6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 00:25
DSCF3242---Copie.JPGSuite à l’article « Ecrivez une lettre à Asako House » édité le 26 décembre 2011, en l’espace de 10 jours, des centaines de promesses d’envoi de courriers ont été annoncées dans les commentaires du blog, assurant à la maison de la résistance à l’énergie nucléaire au Japon un passage du facteur au moins pendant 300 jours différents de l’année 2012.
 
C’est Atsuko Ogasawara, la fille d’Asako, qui va être comblée ! Là-bas, elle est assez isolée dans sa lutte contre la construction de la centrale, comme le montre le reportage que vous pourrez découvrir plus bas. Ces centaines de lettres vont avoir au moins deux vertus : faire passer le facteur pour empêcher la fermeture de la route menant à Asako House, et redonner du courage et de la force à Atsuko.
 
atsuko ogasawaraAtsuko a prévu large, regardez sa boîte aux lettres ! Il ne faut surtout pas la laisser vide un seul jour de l’année. Pour faciliter cette action de solidarité, Julien s’est spontanément proposé pour créer un site dédié. Celui-ci reprend l’article original pour expliquer l’action à ceux qui la découvre, et surtout il propose un calendrier perpétuel qui permet de programmer ses envois en fonction des envois des autres. Le fonctionnement en est très simple, il suffit de taper son nom et son pays dans le jour que l’on souhaite. Une fonction « avertissement » est aussi proposée (elle reste facultative) pour recevoir un courriel de rappel avant la date choisie.
Un site simple et génial, merci Julien !
 
Diffusez-le largement !
 
 
 
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Reportage de Mark Willacy d’ABC News :
 
 
Transcription du reportage en anglais ici :
 
Même reportage sous-titré en japonais
 
 
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Quelques informations supplémentaires :
 
- Merci à ceux qui ont fait des promesses d'envoi dans les commentaires du blog de compléter les jours qu'ils ont choisi dans le site asakohouse.com.
 
- Il est d’ores et déjà prévu de traduire le site asakohouse.com en plusieurs langues. Les personnes compétentes et intéressées peuvent contacter Julien directement à cette adresse : asako[arobase]asakohouse.com pour l’aider dans cette tâche.
 
- Envoi international vers le Japon depuis la France : timbre à 89 centimes d’euro pour un envoi ne dépassant pas 20 grammes.
 
- Je ne pense pas qu’Atsuko connaisse le français. En revanche, elle sait parler anglais. Si vous ne savez pas quoi écrire, faites-lui un dessin ou envoyez-lui une photo !
 
- Dans un premier temps, privilégiez les dates qui n’ont pas encore été choisies, avec comme objectif d’atteindre trois envois par jour (même les dimanches). Cela assurera l’envoi d’au moins 1000 lettres bien réparties dans l’année.
 
- Les suites données à cette action internationale seront diffusées par l’intermédiaire du blog de Fukushima et du site asakohouse.com
 
- Je remercie infiniment tous les participants pour leur enthousiasme. Au-delà de la lutte contre la construction d’une centrale nucléaire, cette action a une grande valeur symbolique qui peut porter haut la volonté des peuples à se débarrasser de l’énergie nucléaire dans le monde entier.
 
- Situation géographie d’Asako House
 
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Quelques articles ayant répercuté cette action :
 
 
 
Groupe Facebook sur Asako House
 
 

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Mise à jour 1er janvier 2017

Le webmaster d'asako-house a décidé de fermer le site fin 2016, faute de fréquentation suffisante.

Vous pouvez néanmoins continuer à écrire à Asako House à l'adresse suivante :

Asako House
aza-kookuto 396
Oma-machi
Shimokitagun
Aomori Pref.
039-4602
Japan

(timbre à 1,30 euros pour le japon depuis le 1/1/2017)

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 23:25

090519cIl était une fois une vieille dame dénommée Kumagai Asako qui habitait au bord de la mer. Comme elle adorait son paysage et connaissait les dangers de l’atome, elle lutta de son vivant contre l’implantation d’une centrale nucléaire. En refusant de se séparer de son terrain, elle contraignit un constructeur à déplacer de 250 mètres l’emplacement d’un futur réacteur car le projet était trop proche de sa maison. Elle savait que si elle les laissait construire l'usine, la mer serait contaminée. Malgré des menaces et des tentatives de corruption, elle a tenu bon contre la volonté de la compagnie d’électricité japonaise J-Power. Après sa disparition en 2006, sa fille et sa petite-fille ont conservé cette propriété afin de perpétuer le combat d’Asako. Elles ont dénommé la maison "Asako House" .

 

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La maison de la résistance "Asako House" (Oma, Préfecture d’Aomori)

source photo : Kiyoshi Ota/Bloomberg

 

Aujourd’hui, la maison est entourée par les terrains achetés par J-Power. L’opérateur essaie de faire fermer la route d’accès à la maison en comptant le nombre de personnes qui l’utilisent. Si plus personne n’emprunte cette route, ils pourront ainsi démontrer qu’on peut la fermer.

 

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La route qui mène à Asako House

 

Afin de contrer cette menace, la fille et la petite-fille d’Asako lancent un appel afin que chaque jour, quelqu’un emprunte cette route. Et cette personne sera le facteur. Pour se faire, elles demandent simplement qu’on leur envoie une lettre.

 

A l’heure où il ne reste plus que 6 réacteurs nucléaires en activité au Japon (contre 54 au début de l’année), il est important de soutenir le peuple japonais pour se débarrasser de cette énergie dangereuse et polluante. Et pour s’en débarrasser, il faut déjà empêcher les nouvelles implantations.

 

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Centrale d’Oma en construction

source photo : Kiyoshi Ota/Bloomberg

 

C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui de participer à cette action qui ne vous coûtera qu’un timbre et quelques minutes de votre temps. Si vous envoyez une carte ou une lettre à Asako House, vous pourrez freiner la construction d’une centrale nucléaire !

 

Adresse où envoyer votre courrier :

 

 

Asako House

 

aza-kookuto 396

 

Oma-machi

 

Shimokitagun

 

Aomori Pref.

 

039-4602

 

Japan

 

 

 

Voici le message original de la famille :

 

“If you sympathize, please send them a letter.

Against nuclear energy!!

No more Fukushima!!

Save Japan!!! And your country.

Do you know Asako House?

If you send a letter or a card,

You can stop to build the atomic power plant.

This house was build to stop to construct Oma atomic power plant of Aomori, northern of Fukushima.

The house is nearby Oma nuclear power plant which is not operation yet.

The road of photo is almost blockade.

The plate of fence is written "Keep out"

but actually, this road is for Asako House and her field.

Why this road is watched by some atomic power plant?

We can't understand.

They want to shut and to break the house.

This state is serious inva of human rights, and Japanese constitution,

If you send some letter, this road is used by postman, so the atomic power plant can't shut it.

Pray for Japan, pray for Fukushima,

And now send your thought!”

 

 

La centrale nucléaire d’Oma ( 原子 ) est actuellement en cours de construction. Elle sera exploitée par la société Electric Power Development (aussi nommée J-Power). Le réacteur, si jamais il devait être un jour utilisé, sera unique en son genre car il sera capable d'utiliser un cœur constitué à 100% de MOX. Les travaux actuels sont réalisés pour rendre la centrale résistante à un fort tremblement de terre. Elle devrait commencer à être opérationnelle en novembre 2014.

 

En envoyant une lettre à Asako House, vous participerez à la lutte contre le développement de l’énergie nucléaire et vous contribuerez à l’abandon de la fabrication du MOX en France par Areva.

 

Si chacun des mille lecteurs réguliers de ce blog accepte d’envoyer une carte à Asako House, le facteur passera tous les jours, pendant 3 ans, sur la route que le lobby nucléaire tente de fermer.

 

Pour ce faire, je vous propose d’indiquer la date prévue de votre envoi dans les commentaires, en vérifiant auparavant que cette date n’a pas déjà été choisie. Le mieux est de faire ces envois de manière chronologique. Une fois votre engagement pris, notez cette tâche sur votre calendrier ou votre agenda afin de ne pas rompre le fil de cette action.

 

Asako, disparue en 2006, appartenait à une génération qui connaissait les dangers de la radioactivité en raison d’Hiroshima. Ne se souciant pas de l’argent, elle a refusé une offre d’achat de sa propriété à 2 millions de dollars. Depuis 1982, date à laquelle la construction de la centrale a été décidée, près de 136 millions de dollars ont été distribués en subventions publiques pour acheter la conscience des habitants d’Oma.

 

Faites comme Asako, ne vous laissez pas corrompre par l’industrie de la mort !

Et merci à Iori Mochizuki d’avoir relayé cette lutte exemplaire !

 

 

atsuko ogasawara

 

 

 

 

Atsuko,

la fille d'Asako,

vient plusieurs fois par semaine

relever le courrier

de la maison de la résistance.

 

 

 

 

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Sources :

http://ameblo.jp/datsugenpatsu1208/entry-11108920118.html

http://fukushima-diary.com/2011/12/send-me-a-letter/#.Tviz5RBiufI.facebook

http://fr.zettapedia.com/usine-oma-%C3%A9nergie-nucl%C3%A9aire.htm

http://blogimg.goo.ne.jp/user_image/22/6f/10385e350fac071bc7f7c7274ecbcaea.jpg

http://www.bloomberg.com/news/2011-06-29/japan-nuclear-holdout-rejects-2-million-bid-gets-reactor-view.html

http://cnic.jp/english/newsletter/nit143/nit143articles/ww143.html

 

 

 

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Mise à jour : 22/07/16

 

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 13:05
« J’arrive au bout de mon voyage. Je ne peux clamer : « Evacuons TOUS les enfants du district de Fukushima ! », comme je le pensais avant de partir. Dire cela, correspond à une position idéologique. Si je faisais ça, je ressemblerais à TEPCO ou à tous ceux qui clament qu’il n’y a aucun problème. Ce discours ne tient pas la route face aux habitants de Minamisoma qui rêvent de faire revivre leur ville. Il ne contribue qu'à augmenter la tension qui est déjà en eux...
Au bout de ce voyage, une chose est claire cependant. NOUS DEVONS PRENDRE NOS RESPONSABILITES. Au sens étymologique du terme, cela veut dire : répondre aux questions. Ici, il s’agit d’être capable de répondre aux enfants qui nous demanderont pourquoi nous avons agi sans tenir compte de leur futur ! »
 
     305188_296010000429699_281474631883236_979081_1420942834_n-.jpg
Situation de Minamisoma par rapport à la centrale de Fukushima 
 
A Minamisoma, à 25 km de la centrale de Fukushima, il y a des familles qui continuent à vivre. Le gouvernement les a laissées revenir dans leur ville. Dans le quartier le plus proche de la mer, les maisons ont été détruites par le tsunami. N’ayant pas assez de revenus pour déménager ailleurs, les habitants occupent des logements provisoires. Ceci malgré des radiations dépassant le microsievert par heure dans l'air et le million de becquerel au m² dans la terre. A Tchernobyl, il n'y aurait plus personne. Le gouvernement ne les aidera pas à déménager, ni cette année, ni l'année prochaine, ni jamais...
 
odomeBeaucoup de personnes âgées ne peuvent pas se déplacer pour aller acheter à manger de la nourriture saine. M. ODOME (73 ans) organise une distribution de vivres dans l'ancien hôtel qu'il tenait avant la catastrophe. Il le dit lui-même : « Le moindre petit colis contenant de la nourriture est précieux pour nous. » Cet homme fait preuve de beaucoup de courage et de détermination.
 
 
 
Concrètement, que peut-on faire pour aider ces familles de Minami-Soma ?
 
A l’initiative d’un groupe facebook, une aide directe à M. Odome s’est engagée. Si vous fréquentez ce média social, vous pouvez retrouver les informations en cliquant sur ce lien : groupe « Les amis de M. Odome »
Dans le cas contraire, vous pouvez directement soutenir M. Odome pour qu’il continue à aider la population à être ravitaillée en nourriture saine en lui envoyant directement des colis à l’adresse suivante.
 
M. Takao ODOME
Business Hotel ROKKAKU
HARAMACHI KU OOMIKA JI HIRABAYASHI 51
MINAMI SOMA SHI
FUKUSHIMA KEN
975-0049 JAPON
 
 
Quels types de produits pouvez-vous envoyer ?
 
Sardines à l'huile, biscuits, chocolat, fruits secs, confitures, tous produits finis...
Riz et céréales sont trop lourds pour être envoyés par avion (le bateau prend 3 mois).
A éviter : charcuterie et viande (la douane japonaise n'accepte pas).
 
 
 
Lettre de M. Odome du 6 octobre 2011
 
« La "zone d'évacuation à titre exceptionnel (20-30 km)" vient d'être banalisée, et pourtant, aucune décontamination n'est effectuée sur les terrains privés ... L'État a-t-il décidé de laisser les autorités locales sans aucune aide ?
Cela fait maintenant plus de six mois que nous avons été déclarés "sinistrés".
Nous retrouvons peu à peu notre sérénité, et parfois même des sourires apparaissent sur les visages. Mais les pertes infligées aux personnes sont telles que certains choisissent de mettre une fin à leur vie.
C'est la réalité.
Et ceci nous fait parfois hésiter sur le meilleur moyen de conduire notre action en tant que bénévoles. Les dons matériels (denrées, vivres) qui nous parviennent de tout le pays nous réchauffent le cœur, et sont vraiment très utiles pour tous les sinistrés ici.
Tant qu'il n'y aura pas de redémarrage de la vie commerçante ici, nous pensons solliciter encore votre aide.
En plus de cela, nous comptons poursuivre une aide psychologique aux sinistrés, notamment en faisant des rondes parmi les habitations provisoires pour pouvoir aussi parler avec les gens.
Grâce à vos envois, nous devrions avoir à peu près assez de vêtements d'hiver, même si nous manquons encore un peu de couvertures.
Pour la suite, tout ce qui est alimentation nous ferait un grand plaisir. Le moindre paquet est le bienvenu. Nous nous recommandons à votre bienveillance.
Chaque personne sinistrée ici n'a qu'un vœu : pouvoir vivre à nouveau avec sa famille, ou travailler à nouveau, le plus vite possible.
Nous vous prions de croire à l'expression de notre gratitude et souhaitons la santé à toutes les personnes chaleureuses qui ont bien voulu nous aider.
Le 6 octobre 2011, Takao ODOME,
Président de l’Association pour la protection de la vie et de l'environnement contre les centrales nucléaires »
 
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Informations supplémentaires : vidéos et photos
 
Une école maternelle rouvre ses portes à Minamisoma
 
 
Reportage en japonais sur M. Odome
 
 
Photos de l’action humanitaire de M. Odome
 
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Mise à jour : 2/01/12
 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 02:52
 
Cet article a été publié dans la revue “les Z’indigné(e)s !” (n°1, novembre 2011), la revue des résistances et des alternatives (en librairie : 14 €).
 
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Hiroshima, Tchernobyl, Fukushima : des crimes contre l’humanité
 
Depuis 1945, plus de 2 400 explosions – dont la puissance de certaines [1] équivalait à plusieurs milliers de fois celle d’Hiroshima – ont eu lieu, sans parler des « ratés » et des dizaines d’accidents catastrophiques dont les premiers connus datent de l’automne 1957 à Windscale (UK) et Maïak (ex-URSS), respectivement classés 5 et 6 sur l'échelle INES. Mais qui en connaît précisément les conséquences ? Aucune enquête épidémiologique internationale digne de ce nom n’ayant été diligentée à ce propos, un comité européen sur les risques de l'irradiation (CERI) [2] a étudié, à la demande des députés verts, et confirmé l’impact de l’activité atomique depuis 65 ans sur les populations mondiales, ce dont on pouvait se douter puisqu’on en retrouve les traces jusque dans les glaces du pôle Sud [3]. Les enjeux sont tellement énormes que les effets pathologiques de toutes ces contaminations à petites doses et au long cours sont farouchement niés de concert par tous les pays ou les organisations intergouvernementales.
 
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Centre nucléaire de Maïak (photo AFP)
 
Tchernobyl : irradiations et multicontaminations « à rebonds »
Tout comme le 6 août 1945, le 26 avril 1986 est une date historique pour l’ensemble de l’humanité [4]. Dès les débuts du cataclysme, les irradiations furent violentes, très supérieures à celles d’Hiroshima ou de Nagasaki [5], multiples, complexes et pérennes, quelle que soit la distance du lieu de l’accident : c’est une des particularités de Tchernobyl par rapport aux bombardements de 1945.
En explosant, le réacteur n°4 de la centrale Lénine de Tchernobyl n’a pas seulement rejeté des gaz et des aérosols divers issus de la désintégration atomique du combustible, comme le ferait une bombe, mais il a également rejeté « des particules chaudes solides » [6] de combustible : ce sont des fragments de toutes tailles qui, combinés avec d’autres radionucléides, sont retombés sur le site ou à proximité de la centrale. Par la suite, des « particules chaudes liquides » se sont également formées dans le sol après les pluies. Lorsque ces particules pénètrent dans l’organisme par l’eau et les aliments ingérés ou par l’air inhalé, elles produisent, même longtemps après leur émission, des doses élevées d’irradiation ponctuelle interne. Cette remarque est importante pour la compréhension de la suite et des suites de l'accident.
 
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Explosion du réacteur de Tchernobyl (extrait du film La bataille de Tchernobyl)
 
Depuis le jour de la catastrophe, les irradiations ont été peu à peu supplantées par des contaminations de long terme et la situation radiologique évolue d’une manière que nul ne pouvait prédire. Deux exemples :
- Suite aux processus de désintégration du plutonium 241, la formation naturelle de l’américium 241, puissant émetteur de rayons gamma, va constituer un aspect important de la contamination de nombreux territoires situés jusqu’à un millier de kilomètres de l’explosion. A cause de cette désintégration progressive, les territoires dont le niveau de rayonnements gamma était faible sont devenus à nouveau dangereux.
- Par ailleurs, il y eut une forte redistribution des radionucléides dans les écosystèmes du fait de leur concentration par les organismes vivants (bio-accumulation) et de leur migration, après quelques années, dans les parties du sol où plongent les racines : ces radionucléides sont alors devenus de plus en plus accessibles aux végétaux, qui les reportent pour la deuxième fois à la surface du sol. C’est une des causes de l’expansion et de l’aggravation de la morbidité et de la mortalité atomiques dans les territoires contaminés.
 
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Contamination de la végétation (extrait du film La bataille de Tchernobyl) 
 
Quelques-unes des maladies provoquées par Tchernobyl
- La contamination radiologique de Tchernobyl a influé sur le fonctionnement de tous les organes du système endocrinien. L’effondrement de la fonction hormonale du thymus joue le rôle principal dans le développement de la pathologie du système immunitaire.
- Les maladies des organes circulatoires sont une des causes principales d’invalidité et de mort des « liquidateurs ».
- Le vieillissement accéléré provoqué par la catastrophe de Tchernobyl a déjà touché des centaines de milliers de personnes et en touchera des millions dans le futur.
- Le saturnisme est devenu une des pathologies importantes de Tchernobyl. En effet, entre 2 400 et 6 720 tonnes de plomb ont été déversées au cours des opérations d’extinction. Une partie importante de ce plomb a été rejetée dans l’atmosphère suite à sa fusion, à son ébullition et à sa sublimation dans l’incendie du réacteur.
En outre, les conséquences génétiques causées par la catastrophe de Tchernobyl toucheront pendant des siècles des centaines de millions de personnes, dont :
- celles qui ont subi le premier choc radiologique (irradiation externe forte et brutale), parce que la quantité des radionucléides rejetés dans l’écosphère fut infiniment supérieure et bien plus virulente que celle d’Hiroshima ;
- celles qui vivent, et vivront pendant les 300 ans à venir, dans les territoires contaminés par le strontium 90 et le césium 137, ou celles qui vivront dans les territoires contaminés par le plutonium et l’américium pendant des milliers d’années ;
- les enfants des géniteurs irradiés, pendant des générations, où qu’ils vivent par la suite.
 
Le secret, la falsification officielle des données et les malversations
Il n’y a pas de données instrumentées disponibles de la contamination de tous les pays d’Europe par l'ensemble des radionucléides de Tchernobyl, et désormais il n’y en aura plus jamais. S’appuyant sur ce manque, le rapport « Forum Tchernobyl » (2005) de l’AIEA et de l'OMS ne discute que des données concernant les territoires du Bélarus, de l’Ukraine et de la Russie d'Europe, passant sous silence la contamination des autres pays européens.
Or, même si la densité actuelle de la contamination n’est pas élevée dans un territoire, l’énorme contamination des premiers jours et des semaines qui ont suivi la catastrophe (on sait par reconstruction que, dans certains territoires, l’activité des retombées radioactives dépassait 10 000 fois les niveaux du fond naturel), jointe à la faible contamination persistant sur des décennies, ont pu influer et influeront considérablement sur la santé des habitants et sur l’environnement.
D’autre part, la suppression des institutions chargées d'examiner les suites pathologiques de Tchernobyl, le détournement des équipes de chercheurs de l’étude des problèmes engendrés par la catastrophe, le harcèlement et l’emprisonnement de certains médecins spécialisés, sont autant de tentatives concertées et persistantes pour cacher la vérité [7].
Aussi l’exigence avancée par les spécialistes de l’AIEA et de l’OMS de la nécessité d’une « corrélation certaine » entre la charge radioactive d’une personne concrète (jamais reconstituable avec précision, et pour cause) et l’atteinte à sa santé pour qu’il y ait démonstration évidente du lien de la maladie avec l’irradiation de Tchernobyl, relève-t-elle de manœuvres intellectuelles particulièrement malhonnêtes.
En plus de ces malversations, en ex-URSS, en Ukraine, au Bélarus, et au sein des principales organisations intergouvernementales concernées (CIPR, AIEA et OMS) les volontés de minimiser les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl sont légion. En voici quelques exemples.
- Dans aucun des livrets militaires des 60 000 militaires en service qui ont participé aux travaux de « liquidation » n’a été enregistré le dépassement de la norme de 25 rœntgens alors en vigueur. Mais l’examen clinique de 1 100 militaires liquidateurs a révélé chez 37 % d’entre eux les symptômes hématologiques de la maladie des rayons, indiquant à l’évidence que ces personnes ont reçu plus de 25 rœntgens.
- La médecine officielle n’a commencé à reconnaître la fréquence de la cataracte « tchernobylienne » que 8 ou 9 ans après sa découverte.
- Même chose en ce qui concerne le cancer de la thyroïde, la leucémie et les affections du système nerveux central.
 
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Soins portés à un liquidateur (extrait du film La bataille de Tchernobyl)
 
Les conséquences de Tchernobyl sur la santé publique
En résumant sommairement les données publiées dans le rapport du CERI, la contamination radioactive de Tchernobyl a touché près de 400 millions de personnes (205 millions en Europe et environ 200 millions hors d’Europe). L’analyse des courbes de la morbidité générale des enfants vivant dans les territoires contaminés de l’ex-URSS est particulièrement désespérante : seulement 20 % d’entre-eux sont en bonne santé. Dans certaines régions du Polessié il n’y en a plus un seul. En Allemagne, les dents des enfants nés après la catastrophe contenaient 10 fois plus de strontium 90, tout comme on retrouve de l’uranium dans les dents de lait des enfants anglais résidant près de Windscale (depuis rebaptisé Sellafield) 53 ans après cette autre catastrophe atomique. Le nombre des victimes de Tchernobyl croîtra pendant plusieurs générations. Au cours des 15 premières années suivant la Catastrophe, il peut être estimé de la manière suivante :
Bélarus, Ukraine, Russie d’Europe 237 000
Reste de l’Europe 425 000
Asie, Afrique, Amérique du Nord 323 000
Monde entier 985 000 [8]
 
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Enfant malade (extrait du documentaire Controverses)
 
Tchernobyl : une catastrophe nucléaire au temps de l’Anthropocène [9]
Les catastrophes atomiques ont ceci de particulier qu’elles délimitent toujours une fracture multidimensionnelle de l’histoire du vivant :
- La perte irrémédiable de tout un monde vivant sur d’immenses territoires, un printemps sans les cris des oiseaux, et des arbres roussis par un gigantesque et silencieux incendie.
- Une mortalité si nombreuse, et dans des conditions si inhumaines, que le travail de deuil s’avère impossible à réaliser, surtout « au temps de la mort sèche » [10].
- Un événement imprévu et inconcevable, qui dépasse nos facultés d’imagination, et dont les conséquences futures sont elles-mêmes imprédictibles.
- Des irradiés/contaminés subissant une atteinte aussi bien mentale que physique, dont certains effets s’étaleront sur plusieurs générations, pour donner naissance à des lignées d’êtres difformes.
Autrement dit, « un avant et un après » sans retour possible. Un trou dans la mémoire symbolique des humains, dans leur inconscient, ce qui nous prépare « un retour du refoulé » à la mesure de l’événement. Mais de plus, et c’est là le « double effet paradoxal » des catastrophes atomiques, elles n’ont pas de fin, pas de terme prévisible : c’est un monstre qui pousse et dévore de l’intérieur l’humanité, dont la morbidité persistante est difficilement évitable. La catastrophe atomique « colonise l’avenir et n’offre aucune possibilité d’échapper au destin tragique : aucune culture n’est prête à affronter ce pari » [11].
 
Le négationnisme et ses conséquences au temps de l’Anthropocène
Les Etats et les organisations intergouvernementales (UNSCEAR, CIPR…) ont délibérément minimisé les conséquences sanitaires de Tchernobyl : ce parti pris des jugements concerne également l’OMS [12] et sa fameuse thèse d’une trentaine de morts jusqu’en 2005. Mais il y a bien pire depuis le 6 août 1945 (cf. note 1 et note 15 de fin de texte).
Figures de la défaite déshonorante du Japon, les « hibakushas », assimilés aux pestiférés par peur d’une contagion fantasmée, furent l’objet de la honte publique, décourageant ainsi la plupart des rescapés de participer à un quelconque travail de mémoire, témoignages dont on a vu avec Primo Levi, Robert Antelme, David Rousset, Charlotte Delbo, Elie Wiesel, Jorge Semprun, Jean Améry et les autres survivants l’importance capitale dans l’Europe intellectuelle de l’après-guerre. Les édiles japonais procédèrent à une « reconstruction » rapide de la ville qui eut pour but d’effacer méticuleusement toutes les traces de leur défaite et… de ce crime effroyable. Contrairement à ce qui s’est produit pour la Shoah, vainqueurs et vaincus se sont associés pour aveugler l’humanité, avec succès jusqu’à ce jour, sur la nature des crimes commis à Hiroshima et Nagasaki. Un exemple : avec l’aide des autorités japonaises, les Etats-uniens ont mené sur place des études sur les conséquences de ces bombardements, études qui furent versées dans les archives secrètes de Washington, longtemps inaccessibles. En plus du mépris des victimes en souffrance dont cela témoigne, ce sont sur ces mêmes archives que les Etats et les organisations internationales se basent encore aujourd’hui pour nier les effets des faibles doses à long terme !
 
hiba
 
Hibakusha
 
Plus de traces, tel est le credo commun à tous les criminels et négationnistes (cf. ce qu’en dit plus précisément Günter Anders). Il en fut de même à Tchernobyl et en sera de même à Fukushima. Le travail de mémoire est ainsi forclos comme on tente d’enfermer un déchet radioactif dont on sait pertinemment qu’on en retransmet la dangerosité aux générations suivantes.
Un autre versant de la politique négationniste face à tous ces dangers consiste en un raisonnement de type scientiste qui les transforme en risques statistiques. Ce que vise à cacher cette manipulation intellectuelle du risque, c’est qu’en cas de catastrophe (« le risque résiduel »), ce sont toujours les Etats qui sont appelés à la rescousse car les moyens privés sont à l’évidence insuffisants pour y faire face. Mais depuis Tchernobyl et Fukushima les habitants de tous les pays de la planète doivent savoir qu’ils ne peuvent plus compter sur leurs gouvernements pour les protéger efficacement, ni avant et encore moins après une catastrophe atomique. C’est pourquoi nous pouvons dire que les populations du monde entier, après avoir été évacuées du choix politique – aucune société civile ne fut jamais consultée sur le nucléaire – courent le risque d’être évacuées de leurs territoires nourriciers, d’être « expulsées de leurs vies ».
 
La catastrophe de Tchernobyl aurait pu être encore plus grave
La catastrophe trouve son origine dans le projet inouï consistant à « expérimenter en vraie grandeur » : il s’agissait, dans le cas d'un arrêt d'urgence, d’utiliser le dégagement calorifique résiduel pour une production supplémentaire d'énergie électrique ! Autrement dit, le monde vivant est devenu le laboratoire à grande échelle de la technoscience (et ce, depuis longtemps). Mais le rejet du seul réacteur n°4 a provoqué une contamination des dizaines de fois supérieure à la contamination due aux bombes lâchées sur Hiroshima et Nagasaki, et le « nuage de Tchernobyl » a fait au moins deux fois le tour de la Terre, ce qui fait de Tchernobyl la plus grande catastrophe technologique de l’anthropocène à ce jour.
Mais il y a plus grave. Le Pr. Vassili Nesterenko, physicien nucléaire qui fut directement en charge des conséquences de la catastrophe, explique [13] que 1 400 kg [14] du mélange uranium-graphite au contact de l’eau constituaient une masse susceptible de provoquer une explosion atomique d'une puissance de 3 à 5 mégatonnes, soit entre 50 et 80 fois la puissance de l'explosion d'Hiroshima, si une quantité suffisante du corium, qui avait déjà percé la cuve du réacteur, avait transpercé la dalle de béton qui le séparait des masses d’eau contenues dans les sous-sols du réacteur. « Une explosion d’une telle puissance pouvait provoquer des radiolésions massives des habitants dans un espace de 300-320 km de rayon (englobant la ville de Minsk) et toute l’Europe pouvait se trouver victime d’une forte contamination radioactive rendant la vie normale impossible. […] Mon opinion est que nous avons frisé à Tchernobyl une explosion nucléaire. Si elle avait eu lieu, l’Europe serait devenue inhabitable. » [15].
 
Explosion centrale Fukushima
Explosion du réacteur 1 de Fukushima Daiichi
 
Fukushima, une réplique de Tchernobyl
Au Japon, vu leur état, les systèmes de refroidissement ne pourront plus jamais être remis en service. Tandis que l’on injecte de l’eau borée dans les cuves et de l’azote pour inerter l’atmosphère des bâtiments, une énorme quantité d’eau y est quotidiennement déversée pour les refroidir afin d’éviter que les coriums transpercent l’enceinte et atteignent ces mêmes masses d’eau, ce qui pourrait être très grave. Et ce n’est pas un, mais quatre réacteurs, dont le n°3 qui fonctionnait au MOX [16] français, qui sont concernés. Sans parler des conséquences d’une éventuelle réplique sismique, que l’on ne peut malheureusement pas écarter vu l'emplacement de la centrale. Dans ces conditions, qui peut prédire les effets cumulatifs possibles de ce type de situation, au Japon ou ailleurs ? Or, ce qu’il fut possible de mettre en place à Tchernobyl pour éviter la catastrophe planétaire ne le sera vraisemblablement plus jamais nulle part sauf, peut-être pour quelque temps encore, en Chine.
En ex-URSS, il était possible d’enrôler 800 000 « liquidateurs », les services de secours civils de tout un immense pays, des centaines de pompiers, dix mille mineurs, une armée encore puissante avec ses dizaines de milliers de réservistes, et ce sur ordre du secrétaire du Politburo. Le déploiement de tels moyens ne sera plus possible dans d’autres cas similaires, et il est douteux que l’appel aux autres pays soit suffisant : en démocratie libérale, il y aura peu de volontaires pour mourir dans des souffrances que l’on sait atroces.
 
La perspective d’avoir à survivre en territoire contaminé ne peut être exclue
Dans les territoires contaminés par les dépôts de Tchernobyl, il est dangereux de s’occuper d’agriculture, il est dangereux d'arpenter les forêts, dangereux de pêcher le poisson et de chasser le gibier, il est dangereux de consommer les denrées produites localement sans contrôler leur radioactivité, dangereux de boire le lait et même l’eau. Tout ce qui constituait depuis des millénaires la plus sûre et la plus fidèle des sources de vie – l’air, les eaux naturelles, les fleurs, les fruits de la terre, les forêts, les fleuves et les mers – tout cela est devenu en quelques jours source de danger pour l’homme et l’animal. La catastrophe ukrainienne nous l’a enseigné, il faut également prendre en compte les effets délétères sur la santé des « faibles doses », inhalées ou ingérées via l’alimentation, qui vont ensuite se fixer dans l’organisme et produire leurs effets des années plus tard.
Les appareils automatiques de spectrométrie de radiation interne du corps humain, tels le SCRINNER en usage en Biélorussie, sont conçus pour mesurer l'activité des radionucléides dans le corps humain. Ces appareils devraient être d’usage courant dans tous les pays sous le vent de centrales atomiques en activité. Par ailleurs, dans de véritables prescriptions publiques à grande échelle, il faudrait préciser les avantages et les limites des pastilles d’iode et des mesures de confinement, les gestes qui sauvent, les « périmètres d’évacuation », les plans d’urgence… C’est pourquoi, dans tous les pays, les organisations de la société civile doivent considérer l’importance de la création d’un système de contrôles radiologiques indépendant du système officiel.
 
L’industrie nucléaire, une banalisation radicale du mal
A travers son concept de « banalité du mal », Hannah Arendt a démontré dans les années soixante que des crimes contre l’humanité avaient été perpétrés par des hommes ordinaires parce qu’ils ne se posaient pas de questions sur les fins de leurs « activités ». A partir du moment où ils étaient liés par un serment de fidélité à leur hiérarchie (ou à une idéologie, toutes choses qui sont aujourd’hui érigées en valeurs universelles par la raison calculatrice dans le monde du « travail » et ailleurs), ils tenaient ces activités pour légitimes.
Ce concept de « banalisation du mal » n’est pas issu de supputations sur une « nature humaine », mais bien d’une analyse socio-historique de ce qui s’est passé en Europe entre 1933 et 1945 et de ce qui en a préparé l’avènement. Soixante ans après, à moins de croire en un monde fixiste, il faut oser tirer les conclusions de ce qu'Hannah Arendt avait écrit.
Historiquement, la banalisation du mal occidental s’est répandue à grande échelle à partir du moment où le travail et les êtres humains ont été « industrialisés » avec l’appui massif de la technoscience, c'est-à-dire coupés de leur réalité nourricière, terrestre, pour être encasernés, prolétarisés, disqualifiés, déréalisés et finalement déshumanisés. A partir de ce moment, tout a été possible dans l’ordre de la banalisation et tout est devenu acceptable dans l’ordre du mal, puisque toutes les fins humaines ont été discréditées au seul profit de l’aliénation productiviste et marchande.
Les choses ne se sont pas arrangées depuis : cela est vérifiable sur tous les plans, y compris psychique [17]. Alors, il faut avoir le courage de dire que cette banalisation du mal est devenue omniprésente et que, en conséquence, nos sociétés ne sont plus que des « totalitarismes démocratiques » nous menant au(x) désastre(s) définitif(s), ce qui devrait être analysé comme tel dans l’ordre du politique. Porteuse de mort généralisée du vivant sur la planète, l’industrie nucléaire en est un exemple particulièrement frappant. Mais les gouvernements et la plupart des médias occidentaux (la guerre froide, qui devait durer quarante ans, y a bien pourvu) ont tout fait pour recouvrir, les 6 et 9 août 1945, cette défaite historique de l’humanité d’un épais manteau d’admiration et de dévotion devant le génie et la puissance des chercheurs, de la science, de la technique, de l’industrie… Un nouveau dieu est apparu ce 6 août 1945, à la puissance inquiétante certes, comme tous les dieux, et à la gloire duquel de nouveaux hymnes ont été forgés illico presto.
Le largage des bombes atomiques, puis « l’expérience Tchernobyl », furent non seulement un crime contre l’humanité mais, fait nouveau, un crime contre la Nature, ce que l’on appellerait aujourd’hui un Ecocide. Si le refoulement de ce type de catastrophe systémique pour l’écosphère persiste, il ne sera pas sans conséquences pour l’avenir de l’humanité et sa manière d’en écrire l’histoire.
Une conclusion s’impose donc : il faudrait mettre sur pied un tribunal international, du type de celui de Bertrand Russell, jugeant les crimes atomiques contre l’humanité à Tchernobyl et ailleurs, depuis le 6 août 1945 jusqu’à Fukushima en passant par Fallujah.
 
Ce texte a été signé par :
 
Paul ARIES, philosophe et écrivain, intellectuel de référence du courant de la décroissance. Dernier ouvrage publié : La simplicité volontaire contre le mythe de l'abondance.
 
Marc ATTEIA, docteur en mathématiques appliquées, professeur honoraire de l'Université de Toulouse, auteur de Le technoscientisme, le totalitarisme contemporain, Yves Michel, 2009.
 
Marie-Christine GAMBERINI, traductrice, référente de l'association Les Amis de la Terre France sur le nucléaire et l'énergie.
 
Alain GRAS professeur émérite de l'Université Paris I et directeur du Centre d'études des techniques, des connaissances et des pratiques, cofondateur de la revue Entropia, auteur de Le choix du feu. Aux origines de la crise climatique, Fayard, 2007.
 
François JARRIGE, maître de conférence à l’Université de Bourgogne, auteur de Face au monstre mécanique. Une histoire des résistances à la technique, imho, Paris, 2009.
 
Baudouin JURDANT, professeur émérite à l'Université Paris 7, traducteur de Paul Feyerabend, auteur de l'ouvrage Les problèmes théoriques de la vulgarisation scientifique, Ed. Les Archives contemporaines, Paris, 2009.
 
Paul LANNOYE, docteur en Sciences physiques, député européen honoraire, administrateur responsable du Groupe de réflexion et d'action pour une politique écologique (GRAPE) en Belgique, co-traducteur en français du rapport du CERI, éditions Frison-Roche.
 
Serge LATOUCHE, professeur émérite d’économie de l'Université Paris XI et objecteur de croissance, auteur de Vers une société d'abondance frugale ; Contresens et controverses sur la décroissance, Mille Et Une Nuits, Fayard, 2011.
 
Frédérick LEMARCHAND, sociologue, co-directeur du pôle RISQUES, Université de Caen, membre du Conseil scientifique du CRIIGEN. Coauteur de Les Silences de Tchernobyl et du film La vie contaminée, Conseiller de l’exposition internationale Il était une fois Tchernobyl.
 
Corinne LEPAGE, ancienne ministre de l’environnement, députée européenne, enseignante à l’IEP. Dernier ouvrage : La vérité sur le nucléaire ; le choix interdit, Albin Michel, 2011.
 
Stéphane LHOMME, président de l’Observatoire du nucléaire, auteur de L’insécurité nucléaire ; bientôt un Tchernobyl en France, Yves Michel, 2006.
 
Jean-Marie PELT, président de l'Institut Européen d'Ecologie et professeur honoraire de l'Université de Metz, dernier ouvrage : Heureux les simples, Flammarion, 2011.
 
Pierre RABHI, agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, chevalier dans l’ordre national de la Légion d’Honneur, Pierre Rabhi est un des pionniers de l’agroécologie.
 
Jacques TESTARD, agronome et biologiste, docteur en sciences, directeur de recherche honoraire à l'Inserm; ex-président de la Commission française du développement durable (1999-2003). Co-auteur de Labo-planète. Ou comment 2030 se prépare sans les citoyens, Mille et une nuits, 2011.
 
Jean-Marc ROYER, ingénieur, ex-cadre supérieur ADP, ancien dirigeant du syndicat de cadres SICTAM/CGT Orly, en cours de publication : Décoloniser l’imaginaire occidental. I. La science creuset de l’inhumanité.
 
 
 
 
[1] 100 Mt : Andreï Sakharov, Mémoires, Seuil, 1990, p 246. L’IRSN parle de 50 Mt.
 
[2] Comité Européen sur le risque de l’Irradiation (CERI), Recommandations 2003 du CERI, Ed Frison Roche, 2004. Synthèse et commande du rapport : www.euradcom.org. Pour le CERI, environ 65 millions de morts sont imputables à l’industrie atomique depuis 1945 !
 
[3] Claude Lorius, Voyage dans l’Anthropocène, Actes Sud, 2010.
 
[4] La grande majorité des informations qui suivent sont extraites du livre d’Alexeï V. Yablokov, Vassili B. Nesterenko, Alexeï V. Nesterenko, « Tchernobyl, conséquences de la catastrophe pour l’homme et la nature », annales N°1181 de l’Académie des sciences de New York, dont le choix de textes traduits en français est dû à Wladimir Tchertkoff avec la collaboration de Lisa Mouravieff. Version américaine partiellement consultable en ligne sur : http://books.google.fr/. D’autres sites en proposent le digest français.
 
[5] Dans ces bombes, il y avait quelques kilos d’uranium ou de plutonium contre plusieurs centaines de tonnes à Tchernobyl !
 
[6] Au moment de l’accident, l’activité de certaines « particules chaudes » atteignait 10 à 12 mille becquerels, ce qui pouvait provoquer la mort en quelques heures.
 
[7] Yuri Bandajevski fut arrêté en juillet 1999, prétendument dans le cadre des mesures d'urgence destinées à combattre le terrorisme. Arbitrairement détenu, puis accusé de corruption et condamné le 18 juin 2001 à huit années de prison, malgré la rétractation publique de son accusateur, au terme d'un procès digne de ceux des années 30, il fut incarcéré jusqu’en 2005. Vassili Nesterenko, directeur de l'Institut indépendant biélorusse de protection radiologique Belrad, qu'il a créé en 1989 avec l'aide d’Andreï Sakharov, Ales Adamovitch et Anatoli Karpov, a été menacé d'internement en asile psychiatrique par le KGB, a subi deux attentats, et est décédé le 25 août 2008 après une opération à l'estomac.
 
[8] Alexeï V. Yablokov, Vassili B. Nesterenko, Alexeï V. Nesterenko, op. cit. Ces chiffres ont été largement revus à la hausse soit par l’académie des sciences de NY, soit à la suite de la conférence internationale de nov. 2010 : La gazette nucléaire n° 259 février 2011, http://resosol.org/Gazette/2011/259p23.html
 
[9] Ere caractérisée par le fait que l’homme en est devenu la force géologique principale (Georgescu-Roegen, A. Gras, J. Grinevald ou C. Lorius).
 
[10] Allouch Jean, Erotique du deuil au temps de la mort sèche, EPEL, 1995.
 
[11] Frédéric Lemarchand, sociologue, membre du Conseil scientifique du CRIIGEN, article du 17 mars 2011, Les Echos.
 
[12] Un accord a été signé en 1959 entre l’AIEA et l’OMS obligeant celle-ci à soumettre sa position à celle de l’AIEA dans tous les cas où le nucléaire est en jeu.
 
[13] Dans le film « Tchernobyl. La vie contaminée, vivre avec Tchernobyl » de David Desramé et Dominique Maestrali.
 
[14] Il reste encore en 2011 l’équivalent de quelques dizaines de tonnes d’uranium sous le sarcophage…
 
[15] Lettre du professeur Nesterenko à Wladimir Tchertkoff, Solange Fernex et Bella Belbéoch, janvier 2005.
 
[16] Combustible constitué d'un mélange d'oxydes d'uranium, mais aussi de plutonium, ce qui d’une part réduit les marges de sécurité (sa température de fusion étant plus faible et plus rapidement atteinte) et d’autre part accroît sa dangerosité, quelques milligrammes suffisant à déclencher une mort rapide.
 
[17] Melman Charles, Lebrun Jean-Pierre, La nouvelle économie psychique, une nouvelle façon de penser et de jouir aujourd’hui, Eres, 2009.
 
 
Signez la pétition !
 
 
 
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Vidéo en relation avec cet article :
La puissance destructrice de l'humanité
Savez-vous ce que représente l'arsenal nucléaire mondial existant en Juin 2004, par rapport aux 2 bombes larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945 ?
Isao Hashimoto répond à cette question par ce clip. Incroyable !
 

 

 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 22:57

DSCF2325Le débat sur l’énergie nucléaire en France n’a jamais eu lieu. Aujourd’hui, il semble que les partis politiques oublient encore les aspirations des Français à vouloir sortir du nucléaire. Pourtant, la catastrophe de Tchernobyl est toujours en cours et celle de Fukushima ne fait que commencer !

 

Afin que les élections servent à préserver la santé des générations futures plutôt que les intérêts des actionnaires et des oligarchies politico-financières, je vous propose de participer à cette action du Réseau Sortir du Nucléaire en envoyant une lettre pétition au PS et à Europe-Ecologie Les Verts

Pour en savoir plus et participer :

La sortie du nucléaire, pour moi c'est clair !

 

 

 

 

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En savoir plus sur l'accord entre les deux partis :

 

Avis de Stéphane Lhomme

Communiqué du Réseau Sortir du nucléaire

    

Emission "Ca vous regarde" de LCP

Reportage interview

Débat

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 22:34

 

logonucleairestop.jpgLe Samedi 15 octobre 2011 sera une journée de manifestations antinucléaires partout en France (et au Québec*). Voyez dans la liste ci-dessous où vous pouvez rejoindre une manifestation.

 

 

 

Après Fukushima, si vous n’êtes pas encore convaincu que l’énergie nucléaire peut apporter l’enfer chez vous, c’est que vous ne vous êtes encore pas assez informé. Je vous suggère alors de lire l’excellent dossier du Canard enchaîné « Nucléaire, c’est par où la sortie ? Le grand débat après Fukushima » (100 pages - 5,35€)

 

 

 

dossiercanardenchaine.jpg.

 


 

 

 

 

 

Les rassemblements et manifestations auront lieu à Dunkerque, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Le Bugey (St-Vulbas), Avignon et Strasbourg.

 

 

 

Source : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Manifestations-interregionales

 

 

 

Afin d’assurer une unité visuelle aux manifestations, vous êtes invités à vous habiller de rouge et de jaune.

 

 

 

En jaune et rouge
Couleurs du soleil au zénith ou à l’horizon
Couleurs de notre soleil tout sourire, il a bien raison
Venez manifester en jaune
Venez manifester en rouge
Pour une fois le noir du goudron
Tranchera de la plus belle façon

 

 

 

NORD

DUNKERQUE

Rassemblement à 15h place Jean Bart, pour demander la fermeture de la centrale de Gravelines.

 

Des départs groupés sont prévus depuis Lille, Arras, Bailleul et Hazebrouck :

  Départ groupé en train depuis Arras : Distribution du tract régional à 11H30 devant la gare d’Arras suivi d’un départ par TER à 12H20 pour une arrivée à Dunkerque à 14H06.

Départ groupé en train depuis Lille : Distribution du tract régional à 12h00 devant la gare de Lille suivi d’un départ par TER à 12H41.

Contact
Mireille Havez
eda.mireille@wanadoo.fr
Paulo-Serge Lopes paulosergelopes@gmail.com

Départ de la gare Bailleul : RDV 13h45 train à 14h03.

Départ de la gare d’Hazebrouck : RDV 14h train à 14h24.

 

OUEST

RENNES

Rendez-vous mail Mitterrand - à partir de 12h restauration, buvette, stands, musique et prise de parole - départ 14h15

Contact : coordination-antinucleaire-ouest@laposte.net

Plus d’infos :
http://www.sdn-rennes.org/index.php/page-web-coordination-ouest

 

Départs groupés de la Haute-Normandie, Basse Normandie, Bretagne, Pays de Loire, Centre et Paris :


NORMANDIE :

Cherbourg/Valognes/Carentan/St Lo (bus), contact : coord.antinuke.reg@gmail.com

Coutances/Granville : (covoiturage et/ou bus), contact : coord.antinuke.reg@gmail.com

Sourdeval/Mortain/Saint Hilaire. : Le bus partira à 10h00, arrêt à Mortain à 10h15, à St Hilaire vers 10h45. Contact : lebobar@orange.fr

Percy / Villedieu : contact Olivier Delafosse : olivier.delafosse@me.com

Alençon : Rendez-vous pour du co-voiturage à 10 heures précises place Foch (place de la Mairie)

Contact : Alain Bertin, Collectif 61 "Sortir du Nucléaire" 21, rue d’Argentan 61000 Alençon 02.33.26.76.32alain.bertin@voila.fr

Caen : Rdv à 9h30 parking de la piscine municipale (Bd Albert Sorel, face lycée Malherbe).
Retour sur Caen vers 21h.
Tarifs : 14€ tarif normal, 7€ petits budgets.
Envoyer chèque et contact mail et/ou tél. à et à l’ordre de :
Samuel VEROVE
13, place saint gilles
14000 CAEN
contact tél. : 06.12.81.03.25 - courriel :
samuel_verove@yahoo.fr.

En préparation au départ de Rouen : contact bientôt disponible

Athis/ Flers/ Domfront : Athis 9h15 / Flers 9h30 / Domfront 10h (places à 10€ / 5€ pour faibles revenus) _ Inscriptions au 02 33 36 06 85 ou chantalfiol@gmail.com ou au 02 33 96 07 31 ou collectifcitoyennormand@laposte.net

BRETAGNE :

Vannes/Lorient : contacter Stop Nucléaire 56, stop-nucleaire56@laposte.net

Nantes et Redon : contacter Damien au 06 30 21 32 63 ;
sdnlv@sfr.fr

Saint-Nazaire : Départ à 12 heures, parking du Théâtre (gratuit), près de la Base sous-marine,

Retour vers 20 heures (soit un départ de Rennes à 18 h 30).

Prix du transport par personne : 12 euros (tarif réduit à 6 euros en cas de difficultés financières).

Pré-inscription par mail à estuaire.stop-nucleaire@du-libre.org, ou par téléphone à Augustin Grosdoy (06 86 00 12 37).

Lannion :

Covoiturage ou bus en fonction du nombre, prendre contact à : sdn-tregor@laposte.net

St Brieuc : Covoiturage ou bus en fonction du nombre, prendre contact au 02 96 62 06 40

Paimpol : Covoiturage ou car selon nombre : contacter J.C.Camille au 02 96 20 85
11 ou
cepaimpol@orange.fr

Quimper : Car (arrêt possible à Quimperlé), départ 9h parking salle omnisports Michel Gloaguen à Quimper (impasse de l’Odet à coté de la maison des associations, derrière la gare SNCF)
Prix 15 euros (tarif réduit pour petits budgets)
Réservations au 02 98 55 63 76 / 06 84 14 58 87
Courriel :
sortirdunucleairecornouaille@yahoo.fr , site :
http://www.sortirdunucleairecornouaille.org/

Brest : Départ en car à 9H00 à la gare routière, retour vers 21H00, arrêt possible sur Morlaix

Participation car : 15 euros
Contact : Christian Bucher - 06 18 85 13 16

PAYS DE LA LOIRE :

Nantes : La Coordination antinucléaire de la région nantaise organise un départ de car. Contact :
Tel : 06 70 11 77 27 , Courriel :
coordarn@laposte.netTarif plein : 10 euros, tarif solidaire : 5 euros. RDV Nantes Le Cardo : 11H45. RDV Nozay place de l’église : 12H15.

La Roche sur Yon : Contact : Tony RAFFIN ( assoc le CRIN ) via le.crin@laposte.fr ou 06 87 99 29 00.

Angers : Départ 10h00 place LaRocheFoucault, Retour 21h Tarifs A/R : 12€ (plein tarif) , 6€ (petit budget) Inscription bus : 06 17 74 36 13

Laval : Une marche est prévue, départ le mercredi précédent. contacts Mayenne : Dominique SARCHER 02.43.04.87.08 et Hervé EON 06.81.10.81.76, Ille et Vilaine : Françoise RUBION 06 86 41 37 81

SARTHE :

Château du Loir : Départ place de la Mairie à 9h, retour 21h

La Flèche : Départ place de La Libération à 10h, retour 20h

Le Mans : Départ quai Louis Blanc (au bas du tunnel) à 9h30, retour 21h

Inscription sur " sortirdunucleaire72@orange.fr" chèques à l’ordre de " sortir du nucléaire 72" à envoyer à : Martial Chateau, La Doultière 72200 La Flèche tel 0243947288

Prix du déplacement : 15€ ; (10€ pour les faibles revenus et les adhérents de Sortir du Nucléaire 72), 5€ pour les enfants

Pour ceux qui ne pourraient venir les dons de soutien nous permettront de couvrir les frais des bus.

MAYENNE (cars) :

Larchamp / Montaudin / Gorron / Landivy, contact : 02 43 05 30 31 / 02 43 05 69 44

Ernée, contact : 02 43 05 26 33

Pays de Loiron, contact : 09 61 54 35 97

Laval, contact 06 20 83 73 68

Mayenne, contact : 02 43 04 47 74

Chailland / Andouillé /La Baconnière, contacts : 02 43 02 65 12 / 02 43 02 69 46 / 02 43 02 67 63

Bais, contact : 02 43 37 93 40

Sainte-Suzanne, contact : 06 37 64 55 39

Craon / Cossé, contacts : 02 43 12 21 56 / 02 43 01 00 80

Château-Gontier / Longuefuye, contact : 06 86 58 63 19

Par ailleurs, une marche est prévue à partir de LAVAL :
contacts Mayenne : Dominique SARCHER 02.43.04.87.08 et Hervé EON 06.81.10.81.76, Ille et Vilaine : Françoise RUBION 06 86 41 37 81

PARIS :

Départ place de la république à 7h15 - tarif 30 €
contact et inscription : Simone Fest simfest@hotmail.fr

CENTRE :

Blois : Départ le samedi matin vers 8h et retour vers 22h.(bus ou co-voiturage selon inscriptions).
Contact :
sdn41@free.fr(merci de s’inscrire pour le bus avant le 20 septembre, paf à prévoir de 20 à 25 €)

Tours : départ à 9 heures, retour vers 22 heures ; tarifs : normal, 25 € , réduit (précaires, enfants, etc.) 15 €.
Contact :
philippe.gardelle@orange.fr

Pour s’inscrire en tant que bénévoles pour aider à l’installation, 2 possibilités :

 

EST

STRASBOURG

Rassemblement sur le parvis de la cathédrale de Strasbourg à 14h30 où un grand "trèfle humain" visible du haut de la cathédrale sera formé. Puis manifestation jusqu’à la place Kléber.

CSFR 68 : csfr68@gmail.com
Stop Fessenheim : stopfessenheim@yahoo.fr
Stop Transports - Halte au Nucléaire : stthn@free.fr-
Alsace Nature :
siegeregion@alsacenature.org
Vosges Antinucléaire : steph165@gmail.com

Contact :
Rémi Verdet 06 13 36 71 89

Infos sur les départs groupés à venir

 

Parallèlement à l’appel national, une action aura lieu à Ligny en Barrois (55) > Plus d’infos

 

SUD-OUEST

TOULOUSE

SORTONS D’URGENCE DU NUCLEAIRE CIVIL ET MILITAIRE - RDV Place Arnaud Bernard - départ 14 h

A l’initiative de la Coordination Régionale Anti-Nucléaire du Sud Ouest
(Premiers signataires : Alliance écologiste indépendante Midi-Pyrénées, Amis de la Terre Midi-Pyrénées, Attac Toulouse, CANT (Collectif Anti Nucléaire Toulousain), Europe Écologie-Les Verts (Toulouse, 82), Greenpeace Toulouse, NPA 31, Sortir du Nucléaire (national, 46, 81, 82), Stop Nucléaire 31 l’Antidette, Partit Occitan, Solidaires 31, Vivre sans le Danger Nucléaire de Golfech, UCJS31 (Urgence Climatique-Justice Sociale), ACDN (Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire)...)

Venez tous avec votre créativité, donner du relief à cette manif !
Contact : Daniel Roussée
daniel.roussee@wanadoo.fr - 06.61.97.83.28.

 

Départs groupés d’Agen (47), Villefranche de Rouergue (12) et Mende (48) (arrêts possibles à Séverac et Rodez) :

Départ groupé d’Agen (47) : bus ou covoiturage, contacter Benoît 06 07 88 61 43

Départ de Villefranche de Rouergue à 12h précises avec covoiturage organisé par SERENES SEREINES. Rendez- vous place Fontange autour de nos banderoles : "Soyons modernes, sortons du nucléaire" ou "Le nucléaire tue l’avenir".

Départ 8h45 place du foirail à Mende.
Arrêts possible à Balsièges, Chanac, Les Ajustons, la Canourgue, Séverac (vers 9h45-10h) et Rodez (vers 10h30-11h).
Arrivée à Toulouse à 13h30
Retour à Mende à 23h au plus tard
Tarif :15 € minimum par personne. + contribution volontaire en fonction des revenus de chacun (tarif réduit de 5€ possible)
INSCRIPTION OBLIGATOIRE

Le tarif annoncé ci-dessus ne couvre pas le prix de l’autocar. Beaucoup d’entre vous sont solidaires de ce mouvement mais ne peuvent pas venir à Toulouse. Un moyen simple de participer est d’envoyer un chèque comme contribution au déplacement.

Les chèques sont à établir à l’ordre de l’ALEPE, membre du réseau Sortir du Nucléaire et à envoyer à Claude Lhuillier Montialoux 48000 Saint-Bauzile.

Contacts :
Claude Lhuillier : 04 66 47 03 10
Xavier Pedel : 04 66 65 04 03 / 06 70 64 95 20


BORDEAUX

Départ 14h Place Pey-Berland (mairie de Bordeaux)


Parcours : rue des Frères Bonie, Cours d’Albret , place Gambetta, Clémenceau, allées de Tourny, Grand théâtre, rue Esprit des lois, miroir d’eau sur les quais, Alsace Lorraine, Pey Berland.
Plusieurs interventions, prises de paroles et animations sont prévues tout au long du parcours, ainsi que 5 mn de vacarme ! (Apportez des casseroles, crécelles, tambours, etc.)
Prévoyez votre pique-nique, votre attirail de manifestant, votre bonne humeur !
https://www.facebook.com/event.php?eid=271190036242804

Contacts :
TCHERNOBLAYE
tchernoblaye@free.fr
Coordination Sud-ouest
Monique Guittenit
moniqueguittenit47@orange.fr

 

Départs groupés d’Agen, de Niort et de Poitiers :

Départ groupé d’Agen (47) : bus ou covoiturage, contacter Monique 05 53 95 02 92

Départ groupé de Niort (79) en milieu de matinée : Réservez dès maintenant vos places.
Bressuire - Départ 8h30 - place St-Jacques
Parthenay - Départ 9h15 - place du Drapeau
Niort - Départ 10h10 - parking du Collège Pierre et Marie Curie, (rue du Maréchal Leclerc, dir. Parthenay)
Coût : 10€ place adulte, 0€ enfants et personnes aux faibles revenus (une souscription volontaire plus élevée peut être faite, avec déduction des impôts ex. 30€ avec déduction = 10€ pour le voyage)
S’inscrire sur le site du
collectif Sortir du nucléaire 79.

Départ de Poitiers, 8h30 parking du Lycée du Bois d’Amour
3 euros pour les étudiants et les chômeurs, 10 euros pour les autres
Pour nous contacter et s’inscrire :
antinuc86@gmail.com Thierry 06 40 14 01 81


Parallèlement à l’appel national, une action aura lieu à Périgueux (24) > Plus d’infos


 

SUD-EST

BUGEY

RDV à 13h30 à Saint-Vulbas (centrale du Bugey)

Plus d’infos, tracts affiches... sur http://stop-bugey.org/

Contacts :
Xavier Lurthy :
xlurthy@free.fr
Joel Guerry : jguerry51@orange.fr

Appel à volontaires :

Nous recherchons des volontaires pour aider à tenir et gérer la buvette, le stand SDN-BUGEY (vente de livres, revues et accessoires...), gonfler et attacher les ballons, flécher, orienter, etc.

Que celles ou ceux qui auront la gentillesse de proposer leurs services, pour l’avant, le pendant ou l’après, se manifestent à l’avance (contact : georges.david@laposte.net), ou se présentent vers 10h30 le jour "J", sur le lieu de départ, à la camionnette de la coordination STOP-BUGEY.

Programme détaillé de la journée

 

Départs groupés de Chambéry, Genève, Sainte Foy L’Argentière, Lyon, Valence, Lons-le-Saunier, Macon, Grenoble, Mornant, Aix-les-Bains, Cuiseaux (71) :

Covoiturage au départ de Mornant (69440), RDV 12h30 devant le cinéma
Contact : Bernard Déplaude : 0628044339

Départs en cars prévus de Chambéry : Lieu de départ : a priori gare routière de Chambéry

Horaires aller : départ de Chambéry 11h30, arrivée à St Vulbas 13h15
Horaires retour, départ de St Vulbas à 18h, arrivée à Chambéry 19h45
Coût : environ 10 € Aller/Retour (tarif réduit possible pour les personnes ayant des difficultés). Prévoir un casse-croûte. _ Merci d’envoyer un chèque de réservation à "SDN 73 - Maison des Associations - 67 rue Saint François de Sales - 73000 Chambéry (chèque à l’ordre de SDN73).

Genève : Départ en car organisé par Contratom A 11h à la place Neuve (visualiser le lieu sur Google maps) S’annoncer auparavant par téléphone ou email indiqué sur http://www.contratom.ch

Genève est à 70km de la centrale du Bugey, sous son vent d’ouest dominant : vu l’expérience de Fukushima, Genève est touchée de plein fouet. départ groupé à partir de St Foy l’Argentière le samedi 15 octobre à 10h. De retour le soir vers 20h.

Départ groupé à partir de Ste Foy l’Argentière à 10h. De retour le soir vers 20h.
Nous pourrons remplir 2 transporteurs de 9 places. IMPORTANT : Il est nécessaire de vous inscrire en répondant à :
thierry.manceau@laposte.net ou téléphoner au 04 74 70 18 71 avant le 9 octobre

Lyon

Départ de Lyon en car et covoiturage.
12h15 Double Mixe, La Doua à Villeurbanne (Tram T1)
Inscription :
rhone@eelv.fr
06 60 36 25 50

Départ groupé à vélo : Rendez-vous gare de Lyon Part-Dieu, sortie Alpes (anciennement Villette), avec départ à 10h précises. Trajet de 40km environ jusqu’à Saint-Vulbas/Le Bugey. Le trajet retour n’est pas assuré en groupe et pour le trajet aller, il s’agit d’un rassemblement informel de participants autoresponsables.
Pas d’inscription nécessaire, mais si vous avez des questions, vous pouvez contacter Sylvie :
info@sb-traductions.com

Lons-le-Saunier

Le collectif pour un avenir sans nucléaire lédonien souhaite organiser un départ depuis Lons le Saunier en bus, pour se rendre en nombre à la manifestation pour la fermeture de la centrale nucléaire du Bugey du 15 octobre .
Nous avons la possibilité de réserver un bus de 56 places pour 555€ soit 10 euros par personne, en dessous de 40 personnes (14 €/personne). Faute de participants en nombre suffisant, le bus sera remplacé par du covoiturage.
Départ et retour : Place de la Liberté à Lons-le-Saunier Horaires définis ultérieurement.
Pour finaliser la réservation nous souhaitons avoir une estimation des personnes intéressées.
Merci donc de vous signaler à Da Rocha Julien
darocha.julien@gmail.com ou au 06-17-09-47-60 avant mercredi 28 septembre.

Macon

Départ 10h30 retour à 18h. Afin de simplifier la gestion des inscriptions, nous avons fait le choix d’informatiser la procédure. Il vous est donc possible de réserver en ligne une place en bus pour ce rassemblement au prix de 12 euros l’aller-retour en cliquant sur le lien suivant : http://fr.amiando.com/manif_nuke_bugey_15102011.html
Pour celles et ceux qui auraient des difficultés à payer cette somme, il est toujours possible de revoir à la baisse le prix des places. En cas de besoin merci de contacter le 06.06.88.52.66.

Grenoble

Lieu de départ : place de Verdun à Grenoble
Heure de départ aller : 11h
Horaires de retour : départ de St Vulbas à 17h, arrivée à Grenoble 19h
Coût du transport : 10 euros aller/retour (tarif réduit possible pour les personnes ayant des difficultés).
Prévoir un casse-croûte.
Si vous souhaitez confirmer votre inscription pour le voyage en car, merci d’envoyer un chèque de réservation à "Europe Ecologie les Verts 10, rue Marx Dormoy 38000 Grenoble (tél 09 71 49 91 52) à l’ordre de EELV 38.

Valence

Départ de Valence : place de Dunkerque à 10 h
Arrêt à Tain ( sortie autoroute ) pour prendre quelques personnes
57 places ( actuellement 44 inscrits ) pour 565 euros
Arrivée vers 12 h
Pique nique sur place
Discussions avec les différents groupes ( en particulier : sur la chaine humaine , sur la constitution d’un groupe "fermeture Tricastin" )
Retour à 17 h
Contacts : Pierric ( 06 28 34 73 32 ) , ou Dominique ( 06 72 07 76 42 ) , ou Christine ( 06 08 40 33 09 )

Aix
Pour ceux que ça intéresserait coviturage Aix-Chambéry pour prendre le car à Chambéry :

Un départ en covoiturant prévu depuis Aix rendez-vous 10h45, parking en face du cinéma les Toiles du lac.

Pour ceux qui le souhaitent départ possible en train : 10h26 à Aix, arrivée 10h37 à Chambéry. Merci de nous signaler si vous souhaitez vous joindre à nous. amisdelaterre73@yahoo.fr

Cuiseaux : rendez-vous pour le départ en co-voiturage à la bretelle autoroutière A39 de CUISEAUX/SAGY à 12h30 précises.
Contact : Marie-Claude Colin Cordier (Porte-parole départemental EELV 71)
colin.cordier@wanadoo.fr


AVIGNON

CHAINE HUMAINE à 15H
RDV devant la Gare SNCF Avignon centre

Contact :
Jean-Pierre Cervantes (Président de CREAVIGNON)
contact@creavignon.fr
http://creavignon.ning.com
http://creavignon.fr
Tel : 06 88 88 86 01

Co-voiturage au départ de l’Aveyron
Le collectif sud-aveyronnais organise des covoiturages : à Millau, rendez-vous à 11h30 au parking de la Grave, à Saint-Affrique , rendez-vous à 11h 15 à la gare routière et à La Cavalerie, devant la casse de l’A75 à 12 heures. contact : collectif.sortirdunucleaire@laposte.net


Parallèlement à l’appel national, un rassemblement aura lieu à Toulon à 14h (plus d’infos) et à Nice à 10h (plus d’infos).

...........................................................................................

 

(*) Mise à jour du 13.10.11

QUEBEC

 

Manifestation antinucléaire à la centrale de Gentilly-2

 

Samedi 15 octobre 2011 de 9:00 à 18:00

Lieu : autour des roulottes d'Hydro-Québec, où se prépare la reconstruction de la centrale.

Rendez-vous a l'auberge Godefroy 17575 boulevard Becancour, Bécancour

A.M. : à partir de 9 heures : matinée de conférence sur les dernières nouvelles concernant le projet de reconstruction de Gentilly-2 et autres dossiers (les correspondances avec le CCSN, les mines d'uranium, le transport des déchets radioactifs ,le projet Darlington, l'après Fukushima, etc.) à l’auberge Godefroy (à côté du pont Laviollette et des roulottes d'Hydro-Québec)

P.M. : manifestation pacifiste autour du site d'Hydro-Québec et possibilité d'un pow-wow amérindien (à confirmer)

 

Source et contact : http://www.facebook.com/event.php?eid=126795334087978

 

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 14:08

manif-19-septembre.jpgSuite à l’appel lancé par des groupes anti-nucléaires japonais, une manifestation massive a eu lieu à Tokyo le 19 septembre : environ 60 000 personnes ont répondu à cet appel, un chiffre qui a largement dépassé les attentes des organisateurs.

 

Le fer de lance de ce mouvement anti-nucléaire est le comité : 10 Million People’s Action to say Goodbye to Nuclear Power Plants.  Parmi les membres fondateurs de ce comité, on compte l’écrivain et lauréat du Prix Nobel, Kenzaburo Oe, et des intellectuels et artistes, comme le musicien Ryuichi Sakamoto.

Son but est de présenter une pétition de 10 millions de signatures au Premier Ministre japonais à l’occasion du premier anniversaire du triple désastre du 11 mars. Jusque là, on compte déjà un million de signatures récoltées.

 

Pour en savoir plus sur cette organisation, veuillez visiter leur site 

(japonais/anglais)

 

Le  site Senri no michi propose la traduction française de cette pétition. Merci de leur apporter tout votre soutien !

 

petition.jpg 

 

 

Pour télécharger la pétition,

veuillez cliquer sur un lien ci-dessous

 

 

 

 

French petition

 

English petition

 

Japanese petition

 

Italian petition

 

 

Quelques notes concernant la pétition

 

Au Japon, une pétition signée à la main a beaucoup plus de valeur qu’une signature électronique par internet. Veuillez donc imprimer la pétition et nous l’envoyer par courrier.

Voici quelques instructions :

 

1.  La pétition comprend deux pages, qui doivent être présentées ensemble. Merci d’agrafer ces deux pages.

 

2.  La pétition est adressée au Premier Ministre japonais en fonction. Elle reste néanmoins valable même en cas de changement de la personne qui occupe cette fonction.  Quand notre organisation présentera les pétitions, on fera en sorte que toutes les obligations légales garantissant la validité de la pétition soient remplies.

 

3.  Merci d’envoyer la pétition par courrier (le fax ne peut pas être accepté) à l’adresse suivante ;

Citizens’ Committee for the 10 Million People’s Petition to say Goodbye to Nuclear Power Plants

c/o Gensuikin, 1F 3-2-11 Kanda Surugadai, Chiyoda-ku, Tokyo 101-0062, JAPAN

 

4.  La date limite de cette pétition est le 28/02/12. Néanmoins nous avons fixé deux dates intermédiaires : le 10 septembre 2011, et le 20 décembre 2011

 

5.  Quelques précisions supplémentaires :

Veuillez écrire votre nom et votre adresse dans votre propre langue.

Des pétitions signées par des citoyens non-japonais qui ne résident pas au Japon sont valables, sous condition que celles-ci soient adressées au Premier Ministre japonais.  Une pétition signée par des citoyens non-japonais résidant ailleurs qu’au Japon et adressée au Diet National (Parlement) ou au Chambre Supérieure ne sera pas valable.

Il n’y a pas de limite d’âge. Des pétitions signées par des mineurs sont valables.

En principe, une signature doit être signée par la personne elle-même. Pour les mineurs ou les personnes qui ne sont pas aptes à signer elles-mêmes, une signature par procuration est acceptée.

 

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 18:36
Pour changer un peu des mauvaises nouvelles, et si aujourd’hui on regardait le monde autrement ? Tout d’abord, écoutez cette très belle chanson de Fool & scissors. Suite au tremblement de terre, privé d’électricité, le chanteur du groupe a enregistré « Tokyo est roche-papier-ciseaux » dans le noir et l’a ensuite édité sur YouTube.
Mais regardez bien, il y a une lueur dans cette obscurité ; écoutez bien, il y a un cœur qui bat !
Roche-papier-ciseaux comme on dit aussi au Québec, pierre-feuille-ciseaux en France, Jan-Ken-Pon au Japon, ce jeu de main tient essentiellement du hasard et de la probabilité, et dans la chanson il représente l’incertitude totale d’un peuple face à son avenir, entre tremblements de terres et catastrophe nucléaire. Mais un peuple qui sait rester debout et vivant.
 

 
 
オレは君を知らない
君はオレを知らない
だけど いのる いのる いのる

正しい言葉より
がんばってる姿が
暗い部屋に明かりを灯す

だけどグーチョキパー
東京はグーチョキパー
強くもない 弱くもない

オレたちはグーチョキパー
それぞれにグーチョキパー
何かができる 何かができる

生きている
生きている
生きている
生きている

違う夜の下で
同じ空を見上げ
みんな生きる
生きている


みんな生きている
 
 
(traduction)
 
Je ne vous connais pas.
Vous ne me connaissez pas.
Mais priez, priez, priez.

Je suppose que ce sont les mots justes
pour donner de la lumière à l’obscurité.
 
Mais roche-papier-ciseaux,
Tokyo est roche-papier-ciseaux,
Ni faible, ni forte.

Nous sommes roche-papier-ciseaux,
Tous, roche-papier-ciseaux.
Quelque chose peut nous faire rester

Vivants
Vivants
Vivants
Vivants

Sous une nuit différente,
Regardant le même ciel,
Le peuple est vivant
Vivant

Le peuple est vivant !
 
 
Et puis comme en écho à cette chanson, tous ces artistes qui s’expriment de mille manières, tels ceux de Chim Pom  à Tokyo ou Hideyo KANEKO en France. Ce dernier réalise des œuvres en porcelaine pour que l’accident de Fukushima ne soit jamais oublié. La porcelaine, cette matière si éternelle et si fragile, comme une centrale nucléaire.
 
 

porcelaine.jpg

 
 
 
Mais encore… ce peuple sait réagir et s’organise. Des citoyens se regroupent et s’informent en créant des sites d’entraide comme le CMRS, 47project ou Safecast.
 
Et l’aide internationale se met en place. Des associations locales d’aide aux victimes se sont créées et sont relayées en France avec par exemple Kibo promesse, ou Fukushima-Future, jeune association qui vend des objets au bénéfice des Japonais en difficulté, soit à cause du tsunami, soit à cause de la catastrophe nucléaire.
 
D’autres proposent l’accueil et l’hébergement des Japonais qui souhaitent quitter le Japon à court ou à moyen terme pour éviter une trop grande contamination. Ainsi les démarches françaises de Gérard Mannig et de Philippe Denis, mais aussi les actions dans différents pays répertoriés dans la page très complète du site Appeal for Fukushima, Des maisons prêtes à accueillir des Japonais partout dans le monde.
 
Et aujourd’hui, 11 septembre 2011, de grandes manifestations antinucléaires ont eu lieu au Japon, comme en témoignent ces images. Vraiment le peuple japonais est encore vivant !
 
Reportage de Mochizuki sur Fukushima Diary :
 
 
Vidéos :
 
 
 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 02:20
MSCR.jpgUne lectrice de ce blog m’a contacté car elle cherche un moyen pour inviter des enfants de Fukushima cet été, pour leur éviter de vivre dans un milieu trop hostile. Elle commence son message par une histoire qui ressemble au début d’un conte. Puis elle explique, avec sa sensibilité, comment elle voit le présent et l’avenir de ces enfants.
 
Si vous vous sentez concerné comme elle, lisez son message, et voyez plus bas quelles solutions sont envisageables.

« Bonjour,
Je prendrai quelques paroles pour vous transmettre une phrase que j’ai entendue.
Après cette catastrophe tragique, un garçon de Fukushima, 3 ans, se chausse un matin tout seul ! Sa mère le regarde avec un grand étonnement, car il n’a jamais lassé ses chaussures tout seul. Il est trop petit pour ça !
Il prend son sac avec une attitude décisive et il est prêt à partir.
La mère l’interroge : « Où vas-tu mon petit ? »
Alors il lui répond : « Je vais chercher le coupable de ce tremblement de terre ! »

Que penser de cette histoire ?
Je dirais qu'un enfant de 3 ans raisonne mieux que nous et il a du courage, de l’audace et de la spontanéité.
Il est direct pour chercher la solution.
Il n’hésite point.
Il n’a même pas l’idée de l’intérêt économique, politique, médiatique et scientifique.
Spontanément il sait ce qu’il doit faire !
Qu’est-ce qu’il comprend vite !
Droit à l’essentiel.
Ces enfants tout neufs sont sensibles, mais hélas aussi sensibles à la radioactivité !

Ces enfants ne sont absolument pas coupables dans ces catastrophes humaines et ce sont eux qui prennent 10 voire même 20 fois plus de risques.
C’est vraiment injuste !
Ils respirent l’air à des niveaux de radiation extrêmement élevés en ce moment même !
En attendant des discussions politiques, économiques et administratives de toutes sortes de la part des adultes, ils vivent ces risques sans le savoir.
Ils ne crient pas pour leurs risques de cancers où malformations !

Qu’est ce qui est le plus important maintenant ?
Question de la Vie, vie de l’humain. S’il n’y a pas de respect pour la vie, nos vies, c’est évidemment que nos vies ne peuvent pas continuer.

Le problème le plus grave c’est que ces enfants vivent dans une zone de niveaux de radioactivité identique à celle de la zone interdite de Tchernobyl.

J’ai de l’espoir pour ces enfants, ces enfants de la catastrophe qui sont en train de grandir avec leur cœur plein d’eau !
Alors je cherche ce que je peux faire pour eux.

J’ai entendu, d’après l’expérience de Tchernobyl, si l’enfant peut quitter ne serait-ce qu’un mois des vacances de cette radiation, sa vitalité revient. »
 
 

Pour répondre à sa question, il se trouve que c’est vrai : des enfants vivant dans les régions contaminées de Tchernobyl sont accueillis chaque année en France par des familles d’accueil bénévoles. Et ces enfants en profitent pour retrouver de la vitalité et se décontaminer en mangeant de la nourriture saine (1).
 
Pour ce qui concerne les enfants japonais, il n’existe pas encore, à ma connaissance, d’association constituée, mais des personnes se sont spontanément portées volontaires pour faciliter les rencontres et les échanges.
 
L’une d’elle s’appelle Gérard Mannig, et je reproduis ici intégralement le message qu’il m’a transmis. Vous pouvez également consulter son blog.
 
Recherche familles d'accueil

Vous ne pouvez qu'être sensible au drame qui se déroule sous nos yeux au Japon. Notez que nous ne disons pas "Fukushima" mais bien "Japon" tant les limites géographiques de l'indicible reculent d'heure en heure. Mais cela, ce n'est évidemment pas les médias officiels qui nous l'enseignent.

Que vous souhaitiez participer à ce projet humanitaire ou non, merci de faire suivre ce courrier à qui vous jugez bon. Si vous avez en tête des destinataires souhaitables de ce courrier qui doivent être portés à notre connaissance,
contactez-nous!

L'heure est à l'action. La seule action concrète que nous puissions valablement faire, dans la mesure de nos possibilités, est d'organiser l'hébergement des Japonais qui nous en feraient la demande. Pour cela, il nous faudra, naturellement, des familles d'accueil. Quel que soit le pays.

L'urgence du moment est donc de faire appel aux bonnes volontés.
Nous demandons donc aux familles volontaires de se signaler à nous dès que possible.

Si vous voulez prêter votre toit:
et si vous voulez simplement déposer une offre d'hébergement
- envoyer votre offre à hebergements_Japon_2011@yahoogroupes.fr
si vous ne voulez qu'examiner les offres d'hébergement
Il existe un moteur de recherche depuis
et si vous souhaitez recevoir automatiquement toutes les offres/demandes d'hébergement par Mail :
- allez sur
et cliquez sur le bouton bleu intitulé " Rejoindre ce groupe"
- ou envoyez un mail vide à
hebergements_Japon_2011-subscribe@yahoogroupes.fr

Vous recevrez en retour la charte de ce groupe (règles d'auto-discipline) et quelques conseils d'écriture.

IMPORTANT :
Naturellement, il vous est possible de quitter ce groupe tout aussi facilement que vous y êtes entré(e). Voir
http://fr.groups.yahoo.com/group/hebergements_Japon_2011/


Vous n'avez aucune possibilité d'hébergement ?
Si vous pensez pouvoir aider d'une quelconque manière — je dis bien : quelconque — à la réalisation de ce projet, merci de nous contacter. Je pense prioritairement à des interprètes/traducteurs EN-JA ou FR-JA, bien sûr, mais il y aura tant à faire... Ce peut être (deux exemples parmi tant d'autres) aider à la recherche d'une salle de réception pour organiser une rencontre festive entre réfugiés (seuls et leurs hôtes) ou pratiquer du voiturage pour les véhiculer.

CONTACT
Autrement, nous sommes joignables:
- sur Skype : okinawa761
- sur MSN :gerard.mannig@hotmail.com (ne rien envoyer par mail à cette adresse)

Merci à l'avance de tout ce que vous ferez, même si cela se réduit à un échange d'emails ! Les petits ruisseaux...

 
Une autre personne se propose d’aider à l’accueil de Japonais en France, il s’agit de Philippe Denis, que vous pouvez contacter par mail (philippe.denis38 (a) wanadoo.fr) ou par téléphone (04 73 97 57 72).
Voici une copie de l’article qui lui a été consacré dans le site radioscoop :
 auvergnat-article-radioscoop.jpg

Par ailleurs, un autre site permet de s’inscrire sur une liste pour se proposer comme famille d’accueil, "Couchsurfing" :
 
Enfin, au Japon, des mères se sont organisées afin de sauver les enfants des radiations. Elles ont créé un site portail pour aider les parents qui souhaitent réduire les risques de contamination de leurs enfants. Ce site est en anglais ou en japonais, mais allez le visiter avec une traduction automatique, il vous donnera beaucoup d’informations sur ce que vivent les Japonais au jour d’aujourd’hui.
Les responsables de l’association « Moms to Save Children from Radiation » (MSCR) sont Hideko Wada, Yumiko Iijima, Yoshimi Takizawa et Makiko Ohgiya. Elles ont besoin de votre soutien. Vous pouvez les contacter en langue anglaise à cette adresse :
Le site du MSCR : http://mscr2011.jugem.jp/?eid=6
 
 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 17:43

nucleaire-tueUne action de protestation et de sensibilisation aura lieu lors du meeting Areva du 8 juillet prochain au stade de France, afin de dénoncer le financement de l’athlétisme français par AREVA, grand champion de la pollution radioactive. Le rendez-vous est fixé à 15h au bar La Rotonde, 2 place de la République 93400 Saint Ouen (Métro : Mairie de St Ouen). (1)

 

 

 

Halte au sponsoring d’AREVA

Alors que le réacteur n°3 de la centrale du Fukushima Daiichi, qui contenait du MOX (combustible à base d’uranium et de plutonium) produit par AREVA, se trouve toujours dans une situation alarmante et que plusieurs accidents nucléaires majeurs sont toujours en cours, l’entreprise poursuit son partenariat contre-nature avec la Fédération Française d’Athlétisme. Cette année encore, elle finance le meeting AREVA, aux frais du contribuable (2). Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce le financement de l’athlétisme français par AREVA, et le partenariat qui lie la Fédération Française d’Athlétisme (FFA) et l’industriel, grand champion de la pollution radioactive. Partenariat par lequel AREVA tente de banaliser l’industrie nucléaire française.

 

areva-ce-qui-devait-arriver.jpgUn message tronqué et mensonger

AREVA justifie ce financement en se targuant de valeurs communes entre l’athlétisme et l’industrie nucléaire : « progrès continu, excellence, (…), enthousiasme, énergie ». Une éthique que le leader du nucléaire s’approprie un peu vite. AREVA déclare en outre s’attacher à ne financer que des sports non émetteurs de gaz à effet de serre, tels la voile ou l’athlétisme. AREVA en grand champion de la lutte contre le changement climatique ? On n’ose y croire.

En agissant de la sorte, l’industriel profite honteusement de l’image positive du sport : il faut rappeler qu’AREVA est responsable de contaminations irréversibles de l’homme et de son environnement, contaminations soigneusement passées sous silence. Plus soucieux de sa rentabilité que de santé publique, AREVA cherche à exporter à tout prix son EPR, alors même que les experts soulignent les différents défauts de sûreté et de sécurité. Et contrairement à ce qu’AREVA se plaît à clamer, l’industrie nucléaire génère une grande quantité de CO2 et est bien loin de son image « propre ». L’entreprise exploite des mines d’uranium au Niger, au mépris des populations locales et dans des conditions sanitaires insupportables. Il est donc bien difficile de trouver des valeurs similaires entre les activités d’AREVA et l’athlétisme.

 

ils se mox de nousUn sponsoring aux frais des Français

L’Etat français étant actionnaire à 93% de l’entreprise, les contribuables français financent donc directement cette campagne massive de désinformation : 20 millions d’euros rien que pour le budget du spot publicitaire !

Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce cette gigantesque opération de désinformation aux frais du contribuable qui entache fortement l’image de l’athlétisme, et presse les dirigeants de la FFA à rompre tout lien avec AREVA.

 

 

 

(1) Sur place, les militants du réseau Sortir du nucléaire vous expliqueront la marche à suivre et vous distribueront du matériel. Ils ont besoin de vous pour être suffisamment nombreux pour informer les spectateurs et dénoncer ce partenariat scandaleux.

Contacts et informations : 
François Mativet : 0603922013 - lapining (a) free.fr 
Laura Hameaux : 0685230511 - laura.hameaux (a) sortirdunucleaire.fr

 

 (2) EDF a confirmé en juillet 2010 un retard de deux ans dans la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville. L’entrée en service commercial de ce réacteur n’aura pas lieu avant 2014. Ce retard s’accompagne d’un surcoût d’au moins 2 milliards d’euros. L’EPR français coûtera donc au bas mot 5 milliards, au lieu des 3,3 milliards annoncés initialement. Par ailleurs, l’EPR en construction en Finlande accuse plus de 44 mois de retard pour un surcoût de 3 milliards, soit un doublement du coût prévu au départ. Au total, ce sont donc déjà 5 milliards d’euros de surcoût qui seront à la charge des contribuables français.

 

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« Sans le web, mémoire vive de notre monde, sans ces citoyens qui n’attendent pas des anniversaires, de tristes anniversaires, pour se préoccuper du sort des réfugiés de Fukushima, eh bien le message poignant de Monsieur Idogawa (maire de Futuba) n’aurait strictement aucun écho. » (Guy Birenbaum, Europe 1, 1er mars 2013)

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Frankushima : un essai graphique sur la catastrophe de Fukushima et le risque nucléaire en France. Site dédié : frankushima.com

 

Un livre essentiel sur les conséquences de Tchernobyl

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Un livret pour tout apprendre sur le nucléaire !

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