29 juillet 2022 5 29 /07 /juillet /2022 23:14

Avec le réchauffement climatique qui est en train de s’accélérer, de nombreux terriens commencent à en sentir les effets désastreux… le monde tel que nous le connaissons est en train de s’effondrer et le monde futur apparaît très incertain. La littérature et le cinéma d’anticipation et de science-fiction nous ont toutefois déjà habitué au possible rebond de l’humanité suite aux diverses apocalypses possibles (hiver nucléaire, guerre biologique, catastrophe sanitaire, etc.). Sauf que ces centaines de romans et de films qui prédisent une suite optimiste à un effondrement de notre civilisation nous trompent : il n’y a pas de suite heureuse avec l’énergie nucléaire !

La pandémie de 2020 n’était pas grand-chose par rapport à ce qui pourrait arriver. Pourtant, rien qu’avec elle, le personnel des centrales nucléaires françaises a déjà été mis à l’épreuve. Certes, le plan pandémie, fondé sur des scénarios très pénalisants, a permis de tourner dans les centrales avec 25 % des effectifs absents pendant douze semaines, ou avec 40 % d’absents pendant trois semaines. Certaines centrales, comme celle de Flamanville, ont même tourné avec seulement 12 % des effectifs habituels. Mais que se passerait-il si aucun agent ne pouvait assurer son travail en cas de pandémie plus sévère, ou en cas d’impossibilité physique d’accéder à une centrale suite par exemple à un tremblement de terre, ou en cas d’absence d’alimentation électrique plus longue que la durée de vie des dispositifs de secours ?

Et que se passerait-il si plusieurs évènements arrivaient en même temps ? Une tempête, un tremblement de terre et une erreur humaine ? Une pandémie, une sécheresse et un crash d’avion de ligne sur une piscine de combustible ? Une inondation, une guerre et une panne électrique ? Un incendie, un attentat terroriste et un défaut de refroidissement ? Malheureusement, nos gouvernements ne le prévoient pas. On le sait maintenant, une centrale nucléaire peut être attaquée et occupée durant une guerre, une rivière censée refroidir des réacteurs peut être asséchée, un feu de forêt peut menacer une centrale, un pilote d’avion peut décider de se suicider en faisant tomber son avion où il veut, une pandémie peut décimer des équipes complètes de techniciens.

Eh bien, les accidents viennent toujours d’un cumul de problèmes qu’on n’avait pas imaginés se produire en même temps. Ces derniers temps, les ennuis sur cette planète ayant une fâcheuse tendance à s’accumuler mondialement, je m’inquiète. Évidemment le réchauffement climatique m’effraie mais, bien que je sois optimiste par nature, je m’inquiète également du monde d’après. Le nucléaire, contrairement à ce que le lobby politico-atomique essaie de nous faire croire, ne sera jamais la solution pour contrer le réchauffement climatique – il faudrait construire des milliers de réacteurs pour soi-disant produire moins de CO2 d’ici une douzaine d’années en considérant qu’elles fonctionnent sans problème – mais pire, le nucléaire risque de produire une fin tragique au vivant sur l’ensemble de la planète.

En effet, que se passe-t-il quand il n’y a personne pour s’occuper d’une centrale nucléaire en activité ou quand on en perd le contrôle d’une manière ou d’une autre ? Il y a malheureusement l’exemple de Fukushima : l’absence de refroidissement produit des explosions d’hydrogène qui endommagent les cuves de confinement et produisent des pollutions atmosphériques massives et irréversibles. L’absence de refroidissement d’un réacteur peut produire aussi l’explosion de la cuve contenant le combustible, comme à Tchernobyl. Il y a plus de 400 réacteurs nucléaires dans le monde. Est-ce qu’une catastrophe mondiale pourrait mettre en péril le refroidissement de ces 400 réacteurs en même temps ? Dans le cas d’une pandémie sévère, c’est effectivement possible. Et d’autres configurations d’évènements peuvent également produire cette possibilité.

En plus des réacteurs, il y a les piscines de refroidissement. Il y en a généralement une par réacteur, pour refroidir les barres de combustibles très chaudes après leur utilisation, et d’autres plus grandes pour refroidir, sur le long terme, le stock important de combustible usé. À Fukushima Daiichi par exemple, il y a 6 réacteurs, 6 piscines de réacteur et une piscine commune de plus grande capacité. En France, on a choisi de rassembler tous les combustibles usés pour le stockage à long terme à la Hague. Cet immense site de stockage a une capacité de 10 000 tonnes de combustible, soit environ 50 fois le combustible qu’il y avait dans le réacteur n°4 de Tchernobyl avant son explosion.

Pourquoi je parle des piscines ? Tout simplement parce qu’elles sont aussi dangereuses – voire plus dangereuses car elles n’ont pas d’enceinte de confinement – que les réacteurs en eux-mêmes car quoi qu’il arrive, il faut être en mesure de refroidir l’eau. En cas de non refroidissement, l’eau peut s’évaporer en quelques jours à quelques semaines selon la chaleur des barres et le zirconium des gaines de combustible peut s'enflammer spontanément vers les 800°C. Un incendie de combustible usé pourrait ressembler à un front de combustion qui avance sur les barres comme on le voit par exemple dans un incendie de forêt ou en pyrotechnie avec les cierges magiques. Sauf que cet incendie larguerait dans l’atmosphère des radionucléides très toxiques comme le plutonium, le strontium, le césium, etc.

Pour bien montrer la dangerosité d’un incendie de combustible et du fait que les nucléocrates en ont bien conscience, il faut se souvenir de ce qui s’est passé le 16 mars 2011 lors de l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi : les Étatsuniens ont demandé à leurs ressortissants de s’éloigner à au moins 80 km de la centrale car ils craignaient un incendie de combustible de la piscine du réacteur n° 4. Pour les 444 réacteurs nucléaires opérationnels dans le monde (source AIEA, septembre 2021), il doit y avoir autant de piscines de désactivation, ce qui fait en ajoutant les sites de stockage sur le long terme, environ 900 sites nucléaires dans le monde qui doivent être surveillés 24 h sur 24 et dont les combustibles doivent impérativement être refroidis en permanence.

J’alerte donc sur le fait qu’il faudrait mieux prévoir une transition énergétique rapide vers les énergies renouvelables qui, même si elles ont toutes un impact néfaste à un moment ou à un autre sur notre écosystème, permettent de voir un avenir au vivant sur cette terre. J’alerte sur le fait qu’une centrale nucléaire ne s’arrête pas avec un interrupteur, qu’il faut prévoir les choses très longtemps à l’avance. Le combustible atomique, une fois utilisé, reste chaud durant des années et il est impératif de le refroidir en continu. Comment fait-on s’il n’y a plus assez d’eau dans les rivières ? Devra-t-on un jour les refroidir avec de l’eau potable nécessaire à notre survie ? Comment fait-on si la source d’énergie nécessaire à faire fonctionner les pompes n’existe plus ?

J’alerte sur le fait qu’il faut arrêter les centrales nucléaires au plus tôt pour arrêter de produire des combustibles à refroidir, qu’il faut prévoir et construire des centres de refroidissement du combustible sécurisés contre les guerres, les attentats et les chutes d’avion, avec des sources de refroidissement redondantes. J’alerte sur le fait qu’un centre d’enfouissement des déchets nucléaires à 500 m sous terre n’est pas une solution à long terme vu le risque d’explosion et d’incendie sur ce genre de matière en milieu confiné. Si un incendie radioactif se produit dans un souterrain, personne ne sera volontaire pour aller l’éteindre et ses fumées mortelles arriveront toujours en surface par les cheminées d’aération. J’alerte sur le fait qu’il faut trouver des solutions responsables tout en respectant les générations futures.

J’alerte sur le fait que mettre les combustibles dans des piscines sous des hangars en tôle n’est pas non plus une solution à long terme. Je redis encore une fois qu’une piscine de combustible, si elle n’est pas refroidie, conduit à la même catastrophe que Tchernobyl : l’eau s’évapore et le combustible finit par s’enflammer à l’air libre en libérant des tonnes de radionucléides dans l’atmosphère. J’alerte sur le fait qu’un ou plusieurs évènements concomitants mondiaux imprévus impactant la possibilité de s’occuper correctement des centrales nucléaires et des piscines de refroidissement pourra conduire à des catastrophes nucléaires en chaine dans les centaines de sites existants et rendre la terre invivable pour des dizaines de milliers d’années.

J’invite les ingénieurs des entreprises productrices d’électricité nucléaires à réfléchir urgemment à ces questions pour trouver des solutions en faisant preuve d’innovation dans les techniques du refroidissement à sec, et les gouvernements à prendre la décision d’arrêter suffisamment tôt les centrales nucléaires avant qu’il ne soit trop tard. J’alerte la population à prendre conscience de ces avenirs possibles ou infernaux et à faire pression sur les décideurs pour changer de cap tant qu’il en est encore temps.

Pierre Fetet

 

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En savoir plus

- À propos du danger des feux de piscine, lire l’exposé de Robert Alvarez, chercheur à Institute for Policy Studies :

« Piscines de combustible nucléaire usé et déchets radioactifs », in Collectif, Les conséquences médicales et écologiques de l'accident nucléaire de Fukushima, Actes du symposium de New York des 11 et 12 mars 2013, Éditions de Fukushima, 2021, p. 272-792.

Lien de téléchargement

 

- À propos de l'entreposage à sec, l'IRSN dit que c'est possible : article de Reporterre de 2019

"L’enfouissement des déchets radioactifs n’est pas la seule solution, affirme l’IRSN"

 

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commentaires

F
Une chose m'interpelle. D'après un rapport sur la production d'énergie électrique du nucléaire en France il paraît que pour la consommation privée des ménages,seul le 20% est nécessaire. Une grande part s'en va à l'exportation.
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P
Bonjour Francisco,<br /> D'après RTE, en 2021, le solde positif des échanges s’établit à 43,2 TWh (87 TWh d’exports et 44 TWh d’imports) pour une production totale de 522.9 TWh. Donc l'exportation nette, c'est 8,3 % de la production totale. La consommation du secteur résidentiel ne représente que 12,7 % de la production totale (66,4 TWh). Le reste de la production , c'est pour les entreprises et la grande industrie.<br /> Le fonctionnement des centrales nucléaires consomme en lui-même 46 TWh (consommation des centrales, retraitement du combustible et pompage de l'eau de refroidissement), soit 8,8 % de la production totale.
D
Question, Pierre, sur ce sujet :<br /> "J’invite les ingénieurs des entreprises productrices d’électricité nucléaires à réfléchir urgemment à ces questions pour trouver des solutions en faisant preuve d’innovation dans les techniques du refroidissement à sec, et les gouvernements à prendre la décision d’arrêter suffisamment tôt les centrales nucléaires avant qu’il ne soit trop tard."<br /> J'ai regardé hier le premier épisode de 3 films "à la gloire de Bill Gates" (selon moi), dans l'un d'eux il évoque des travaux sur de nouvelles centrales nucléaires qui prendraient en compte justement le problème du refroidissement à sec et la réutilisation des déchets. Je ne sais absolument pas que penser de cela. Ces recherches entreprises en collaboration avec la Chine ont été interrompues par Trump dit-il. J'aimerais votre avis là-dessus et savoir où glaner des articles fiables. <br /> <br /> Je me suis permis de transmettre votre article sur la revue "Envie à Béziers".
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P
Intéressant aussi cet article récent sur les petits réacteur modulaires : https://news.stanford.edu/2022/05/30/small-modular-reactors-produce-high-levels-nuclear-waste/?fbclid=IwAR1caIlaCCWn2G1NZGlQwyRJiIuru05SVLPooDCR1XIGSDsPN3tPZcK0Ets
P
Bonjour Monique, merci pour la diffusion de cet article ! Concernant le "renouveau" du nucléaire via la création de petits réacteurs modulaires (SMR), c'est la course mondiale ! Quelle puissance construira le premier ? Les Russes, avec Rosatom, sont bien partis pour en construire un dans le raïon d’Ust-Yansky, qui borde l’océan Arctique. Les Chinois ont aussi entamé la construction d'un SMR. Les Etats-Unis veulent aussi se lancer en subventionnant la start-up de Bill Gates, TerraPower. On peut enlever la publicité mensongère habituelle de l'industrie nucléaire (100 % sûr, moins de déchets, etc.), c'est ce genre de com qui a conduit à Tchernobyl et Fukushima... Ce sont des réacteurs à uranium enrichi, avec la même technologie, la fission, qui produit donc les mêmes déchets radioactifs. L'utilisation de sodium, on connaît en France avec l'expérience Superphoenix qui a coûté une fortune aux contribuables pour rien. C'est très dangereux (le sodium brûle dans l'air à partir de 115 °C mais surtout explose dans l'eau. Un feu de sodium est très compliqué à éteindre, voir l'accident de Monju au Japon en 1995). Pour Natrium, ça serait un autre sel mais c'est difficile à comprendre car les infos sont un peu floues. Les articles traitant de ce sujet sont assez flous aussi, montrant que les journalistes peinent à avoir d'autres sources d'infos que la pub de Natrium. Ces nouveaux réacteurs qui n'existent pas encore produisent sans doute moins de déchets qu'une grosses centrale mais comme il en faudra beaucoup, ils produiront en fait plus de déchets globalement, et la dissémination radioactive va être plus facile avec des centrales nucléaires partout dans tous les territoires. Je trouve que l'article de developpez.com est pas mal et les commentaires des lecteurs instructifs : https://www.developpez.com/actu/315780/TerraPower-la-societe-de-Bill-Gates-va-construire-une-petite-centrale-nucleaire-de-nouvelle-generation-sur-le-site-d-une-centrale-au-charbon-du-Wyoming-aux-Etats-Unis/<br /> Le site de Natrium ne fait que de la pub pour son projet. Le prototype devrait commencer son expérimentation cette année. La com qui dit qu'il produirait moins de déchets et permettrait même de les réutiliser, ça reste à démontrer...
N
Bonsoir Pierre,<br /> <br /> Tu as très bien résumé la fragilité des installations de production d'électricité nucléaire et les énormes dangers que cela représente pour nos civilisations. C'est saisissant ! Mais ces menaces sont connues depuis longtemps pour la plupart et, à ma connaissance, elles ne sont pas remises en cause par les défenseurs du nucléaire. Ils sont soit dans le déni soit dans l'incompétence et, pour faire diversion, ils argumentent sur les bénéfices supposés de cette filière. <br /> <br /> Depuis le début, on a présenté la NÉCESSITÉ du nucléaire pour des raisons d'indépendance par rapport à des méchants producteurs d'énergies fossiles. Ensuite, on a parlé d'une énergie pas chère. Maintenant, l'argument massue serait que pour sauver la planète, seules les centrales nucléaires seraient à même de produire de l'énergie non carbonée en quantité suffisante. Or tout cela est faux !<br /> <br /> INDÉPENDANCE On n'a pas d'uranium en France, tout du moins en quantité suffisante. Donc on se procure le minerai dans des pays comme le Niger (présence militaire pour assurer la sécurité des approvisionnements). Mais comme ce n'est pas suffisant, on achète à la Russie (et oui!) de grandes quantités de combustible tout prêt. Je ne pense pas avoir entendu parler (sauf dans le dernier bulletin de Sortir du Nucléaire) de la sujétion que cela représentait. <br /> <br /> ÉCONOMIE On voit par les exemples étrangers qu'il est évident que les coûts des ENR sont de plus en plus compétitifs par rapport à ceux de l'énergie nucléaire. D'ailleurs, il faut noter que le bas coût de l'électricité en France est due à l'injection continue de subventions et d'aides très importantes dans la filière nucléaire. Et dans le bilan de ces coûts, EDF a toujours sous estimé le poste démantèlement. BRENNILIS - petite centrale expérimentale - a été arrêtée en 1985 et son démantèlement estimé à l'époque à 70 M€ en est aujourd'hui à près de 900 M€. Et ce n'est pas fini. Qu'en sera-t-il pour les grosses centrales 20 fois plus importantes ?<br /> <br /> CO2 C'est vrai qu'en fonctionnement, une centrale produit assez peu de CO2. Mais c'est oublier toute la chaîne de production qui, depuis les mines, en passant par la transformation du minerai jusqu'à la construction avec ses quantités énormes de béton, produit du CO2 tout au long de la chaîne. Et c'est sans oublier le démantèlement qui n'est pris en compte. Je ne comprends pas comment on peut nous présenter comme étant la seule solution pour réduire nos émissions carbonées la construction 6 nouveaux EPR, rien que ça ! Autrement dit, on va produire du CO2 en grande quantité pendant les 15 à 20 ans de la construction des centrales (en étant optimiste) pour espérer un gain pour la planète vers 2045. On sera tous cramés d'ici là !<br /> <br /> Autrement, pour présenter les choses globalement sous l'angle BÉNÉFICE / RISQUE, comme on fait en médecine, on constate que le bilan est largement négatif. Nos dirigeants (politiques et économiques) font prendre à nos civilisations des risques insensés pour un bénéfice illusoire.<br /> <br /> Cela dit, porte-toi bien et reste au frais.<br /> <br /> Jean-Christophe
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P
Bonjour Jean-Christophe, 100% d'accord avec les précisions apportées !
N
Bonjour Pierre,<br /> Juste deux remarques spontanées:<br /> D'une part cette " pandémie" était en toc, certains dont je fais partie le savent depuis plus de deux ans, mais ça se saura très bientôt. Les gouvernants étaient obligatoirement au courant.<br /> D'autre part, le CO2 réchauffe moins l'atmosphère que la vapeur d'eau!! n'ayons crainte, avec précaution et en étant économe, après filtration, le charbon fera l'affaire, et le pétrole sans plus de problème que ça!<br /> Vous connaissez j'espère l'historique du GIEC, qui nous mène à la baguette depuis Tatcher et Reagan qui l'ont inventé!<br /> Je me permets de vous donner cet article<br /> https://lesakerfrancophone.fr/le-culte-apocalyptique-du-rechauffement-climatique<br /> <br /> Aussi, le nucléaire est-il à bannir le plus vite possible; renouvelables et économie feront la différence!!<br /> Merci, pour ce blog que je lis toujours avec intérêt<br /> Dominique
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P
Bonjour Dominique, une pandémie en toc, peut-être. Une pandémie dont on a gonflé l'importance certainement. Une pandémie qui faisait bien peu de morts par rapport à d'autres fléaux. Je pense en particulier à la pandémie de cancer dont on peine à trouver les derniers chiffres qui datent d'il y a 4 ans : 157 400 morts en 2018 pour la France alors qu'on a eu les chiffres en direct des "morts du covid" chaque jour pendant un an... Une mise en scène mortifère qui a semé la peur dans les esprits et créé la terreur. <br /> Sinon, concernant l'article sur le réchauffement climatique, l'auteur dénonce des croyances mais il ne démontre rien et affirme ses propres croyances au lieu d'argumenter scientifiquement les idées qu'il combat. Selon lui, on n'aurait des données que sur les derniers 50 ans pour parler du climat passé. Il ignore superbement les données fiables des mesures de CO2 piégé dans la glace polaire depuis des millénaires. N'étant pas climatologue, pour l'instant j'ai tendance à croire ce que des milliers de scientifiques de tous les pays constatent et ce que je constate aussi autour de moi : il fait de plus en plus chaud, les arbres sont en train de sécher par milliers, les vaches mangent du foin dès le mois de juillet faute d'herbe verte, les nappes phréatiques ne se rechargent plus assez, etc. Il n'y a pas besoin d'y croire, je le constate. L'été 1976 qui était exceptionnellement chaud à l'époque est devenu la norme aujourd'hui. L'auteur dit aussi que nous allons profiter de la hausse des température. Oui peut-être certaines populations riches qui ont les moyens de la transition, mais parlez-en au gens qui habitent au Bangladesh ou à ceux des îles Maldives...
X
Merci pour cet article. <br /> Je valide pleinement tout son contenu. Libéral (libertarien) et partisan du non interventionnisme étatique, je suis pourtant contre le nucléaire qui dépasse la capacité de raison de l'humain. Car l'humain se doit de rester humble et d'anticiper le fait qu'il puisse faire erreur. Et comme sur le plan monétaire avec l'inflation du bilan des banques centrales (depuis la déconnection d'avec l'or en 1971 avec l'abandon du système de convertibilité-or), l'humain n'est - je le déplore - pas capable de raison, pas capable de ne pas inflater la monnaie, pas capable de rester raisonnable sur le plan de la production énergétique. Un catastrophe arrivera, la question est quand et où.
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P
Bonjour Xavier, oui je suis d'accord avec vous, il est très probable qu'un accident nucléaire survienne, surtout avec des centrales vieillissantes qu'on rafistole, la perte des savoirs des générations qui les ont construites, les défauts des matériaux en série et l'utilisation croissante de la sous-traitance. J'espère que cet accident ne sera pas majeur et qu'il fera prendre conscience une bonne fois pour toute que cette industrie doit être abandonnée au plus tôt.

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