1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 00:44

 

D’après le Japan Times du 27 juin, du césium radioactif a été décelé dans les urines de 15 habitants du village de Iitate et de la ville de Kawamata, dans la région de Fukushima. Ces deux localités sont à quelques dizaines de kilomètres la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, mais pas dans la zone d’exclusion. Ces analyses prouvent que la population subit une contamination radioactive interne. Nanao Kamada, professeur émérite de biologie et de rayonnement à l’université d’Hiroshima qui a supervisé ces analyses, souhaite que ces résultats encouragent les habitants à quitter la région.

 

 

 

Dix autres analyses d’urine réalisées à la demande du réseau de Fukushima pour protéger les enfants du rayonnement par l’Acro, laboratoire français indépendant, montrent que les enfants de la ville de Fukushima sont aussi contaminés. La plus grande quantité de césium-134 était de 1,13 becquerels par litre chez une fillette de 8 ans. La plus grande quantité de césium-137 était de 1,30 becquerels par litre chez un garçon de 7 ans.

 

 

 

Ces informations sont corroborées par un autre laboratoire indépendant, la Criirad, qui estime que les autorités auraient dû évacuer ces zones beaucoup plus tôt. Les membres de l’équipe envoyée sur place du 24 mai au 2 juin par cet organisme sont revenus plutôt choqués par la situation actuelle au Japon car il y a une forte désinformation de la part des autorités nipponnes.

 

 

 

Des dizaines de milliers d’habitants devraient donc encore être évacués. Mais la communauté internationale ne réagit pas.

 

 

 

5704110915 dafbe19b73 z

 

 

sources :

 

http://search.japantimes.co.jp/cgi-bin/nn20110627a2.html

 

http://aweb2u.free.fr/dotclear/

 

 

 

http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/crise-nucleaire-au-japon/20110630.OBS6196/japon-les-autorites-n-ont-pas-pris-les-bonnes-initiatives.html

 

 

source illustration : CSSK

 

http://www.flickr.com/photos/cssk/sets/72157626675396074/

 

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
commenter cet article
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 21:47

damien thierryLe 29 juin 2011, Damien THIERY, député fédéral belge, a adressé une question orale à Monsieur Paul MAGNETTE, Ministre du Climat et de l’Energie. Cette question, a été posée en Commission de l’Intérieur du Parlement belge.

 

En voici le texte intégral.

 

 

 

" Monsieur le Ministre,

 

Concerne : la situation à Fukushima et les initiatives prises ou à prendre par la communauté internationale

 

Je reviens sur ce dossier qui, malheureusement, connaît une certaine indifférence médiatique depuis quelques semaines.

Le 12 mai dernier, Tepco annonce officiellement la fusion totale du combustible du réacteur N°1.

Le 24 mai, la société nippone annonce la fusion totale des réacteurs 2 et 3.

De plus, le 25 mai, nous apprenons que Tepco reconnaît que la cuve du réacteur 1 est troué par un orifice 7 cm de diamètre et que plusieurs trous de 10 cm de diamètre affectent la cuve du réacteur 2.

La radioactivité sur le site semble demeurer très importante : le taux de radioactivité dégagée par les réacteurs 1 et 2 est de l’ordre de 4 sieverts/heure !

Outre ces faits, il a été avéré que Tepco a reconnu que les cœurs des réacteurs étaient fusionnés dans les 24H suivant le tremblement de terre ;la société reconnait aussi avoir tronqué les chiffres de radiation les 12 et 13 mars derniers.

Vers la mi-juin, Tepco annonce que les cœurs des trois réacteurs avaient non seulement fusionné mais également percé leurs cuves 79 heures après le séisme !

Enfin, en ce moment, Tepco tente de commencer à pomper et filtrer l'eau hyper contaminée qui risque de déborder des sous-sols des trois réacteurs."

 

La situation au Japon semble catastrophique sur le plan environnemental.

On parle de 20.000km² gravement contaminés par divers nucléides dont du plutonium.

Outre le fait que les radiations s’étendent au fur et à mesure des jours qui passent, la question de la contamination de l’air de l’hémisphère nord ainsi que de l’océan est une réalité.

C’est ainsi que, par exemple, les 4 et 5 avril derniers, on a relevé dans du lait produit à San Francisco un taux d’iodine-131, 26 fois supérieur à la norme. On apprend également que l’océan Pacifique est gravement pollué à 100 km au large de la centrale.

 

Il me revient également que l’institut météorologique du Japon arrête ses projections sur cartes des émissions des substances radioactives.

Tout ce qui précède semble indiquer que la situation mérite de se poser les questions que notre population se pose.

La crise ne concerne pas uniquement le Japon mais l’ensemble de la planète.

La gestion de celle-ci semble poser de nombreux problèmes à l’opérateur de la centrale, qui par ailleurs connaît une très grave situation financière. On parle d’un déficit cumulé de 45 milliards de dollars

 

En conséquence, monsieur le ministre peut-il me faire savoir :

a) quelles sont les initiatives mises en place par la communauté internationale pour tenter d’aider le Japon à juguler et maîtriser une situation qui apparaît, de plus en plus, hors de contrôle ?

b) Si cela n’est déjà fait, est-il envisageable de proposer la mise en place urgente et nécessaire d’une cellule de réflexion et d’intervention internationale composée des plus grandes éminences scientifiques et technologiques en la matière ?

c) Est-il envisageable de proposer aussi un financement international de cette cellule qui travaillerait bien sûr sous l’égide de l’ONU et avec l’aide de l’AIEA ? En discutez-vous au niveau européen ?

 d) Par ailleurs, est-il envisageable de demander au Japon de maintenir les informations accessibles au public comme les taux de radioactivités émises par la centrale ainsi que les projections cartographiques des substances radioactives dans l’atmosphère, et ce par souci de transparence ? "

 

 

Réponse de la ministre de l’Intérieur, Annemie Turtelboom :

Annemie-Turtelboom.jpg

 

 

Monsieur le président,

 

dès le début de l'accident de Fukushima, les structures d'assistance se sont mises en place. On peut citer le réseau d'assistance de l'Agence internationale de l'Énergie atomique, connu sous le nom de RANET, qui permet de mettre rapidement à disposition du pays affecté les moyens d'aide provenant d'autres États. Des offres d'aide bilatérale ont également été faites, en particulier par les États-Unis, dont les réacteurs affectés sont originaires, ou par la France, qui dispose d'un know-how étendu en la matière. Le Japon a accepté ces offres, particulièrement au niveau des expertises pointues relatives au type de réacteur concerné.

 

La Belgique avait également proposé l'envoi d'experts du SCK mais celui-ci n'a pas été retenu par le Japon. Dans le cadre de cette mise à disposition, l'expertise scientifique et technique est déjà disponible. Du point de vue de l'intervention sur place, c'est l'État souverain affecté qui reste responsable d'organiser ses moyens d'intervention et d'y intégrer des moyens étrangers s'il le souhaite.

 

Suite à cette catastrophe, plusieurs États, dont la Belgique, ont plaidé pour plus de solidarité en cas d'accident. La création au niveau adéquat, comme l'AIEA, d'une force d'intervention internationale en cas d'urgence, composée d'experts internationaux et dotée des moyens techniques nécessaires, pourrait répondre à ce besoin. Les conclusions de la récente conférence de l'AIEA sur la sûreté nucléaire vont d'ailleurs dans ce sens et soulignent également la nécessité de renforcer les standards internationaux relatifs à la sûreté nucléaire et d'évaluer les risques et la sûreté des installations nucléaires au niveau international.

 

Au niveau européen, j'ai demandé qu'un mécanisme d'intervention soit développé spécifiquement en cas d'accident nucléaire. Cela optimaliserait également la coordination avec le niveau international. Sur la base des résultats de la Conférence de Vienne, l'IAEA établira un plan d'action visant à répondre aux conséquences de l'accident de Fukushima en termes de renforcement de la sûreté du parc mondial des centrales nucléaires, de préparation et de capacité de réponse en cas d'accident. Il sera discuté avec les États membres et présenté au Conseil des gouverneurs de l'IAEA et à sa conférence générale en septembre prochain.

 

Enfin, lors de cette conférence, les experts ont estimé que le Japon fournissait tous les efforts nécessaires en vue de produire une information continue pertinente des données relatives à l'accident vers la communauté internationale. Il a été demandé au Japon, et spécialement au régulateur, de poursuivre ces efforts en toute transparence et en toute indépendance.

 

 

 

Réponse de Damien Thiéry :

damien thierry

 

 

 

 

Madame la ministre,

 

je comprends bien que l'État est souverain en matière d'intervention sur place. C'est lui qui a le droit de dire s'il désire de l'aide internationale ou non. C'est logique, surtout lorsqu'il s'agit d'un séisme qui concerne le pays même. Ici, malheureusement, on se retrouve dans un système où les conséquences du séisme vont toucher ou pourraient toucher de nombreux autres pays. Je ne dis pas qu'il faille mettre le Japon sous monitoring mais le check par les différentes instances internationales devait être régulier. Si je comprends bien, il l'est.

 

Je suis plus inquiet au sujet de la transparence des informations. Vous me dites qu'une information, entre autres sur les taux de radioactivité émis par les centrales, passe régulièrement aux instances internationales et que nous avons accès à ces informations. Je demande la plus grande rigueur au vu des informations qui ont été transmises les 12 et 13 mars à cette commission et qui venaient entre autres de la société en question. Il a été reconnu relativement tard que les chiffres relatifs aux taux de radiation avaient été tronqués et que ce n'était pas les bons chiffres. On peut se demander si c'était volontaire ou pas. J'appelle, par conséquent, à la plus grande vigilance et je demande que l'on ait accès à des informations transparentes et correctes de manière hebdomadaire.

 

 

Suite : réaction de Guy de Halleux

http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-un-depute-belge-interpelle-son-gouvernement-suite-78613866.html

 

   

Partager cet article

Repost 0
Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
commenter cet article
28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 21:29
laurent-mabesoone.jpgUn témoignage à écouter absolument, celui de Laurent Mabesoone, habitant à Nagano depuis 15 ans, papa d’une petite fille de 2 ans.
Comment comprendre l’indicible réalité des habitants du Japon ?
Ecoutez-le.
 
 
 
« Il n’est pas possible de réagir d’une façon normale face à une menace qui n’a rien d’humain.
Les radionucléides sont partout : dans les bacs à sable des enfants, dans l’alimentation, dans l’air. Ils sont là pour toujours, à l’échelle humaine.
Le déni de réalité de la population japonaise n’est pas seulement dû au côté obéissant des Japonais, il est dû au fait que c’est une menace qui est totalement différente de tout ce qu’on peut connaître.
24 000 ans de demi-vie pour le plutonium, voilà ce qu’on a créé. Au Japon, on crée 1000 tonnes par an de déchets hautement radioactifs au plutonium.
On a perdu le sens de la mesure. La technologie nous a rattrapés, on n’est plus humain.
Quand il arrive quelque chose, c’est la menace la plus inhumaine qui existe. Vous n’avez plus nulle part où vous réfugier. Et ça va durer des années. Et vous avez une épée de Damoclès quand vous avez des enfants. Arrêtons ça ! »

 

Titulaire d’un doctorat en littérature comparée obtenu à l’université Waseda, Laurent Mabesoone est plus connu sous le nom de Seegan Mabesoone, qui est son nom de plume. Il est en effet poète de haïku, romancier et essayiste, et a publié plusieurs recueils.

Suite à l’accident de Fukushima, il a créé un mouvement, « le ruban jaune », pour dénoncer l’utilisation de l’énergie nucléaire au Japon : chaque vendredi, ceux qui s’engagent avec lui s’habillent en jaune pour rappeler le vendredi 11 mars 2011, ce jour où la catastrophe a commencé.
 
Voir la vidéo (7min25):

 

 

Si vous en avez les moyens, copiez cette vidéo sur votre disque dur, car elle pourrait être supprimée d'ici peu. Car au Japon, on n'a pas le droit de dire tout ce qu'on veut.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
commenter cet article
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 23:20
Le 20 juin, la porte du bâtiment de l’unité 2 a été ouverte, officiellement pour diminuer l’humidité régnant à l’intérieur (de l’ordre de 100% d’humidité dans l’air). En fait, c’était surtout pour faire baisser le niveau de radioactivité qui était trop élevé pour que des hommes puissent y travailler longtemps. Depuis le 11 mars 2011, c’est devenu banal de larguer de la radioactivité dans l’air au Japon, sans que personne ne s’en inquiète…
 
La porte du bâtiment 2 : vous remarquerez les ficelles…
porte 2
 
 
Vidéos annonçant l’ouverture de la porte
sur NHK
sur TSR
 
Sur cette dernière vidéo de TSR, où on ne voit pas grand-chose en fait, on aperçoit en passant un plan en élévation du réacteur n°2, avec la représentation de la piscine de combustible arrosée par le haut (désolé pour la qualité médiocre).
coupe-reacteur-2-dessin-tepco-juin-2011.jpg
 
 
 
Sinon, Tepco nous livre un document en japonais. Dans ce document au format pdf, quelques photos de l’environnement de la centrale (ça c'est pour les curieux)
 
 
Et pour ceux qui sont encore plus curieux, Cryptome met en ligne deux documents d'archives concernant la construction de Fukushima Daiichi 1. Ce sont deux documents au format pdf et en japonais, mais comportant des shémas et des photos de... 1967. Intéressant tout de même, surtout que dans le premier document, on peut voir un schéma, page 102, qui ressemble à un projet de construction avec une digue de protection adossée au bâtiment des turbines et haute de... 33 m. Voilà qui aurait bien suffit pour stopper la vague de 15 m du 11 mars dernier !
 
projet réacteur fuku avec digue de 33 m
Télécharger le document 1
Télécharger le document 2
 
Voir Fukushima et être vu à Fukushima…
 
photo-souvenir-copie-1.jpg


Des travailleurs japonais posent pour la postérité devant l’endroit le plus dangereux au monde : le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima Daiichi.
Souriez, vous êtes filmés (par la webcam) !

(mis en ligne par nuckelchenblogde)

Voir la vidéo ici :
 
 
 
Enfin, je vous signale le site Meteoclimato qui a recueilli des vidéos concernant Fukushima :
 
- « Lost in radiation » (Complément d’enquête)
 
- Vidéos de relevés de compteurs Geiger à Tokyo et à Paris
 
- 3 vidéos postées par Alex
 
- La vague du 11 mars arrivant sur la centrale de Fukushima
 
- Reportage dans la zone évacuée
 
- Reportage de Greenpeace à Fukushima
 
- Animation de modélisation de la dispersion de la radioactivité dans l’atmosphère
 
- Documentaire « Dans les secrets du nucléaire »
 
Tout ça à cette adresse :
 
 
 
 
 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Pierre Fetet - dans Voir Fukushima
commenter cet article
25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 23:47
On dit que les médias traditionnels ne s’intéressent plus à Fukushima. C’est vrai en partie. Certains font comme si le problème était réglé, en se contentant de répéter le discours officiel : « La situation est stabilisée ». D’autres, beaucoup moins nombreux, continuent à questionner le sujet en publiant des articles de fond sur la catastrophe et ses conséquences. Malgré tout, il semble que le lectorat traditionnel commence à changer ses habitudes, en se tournant davantage vers les réseaux d’information parallèles.
     
   
La raison ? Les infos du terrain ont du mal à passer deux barrières : celle de l’autocensure des journalistes sur l’énergie nucléaire et celle des difficultés de traduction du japonais. Mais grâce à l’Internet, la situation est en train de bouger. La catastrophe de Fukushima a créé un séisme dans l’establishment nucléaire international, et une faille est apparue au grand jour. Celle-ci ne se refermera pas : on n’a jamais autant parlé, publié, débattu du nucléaire que depuis mars 2011, grâce notamment aux veilleurs de Fukushima. Et grâce aussi, il faut tout de même le reconnaître, aux médias qui publient et diffusent de plus en plus d’articles, d’émissions de radios ou de reportages sur le nucléaire. Mais ce n’est qu’un début, les choses bougent lentement. Il manque encore des grands reporters, ceux qui vont chercher l’info sur le front. Oui, des grands reporters pour témoigner de la guerre livrée quotidiennement contre le feu nucléaire de Fukushima.
 
               
Et en les attendant, l’info continue à passer, à travers des conférences, des articles et des reportages :
       
 
De retour du Japon, Michèle Rivasi a donné une conférence le 20 juin à Valence. Elle se déclare effarée et révoltée par ce qu’elle a pu constater dans les territoires contaminés : les Japonais sont dans le déni de la radioactivité et vivent dans la désinformation. Elle redoute une forte hausse des cancers, surtout pour les enfants.
 
Vidéo de la conférence de Michèle Rivasi : Fukushima - Encore pendant

 
 
Article de presse sur cette conférence :
 
 
 
 
acro.jpgCe que dit la députée européenne est confirmé par un laboratoire français indépendant, l’ACRO, qui a réalisé des mesures sur le terrain. Suite à la catastrophe de Fukushima, il a étendu son observatoire citoyen de la radioactivité dans l'environnement au Japon. L’analyse des échantillons prélevés dans les provinces de Fukushima et de Miyagi mettent en évidence une contamination alarmante.
 
Pour voir les résultats mis à jour au 24 juin, c’est ici :
 
 
 
 
geiger.jpgKenji Saito raconte son voyage à Fukushima le 1er juin et sa rencontre avec le représentant du Réseau de Fukushima pour la protection des enfants contre le rayonnement. L’article est diffusé par le site safecast, qui est l’expression d’un réseau japonais de surveillance citoyenne de la radioactivité.
 
Reportage dans la ville de Fukushima (article en anglais)
 
 
Traduction complète de l'article en français :
 
 
 
 
kaku michioMichio Kaku, physicien étatsunien, a été interviewé par une journaliste de CNN le 21 juin. Il affirme que les Japonais n’ont toujours pas le contrôle des réacteurs de Fukushima Daiichi et que cette centrale reste une menace permanente (langue anglaise).
 
 
 
 
Anne-Laure Barral, journaliste envoyée au Japon pour France-Info, raconte ses impressions pendant… 1min42. Les Japonais ne savent pas dire « je ne sais pas », donc il semble très difficile d’exercer convenablement le métier de journaliste là-bas. La vidéo est assez courte, mais écoutez jusqu’au bout, la vérité sort de la bouche des enfants !
 

 
 
 
La Criirad, laboratoire associatif français créé après la catastrophe de Tchernobyl, s’est rendue au Japon pour soutenir les organisations non gouvernementales japonaises qui se mobilisent pour faire des mesures et informer la population des risques de la radioactivité. Avec le réseau 47project, une conférence de presse s’est tenue à Tokyo au Japan National Press Club le 1er juin 2011 avec les interventions de Bruno Chareyron et Wataru Iwata (langue japonaise et française).
 

 
 
Retranscription et traduction en français des interventions et questions des journalistes ici (Les réponses et interventions de Bruno Chareyron en français ne sont pas retranscrites, mais à consulter directement dans la vidéo):
 
 
 
 
110614_19-copie-1.jpgAvec l’obligation de décontaminer l’eau utilisée pour refroidir les réacteurs de Fukushima Daiichi, les boues radioactives vont s’accumuler : l’un des responsables du département nucléaire de Tepco, Teruaki Kobayashi, a avancé le chiffre de deux mille mètres cube de boues fortement contaminées, d’ici la fin de l’année 2011. Tepco envisage aussi la construction de structures en polyester pour recouvrir les bâtiments des réacteurs et des turbines pour limiter la diffusion de la radioactivité.
 
Un article du 15 juin du site zegreenweb :
 
 
 
 
Les liquidateurs de Fukushima s’expriment. Même si la centrale nucléaire de Fukushima Daichi reste dangereuse, des demandeurs d’emploi sont toujours prêts à y travailler. Dans cette centrale qui emploie 2500 personnes, environ 2200 employés sont en sous-traitance. Dans les trois derniers mois, au moins huit travailleurs ont été exposés à des niveaux élevés de radiation et retirés du service, mais cela n'a pas empêché les autres d’y aller. Bien qu’il n’existe que peu d'avantages et pas d'assurance pour d’éventuelles blessures ou un empoisonnement par radiation, beaucoup font encore la queue pour avoir un emploi.
 
Un reportage du 19 juin de la chaîne Aljazeera (langue anglaise) :
 

 
 
 
 
Et enfin, souvenez-vous, le ministre français de l’Industrie, Eric Besson, a pris la fuite en plein tournage d’une émission sur le nucléaire. Mais quelle question a-t-il voulu éviter ? Voici le témoignage qu’il n’a pas voulu entendre, celui d’un sous-traitant du nucléaire, Christian Ugolini, qui raconte comment "la sûreté des installations nucléaires est sacrifiée à la rentabilité économique", avec un exemple précis à l'appui :
 
Le reportage qu’a évité Eric Besson :
 

 
 
Retour sur la question qui fâche, un article du blog télé de Samuel Gontier :
 
 
 
 
 
 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
commenter cet article
25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 01:37

« Les conséquences de la catastrophe de Fukushima. Analyse initiale avec le modèle de risque de la Commission Européenne sur les Risques des Rayonnements (CERR) » est un document important réalisé par Chris Busby, expert britannique dans les rayonnements ionisants.

 

Document intégral téléchargeable

en anglais (13 pages - 1 Mo) :
http://www.fairewinds.com/sites/default/files/fukuhealthrept.pdf
en français (12 pages - 4,77 Mo) :
http://aweb2u.free.fr/Annexes/Article_Busby_10062011.pdf

Ce rapport date du 30 mars 2011, mais reste d’actualité. Merci infiniment à Jeep d’avoir effectué la traduction entière du rapport.

 

Sommaire

 

Hypothèses et méthodologie 

Doses collectives

Calcul des risques par la méthode ECRR

L’exposition aux radiations près de Fukushima

L’exposition dans les préfectures

Populations

Excès de cancers dans la population des 100 km

Excès de cancer dans la population de l’anneau des 200 km

Autres domaines et quelques mises en garde

Conclusions et recommandations

Références

 

 

Extraits choisis par Jeep, du site Aweb2u :

 

Hypothèses et méthodologie 

 

Le modèle de risque de rayonnement de la commission européenne sur la radioprotection et les risques est décrit dans l'ECRR2010. Il diffère du modèle actuellement employé par les organismes pour la protection contre les radiations qui est fondé sur les recommandations de la Commission Internationale pour la Protection Radiologique CIPR. Cette dernière considère le modèle (CIPR) de l'exposition aux rayonnements de la même manière pour toutes les sources, comme si elle était extérieure au corps, et généralement des moyennes de la dose à l'organisme comme s'il s'agissait de tissus uniformes supérieurs à 1 kg. Le modèle de la CIPR prend alors cette dose et la multiplie par un facteur de risque pour le cancer, linéairement basé sur le taux de cancer à hautes doses aiguës des survivants des populations japonaises d'Hiroshima et Nagasaki qui sont étudiées depuis 1952.
Cette méthode ne peut s'appliquer à des doses internes de substances radioactives, appelées radionucléides, qui ont été inhalées ou ingérées dans les aliments ou de l'eau. Cela parce que ces substances ont des affinités variables pour l'ADN et les différentes parties du corps et peuvent délivrer de très hautes énergies au tissu local. La méthode CIPR ne peut pas non plus être appliquée à l'inhalation ou l'ingestion de particules chaudes, qui sont solides, mais microscopiques et peuvent se loger dans les tissus et administrer des doses élevées aux cellules locales. Il y a beaucoup de preuves que l'exposition interne aux radionucléides est jusqu'à 1000 fois plus nocive que ce que le modèle de la CIPR conclut. Le modèle de risque ECRR pallie à ce problème en ajoutant facteurs de pondération des risques aux doses calculées pour les radionucléides internes ou l'exposition aux particules.

 

 (...)

 

Conclusions et recommandations

 

1. Le modèle de risque ECRR a été appliqué à 3 millions de personnes vivant dans le rayon de 100 km de la catastrophe de Fukushima. En supposant que ces personnes qui y vivent restent pendant un an le nombre de cancers en excès prédit par la méthode est d'environ 200.000 au cours des 50 prochaines années 100.000 étant diagnostiqués dans les 10 prochaines années. Si elles sont évacuées immédiatement, le nombre diminuera d'une quantité importante. Pour les 7 millions qui vivent entre 100 km et 200 km à partir du site, le nombre prévu de cancers est légèrement supérieure à 220.000 cancers supplémentaires au cours des 50 prochaines années dont environ 100.000 seront exprimés dans les dix prochaines années. Ces prédictions sont basées sur les résultats du modèle de risque ECRR de cancer en Suède, après l'accident de Tchernobyl.

 

2. Le modèle de la CIPR prédit 2838 cancers supplémentaires dans la population des 100 km. Le taux réel sera donc un autre test de deux modèles de risque.

 

3. Les calculs basés sur les débits de dose gamma officiels publiés par le Ministère Japonais MEXT peuvent être utilisés en retour pour évaluer la contamination de surface aux endroits des mesures à l'aide de méthodes scientifiques reconnues. Les résultats montrent que les rapports de l'AIEA ont considérablement sous-estimé les niveaux de contamination.

 

4. Il est recommandé qu'une attention urgente soit donnée aux mesures de la contamination du sol par des isotopes spécifiques.

 

5. Il est recommandé que les populations vivant dans la zone des 100 kilomètres au Nord Ouest du site soient immédiatement évacuées et que la zone soit déclarée zone d'exclusion.

 

6. Le modèle de risque de la CIPR devrait être abandonné et toutes les décisions politiques devraient être faites sur la base des recommandations du Comité européen sur les Risques des Radiations www.euradcom.org. C'est la conclusion des éminents experts des risques liés aux rayonnements qui ont signé la Déclaration de 2009 Lesvos

 

7. Des enquêtes et des sanctions juridiques devraient être engagées contre les personnes qui ont sciemment freiné la divulgation des données auprès du public

 

8. Des enquêtes et des sanctions juridiques devraient être engagées contre les personnes qui minimisent les effets sur la santé de cet événement dans les médias

800px-Michel Fernex Wladimir Tchertkoff Chris Busby

 

Christopher Busby en compagnie de Michel Fernex et Wladimir Tchertkoff devant le siège de l’OMS en 2007 (photo : Yann Forget)

 

 

 

Qui est Christopher Busby ?

 

Christopher Busby (né en 1945) est un scientifique Britannique. Il a obtenu un doctorat en chimie physique à l’université de Kent. Il est connu pour ses théories sur les effets négatifs sur la santé des très faibles doses de rayonnements ionisants.
En 2001, membre du Comité de surveillance sur l'uranium appauvri (DUOB) au ministère de la Défense britannique. En 2003, membre de la Faculté de médecine, Université de Liverpool, dans le département d'anatomie humaine et biologie cellulaire. En 2004, responsable du réseau pour l'interprétation des politiques en matière de santé de l'enfant et d'environnement (PINCHE : Policy Interpretation Network on Children's Health and Environment) créé par l’Europe.
Il est aujourd’hui le directeur de Green Audit, une agence de conseil en environnement. source :
http://en.wikipedia.org/wiki/Christopher_Busby

 

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
commenter cet article
23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 21:52

Un peu d’Histoire Contemporaine…

 

7 février 2011 : la NISA (agence de la sûreté nucléaire et industrielle du Japon) autorise Tepco à utiliser le réacteur n°1 de Fukushima Daiichi pendant 10 annnées supplémentaires.

source : http://fukushimaleaks.wordpress.com/

 

11 mars 2011 : accident nucléaire de Fukushima Daiichi. Cette centrale avait 40 ans.

 

fin juin 2011 : l’ASN (autorité de sûreté nucléaire française) s’apprête à approuver la prolongation pour 10 ans du fonctionnement de la centrale de Fessenheim. Celle-ci est la plus vieille centrale nucléaire de France, elle a 34 ans.

source : http://www.lefigaro.fr/societes/2011/06/22/04015-20110622ARTFIG00662-dix-ans-de-plus-pour-la-centrale-de-fessenheim.php

 

26 juin 2011 : le collectif "Arrêt immédiat et définitif de la centrale nucléaire de Fessenheim" vous invite à participer à 14h00 (précises) à une chaîne humaine autour de la centrale de Fessenheim.

  

29 juin 2011 : la CLIS de Fessenheim doit se réunir à Colmar et à l'ordre du jour, il y a "l'autorisation de poursuivre l’exploitation du CNPE de Fessenheim". Plus que jamais les citoyens de la Région, en se mobilisant ce 26 juin, pourront exprimer ouvertement leur volonté de demander l'arrêt immédiat et définitif de la plus vieille centrale nucléaire en service en France.

 

Nos voisins et amis allemands sont très motivés et très déterminés ; pour exemple, regardez la page d'accueil de la commune de Buggingen : http://www.buggingen.de/

 

 Sans-titre.jpg

 

Déroulement:

- de 14h00 à 15h00 constitution de la Chaîne Humaine (finir à 15h00 impérativement)
- de 15h00 à 15h05 : faire du bruit en réclamant la fermeture de Fessenheim
- à 15h05 : "sirène" suivi d'un Die-in et silence jusquà 15h10

- de 15h10 à 15h15 : faire de nouveau du bruit en réclamant la fermeture de Fessenheim
- 15h15 fin de la Chaîne

- à partir de 15h15 se diriger sur le lieu de rassemblement face à la Maison des énergies
- de 15h15 à 15h45 musique sur la scène
- à partir de 15h45  : accueil en français puis en allemand, musiques et prises de parole en alternance

 

(pour plus de précision voir sur http://stopfessen.celeonet.fr/content/view/241/129/ )

 

Trois départs à vélo sont déja prévus :

 

Départ de Rixheim :

Rendez-vous à 10h00 sur le parking Le Trèfle , CSC La Passerelle, Allée du chemin vert à Rixheim

Vous pouvez annoncer votre participation en utilisant le lien ci dessous:
http://doodle.com/mgh2sqpapzgnex58

 

Départ de Mulhouse:

Rendez-vous à 11h00 Allée William Wyler, près le jet d'eau du nouveau bassin, face à la Filature

contact : Patrick Haberthur 03 89 64 46 08  patrick.haberthur (a) wanadoo.fr 

 

Départ de Bâle : "Caravane de vélos vers la Chaîne Humaine"

Rendez-vous à 10h30, Markplatz à Bâle

contact : raphael.mainiero (a) gmx.de

 

 

Suite : 4 juillet 2011 : l'ASN décide de poursuivre pour 10 ans

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/07/04/avis-de-l-asn-les-anti-fessenheim-en-alsace-decus-et-ironiques

 

En savoir plus avec :

- l'article de Sylvestre Huet (Libération)

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/07/nucl%C3%A9aire-lasn-autorise-fessenheim-1-pour-10-ans.html

- le texte de l'autorisation de l'ASN

http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2011/Reacteur-n-1-de-la-centrale-nucleaire-de-Fessenheim

- le rapport remis au gouvernement (pdf)

http://sciences.blogs.liberation.fr/files/rapport_aux_ministres_fsh1_college_20110704.pdf

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Pierre Fetet - dans Que faire ?
commenter cet article
22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 17:03
fukushima peinture mickael perronIls s’appellent Aimelle, Alex, Arnie, Borek, Cécile, Chris, Deedof, Dominique, Eddy, Florence, François, Guy, Hélios, Hugo, Jacques, Janick, Jeep, Jonathan, Jorge, Kloug, Luca, Nancy, Pascal, Patrick, Paul, Paulo, Pierre, Roland, Trifouillax, Ubick, Watura, etc.
   
Ils sont les veilleurs de Fukushima.
 
 
"Fukushima", oeuvre de Mickael Peron
 
 
On ne peut pas tous les connaître, ils sont innombrables. Depuis le 11 mars 2011, ils sont à l’affut de la moindre information concernant la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Et inlassablement, à travers divers sites, forums, blogs, réseaux sociaux et vidéos, ils informent le monde sur cette catastrophe incroyable, très médiatisée dans les premières semaines après l’accident, puis oubliée petit à petit alors que la situation est loin de s’améliorer. Elle a bouleversé leurs vies : les veilleurs de Fukushima se couchent plus tard, sortent moins et abusent de leur ordinateur. Ils se perfectionnent dans la lecture rapide et dans les langues étrangères pour essayer chaque jour de trier et décrypter l’actualité japonaise et internationale et proposer des explications sur les évènements. Ils sont devenus addicts de l’information, documentalistes, journalistes, chercheurs. Des liens se nouent, des réseaux se créent, la catastrophe de Fukushima s’inscrit dans la durée.
 
Les veilleurs de Fukushima tiennent la lampe de l’information allumée.
Pour qu’elle ne s’éteigne pas, copiez cette liste et diffusez-la à vos amis (1) ! 
 
 
 
 

Mise à jour du 28 septembre 2011

 

Depuis juin 2011, date à laquelle j'ai diffusé cet article, la liste des veilleurs de Fukushima n’a cessé d’évoluer. Certains veilleurs des premiers temps de la catastrophe ont jeté l’éponge ou font une pause. On regrette en particulier les bulletins de l’électron libre (Glasnost sur Fukushima), les « Quoi de neuf ? » de Paul Keirn, les fils d'infos de l’association Kokopelli, de François Leclerc (blog de Paul Jorion), de Dazibaoueb, et le scoopit de Pascal Faucompré ! Espérons que ces forces d’information soient réactivées bientôt, ou qu’elles ressurgissent sous d’autres formes sur la toile.

 

Il m’est difficile de mettre à jour la liste ci-dessous régulièrement, par manque de temps ; c’est pourquoi j’ai préféré une formule plus souple : chaque fois que je prends connaissance d’un site veilleur de Fukushima, je l’ajoute dans la colonne de droite qui reste visible sur toutes les pages de ce blog. J’aurais aimé les disposer par ordre alphabétique mais une limite technique m’empêche de le faire, veuillez m’en excuser.

 

Pour ceux qui veulent un fil d’info continu, fiable et documenté, je conseille Fukushima informations d’Etienne Servant, fidèle et infatigable veilleur de Fukushima.

Pour des traductions de qualité de nombreux articles étrangers concernant la catastrophe de Fukushima, lisez l'ami Jeep sur le site Aweb2u.

Pour ceux qui recherchent des articles techniques et critiques, je conseille le site de Trifouillax, Gen4, qui présente des analyses régulières de grande qualité.

Et pour un suivi de presse subjectif comme on aime, il faut lire Ubick, revenu récemment du Japon, sur son site Radio Blüe.

 

    

Mais il y a encore les 65 autres liens présents à visiter, soit pour des infos récentes, soit pour revenir sur des évènements passés. Pour les anglophones en particulier, les sites Ex-SKF et Fukushima Diary sont quotidiennement alimentés de nouvelles provenant directement du Japon.

 

J’aurais aimé pouvoir dire, 6 mois après le début de cette catastrophe : c’est fini, j’arrête ce blog faute d’information nouvelle, le nettoyage va se poursuivre et la vie va continuer comme avant. Mais non. Avec cette catastrophe nucléaire, rien ne sera plus jamais comme avant. Des territoires sont condamnés, des dizaines de milliers d’enfants sont contaminés, condamnés à vivre dans une région dangereuse, la centrale nucléaire reste une menace permanente, une explosion de vapeur ou d’hydrogène étant toujours possible, une piscine de combustible peut toujours s’effondrer et condamner le Japon à l’enfer, la contamination alimentaire va s’accentuer de jour en jour. Tout cela nécessite un suivi, une veille, une attention : le Japon ne doit pas être oublié. Car là-bas se joue l’avenir du monde.

 

Pierre Fetet

 

 

       

 

 

 

           

47project

http://www.pj47.net/

Acro

http://www.acro.eu.org/chronoFukushima.html

Aipri

http://aipri.blogspot.com/

Atome(s)

http://www.scoop.it/t/atome-s

Aweb2u

http://aweb2u.free.fr/dotclear/

Bistro Bar Blog

http://bistrobarblog.blogspot.com/

Blog d’Alexander Higgings

http://blog.alexanderhiggins.com/

Blog de l’association Kokopelli

http://www.kokopelli-blog.org/

Blog de Fukushima

http://fukushima.over-blog.fr

Blog de Paul Jorion

http://www.pauljorion.com/blog/?p=25354

Catastrophe de Fukushima

http://catastrophe-de-fukushima.fr/

CNIC (Citizen's Nuclear Information Center)

http://www.cnic.jp/english/topics/safety/earthquake/fukushima.html

Criirad

http://www.criirad.org/

Cryptome

http://cryptome.org/nppw-series.htm

Enerwebwatch

http://www.enerwebwatch.eu/webwatch.php?page=EarthQuake

Ex-skf

http://ex-skf.blogspot.com/

Fairewinds Associates

http://fairewinds.com/updates

Forum de Futura sciences

http://forums.futura-sciences.com/actualites/463203-explosion-a-fukushima.html

Forum technique de RadioProtection Cirkus

http://www.forum-rpcirkus.com/f11-special-japon

Fukushima, le journal

http://paper.li/tag/fukushima

Fukushima News

http://fukushima-news.over-blog.com/

Fukushima News Realtime

http://www.nuclear-nucleaire.info/blog/

Fukushima, quoi de neuf ?

http://paul-keirn.over-blog.com/

Fukushima Watch

http://fukushima.eddytov.fr/

Gen4

http://www.gen4.fr/blog/fukushima/

Glasnost sur Fukushima "L'électron libre"

https://sites.google.com/site/glasnostsurfukushima/

Goddard’s Journal

http://www.youtube.com/user/GoddardsJournal#p/a/u/0/

Greenaction

http://fukushima.greenaction-japan.org/

Greenpeace

http://energie-climat.greenpeace.fr/japon-crise-nucleaire-suivi-et-veille-quotidienne

Investigating nuclear news from Fukushima Daiichi

http://news.lucaswhitefieldhixson.com/

Japon : séisme, tsunami et conséquences

http://www.scoop.it/t/tsunami-japon

L’appel de Fukushima

http://appeldefukushima.wordpress.com/

Meteoclimato

http://meteoclimato.pagesperso-orange.fr/Radiameters.htm

News Nucléaire radioprotection et internet

http://radioprotection.eklablog.com/

Next-up organisation

http://www.cartoradiations.fr/

Oni Oni Dialogue

http://onioni2.blogspot.com/

Physics forums

http://www.physicsforums.com/showthread.php?t=501974

Radio Blüe

http://radio-blue.blogspot.com/p/fil-actu-japon.html

Réfugiés japonais

http://refugiesjapon.canalblog.com/

Réseau Sortir du nucléaire

http://groupes.sortirdunucleaire.org/alerte-japon/

Safecast

http://safecast.jp/

The Fukushima project

http://www.simplyinfo.org/

Wakeupx

http://www.wakeupx.com/fukushima/news.html

 

 

Soyez curieux, visitez ces sites, c’est très riche, ils ont chacun leur style et sont complémentaires.
Enfin une mention toute spéciale pour Alex, qui a diffusé régulièrement des vidéos sur Youtube depuis le début de la catastrophe. Français habitant à Tokyo depuis 10 ans, il a pris de plein fouet ce désastre nucléaire. Cet homme debout est en colère, et sa colère est sainte. Au bout de trois mois de diffusion de messages en langue anglaise, il a décidé de faire une vidéo en français. Est-ce cela qui a provoqué la disparition de ses messages sur Fukushima sur Youtube ? (2)
   
 
 
Toujours est-il que cet appel adressé aux Français est en train de faire un énorme buzz dans la sphère des réseaux sociaux. Et cette vidéo mérite son « bourdonnement » car on ne peut rester insensible à son message : va-t-on accepter un jour en France que les enfants portent des dosimètres ? Ou va-t-on se réveiller et exiger une sortie rapide du nucléaire ?
On se sent quelquefois un peu impuissant face à l'ampleur de la catastrophe en cours. Avec les veilleurs et au moyen de l'Appel pour Fukushima, montrons ensemble notre détermination au monde entier !
Lien vers l'appel international : logo appeal for fukushima
 
 
(1) Pardon à celles et ceux que j’aurais oubliés, ou que je ne connais pas encore ! Et bienvenue aux prochains !
 
(2) C’est peut-être tout simplement une application de la loi nipponne. Ce ne serait pas la première fois qu’on essaierait de censurer de l’information dérangeante, comme le rapporte justement Radio Blüe. Le blog d’Alexander Higgins a été aussi détruit le 29 mai, car il donnait trop d’informations sur les effets de Fukushima aux USA. Il ne faut pas oublier que cette industrie est l’industrie du secret, historiquement liée à des enjeux militaires, et qu'on n’hésite pas à utiliser les grands moyens pour faire taire les fouineurs : Dominique Lorentz, journaliste, en a déjà fait les frais, en subissant des menaces d’élimination physique, une mise à sac de son appartement et le vol de son ordinateur (cf. l’émission « L’opacité du nucléaire » du 17 avril 2011 sur France Inter).

Partager cet article

Repost 0
Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
commenter cet article
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 23:07

Un peu d’information sur Fukushima sur France-Inter ! Ce soir, le téléphone sonnait… pour Fukushima.

Pour ceux qui n’ont pas pu écouter l’émission en direct, vous pourrez la réécouter pendant deux mois, c’est-à-dire jusqu’au 20 août ici :

alain bédouet

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/letelephonesonne/index.php?id=106280

 

Thème de l’émission « Le téléphone sonne », animée par Alain Bédouet :

Où en sont les japonais 100 jours après la catastrophe, et alors que la Conférence des 151 Etats membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique se réunissent à Vienne pour évoquer la sûreté nucléaire après les accidents de Fukushima ?

 

Invités : fédéric charles france interbertrand barréyannick-rousselet.jpgmichele-rivasi-copie-1.jpg

- Frédéric Charles, Correspondant de France Inter, en direct de Tokyo

- Bertrand Barré, Conseiller scientifique d'Areva

- Yannick Rousselet, en charge du nucléaire chez Greenpeace France

- Michèle Rivasi, députée européenne, fondatrice de la Criirad

 

Une émission où l’on apprend, entre autres, que…

 

- dans les statuts de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique), il apparaît que la première fonction de cette organisation internationale est :

« D’encourager et de faciliter, dans le monde entier, le développement et l’utilisation pratique de l’énergie atomique à des fins pacifiques et la recherche dans ce domaine; si elle y est invitée, d’agir comme intermédiaire pour obtenir d’un de ses membres qu’il fournisse à un autre membre des services, des produits, de l’équipement ou des installations; et d’accomplir toutes opérations ou de rendre tous services de nature à contribuer au développement ou à l’utilisation pratique de l’énergie atomique à des fins pacifiques ou à la recherche dans ce domaine »

source : http://www.iaea.org/About/statute_fr.pdf

 

Mon commentaire : on n’est pas sauvé avec cet article. Pas étonnant que les experts de l’AIEA ne soient venus expertiser la centrale que deux mois après l’accident. Ces gens-là ne sont là que pour développer l’énergie atomique !

 

- le mensonge est le sport favori des nucléocrates : Bertrand Barré, représentant les intérêts d’Areva, a dit « le plutonium du MOX n’a eu aucune importance dans cet accident », « coût du nucléaire = 55 euros/MW/h » et « l’eau est entreposée dans des réservoirs, il n’y a plus d’eau contaminée qui va vers l’océan ».

 

Mon commentaire : ça me rappelle les propos de Thierry Charles, responsable des questions de sûreté à l'IRSN ((Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), qui affirmait le 11 avril : « Dans trois mois, (…) les habitants pourront théoriquement revenir. » (1)

Il faudra quand même expliquer à M. Barré que le MOX est fait avec 7% de plutonium et que l’explosion du 14 mars 2011 de l’unité 3 a probablement envoyé du plutonium dans l’atmosphère. Il faudra aussi lui dire d’attendre que la Cour des Comptes émette son avis sur la question (2) avant de raconter n’importe quoi sur le coût du nucléaire. Evidemment, il ne sera plus là pour s’expliquer devant les générations futures qui ne comprendront pas pourquoi elles ont à payer pendant des milliers d’années les conséquences de la production d’électricité de l’année 2011… Enfin, sur l’eau qui est entreposée dans des réservoirs… Tout le monde sait d’une part que les réservoirs sont pleins, et d’autre part que la nappe phréatique est largement touchée : à la centrale de Fukushima Daiichi, le sol est fracturé de toute part et l’eau (100 000 tonnes) se glisse partout et descend vers la mer.

 

(1) Source : Le Monde

http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/04/11/fukushima-il-faudra-des-mois-avant-de-retablir-la-situation_1506093_1492975.html#xtor=AL-32280308

 

(2) Voir le communiqué de presse de la Cour des Compte : le rapport sur le coût du nucléaire sera rendu public le 31 janvier 2012

http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/Communiques/Communique_presse_couts_filiere_nucleaire.pdf

Partager cet article

Repost 0
Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
commenter cet article
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 00:04

Trois mois après l’accident, comment la catastrophe de Fukushima est-elle perçue ?

Les points de vue divergent, selon que l’on est simple citoyen, conseiller scientifique, élu politique, directeur d’agence d’information, représentant d’un organisme officiel ou physicien nucléaire.

 

yves-marignac.jpgYves Marignac, directeur de Wise-Paris (agence d'information sur le nucléaire) livre son analyse de la catastrophe nucléaire de Fukushima trois mois après l'accident (vidéo 29 min).

http://www.universcience.tv/media/3299/fukushima-3-mois-apres--1.html

 

bertrand-barre.jpgBertrand Barré, conseiller scientifique d'Areva, fait de même mais avec une vision différente (vidéo 18 min).

http://www.universcience.tv/media/3295/fukushima-3-mois-apres--2.html

 

corinne-lepage.jpgCorinne Lepage, députée européenne, expose sur son blog une brève analyse de la catastrophe nucléaire.

http://www.corinnelepage.fr/index.php/2011/06/11/trois-mois-apres-fukushima/

 

guy-de-halleux.jpgGuy de Halleux, citoyen radio-créatif, dresse un état très inquiétant de la situation.

http://blog.marcelsel.com/archive/2011/06/16/fukushima%C2%A0-3-fois-tchernobyl-en-10-fois-pire.html

 

 

 

 

Difficile de se situer quand une grande part des médias français se tait sur une actualité pourtant dramatique !

Qui croire ?

En fait, il ne faut pas croire, mais simplement s’attacher aux faits, ils parlent d’eux-mêmes :

 

En France, on ne parle pas beaucoup de Fukushima, et bien que les voisins allemands, suisses et italiens disent stop au nucléaire, le discours officiel est « on continue le nucléaire » !

 

jacques-repussard.jpgPar exemple, Jacques Repussard, directeur de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, tire les leçons de Fukushima en promouvant l’EPR,

http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/06/17/01008-20110617ARTFIG00610-accident-nucleaireil-faut-imaginer-l-inimaginable.php

 

Dans le même temps, les salariés d’EDF craignent pour la sécurité des centrales,

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/planete/20110611.OBS4967/les-salaries-d-edf-craignent-pour-la-securite-des-centrales-nucleaires.html

 

eric-besson.jpgle ministre de l’industrie, Eric Besson, refuse d’en discuter, panique et fuit un plateau d’enregistrement,

http://fukushima.over-blog.fr/article-nucleaire-eric-baisse-on-dirait-77036864.html

 

ghislain-quetel.jpget Guislain Quetel, ancien technicien d’Areva, dénonce le manque de sécurité à la Hague.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/planete/20110611.OBS4951/nucleaire-un-technicien-d-areva-denonce-le-manque-de-securite-a-la-hague.html

 

dominique-lalanne.jpgPas étonnant donc que Dominique Lalanne, ancien directeur de recherches en Physique nucléaire au CNRS, s'inquiète des nouvelles probabilités d'accidents en France,

http://www.podcastjournal.net/INTERVIEW-VIDEO-Apres-la-catastrophe-de-FUKUSHIMA-journee-d-action-mondiale-contre-le-nucleaire_a8606.html

 

bernard-laponche.jpgpropos qui sont confirmés par ceux de Bernard Laponche, physicien nucléaire.

http://www.telerama.fr/monde/bernard-laponche-il-y-a-une-forte-probabilite-d-un-accident-nucleaire-majeur-en-europe,70165.php

 

 

 

 

 

 

Et pendant ce temps au Japon…

 

Areva n’arrive pas à décontaminer l’eau de Fukushima Daiichi : au bout de 5 heures de fonctionnement, l’usine est tombée en panne. La raison : le matériel n’a pas été conçu pour ce type d’eau, les filtres sont bouchés, et surtout, les boues récoltées sont trop radioactives pour l’homme ; et pas de robot prévu pour changer les filtres.

 

L’eau de refroidissement des réacteurs s’infiltrant dans le sol, elle remplit les sous-sols de la centrale (105 000 tonnes). Comme on ne peut pas arrêter de refroidir les réacteurs et les piscines (500 tonnes/jour), le niveau monte jusqu’à bientôt déborder… vers la mer. Tepco avait annoncé que si l’on ne pompait pas cette eau, celle-ci déborderait le 20 juin.

 

L’usine de décontamination de l’eau étant dans l’incapacité de fonctionner et les capacités de stockage de l’eau radioactive ayant été épuisées, le risque de voir cette eau descendre vers l’océan est grand.

 

 Fukushima-eau-radioactive.jpg   Refroidissement du réacteur 3 "en circuit ouvert"

 

Côté radioactivité, cela ne va pas mieux non plus : le dernier bilan de l’ASN du 16 juin n’est pas bon du tout : des fumées hautement radioactives dans l’unité 1, des vapeurs radioactives dans l’unité 2 et des débris radioactifs dans l’unité 3 interdisent l’accès humain plus de quelques heures en prenant des doses maximales. Pas de quoi faire de gros travaux sans mettre en danger la santé des hommes.

 

Alors que certains prônent la création d’un sarcophage comme à Tchernobyl, on risque toujours une explosion d’hydrogène ou une réaction thermique du corium (cœur en fusion) avec l’eau de la nappe phréatique, ce qui nécessite une attention permanente.

 

sources :

http://japon.asn.fr/

http://www.chinadaily.com.cn/world/2011-06/18/content_12728589.htm

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/japon-que-se-passe-t-il-a-fukushima_994010.html

 

 

Les Japonais prennent conscience petit à petit des dangers de la radioactivité, en particulier pour leurs enfants. Ils se mobilisent de plus en plus, réclament des analyses et des consultations médicales. Des parents s’organisent pour décontaminer les écoles, donner des conseils pour éviter la contamination interne. Des associations d’entraide voient le jour, des réseaux se forment pour mesurer la radioactivité de manière citoyenne, des scientifiques et des universitaires se mobilisent au côté de la population et apportent leurs expertises.

Une grande inquiétude : la santé des enfants. Ce sont eux les plus fragiles, ce sont eux qui, les premiers, présentent des symptômes d’intoxication : saignements de nez, nausées, diarrhée, manque d’énergie, augmentation de volume de la thyroïde.

 

 nettoyage-ecole-date.jpg Décontamination d'une école

 

sources :

http://aweb2u.free.fr/dotclear/index.php?post/2011/06/16/Passerelle-pour-Tchernobyl

http://www3.nhk.or.jp/daily/english/19_15.html

http://fukushima.over-blog.fr/article-appel-a-l-aide-des-meres-de-fukushima-76787054.html

http://www.nnistar.com/gmap/fukushima.html

 

Avez-vous entendu parler de tout ça dans vos médias ? Un peu ? Beaucoup ? Pas du tout ?

Et après avoir lu cet article et ses sources, quel est votre propre point de vue, plus de trois mois après le début de l’accident de Fukushima Daiichi ?

Partager cet article

Repost 0
Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
commenter cet article

  • : Fukushima 福島第一
  • Fukushima 福島第一
  • : Un blog consacré entièrement à la catastrophe nucléaire de Fukushima et à ses répercussions au Japon et dans le monde.
  • Contact

Mentions légales

Directeur de la publication :

Pierre Fetet

Lien vers les mentions légales du blog de Fukushima

 

 

 

Outil de traduction gratuite de site Internet

Actualités sur Fukushima

Les Veilleurs de Fukushima

Nos voisins lointains

The Watchers of Fukushima

Presse japonaise anglophone  

NHK en français

.

« Sans le web, mémoire vive de notre monde, sans ces citoyens qui n’attendent pas des anniversaires, de tristes anniversaires, pour se préoccuper du sort des réfugiés de Fukushima, eh bien le message poignant de Monsieur Idogawa (maire de Futuba) n’aurait strictement aucun écho. » (Guy Birenbaum, Europe 1, 1er mars 2013)

Infos en direct

webcam tepco 

 Webcam

 TEPCO

.

webcam tepco 1 

 Webcam

 TEPCO 1

.

reacteur2aout2011webcamTBS Webcam

 TBS/JNN

 

radioactivité Tokyo Radioactivité

 à Tsukuba

 en continu

.  

carte contamination cumulée Contamination

 cumulée

 du japon

 

radfuku Mesure des radiations

 dans la préfecture

 de Fukushima :

 

Publications

Le dernier numéro d'Atomes crochus

 

 

Frankushima : un essai graphique sur la catastrophe de Fukushima et le risque nucléaire en France. Site dédié : frankushima.com

 

Un livre essentiel sur les conséquences de Tchernobyl

Télécharger la version française ici.

 

Un livret pour tout apprendre sur le nucléaire !

A télécharger ici

 

 

 

 

sitesanspub

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -