1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 18:44
Ce billet s'intitulait à l'origine "Incendie à la centrale de Fukushima Daiichi ?" car il s'agissait bien d'une question à la date du 1er décembre.
Le titre a été changé le 4 décembre pour éliminer des inquiétudes qui ne sont plus fondées.
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1er décembre 2011
 
8h45 : Des lueurs changeantes et colorées suggérant un feu sont actuellement visibles entre les unités 3 et 4 à la centrale de Fukushima Daiichi.
 
On peut voir cet évènement en direct sur la webcam TBS/JNN :
 
 
 

 
 
La webcam Tepco, qui a un autre angle, ne permet pas de voir ces lumières, et on ne distingue pas de fumée.
 
 
 
A suivre de près. Je complèterai cette page dès que j’aurai plus d’informations.
 
 
   
 
 
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23h00 - Mise à jour -
Le phénomène a persisté jusqu’à environ 22h00.
Il ne pouvait pas s’agir d’un feu de pétrole car il y aurait eu de la fumée noire.
 
Voici l’emplacement exact de l’évènement sur une image nette de la webcam TBS enregistrée antérieurement :
 
emplacement
 
 
Il y a quelques jours, un internaute avait déjà remarqué au même endroit une lueur verte dont voici le cliché :
 
green flash
(source)
 
 
Instantané de la webcam TBS vers 21h00 : lumière jaune-orangée
 
jaune
 
 
Instantané de la webcam TBS vers 21h00 : lumière verte
 
vert
 
 
L’image est redevenue nette à 21h50. A l’emplacement de la lumière, on voit encore une lueur rouge à 22h10 :
 
emplacement net 22h10 entouré
 
Selon Simply Info, l’hypothèse la plus vraisemblable serait celle d’un feu d’hydrogène contrôlé, pour éviter une explosion. En effet, cela fait plusieurs semaines que Tepco combat la présence d’hydrogène en injectant de l’azote. Peut-être ont-ils trouvé une solution pour se débarrasser de ce gaz explosif.
Autre hypothèse rencontrée dans les commentaires d’Enenews : des feux de véhicule d’urgence.
 
Caractéristiques des lueurs :
- couleurs : jaune, orange et vert
Informations sur les couleurs des flammes : si les gaz incandescents sont riches en particules carbonées, la couleur d’une flamme est jaune et brillante, comme celle d’une bougie. La couleur peut être aussi une indication de l’intensité énergétique des réactions physicochimiques, donc de la température des flammes. Plus la température est élevée, plus la couleur de la flamme est froide. La chaleur peut aussi exciter les électrons des composés métalliques présents dans les flammes. Ils restituent alors l’énergie sous forme d’émission lumineuse spécifique. La présence de chlorure de sodium donne une couleur jaune aux flammes, le chlorure de calcium produit de l’orange, le sulfate de cuivre, l’acide borique, le nitrate de baryum produisent du vert, le cuivre, le zinc et l’acétate de potassium produisent du bleu. Mais ces indications sont insuffisantes pour déterminer ce qui brûlait.
 
Exemple d’une flamme d’hydrogène-oxygène : elle n’est visible que quand elle est exposée à l’air.
.
 
Explications d’Arnie Gundersen sur l’hydrogène de Fukushima
.
 
 
- taille de la flamme supposée :
Si l’on se réfère aux dimensions des bâtiments, la flamme supposée avait une taille d’une dizaine de mètres. Elle semblait former une boule par moment, mais c’est sans doute une déformation de l’image due à son floutage.
 
- emplacement :
Le phénomène lumineux observé semble se situer à proximité du bâtiment réacteur n°3, sur son côté sud. Mais en réalité, la caméra est tellement éloignée qu’il est possible que ce que nous voyons soit situé sur un autre plan que celui des réacteurs. En effet, l’évènement a pu se produire sur une infinité de points situés sur une ligne partant de l’espace #3-#4 et la colline du premier plan. Sur cet axe se trouve un autre bâtiment très important : la piscine commune de combustible usé (en savoir plus sur cette piscine).
 
- durée :
L’évènement a été signalé le 1er décembre 2011 à partir de 16h (ou 10h ET) et a duré environ 6 heures.
 
- trafic dans les webcams :
Durant cet évènement, la webcam Tepco a été débranchée un moment. Par ailleurs, la webcam TBS/JNN est restée floue. Quand la lumière s’est estompée, la netteté est revenue.
Tepco maîtrise donc toujours la communication, à sa manière.
 
    
 
     
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2 décembre 2011 - Mise à jour -
 
9h30 : Le point incriminé est toujours lumineux.
Une couleur verte constante, comme les jours précédents.
 
En revanche, autre élément lumineux ce matin en plus : une lumière rouge clignotante sur une grue près du réacteur n°1. Alerte en cours ?
 
(Remarque : la lumière de la grue est rouge sur la webcam Tepco et jaune sur celle de TBS.)
 
2declumiere-rouge-sur-grue.jpg
 
2dec2lumierestepco.jpg
 
 
 
 
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2 décembre 2011 - Mise à jour -
 
12h00
 
 
 
Depuis 10h40, la caméra TBS n’offre plus qu’une image noire hyper pixellisée.
 
Hier, ils avaient flouté l’image, aujourd’hui on ne voit plus rien. Il est évident que quelque chose veut être caché. Est-ce en rapport avec la lumière clignotante rouge près du réacteur n°1, toujours en marche ?
 
 
 
Le phénomène lumineux d’hier a été enregistré par ichicax4. Si vous n’avez pas pu le voir en direct, le voici en différé :
 
 
 
           
 
 
 
       

A mon sens, la vidéo montre clairement quelque chose en train de brûler. (mise à jour du 4 décembre)

L'agrandissement permet même de "voir" de la fumée qui semble se diriger vers le nord-ouest.
 
ichicax4 nous montre aussi les flashs qui ont précédé l’évènement et expose son interprétation (commentaires en anglais, sous-titrés en français, merci Kna !). On y apprend entre autres que les gaines que l’on dit de zirconium qui entourent le combustible uranium, sont en fait constituées de zircaloy qui est un alliage de zirconium (95%), d'étain (2%), de niobium, de fer, de chrome, de nickel et quelques autres métaux, qui lui sont ajoutés pour améliorer ses propriétés mécaniques et de résistance à la corrosion. Très sensible à l’hydrogène, celui-ci le fragilise.
 
 
 
Très difficile d’interpréter ces informations pour l’heure…
 
 
 
     
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20h00
La webcam Tepco a été coupée vers 19h00. Nous n'avons plus d'image en direct de la centrale
 
      

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3 décembre 2011 - Mise à jour -

11h00

 

Les images des webcams sont revenues ce matin.

L’image Tepco montre toujours une lumière rouge clignotante sur une grue près du n°1.

L’image TBS/JNN montre toujours une lumière blanche au centre et verte en bordure, au même endroit que les jours précédents.

 

Toutefois, le plan de la webcam TBS/JNN a été recadré et ne montre plus la lumière rouge de la grue. La raison pourrait être que cette image révélait une différence très nette de couleurs entre les deux caméras. La lumière de la grue apparaissait comme jaune-orange sur la webcam TBS/JNN, donc saturée en jaune. Dans ce cas, la couleur verte du point « chaud » devrait peut-être être corrigée en bleu. La couleur bleue, dans le cadre d’une piscine de combustible, serait tout à fait normale. Ce qui est anormal est que l’on voie cette couleur très vive à l’extérieur, et que personne n'en donne d'explication !

 

377540_10150503569373245_619858244_10480031_905773014_n.jpg

Très bon cliché de Duke Thehazard

 

3decpointvert.jpg

image TBS/JNN de ce matin

 

 

 

 

 

 

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4 décembre 2011 - Mise à jour -

 

15h00

 

 

 

Etant donné que l’on ne constate pas de fumée visible durant la journée et que la radioactivité ambiante n’augmente pas, il est probable que l’évènement lumineux du 1er décembre ne soit ni un incendie, ni un feu volontaire.

 

 

 

Alors comment expliquer ce phénomène ? Selon la Tribune de Genève, qui s’appuie sur « certaines sources japonaises », ces lumières seraient dues à l’installation d’un nouvel éclairage.

 

 

 

D’après Etienne Servant (Fukushima informations), la partie du spectre visible latéralement sur un projecteur haute luminosité peut osciller entre l'orangé et le vert, ce qui pourrait expliquer le phénomène observé ces derniers temps avec le téléobjectif 500 mm de TBS /JNN : le mouvement du projecteur et de la caméra simultané pourrait produire l'effet visible. Compte tenu de la distance, de la brume, du mouvement simultané de la caméra et du projecteur, ces éclats lumineux peuvent accentuer le phénomène.

 

 

 

En effet, la caméra TBS/JNN est située à environ 2,5 km de la centrale, et l’image que l’on perçoit est forcément déformée par les mouvements de l’air et les mouvements de l’objectif dus au vent. L’absence d’image de cette webcam peut aussi s’expliquer par le passage de brumes qui opacifient l’atmosphère.

 

 

 

Si cette hypothèse n’est pas démentie, cet « évènement » démontre la capacité des hommes à imaginer ce qu’ils craignent. Les lacunes courantes des informations fournies par Tepco font que la surveillance extérieure de la centrale nucléaire la plus dangereuse au monde demande toujours un effort d’interprétation. Les effets lumineux perçus sur les webcams depuis le 11 mars ont d’ailleurs souvent conduit à des interprétations erronées.

 

 

 

Pour l’instant, la mise en place de nouveaux projecteurs dans la centrale paraît être une bonne hypothèse, car les nuits sont plus longues en hiver et les tâches de nettoyage et de déblaiement restent énormes, ce qui nécessite certainement de travailler avec des éclairages puissants.

 

 

4dec2011 lumière rouge agrandisseemnt - Copie

Lumière rouge-orangée remarquée par Robert au sud-est de l'unité 4.

 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:41
MSCRLes mères de Fukushima avaient alerté le monde dès le mois de juin : les enfants avaient des saignements de nez, des diarrhées, de la toux, des thyroïdes enflées, etc. Elles n’ont eu cesse d’informer et d’agir pour que tous les enfants soient évacués de la région de Fukushima. Encore dernièrement, elles se sont mobilisées à Tokyo pour sensibiliser la population, mais en vain pour l’instant. Pourtant, l’actualité semble leur donner raison. Un grand nombre d’informations convergentes indiquent que, suite à la catastrophe nucléaire, l’état général de la santé des Japonais vivant dans une vaste région correspondant au moins à 8% du Japon est en train de se dégrader.
 
 
Tweet d'un habitant d'Ibaraki : "Je travaille dans un hôpital d'Ibaraki. Il y a eu des patients avec des saignements de nez perpétuels en avril. Il y en a eu sans raison avec de la diarrhée et de la fièvre en juillet. Maintenant même les membres du personnel de l'hôpital souffrent de diarrhée sans raison...Ça commence à craindre." Tweet d'un habitant de Fukushima : "Mon ami vit à Iwakashi. Il vient finalement de commencer à avoir de l'hématurie (sang dans les urines, NdT). Mes petits enfants ont des saignements de nez. Ils ne peuvent évacuer parce qu'ils n'ont pas assez d'argent." (source)
 
Même si ces tweets n’ont aucune valeur statistique, ils se rencontrent de plus en plus souvent et sont à mettre en relation avec l’augmentation de certaines pathologies, visible sur ces graphiques mis en ligne par le gouvernement japonais : conjonctivites, pneumonies, et diverses autres maladies sont en nette augmentation en 2011.
 
Pneumoniespneumonie.jpg
Conjonctivites
conjonctivite-aigue.jpg
 
Maladies "Hand-foot-mouth"
 mains-pieds-bouche.jpg
 
 
On avait déjà remarqué chez les enfants de Fukushima que leur thyroïde avait été affectée. Un groupe de chercheurs, sous la direction du Professeur Satoshi Tashiro de l'Université de Hiroshima, avait contrôlé la glande thyroïde de 1149 enfants de la préfecture juste après l'accident, en mars, de la centrale nucléaire. De l'iode 131 avait été détecté chez environ la moitié des enfants. Les enfants, que l’on a affublés de dosimètres, semblent ainsi être devenus des sujets de recherche ! Chez les jeunes évacués, on avait aussi remarqué des dysfonctionnements de la glande thyroïde. Plus au sud, dans la préfecture de Gunma, 80% des patients atteints de problèmes thyroïdiens voient aujourd’hui leur état s’aggraver. Devant l'inquiétude et la pression des parents, une étude à grande échelle sur les problèmes de thyroïde a commencé le 10 octobre : 360 000 enfants de la région de Fukushima seront suivis de manière régulière tout au long de leur vie.
 
D’autres anomalies ont été remarquées pour ces enfants vivant en zone contaminée comme la perte de poids, le ralentissement ou l’arrêt de la croissance et même des attaques cardiaques, ce qui peut être mis en lien avec la grande toxicité du césium-137. L’ACRO, laboratoire français, a aussi fait des mises en garde à plusieurs reprises, à partir d’analyses effectuées sur l’urine des enfants de Fukushima : 100% des prélèvements révèlent la présence des césiums radioactifs. Ainsi, plus de 4 mois après les rejets massifs de radioactivité dans l’environnement, ils étaient toujours contaminés alors que leurs parents font des efforts pour limiter cette contamination interne. Il est fort probable que cela soit dû à la nourriture.
 
Et pourtant, cette nourriture contaminée, on la vante et on en fait la promotion pour ne pas laisser tomber la région de Fukushima et son économie agricole. Mais… un présentateur vedette de la télévision japonaise, Norikazu Otsuka, qui mangeait des produits irradiés devant les caméras « pour montrer leur innocuité », a dernièrement été diagnostiqué par son médecin comme ayant contracté une leucémie aiguë.
 

 
 
Un autre promoteur et consommateur des légumes de Fukushima, l’empereur du Japon lui-même, vient également d’être hospitalisé, ainsi que deux autres membres de sa famille. Akihito souffre d’une pneumonie, la princesse Aiko a contracté une Mycoplasma pneumoniae, et la princesse Masako serait victime de fièvre et de toux : ils ont tous les trois des symptômes communs. Or la pneumonie, nous l’avons vu, est une maladie qui augmente fortement au Japon cette année ; Takeo Nishioka, Président de la Chambre des conseillers de la Diète du Japon est d'ailleurs décédé d’une pneumonie le 5 novembre 2011 à l’âge de 75 ans. Même si les cas de l’empereur et de sa famille n’auront pas forcément la même issue, on peut s’interroger sur ces cas à répétition. En avril, on tentait d’expliquer l’augmentation des cas de pneumonies dans la région de Tohoku par l’ingestion d’eau de mer : au moins 11 personnes étaient mortes de la pneumonie et environ 150 avaient été hospitalisés dans la préfecture de Miyagi, le nombre de patients étant de cinq à six fois plus élevé que d’habitude. Mais aujourd’hui, comment expliquer cette augmentation ? Comme pour Tchernobyl, il est probable que les radionucléides, en contamination interne, provoquent ces maladies respiratoires.
 
Le problème, ce sont ces idiots qui se bousculent à la télévision pour faire croire aux gens que la situation n’est pas grave. Ainsi, d’après plusieurs scientifiques médiatisés, le plutonium ne serait pas si dangereux. La radioprotection pour tous n’est pas un concept avancé au Japon. Et la population, quand elle ne s’organise pas de manière autonome, en fait les frais. Une télévision alternative, OurPlanet-TV, informe de manière indépendante en diffusant des émissions sur le sujet même de la santé. Par exemple, en juillet dernier, l’émission ContAct a invité Mika Noro, présidente de l'association " Le pont pour Tchernobyl ", qui a partagé son expérience : s’étant rendue au Bélarus en 1993 (pays le plus touché par les retombées radioactives de Tchernobyl), elle a éclairé avec lucidité et compétences les symptômes cliniques chez les enfants de Fukushima. Après la catastrophe de Fukushima, Our Planet-TV a lancé une enquête pour savoir si les retombées radioactives avaient eu des effets sur la santé de la population. Suite à cet appel, ils ont été amenés à étudier plus de 500 cas. Cette enquête met ainsi en évidence que la radioactivité, même à faible dose, a des effets réels sur la santé, ce qui était déjà connu par ailleurs avec la reconnaissance de l’augmentation du risque de cancer.
 
Dans cette vidéo sous-titrée en français, on voit entre autres le Dr Masamichi Nishio, chef  du centre anti-cancéreux d’Hokkaïdo commenter le livre de Yablokov et Nesterenko et témoigner que la  CIPR (Commission  Internationale contre les rayonnements) a renoncé à étudier les effets des radiations internes car cela aurait gêné le développement de l’industrie nucléaire.

 
 
 
Dans les écoles le problème est identique. Dans le même esprit de se persuader que tout va bien dans le meilleur des mondes, on continue de fonctionner comme si de rien n’était. Par exemple, on demande aux enfants de nettoyer une piscine contaminée sans protection, ou on leur demande d’aller ramasser les feuilles d’automne sans précaution particulière alors que l’on sait parfaitement qu’elles sont contaminées au césium. Pire encore, on force les enfants à boire du lait contaminé. Et gare à celui qui ne veut pas. Le 29 septembre 2011, Akira Matsu du New Komeito (parti politique japonais NKP) est intervenue sur ce sujet devant les responsables gouvernementaux japonais et notamment Yoshihiko Noda, 1er Ministre, Osam Fujumina, chef de Cabinet du secrétariat et Yukio Edo, Ministre de l’industrie et de l’économie. Elle a dénoncé le cynisme et la barbarie du gouvernement envers les populations contaminées de la région de Fukushima.
 

 

Un autre grave problème qui se pose d’ores et déjà dans la région de Fukushima est la fuite du personnel médical depuis la catastrophe. C’est ainsi, les personnes les mieux informées des dangers sanitaires et qui ont les moyens de déménager s’en vont. Les autres restent, alors que de toute évidence il faudrait au moins évacuer les enfants, plus fragiles aux effets de la radioactivité. Le problème est immense mais il semble que l’on veuille à tout prix l’ignorer. 8 mois après la catastrophe, on ne pourra plus dire qu’on ne savait pas, ou qu’on n’a pas eu le temps de trouver des solutions pour évacuer la population.
 
La contamination est massive, le gouvernement le sait depuis les premiers jours de la catastrophe. Les premiers touchés ont été les sauveteurs qui ont opéré dans les régions dévastées par le tsunami, comme le relate ce témoignage : l'un d'entre eux qui était intervenu dans les zones sinistrées d’Iwate et Fukushima est décédé le 26 octobre 2011 d’une défaillance de la fonction rénale, trois mois après avoir appris que lui et les membres de son équipe avaient subi une contamination interne par les radionucléides. La personne qui témoigne assistait à une conférence de de Taro Yamada lors du ''Forum National des cantines scolaires'' qui s'est tenu le 6 novembre 2011 dans la ville de Sapporo. Sa déclaration a été enregistrée dans la vidéo ci-dessous (sous-titrages en français). Mais pour une personne qui parle, combien se taisent ? Quel est l’état de santé des autres membres de son équipe ?
 

 
 
 
Les personnes les plus touchées sont évidemment les « liquidateurs », ces ouvriers de la centrale de Fukushima Daiichi qui reçoivent des doses « héroïques ». Malgré l’assurance de Tepco qui affirme qu’il n’y a pas de décès liés aux travaux de décontamination et de maintenance de ce qui reste de la centrale, on constate un fort taux de mortalité pour les ouvriers de la centrale, ce qui est en contradiction avec l’espérance de vie des Japonais qui est la plus élevée au monde. En l’espace de 5 mois, 4 employés sont morts de façon anormale et rapide : le 12 mai 2011, un sexagénaire employé par la sous-traitance s’est senti mal et est décédé 2 jours plus tard. Le 16 août 2011, un employé de la centrale nucléaire est mort d’une leucémie foudroyante. Il avait travaillé pour Tepco durant une semaine, affecté à la surveillance de points chauds. Le 6 octobre 2011, un autre travailleur employé à la centrale est décédé subitement. Enfin, dernier en date, le 11 octobre 2011, un employé d'une cinquantaine d'années est mort brusquement alors qu'il se rendait à son lieu de travail, la centrale de Fukushima Daiichi.
A ces décès, il faut ajouter tous ceux dont on ne parle pas : de nombreuses personnes, employées par la sous-traitance, ont disparu ainsi des décomptes de Tepco. L’agence de sûreté nucléaire, on se souvient, avait épinglé l’entreprise en juin car celle-ci avait « égaré » des listes d’employés vacataires qui étaient intervenus sur le site, empêchant tout suivi médical de 69 personnes contaminées.
 
Il n’en a pas fallu plus pour que des rumeurs circulent sur internet sur le décès effectif de ces ouvriers intérimaires, information impossible à vérifier à ce jour bien qu’un journaliste du Shukan Asahi, M. Imanishi, ait entendu que des ambulances arrivaient 10 fois par jour à la centrale. A qui étaient destinées ces ambulances, et pourquoi ni les employés de Tepco, ni les ouvriers hospitalisés, ni les médecins n’ont-ils le droit de parler ? Il est évident que si un jour un journaliste arrivait à prouver ce genre d’information, l’image du nucléaire serait ternie à jamais et anéantirait tous les efforts du lobby nucléaire pour cacher la vérité. Il est incroyable que la catastrophe de Tchernobyl n’ait d’ailleurs pas eu plus d’impact sur l’énergie nucléaire dans le monde. La raison en est que l’OMS, qui était la plus à même de prendre des mesures de protection des populations, s’est tue. Condamnée au silence par un vieil accord avec l’AIEA, elle est devenue une institution criminelle, laissant tomber malade les gens vivant dans les territoires contaminés, et niant les effets des faibles doses sur la santé humaine.
 
Il faut en effet savoir que Tchernobyl a généré un million de victimes, comme le rappelle Janette Sherman, biologiste américaine et spécialiste en toxicologie. Dans la vidéo ci-dessous, elle présente le livre déjà cité « Chernobyl. Consequences of the catastrophe for people and environnement » d'A. Yablokov et de V. et A. Nesterenko, édité en 2009 par  l'Académie des Sciences de New York avec plus de 5000 références scientifiques (et bientôt édité en français).
Les auteurs de ce livre estiment à 985 000 le nombre de décès survenus à cause de Tchernobyl dans le monde entier entre 1986 et 2004, chiffre qui a encore augmenté depuis cette date. Janette Sherman dénonce également l'accord entre l'OMS et l'AIEA, signé en 1959. L'OMS est théoriquement garante de la santé des populations dans le monde et fait autorité auprès des États membres. Elle devrait, conformément à sa Constitution, être indépendante de tout intérêt commercial. Pourtant le 28 mai 1959, elle a signé avec l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) un accord par lequel aucune de ces deux agences de l'ONU ne peut prendre de position publique qui puisse nuire aux intérêts de l'autre (accord référencé WHA 12-40). Or, l'AIEA a été constituée en 1957 pour faire la promotion du nucléaire civil...

Cet interview a été réalisé le 6 mars 2011 soit 5 jours avant la catastrophe de Fukushima. (Sous-titrage en français)

 
 
 
Il faut aussi voir pour être complet la conférence de presse donnée par le Dr. Helen Caldicott, physicienne australienne, auteure et avocate anti-nucléaire qui a fondé plusieurs associations qui luttent contre l'utilisation de l'énergie nucléaire, de l'uranium appauvri pour des munitions, et des armes nucléaires en général. La conférence s’est tenue à Montréal, au Canada, le 18 mars, une semaine seulement après la catastrophe nucléaire.

Fukushima est bien pire que Tchernobyl

 


Il est certain que la situation ne va pas s’améliorer au Japon, l'expérience de Tchernobyl le démontre. Le fait de laisser vivre des millions de personnes dans un environnement contaminé apportera son lot de problèmes et de souffrances. Une grande sagesse a fait fuir de cette zone dangereuse beaucoup de femmes enceintes, protégeant leurs futurs enfants des radiations. Mais qu’en est-il de celles qui sont restées ? Que doit-on déduire du non-dit du milieu médical, relevé par Keiko Ichikawa ? Si les médecins japonais cachent les malformations et les enfants mort-nés, comment de réelles statistiques pourront-elles être établies ? On connaît déjà les dégâts épouvantables causés par l’uranium appauvri dus aux bombardements lors de la guerre en Irak, et on imagine avec effroi l’avenir des populations japonaises soumises à de fortes contaminations. La santé est un sujet difficile à aborder, le lobby nucléaire est très puissant dans le monde entier et cherchera à minimiser toutes les mauvaises nouvelles. Mais la santé n’a pas de prix et chacun doit se battre pour la conserver. Amis lecteurs, ce sujet est très grave, soyez vigilants et dénoncez toute désinformation, partout où vous le pouvez !
 
 
 
Complément d'information sur ce sujet par un médecin pédiatre :
 
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Merci à Etienne Servant pour ses infos en continu sur Fukushima Informations, à Kibo-promesse pour ses articles de qualité, à Véronique Ratel, de IndependentWHO pour l’aide apportée à la collecte des sources, à Jeep pour ses traductions sur aweb2u, à Hélios pour ses traductions sur Bistro bar blog et à Kna60 pour la mise en ligne de nombreuses vidéos sous-titrées en français ! Sans toutes ces personnes bénévoles à la recherche de la vérité, cet article n’aurait pu voir le jour.
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Rappel : la seule solution envisageable pour éviter une catastrophe sanitaire est d’évacuer les zones contaminées !
 

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 17:16
La catastrophe de Fukushima inspire de nombreux artistes à travers le monde. Voici quelques chansons qui sillonnent le web, rappelant à chaque fois les dangers générés par l’énergie nucléaire (page mise à jour régulièrement).
 
誰にも見えない、匂いもない 2011
(Invisible et inodore pour tous 2011)
interprétée par En Rankin Taxi & Dub Band Aïnous 
(Paroles & Musique: Taxi Rankin)

 
 
Fukushima Mama
Radio Free Earth (Joshua Wachtel & Rob Sunderland)
adapted from "Fujiyama Mama" by Earl Burrows

 
 
Kochemar
d’Irina et Igor

 
 
Kayak à Fukushima
par la Parisienne libérée
 
 
Plus d’info sur la musique japonaise dans cet article :
 
« Fukushima, l’avis d’artistes »
Par Michel Temman, envoyé spécial à Gifu et Tokyo (Next-Libération)
 
« Chanteurs, DJ ou écrivains, ils se font l’écho de la contestation antinucléaire et, de festivals en manifs, brisent l’omerta qui règne au Japon.
En train, en car, en voiture, à moto, à vélo, à pied, sac à dos et matériel de camping sous le bras, c’est tout une jeunesse japonaise bariolée, tifs déteints, l’âme nomade, qui accourt par bandes chaque été au Starlight Reggae Festa, le plus grand festival reggae du Japon, à 100 kilomètres au nord-est de Kyoto, dans les beaux méandres montagneux et campagnes vallonnées de Gifu. L’édition 2011 n’a pas dérogé à la tradition, attirant 20 000 personnes. Mais elle a eu un goût amer, celui des retombées de la catastrophe de Fukushima et d’une contestation antinucléaire qui ne cesse de s’amplifier avec le soutien actif d’artistes, d’écrivains, de musiciens. Un phénomène sans précédent. »
(…)
 
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Autres chansons sur la toile (mise à jour régulière)
 
L'écolière de Fukushima
 
 
Allons travailler pour TEPCo !
 
Cette chanson est un véritable pied-de-nez à l'industrie nucléaire japonaise. Les auteurs reprennent les propos rassurants de la Compagnie d'électricité de Tôkyô (Tepco) pour en faire des paroles ironiques. Ils invitent notamment ceux qui font la promotion du nucléaire à aller travailler dans un réacteur. Le titre signifie "Allons travailler pour Tepco!" (東電に入ろう, tôden ni hairô). Il s'agit là d'un jeu de mot car la prononciation peut également siginifier "Abolissons les réacteurs en renversant Tepco" (倒電に廃炉). Cette chanson est une reprise de "Andorra" du chanteur de folk Pete Seeger. (source : Le Japon à l’envers)
 
Paroles :
 
Y-a-t'il des volontaires dans le public,
pour aller travailler pour Tepco?
Est-ce que quelqu'un veut faire sa fortune?
Car Tepco est à la recherche de personnes compétentes
 
Refrain :
          Allons travailler pour Tepco, Tepco, Tepco,
          Travailler pour Tepco, c'est le paradis sur terre
          Que tous les meilleurs hommes rentrent à Tepco
          Et tombent comme des feuilles, morts
 
S'il y en a qui veulent avoir le frisson
Ils peuvent venir quand ils veulent chez Tepco
On a tout ce qu'il faut, de l'uranium, du plutonium,
Se faire employer comme sous-traitant, c'est tranquille!
 
Tous ceux qui font la promotion du nucléaire
Venez s'il-vous-plait sous le cœur d'un réacteur
Cela ne vous fera rien de mal dans l'immédiat,
Prenez une douche et c'est tranquille!
 
Le nucléaire est une énergie propre
Le plutonium, ça fait pas si peur que ça
Après tout, pour réduire sa radioactivité de moitié,
Cela ne prendra que 24 000 ans
 
Pour soutenir les besoins d'énergie du Japon
On doit dépendre du nucléaire
Il est inévitable qu'il y ait quelques irradiations
Gargarisez-vous d'un bain de bouche et tout sera tranquille!
 
Rassemblez tous les déchets nucléaires
Mettez-les dans des fûts, ça ira
Faites-les refroidir dans une piscine de Rokkasho-mura
Il ne reste plus qu'à attendre seulement 300 ans
 
L'eau fuit de partout, mais gardez votre sang froid
De la fumée sort, mais ne paniquez pas
Le toit s'est envolé, mais tout va bien,
On va refroidir tout ça avec de l'eau de mer!
 
Il n'y a pas vraiment de danger dans l'immédiat
Mais jetez quand même votre lait et vos légumes
Le grand homme du gouvernement nous l'a dit,
Nous paierons les indemnisations avec vos impôts!
 
Les compteurs Geiger sont en rupture de stocks
Vous n'avez pas besoin d'en possédez un
Nous publierons les niveaux de radiation
Seuls ceux qui nous croient seront sauvés!
 
(traduction : Mathieu Gaulène)
 
 
"It Was A Big Lie All Along"  by Kazuyoshi Saito
(斉藤和義) / 歌えなくもない英詞付き
 
 
This is a self-parody of a hit song in 2010 "I Loved You All Along" (Zutto Suki Datta) by a singer-songwriter Kazuyoshi Saito. The original Japanese title of this self-parody is "Zutto Uso Datta".
 
[Full translation (subject to revision)] :

Just take a walk
around this country
There're nuclear plants
total fifty-four

All the textbooks
CMs on TV
Said they're safe
forevermore

Now it turns out
that they had duped us
And their excuse:
"Beyond their assumptions"

The good old sky
stays the same
But now we find
black tickling rain

It was a big lie all along
But now it's come to light after all
Really a big lie all along
"Please be assured nuke power is so safe"

It was a big lie all along
I truly miss safe spinach and all
Really a big lie all along
They must have known for sure how it would be

No one can stop this radiation from flying around in the wind
How many people have to get it till they finally face reality?
This nation's government

I hear you got out
out of this town
Have you yet found
good water to drink?

Why don't you tell me?
No, never mind
Nowhere to flee
No place I can find

(interlude)

It was a big shit all along
All those electric companies
Not only TEPCO, but each of them
We've no illusion about them any more

It was a big shit all along
But still they wanna keep going on
Really a big shit all along
I feel I gotta do something about it

It was a big lie all along

Really a big shit all along

[Original Japanese lyrics]

「ずっと嘘だった」斉藤和義


この国を歩けば 原発が54
教科書もCMも言ってたよ、「安全です」


俺たちを騙して、言い訳は「想定外」
懐かしいあの空 くすぐったい黒い雨


ずっとウソだったんだぜ やっぱばれてしまったな
ほんとウソだったんだぜ 「原子力は安全です」


ずっとウソだったんだぜ ほうれん草食いてえな
ほんとウソだったんだぜ 気づいてたろこの事態


風に舞う放射能はもう止められない
何人が被爆すれば気がついてくれるの 
この国の政府


この街を離れて うまい水見つけたかい
教えてよ やっぱいいや もうどこも逃げ場はない


ずっとクソだったんだぜ 東電も北電も
中電も九電も もう夢ばかり見てないけど


ずっとクソだったんだぜ それでも続ける気だ
ほんとクソだったんだぜ 何かがしたいこの気持ち


ずっとウソだったんだぜ

ほんとクソだったんだぜ
 
 
 
     

"La voix de la ville sinistrée"

 

par Yushi Saito

 

Sur la scène du Sonic Club d'Iwaki, Yushi s'apprête à interpréter un morceau qu'il n'a pas joué depuis longtemps.

 

« Franchement, j'ai beaucoup hesité à jouer cette chanson ce soir, mais le patron du Sonic m'y a encouragé… ça s'appelle “ la voix de la ville sinistrée ”, écoutez-la bien ! »

 

Yushi prend sa guitare et entame les premiers accords de blues.

 

« La ville où je suis né a été complètement irradiée. La maison du gars là-bas a été emportée par le tsunami, les cerisiers en fleurs que nous regardions ensemble, la mer où nous jouions tous les deux, tout, tout, tout a été contaminé. »

 

Yushi Saito est un « furita », un intérimaire qui cumule differents boulots saisonniers : conducteur de poids lourd, confectionneur de crêpes « okonomiyaki » dans les festivals traditionnels, et travailleur nucléaire à Fukushima Dai-ichi depuis 8 ans.

 

« Quand il y a eu le séisme, je ne travaillais pas à la centrale. J'ai évacué ma famille à Iwaki et ensuite j'ai écrit deux chansons qui critiquaient Tepco. J'étais fou de rage. »

 

Depuis, cinq mois se sont écoulés et Yushi a changé les paroles de ces morceaux. Mais « la voix de la ville sinistrée » reste toujours virulente. Ce jeune ouvrier du nucléaire pourrait passer pour un héros à l'étranger, mais au Japon il n'est pas une exception. Ces derniers mois, il souffre de troubles à la prostate et au niveau de l'œsophage, mais choisit de ne pas en parler même s'il est suivi médicalement.

 

Sur la scène du Sonic Club, Yushi chante à plein poumons. Des chansons sur sa vie d'intérimaire, sur l'amour et sur l'accident nucléaire.

 

« Nous ne pouvons plus faire confiance au gouvernement. Alors il faut croire en soi et agir en conséquence. Ainsi quoiqu'il arrive, on n'aura pas de regrets. »

 

(source article complet :

 

http://blogs.rue89.com/alissa-descotes-toyosaki/2012/02/23/les-travailleurs-du-nucleaire-agresseurs-mais-aussi-victimes-d-0)

 

.

 
« On me dit que c'est à cause du stress et du manque de sommeil. De toute façon, personne ne peut savoir ce qu'il adviendra dans 10 ou 20 ans. Si je commence à y penser, c'est un problème sans fin. Alors je préfère essayer de vivre comme avant. Et chanter ».
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Everybody's Doin' the Fukushima

 
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Fukushima (demo)

Fukushima it's like a bad dreama the cracks are beginning to show media blackout, hiding the fallout the criminal conspiracy grows Acute radiation, jet stream migration headed for the U.S. of A politicians went all-out, authorities stalled-out the cover-up was well underway Radiation warning? That sounds alarming tell them everything is O.K. multiple meltdowns? FEMA told to stand-down crush anyone in our way An army of liars to hide the nuclear fires yes we own everyone on TV online resistance is rendered defenseless by our cyber security teams Fukushima it's like a bad dreama the melting fuel rods will flow fallout is global, more than Chernobyl so the criminal conspiracy grows As life fades away, what can we say except that mankind never learns repeating the cycle, reliving our downfall until the whole world is burned

 

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La catastrophe de Fukushima a inspiré une très belle chanson à Zedvan.

La centrale nucléaire détruite de Fukushima-Daiichi vomit ses radiations dans la terre du Japon et l'océan Pacifique. On en parle un peu aux anniversaires, et puis après, plus rien...

Chanteur français, citoyen du monde, Zedvan ne se résout pas à ce silence.
Pas plus qu'aux pertes irrémédiables que l'industrie nucléaire inflige et risque encore d'infliger à la planète et à l'humanité.

Le 13 avril 2011, au lendemain de l'annonce par le gouvernement japonais de l'évacuation d'Iitate (Province de Soma, District de Fukushima), Fumio Okubo, le doyen du village, âgé de 102 ans, a préféré se suicider plutôt que de quitter sa maison.

"Fukushima, chanson du doyen d'Iitate", tente de donner la parole à cet homme.

Une version sous-titrée en anglais (http://youtu.be/lFG9CxPXK_E) et une en japonais (http://youtu.be/2pLs9BvTKMA) sont également disponibles.
D'autres traductions suivront, très bientôt : ce que le Japon a perdu, nous l'avons tous perdu.

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Human ERROR

Le groupe japonais Frying Dutchman a été scandalisé par le comportement du gouvernement japonais face à la catastrophe nucléaire de Fukushima. Il estime que les autorités ont aggravé la contamination et qu’elles continuent de préserver davantage les puissances de l'argent et l'économie plutôt que la vie de son propre peuple et de ses enfants.  Alors que la vidéo HumanError ‒ du nom de leur album et morceau éponyme sorti en août 2011 ‒ avait été visionnée plus de 30 000 fois dès le premier mois de mise en ligne, les membres du groupe avaient décidé d’organiser une parade mondiale à l’occasion du premier anniversaire de la catastrophe, désirant accompagner et amplifier cette vague massive de résistance à l'énergie nucléaire et de soutien aux survivants.

Le texte complet de ce morceau en trois langues (français, anglais, japonais) est disponible sur le blog de Fukushima : http://www.fukushima-blog.com/article-humanerror-le-cri-de-revolte-du-japon-contamine-98604933.html

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Tu n'as rien vu (à Fukushima)

by RéVOLePTIK - Stéphane Appourchaux / Nicolas Hillion

 

Des monticules d'eau
des monticules d'objets
remplacent les cités

L'intimité déversée l'intimité mêlée l'intimité mélangée
de l'oxyde et du métal
du plancton dans les platanes
un poisson sur un pare-brise
bon pour la psychanalyse

et les larmes des Nations

Les cygnes partiront, les oiseaux partiront, les enfants partiront

Humanité violée
avenir inimaginable
Les coupables
tout désignés
mais intouchables

La pêche y était miraculeuse
les fleurs des cerisiers délicieuses
mais immangeables les poissons
seront laissés tranquilles
les poissons mourront
ou muteront

Toute laideur ici sera née de l'homme
qui croit impunément jouer avec l'atome

les cygnes reviendront, les oiseaux reviendront, les enfants reviendront... oui...

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credits

released 01 October 2013
voix, guitare, textes: Stéphane Appourchaux
enregistrement, mixage, basse : Nicolas Hillion
OCT 2013

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« Fukushima Mon Amour »

Bruno V. / Vincent Barbier

2014

« Fukushima Mon Amour »

 

Tchernobyl Fukushima

jamais jamais deux sans trois

Tchernobyl Fukushima

quel est ce monstre dans tes bras ?

Fukushima mon amour

es tu morte pour toujours

Fukushima mon amour

peux tu me dire à qui le tour?

 

Ta centrale si fière dans le vent

comme un phare au firmament

provoquait chaque jour l'océan

il a mis ton rivage en sang

ses petites soeurs n'ont pas eu peur

elles turbinnent à pleine vapeur

nous acheminent vers l'horreur

elles n'ont que faire de ton malheur

 

Tchernobyl Fukushima

vos coeurs refroidissent d'émoi

Tchernobyl Fukushima

seules au monde et paria

Fukushima mon amour

aucun sursis ni recours

Fukushima mon amour

ta plaie fait fuir les vautours

 

 

Comment peut-on sans précaution

briser nos rêves de cette façon

peux tu me dire pour quelles raisons

ton cri se perd à l'horizon.

Les bourses reprennent leur train train

spéculant sur le bien commun

ton suicide restera vain

chacun a repris son chemin

 

Tchernobyl Fukushima

condamnées à mort sans loi

Tchernobyl Fukushima

2 exemples pour rien ma foi

Fukushima mon amour

aucun espoir de retour

Fukushima mon amour

ta lèpre tue pour toujours

 

De ton corps denudé et froid

ton ombre brûle jusqu'à trépas

l'invisible morsure en toi

contamine tes fleurs et nos pas

ne pleure pas Fukushima

l' homme ne te mérite pas

le jour où il te comprendra

il ne sera plus ici bas

 

Paroles : Bruno V.

Musique : Bruno V. & Vincent Barbier

 

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TALKIN’ END GAME: IT’S THE RADIOACTIVE SONG

Michel Montecrossa dit à propos de 'Talking' End Game: it's the Radioactive Song" :
« Les catastrophes nucléaires, les catastrophes humaines, les catastrophes naturelles sont tous les avertissements et les appels forts pour se tourner vers une évolution de conscience plus élevé. Dans l'émergence d'un savoir au lieu d'une humanité ignorante, il pourrait y avoir l'espoir d'une conduite plus harmonieuse et moins destructive du monde terrestre ".

 

Paroles :

TALKIN’ END GAME: IT’S THE RADIOACTIVE SONG (Dedicated to the Fukushima Nuclear Plant)
Talkin’ End Game: It’s The Radioactive Song. / Push away the dark thoughts, see, yes, see the light of the One. / Latest news spreads the threat to this heart of mine: / Fukushima Daiichi nuclear plant brought the demon time.
Talkin’ End Game: It’s The Radioactive Song. / It’s bad to feel alone with eyes like glitterin’ holes. / My head aches from contaminated ham and eggs and juice. / Fukushima Daiichi nuclear plant did it to you too.
Talkin’ End Game: It’s The Radioactive Song. / Italian clothings and recycled Japanese paper: / I will leave them on the floor and am a-runnin’ faster. / Yeah, man! Fukushima plant poses as the Endzeit master.
Talkin’ End Game: It’s The Radioactive Song. / The texture of vision changes. / Evolution in me is a-goin’ on. / We tube into the city for a mega overthrill. / Like freak winds we are somethin’ / that can not be killed.
Talkin’ End Game: It’s The Radioactive Song. / Push away the dark thoughts, see, yes, see the light of the One. / Latest news spreads the threat to this heart of mine: / Fukushima Daiichi nuclear plant brought the demon time.
Music & Lyrics by Michel Montecrossa, © Mira Sound Germany

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FUKUSHIMA (tribute)

Peter Roland

 

"Il y a des sujets d'actualité qui forcément nous touchent et nous font prendre conscience de la fragilité de cette terre que nous croyons immortelle ! Plutôt qu'un militantisme basique et souvent inefficace utilisons nos voix pour passer le message en chansons !"

 

On dit que maintenant à Fukushima

Les oiseaux vivent libres  mais ils ne chantent pas

Les souris naissent aveugles les fleurs ne poussent plus

Naitre là-bas c’est une aventure sans issue !

 

Cinq ans avant on riait à Fukushima

La vie était facile  c’était un bel endroit

Avant la vague qui est venue de l’horizon

Avant la lave qui a ravagé nos maisons !

  

Fukushima  c’est chez toi

Partout c’est le même combat

On construit des horreurs qu’on n’assume pas

 

Que vous soyez enfants d’ici où de là-bas

Je vous en prie surtout ne baissez pas les bras

Accrochez-vous à deux mains à notre caillou

Ne cédez pas aux mirages qui nous rendent fous !

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F*** TEPCO!! / SCRAP

 

"You wouldn't know the punk band was Japanese, a culture self-programmed for propriety.
I can't write the chorus (sung in English) of the band's favorite song here, as my editor would first delete the offensive word and then report me to my superiors.
Let's just say it's an obscenity that begins with the letter "F" and rhymes with what hockey players call the vulcanized rubber disk that's hit into the goal.
(...)

_________________

 

Fukushima

(L'île du bonheur)

 

Paroles: Eric Hermerel, Musique: Gérard Bonnet.

Une chanson inspirée par la catastrophe de Fukushima.

Version live

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Pépère, le nucléaire ! Joyeux #anniversaire #Fukushima !

 

(Paroles et musique : Jérémy K. )


"Écrite en 2014, suite à l'audition sur France Inter d'un reportage expliquant que TEPCO avait fait appel à la mafia japonaise pour recruter dans la rue des personnes endettées, SDF ou psychologiquement fragiles, pour aller nettoyer les endroits les plus dangereux de la centrale de Fukushima et de ses environs, ce qui m'a scandalisé, Pépère, le nucléaire ! est une chanson aux paroles caustiques et même violentes qui dénonce le cynisme dont TEPCO a fait preuve pour s'enrichir, rappelle le fameux mensonge du nuage de Tchernobyl qui se serait « arrêté à la frontière » et pose également la question taboue : si vous êtes pro-nucléaire et qu'un accident se produit dans un centrale, irez-vous, vous-même, faire le nécessaire pour endiguer la catastrophe au péril de votre vie ?

Le clip, pour sa part, est un court-métrage d'animation réalisé essentiellement suivant la technique du papier découpé. A mi-chemin entre les collages de Terry Gilliam et un dessin animé punk, il est totalement « barré » et comprend une multitude d'allusions tant à la culture japonaise qu'aux arts plastiques, au cinéma, à la science, ainsi, bien sûr, qu'à... TEPCO, aux liquidateurs de Tchernobyl et à la vie politique française.

Pépère, le nucléaire ! se veut une authentique création artistique mais également un outil politique efficace."

Jérémy K.

 

Paroles :

 

Konishiwa ! Здравствуй ! Bonjour ! Bonjour !
Konishiwa ! Здравствуй ! Bonjour ! Bonjour !

Fukushima ! Boum ! Boum ! Bonjour ! Bonjour !

J'aime l'argent
J'suis très content
J'viens d'investir
Dans l'énergie d'l'avenir !

Le nucléaire
Y a pas d'mystère
Pour faire du fric
C'est la formule magique !

Pépère le nucléaire, pépère !
Pépère le nucléaire, pépère !
Pépère le nucléaire, pépère !
Pépère le nucléaire, PÉPÈRE !

C'est idéal :
J'ai aucun frais !
Pas d'assurances
Et rien pour la maintenance !

Irresponsable !
Jamais coupable !
C'est idéal,
Je fais ce qui me plait !

Pépère le nucléaire, pépère !
Pépère le nucléaire, pépère !
Pépère le nucléaire, pépère !
Pépère le nucléaire, PÉPÈRE !

Pour les fissures...
Un coup d'peinture !
Pour la piscine...
De la résine !
Si y a une fuite...
J'attends la suite !
Et pour le cœur...
Un extincteur !

Pépère le nucléaire, pépère !
Pépère le nucléaire, pépère !
Pépère le nucléaire, pépère !
Pépère le nucléaire, PÉPÈRE !

Et si ça pète ?
Y a pas d'problèmes !
Vous croyez pas
Que j'vais y aller moi-même ?!

J'ai pas prévu
D'mourir là-bas !
Y a bien d'autres cons
Qu'iront crever pour moi !

Tous ces clodos / Sayonara !
Tous ces débiles / Sayonara !
Et tous ces vieux
Dont on n'sait pas quoi faire / Sayonara !

Tous ces psychos / Sayonara !
Ces inutiles / Sayonara !
Ces sous-humains
Qu'on paye à ne rien faire / Sayonara !

Au réacteur ! / Kamikaze !
A la piscine ! / Kamikaze !
Au nettoyage
Et aux rayons gamma ! / Kamikaze !

Allez crever ! / Kamikaze !
Allez crever ! / Kamikaze !
J'ai mon pognon,
Réparez mes conneries ! / Aligato !

J'ai mon pognon,
Je vous laisse l'addition ! / Aligato !

J'ai mon pognon,
Je vous laisse l'addition ! / Aligato !

Haaaa ! Haha ! Hahahaha ! Haaaa ! Haha ! Hahahaha !...
 

________________

 

Fukushima (Harrison, feat. Freya Lindblom)

https://audiocd.bandcamp.com/track/fukushima-feat-freya-lindblom

 

Vocals – Freya Lindblom
Guitars – Greg Harrison/Ben Scarf
Bass/Synths – Greg Harrison
Violin – Retaw Storer Boyce
Backing Vocals – Ben Scarf

 

Fukushima woke the dreamer
To the lie that we’d been sold
That the power that he’d taken
Was a flame that he could hold
Now the sleeper has awakened
but the nightmare still unfolds
Fukushima is a story
As new as it is old

Lalalala lala

There’s a town near Fukushima
Where children used to play
But the streets of Namae
are empty today
And the houses stand like ghosts
To all the souls that couldn’t stay
The road that we travel
And the land on which it lay
forever torn asunder
sent askew and turned away

How pleasant it is
For little tin gods
While mother nature nods
But when she awakes
Our lies and mistakes
Are irrevocable
Woke the dreamer
To the lie that we’d been sold
That the power that he’d taken
Was a flame that he could hold
Now the sleeper has awakened
but the nightmare still unfolds
Fukushima is a story
As new as it is old

Lalalala lala


フクシマ
*フクシマは夢を見ていた人を起こした。
 信じ込まされていた嘘の夢。
 つかみ取れば威力を持ち続けられるという
 炎があるという嘘。
 今、眠っていた人は目覚めた。
 でも、悪夢はまだ続いている。
 フクシマの話は
 新しく、古い。
 ララララララ

 フクシマの近くに町があった。
 かつては子供たちが遊んでいた。
 でも、ナミエの通りは
 今日は、空っぽだ。
 家々は亡霊のように立つ。
 そこに留まれなくなった全ての魂の為に。

        私達の旅路と
        そこに横たわる土地は
        永遠に引き裂かれた。
        歪められ、追い払われた。

 なんと心地よいことだろう。
 おだてられて、いい気になっている人にとって、
 母なる自然が居眠りしている間は。
 でも、眠りから覚めた時、
 私達の嘘と過ちは
 もう取り返しがつかない。

________________

 

Souviens-toi de Fukushima (Julos Beaucarne)

Vous pourrez écouter cette oeuvre à cette adresse :

https://www.musicme.com/Julos-Beaucarne/titres/Souviens-Toi-De-Fukushima-t2783903.html

 

Souviens-toi de Fukushima

Les mandariniers étaient en fleurs

Un mince sentier escaladait la colline

On devinait la mer bleue dans les loins

Un vague bateau s'enfonçait dans la brume...

 

________________

 

Fukushima (Dizis la peste)

[Couplet 1]
Au bord du texte le plus ambitieux que je n'ai jamais tenté
Je fais partie de ceux qui n'ont pas peur de sauter
Et tu sais d'où je viens, j'ai grandi en cité
Autrement dit on a grandi dans des maisons hantées
Que ce soit le manque de sous, le manque de souffle
L'habitude de dessous fait que, peu se découvrent
On se cache derrière des capuches, des casquettes et des codes
On prend des attitudes, on consomme, on fuck l'école
Nos vies ne sont pas des films, on vit par épisodes
Et les rêves d'avenir ici sont en exode
Peu à peu en eux-mêmes beaucoup s'isolent
Exclus, vivent entre eux, sociale est la camisole
Des visions à court terme, ne voit pas plus loin que son hall
Les cœurs veulent être libres, mais nos têtes sont les geôles
Une cartographie réduite, on se dit que peu nous est possible
On élabore nos labeurs dans des champs impossibles
Y'a que des ions négatifs mon texte est radioactif
Un exorcisme lyrical aux vertus curatives
Premier couplet introductif, le prochain : le schéma
Ton cœur va exploser comme à Fukushima

[Refrain]
Une musique en physique quantique (Fukushima)
Une expression d'amour, un cantique (Fukushima)
Tu peux changer ta vie sur un déclic (Fukushima)
Faut juste que sur ton cœur tu cliques (Fukushima)
Fukushima

[Couplet 2]
Et c'est comme dans un gros bolide, change les rapports
Moins de télé et plus de livres : là ça rapporte
Tu veux faire du chiffre ? Apprends à compter
Sinon tu vas pas vivre, tu vas que raconter
Autour de nous trop de béton, les cœurs n'ont plus le wifi
As-tu déjà été heureux ? Si tu sais pas, vérifie
La simple idée d'être sois même depuis petit terrifie
Mon cœur t'écrit ce poème que ma voix amplifie
Tu as le pouvoir nucléaire, tu peux en faire une catastrophe
Ou alors au contraire tu peux en faire quelque chose de noble
Les enfants sont purs, c'est les Hommes les parasites
Les mauvaises idées gravitent autour de nous en satellite
Je te l'ai déjà dit : tu peux changer ta vie
Il te manque un ingrédient dans cette recette magnifique
Il faut que tu t'aimes, tu t'aimes, tu, tu, tu t'aimes
Les grosses voitures, les grands palais ne sont que des totems
Il n'y a que des ions négatifs mon texte est radioactif
Un exorcisme lyrical aux vertus curatives
Deuxième couplet : le schéma, le prochain : rayon gamma
Ton cœur va exploser comme à Fukushima

[Refrain]
Une musique en physique quantique (Fukushima)
Une expression d'amour un cantique (Fukushima)
Tu peux changer ta vie sur un déclic (Fukushima)
Faut juste que sur ton cœur tu cliques (Fukushima)
Fukushima

[Couplet 3]
Dans ma vie j'ai fait un jour une explosion nucléaire
En fait j'ai fait une sorte de désastre à l'envers
J'ai évacué la zone, chassé les mauvaises ondes
Je me suis mis en quarantaine des zombies, des amazones
J'ai auréolé ma vie d'amour et de sens
J'ai repris mes études, je me suis donné une chance
J'ai irradié les miens de rayons gamma, car là d'où je viens y'a que du drama
Et combien combien, j'ai vu de gamins qui avaient tout pour eux, se perdre en chemin ?
De la même manière qu'un clic, clique sur la gâchette
Peut découper ta vie, l'achever à la machette
Il faut juste un déclic du cœur, changer de modèle
Catapulter leurs codes, leurs vies de bagatelle
Prendre soin de ses gosses, de toi et de ta mère
La guérison est douce, le remède est amer
Y'a que des ions négatifs mon texte est radioactif
Un exorcisme lyrical aux vertus curatives
Troisième couplet : rayons gamma, maintenant c'est à toi
Ton cœur va exploser comme à Fukushima

[Refrain]
Une musique en physique quantique (Fukushima)
Une expression d'Amour un cantique (Fukushima)
Tu peux changer ta vie sur un déclic (Fukushima)
Faut juste que sur ton cœur tu cliques (Fukushima)
Fukushima

________________

 

Fukushima (Bin't'age)

paroles dans l'image

 

FOU KOU SHI MA

(Auteur inconnu, sur l'air de Bella Ciao)

Fou /kou /shi /ma-a
Fou /kou /shi /ma-a
Ki é/ lou/ ko/ to /no /naï/ tsou /mé a-a to

so/ no /oua /lou-ou
oua/ hi/ to/ bi /to- o
I/ ta /mé-é /tsou-ou-ou /ké

O/ do / ka /sou ou
O /do /ka / sou ou
Hi/ to/ bi/ to/ oua /li/ ka ï /sou-ou/ lou-ou
Li /djou oun/ ni/
oua/ ka /gui/ li -i
no/ na- a /aï / / ko-o /to- o /ouo

Le/nu/clé/ai/air’
C'est/la/fin/d'la/terr’
Le/nu/clé/air’/c'est/la/guerr’/c’est/la/guerr’/guerr’/guerr’
Guèr’/de/ré/pii
Pour/tou/teu/vi-ie
C'est/t’un/en/fer/le/nu/clé/air’

Ne/men/tez/pa-as
Don/nez/d’la/voix/a
Le/nu/clé/air’/c'est/la/guerr’/c’est/la/guerr’/guerr’/guerr’
Ne/vo/tez/paa
Pour/u/ne/loi-oua
Qui/vous/con/duit/au/ci/me/tièr’

N'é/cou/tez/pas/a
La/mau/vais'/foi/a
Qui/vous/jur’/que/l'a/to/me-eu/est/sûr/sûr/sûr
Mais/sûr/de/quoi/a?
To/xiqu’/et/quoi/a?
Com/bien/de/morts/et/de/can/cers

Le/risqu’/est/là/a
En/ten/dez/ma/voix
N'ou/bli/ez/pas/Tcher/no/byl/et/Fu/ku/shi/ma
Ma/ terr’/n'est/plus/u
Je/ne/suis/plus/u
Qu'un/mal/heu/reux/pri/vé/de/mèr’

Tcher/no/byl/est/t’une
Trac’/in/dé/lé/bil’
D'un/mal/et/d'u/ne/me/na/ce/qui/grond’/grond’/grond’
Le/peu/ple/com/prend
A/ses/dé/pends/en
Le/cy/nis/me/n'a/pas/d'li/mites

Mais/d'au/tres/che/mins
S'o/ffrent/t’à/nou/ous
Ex/ploi/tons/tou/tes/les/zé/ner/gies/sans/dan/ger
Res/tons/tous/u/nis
Les/pieds/sur/terr’/ère
L'a/ve/nir/n'est/pas/nu/clé/air’

Res/tons/tous/u/nis
Les/pieds/sur/terr’/ère
L'a/ve/nir/n'est/pas/nu/clé/air’

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 16:12
Fukushima Reactor 3 MOX Plutonium corium 2L’article sur le corium, « Le corium de Fukushima », édité dans ce blog en deux parties en août 2011 a provoqué de nombreuses réactions et conduit à des commentaires variés. Tout d’abord, il faut préciser que cette présentation n’avait pas pour objet d’être figée dans le marbre, mais de contribuer à la diffusion de la connaissance d’une matière récente dans l’histoire de l’humanité, très difficile à définir car en continuelle transformation. Ce nouvel article va essayer de faire une synthèse, point par point, des principales critiques qui ont été formulées et, en ouvrant une nouvelle fois le débat, va tenter de faire évoluer notre représentation de ce magma insaisissable.
 
 
1. Principales critiques
2. Compléments d’informations des contributeurs
3. Nouvelles données disponibles
 
 
    
 
 
1. Principales critiques
 
Les critiques ont été énoncées dans les commentaires qui ont suivi les deux parties de l’article et dans d’autres sites qui ont repris tout ou partie du texte original. Merci à leurs auteurs d’avoir participé d’une manière constructive à l’évolution de ce dossier. Voici les principaux griefs, questionnements et amorces de réponses :
 
1.1. Décroissance d’activité
Il n'est pas fait mention de décroissance d'activité, donc de refroidissement intrinsèque. La décroissance de la puissance résiduelle des produits de fission est extrêmement rapide : 6 mois après l'arrêt des réacteurs, l'énergie résiduelle se trouve divisée par 40. La décroissance habituellement observée dans les réacteurs arrêtés est de 4 le premier jour, puis de presque 8 après 5 jours et de 20 au bout du premier mois. Mais pour ce qui concerne Fukushima, il semble difficile de dresser un tableau de décroissance radioactive sans connaître la quantification même estimée du coefficient de criticité.
 
1.2. Puissance
Chaque pastille est supposée délivrer autant d'énergie qu'une tonne de charbon, oui mais uniquement quand la réaction de fission s'y produit, c'est-à-dire dans les conditions habituelles de fonctionnement d’un réacteur. Il ne pourrait y avoir de réaction en chaîne entretenue dans un corium. L'énergie d’un corium ne pourrait provenir que des produits : radioactivité et fission spontanée (la fission spontanée étant de 0,22 microwatt pour une tonne de combustible). On ne peut pas mettre une égalité entre l'énergie obtenue lorsque l'on brûle le combustible dans le réacteur et l'énergie du corium.
 
1.3. Température
La température d'un corium n'est pas homogène : toute la masse n'est pas à la même température, le centre est peut-être aux environs de 2900-3000°C, mais pas la périphérie.

1.4. Quantité
La formation d’un corium ne conduit pas automatiquement à la fusion (au sens chimique du terme) de la totalité du combustible, car la température reste souvent inférieure à la fusion des oxydes d'U et P (2730°C).

1.5. Ebullition
Ce n'est pas parce qu'on arrive à la température d'ébullition d'un corps que celui-ci se met forcément à bouillir car l'environnement interfère : la pression, la pression en vapeur saturante du corps X au dessus du mélange, la composition du mélange, les potentiels chimiques des espèces présentes dans le mélange, la présence de barrière physique, etc.
 
1.6. Stratification
Un corium n'est pas une masse liquide comme de l'eau, il y a une stratification et formation d'une croûte et d'un film externe de gaz en périphérie, ceci retient un grand nombre de composés dans le corium, en particulier des composés neutrophages.
 
1.7. Oxydation des métaux
Le corium, s’il forme une masse unique, ne peut pas tirer beaucoup de chaleur de l’oxydation des métaux par réactions chimiques à chaud avec l'oxygène atmosphérique ou la vapeur d’eau. Dans ce cas, les oxydations exothermiques en périphérie du corium ne représentent qu'une très petite partie de l'énergie thermique totale. En revanche, dans certaines configurations, une oxydation importante du corium peut se produire lorsque celui-ci est en morceaux, avec beaucoup de vapeur : dans le cas d’une explosion de vapeur, on peut avoir une oxydation de ces particules de corium, mais elle reste peu exothermique, en tout cas inférieure à celle du zirconium.
 
1.8. Corrosion
Ce ne serait pas un phénomène de corrosion qui régirait l'interaction cuve/corium et béton/corium ‒ même s'il y a effectivement des phénomènes d'oxydoréduction en périphérie ‒, ce serait à 95% une interaction thermique : le flux de chaleur provoquerait un percement, ainsi que l'impact des jets de corium lorsque le cœur fond : celui-ci coulerait un peu comme une bougie.
 
1.9. Stabilité
L’article laisse penser que le corium est stable. En fait, les dangers évoqués dans l’article ne concerneraient que les toutes premières heures de l’accident, quand les cœurs ne sont pas refroidis.
 
1.10. Dilution de la radioactivité
Le fait de dire que « plus on s’éloigne de la source, plus les particules et les gaz radioactifs sont dilués dans l’atmosphère et présentent moins de danger » est globalement vrai, mais à un niveau de généralité qui pourrait accréditer les thèses officielles ‒ que l’on retrouve dans tous les argumentaires de l’IRSN ‒ selon lesquelles, grâce à la dilution, il n’y a rien à craindre en France après Tchernobyl.
 
1.11. Explosion nucléaire
Affirmer qu’« un emballement de la réaction en chaîne, même minime, peut conduire à une explosion nucléaire mais à des niveaux d’énergie comparable à celle des explosions conventionnelles » est critiquable. Le Pr. V. Nesterenko, physicien nucléaire qui fut directement en charge des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, explique que 1400 kg du mélange uranium-graphite au contact de l’eau constituaient une masse susceptible de provoquer une explosion atomique d'une puissance de 3 à 5 Mégatonnes soit entre 50 et 80 fois la puissance de l'explosion d'Hiroshima si une quantité suffisante de Corium, qui avait déjà percé la cuve du réacteur, avait transpercé la dalle de béton qui le séparait des masses d’eau contenues dans les sous-sols du réacteur.
 
1.12. Epaisseur du radier
L’épaisseur de la dalle de béton sous les réacteurs de Fukushima ne serait pas de 8 m. Pour l’EPR de Flamanville, elle est de 4 m d’après l’IRSN. Il est peu probable que dans le passé on fasse mieux : entre 1,30 et 1,50 m à Fessenheim. C’est même ce qui avait amené au sacrifice des mineurs qui ont coulé 300 m3 de béton sous la dalle de Tchernobyl.
 
 
 
2. Compléments d’informations des contributeurs
 
2.1. Arrêt de la fission
La réaction de fission est stoppée par l'insertion des barres de contrôle, la puissance du "combustible", immédiatement après, tombe à environ 7%, puis à environ 1,5% après une heure, etc.
 
2.2. Réacteur naturel
Il existerait un exemple historique de corium actif pendant vraisemblablement plusieurs centaines d'années. C'est le « réacteur naturel » d'Oklo, au Gabon. La décroissance radioactive de son corium aurait pris plus de 100 000 ans. Des reprises locales de fissions, vite annihilées par le fort échauffement de l'eau alentour ‒ les neutrons perdant alors leur efficacité statistique de fissions ‒ ont généré à chaque fois de nouveaux produits de fission. Toutefois, les températures évaluées à 400-1000°C sont sans rapport avec les températures de formation du corium dans les réacteurs de Fukushima (2500-3200°C).
 
2.3. Thermolyse de l’eau
La température de thermolyse de l'eau commence à 850°C, est plus sûre à 2000°C et est complète à 2500°C. On ne doit donc pas imaginer du "craquage" d'eau à grande échelle suite à un contact avec le corium à Fukushima puisque le corium est moins chaud en surface.
 
 
 
3. Nouvelles données disponibles
 
Voici plusieurs nouveautés à signaler, qui doivent être ajoutées au dossier corium, car elles apportent des connaissances supplémentaires :
 
3.1. Histoire politique du corium
Article du 31 octobre 2011 sur l’utilisation et la perception du mot corium dans la documentation scientifique et politique, écrit par Francis Chateauraynaud, spécialiste de la sociologie des controverses et des conflits. Une étude remarquable, à lire et à faire connaître pour tous ceux qui s’intéressent à la diffusion des connaissances.
 
3.2. La non bataille de Fukushima
Tel est le titre de l’article de Steve, édité sur son blog le 7 novembre 2011. Il s’agit d’une vue pessimiste du corium mais elle a l’avantage de mettre en lumière des dangers pourtant reconnus par des spécialistes. Bien référencé, on note une solide connaissance de la physique nucléaire de la part de l’auteur ; il faut toutefois relativiser le schéma (reproduit ci-dessous) qui montre une masse de corium beaucoup trop importante par rapport à la grosseur du réacteur. Les conclusions de l’article restent tout à fait pertinentes et mériteraient d’être lues par les autorités nucléaires internationales.
Reactor-fast-neutrons-13
 
 
3.3. Le syndrome chinois
Emission éditée le 21 octobre 2011 de Sébastien Verdier, de l'Institut des risques majeurs (association qui travaille dans l'information sur le risque naturel et technologique).
C'est une interview de Gregoire Deyirmendjian, chef de division de Lyon de l'ASN, autour du film "Le syndrome Chinois", sorti en 79.
L'émission est en deux parties :
http://www.risques.tv/video.php?id_DTvideo=203
http://www.risques.tv/video.php?id_DTvideo=204
La première partie est consacrée au décryptage de l'accident nucléaire, la seconde partie traite des questions qui fâchent, avec notamment cette personne qui dit : « Oui, là, le film se passe dans les années 70 et met en lumière une falsification des radiographies de soudures, et bien des problèmes de falsifications de radios de soudures, ce sont des choses que l'on peut voir encore aujourd'hui en 2011. »
Et aussi, lire cet article à propos d'un syndrome chinois inévitable à Fukushima :
 
 
3.4. Where could Fukushima's corium be?
Vidéo sur le corium de Tchernobyl : un bon résumé de ce qui s’est passé il y a 25 ans à Tchernobyl et qui nous concerne encore. Le mélange de combustible fondu et de sable a créé une lave qui a coulé et s’est finalement solidifiée sur place mais qui est encore radioactive et dangereuse aujourd’hui.

 
 
 
3.5. Au cœur du corium
Le CEA a publié en septembre 2011 un dossier écrit par Claire Abou dans « Les défis du CEA » n° 163, intitulé « Au cœur du corium ». Dans cet article consacré au corium, on vante les mérites de la recherche nécessaire pour augmenter la sûreté. Mais ce que l’article ne dit pas, c’est que les expériences ne peuvent atteindre les températures et les masses de combustible en cause dans l’accident de Fukushima.
 
 
 
3.6. Fusion du coeur et produits de fission
L'IRSN a réalisé un film peu connu sur le sujet de la fusion du coeur. On y apprend entre autres que lors des expériences menées dans un réacteur de recherche, le coeur fond plus rapidement que les calculs théoriques ne l'avaient établi et qu'il est impossible de contenir l'iode radioactif gazeux à cause de la porosité du béton de l'enceinte de confinement.

 
 
 
3.7. Rapport préliminaire sur l'état des coeurs des réacteurs 1 à 3 de la centrale de Fukushima Daiichi
Ce rapport vient de paraître. Il est la traduction anglaise d'une partie du rapport de Tepco sur l'état de la centrale. Cette partie, qui fait 66 pages, sera à analyser attentivement. Elle décrit et analyse chaque melt-down, avec graphiques et shémas. Voici par exemple un shéma sur la fonte du coeur n°1 : 15 heures après l'arrêt du refroidissement, il est évalué qu'il ne reste plus rien à l'emplacement où il se trouvait dans la cuve.
 
fontecoeur1.jpg
Ce rapport est téléchargeable ici (3,13 Mo)
 
 
 
  

3.8. L’IRSN a publié dans sa revue trimestrielle AKTIS un numéro spécial (n°5) en deux parties sur ses recherches concernant les accidents de perte de refroidissement. 

On peut les consulter en ligne à cette adresse :

http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/publications-documentation/aktis-lettre-dossiers-thematiques/aktis-lettre-d-information-scientifique-IRSN/Pages/archives.aspx

ou les télécharger ici même :

1ère partie (5,2 Mo)

2ème partie (5,2 Mo)

 

 

3.9. L’AIPRI a calculé l'activité des combustibles fondus de Fukushima Daiichi. A lire dans cette article : "Radioactivité et radiotoxicité des 3 corium perdus de Fukushima."

http://aipri.blogspot.com/2011/12/la-radioactivite-des-3-corium-de.html 

 

 

 
 
Le débat reste donc ouvert. Et spécialement à tous les passionnés de la physique nucléaire car il faut le dire, le corium est un sujet de recherche essentiel pour l’avenir de la planète. Les concepteurs de l’EPR avaient déjà bien compris cet enjeu puisqu’ils ont prévu un récupérateur de corium, censé apporter plus de sécurité. Pour autant, avant de continuer à s’engager dans cette énergie folle qui pourrira inéluctablement l’économie et la tranquillité de nos descendants par ses déchets, il faudrait déjà réfléchir à maîtriser les coriums du passé (Tchernobyl) et du présent (Fukushima), sans compter les prochains coriums qui vont sans doute apparaître sur la terre dans les années à venir. Le parc nucléaire mondial est vieillissant, maints réacteurs fonctionnent au-delà de la durée initiale prévue ‒ il est bon de rappeler qu’on venait d’autoriser Fukushima Daiichi-1 à reprendre du service pour 10 ans ‒, et il existe ainsi beaucoup de candidats pour le prochain accident : les Etats-Unis persistent à conserver plus de 20 réacteurs identiques à ceux de Fukushima alors que l’histoire vient de démontrer leurs grandes faiblesses. Nombre de réacteurs sont installés sur des failles sismiques alors que la terre entre dans une période d’activité tellurique marquée par de nombreux tremblements de terre. La centrale de Metsamor (Arménie) est un représentant typique de ces dangers imminents : vieille centrale de conception soviétique, région fortement sismique et conflit entre direction et personnel… toutes les conditions sont actuellement réunies pour un nouvel enfer. En France, l’avenir n’est pas rose non plus : l’IRSN vient de donner son aval pour qu’aucun des 58 réacteurs ne ferme, malgré la reconnaissance d’une grande insécurité (possibilité d’inondations, de tremblements de terre, etc. qui affecteraient le système de refroidissement). L’après Fukushima, comme le remarquait justement un lecteur de ce blog, semble marqué par un nombre accru d’incidents nucléaires dans le monde : inondation à Fort Cahloun, incendie près du complexe nucléaire de Los Alamos, incendie à la centrale du Tricastin, explosion au complexe nucléaire de Marcoule, pollution à l’iode-131 en Europe, incendie dans un laboratoire situé près d'Idaho Falls… La majorité des politiciens et les scientifiques semblent aujourd’hui inconscients face aux dangers réels qu’ils font prendre à la population mondiale, endormie également. La bête « corium » a donc encore malheureusement de beaux jours devant elle. A vous de voir s’il faut s’en accommoder ou s’il faut la combattre.
 
 
 
 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 17:17

By Pierre Fetet, posted in Le blog de Fukushima   

Translation from French: Robert Ash

 

Download this article110611 02

 

 

 

At a time when everyone is wondering where the coriums of the crippled Fukushima Daiichi nuclear plant may be, it is interesting to know the nature of the terrain where they could possibly be hiding. Although all documents used to write this article are readily available, most are in Japanese and this explains that to date knowledge of the geology of Fukushima is fragmented. Based on the geological survey that was conducted prior to building the plant, as well as on results of seismic testing and recent research related to drilling, this article will attempt to give an updated picture of the nature of the substratum of the nuclear plant, which may help to predict possible developments in the currently unfolding disaster.

 

 

General geological environment

 

The Fukushima Daiichi Power Station is located on the east coast of Honshu island, in northeastern Japan, on a Cenozoic sedimentary ground, i.e. belonging to the current geological era (from 65.5 million years ago to the present). It is separated from the Abukuma granite plateau by the Futuba fault.

 

tectonic division of Abukuma Mountains and location of bore

The geological map shown above is from an illustration entitled "Tectonic division of Abukuma Mountains and location of borehole" taken from the article "Granitoids with 300 Ma in the Joban coastal region, east of Abukuma Plateau, northeast Japan" (Authors: Tstsumi, Yukiyasu; Ohtomo, Yukiko; Horie, Kenji; Nakamura, Ko-ichi; Yokoyama, Kazumi), Journal of Mineralogical and Petrological Sciences, Volume 105, p. 320-327 (2010).

 

 

This map was produced when a 1005 meter-deep drilling operation was carried out in an area situated a dozen kilometers south of the Fukushima Daiichi plant, close to the Fukushima Daini plant. Published in 2010, it is the latest that we can rely on to learn about the overall geological context of the crippled plant.

 

Coring conducted by researchers shows that the layer of sedimentary rock which makes up the soil of the east coast of Japan over at least a hundred kilometers has a thickness of 815 meters at the latitude of Fukushima Daini.

 

 

A well documented site

 

For more detailed information on the geology of the soil of the Fukushima Daiichi plant, the following three other documents are essential references: the first is the geological survey that was conducted prior to the construction of the plant (1967); the second is a safety assessment in terms of seismic risk of the nuclear site, published by Tepco in May 2009; the third is an expert appraisal summarizing the situation of the Fukushima Daiichi plant from a geological and seismical perspective, which was published by the Japanese authority for nuclear safety, the NSC (Nuclear Safety Commission), in June 2010.

 

The first paper brings together two cross-sections of the ground at the site of the future plant: one east-west, another north-south. Based on this document, backed by a photo of the site before construction (1966), we realize that the coast was originally rocky and that the sedimentary plateau has been excavated in order to achieve the earthwork for the construction of the nuclear plant. As anticipated in the cross-section (marked by the dotted red line), the excavation lowers the ground to 10 meters above the sea and the digging of the basement is below sea level.

 

géologie fukushima coupes colorisées

Geological study of the Fukushima Daiichi site before 1967 (Cross-sections colorized and annotated in French by the author from an original Japanese document in black and white. Source: http://cryptome.org/0004/daiichi-build-01.pdf, page 103)

 

 

 307792 2332040463763 1332320101 2694196 6509429 n-copie-1

The site before construction, in 1966

(source: http://www.houseoffoust.com/fukushima/phototour.html)

 

 

In order to build the plant - originally only Unit 1 - the upper sedimentary layers were excavated. These are Quaternary alluvial deposits composed of clay and sand which are friable or semi-hard (green and brown in the cross-section). Thus the plant was built on "mudrock" type sedimentary rock (yellow in the cross-section), which is a muddy rock composed of clay and silt (very fine sand). But the term "muddy" does not mean that the rock is soft. It simply means that it is a rock whose matrix is clay; it is also called "argillite".

 

The second report examines the response from the ground to waves emitted from the surface over the entire site, particularly under the common cooling pool, which is located west of Unit 4. This pool, designed to cool more than 1000 tons of spent fuel, was the subject of particular attention: the east-west and north-south cross-sections intersect at this precise location.

 

 

plan coupe est ouest piscine commune geologieMap of the site

with location of the cross-section below

(red line)

 

piscine commune geologie

East-West cross-section (Thanks to Hiroko for her help in translation)

 

This cross-section shows a ground discontinuity at a depth of around 200 m, corresponding to a change in the nature of the rock. Between ground level and  -200 m, we find the geological layer of Tomioka, dating from the Neogene; the layer below it is older, it is labeled as belonging to the Paleogene - Neogene and corresponds to the Taga layer.

 

The third paper presents a detailed analysis, also shown in two cross-sections, of the various geological strata inside this thick Cenozoic sedimentary coating. This is the list of the main strata, identified by letters, from the closest to the surface ground, down to the deepest. It is followed by maps, cross-sections and an analytical table:

- T3: muddy and sandy rock (Tomioka layer, Neogene)

- T2: sandstone with some inclusion of tuff (Tomioka layer, Neogene)

- T1: sandstone with heavy inclusion of tuff (Tomioka layer, Neogene)

- TI: clayey sandstone (Taga layer, Paleogene - Neogene)

- Yu: alternating muddy and sandy rocks (Yunagawa layer, Early Miocene)

- Sr: hard sandstone and muddy rocks (Shiramizu layer, intermediate between the Oligocene and Miocene)

 

 

plan de situation des coupes géolMap showing location

of the two cross-sections

(see below)

 

coupe géol est ouest - Copie

East-West cross-section (location of the plant added in red)

 

coupe géol nord sud fukushima daiichi4

North-South cross-section (location of the plant added in red)

 

tabeau

Analytical table: Stratigraphic geology of the site of Fukushima Daiichi. (Table made from an original document in Japanese. Thanks to Marielle for her help.)

Source: http://www.nsc.go.jp/shinsa/shidai/touden_fukushima/3/siryo2.pdf, p. 14

 

 

A suspicious fault

 

In several of these cross-sections, an ancient fault, predating the later Miocene, is clearly visible under the nuclear site. Whereas the geological survey conducted prior to the construction of the plant does not reveal this fault (drilling did not go beyond a depth of 200 meters at the time), it is clear from the documents dated 2009 and 2010 that Tepco and the NSC have known about it for several years. The following cross-section shows this fault with even greater depth (- 1300 m):

 

faille fukushima daiichi

Fukushima Daiichi fault

(source NSC: http://www.nsc.go.jp/shinsa/shidai/touden_fukushima/3/siryo2.pdf , p. 13)

 

There is obviously a need to reconsider the way authorizations are granted for the building of nuclear plants (1). A non active fault behaves like a dormant volcano: once a seismic or volcanic event is known to have occurred even in a very remote past, it has the ability to recur if the conditions are met again. It would not be surprising if, during the earthquake of March 11, 2011, this fault had been reactivated, causing severe damage to the plant, such as this crack discovered after the quake:

 

fissure f1 réduite

Source of photograph: Tepco

 

 

Permeability of the layers

 

Andreas Küppers, a German geologist who had intervened on the site during the construction of the plant, was interviewed in March 2011 by the newspaper Die Welt. According to this specialist from the GeoSearch Center Potsdam (GFZ Deutsches GeoForschungsZentrum), the different layers of argillite on which the plant is built are likely to be waterproof and should be able to prevent contact with groundwater (2). But this opinion is not shared by everyone. One dissenting Japanese geologist, for example,  - who wishes to remain anonymous -  has been noted for his views expressed on a U.S. forum, "Physics Forum": according to him, the bedrock of the region is made of coarse, very permeable sandstones, and contains vast amounts of water from the neighboring Abukuma mountain. This groundwater, he claims, is flowing under the plain towards the sea at a very low speed of about 50 cm / day (3).

 

In fact, in light of the collected data, it seems that the views of these two geologists may not be conflicting after all, because both types of layers do exist: argillite (or silt) and sandstone. However, Andreas Küppers, in line with Tepco's style of communicating, refrains from disclosing all the information he possesses: namely, that there is not only waterproof argillite, there are also some strata of permeable sandstone, which allows groundwater to move towards the sea. Moreover, the presence of this fault under the plant makes it possible for the water to sink down vertically without being stopped by a horizontal waterproof layer of argillite, and allows connection between several sheets of groundwater which one would have thought were independent.

 

 

Good and bad news

 

The good news is that the radioactive water leaking from the plant will not be able to spread towards the Japanese inland and the Abukuma plateau due to the downward slope of the geological layers. The bad news is that there exists a fault which appears to be active right under the Fukushima Daiichi plant itself: this allows, and will continue to allow, radioactive pollution of aquifers over a depth of several hundreds of meters, as it runs through the different "waterproof" strata (4). This also means that the radionuclides will naturally be carried towards the sea by this underground water stream flowing through the permeable layers of sandstone. Sandstone is indeed the ideal rock for aquifers, as it is both permeable and fractured, providing easy movement of water. And finally, there is the problem of the type of rock on which the plant was built being rather "soft", meaning that an earthquake can only destabilize the buildings.

 

As early as March 31, 2011, Tepco announced that the groundwater was contaminated with radioactive iodine, according to an analysis of a sample taken at a depth of 15 meters under the first reactor (link). Today, if one or more coriums have sunk into the ground, this pollution has very likely been increasing. But Tepco no longer shares any information about the pollution of groundwater. Their only concern is to present a beautiful reassuring façade, which will never solve this disastrous pollution of soil and groundwater: underground contamination is irreparable, because there is no access to it.

 

 

 

 

(1) In France, unfortunately, the situation is no better: the nuclear safety authority seems to have expressed no objections to the expert appraisal conducted by EDF, which appears to have falsified data pertaining to seismic hazard for several nuclear plants out of concern for profitability.

Source documents may be consulted at: http://observ.nucleaire.free.fr/falsification.htm

 

(2) "Die Wahrscheinlichkeit ist hoch, daß dieses Gestein dicht ist und keinen Kontakt zu Grundwasserleitern zulässt", Die Welt, March 15, 2011.

 

(3) This information on the origin and direction of water flow is confirmed by the first cross-section in this article: the general downward slope of Quaternary strata goes from the mountain to the coast.

 

(4) Yesterday again, Tepco was pretending to have no knowledge of the fault over which the plant is built, and was trying to divert attention by discussing some active faults located 50 km from the site! Link to this bulletin from NHK: http://www.scoop.it/t/tsunami-japon/p/412878168/eng-tepco-decouvre-des-failles-probablement-actives-pres-de-fukushima-nhk-world-english. Link to a video from JAMSTEC that shows a recently discovered active fault on the seabed off the coast of Fukushima: http://www.youtube.com/watch?v=ZAidW9t6f9Q&feature=player_embedded!

 

 

 

---------------------------------------------------------

 

The following sources were consulted when writing this article:

 

Classification of sedimentary rocks (Université Libre de Bruxelles):

http://www.ulb.ac.be/sciences/dste/sediment/sedimento/notes/sedim/classification_roches_siliclastiques.pdf

Different geological layers in the region of Fukushima:

https://ir.kochi-u.ac.jp/dspace/bitstream/10126/2261/1/N022-04.pdf

Geological cross-sections of the Fukushima Daiichi plant:

http://www.nsc.go.jp/shinsa/shidai/touden_fukushima/3/siryo2.pdf

http://www.tepco.co.jp/nu/material/files/ka10061701.pdf

Classification of detrital rocks:

http://www2.ulg.ac.be/geolsed/sedim/sedimentologie.htm

Sandstone permeability:

http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metadata/LOM-permeabilite-des-roches.xml

Article on the northeast coast of Japan:

http://www.jstage.jst.go.jp/article/jmps/105/6/320/_pdf

Wikipedia Hydrology:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrog%C3%A9ologie

 

 

---------------------------------------------------------

 

Original article in French: 

 

“La géologie de Fukushima”

http://fukushima.over-blog.fr/article-la-geologie-de-fukushima-83016778.html

 

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 21:03
carte-cendres2.jpgAprès une catastrophe naturelle telle que celle du tsunami du 11 mars qui a ravagé la côte est du Japon, on pleure ses morts, on nettoie les côtes, on déblaie, on reconstruit, on se reconstruit et petit à petit, avec une énorme cicatrice au cœur et dans le paysage, la vie reprend le dessus.
 
Après une catastrophe nucléaire telle que celle de Fukushima Daiichi, on vit dans un environnement radioactif  persistant, on n’ose plus laisser ses enfants jouer dehors, on a peur de ce qu’on mange, on se méfie de la pluie et du vent, on s’inquiète de l’avenir, on craint qu’une nouvelle explosion se produise dans la centrale, on se demande s’il faut partir ou rester, la vie est suspendue à cette éternité radioactive, qui rejoint toujours cet instant où tout a commencé et ou rien ne se terminera.
 
Huit mois après, la centrale continue de cracher ses radionucléides et le Japon marche sur la tête.
 
 
Après la catastrophe de mars 2011, le gouvernement japonais a discrètement augmenté les normes de la radioactivité de l’eau potable : le taux limite précédent était de 10 Bq/litre pour le césium et l'iode. Les nouveaux niveaux sont de 200 Bq/litre pour le césium et 300 Bq/litre pour l'iode. Pour comparaison, alors que le taux recommandé par l'OMS est de 1 Bq/L, l'Allemagne applique 0,5 Bq/L et les Etats-Unis 0,111 US Bq/L. (1)
sources :
 
 
 
enfantAlors que l’on sait que les enfants sont plus fragiles face à la radioactivité, le gouvernement persiste à ne pas organiser leur évacuation qui les éloignerait de Fukushima. Dans cette région de ce pays civilisé, les enfants portent des dosimètres destinés à savoir quelle dose de radioactivité ils reçoivent quotidiennement. Mais celui-ci ne mesure pas la contamination interne. Pourtant on sait que rien que le fait de nouer ses lacets provoque une contamination au césium. Quel est l’avenir de ces enfants ?
sources :

 
 
 
Au lieu de rassembler les déchets radioactifs dans une zone et une seule afin de ne pas contaminer plus le pays, les Japonais ont semble-t-il décidé de répandre ces déchets radioactifs dans le pays entier. La ville de Tokyo a ainsi décidé d’acheminer des déchets radioactifs dans le site de la baie de Tokyo.
sources :
 
buUn député japonais a bu l’eau filtrée de la centrale de Fukushima Daiichi pour démontrer aux médias que le système de décontamination fonctionnait bien et qu’il ne fallait pas avoir peur.
source :
 
Les médecins donnent des conseils fallacieux à la population au sujet de la radioactivité : conserver une bonne humeur protégerait des effets néfastes des radiations ; le plutonium ne serait pas si dangereux que ça. Alors que la radioactivité est un phénomène physique qui casse  les molécules ADN, provoque des maladies et des mutations génétiques, ces pseudo-scientifiques font croire des inepties aux ignorants. (2)
source :
 
Le gouvernement nippon veut envoyer les denrées contaminées par la catastrophe de Fukushima comme aide humanitaire dans les pays du tiers-monde.
source :
 

 
 
 
 
arton1897-9a992Pour éviter la faillite de l’entreprise Tepco, l’État japonais vient de lui accorder une aide de 8 milliards d’euros. Mais les actionnaires, qui ont touché depuis dix ans des milliards d’euros, ne sont pas inquiétés. Privatiser les profits, socialiser les pertes : de nos jours, plus aucune compagnie, qu’elle soit bancaire ou industrielle, n’échappe à cette règle universelle. Au Japon, c’est la double peine : le contribuable est non seulement contaminé, mais en plus il met de sa poche pour continuer à faire vivre le plus gros pollueur de la planète.
source :
 
D’après les sources officielles, la crise nucléaire serait sur le point d’être résolue avec un « arrêt à froid » des réacteurs. Pourtant, les radiations atteignaient il y a quelques jours 620 millisieverts par heure au premier étage du bâtiment de l’unité 3, "le plus haut niveau enregistré sur place depuis le début de la catastrophe".
source :
 
bord de la piscine 3   
Nouvelle photo de la piscine de combustible de l’unité 3
(d’après la dernière vidéo Tepco)
 
Le ministère des sciences et de l’éducation a stoppé la publication des cartes de contamination du Japon depuis un mois. La raison pourrait être que ces cartes révèlent des concentrations trop fortes de radioactivité dans des régions jusque là connues pour avoir été épargnées. Comme toujours quand il y a rétention d’information, il faut se tourner vers les réseaux parallèles pour être informé convenablement. Yukio Hayakawa, scientifique japonais spécialisé dans les cendres volcaniques, vient de diffuser une carte de la contamination radioactive des cendres d’incinération du Japon. Ces cendres sont représentatives des déchets ménagers des Japonais, c'est-à-dire entre autres de ce qu’ils mangent. Le résultat est alarmant.
sources :
 
carte cendres
Carte de la contamination des cendres d’incinération par le césium : Tokyo au cœur de ce problème majeur
(cliquer sur la carte pour avoir accès aux mesures)
 
Bref, le Japon ne s’en sort pas et prend des décisions incompréhensibles, sans rapport avec l’attente des gens. Etant donné que la radioactivité, à l’échelle humaine, est un problème sans solution, cette crise nucléaire nippone n’aura pas de fin, tout comme la catastrophe nucléaire de Tchernobyl qui, 25 ans après, n’a toujours pas trouvé d’épilogue. L’urgence aujourd’hui est d’aider les populations à être mieux informées des dangers de la contamination par la poussière et la nourriture, et à évacuer toutes les personnes qui vivent dans des territoires fortement contaminés.
 
adhPour terminer sur une note optimiste, je voudrais rendre hommage à un homme remarquable, Alain de Halleux, cinéaste humaniste qui fait en ce moment même un reportage sur les enfants de Fukushima. Son témoignage, dans un blog intitulé « Carnet de voyage » est à lire, absolument. Il raconte mieux que quiconque la vie des gens, là-bas, ses rencontres, ses peurs et ses espoirs.
 
 
 
 
Sources générales : merci à Etienne Servant pour son fil d’info quotidien Fukushima information et à Laurent Mabesoone pour ses infos de terrain.
 
 
 
 
-------------------------------------
 
 
(1) Et chez vous, vous êtes-vous jamais demandé si on mesurait la radioactivité de l’eau régulièrement ? Connaissez-vous le taux limite ? Savez-vous si votre gouvernement a prévu de l’augmenter en cas d’accident nucléaire ?
 
(2) Mais au fait, dans votre entourage, qui connaît vraiment les effets de la radioactivité sur la santé ? Si vous habitez à moins de 100 km d’une centrale nucléaire, y a-t-il des exercices d’évacuation ou de confinement ? S’il y a un accident, saurez-vous quoi faire ? Vous demandera-t-on aussi de garder le sourire pour vous protéger des radiations ? C’est probable.
source :

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 00:50

inondationunite3.jpgUn rapport détaillé sur les premières 24 heures de la catastrophe de Fukushima vient de paraître. Elaboré par Eliza Strickland (IEEE Spectrum), il a été fondé sur des entretiens avec des responsables de la Tokyo Electric Power Co. (TEPCO), l'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle, la Nuclear Regulatory Commission des États-Unis, l'Agence internationale de l'énergie atomique, les gouvernements locaux, et avec d'autres experts en ingénierie nucléaire, ainsi que sur l'examen de centaines de pages de rapports officiels.

 

Un nouveau récit où l’on apprend, entre autres, que les employés sont allés chercher des batteries de voiture pour alimenter la salle de commande du réacteur n°1 ! Le déroulement des catastrophes les plus graves se rattache parfois à des évènements inimaginables… L’occasion de rappeler qu’en France, il n’y a pas besoin de tsunami ou de tremblement de terre pour provoquer un accident majeur. L’erreur humaine est suffisante, comme en 1979 à Three Mile Island, ou dans le prochain accident nucléaire qui a de fortes probabilités pour se produire en Europe…

 

Revenons à Fukushima :

 

14h46 : au moment du tremblement de terre, tout semble sous contrôle. Les alarmes fonctionnent normalement. Dans les 5 secondes, les barres de contrôle se relèvent automatiquement et mettent à l’arrêt les 3 réacteurs en fonctionnement. Les piscines se remplissent d’eau pour éviter toute surchauffe.

 

14h52 : un système de refroidissement de secours se met en route automatiquement. Les opérateurs estiment qu’un refroidissement trop rapide du coeur pourrait endommager la cuve et arrêtent le système.

 

Alerte au tsunami prédisant une vague de 3 m à Fukushima. Les personnels commencent à évacuer le site.

 

15h27 : la première vague de 4 m arrive.

 

15h35 : une autre série de vagues d’une hauteur de 14 m inonde le bâtiment des turbines et percute la pompe d’eau de mer. 11 groupes électrogènes sur 12 sont mis hors service. Le 12ème permettra aux réacteurs 5 et 6 de conserver un système de refroidissement.

 

Salle de contrôle du réacteur 1 : il n’y a plus d’électricité. Aucun moyen de connaître l’état du réacteur. Impossible de rouvrir la vanne fermée juste avant le tsunami car les commandes électriques sont inopérantes. Les ouvriers vont chercher les batteries de leur voiture pour réalimenter la salle de contrôle !

 

Les 11 camions devant apporter des générateurs de secours sont coincés dans des embouteillages… C’est le début d’une série d’évènements qui ont conduit à la catastrophe que l’on connaît.

 

Les premiers temps sont ainsi décrits précisément, heure par heure, jusqu’à l’explosion du bâtiment réacteur n°1 le 12 mars à 15h36, 24 heures exactement après l’arrivée de la vague de 14 m de hauteur.

 

Lire l’article en entier (langue anglaise) :

http://spectrum.ieee.org/energy/nuclear/24-hours-at-fukushima/0

 

Lire l’article en langue française (merci Hélios !)

1ère partie

http://bistrobarblog.blogspot.com/2011/11/les-premieres-24-heures-de-la.html

2ème partie
http://bistrobarblog.blogspot.com/2011/11/les-premieres-24-heures-de-la_05.html

 

 

 

ieee.jpgCet article fait partie d'une série documentaire, elle-même présentée de manière chronologique et thématique, très facile d'utilisation, consultable à cette adresse :

 

http://spectrum.ieee.org/static/fukushima-and-the-future-of-nuclear-power

 

 

 

 

 

 

A noter également, cette remarquable chronologie réalisée par l’ACRO :

http://www.acro.eu.org/chronoFukushima2.html

 

De manière plus concise, voir également la chronologie des explosions ici :

http://fukushima.over-blog.fr/article-chronologie-des-explosions-et-incendies-des-reacteurs-de-fukushima-dai-ichi-73111812.html

 

Et bien sûr, l’incontournable chronologie de l’article de Wikipédia qui concerne, comme il est rappelé à juste titre, un évènement en cours :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_l'accident_nucl%C3%A9aire_de_Fukushima

     

 

L'explication technique des premiers jours de la catastrophe par le site bravenewclimate :

http://bravenewclimate.com/2011/03/13/fukushima-simple-explanation/.

 

 

Enfin, autre chronologie intéressante, celle non officielle recueillie sur le site Enformable :

 

391148_2563939661098_1332320101_2906955_1058243532_n.jpg

source : http://enformable.com/category/resources/foia/

 

 

 

 

Illustration : inondation d'une salle de l'unité 3 (photo Tepco)

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 02:38

reacteur 2Mauvaises nouvelles. Selon les informations données le 2 novembre lors d’une conférence de presse par Tepco, opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le combustible fondu du réacteur 2 est sujet à une reprise de criticité. Ce qui signifie concrètement que des réactions en chaîne et des fissions nucléaires ont eu lieu récemment. Habituellement, dans une centrale nucléaire en bon état, tout ceci est sous contrôle. Mais là, il faut arrêter de parler de « réacteurs accidentés » car on ne maîtrise plus rien. En effet, il n’y a plus de réacteur digne de ce nom dans les unités 1, 2 et 3. Ils ne seront jamais réparés. Chaque cuve a été percée par un cœur fondu, qui a créé cette chose que l’on doit désormais appeler par son nom, un corium.

 

Tepco vient donc d’annoncer que du xénon a été détecté dans l’unité 2. Les deux éléments Xe-133 et Xe-135 révèlent des réactions en chaîne très récentes, car ces gaz rares sont des marqueurs d’une fission nucléaire de l’uranium et leur période radioactive est très courte (9 h pour Xe-135 et 5 jours pour Xe-135). Pour essayer d’arrêter ce phénomène, Tepco a injecté de l’eau boratée dans le réacteur (1), ce qui selon plusieurs sources, n’est pas forcément la meilleure solution : à Tchernobyl, quand une reprise de criticité a lieu, les équipes responsables du corium utilisent du nitrate de gadolinium, produit qui semble plus indiqué.

 

L’absence de repérage de bouffée de rayonnements et la non augmentation de la température ou de la pression pourraient s’expliquer par des réactions en chaîne non pas dans la centrale mais dans son sous-sol, ce qui correspondrait à un scénario de melting-out, c'est-à-dire de sortie totale du corium des différentes enceintes de confinement, radier compris. Seul les gaz produits par la reprise de criticité seraient ainsi détectables en surface.

 

shemafission.jpg

Schéma explicatif du phénomène (Asahi Shimbun, via Enformable)

 

Certains commentateurs ont voulu voir dans une image de la webcam TBS des trous dans le mur sud du bâtiment réacteur 2, ce qui aurait pu indiquer qu’une explosion avait eu lieu. En fait, la caméra est située à plusieurs kilomètres du site et il s’agit probablement de la silhouette d’un arbre. On distingue très nettement en comparant des prises de vue d’août et de novembre qu’un défrichement forestier a eu lieu au sud-ouest du site, ce qui laisse voir une plus grande partie du bâtiment n°2. De plus, l’image diffusée par Euronews est sans équivoque : les murs n’ont souffert d’aucun dommage.

 

reacteur2aout2011webcamTBS.jpg

Image de la webcam TBS/JNN fin août 2011

 

reacteur2novembre2011webcamTBS.jpg

Image de la webcam TBS/JNN du 2 novembre 2011

 

reacteur2novembre2011euronews.jpg

Image du bâtiment réacteur n°2 du 2 novembre  (Euronews)

 

Il est toutefois légitime de s’inquiéter, car une réaction nucléaire non contrôlée pourrait rapidement tourner au désastre, une explosion de vapeur étant toujours possible dans le cas d’un réchauffement brusque du corium dans un endroit confiné. C’est bien parce que des explosions ‒ de vapeur ou d’hydrogène ‒ sont toujours à craindre dans la centrale que les médias se sont emparés de cette information qui a fait rapidement la une de nombreux sites d’information. Car oui, nous sommes dans le même état d’incertitude sur l’avenir de cette centrale, et cette information a ravivé les craintes et les angoisses de mars 2011.

 

Toutefois, il faut relativiser un tant soit peu cette nouvelle, car Tepco connaissait cette information depuis longtemps, et ceux qui suivent la catastrophe de près ne sont pas vraiment étonnés de la nouvelle. Les faisceaux de neutrons observés à 13 reprises au mois de mars indiquaient déjà des reprises de criticité, sauf que les coriums à cette époque se situaient probablement à un niveau plus élevé. En effet, à chaque fois que la réaction se développe, la chaleur produite peut brasser le mélange, réactiver le processus de corrosion et ainsi faire descendre le corium un peu plus dans le sol.

 

Selon Shinichi Saoshiro, correspondant pour l’agence Reuters, les ingénieurs de Tepco supposent que des débris de corium ont pris des formes granulaires de 1,5 à 5 cm de diamètre. Ces grains de matière fissile mélangés à l’eau de refroidissement pourraient constituer une géométrie favorable à une réaction en chaîne temporaire. Pourtant, jusqu’à présent, ces mêmes responsables avaient affirmés que le corium avait une forme ovale avec une croûte refroidie.  Mais Tepco n’en est pas à sa première contradiction… Toujours est-il que les spécialistes nucléaires en sont toujours à faire des hypothèses, sans savoir réellement ce qui se passe.

 

Une chose est sûre, il va falloir revoir la définition d’ « arrêt à froid » d’un réacteur. La température seule ne peut plus servir de référence unique. Il faudra désormais y associer un état définitif de sous-criticité qui interdit toute reprise de réaction en chaîne.

 


(1) L'injection d'eau boratée a duré pendant une heure (02h48-03h47). TEPCO a déclaré avoir mis 480 kg de pentaborate de sodium (NaB5O8) dans le liquide de refroidissement.

 

 

 

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A lire aussi sur le sujet :

 

Reprise ou maintien de criticité dans l'unité n°. 2 : pourquoi ne sommes-nous pas étonnés ?

Phénomènes de criticité ou pas ? (Synthèse sur l’accident de Fukushima, p. 6)

A Tchernobyl, l'eau et le corium ne faisaient pas bon ménage. Et à Fukushima, ils le feraient ?

 

 

 

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Si vous avez loupé quelques épisodes depuis le 11 mars, vous pouvez vous rattraper avec ces articles :

 

La géologie de Fukushima

La construction de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi

Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi : toutes les données sur les réacteurs et les combustibles

Chronologie des explosions et incendies des réacteurs de Fukushima Dai-ichi

Explosion au réacteur n°3 de Fukushima Dai-ichi : la théorie d'Arnie Gundersen

Analyse de l'explosion du bâtiment du réacteur 3 de Fukushima Daiichi

Les enceintes de confinement des réacteurs 1 et 2 de Fukushima Daiichi sont percées

Les vapeurs de Fukushima Daiichi

Pluies radioactives sur le Japon

Le corium de Fukushima (1) : description et données

Le corium de Fukushima (2) : effets et dangers

Le réacteur n°1 de Fukushima Dai-ichi est devenu une passoire

Le réacteur n°3 de Fukushima Daiichi (1ère partie)

Le réacteur n°3 de Fukushima Daiichi (2ème partie)

Le plutonium de Fukushima Daiichi

Un barrage sur la faille de Fukushima

Dispersion de la radioactivité dans les océans

Fukushima : bombe sanitaire à retardement

Les effets de la radioactivité sur les enfants de Fukushima

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 21:05
livre tchernobylAprès la catastrophe de Fukushima, Our Planet-TV a lancé une enquête pour savoir si les retombées radioactives avaient eu des effets sur la santé de la population. Suite à cet appel, ils ont reçu près de 500 mails par semaine.
 
Cette enquête met en évidence que la radioactivité, même à faible dose, a des effets réels sur la santé.
 
 
Dans cette émission, on apprend que les symptômes les plus fréquemment signalés sont le saignement de nez abondant, la diarrhée, l’irritation de la gorge et la fatigue intense. Et ces symptômes n’ont pas été observés que pour les enfants. Le Dr Masamichi Nishio, chef du centre sur le cancer de Hokakido, estime que ces symptômes doivent être reconnus comme de nouveaux symptômes cliniques de l’exposition aux rayonnements à faible dose.
 
 

 

 
 
Dans le livre sur les conséquences de Tchernobyl publié en 2009 par l’Académie des Sciences de New-York, le Dr Yablokov décrit les mêmes symptômes associés à des gonflements des ganglions lymphatiques. Mais les conséquences dramatiques de la catastrophe de Tchernobyl ont été ignorées pour que le lobby de l’énergie nucléaire puisse continuer à prospérer.
 
Selon l’enquête de Our Planet-TV, sur 500 signalements, le symptôme le plus fréquent est le mal de gorge (1 personne sur 3), puis le saignement de nez (1/5), puis la diarrhée (1/5) et enfin la fatigue (1/6).
 
D’après Mme Mika Noro, présidente de l’association japonaise « Le pont de Tchernobyl », les enfants qui vivent dans les zones contaminées par la catastrophe de 1986 présentent les mêmes symptômes que ceux de Fukushima.
 
Elle a visité la Biélorussie. Dans les territoires contaminés, 98% des enfants ne sont pas en bonne santé. La durée d’un cours à l’école est passée de 45 à 25 minutes car les enfants sont trop fatigués.
 
Elle a visité aussi la région de Fukushima. Elle a constaté que les enfants y jouent encore joyeusement avec des taux très élevés de radiations dans les villes de Fukushima, Koriyama et Nihonmatsu.
 
Sa conclusion :
 
LES ENFANTS DOIVENT ETRE EVACUES IMMEDIATEMENT !
 
Cette émission a été diffusée en juillet 2011. Trois mois plus tard, les enfants ne sont toujours pas évacués et sont toujours soumis à de forts taux de rayonnement.
 
Et que fait l'OMS ? RIEN.
 
 
 
----------------------------
 
Autres liens sur le même sujet :
 
Vidéo et pétition « Evacuate Fukushima »
 
Soutenir le documentaire d’Alain de Halleux « Message in a bottle »,
reportage sur la vie de 5 enfants vivant en zone contaminée
 
extrait-livre-4
 
   
 
Rien n'a changé dans le paysage ici, avant et après l'accident nucléaire, mais nos vies ont complètement changé
 
 

1492714 7 a256 des-enfants-evacues-des-alentours-de-la

 
 
Récréations en intérieur obligatoires
 
Les enfants japonais sont-ils des cobayes ? (anglais)
 
enfants
 
Blog du CRMS (Citizen's Radioactivity Measuring Station)
 
 
 
-------------------------------
 
Autres sites sur la même problématique :
 
Site de l’association Les enfants de Tchernobyl
 
Site de l’association Enfants de Tchernobyl Belarus
 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 01:53
100femmes 1004okDepuis le 27 octobre, 100 femmes se mobilisent pour réveiller le monde. Pour elles, la vie s’est arrêtée le 11 mars 2011 avec la catastrophe nucléaire. Leur région est irrémédiablement contaminée. Elles veulent sauver leurs enfants et alerter le monde entier pour que l’énergie nucléaire ne soit plus utilisée.
 
Suivez-les presque en direct sur la chaine FukushimaVideoReport (voir les liens en bas de page) !
 
100femmes 0968ok
Drapeau dénonçant la machine à cancer Tepco
 
Le Réseau de Fukushima pour la Protection des Enfants contre le Rayonnement s’est formé en juin ; le blog de Fukushima avait diffusé à cette époque le premier appel des mères de Fukushima. Depuis, le réseau s’est organisé et étoffé. Il aide les habitants à mesurer les niveaux de radiation, à nettoyer les matières radioactives, à évacuer le cas échéant. Le partage des connaissances est également une partie importante des activités du réseau. Un article paru dans le site Safecast, et traduit dans le site Aweb2u, « Visite au "Réseau de Fukushima pour la Protection des Enfants contre le Rayonnement »  montre très bien le climat de solidarité dans lequel ce réseau s’est constitué.
 
100femmes 0970ok
Une maman militant pour la santé des enfants
 
"Nous avions cru, disent les 100 femmes, que cette catastrophe amènerait notre gouvernement à fermer les centrales nucléaires existantes et à stopper les projets de nouvelles installations nucléaires. Nous croyions que notre dépendance à l’énergie nucléaire deviendrait un souvenir du passé et que le gouvernement japonais investirait désormais dans les énergies renouvelables. Il nous faut constater cependant que, même si tous les sondages montrent que 80% de la population japonaise veulent se passer de l’énergie nucléaire, les hommes politiques japonais veulent poursuivre leur agenda nucléaire et faire redémarrer les réacteurs."
 
Skoazell da FUKUSHIMA WOMEN SIT-IN TOKYO
Soutien français au sit-in des 100 femmes de Fukushima (dessin de Nono)
 
Face à la non-assistance des autorités, les citoyens se sont organisés pour éviter le pire. Ne pas profiter de l’expérience de la catastrophe de Tchernobyl aurait été une erreur. Des contacts se sont ainsi noués entre des organisations telles que celle présidée par Yves Lenoir, l'association Enfants de Tchernobyl Belarus et les réseaux citoyens japonais. En Biélorussie et au Japon, les problèmes sont les mêmes : « mensonges délibérés des médecins radiothérapeutes qui, à Fukushima comme hier à Tchernobyl font tout pour nier les inéluctables maux qu'entraîne l'exposition aux radiations et aux contaminations corporelles, surtout chez les enfants et les fœtus ».
 
Les Japonais ont évidemment raison de se mobiliser. Le gouvernement ne prend pas la mesure de l’ampleur de la catastrophe et ne prend pas toujours les bonnes décisions. Aujourd’hui on sait selon une étude récente que la centrale a libéré deux fois plus de radioactivité que ce qu’avaient annoncé les autorités. Des milliers de Japonais se mobilisent pour éviter une grande dispersion des déchets radioactifs dans le pays : le gouvernement s’apprête par exemple à vouloir  déverser des cendres radioactives provenant d’Iwate dans la baie de Tokyo (pétition internationale).
 
sdn100
Soutien du réseau Sortir du nucléaire
 
0000000508-DSCF0737En France, le Réseau "Sortir du nucléaire" a décidé d’appuyer l’action des 100 femmes et propose une campagne de photos de soutien dans la semaine à venir. Il vous invite à envoyer des portraits de femmes, dans la mesure où les Japonaises qui ont initié cette action en appellent aux femmes du monde entier... mais ils invitent également les hommes à agir, par exemple en prenant les photos !
 
 
Utilisez le modèle de poster, élaboré avec les Japonaises de Fukushima, et réalisez un maximum de photos de femmes portant ce poster en soutien. Faites-les ensuite parvenir à sdn.agglonimesuzes@free.fr pour les mettre en ligne et les transmettre au Japon.
 
100femmes 1018ok
Intérieur de la tente louée spécialement pour les 100 femmes. La pile de cartons au milieu représente une petite partie des donations pour les habitants de la région.
 
Autre action possible, aider financièrement ce mouvement en faisant une donation par PayPal :
Nom de la donation :
"Women's Sit-In" ("Onna Suwarikomi")
 
 
 
-------------------------
 
Reportages vidéo avec la chaine FukushimaVideoReport
 
Le 29 octobre, les mamans de Fukushima ont formé une chaine autour du METI (Ministère japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie).

 

 
 
Manifestation du 29 octobre à Tokyo

 
 
 
Il n’y a pas d’âge pour crier son désespoir !

 
 
 
Un point chaud dans un quartier froid !

 
 
 
Message de Mme Sato aux Français. Elle représente le Réseau de Fukushima pour la Protection des Enfants contre le Rayonnement
   

 
   

Transcription du message de Mme Sato par Yumiko

 

Mme Sato : Bonjour les Français,

A cause de l’accident, la situation actuelle est catastrophique à Fukushima.

On a beaucoup d'émotions en ce moment : la tristesse, la colère, le malheur, tous ces sentiments sont mélangés et nous essayons de trouver de l'espoir dans l'arrêt des centrales au Japon et dans le monde.

Soyons ensemble, soyons liés tous ensemble, s'il vous plaît.

 

Yumiko : Quelle est la situation réelle à Fukushima ?

 

Mme Sato : Les enfants de Fukushima vivent dans une zone autant contaminées qu'à Tchernobyl, et ils sont dans l'obligation de vivre de façon normale face à cette situation.

Les habitants qui ont pu partir de Fukushima sont très peu nombreux, la complexité des situations familiales (cellule familiale, situation professionnelle) sont autant d'empêchements

à la mobilité.

Tous le monde prend sa dose là-bas au jour le jour, on cherche tous les jours ce qu'on peut manger et boire comme eau ; on cherche dans le noir, dans nos tètes de mamans, ce qu'on peut donner à manger et à boire ; à cela s’ajoutent les différences de sensibilités face aux dangers qui se manifestent au sein de la famille.

Au début, nous avions l'espoir qu'après une décontamination nous pourrions revivre normalement, mais maintenant nous avons acquis la certitude que la décontamination ne sert à rien.

Toutes les mamans veulent faire partir les enfants de la zone, elles ne pensent qu'à cela maintenant.

L'association essaye de placer les enfants ailleurs, au loin de cette zone.

Encouragez-nous !

 

Yumiko : Est-ce qu'il y a des problèmes de santé qui apparaissent ?

 

Mme Sato : Les problèmes de santé commencent à être graves pour les enfants ayant une faible santé ; les premiers symptômes de saignement de nez et de colique sont apparus deux mois après la catastrophe. C’est particulièrement vrai pour les enfants qui souffraient déjà de dermatose atopique.

Maintenant cela commence à être visible dans les villes comme Tokyo et Chiba.

Ce problème de santé ne pourra pas être prouvé à l’avenir comme étant une cause directe de la radioactivité, ce sera un gros problème de santé publique dans le futur.

Merci beaucoup d’être avec nous !

 
 
Une occupation permanente existait déjà devant le ministère par diverses associations antinucléaires. Le 29 octobre était leur 49ème jour de présence.

 
 
 
Cette présence permanente de militants antinucléaires matérialisée par une tente devant le METI rappelle celle effectuée par les vigies d’Hippocrate : depuis le 26 avril 2007, sans relâche, des militants se relaient pour dénoncer l’attitude honteuse de l’OMS face à la catastrophe de Tchernobyl en étant présent devant le siège de l’organisation à Genève (1).
 
------------------------
 
(1) Pour mieux connaître cette action et participer, ne serait-ce qu’une heure, à la dénonciation de ce silence criminel de l’OMS, cliquer ici.

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