Beaucoup de médias ont développé cette info de nouvelle fuite, tant mieux. Au moins 120 tonnes d’eau radioactive auraient fui dans la nuit de vendredi à samedi et un autre réservoir
aurait également des problèmes. SelonTepco, ce n’est pas grave car cette eau ne rejoindrait jamais la mer… En France, ce serait un scandale, au Japon, ce
n’est pas grave. De l’eau hautement radioactive dans le sol, après une catastrophe nucléaire, ce serait acceptable. Le
Monde parle d’un « incident ». En fait, c’est une contamination éternelle pour ce sol, mais à force d’entendre des choses horribles, se
pourrait-il que l’on s’y habitue et que l’impensable devienne tolérable ?
Le site de Fukushima Daiichi apparaît aujourd’hui sous son véritable jour : c’est un énorme chantier, d’une très grande complexité, qui se bat en permanence
contre l’impossible : l’eau souterraine arrive en continu par centaines de tonnes dans les sous-sols, elle se contamine au contact descoriums, elle est pompée et stockée en surface. Une partie est réutilisée pour le
refroidissement des 3 ex-réacteurs. Le reste, on ne sait plus quoi en faire. Tepco est en train de construire une usine de traitement de cette eau radioactive, dans le but de pouvoir la relâcher
en mer. Pourtant, seulement environ60% des
radionucléidesseront filtrés. Impossible par exemple de filtrer letritiumqui ressemble à s’y méprendre à de l’eau !
3000 personnes combattent quotidiennement, en risquant leur vie, le monstre radioactif que l’homme a créé. Y aura-t-il encore des volontaires dans 40
ans ?
Pièce collée au niveau du trou de détection de fuites (Tepco)
Vue aérienne des réservoirs souterrains (source REUTERS/KYODO)
L’avis de Yastel Yamada, ancien ingénieur nucléaire, créateur du Skilled Veterans Corps for Fukushima (SVCF), fondé quelques semaines après la catastrophe :
dès l’installation de ce réservoir souterrain à l’automne 2012, cet ancien ingénieur avait prévenu des risques de fuite (à écouter ci-dessous en anglais).
On m'empêche de télécharger ou repost ces pages on est en droit de s'interroger sur la légitimité de censurer le devoir d'information sur un sujet concernant la santé de l'humanité,alors que notre Sénat accorde le DROIT aux lanceurs d'Alertes de faire leurs devoir concernant la Santé et l'environnement.C'est proprement innacceptable et intolérable cette restriction...La C.N.I.L.L va être content que l'on bafoue ainsi la liberté de l'information en vertu de l'Article 8 de la Convention de l'U.E. sur les Libertés fondamentales...
Bonjour Douville,<br />
Je repose la même question que Babelouest : qui empêche ? Ce n'est pas moi en tout cas.<br />
Problème technique ?
B
babelouest
12/07/2013 09:46
Qui empêche ? Il m'est arrivé de reprendre des articles d'ici sur mon blog sans difficulté particulière, même si parfois la mise en page s'en ressent un peu.
B
babelouest
08/04/2013 18:24
Dans cent ans, probablement en serons-nous à peu près au même point....<br />
<br />
... si entre-temps une autre secousse sismique importante n'a pas bouleversé la donne, et augmenté la catastrophe au rang de phénomène mondial et désormais inéluctable.
Cette Fuite me fait un peu beaucoup penser à ce qui se passe Toute l'année à La Hague (en France )<br />
"Légalement" et avec la Bénédiction de l'ASN<br />
<br />
++ Bien Amicalement ++
Quelle semaine pour un cœur fatigué : arrêt du refroidissement, fuites d'eau radioactive...Toujours les mêmes carences, la même démarche lénifiante et indigne de l'exploitant, qui aurait attendu 48<br />
heures pour prévenir le gouvernement. Dans l'immédiat, la conduite du suivi de la catastrophe doit être retirée à l'exploitant, confiée à l'autorité de sûreté travaillant en étroite collaboration<br />
avec le bureau local de l'AIEA. Ce relais permettra de préparer le transfert de la maîtrise des suites de la catastrophe au secrétaire général de l'ONU, assisté d'une cellule technique.<br />
Le gouvernement Abe doit tirer les leçons des semaines écoulées, rappeler que la situation es incontrôlée et incontrôlable. La "stabilisation" affichée n'est qu'un leurre, qui ne trompe personne.<br />
L'urgence reste, à côté de la lutte à poursuivre pour limiter la pollution des milieux océaniques, l'exfiltration de la jeune génération, qui est sacrifiée ; le suivi sanitaire des habitants ; la<br />
formation des "liquidateurs".
Une sinistre leçon pour les petits futés technophiles qui s'en donnaient à cœur joie des " Ils n'ont qu'à...! " par exemple beaucoup entendu ces derniers mois : " ils n'ont qu'à faire des<br />
réservoirs à l'air libre dans les zones contaminées ! "<br />
Ben oui les gars ( y'a pas de femme dans le coup... ) merci des suggestions, on voit ce que ça peut donner à petite échelle, c'est bon, test convainquant !
L'eau radioactive fuie vers la mer, et une partie est même rejeté en toute connaissance de cause . http://sierraecho79.skyrock.com/3024025388-SUIVEZ-LE-TUYAU.html<br />
Les fuites par les sous sol sont incontrôlables ils envisagent de battre des palplanches en barrage jusqu'au niveau d'une hypothétique couche imperméable (a faible profondeur) qui n'apparait que<br />
chez TEPCO et sur tes coupes ellz est à - 150 m !!
Dossier sur le rejet des eaux contaminées dans le Pacifique
« Fukushima - Rejets dans le Pacifique : clarification et mise en perspective »
Une analyse critique des données concernant les rejets des eaux radioactives de la centrale de Fukushima Daiichi initiés en août 2023, dossier réalisé par la CRIIRAD qui tente de répondre à ces questions : Quels sont les principaux défis auquel est confronté l’exploitant de la centrale ? Quels sont les éléments radioactifs rejetés dans le Pacifique ? Les produits issus de la pêche sont-ils contaminés ? Est-il légitime de banaliser le rejet d’éléments radioactifs, notamment du tritium, dans le milieu aquatique ? Qu’en est-t-il en France ?
« Sans le web, mémoire vive de notre monde, sans ces citoyens qui n’attendent pas des anniversaires, de tristes anniversaires, pour se préoccuper du sort des réfugiés de Fukushima, eh bien le message poignant de Monsieur Idogawa (maire de Futuba) n’aurait strictement aucun écho. » (Guy Birenbaum, Europe 1, 1er mars 2013)