l'iode 131 avait été détecté chez environ la moitié des enfants. Les enfants, que l’on a affublés de dosimètres, semblent ainsi être devenus des sujets de recherche ! Chez les jeunes évacués, on avait aussi remarqué des dysfonctionnements de la glande thyroïde. Plus au sud, dans la préfecture de Gunma, 80% des patients atteints de problèmes thyroïdiens voient aujourd’hui leur état s’aggraver. Devant l'inquiétude et la pression des parents, une étude à grande échelle sur les problèmes de thyroïde a commencé le 10 octobre : 360 000 enfants de la région de Fukushima seront suivis de manière régulière tout au long de leur vie.
 
D’autres anomalies ont été remarquées pour ces enfants vivant en zone contaminée comme la perte de poids, le ralentissement ou l’arrêt de la croissance et même des attaques cardiaques, ce qui peut être mis en lien avec la grande toxicité du césium-137. L’ACRO, laboratoire français, a aussi fait des mises en garde à plusieurs reprises, à partir d’analyses effectuées sur l’urine des enfants de Fukushima : 100% des prélèvements révèlent la présence des césiums radioactifs. Ainsi, plus de 4 mois après les rejets massifs de radioactivité dans l’environnement, ils étaient toujours contaminés alors que leurs parents font des efforts pour limiter cette contamination interne. Il est fort probable que cela soit dû à la nourriture.
 
Et pourtant, cette nourriture contaminée, on la vante et on en fait la promotion pour ne pas laisser tomber la région de Fukushima et son économie agricole. Mais… un présentateur vedette de la télévision japonaise, Norikazu Otsuka, qui mangeait des produits irradiés devant les caméras « pour montrer leur innocuité », a dernièrement été diagnostiqué par son médecin comme ayant contracté une leucémie aiguë.
 

 
 
Un autre promoteur et consommateur des légumes de Fukushima, l’empereur du Japon lui-même, vient également d’être hospitalisé, ainsi que deux autres membres de sa famille. Akihito souffre d’une pneumonie, la princesse Aiko a contracté une Mycoplasma pneumoniae, et la princesse Masako serait victime de fièvre et de toux : ils ont tous les trois des symptômes communs. Or la pneumonie, nous l’avons vu, est une maladie qui augmente fortement au Japon cette année ; Takeo Nishioka, Président de la Chambre des conseillers de la Diète du Japon est d'ailleurs décédé d’une pneumonie le 5 novembre 2011 à l’âge de 75 ans. Même si les cas de l’empereur et de sa famille n’auront pas forcément la même issue, on peut s’interroger sur ces cas à répétition. En avril, on tentait d’expliquer l’augmentation des cas de pneumonies dans la région de Tohoku par l’ingestion d’eau de mer : au moins 11 personnes étaient mortes de la pneumonie et environ 150 avaient été hospitalisés dans la préfecture de Miyagi, le nombre de patients étant de cinq à six fois plus élevé que d’habitude. Mais aujourd’hui, comment expliquer cette augmentation ? Comme pour Tchernobyl, il est probable que les radionucléides, en contamination interne, provoquent ces maladies respiratoires.
 
Le problème, ce sont ces idiots qui se bousculent à la télévision pour faire croire aux gens que la situation n’est pas grave. Ainsi, d’après plusieurs scientifiques médiatisés, le plutonium ne serait pas si dangereux. La radioprotection pour tous n’est pas un concept avancé au Japon. Et la population, quand elle ne s’organise pas de manière autonome, en fait les frais. Une télévision alternative, OurPlanet-TV, informe de manière indépendante en diffusant des émissions sur le sujet même de la santé. Par exemple, en juillet dernier, l’émission ContAct a invité Mika Noro, présidente de l'association " Le pont pour Tchernobyl ", qui a partagé son expérience : s’étant rendue au Bélarus en 1993 (pays le plus touché par les retombées radioactives de Tchernobyl), elle a éclairé avec lucidité et compétences les symptômes cliniques chez les enfants de Fukushima. Après la catastrophe de Fukushima, Our Planet-TV a lancé une enquête pour savoir si les retombées radioactives avaient eu des effets sur la santé de la population. Suite à cet appel, ils ont été amenés à étudier plus de 500 cas. Cette enquête met ainsi en évidence que la radioactivité, même à faible dose, a des effets réels sur la santé, ce qui était déjà connu par ailleurs avec la reconnaissance de l’augmentation du risque de cancer.
 
Dans cette vidéo sous-titrée en français, on voit entre autres le Dr Masamichi Nishio, chef  du centre anti-cancéreux d’Hokkaïdo commenter le livre de Yablokov et Nesterenko et témoigner que la  CIPR (Commission  Internationale contre les rayonnements) a renoncé à étudier les effets des radiations internes car cela aurait gêné le développement de l’industrie nucléaire.

 
 
 
Dans les écoles le problème est identique. Dans le même esprit de se persuader que tout va bien dans le meilleur des mondes, on continue de fonctionner comme si de rien n’était. Par exemple, on demande aux enfants de nettoyer une piscine contaminée sans protection, ou on leur demande d’aller ramasser les feuilles d’automne sans précaution particulière alors que l’on sait parfaitement qu’elles sont contaminées au césium. Pire encore, on force les enfants à boire du lait contaminé. Et gare à celui qui ne veut pas. Le 29 septembre 2011, Akira Matsu du New Komeito (parti politique japonais NKP) est intervenue sur ce sujet devant les responsables gouvernementaux japonais et notamment Yoshihiko Noda, 1er Ministre, Osam Fujumina, chef de Cabinet du secrétariat et Yukio Edo, Ministre de l’industrie et de l’économie. Elle a dénoncé le cynisme et la barbarie du gouvernement envers les populations contaminées de la région de Fukushima.
 

 

Un autre grave problème qui se pose d’ores et déjà dans la région de Fukushima est la fuite du personnel médical depuis la catastrophe. C’est ainsi, les personnes les mieux informées des dangers sanitaires et qui ont les moyens de déménager s’en vont. Les autres restent, alors que de toute évidence il faudrait au moins évacuer les enfants, plus fragiles aux effets de la radioactivité. Le problème est immense mais il semble que l’on veuille à tout prix l’ignorer. 8 mois après la catastrophe, on ne pourra plus dire qu’on ne savait pas, ou qu’on n’a pas eu le temps de trouver des solutions pour évacuer la population.
 
La contamination est massive, le gouvernement le sait depuis les premiers jours de la catastrophe. Les premiers touchés ont été les sauveteurs qui ont opéré dans les régions dévastées par le tsunami, comme le relate ce témoignage : l'un d'entre eux qui était intervenu dans les zones sinistrées d’Iwate et Fukushima est décédé le 26 octobre 2011 d’une défaillance de la fonction rénale, trois mois après avoir appris que lui et les membres de son équipe avaient subi une contamination interne par les radionucléides. La personne qui témoigne assistait à une conférence de de Taro Yamada lors du ''Forum National des cantines scolaires'' qui s'est tenu le 6 novembre 2011 dans la ville de Sapporo. Sa déclaration a été enregistrée dans la vidéo ci-dessous (sous-titrages en français). Mais pour une personne qui parle, combien se taisent ? Quel est l’état de santé des autres membres de son équipe ?
 

 
 
 
Les personnes les plus touchées sont évidemment les « liquidateurs », ces ouvriers de la centrale de Fukushima Daiichi qui reçoivent des doses « héroïques ». Malgré l’assurance de Tepco qui affirme qu’il n’y a pas de décès liés aux travaux de décontamination et de maintenance de ce qui reste de la centrale, on constate un fort taux de mortalité pour les ouvriers de la centrale, ce qui est en contradiction avec l’espérance de vie des Japonais qui est la plus élevée au monde. En l’espace de 5 mois, 4 employés sont morts de façon anormale et rapide : le 12 mai 2011, un sexagénaire employé par la sous-traitance s’est senti mal et est décédé 2 jours plus tard. Le 16 août 2011, un employé de la centrale nucléaire est mort d’une leucémie foudroyante. Il avait travaillé pour Tepco durant une semaine, affecté à la surveillance de points chauds. Le 6 octobre 2011, un autre travailleur employé à la centrale est décédé subitement. Enfin, dernier en date, le 11 octobre 2011, un employé d'une cinquantaine d'années est mort brusquement alors qu'il se rendait à son lieu de travail, la centrale de Fukushima Daiichi.
A ces décès, il faut ajouter tous ceux dont on ne parle pas : de nombreuses personnes, employées par la sous-traitance, ont disparu ainsi des décomptes de Tepco. L’agence de sûreté nucléaire, on se souvient, avait épinglé l’entreprise en juin car celle-ci avait « égaré » des listes d’employés vacataires qui étaient intervenus sur le site, empêchant tout suivi médical de 69 personnes contaminées.
 
Il n’en a pas fallu plus pour que des rumeurs circulent sur internet sur le décès effectif de ces ouvriers intérimaires, information impossible à vérifier à ce jour bien qu’un journaliste du Shukan Asahi, M. Imanishi, ait entendu que des ambulances arrivaient 10 fois par jour à la centrale. A qui étaient destinées ces ambulances, et pourquoi ni les employés de Tepco, ni les ouvriers hospitalisés, ni les médecins n’ont-ils le droit de parler ? Il est évident que si un jour un journaliste arrivait à prouver ce genre d’information, l’image du nucléaire serait ternie à jamais et anéantirait tous les efforts du lobby nucléaire pour cacher la vérité. Il est incroyable que la catastrophe de Tchernobyl n’ait d’ailleurs pas eu plus d’impact sur l’énergie nucléaire dans le monde. La raison en est que l’OMS, qui était la plus à même de prendre des mesures de protection des populations, s’est tue. Condamnée au silence par un vieil accord avec l’AIEA, elle est devenue une institution criminelle, laissant tomber malade les gens vivant dans les territoires contaminés, et niant les effets des faibles doses sur la santé humaine.
 
Il faut en effet savoir que Tchernobyl a généré un million de victimes, comme le rappelle Janette Sherman, biologiste américaine et spécialiste en toxicologie. Dans la vidéo ci-dessous, elle présente le livre déjà cité « Chernobyl. Consequences of the catastrophe for people and environnement » d'A. Yablokov et de V. et A. Nesterenko, édité en 2009 par  l'Académie des Sciences de New York avec plus de 5000 références scientifiques (et bientôt édité en français).
Les auteurs de ce livre estiment à 985 000 le nombre de décès survenus à cause de Tchernobyl dans le monde entier entre 1986 et 2004, chiffre qui a encore augmenté depuis cette date. Janette Sherman dénonce également l'accord entre l'OMS et l'AIEA, signé en 1959. L'OMS est théoriquement garante de la santé des populations dans le monde et fait autorité auprès des États membres. Elle devrait, conformément à sa Constitution, être indépendante de tout intérêt commercial. Pourtant le 28 mai 1959, elle a signé avec l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) un accord par lequel aucune de ces deux agences de l'ONU ne peut prendre de position publique qui puisse nuire aux intérêts de l'autre (accord référencé WHA 12-40). Or, l'AIEA a été constituée en 1957 pour faire la promotion du nucléaire civil...

Cet interview a été réalisé le 6 mars 2011 soit 5 jours avant la catastrophe de Fukushima. (Sous-titrage en français)

 
 
 
Il faut aussi voir pour être complet la conférence de presse donnée par le Dr. Helen Caldicott, physicienne australienne, auteure et avocate anti-nucléaire qui a fondé plusieurs associations qui luttent contre l'utilisation de l'énergie nucléaire, de l'uranium appauvri pour des munitions, et des armes nucléaires en général. La conférence s’est tenue à Montréal, au Canada, le 18 mars, une semaine seulement après la catastrophe nucléaire.

Fukushima est bien pire que Tchernobyl

 


Il est certain que la situation ne va pas s’améliorer au Japon, l'expérience de Tchernobyl le démontre. Le fait de laisser vivre des millions de personnes dans un environnement contaminé apportera son lot de problèmes et de souffrances. Une grande sagesse a fait fuir de cette zone dangereuse beaucoup de femmes enceintes, protégeant leurs futurs enfants des radiations. Mais qu’en est-il de celles qui sont restées ? Que doit-on déduire du non-dit du milieu médical, relevé par Keiko Ichikawa ? Si les médecins japonais cachent les malformations et les enfants mort-nés, comment de réelles statistiques pourront-elles être établies ? On connaît déjà les dégâts épouvantables causés par l’uranium appauvri dus aux bombardements lors de la guerre en Irak, et on imagine avec effroi l’avenir des populations japonaises soumises à de fortes contaminations. La santé est un sujet difficile à aborder, le lobby nucléaire est très puissant dans le monde entier et cherchera à minimiser toutes les mauvaises nouvelles. Mais la santé n’a pas de prix et chacun doit se battre pour la conserver. Amis lecteurs, ce sujet est très grave, soyez vigilants et dénoncez toute désinformation, partout où vous le pouvez !
 
 
 
Complément d'information sur ce sujet par un médecin pédiatre :
 
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Merci à Etienne Servant pour ses infos en continu sur Fukushima Informations, à Kibo-promesse pour ses articles de qualité, à Véronique Ratel, de IndependentWHO pour l’aide apportée à la collecte des sources, à Jeep pour ses traductions sur aweb2u, à Hélios pour ses traductions sur Bistro bar blog et à Kna60 pour la mise en ligne de nombreuses vidéos sous-titrées en français ! Sans toutes ces personnes bénévoles à la recherche de la vérité, cet article n’aurait pu voir le jour.
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Rappel : la seule solution envisageable pour éviter une catastrophe sanitaire est d’évacuer les zones contaminées !
 

 

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commentaires

Chapper 13/12/2017 12:22

Bonjour Monsieur Fetet, je suis élève en 1ereS au lycée Darius Milhaud.
Je vous envoie ce message pour vous demander si avec mon groupe de tpe (composé de 3 personne, y compris moi) nous pouvions utiliser certaines de vos images et notamment vos graphiques sur les maladies comme la Pneumonie, la conjonctivite et les Maladies "Hand-foot-mouth" afin de pouvoir en parler à l'oral dans le but de réussir notre épreuve de TPE qui compte pour le bac.

Pierre Fetet 13/12/2017 18:42

Bonjour Chapper
Je ne suis pas propriétaire des images de cet article, ce n'est pas moi qui les ai créées. Donc vous devez vous référer au droit de la propriété de l'image. L'idéal serait d'avoir l'autorisation du Ministère de la Santé du Japon car c'est lui qui crée et diffuse ces images. Vous pouvez faire votre demande en anglais à cette adresse mail : www-admin@mhlw.go.jp .
Si vous n'obtenez pas de réponse, je pense que vous pouvez les utiliser dans un cadre scolaire puisque vous n'en faite aucune exploitation commerciale et que les images ne sortiront pas du lycée. Si vous souhaitez les éditer dans un site internet, il vous faudra l'autorisation. Dans tous les cas, il faudra faire attention à mentionner la source de ces images qui est le site japonais IDSC (Infectious Desease Surveillance Center).

Yann Soinard 08/11/2015 16:26

Le gouvernement japonais a prévu de commencer à déverser de l’eau radioactive dans l’océan
http://www.sante-nutrition.org/le-gouvernement-japonais-a-prevu-de-commencer-a-deverser-de-leau-radioactive-dans-locean/

Yann Soinard 08/11/2015 16:25

France : Le gouvernement favorise l’importation d’aliments radioactifs Japonais
Ou plus simplement formulé : « Hollande met Fukushima dans vos assiettes » !
http://www.sante-nutrition.org/france-gouvernement-favorise-limportation-daliments-radioactifs-japonais/

simple-touriste 15/10/2013 13:58

«ces ouvriers de la centrale de Fukushima Daiichi qui reçoivent des doses « héroïques ».»

C'est combien une dose héroïque?

Delphin 21/12/2011 14:49

Citation Jérome :
"Quant au nucléaire, il tue chaque année, mais le charbon et le pétrole aussi, probablement dans les même proportions. Mais sans ces trois là, aujourd'hui, notre civilisation retourne à l'age de
pierre. Aujourd'hui, aucune autre énergie ne permet de faire vivre les 6 milliards d'êtres humains de cette planète."

Il n'y a aucun problème pour nourrir, habiller, loger, soigner et "éduquer" 10 milliards de personnes sur la planète sans pétrole et sans nucléaire.

Le problème central est simplement l'accaparement des terres,des matières, des pouvoirs, des esprits (aliénation crée) par certains, pour une alimentation carnée, des vêtements et des maisons hors
de prix écologique pour la planète, de l'hyperdéplacement, faux besoins etc.

Les moyens : agroforesterie, permaculture, culture bois raméo fragmenté (BRF) etc.
Maisons terre/bois/chanvre/ouate de cellulose (quasi zéro chauffage)
Déplacements sans voiture en ville (majorité CO2 automobile), à pied, vélo, transports en commun...
Travail vers isolation poussée, jardins partagés, aménagement ville vivable, renouvelables, savoirs et santé... Fin de la planète casino.

Delphin

Jerome 21/12/2011 13:57

Article intéressant et bien documenté même si on peut s'interroger sur la validité de certaines sources. Le million de mort de Tchernobyl est un nombre lancé en l'air ... au moins autant que les
dix milles de l'estimation "officielle", c'est un peu comme les estimations policières et syndicales des manifestations françaises, au final, personne n'a une réponse définitive.

Il n'y a au final qu'une seule ligne qui m'aura fait bondir : "la santé n'a pas de prix". C'est utopique, naïf, bien-pensant et tellement faux. La santé est au contraire très très chère, et, dans
le futur proche, son coût ne va aller qu'en augmentant.

Quant au nucléaire, il tue chaque année, mais le charbon et le pétrole aussi, probablement dans les même proportions. Mais sans ces trois là, aujourd'hui, notre civilisation retourne à l'age de
pierre. Aujourd'hui, aucune autre énergie ne permet de faire vivre les 6 milliards d'êtres humains de cette planète.

Tout le monde sait qu'il faut sortir des technologies nucléaires telles qu'elles existent aujourd'hui, ainsi que des énergies fossile, le seul débat est "Quand?". Pour ce qui est de Fukushima, les
japonais vont sans doute perdre quelques centaines de kilomètres carrés et avoir beaucoup de morts. Je reste persuadé néanmoins qu'ils diront que, actuellement, les avantages du nucléaire restent
supérieurs à ces inconvénients.

Maxom 01/12/2011 17:34

Bonjour, les chiffres en bas des graphiques, représentent les semaines.

P Fetet 30/11/2011 18:48

Bonsoir thouverez, je viens d'essayer le formulaire de contact, il marche parfaitement, veuillez réessayer.

thouverez 30/11/2011 18:07

Bonjour. J'ai tenté de laisser un message sur l'adresse "contact" existante sur le blog mais ça ne marche pas.

Pourriez vous revenir vers moi s'il vous plait j'aimerai bcp m'entretenir avec vous.

Delphin 29/11/2011 12:14

A loy,

Citation : "Et je constate votre manque de réaction à leur "solution" aux problèmes d'émission de CO2 qui vont avec: Le stockage souterrain qui en cas de pépin va tuer tout ce qui vivra autour de
la fuite quasi instantanément, le CO2 restant près du sol..."

Il n'est pas possible de faire le tour des questions sur un post. Il vaut mieux se focaliser sur un ou deux aspests.

Ma réaction : Vouloir stocker le CO2 est une folie. L'Allemagne n'est pas plus vertueuse que la France, elle est simplement plus judicieuse et a compris que le nucléaire est une erreur écologique
et économique. D'autres pays suivront de plus en plus et la France va se retrouver Gros-Jean comme devant (c'est joli comme expression, vous ne trouvez pas ?).

Je vous rappelle que le nucléaire ne représente aucunement une solution à la "crise de l'énergie" : (en énergie finale) : chauffage des locaux : 46 % du total consommé (---> solution
hyperisolation), transports 30 % (solution : se réfréner fortement et tout de suite car le réchauffement explose).

Pour le solaire thermique, chauffage des locaux, le meilleur capteur, avec le meilleur rendement, le meilleur plaisir et pour le moindre coût, c'est la serre solaire active accolée. Elle récupère
même le rayonnement diffus ( quand il n'y a pas de soleil, mais qu'on le perçoit derrière les nuages et qu'on pénêtre dans voiture étonnamment chaude). L'air chaud est capté en partie haute et,
soit envoyé dans la maison par un circuit de conduits (idem VMC double- flux), soit dans une petite pièce accumulatrice de chaleur (plusieurs tonnes de galets ou petits récipients d'eau disposés de
façon que l'air circule, ce qui permet de passer 48h sans soleil).

Apport sur l'année, 5000 KWH environ. Pour une maison hyperisolée qui consomme juste un peu plus, il suffit d'un petit complément bois par exemple.

Il ne serait pas difficile d'adjoindre à des immeubles, qu'on aurait préalablement très fortement isolés par l'extérieur, des grandes serres accolées actives,avec des locaux accumulateurs.

La réponse à nos problèmes : accepter nos limites, ce qui ne fait pas l'affaire du capitalisme qui repose sur "no limites".

Delphin

NB : Après les 60 % de pertes à l'unité de production et les 8 % au transport sur lignes longues distances, l'électricité nucléaire ne représente que 17 % de toute l'énergie finale consommée par le
pays !
(Agence Internationale de l'Energie, disponible ici :
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/nucleairecivil)

loy 29/11/2011 09:10

@Delphin:
Pour l'Allemagne... il y a le charbon classique des mines de grandes profondeur (extraction causant peu de dégats en surface) qui n'est déjà pas si propre à la combustion (allez respirer l'air des
régions industrielles de Chine), mais aussi la lignite (une centaine de m de profondeur=>mines à ciel ouvert) surtout localisée en ex-RDA (explicant que les schpountz "écolos à grosses berlines"
de l'ouest se contrefoutent de l'impact prévisible sur ces régions de l'arrêt du nucléaire): Un charbon de très mauvaise qualité, humide et brulant mal, mais dont l'Allemagne regorge (20% de la
production MONDIALE, ammenée à croitre vu leur décision).

Et je constate votre manque de réaction à leur "solution" aux problèmes d'émission de CO2 qui vont avec: Le stockage souterrain qui en cas de pépin va tuer tout ce qui vivra autour de la fuite
quasi instantanément, le CO2 restant près du sol...

Il est évident qu'il est plus facile de stocker des déchets retraités/vitrifiés qu'un gaz mortel à forte concentration.

Je vous rejoint par contre sur le seul solaire qui vaille: Le serpentin dans un corps noir... assez répandu outre-mer pour l'ECS d'ailleurs. En soutien de chaudière classique ce serait sans doute
valable en métropole, mais avec qq modifications qui impactent son cout: Un caloporteur intermédiaire pouvant supporter le gel, pouvant survenir partout sur le territoire métropolitain... qui ne
devra pas être dangereux/inflammable/polluant etc.. en cas de fuite: En général c'est implanté sur un toit et se videra sur ce qui est en dessous. Au final, si on ajoute les modifications de
circuit de chauffage qui plombent un peu plus l'affaire dans les constuctions anciennes... pas dit que la pompe à chaleur ne soit plus adaptée. Aucune idée sans calcul précis, mais je me dis que
l'explication du "on pousse à tout prix le nucléaire" n'est peut-être pas forcément la seule?

Au sujet du solaire, reprenons "l'exemple allemand": Ils en foutent pleins leurs toits, à des lattitudes ou le simple remboursement du cout energétique de production de ces panneaux a peu de
chances d'être remboursé sur leur durée de production.

La tactique sous-jacente, trés "écolo" convenons-en, se résume ainsi: Acheter au cout actuel de l'energie, une part de la production des 2 à 3 décennies à venir. Les couts de l'energie étant voués
à croitre, l'affaire sera économiquement rentable.

Le léger pb étant que cela ne fait que précipiter un peu plus les problèmes.

En l'état actuel du phovoltaïque, celui-ci devrait mondialement être purement et simplement interdit en dehors du seul cas ou il se justifie: Electrifier un site isolé.

J'avoue en avoir assez d'entendre parler de ce fichu "modèle allemand"... ou autre... symptome d'une classe politique (et en dessous, de ceux qui votent pour) sans aucune idée neuve ni simple bon
sens. Car ces gens prennent des décisions extrèmement préjudiciables.

KANES 28/11/2011 21:21

Depuis le 13 mars, il était demandé dans les messages que j'ai reçus et que je reçois toujours, d'évacuer immédiatement la population, messages destinés au Gouvernement Japonais et au Gouverneur de
Tokyo, d'informer la population des dangers de l'irradiation et de se protéger en consommant 20 gr de sel marin/jour pour saturer la thyroïde d'iode. Les problèmes de santé constatés à l'heure
actuelle, ont été annoncés tout de suite après l'accident, toujours accompagnés avec la demande URGENTE d'évacuer la population, entre autre celle de Tokyo (première demande faite le 16 mars et
transmise au Gouverneur de Tokyo).
Rien de surprenant de ce qui se passe actuellement ; tout a été dit avant que la Presse en parle.
Les avertissements ont été donnés pour protéger la population tenue volontairement dans l'ignorance pour cacher l'immensité du désastre nucléaire, le plus gros de l'histoire de l'Humanité qui n'est
que sur le point de commencer.
De grosses souffrances ont été annoncées, l'appel d'arrêter immédiatement avec le Nucléaire a été lancé plus d'une fois dans l'espoir de pouvoir sauver l'Humanité de plus gros désastres à venir.

Frédéric Boutet 28/11/2011 20:36

Loy a écrit : "Je pense que même l'industrie nucléaire en est convaincue, car encore un pépin de cette ampleur et il est certain que c'en est fini de leur industrie."

Vous avez l'air d'en douter Loy : mais est-ce que vous oseriez affirmer que l'erreur humaine est évitable ? Que les crash d'avions sont évitables ? Que les marées noires sont évitables ? N'aillez
aucun doute Loy : la catastrophe nucléaire est inévitable, elle arrive ici en France, après l'URSS 1957, les USA 1979, l'URSS 1986 et le Japon 2011. Vous aussi vous allez voir ce que c'est que de
vivre en zone contaminée.
Il y a pourtant une fenêtre avec vue sur le ciel bleu... Le Japon se prépare à arrêter tous ses réacteurs en juin 2012... Et nous ?

futureisnow 28/11/2011 19:24

Le responsable de Fukushima vient d'être obligé de s'arreter. Present depuis le début, c'est lui qui a contre l'avis de sa hierarchie, fait injecter de l'eau de mer en urgence. Quelques heures
après, sa hierarchie reconnaissait le bien fondé de sa DÉSOBÉISSANCE..
cet homme est désormais malade, mais on ne saura pas de quoi, Tepco considérant que c'est du domaine privé.
Au Dr.Goulu d'Areva: Encore un que l'on ne pourra vous opposer, est ce à dire que vous avez raison ???
Tiens, le journaliste qui mangeait en direct des légumes de Fukushima et de la zone de non exclusion pour prouver leur non dangerosité (20-->80 kms) est mort d'une leucemie...
Mais c'était certainement pour d'autres raisons, bien sur...
c'est toujours pour d'autres raisons, car le nucleaire, c'est sain, c'est securisé, cela ne peut pas faire de mal, c'est prouvé!!!

et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu ...

P Fetet 28/11/2011 18:30

Et puis, une info du jour pour compléter l'article ci-dessus :
Le directeur de la centrale de Fukushima Daiichi est tombé malade et a démissionné. Tepco n'a pas encore communiqué sur les causes de son hospitalisation. Voir l'article du Monde :
http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/11/28/le-directeur-de-la-centrale-de-fukushima-hospitalise-pour-raisons-de-sante_1609915_1492975.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter#xtor=RSS-3208001

P Fetet 28/11/2011 18:25

@ hujuau
Les graphiques : pour les couleurs, il faut lire la légende, ça correspond aux années (rouge épais = 2011); pour les chiffres, je n'ai pas trouvé, mais ce n'est pas nécessaire d'avoir le nombre
pour constater qu'il y a plus de malades en 2011, les proportions parlent d'elles-mêmes.

@ Delphin
Merci pour toutes ces informations sur les dangers des faibles doses et pour cette mise au point sur le photovoltaïque et les énergies !

Delphin 28/11/2011 18:00

A loy :

"un panneau photovoltaïque sans soleil, idem, avec en prime un cout de production (des dizaines de m2 de produit de fonderie silicium, extrèmement energivore) même pas toujours remboursé sur sa
durée de vie!"
----------
Pour une même surface de capteurs, le solaire thermique (pour chauffage des locaux et eau chaude sanitaire) fournit au moins 4 fois l'énergie du solaire photovoltaïque (rendement global
d'installation). Le rendement photovoltaïque, sur site , au m2 de capteurs est d'environ 10%, alors qu'il atteint facilement 80% en capteurs thermiques (tubes sous verre devant une surface sombre)
et pour un coût écologique (énergie grise) infiniment moindre.

Quel rapport avec l'électricité ?

En France, l'électricité pour le chauffage a été dès l'origine le cheval de bataille d'EDF pour imposer la fausse nécessité nucléaire.

En effet :

En Allemagne comme en France, le chauffage des locaux (résidentiels + tertiaires) représentent environ 46% de toute l'énergie finale - celle qui parvient finalement ou utilement à la porte de
l'utilisateur.

Se focaliser, pour le solaire, sur la production d'électricité résulte en fait de cette culture hégémonique nucléaire, puisque le nucléaire ne peut faire que de l'électricité. Du fait de la
propagande qui en a résulté, en France, pour la plupart des médias, énergie = électricité.

Passer par les risques potentiellements fous du nucléaire, pour chauffer à plus de 300°C une cocotte minute à pression de 150 atmosphères (50 fois la pression du réseau !), pour finalement porter
des locaux à 20°C est reconnu par toutes les personnes "neutres" comme une hérésie.

Toujours en ce qui concerne l'énergie finale, la consommation de charbon en Allemagne n'est pas énormément supérieure à la France :
5,5 % de toute l'énergie (finale) consommée en Allemagne, contre 3,2% en France. C'est pourquoi l'Allemagne n'aura pas trop de difficulté à réduire rapidement sa part charbon énergie primaire
(surtout par du gaz)

Enfin, contrairement à la propagande colportée en France, le nucléaire n'a que peu réduit notre dépendance énergétique à l'égard du pétrole : 41,1% en France, contre 36,7% en Allemagne.
Malgré le nucléaire, nous dépendons donc plus du pétrole que l'Allemagne, pour la seule dépendance qu'il soit impératif de réduire (Moyen Orient poudrière).

Sources (très intéressantes) : GLOBAL CHANCE , reconnu internationalement, cahiers n°30 L’énergie en Allemagne et en France : une comparaison instructive.

Amicalement,

Delphin

loy 28/11/2011 15:59

Le pb du Japon... cela a été avant tout un pb de sûreté.

Il faut bien voir qu'ils se sont mis dans la situation d'avoir un producteur/fournisseur d'électricité par région industrielle: Devant proposer un kWh bas pour attirer les industries d'un côté et
rémunérer l'actionnaire de l'autre... au milieu la sécurité ne pouvait que devenir variable d'ajustement et les vieilles centrales perdurer. Surtout après 2 décennies économiquement perdues.

Maintenant, la solution c'est quoi? Bruler de la lignite comme les allemands (25% de leur production électrique avant la décision d'arrêt progressif du nucléaire): Une belle saloperie...

Ah oui... ils vont capturer le CO2 et le stocker sous terre (anciennes nappes gazières ne produisant plus... et tout ce qui sera géologiquement a priori "étanche").

Le seul léger pb étant que si cela fuit un jour, cela tuera tout le monde à des dizainees de km à la ronde: Le CO2 restant près du sol.

Au moins ce sera rapide et la question de l'évacuation n'aura pas le temps de se poser.

Peut-être qu'au final des déchets vitrifiés produit par un opérateur unique (et le débat devrait surtout être celui de la privatisation du secteur poussée par l'europe) obligé à une sécurité qu'il
faut sans faille: Je pense que même l'industrie nucléaire en est convaincue, car encore un pépin de cette ampleur et il est certain que c'en est fini de leur industrie.

Ce qui sera important, c'est que les soubresauts économiques en cours ne touchent pas ce secteur... a titre personnel c'est cela qui m'inquiète sur le long terme.

Pour le reste... le paquet sur les économies d'energie, en particulier sur le bâtiment, afin de preserver les secteurs ne pouvant se passer de pétrole (chimie, transports, agriculture): Dommage,
c'est là dessus qu'on a raboté l'essentiel des aides (isolation parois, doubles vitrages).

Le seul renouvelable qui vaille, c'est encore l'hydroelectrique... Ca limite.

Une éolienne sans vent a besoin de voir se production relayée par des centrales thermiques... un panneau photovoltaïque sans soleil, idem, avec en prime un cout de production (des dizaines de m2 de
produit de fonderie silicium, extrèmement energivore) même pas toujours remboursé sur sa durée de vie!

Bref, le débat c'est la sécurité et les économies d'energie, pas le renoncement au nucléaire.

Ce n'est tout simplement pas réaliste, sauf à prévoir un génocide mondial d'une autre ampleur que les conséquences des 2 accidents dont parle l'article.

hujuau 28/11/2011 13:37

Bonjours, les graphiques sont beaux, mais ils n'ont pas d'unités de mesure, ce qui fait de très belles images. à quoi correspondent les différentes couleurs? les chiffres etc...?

Delphin 27/11/2011 14:51

FAIBLES DOSES : (Les citations du Dr Behar sont entre guillemets, il est ici question de doses inférieures à 10 millisieverts))

"Dr Abraham BEHAR
AMFPGN
(Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire)"

"Pour les autorités nucléaires françaises et internationales, le dogme central de la radiobiologie est basé sur les effets des rayonnements ionisants sur l'ADN des chromosomes situés dans le noyau
de la cellule. Les cassures de l'ADN sont à l'origine de la mort programmée de la cellule ou de sa survie si la dose n'est pas trop importante et si la réparation de l'ADN intervient. Si la
réparation est «fautive», elle peut être au départ du processus de cancérogenèse. Les effets sur la cellule sont fonction de la dose de radioactivité reçue. Quand la dosimétrie égale zéro ou est
très basse, les autorités en concluent qu'il ne peut y avoir d'effets sur la santé."

Depuis quelques années, les recherches cliniques et biologiques viennent renforcer les études épidémiologiques avancées par les opposants au nucléaire. Elles sont plus difficilement réfutables.

Ces recherches font principalement état des 3 effets suivants :

- Instabilité génomique :
"Le mécanisme est à la fois une transmission de l'instabilité chromosomique au cours du temps, et l'amplification du signal avec une augmentation des altérations du génome[2]. Ce phénomène est
connu depuis longtemps mais ce qui est nouveau c'est l'accumulation de preuves cliniques du phénomène comme la persistance d'aberrations chromosomiques des «travailleurs du plutonium» de SELLAFIELD
(Ecosse) ou des survivants d'Hiroshima et Nagasaki[3]. Au-delà des preuves expérimentales, les données cliniques démontrent que l'instabilité génomique joue un rôle non négligeable dans la survenue
et le développement des affections cancéreuses."

-Effet de proximité (bystander effect) :
Rappelons qu'il s'agit: «de la capacité des cellules affectées par un agent extérieur (comme l'irradiation) de transmettre les manifestations du dommage à d'autres cellules qui ne constituaient pas
la cible directe de l'agent causal et qui sont susceptibles de l'exprimer»[1].
Cet effet des faibles doses explique le caractère d'amplification de l'instabilité génomique puisque les lésions sont multipliées par un signal destiné à des cellules non irradiées. Les études in
vitro et in vivo ont étendu ce mécanisme à des transmissions d'anomalies chromosomiques à distance de la zone irradiée[4].

- Les facteurs clastogéniques:
"C'est peut être l'avancée la plus significative de la nouvelle radiobiologie: il s'agit de facteurs plasmatiques de sujets irradiés capables d'induire des effets délétères dans des cellules non
irradiées des années après l'événement initial. Ces facteurs peuvent persister jusqu'à 30 ans après chez les survivants d'Hiroshima et Nagasaki[7]. Ces facteurs clastogéniques peuvent expliquer les
résultats de l'étude du professeur Claude Parmentier[8] sur les cancers de la thyroïde de sujets polynésiens 30 ans après l'irradiation de la population par des tirs défectueux de 1974, puisqu'il
existe chez ces patients un excès des lésions «stables» des chromosomes comme les «dicentriques»."

Le Dr Behar nous fait par ailleurs toucher du doigt l'impact sur la cellule, mis en évidence par les moyens modernes, des très faibles doses de radioactivité (moins de 10 millisieverts). On peut
constater que les altérations progressent au rythme de l'agression, avec un effet dit "curvilinéaire" : l'augmentation des altérations est plus importante avant quelques millisieverts.

Il nous dit également que nous sommes très inégaux face aux faibles doses, certains individus ne semblant pas affectés par ces altérations de leur génome, d'autres l'étant à quelques millisieverts,
certains transmettent leurs défauts génétiques à leurs descendants sans effets apparents, contrairement à d'autres etc.

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