Un incroyable reportage du journaliste Tetsuo Jimbo dans la zone évacuée.
Aucun problème pour entrer dans la zone interdite.
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=yp9iJ3pPuL8
Un incroyable reportage du journaliste Tetsuo Jimbo dans la zone évacuée.
Aucun problème pour entrer dans la zone interdite.
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=yp9iJ3pPuL8
Suite à cette question posée dans ce blog il y a 3 jours, mais restée sans réponse, une vidéo vient d'apparaître sur youtube montrant la vague arrivant sur la centrale de Fukushima.
On peut la voir là :
http://www.youtube.com/watch?v=xwFrah3o4Cs
Pour autant, cette vidéo amateur ne donne pas vraiment de précision sur la hauteur de la vague car la vision n'est pas directe. Il semble que celle-ci butte contre la levée anti-tsunami (qui a une hauteur de 5,70 m) et que cela produise un effet de vague brisée avec l'eau projetée en hauteur, on n'en voit pas plus.
Dans les photos fournies par Cryptome le 9 avril
http://fukushima.over-blog.fr/ext/http://cryptome.org/eyeball/daiichi-npp5/daiichi-photos5.htm
on voit des dégats dans la centrale de Fukushima Dai-ichi, mais ce sont des dégats essentiellement dus au tremblement de terre dans les bureaux : fenêtres cassées, plafonds effondrés, etc., mais papier sec et propre.
Une seule image nous montre des débris apportés par le tsunami, celle prise près de l'entrée du bâtiment de traitement des déchets. D'après le plan de la centrale - qu'on peut voir là :
http://www.davidmanise.com/forum/ind...topicseen.html
- ce bâtiment est le plus au sud du site, en contrebas du réacteur n°4, au niveau de la mer.
Une vidéo montre également quelques dégats sur les quais de la centrale de Fukushima Dai-ichi, mais seulement au niveau de la mer :
http://www.youtube.com/watch?v=uAVKoCmBaPw
On distingue entre autres des bâtiments effondrés et un réservoir qui a comme implosé à sa base. Et au dessus du glacis, des arbres intacts.
Si l'on se réfère à la documentation sur les tsunamis, on releve qu'une vague a des noeuds et des ventres : "Selon l'angle d'attaque du tsunami sur la côte et la géométrie de celle-ci, le
tsunami peut interférer avec sa propre réflexion et provoquer une série de vagues stationnaires avec des zones côtières non inondées (« nœuds ») et des zones avoisinantes particulièrement
touchées (« ventres »)."
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tsunami
Donc il semblerait qu'une vague de 4 m à un endroit ne soit pas incompatible avec une vague de 14 m à un autre endroit.
Un élément de réponse dans un rapport du METI (Ministry of Economy, Trade and Industry) qui est le ministère de l’économie, du commerce extérieur et de l’industrie du Japon.
Document METI :
http://www.meti.go.jp/press/2011/04/20110409007/20110409007-3.pdf
Ce document de deux pages présente les coupes des centrales nucléaires de Fukushima 1 et 2 et des photos. Si l'on voit très bien la trace du niveau de l'eau à 7 m sur les bâtiments de Fukushima 2 (Daini), on ne voit rien du tout pour le niveau indiqué à 14 m sur les bâtiments de Fukushima 1 (Dai-ichi).
La question de la hauteur de la vague qui a frappé la centrale de Fukushima Dai-ichi le 11 mars 2011 reste donc ouverte et tous les commentaires qui pourraient apporter des précisions seront les bienvenus.
Suite et fin de l'article :
Depuis le 7 avril, date du dernier tremblement de terre au Japon, un pic de radioactivité a été enregistré pour le réacteur n°1
D'après le blog d'Alexander Higgings, on y aurait mesuré 100 S/h, ce qui représente une dose mortelle immédiate.
Source :
Les causes de la catastrophe : un accident évitable, dû à une absence
totale de réaction et à des procédures inadaptées
Bravo à positron pour cette synthèse remarquable de clarté !
Excellente cette compilation d'articles réalisée par fukushimleak !
Cet accident majeur que nous connaissons aujourd'hui n'est absolument pas un hasard, c'est juste le résultat de la recherche du profit au détriment de la sécurité.
http://fukushimaleaks.wordpress.com/author/fukushimleaks/
5 novembre 1979 : le réacteur n°2 arrêté en raison d’une panne sur une pompe
17 septembre 1980 : les centrales japonaises emploient des travailleurs sans véritable formation
3 octobre 1985 : incendie sur le réacteur 1
27 août 1986 : arrêt du réacteur n°5 pour une panne de l’alimentation en eau
4 décembre 1986 : arrêt du réacteur 1 en raison d’une panne de l’air conditionné
23 avril 1987 : un tremblement de terre cause l’arrêt de trois réacteurs
22 juin 1987 : l’IAEA alerte sur les risques d’incendie
21 janvier 1988 : incendie dans le circuit d’air conditionné du réacteur 1
12 décembre 1988 : arrêt du réacteur 2 pour une panne d’une soupape de vapeur
30 janvier 1989 : certains employés de la centrale présentent des troubles chromosomiques
3 février 1989 : une panne sur un joint aurait pu entraîner une fusion du coeur sur le réacteur n°2
9 février 1989 : des recherches pour comprendre les accidents sur les joints des pompes
28 février 1989 : des débris de métal trouvés dans les réacteurs
20 avril 1989 : TEPCO présente des excuses publiques pour la panne d’une pompe
3 juin 1989 : arrêt d’un réacteur à la suite d’une fuite d’eau
19 juin 1989 : une succession d’accidents dans les centrales japonaises
26 octobre 1989 : alerte sur le vieillissement des centrales japonaises
8 janvier 1990 : une accumulation d’accidents en 1989
23 février 1990 : arrêt du réacteur 2 en raison d’une panne sur une pompe
20 mars 1990 : la Haute-Cour de Sendai repousse une demande d’arrêt de la centrale de Fukushima
14 avril 1990 : les accidents nucléaires font douter les Japonais
28 juin 1990 : manifestation anti-nucléaire lors de l’assemblée annuelle des actionnaires de TEPCO
12 juillet 1990 : le ministère japonais déclare que le réacteur 3 est en état de marche
6 septembre 1990 : report du redémarrage du réacteur 3
11 octobre 1990 : la NSC approuve le redémarrage du réacteur 3
25 octobre 1990 : inquiétudes dans le voisinage pour le rédémarrage du réacteur 3
1 novembre 1990 : l’AEC plaide pour un développement du nucléaire
4 avril 1991 : poursuite judiciaire poru demander l’arrêt du réacteur n°3
23 mai 1991 : 23 accidents déclarés dans les centrales japonaises en 1990
29 octobre 1991 : des blocs de construction française pour la digue de Fukushima
8 juillet 1992 : arrêt du réacteur 1 à la suite d’une hausse de pression
29 septembre 1992 : arrêt d’un réacteur à la suite d’une panne sur une pompe
30 septembre 1992 : arrêt du réacteur 2 à la suite d’une erreur humaine
30 septembre 1992 : plaintes contre TEPCO en raison de mauvaises informations sur les accidents
1 octobre 1992 : le Japon s’interroge sur la sécurité de ses centrales nucléaires
29 octobre 1992 : deux groupes d’anti-nucléaires déboutés de leurs poursuites judiciaires
31 octobre 1992 : un réacteur arrêté en raison d’une panne sur une pompe
10 novembre 1992 : arrêt du réacteur 1à la suite d’une panne sur le moteur d’une valve
7 avril 1993 : TEPCO projette de construire deux nouveaux réacteurs
10 mai 1993 : poursuites judiciaires après la mort d’un travailleur de la centrale
20 juin 1994 : l’ANRE demande une enquête sur l’accident de mai
1 août 1994 : reconnaissance d’irradiation pour deux travailleurs de la centrale
22 août 1994 : TEPCO espère pouvoir construire deux nouveaux réacteurs
14 septembre 1995 : un tremblement de terre accélère la réaction nucléaire sur trois réacteurs
27 novembre 1995 : arrêt du réacteur 6 en raison de pressions anormales
1 mai 1996 : une « pléthore d’accidents » à Fukushima
30 septembre 1996 : construction du réacteur n°8
24 octobre 1996 : TEPCO achète des machines anglaises pour réparer ses enceintes de confinement
27 novembre 1996 : retard dans le redémarrage de réacteurs à la suite de la découverte de fissures
12 décembre 1996 TEPCO demande l’autorisation de construire deux nouveaux réacteurs
20 décembre 1996 : des actionnaires de TEPCO déboutés d’une demande d’arrêt de la centrale
17 janvier 1997 : petit incendie au réacteur n°2
21 janvier 1997 : délai dans le redémarrage d’un réacteur après la découverte de fuites
29 avril 1997 : arrêt du réacteur n°2 à la suite d’une fuite de gaz radioactif
30 avril 1997 : le réacteur n°2 restera arrêté jusqu’à une date non précisée
7 mai 1997 : arrêt du réacteur n°1 en raison d’une baisse du liquide réfrigérant
20 mai 1997 : redémarrage envisagé du réacteur n°2
9 juin 1997 : fuite radioactive sur le réacteur n°1
12 juin 1997 : forte augmentation des accidents dans les centrales japonaises
14 octobre 1997 : fissure découverte sur une canalisation
5 décembre 1997 : arrêt d’un réacteur à la suite d’une panne
20 janvier 1998 : TEPCO envisage de remplacer 144 barres de contrôle en raison de malfaçons
30 juillet 1998 : arrêt du réacteur n°6 à la suite d’une fuite de vapeur
18 août 1998 : TEPCO demande aux autorités locales l’autorisation d’utiliser du plutonium (MOX)
26 août 1998 : arrêt du réacteur n°1 à la suite d’une panne
2 novembre 1998 : la préfecture de Fukushima accepte l’usage du MOX
25 janvier 1999 : incendie sur le réacteur n°1
8 février 1999 : TEPCO déclare que son plus vieux réacteur (28 ans) peut encore fonctionner 32 ans
27 avril 1999 : le Japon envisage de développer son nucléaire civil
28 juin 1999 : des groupes anti-nucléaires demandent au Japon de renoncer au traitement du plutonium
30 juin 1999 : La France va envoyer du MOX au Japon
16 juillet 1999 : deuxième chargement de MOX français pour le Japon
10 septembre 1999 : arrivée attendue du MOX français à Fukushima
28 septembre 1999 : manifestations au Japon contre l’arrivée du MOX français
8 octobre 1999 : fuites radioactives dans un dépôt de déchets de la centrale de Fukushima
1 janvier 2000 : le « bug de l’an 2000 » frappe quelques équipements dans les centrales japonaises
10 janvier 2000 : TEPCO repousse ses projets d’utilisation du MOX dans le réacteur n°3
21 juillet 2000 : arrêt d’un réacteur après une fuite consécutive à un tremblement de terre
24 juillet 2000 : fermeture du réacteur n°2 en raison d’une fuite de pétrole dans une turbine
25 juillet 2000 : un troisième réacteur fermé en raison d’une augmentation anormale de l’iode
30 septembre 2000 : chronologie des principaux accidents nucléaires au Japon
31 octobre 2000 : Fukushima devrait être la première centrale à utiliser du MOX
9 février 2001 : TEPCO persiste à vouloir construire de nouveaux réacteurs
26 février 2001 : le gouverneur de Fukushima refuse d’autoriser l’utilisation de MOX
2 avril 2001 TEPCO reporte l’utilisation du MOX dans ses centrales
3 avril 2001 : un maire demande des comptes au gouverneur de Fukushima qui a interdit l’usage du MOX
15 mai 2001 : arrêt planifié du réacteur n°6 après la découverte de fuites radioactives
24 août 2001 : le METI ordonne la vérification de 28 réacteurs
30 août 2001 : installation de quatre barres de liaisons pour réparer une fissure sur le réacteur 3
1 novembre 2001 : arrêt automatique du réacteur n°2 pour des raisons inconnues
17 juin 2002 : la préfecture de Fukishima envisage d’augmenter la taxe nucléaire à 13,5%
21 juin 2002 : le ministre de l’Economie est opposé à l’augmentation de la taxe nucléaire
4 juillet 2002 : accord de l’assemblée préfectorale pour la hausse de la taxe nucléaire
10 août 2002 : inquiétudes sur la résistance des centrales en cas de tremblement de terre
22 août 2002 : fissures découvertes dans certaines canalisations
29 août 2002 : TEPCO a dissimulé plusieurs accidents nucléaires depuis les années 80
30 août 2002 : les falsifications de TEPCO remettent en question la sécurité nucléaire
31 août 2002 : certaines fuites ont été négligées par des employés de TEPCO
2 septembre 2002 : nouvelles révélations sur les falsifications de TEPCO
2 septembre 2002 : arrêt prévu de quatre réacteurs utilisant des pièces endommagées
2 septembre 2002 : les réacteurs suspects continueront à fonctionner
3 septembre 2002 : arrêt du réacteur n°2 en raison d’une fuite radioactive.
4 septembre 2002 : fuite de gaz radioactif : cent fois la dose normale
4 septembre 2002 : TEPCO gèle la construction de quatre nouveaux réacteurs
6 septembre 2002 : TEPCO a camouflé des fissures importantes pendant quatre ans
13 septembre 2002 : TEPCO a falsifié des enregistrements vidéo
16 septembre 2002 : TEPCO a utilisé des pièces non autorisées dans un réacteur
26 septembre 2002 : nombreuses fissures découvertes sur le réacteur n°3
30 septembre 2002 : le gouverneur de Fukushima retire son accord pour l’utilisation de plutonium
4 octobre 2002 : de nouvelles fissures découvertes sur le réacteur n°2
11 octobre 2002 : un cinquième réacteur va être arrêté pour rechercher d’éventuelles fissures
14 octobre 2002 : découverte de nouvelles fuites sur le réacteur n°4
25 octobre 2002 : arrêt d’un réacteur sur ordre des autorités
25 octobre 2002 : de nouvelles falsifications découvertes à Fukushima
1 novembre 2002 : TEPCO retarde la construction de nouveaux réacteurs
19 novembre 2002 : les Japonais doutent de leur industrie nucléaire
11 décembre 2002 : publication du rapport sur les falsifications de TEPCO
15 janvier 2003 : la préfecture de Fukushima ne sait pas si TEPCO va relancer ses réacteurs
16 janvier 2003 : de nouvelles fissures découvertes sur deux réacteurs
10 février 2003 : TEPCO envisage de redémarrer trois réacteurs fin mars
18 février 2003 : TEPCO est incapable de préciser la date de redémarrage de ses réacteurs
24 février 2003 : le gouvernement impose à TEPCO d’améliorer ses procédures de sécurité
6 mars 2003 : craintes de pénurie d’électricité en raison de la fermeture de 17 réacteurs
11 mars 2003 : le gouvernement autorise, sous conditions, le rédémarrage des réacteurs
12 mars 2003 : TEPCO publie son plan de remise en état de ses réacteurs
14 avril 2003 : l’arrêt de tous les réacteurs de TEPCO fait craindre des coupures d’électricité
29 mai 2003 : TEPCO attend l’autorisation de redémarrer son réacteur n°6
16 juin 2003 : découverte d’une pièce manquante sur le réacteur n°3
10 juillet 2003 : le gouverneur de Fukushima autorise le redémarrage du réacteur n°6
18 août 2003 : redémarrage du réacteur n°3
25 septembre 2003 : un travailleur de la centrale exposé à des radiations
27 janvier 2004 : fuite d’eau sur le réacteur n°6
4 mars 2004 : la méfiance du public retarde le redémarrage des centrales nucléaires
17 mars 2004 : redémarrage du réacteur n°4
3 juin 2004 : le centre de stockage de déchets radioactifs reprend ses activités
29 juin 2004 : TEPCO va redémarrer trois de ses réacteurs et souhaite y utiliser du plutonium
5 août 2004 : arrêt du réacteur n°3 en raison de « problèmes techniques »
6 août 2004 : redémarrage du réacteur n°2
9 août 2004 : arrêt du réacteur n°2 à la suite d’une fuite d’eau
17 août 2004 : explosion sur une conduite de vapeur
26 août 2004 : redémarrage du réacteur n°2
29 septembre 2004 : arrêt du réacteur n°2 pour « problèmes techniques »
6 octobre 2004 : érosion anormale des conduites d’eau sur le réacteur n°1
7 octobre 2004 : le gouvernement assure que l’érosion des conduites d’eau ne pose pas de problèmes
14 octobre 2004 : arrêt du réacteur n°2 à la suite d’une panne sur une pompe
20 octobre 2004 : redémarrage du réacteur n°5
20 octobre 2004 : redémarrage du réacteur n°4 après réparations
28 octobre 2004 : arrêt du réacteur n°4 en raison de la panne d’une valve
29 octobre 2004 : redémarrage du réacteur n°2
2 novembre 2004 : redémarrage du réacteur n°4
4 novembre 2004 : redémarrage du réacteur n°6
30 novembre 2004 : enquête du gouvernement de Fukushima sur le réacteur n°1
8 décembre 2004 : arrêt du réacteur n°2 en raison d’une fuite d’eau radioactive
17 décembre 2004 : arrêt du réacteur n°6 en raison d’une fuite d’eau
7 janvier 2005 : arrêt de tous les réacteurs en raison d’une fuite d’eau radioactive
9 février 2005 : redémarrage des six réacteurs
14 février 2005 : le réacteur n°3 ne redémarrera qu’en mars
22 février 2005 : redémarrage du réacteur n°2
17 mars 2005 : le réacteur n°3 ne peut être redémarré en raison d’une panne sur une pompe
18 mars 2005 : arrêt du réacteur N°3 en raison d’une panne sur une pompe à eau
26 mai 2005 : arrêt du réacteur n°1 en raison d’un « problème technique »
3 juin 2005 : redémarrage du réacteur n°1
11 août 2005 : arrêt du réacteur n°1 à la suite d’une fuite radioactive
17 août 2005 : un tremblement de terre occasionne une fuite d’eau radioactive
22 août 2005 : arrêt du réacteur n°5 à la suite d’un problème sur le circuit de refroidissement
16 septembre 2005 : arrêt du réacteur n°1 pour réparer une pompe
10 octobre 2005 : arrêt du réacteur n°2 en raison d’une panne sur une pompe
12 décembre 2005 : arrêt du réacteur n°4 en raison d’une fuite d’eau
21 décembre 2005 : réduction de l’activité du réacteur n°2 à la suite de « problèmes techniques »
19 janvier 2006 : découverte de fissures sur les barres de contrôle du réacteur n°6
6 février 2006 : Toshiba a falsifié les données d’un compteur du réacteur n°6
20 février 2006 : arrêt du réacteur n°3 en raison d’une fuite sur une pompe
17 mars 2006 : arrêt du réacteur n°4 en raison d’une panne sur une pompe
28 avril 2006 : les procédures de sécurité en cas de tremblement de terre doivent être améliorées
15 mai 2006 : arrêt du réacteur n°4 en raison d’une fuite d’huile
22 mai 2006 : fuite radioactive sur le réacteur n°4
23 mai 2006 : arrêt d’un réacteur à la suite d’une fuite de vapeur radioactive
30 mai 2006 : arrêt du réacteur n°6 en raison d’une fuite de vapeur radioactive
12 juin 2006 : arrêt du réacteur n°3 pour réparation
22 juin 2006 : arrêt du réacteur n°1 en raison d’une fuite de vapeur radioactive
24 juillet 2006 : fuite d’eau radioactive sur le réacteur n°1
1 août 2006 : l’entreprise qui a construit la centrale n°2 poursuivie pour corruption
11 août 2006 : fuite de vapeur radioactive
29 septembre 2006 : arrêt du réacteur n°4 pour réparations
6 novembre 2006 : arrêt du réacteur n°5 à la suite d’une panne
17 janvier 2007 : arrêt du réacteur n°2 en raison de « problèmes »
1 février 2007 : nouvelles révélations sur les falsifications de données
18 février 2007 : arrêt du réacteur n°4 en raison d’une radioactivité excessive
1 mars 2007 : découverte de nouvelles falsification dans les centrales de TEPCO
12 mars 2007 : TEPCO a dissimulé un arrêt d’urgence d’un de ses réacteurs en 1998
22 mars 2007 : les compagnies qui gèrent les centrales nucléaires ne communiquent pas entre elles
22 mars 2007 : TEPCO a dissimulé des accidents critiques en 1978 et 1999
20 avril 2007 : le gouvernement demande des vérifications plus strictes
27 avril 2007 : alerte sur l’air conditionné sur les réacteurs n°2 et 4
14 juin 2007 : arrêt du réacteur n°3 en raison d’une fuite d’eau
16 juillet 2007 : » Les centrales nucléaires japonaises conçues pour résister aux pires séismes »
19 août 2007 : craintes sur la résistance des centrales japonaises en cas de tremblement de terre
20 septembre 2007 : fuites radioactives à la suite d’un tremblement de terre de magnitude 6.8
4 octobre 2007 : TEPCO améliore sa communication à la suite du tremblement de terre
12 octobre 2007 : arrêt du réacteur n°2 en raison d’une panne sur l’échangeur
4 juin 2008 : des mineurs employés pour effectuer des inspections de centrales nucléaires
4 juin 2008 : redémarrage du réacteur n°5, arrêté à la suite de « problèmes techniques »
10 juin 2008 : arrêt du réacteur n°5 en raison d’une panne de turbine
14 juin 2008 : fuite radioactive à la suite d’un tremblement de terre
11 juillet 2008 : ralentissement du réacteur n°5 pour réparation
20 juillet 2008 : une longue liste de procès contre les centrales nucléaires au Japon
6 août 2008 : arrêt du réacteur n°3 pour « réparations »
21 octobre 2008 : des officiels français participent à un exercice d’alerte sur le réacteur n°3
17 février 2009 : création de 7 centres de crise à proximité des centrales nucléaires
24 février 2009 : arrêt du réacteur n°1 à la suite d’un « problème technique »
10 mars 2009 : l’utilisation de plutonium pourrait enfin être d’actualité
6 août 2009 : arrêt du réacteur n°3 à la suite de la découverte d’une « anomalie »
23 novembre 2009 : quel avenir pour le nucléaire au Japon ?
16 février 2010 : la préfecture de Fukushima est disposée à accepter l’utilisation du plutonium
28 février 2010 : les centrales japonaises n’ont pas souffert du tsunami
3 mars 2010 : arrêt du réacteur n°6 en raison d’une canalisation défectueuse
2 juin 2010 : arrêt du réacteur n°1 à la suite d’une panne du circuit de refroidissement
13 juin 2010 : le tremblement de terre n’a pas affecté la centrale
17 juin 2010 : arrêt du réacteur n°2 à la suite d’une « anomalie »
9 août 2010 : introduction d’un recours judiciaire pour interdire l’usage du plutonium
18 août 2010 : le réacteur n°1 doit être arrêté à la suite de la découverte d’une fuite radioactive
23 août 2010 : l’énergie nucléaire est une opportunité pour le Japon
14 septembre 2010 : le réacteur n°3 va être redémarré et utilisera du MOX pour le première fois
16 septembre 2010 : TEPCO souhaite augmenter la part du nucléaire et des énergies renouvelables
18 septembre 2010 : démarrage de l’exploitation du MOX
5 novembre 2010 : arrêt d’urgence du réacteur n°5 en raison de « problèmes »
13 décembre 2010 : projets et difficultés de TEPCO
24 décembre 2010 : redémarrage du réacteur n°5, arrêté à la suite d’une panne sur une pompe
7 février 2011 : la NISA autorise TEPCO à utiliser le réacteur n°1 (40 ans) pendant 10 ans de plus
7 mars 2011 : les projets de TEPCO pour augmenter la production nucléaire
11 mars 2011 : une « anomalie » signalée sur les réacteurs 1 et 2
Le point sur la situation a été fait dernièrement par Denis Delbecq sur son site "Effets de terre",
et on peut le compléter pour la journée du 8 avril avec la revue de presse du blog de Paul Keim
• Le navire Tepco a retrouvé son capitaine. Porté pâle depuis le 13 mars dernier, le PDG du groupe a repris ses activités. Officiellement, il a été victime de surmenage.
• La grosse fissure constatée il y a plusieurs jours dans un puisard lié au réacteur 2, qui libérait une eau très contaminée dans l’océan Pacifique, a été colmatée mercredi, avec un cocktail incluant du silicagel. Un signe qui ne trompe pas: le niveau de l’eau dans les sous-sols du réacteur 2 a recommencé à grimper.
• 6000 tonnes d’eau peu radioactive ont d’ores et déjà été volontairement rejetées à la mer, un peu plus de 4000 vont suivre. Les liquidateurs vident un réservoir, ou sera ensuite entreposée l’eau hautement contaminée qui se trouve dans les sous-sols de trois réacteurs, avant qu’elle soit transférée sur une citerne en mer. Pour donner un élément de comparaison, le site d’information Ashai rappelait hier que 10 litres d’eau du sous-sol du réacteur 2 pèsent autant de radioactivité que 10 000 tonnes de l’eau en cours de rejet. Ça nous fait environ 17 milliards de becquerels par litre de soupe qui stagne au fond du bâtiment du réacteur 2.
• La radioactivité semble avoir touché le milieu aquatique. Une coopérative de Kita-Ibaraki a conduit une pêche expérimentale à 70 km de la centrale. Cinq poissons affichaient 4080 becquerels par kilo pour l’iode, et 447 Bq/kg pour le césium 137 (la norme pour la consommation est de 500 Bq/kg au Japon pour le césium). Ailleurs, du poisson a été flashé à 527 Bq/kg de césium. Aucune pêche commerciale n’est conduite sur les côtes proche de la centrale, en raison de l’évacuation et de la destruction des flottes par le tsunami. Aujourd’hui (7 avril), le gouvernement japonais a décidé de fixer une limite sanitaire sur l’activité de l’iode radioactif dans la chair de poisson à 2000 Bq/kg. Il n’en existait pas jusqu’à ce jour.
• L’organisation mondiale de la santé a commis un gros impair. Pendant deux jours (23 au 25 mars), le site de l’OMS affirmait que des produits alimentaires de la préfecture de Nagano dépassaient les normes sanitaires, provoquant un embargo temporaire dans certains pays.
• L’injection d’azote a commencé dans l’enceinte de confinement du réacteur numéro 1. Ce gaz inerte est destiné à chasser les autres gaz qu’elle pourrait contenir, et en particulier de l’oxygène, susceptible d’exploser en présence d’hydrogène provenant de la cuve du réacteur. L’opération d’injection doit durer six jours. Elle pourrait ensuite être conduite sur les réacteurs 2 et 3.
• Interrogé par Kyodo, un employé de Tepco a refusé d’indiquer la dose de contamination qu’il a subi depuis le début de l’accident. «C’est ma vie privée», a répondu le quadragénaire, qui est resté la plupart du temps enfermé dans un bâtiment. 21 personnes ont reçu une dose supérieure à 100 mSv sur le site de la centrale. Les liquidateurs (700 personnes) recoivent désormais trois vrais repas quotidiens. Les premier jours de l’accident, ils ne disposaient que de biscuits et de riz sec.
• Les habitants évacués autour de la centrale devraient prochainement être autorisés à retourner chez eux temporairement, le temps de récupérer quelques affaires. Mais les autorités envisagent très sérieusement d’élargir le rayon d’évacuation de 20 à 30 kilomètres.
• Des tentes géantes pourront être construites dès septembre pour isoler les bâtiments de l’environnement, selon une source proche du gouvernement japonais. De gigantesque bâches, équipées de filtres pour laisser passer l’hydrogène et capter les poussières radioactives pourraient être fabriquées à partir de juin.
• L’accident devrait être classé six, sur l’échelle internationale INES, selon le directeur du Comité scientifique sur l’effet des radiations atomiques des Nations-Unies (UNSCEAR). Il fait le même raisonnement que les autorités de sûreté nucléaires françaises: l’accident est nettement plus grave que Three Mile Island (classé 5) et nettement moins que Tchernobyl (classé 7). Il ne reste donc que le 6… que Tokyo se refuse pour l’instant à évoquer. Les autorités nucléaires de l’archipel ont d’abord classé l’accident au niveau 4, avant de se raviser et de fixer le niveau 5.
• A ce rythme, il y aura bientôt une armée de gros insectes robotisés à fureter au dessus de la centrale. Trois drones hélicoptères équipés de capteurs de radiations et d’imageurs infrarouges doivent quitter Paris. Un drone (avion celui-là) américain devrait rapidement rejoindre le site pour y effectuer des relevés. Y-a-t-il un contrôleur aérien dans le personnel de Tepco?
Mais aussi, la grande info du jour est la parution d'un livre de Claude Allègre qui veut nous « Expliquer pourquoi l’électricité produite par le nucléaire est une bonne solution » :
« Faut-il avoir peur du nucléaire ? » par Claude Allègre de l’Académie des sciences, avec Dominique de Montvalon, Editions Plon, 170 p.
Pas besoin de débourser 9,90 € pour enrichir cet opportuniste, Dominique Leglu nous en dresse une synthèse intelligente et critique sur son blog :
Bizarre.
Depuis le début de la catastrophe, on nous explique et on nous rabâche que la centrale de Fukushima Dai-ichi a été endommagée par une vague de 14 mètres de hauteur.
Pourtant, d'après Bernard Allenbach, ingénieur au SERTIT, la centrale de Fukushima aurait été victime d'une vague de 3 à 4 mètres de hauteur. (La cartographie du tsunami a été effectuée par le Service régional de traitement d’image et de télédétection (SERTIT) basé à Strasbourg.)
Donc si le SERTIT dit vrai, la catastrophe nucléaire viendrait seulement du tremblement de terre qui a provoqué à la fois un défaut de refroidissement des réacteurs dû à une panne électrique et un affaiblissement des structures non prévues apparemment pour une telle secousse.
Une vidéo tournée sur un bateau accostant le quai de la centrale après le tsunami est visible ici :
http://www.youtube.com/watch?v=uAVKoCmBaPw
Beaucoup de bâtiments en bordure de mer ne semblent pas avoir souffert de la vague. Un réservoir cylindrique semble n'avoir été atteint qu'à sa base. La question reste ouverte !
Site du SERTIT :
http://sertit.u-strasbg.fr/SITE_RMS/2011/05_rms_japan_2011/05_rms_japan_2011.html
voir aussi :
Quelle était la hauteur de la vague à Fukushima Dai-ichi ? (2)
Bonne nouvelle on pourrait penser.
Mais en fait, dans le même temps, on est obligé de vider 10.000 tonnes d’eau radioactive dans l’océan pour faire de la place dans les réservoirs pour de l’eau encore plus radioactive. Où est la bonne nouvelle ? C’est comme si on réussissait à colmater la fuite d’une baignoire sans fermer le robinet. Il y a un moment ça déborde forcément.
On continue à arroser chaque jour les réacteurs pour éviter qu’ils ne s’échauffent de trop, donc l’eau est contaminée en permanence. Et ceci va durer des mois… Les Russes, les Américains viennent en aide mais les quantités sont tellement énormes qu’il faudra des semaines ou des mois avant de faire venir des bateaux-cuves, construire de nouveaux bassins de rétention, pour tout contenir. Tout cela, c’est du domaine de la serpillère pour éviter la contamination de l’océan, mais près de 4 semaines après le début de l’accident, rien n’est réglé : les réacteurs sont toujours trop chauds, et l’on risque toujours la catastrophe majeure, c'est-à-dire l’échappement massif et incontrôlable de matières hautement radioactives dans l’atmosphère. Je vais aborder ce sujet relativement tabou dans un prochain article.
Les détails sur la fuite colmatée et la situation générale :
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/04/fuite-colmat%C3%A9e-%C3%A0-fukushima.html
Si on regarde les infos vidéo, par exemple ici à Euronews, on se rend compte que l’information est indigente : pas de vidéo de la centrale, juste quelques photos, et quelques images sur un marché aux poissons…
http://fr.euronews.net/2011/04/06/fukushima-daiichi-la-fuite-colmatee/
RadioProtection Cirkus est une association de type 1901, à but non-lucratif.
Son but est de développer la Radioprotection.
Elle propose sur son site un dossier spécial Japon qui s’intéresse surtout aux dégâts sur les différentes centrales nucléaires du pays.
En voici un extrait :
Les réacteurs
Les émissions de fumées se poursuivent sur les 4 premiers réacteurs.
Tranche n°1 :
Une augmentation de la pression à l’intérieur de la cuve du réacteur est toujours observée.
Tranche n°2 :
La fuite d’eau fortement radioactive n’a toujours pas été stoppée, malgré les tentatives de colmatage avec injection de divers matériaux absorbants. Une mesure faite à proximité de la tranche 2
donne 20 000 MBq/L en Iode-131 (20 GBq/L ce qui est très élevé).
Tranches n° 3, 4, 5, 6 et piscine d’entreposage commune :
Pas d’évolution notable depuis les dernières informations.
Le site
Le 4 avril à 21h00 TEPCO a commencé à rejeter vers la mer l’eau faiblement contaminé des tranchées proches des réacteurs 5 (16 kBq/L d’I131) et 6 (20 kBq/L d’I131). Cette opération rentre dans le
cadre des 11 500 tonnes qu’il est prévu de rejeter d’ici le week-end.
Des opérations de transfert de l’eau du bâtiment d’entreposage central vers le bâtiment turbine de la tranche 4 étaient en cours depuis le 2 avril. Ces opérations ont été interrompues le 3 avril
suite au constat d’une montée du niveau de l’eau dans la galerie technique de la tranche 3.
Selon le METI et TEPCO, il y aurait au total plus de 60000t d’eau plus ou moins contaminée à retirer des différents bâtiments du site de Fukushima I. Plusieurs sites de stockage sont
envisagés:
- les réservoirs déjà présents sur le site,
- le bâtiment d’entreposage de déchets nucléaires, lui aussi sur site. Il pourrait accueillir jusqu’à 30000 tonnes d’eau mais doit d’abord subir des travaux d’étanchéité.
- la plateforme flottante provenant de Shizuoka (11 000 tonnes)
- des barges militaires américaines
Un prélèvement d’eau de mer fait samedi par TEPCO a proximité de l’écoulement d’eau radioactive du réacteur 2 présentait des niveaux en I-131 égaux à 300 MBq/L (0.3 GBq/L).
L’environnement
Des mesures réalisées sur du poisson montrent un niveau de 4 000 Bq/kg en iode-131. En l’absence de norme existante au Japon, le Ministère de la santé a fixé le seuil limite de consommation à 2
000 Bq/kg.
Une campagne de mesures radiologiques au-delà du périmètre des 30 km va être menée. 1 400 établissements (crèches, écoles, …) devraient être diagnostiqués avant la rentrée scolaire.
Pas d’évolution notable des mesures de radioactivité dans l’environnement au-delà de ces 30 kilomètres.
Source : http://www.forum-rpcirkus.com/t1653p195-les-informations
Soutien au blog de Fukushima
Chaîne vidéo du blog de Fukushima
BD : Fukushima-Chronique d'un accident sans fin (Bertrand Galic, Roger Vidal)
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Présentation de la BD par l'éditeur
Dossier documentaire 10 pages sur Fukushima (Pierre Fetet)
Dossier sur le rejet des eaux contaminées dans le Pacifique
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« Fukushima - Rejets dans le Pacifique : clarification et mise en perspective »
Une analyse critique des données concernant les rejets des eaux radioactives de la centrale de Fukushima Daiichi initiés en août 2023, dossier réalisé par la CRIIRAD qui tente de répondre à ces questions : Quels sont les principaux défis auquel est confronté l’exploitant de la centrale ? Quels sont les éléments radioactifs rejetés dans le Pacifique ? Les produits issus de la pêche sont-ils contaminés ? Est-il légitime de banaliser le rejet d’éléments radioactifs, notamment du tritium, dans le milieu aquatique ? Qu’en est-t-il en France ?
Spectacle
Le spectacle d'Audrey Vernon "Fukushima, work in progress" est disponible en ligne à cette adresse :
https://www.imagotv.fr/spectacles/fukushima_work_in_progress
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« Sans le web, mémoire vive de notre monde, sans ces citoyens qui n’attendent pas des anniversaires, de tristes anniversaires, pour se préoccuper du sort des réfugiés de Fukushima, eh bien le message poignant de Monsieur Idogawa (maire de Futuba) n’aurait strictement aucun écho. » (Guy Birenbaum, Europe 1, 1er mars 2013)
Les Éditions de Fukushima : des livres à télécharger et à diffuser librement
Le dernier livre de Jean-Marc Royer
Le dernier numéro d'Atomes crochus
Frankushima : un essai graphique sur la catastrophe de Fukushima et le risque nucléaire en France. Site dédié : frankushima.com

Un livre essentiel sur les conséquences de Tchernobyl

Télécharger la version française ici.
Un livret pour tout apprendre sur le nucléaire !