14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 02:58

    unité 3 moyenne face cachée 110316 1f sora 1 - CopieLe désormais célèbre blog Ex-SKF, qui donne des informations journalières en provenance du Japon, vient de rapporter l’interview d’un ingénieur japonais, Setsuo Fujiwara, ancien inspecteur au JNES (Japan Nuclear Energy Safety Organization). Celui-ci a déclaré au magazine SPA qu'il y a eu deux explosions au réacteur 3 le 14 mars à Fukushima Daiichi : une explosion d'hydrogène, puis une explosion nucléaire à la piscine de combustible usé.

Ce qui suit est une copie du texte japonais, puis une traduction en anglais et enfin une traduction en français. Précisons qu’EX-SKF n’a pas de connaissance particulière en physique nucléaire, et que de ce fait, sa traduction peut être sujette à révision, le cas échéant.



"The explosion in Reactor 3 at Fukushima I Nuke Plant on March 14 was nuclear!"

"L'explosion dans le réacteur 3 à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi le 14 mars était nucléaire ! "


So says Mr. Setsuo Fujiwara, who worked at Japan Nuclear Energy Safety Organization (JNES) until the spring of 2010 as nuclear plant inspector. He is one of those experts who know the nuclear power plant facilities and operations in great details.

C'est ce que dit M. Setsuo Fujiwara, qui a travaillé à l’Organisation de sûreté de l’Energie nucléaire du Japon (JNES) jusqu'au printemps de 2010 comme inspecteur des installations nucléaires. Il est l'un de ces experts qui connaissent très précisément les installations et les activités de la centrale nucléaire.



"In the Reactor 3 explosion, there was a flicker of fire, then a vertical, black smoke up the reactor building. A hydrogen explosion does not produce such a black smoke. And the mushroom cloud. It resembles a nuclear explosion."

« Dans l’explosion du réacteur 3, il y a eu une lueur d'incendie, puis une fumée noire verticale au dessus du bâtiment réacteur. Une explosion d'hydrogène ne produit pas une fumée noire. Et le nuage en forme de champignon. Cela ressemble à une explosion nucléaire. »




But according to the government and TEPCO, the nuclear reactors are getting more stable, aren't they?

Mais selon le gouvernement et TEPCO, les réacteurs nucléaires deviennent plus stables, n’est-ce pas?



"A more important source of radioactive materials dispersed is the Spent Fuel Pools."


"Une source plus importante de matières radioactives dispersées est la piscine de combustible usé."


Fujiwara takes out an aerial photograph of the plant shot from the land side.


Fujiwara sort une photographie aérienne de la centrale prise du côté terre.



"The upper frames of the reactor building are blown off at the location of the Spent Fuel Pool. I believe there was an explosion inside the SFP, and the fuel rods inside were blown out."


«Les cadres supérieurs du bâtiment réacteur sont arrachés à l'emplacement de la piscine du combustible usé. Je crois qu'il ya eu une explosion à l'intérieur du SFP et les barres de combustible qui étaient à l'intérieur ont été soufflées."




If the spent fuel had melted and sank to the bottom of the pool, would that cause a nuclear explosion?

Si le combustible usé avait fondu et coulé au fond de la piscine, est-ce que ça aurait causé une explosion nucléaire?


"The amount of cooling water decreased in the Reactor 3 SFP prior to the explosion, and hydrogen was generated from the zircaloy-water reaction. The upper part of the cladding melted, and the pellets fell out and piled [at the bottom of the pool?]. Inside the SFP, it was like a nuclear reactor becoming critical, and the water boiled. Then there was a hydrogen explosion above the surface of the water in the SFP, and due to the pressure from the explosion, voids (steam bubbles) in the boiling water were compressed. The void coefficient was negative, so the reactivity of nuclear fission was suddenly heightened, resulting in a nuclear explosion from the prompt criticality. When you see the slow-motion video of Reactor 3's explosion, you hear three explosive sounds. It is the evidence that the nuclear explosion occurred after the hydrogen explosion."

"La quantité d'eau de refroidissement a diminué dans la SFP du réacteur 3 avant l'explosion, et l'hydrogène a été générée par la réaction du zircaloy avec l’eau. La partie supérieure de la gaine a fondu, et les pastilles sont tombées et se sont empilées [au fond de la piscine ?]. A l'intérieur de la SFP, c’était comme un réacteur nucléaire qui devient critique, et l'eau s’est mise à bouillir. Puis il y a eu une explosion d'hydrogène au-dessus de la surface de l'eau dans la SFP, et en raison de la pression de l'explosion, les vides (bulles de vapeur) dans l'eau bouillante ont été compressés. Le coefficient de vide a été négatif, donc la réactivité de la fission nucléaire a été soudainement accrue, produisant une explosion nucléaire de criticité instantanée. Quand vous voyez la vidéo au ralenti de l'explosion du réacteur 3, vous entendez trois bruits d'explosions. C'est la preuve que l'explosion nucléaire a eu lieu après l'explosion d'hydrogène. "


Next, he points to the pipe that connected the exhaust stack and Reactor 3. The big pipe is broken, and the short segment of the pipe is lying on the ground.


Ensuite, il pointe le tuyau qui reliait le tuyau d'échappement et le réacteur 3. Le gros tuyau est cassé, et le segment court du tuyau est couché sur le sol.




"TEPCO explained that the hydrogen gas generated in Reactor 3 passed through this pipe and entered the reactor building of Reactor 4, causing the hydrogen explosion in Reactor 4 which was in regular maintenance at that time. However, if you look at the photo, the pipe is broken. I think it was a hydrogen explosion in Reactor 4 also, caused by hydrogen generated inside the Spent Fuel Pool. If Reactors 3 and 4's hydrogen came from the Spent Fuel Pools, is it possible that the explosion of Reactor 1 was also caused by hydrogen from the Spent Fuel Pool? But no one is questioning [TEPCO] hard on these important points in reconstructing the accident."

    «TEPCO a expliqué que le gaz hydrogène produit dans le réacteur 3 a traversé ce tuyau et est entré dans le bâtiment du réacteur 4, provoquant l'explosion d'hydrogène dans le réacteur 4, qui était dans un entretien régulier à cette époque. Cependant, si vous regardez la photo, le tuyau est cassé. Je pense que c'était aussi une explosion d'hydrogène dans le réacteur 4, causée par de l'hydrogène généré à l'intérieur de la piscine de combustible usé. Si l’hydrogène des réacteurs 3 et 4 provient de la piscine de combustible usé, est-il possible que l'explosion du réacteur 1 ait également été causée par l'hydrogène à partir de la piscine du combustible usé ? Mais personne ne questionne fermement [TEPCO] sur ces points importants concernant la reconstitution de l’accident. »


Fujiwara says he tried to run his scenario of the accident with the engineers who are anti-nuclear, but that they withheld comments. "Japanese engineers are too reluctant to comment on things outside their specialties", says Fujiwara, irritated.


Fujiwara dit qu'il a essayé d'exécuter son scénario de l'accident avec les ingénieurs qui sont anti-nucléaires, mais qu'ils ont retenu leurs commentaires. "Les ingénieurs japonais sont trop réticents à commenter des choses en dehors de leurs spécialités», dit Fujiwara, irrité.



Setsuo-Fujiwara.jpgQui est Setsuo Fujiwara ?


Cet ancien inspecteur âgé de 62 ans, ayant dénoncé des irrégularités dans les rapports d’inspection concernant la sécurité d’installations nucléaires au Japon, a été forcé par le JNES à prendre une retraite anticipée en mars 2010. Pour tenter de retrouver son travail, il a porté plainte à la cour de justice du district de Tokyo.

« J'ai décidé de devenir un Don Quichotte et d'élever ma voix, maintenant que je suis presque à la retraite et que je n’ai plus rien à perdre », avait déclaré M. Fujiwara dans une interview.

C’est donc un expert nucléaire japonais qui parle sans aucune contrainte.






sources :






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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 00:59
Comme déjà annoncé dans Voir Fukushima (27) il y a quelques jours, le mur sud du bâtiment du réacteur n°4 a changé d’allure. On peut aussi observer ces différences ici. La question aujourd’hui est : le mur s’est-il effondré suite à un tremblement de terre ou bien a-t-il été démoli intentionnellement par l’opérateur TEPCo ? Une analyse s’impose.
En remontant le temps grâce aux enregistrements de la webcam TBS/JNN du veilleur nommé Dawidh2011, nous pouvons observer le bâtiment au fil des jours. Il est a noter que le cadrage de la webcam ne permet pas toujours de visualiser l’ensemble du bâtiment 4 :
22 novembre
26 novembre
29 novembre
1er décembre
3 décembre
5 décembre
7 décembre
Dans ce laps de temps, il semble y avoir eu plusieurs évènements :
- 1er et 2 décembre 2011 : évènement lumineux qui avait été suivi dans un articledu blog de Fukushima. J’ai trouvé une autre vidéo montrant plus précisément ce phénomène lumineux. Alors que le 1er décembre, la webcam était devenue floue, dans cette vidéo, la webcam réussit à avoir de la netteté par moments. On distingue en fait deux sources lumineuses, une verte sur la gauche, et une jaune sur la droite, les deux semblant reliées entre elles par leur halo :
- 3 décembre 2011 : l’image de la webcam TEPCo semble avoir été coupée de 9 h à 14h. Dawidh2011 a comparé l’image de la webcam avant et après la coupure. Que s’est-il passé ? Beaucoup de vapeur ou de poussière dans l’air, du côté des réacteurs 3 et 4 :
En outre, TEPCo a ajouté de nombreuses lumières sur les grues, et a dirigé un projecteur vers leur webcam comme s’ils voulaient limiter la vision du réacteur 4, déjà amoindrie par le changement de caméra du 3 décembre qui nous offre depuis un magnifique trait horizontal en permanence qui passe justement sur le 4...
Donc résumons : l’aspect du bâtiment de l’unité 4 a changé entre le 29 novembre et le 1er décembre 2011 : il a perdu la travée qui restait à gauche du mur sud. Mais durant cette période, la caméra TBS est mal cadrée et ne montre pas entièrement l’unité 4. Donc s’il y a eu un effondrement, celui-ci est resté forcément inaperçu.
Deux hypothèses :
1) soit TEPCo a suffisamment d’influence pour changer le plan de TBS/JNN, afin de démolir ce mur à l’abri des regards, sans subir de critique. L’évènement lumineux pourrait prendre alors un autre sens : il serait là uniquement pour attirer l’attention sur autre chose.
2) soit le mur s’est effondré de lui-même, et cela a obligé TEPCo à faire de gros travaux de déblaiements. Dans ce cas, le combustible a peut-être été secoué par des blocs de béton tombant dans la piscine, ce qui a provoqué son échauffement et la baisse du niveau d’eau (il ne restait plus que 1,50 m le 1erdécembre alors qu’il y en a 7 habituellement !).
Dans les deux cas de figure, cet évènement était extrêmement dangereux. Rappelons que la piscine de combustible du n°4 contient toujours 264 tonnes  de combustibles qu’il est impératif de maintenir sous l’eau sous peine de provoquer un incendie qui polluerait tout l’hémisphère nord.
La destruction de ces parties de mur (sud, est et ouest) a de toute manière provoqué des nuages de poussières qui ont forcément augmenté le niveau de radioactivité de l’atmosphère. Y a-t-il un rapport avec les nuages évoqués plus haut le 3 décembre ? On en saura sans doute un peu plus bientôt.
Quoi qu’il en soit, le bâtiment du réacteur 4, très instable, restera l’objet de toute notre attention !
Autres liens sur le même sujet (anglais) :
Compléments d'informations
(Merci à Cécile et à Ray du groupe Fukushima Information et à Okaiio, lecteur de ce blog !)
Un document TEPCo indiquait fin septembre que la piscine allait être recouverte d'éléments pour que les combustibles soient protégés des débris du toit :
Voici une photo montrant les éléments qui ont disparu de la structure ces dernières semaines :
De plus, comme le rapporte justement EX-SKF, TEPCo a déjà communiqué sur les travaux de démolition du bâtiment 4.
On suppose que TEPCo a voulu rester discret sur la partie la plus sensible de la démolition, c'est-à-dire l'enlèvement de la poutre centrale sommitale qui menaçait la piscine directement. On peut imaginer que c'est la raison pour laquelle la webcam TBS/JNN a été détournée durant la durée de ces travaux à hauts risques.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 00:34

Bastamag, sous la plume d’Agnès Rousseaux, vient d’éditer une très bonne synthèse sur la contamination des terres due à la catastrophe de Fukushima et sur le cynisme de l’opérateur TEPCo.


arton1963-cff17.jpg « Les conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima sur la population commencent à montrer leur étendue. Pneumonies, leucémies ou problèmes hormonaux semblent se multiplier chez les deux millions d’habitants de la région. Les enfants sont en première ligne, alors que les terres, les eaux et certains aliments sont fortement contaminés. De son côté, Tepco, l’exploitant de la centrale, sombre dans le cynisme : les éléments radioactifs qui se sont échappés des réacteurs ne lui appartiennent plus…


« La santé de nos enfants est maintenant en danger. Nous constatons des symptômes tels que thyroïdes enflées, saignements de nez, diarrhées, toux, asthme… » C’est l’appel lancé par un groupe de femmes de la région de Fukushima. Depuis mars, ils sont de plus en plus nombreux à se mobiliser pour alerter sur les dangers sanitaires de la radioactivité, dans la zone concernée par la catastrophe nucléaire, comme ailleurs dans le pays. Des graphiques mis en ligne par Centre de surveillance des maladies infectieuses font apparaître d’inquiétants pics pour certaines maladies au Japon, comme les pneumonies, ou les conjonctivites aiguës hémorragiques.


Des écoliers plus irradiés que les travailleurs du nucléaire


Des prélèvements d’urine effectués par un laboratoire indépendant français (l’Acro, agréé par l’Autorité de sûreté du nucléaire), auprès d’une vingtaine d’enfants de la région de Fukushima ont montré que 100 % d’entre eux sont contaminés par du césium radioactif. Dans cette région, un enfant examiné sur 13 aurait des problèmes hormonaux et un dysfonctionnement de la thyroïde, selon une étude japonaise. Face à l’angoisse des parents, la préfecture de Fukushima a lancé en octobre une grande étude médicale auprès de 360 000 enfants.

Les habitants de la région de Fukushima restent soumis à un important taux de radiation. En avril, le gouvernement japonais a relevé la norme de radioprotection de la préfecture de Fukushima de 1 millisievert/an à 20 millisieverts/an. Ce taux est le seuil maximal d’irradiation en France pour les travailleurs du nucléaire. Alors que la sensibilité des enfants aux radiations est plus importante que celle des adultes, le ministère de l’Éducation considère pourtant comme « sans danger » les écoles où le taux de radiation approche les 20 millisieverts/an. 20 % des écoles de la préfecture de Fukushima dépasseraient ce taux. Dans ces établissements, les activités de plein air sont limitées : les enfants ne sont pas autorisés à rester plus d’une heure dans les cours de récréation et les parcs, ni à jouer dans les bacs à sable. Parallèlement, du césium a même été détecté dans du lait en poudre destiné aux enfants.


Les autorités confirment la vente de riz contaminé


Cette situation est « extrêmement dangereuse », s’indigne le réseau Sortir du nucléaire, qui rappelle qu’« aucune dose de radioactivité n’est inoffensive » :« Les normes d’exposition ne correspondent en aucun cas à des seuils d’innocuité scientifiquement fondés ; elles définissent seulement des niveaux de “risque admissible”. » Dans la ville de Fukushima, située à 60 km de la centrale, la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) a mesuré une contamination de 370 000 Bq/kg de la terre prélevée sous les balançoires d’une école primaire. Une radioactivité énorme. « Ce sol est devenu un déchet radioactif qui devrait être stocké dans les meilleurs délais sur un site approprié », déclarait alors l’organisation.

La nourriture est aussi un vecteur de contamination radioactive. Les autorités japonaises ont étendu le 29 novembre l’interdiction de vente de riz, notamment dans la région de Date, où des milliers d’agriculteurs ont dû suspendre leurs livraisons. Les dernières mesures effectuées montraient une teneur supérieure à la limite légale provisoire, fixée par le gouvernement à 500 becquerels/kg. Neuf kg de riz « excédant les standards de sécurité internationaux » ont par ailleurs été vendus à des consommateurs, ont déclaré les autorités de la préfecture de Fukushima, qui se sont excusées pour « les désagréments causés aux personnes qui ont acheté ce riz » (sic). C’est la première fois depuis la catastrophe que les autorités confirment la vente de riz contaminé. Le présentateur de télévision Norikazu Otsuka, qui consommait en direct des produits de la région de Fukushima pour en montrer l’innocuité, a récemment été hospitalisé pour une leucémie aigüe. Ce qui n’a pas rassuré les deux millions d’habitants de la zone.


L’équivalent de la Bretagne contaminé au Césium


Autre sujet d’inquiétude : le taux de contamination en césium des rivières de la région de Fukushima. Une étude universitaire évalue le niveau de contamination à l’embouchure de l’Abukumagawa à environ 50 milliards de becquerels répandus dans la mer chaque jour. L’équivalent, au quotidien, du césium déversé dans la mer pour tout le mois d’avril, par les eaux « faiblement contaminées » relâchées par Tepco depuis les réacteurs.

Un rapport publié fin novembre par les autorités japonaises souligne que 8 % du territoire du Japon est fortement contaminé par du césium radioactif. Soit 30 000 km². L’équivalent de la superficie de la Bretagne ou de la région Paca. Le césium s’est diffusé à plus de 250 km vers l’ouest, et jusqu’à la préfecture d’Okinawa, à 1 700 km de la centrale, selon le ministère des Sciences [1]. Une zone de 20 km autour de la centrale a été évacuée en mars, et à 30 km les habitants avaient pour consigne de se calfeutrer chez eux, prêts pour une évacuation. Les dernières cartes publiées par le ministère montrent que la zone à risque est beaucoup plus étendue. 300 000 personnes vivent dans la ville de Fukushima, où la radioactivité cumulée atteignait en mai plus de 20 fois la limite légale (…) »



Lire la suite de l’article sur Bastamag.net :

À qui appartient la radioactivité ?

Cynisme et manque de transparence

Le béton des réacteurs rongé par le combustible







Une autre très bonne synthèse à lire, mais cette fois pour les anglophones, sur le site Simply Info :


9 Months since 3-11 Disaster





Photo : Home of chaos



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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 14:55

Demain, 9 mois se seront écoulés depuis le 11 mars. A cette occasion, plusieurs évènements sont organisés. Aujourd’hui au Japon, 46 réacteurs nucléaires sur les 54 qui étaient en activité avant la catastrophe sont à l’arrêt. Le Japon démontre ainsi qu’il est possible de se débarrasser de cette industrie polluante plus rapidement que certains le laissent croire en France. Le pays du soleil levant est donc sur le chemin de la sortie du nucléaire. Et pour enfoncer le clou, une grande manifestation antinucléaire est organisée aujourd’hui à Tokyo.


Autre lieu, autre évènement. Sur la toile, ce soir, le groupe  Fukushima informations  organise « la nuit des veilleurs ». A partir de 21 heures, une équipe de veilleurs de Fukushima a décidé de vous faire revivre les grands moments de leurs recherches et de leurs découvertes sur internet. C’est une bonne manière, conviviale et documentée, de se remémorer les principaux évènements de la catastrophe pour que celle-ci ne tombe pas dans l’oubli.


Du tsunami à l'accident nucléaire et à ses conséquences, le fil de l'info va se dérouler toute la nuit du 10 au 11 décembre. Faites de la place sur vos disques durs et invitez vos amis pour ne jamais oublier et archiver toutes ces informations ! En effet, au fil du temps, certains liens disparaissent et l’histoire de la catastrophe est lissée par des analyses pas toujours objectives. Il est important de conserver cette mémoire, afin que l’Histoire ne soit pas confisquée, détournée et réécrite, comme cela s’est passé pour la catastrophe de Tchernobyl.









PS : Une nuit n'a pas suffi. Passer en revue tous les évènements prendrait plusieurs semaines ! Nous avons parcouru la période du 11 au 19 mars. Si vous voulez prendre connaissance des liens qui ont été échangés, reportez-vous à la page de l'évènement sur Facebook : http://www.facebook.com/events/133051923471556/ ou retrouvez le fil de discussion de la nuit dans le groupe d'Etienne Servant, Fukushima Informations.


Autre solution pour ceux qui n'ont pas de compte Facebook, retrouvez le fil de l'actualité de Pascal49 sur son scoopit en commençant par la première page datée du 11 mars :






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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 00:02
Travaux aux unités 3 et 4 (vidéo du 9 décembre 2011)
Dans cette vidéo, on distingue les travaux actuels.
Ces travaux sont réalisés pour alléger le bâtiment de l’unité 4 et déblayer les décombres. 
pelle mécaniqueUne pelleteuse en action là où avait été repéré l’« évènement » lumineux du 1er décembre.
mur nord du 4 - CopieUn engin de démolition en action sur le mur ouest de l’unité 4.
img demolition 113 logts colmar cleunay en 2006 2007 761 Type d’engin de démolition utilisé : pince à béton au bout d’un bras articulé
La démolition de certaines parties du bâtiment n°4 se fait par « grignotage ». Cette technique consiste à démolir la structure à l’aide d’une pelleteuse équipée d’outils spécifiques. Les plus hautes pelles du monde peuvent avoir 65 mètres de bras de démolition. En octobre, la sociétéHusqvarna avait annoncé que deux de ses robots de démolition contrôlé à distance allaient aider les massives opération de nettoyage sur le site du réacteur n°4 (lien).
Il était temps de s’occuper de l’unité 4 car le niveau de l’eau avait dangereusement baissé ces derniers temps, comme le rapporte l’ACRO : « Jeudi 1er décembre, selon un rapport intérimaire de TEPCo, le niveau d'eau dans la piscine du réacteur n°4 a atteint un niveau dangereux et les combustibles usés étaient proches d'être dénoyés. Il n'y avait plus qu' 1,5 m d'eau au dessus des combustibles alors qu'il y en a 7 m habituellement. » D'où l'utilisation du Putzmeister, ce grand bras articulé qui permet d'ajouter de l'eau dans la piscine.
nouvel état4Nouvel état du bâtiment réacteur n°4.
Photo mystère
On ne sait toujours pas ce qui a traversé la couverture du bâtiment turbine de l’unité 3, suite à l’explosion du bâtiment réacteur. Un objet toutefois assez énorme vu les dimensions du trou qui a une longueur d’au moins 14 mètres !
Vue aérienne du 27 mars 2011
Objets projetés par l’explosion du 14 mars 2011
Nouvelle fuite d’eau contaminée se déversant dans l’océan.
Dans ces documents de Tepco, remarquez comment Tepco arrête une fuite d’eau : avec des sacs de sable ! De toute manière, si les égouts se déversent dans la mer, à quoi bon parler de fuite ?
fuite décembre
fuite 6 décembre2
Plus de détails sur cette ou ces fuites ici :
ou là :
Sans rire, Tepco se fiche bien des fuites, ils avaient décidé de rejeter à nouveau de l'eau contaminée dans la mer. Mais les pêcheurs apparemment pour l'instant ont réussi à bloquer cette nouvelle pollution programmée. Pour combien de temps ?
sources :
Histoire de webcams :
la réflexion de Trifouillax sur les changements intervenus récemments en suivant ce lien
zzg9V9eb7mmfa6jw0EJpmTl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB Rd1H6kmuBW
Image de la contamination du Japon : carte gouvernementale truquée
Le mois dernier, Laurent Mabesoone avait dénoncé une désinformation au sujet de la contamination par l’intermédiaire d’une carte « améliorée »

Mabesoone contamination-des-sols-monitoring-aerien m
lire son article ici
Aujourd’hui, il a comparé la carte gouvernementale avec celle publiée par des chercheurs japonais dans un article de la revue scientifique “Kagaku”, dévoilant ainsi des différences notables.
comapraison cartes
Voici son commentaire :
« Voici la copie de la carte de “simulation des dépôts de césium” (à droite). A gauche, en regard, je joins la carte du Ministère (11 nov).
Attention ! L'échelle des couleurs est différente.
Sur la carte de droite, c'est une gradation qui donne a peu près :
Bleu : environ 10 000 Bq/m2 en césium
Bleu ciel: 20 000
Vert : 30 000
Jaune : 40 000
Rouge : environ 50 000 et plus

Quand on compare les cartes, cela donne :
Marron fonce devient bleu et bleu ciel
Bleu-vert devient vert
Bleu devient jaune ou rouge.

Conclusion :
1. Selon toute vraisemblance, la zone marron foncé (plus de 10 000 Bq/m2) de la carte du Ministère devrait couvrir environ trois fois plus de territoire (dont Niigata et tout Tokyo – pratiquement tout le bleu de la carte de droite).
2. Les zones de Ibaraki nord, Gunma ouest et Nagano est (Karuizawa, Saku) ne sont certainement pas dans la tranche des 10 000 a 30 000 bq/m2 (comme l'indique la carte du Ministère presque partout), mais elles sont bien a 50 000 bq/m2 pour la majorité de ce territoire. »
Pour comparer encore, j'ajoute cette carte du professeur Yukio Hayakawa de l’université de Gunma, spécialiste des cendres volcaniques. Pour avoir diffusé cette carte, cet homme a reçu un avertissement du président de son université avec menaces disciplinaires.
Album photos
Collection de photos intéressantes sur la catastrophe de Fukushima réalisée par Duke Thehazard
lien :
Emission de TV japonaise :
Maquette et images intéressantes de mars 2011 de la centrale de Fukushima Daiichi :

Vidéo Tepco
Où l’on voit un robot nettoyer une sorte de rail du premier niveau du bâtiment de l’unité 3. La radioactivité, très forte à cet endroit, est visible sur le film qui présente de nombreux points blancs.


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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 01:09

alertez-les-bebes1.jpgDes centaines de milliers de boîtes de lait en poudre pour bébés (Meiji) sont actuellement rappelés au Japon après que des traces de césium radioactif de la centrale nucléaire de Fukushima aient été détectées. La société, qui rappelle 400 000 boîtes au total, a publié les numéros de lots en ligne afin que les gens puissent vérifier par eux-mêmes : les lots contaminés peuvent être reconnus par leur date de péremption comme indiqué ci-après :

6/10/2012: 3, 4, 5

24/10/2012: 21, 22, 23


La société Meiji, une des grandes sociétés japonaises de produits laitiers, précise que la quantité de césium dans la poudre de lait est bien en dessous des limites de sécurité (norme : 200 Bq/kg) et que le produit est retiré à titre de précaution.


C’est grâce à un journaliste de Kyodo news que l’information a été diffusée, obligeant la firme à réagir. Un laboratoire indépendant avait découvert la contamination du lait par le césium : 30,8 Bq/kg. Selon Meiji, les tests effectués les 3 et 4 décembre ont révélé un taux de césium-134 à 15,2 becquerels par kilogramme et de césium-137 à 16,5 Bq/kg,


Le césium 137 est particulièrement toxique. Il affecte a priori tous les êtres vivants et d'autant plus s'ils sont jeunes. Sa toxicité est chimique, mais elle résulte surtout et probablement presque essentiellement de ses propriétés radiologiques. Sur le long terme, la contamination se fait surtout par ingestion. Le césium est ensuite transporté par le sang et tend à se fixer à la place de son analogue chimique, le potassium, principalement dans le squelette. À faibles doses, et à long terme, on lui reconnait les impacts suivants :

- perturbations du cycle veille-sommeil, sans troubles comportementaux importants

- atteinte du système cardiovasculaire

- troubles du métabolisme de la vitamine D, du cholestérol et des hormones stéroïdiennes,

- malformations congénitales et fœtales,

- risque accru de cancers de la thyroïde

D'autres effets, à plus long terme sont suspectés pour le cœur et la paroi de l'estomac.


Beaucoup de Japonais ont été surpris par cette information, car ils n’ont pas encore réalisé que la contamination de la chaîne alimentaire est générale. Aujourd’hui, on a du mal à imaginer comment elle ne pourrait pas se poursuivre.


Il faut noter que c’est grâce à un laboratoire indépendant que l’information a pu arriver jusqu’au consommateur.  Au Japon, de plus en plus de citoyens se prennent en main pour surveiller la radioactivité de leur environnement et de leur alimentation.


alertezles-bebesseegan_t.jpgPar exemple, voici l’appel lancé par Laurent Mabesoone qui réside au Japon :

« Parents du Japon, je vous dirais : faites comme nous, rassemblez de toute urgence 10 000 euros pour passer commande d'un doseur LB200 (ou mieux : A1320A), organisez des séances de mesures citoyennes gratuites pour tous les parents qui le souhaitent, et cessez de compter sur le gouvernement ! »


Plus d’infos sur le site Netoyens-info :




sources :







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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:10

Je relaie aujourd’hui cette intéressante réflexion d’Alain Giaccone, co-fondateur de Planète Verte, qui a remarqué une publicité et un partenariat entre le journal Le Monde et Areva et qui s’interroge sur la manière dont les Français sont informés :


alain giaccone    « Depuis la catastrophe de Fukushima le débat sur l'énergie nucléaire est désormais porté sur la place publique. Nous sommes toutes et tous en droit de réfléchir et nous poser des questions sur la manière dont nous sommes informés sur le sujet, par les médias en général, par la presse en particulier. La question en titre, dérangeante certes, implique une réflexion collective. L'article suivant, rédigé au lendemain d'évènements importants au Japon comme en France, peut apporter quelques éléments à cette réflexion.

A vous de vous forger votre propre opinion. »




Rappel de la situation au 6 décembre 2011




Nouvelle fuite d'eau radioactive à la centrale de Fukushima

TOKYO — Une nouvelle fuite de liquide radioactif se déversant en partie dans l'océan Pacifique a été détectée à la centrale accidentée de Fukushima, a annoncé lundi l'opérateur du site Tokyo Electric Power (Tepco).

Des techniciens ont été dépêchés sur les lieux pour trouver la cause de cet écoulement qui s'est produit à proximité d'un système de décontamination des eaux usées, a précisé Tepco.

Une nappe de 45 tonnes d'eau polluée a été découverte autour d'un condensateur, et une barrière de sacs de sable a été dressée à la hâte pour empêcher l'eau de s'échapper.

Source - AFP


Fukushima Daiichi Nuclear Power Plant: Highly Radioactive Water Leaks From Crippled Japanese Facility

TOKYO -- Japan's crippled nuclear power plant leaked about 45 tons of highly radioactive water from a purification device over the weekend, its operator said, and some may have drained into the ocean.

A pool of radioactive water was discovered midday Sunday around a decontamination device (decontamination device = système de décontamination)

, TEPCO said in a statement on its website. After the equipment was turned off, the leak appeared to stop. Later, workers found a crack in a concrete barrier leaking the contaminated water into a gutter that leads to the ocean.

TEPCO is using the purification devices to decontaminate water that has been cooling the reactors. 

Source - Huffington Post


La dégradation de Fukushima doit-elle inquiéter ?

Un rapport de Tepco, l’opérateur de la centrale de Fukushima, indique qu’une partie du béton de l’enceinte de confinement des réacteurs 1, 2 et 3 a été rongée, sans toutefois traverser la coque en acier.

…/… Décontamination de l’eau : Le reste des opérations semble se poursuivre normalement. L’installation du système de décontamination de l’eau radioactive par Areva-Veolia, Kurion et Mitsubishi a permis d’extraire des bâtiments environ 150 000 m3  d’eau. 

Source : La Croix - 1er décembre 2011


Fukushima : le système AREVA/Veolia contribue avec succès au traitement des eaux contaminées

Le système de décontamination co-développé par AREVA et Veolia Eau* pour la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi vient de franchir le cap des 18 000 tonnes d’eaux hautement radioactives traitées à ce jour, soit 15 % du volume accumulé.

Installé sur le site de Fukushima, gravement endommagé à la suite du séisme et du tsunami qui ont frappé le nord-est du Japon au mois de mars, le système a été conçu, construit et lancé en un temps record (2 mois). Il constitue un élément essentiel pour stabiliser la situation des centrales nucléaires. Il améliorera l’accès des travailleurs aux parties stratégiques du site et permettra à TEPCO (Tokyo Electric Power Company) de réutiliser les eaux traitées pour refroidir les réacteurs.

Source - Service de presse AREVA - juillet 2011


Fukushima: le béton de l'enceinte de trois réacteurs sans doute entamé

TOKYO - Le combustible nucléaire qui se trouvait dans les réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale accidentée de Fukushima a rongé une partie du béton de l'enceinte de confinement, sans toutefois traverser la coque en acier, selon des hypothèses de l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco).

Dans un rapport d'analyses rendu public mercredi soir, Tepco explique que ses nouveaux calculs laissent supposer que le combustible du réacteur 1 a entièrement fondu, percé la cuve sous pression et est tombé sur le plancher en béton de l'enceinte de confinement, le traversant sur une profondeur qui pourrait atteindre 65 centimètres.

Le combustible fondu se trouverait ainsi par endroits à 37 centimètres de la coque en acier, elle-même entourée d'un bâtiment de béton reposant sur une dalle de 7,6 mètres d'épaisseur.

Une partie du combustible des deux autres réacteurs -- les réacteurs 2 et 3 -- a également fondu en partie, percé la cuve sous pression et commencé de tomber sur le béton, le rongeant sur quelques centimètres.

Source - Libération via AFP - 1er décembre 2011




Une lecture attentive de ces informations permet de résumer la situation de la manière suivante : 


- Une fuite importante d’eau radioactive (45 tonnes d’eau hautement radioactive) a été constatée et communiquée par Tepco le 5/12 dans le système de décontamination. Une partie de ces eaux radioactives a été déversée dans la mer.

- Quelques jours avant, Tepco reconnaissait, dans des hypothèses reconnues comme globalement optimistes (lire Hioaki Koidi, professeur de physique à l'université de Kyoto, interrogé par le New York Times), que le combustible nucléaire des réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale de Fukushima a rongé une partie du béton de l'enceinte de confinement, rendant la situation plus grave qu’on ne le pensait.


Simultanément une action spectaculaire de Greenpeace le 5/12 montre à quel point les centrales nucléaires françaises sont vulnérables : de simples militants, aux intentions pacifistes, ont réussi, avec peu de moyens, à atteindre le cœur d’une centrale nucléaire !





Entre-t-on dans les centrales nucléaires françaises comme dans un moulin ?

Des militants de Greenpeace ont facilement pénétré dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine et auraient filmé la scène. Le gouvernement évoque la possibilité de "dysfonctionnements" sur la sécurité.

Source :  Challenges.fr


Nucléaire : "défaillance", le mot est dit

« Il est clair que cela révèle des défaillances dans notre dispositif, reconnaît Claude Guéant en milieu d'après-midi en marge d'un déplacement à Paris. Il n'est pas normal que des personnes puissent entrer sur un site hautement sécurisé comme l'est une centrale nucléaire...»

Source : Europe1


Greenpeace : la partie de cache-cache avec EDF prend fin à Cruas

Deux militants de l’organisation écologiste ont finalement été remis aux autorités lundi 5 décembre, aux alentours de 20h30. "Il a fallu 14h à EDF pour les trouver", explique l’organisation dans un communiqué. …/…

 Aussitôt les individus remis aux autorités, le groupe électricien a fait part de son incompréhension. Dans un communiqué, le groupe affirme qu'il "diligente une enquête interne spécifique au site de Cruas pour comprendre les circonstances qui ont permis à deux militants de Greenpeace de se dissimuler durant plusieurs heures dans la zone non protégée de l'installation".

Source : L’Usine Nouvelle


France admits lapses after breach of nuke reactor security

Greenpeace: Action shows vulnerability of French nuclear security

France's interior minister admitted Monday that lapses in security made it possible for Greenpeace activists to gain entry to a nuclear power plant southeast of Paris.

Interior Minister M. Claude Gueant said there have been lapses in the nuclear plant's security system and has ordered a search of all nuclear plants, a spokesman for the ministry told CNN.

Source : CNN



Hors, au même moment quel visage montre le «quotidien français de référence» ?

Une communication évènementielle d’Areva ciblée sur la rubrique Planète du site


Voir ci-après les copies d'écran du site LeMonde.fr  réalisées le mardi 6 décembre à 09h11.




LeMonde Areva 0000 Calque 2


LeMonde Areva 0001 Calque 5


LeMonde Areva 0002 Calque 4


LeMonde Areva 0003 Calque 3


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Lien vers le "Live Chat d'Areva": http://chat-live-areva.lemonde.fr/




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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 18:44
Ce billet s'intitulait à l'origine "Incendie à la centrale de Fukushima Daiichi ?" car il s'agissait bien d'une question à la date du 1er décembre.
Le titre a été changé le 4 décembre pour éliminer des inquiétudes qui ne sont plus fondées.
1er décembre 2011
8h45 : Des lueurs changeantes et colorées suggérant un feu sont actuellement visibles entre les unités 3 et 4 à la centrale de Fukushima Daiichi.
On peut voir cet évènement en direct sur la webcam TBS/JNN :

La webcam Tepco, qui a un autre angle, ne permet pas de voir ces lumières, et on ne distingue pas de fumée.
A suivre de près. Je complèterai cette page dès que j’aurai plus d’informations.
23h00 - Mise à jour -
Le phénomène a persisté jusqu’à environ 22h00.
Il ne pouvait pas s’agir d’un feu de pétrole car il y aurait eu de la fumée noire.
Voici l’emplacement exact de l’évènement sur une image nette de la webcam TBS enregistrée antérieurement :
Il y a quelques jours, un internaute avait déjà remarqué au même endroit une lueur verte dont voici le cliché :
green flash
Instantané de la webcam TBS vers 21h00 : lumière jaune-orangée
Instantané de la webcam TBS vers 21h00 : lumière verte
L’image est redevenue nette à 21h50. A l’emplacement de la lumière, on voit encore une lueur rouge à 22h10 :
emplacement net 22h10 entouré
Selon Simply Info, l’hypothèse la plus vraisemblable serait celle d’un feu d’hydrogène contrôlé, pour éviter une explosion. En effet, cela fait plusieurs semaines que Tepco combat la présence d’hydrogène en injectant de l’azote. Peut-être ont-ils trouvé une solution pour se débarrasser de ce gaz explosif.
Autre hypothèse rencontrée dans les commentaires d’Enenews : des feux de véhicule d’urgence.
Caractéristiques des lueurs :
- couleurs : jaune, orange et vert
Informations sur les couleurs des flammes : si les gaz incandescents sont riches en particules carbonées, la couleur d’une flamme est jaune et brillante, comme celle d’une bougie. La couleur peut être aussi une indication de l’intensité énergétique des réactions physicochimiques, donc de la température des flammes. Plus la température est élevée, plus la couleur de la flamme est froide. La chaleur peut aussi exciter les électrons des composés métalliques présents dans les flammes. Ils restituent alors l’énergie sous forme d’émission lumineuse spécifique. La présence de chlorure de sodium donne une couleur jaune aux flammes, le chlorure de calcium produit de l’orange, le sulfate de cuivre, l’acide borique, le nitrate de baryum produisent du vert, le cuivre, le zinc et l’acétate de potassium produisent du bleu. Mais ces indications sont insuffisantes pour déterminer ce qui brûlait.
Exemple d’une flamme d’hydrogène-oxygène : elle n’est visible que quand elle est exposée à l’air.
Explications d’Arnie Gundersen sur l’hydrogène de Fukushima
- taille de la flamme supposée :
Si l’on se réfère aux dimensions des bâtiments, la flamme supposée avait une taille d’une dizaine de mètres. Elle semblait former une boule par moment, mais c’est sans doute une déformation de l’image due à son floutage.
- emplacement :
Le phénomène lumineux observé semble se situer à proximité du bâtiment réacteur n°3, sur son côté sud. Mais en réalité, la caméra est tellement éloignée qu’il est possible que ce que nous voyons soit situé sur un autre plan que celui des réacteurs. En effet, l’évènement a pu se produire sur une infinité de points situés sur une ligne partant de l’espace #3-#4 et la colline du premier plan. Sur cet axe se trouve un autre bâtiment très important : la piscine commune de combustible usé (en savoir plus sur cette piscine).
- durée :
L’évènement a été signalé le 1er décembre 2011 à partir de 16h (ou 10h ET) et a duré environ 6 heures.
- trafic dans les webcams :
Durant cet évènement, la webcam Tepco a été débranchée un moment. Par ailleurs, la webcam TBS/JNN est restée floue. Quand la lumière s’est estompée, la netteté est revenue.
Tepco maîtrise donc toujours la communication, à sa manière.
2 décembre 2011 - Mise à jour -
9h30 : Le point incriminé est toujours lumineux.
Une couleur verte constante, comme les jours précédents.
En revanche, autre élément lumineux ce matin en plus : une lumière rouge clignotante sur une grue près du réacteur n°1. Alerte en cours ?
(Remarque : la lumière de la grue est rouge sur la webcam Tepco et jaune sur celle de TBS.)
2 décembre 2011 - Mise à jour -
Depuis 10h40, la caméra TBS n’offre plus qu’une image noire hyper pixellisée.
Hier, ils avaient flouté l’image, aujourd’hui on ne voit plus rien. Il est évident que quelque chose veut être caché. Est-ce en rapport avec la lumière clignotante rouge près du réacteur n°1, toujours en marche ?
Le phénomène lumineux d’hier a été enregistré par ichicax4. Si vous n’avez pas pu le voir en direct, le voici en différé :

A mon sens, la vidéo montre clairement quelque chose en train de brûler. (mise à jour du 4 décembre)

L'agrandissement permet même de "voir" de la fumée qui semble se diriger vers le nord-ouest.
ichicax4 nous montre aussi les flashs qui ont précédé l’évènement et expose son interprétation (commentaires en anglais, sous-titrés en français, merci Kna !). On y apprend entre autres que les gaines que l’on dit de zirconium qui entourent le combustible uranium, sont en fait constituées de zircaloy qui est un alliage de zirconium (95%), d'étain (2%), de niobium, de fer, de chrome, de nickel et quelques autres métaux, qui lui sont ajoutés pour améliorer ses propriétés mécaniques et de résistance à la corrosion. Très sensible à l’hydrogène, celui-ci le fragilise.
Très difficile d’interpréter ces informations pour l’heure…
La webcam Tepco a été coupée vers 19h00. Nous n'avons plus d'image en direct de la centrale



3 décembre 2011 - Mise à jour -



Les images des webcams sont revenues ce matin.

L’image Tepco montre toujours une lumière rouge clignotante sur une grue près du n°1.

L’image TBS/JNN montre toujours une lumière blanche au centre et verte en bordure, au même endroit que les jours précédents.


Toutefois, le plan de la webcam TBS/JNN a été recadré et ne montre plus la lumière rouge de la grue. La raison pourrait être que cette image révélait une différence très nette de couleurs entre les deux caméras. La lumière de la grue apparaissait comme jaune-orange sur la webcam TBS/JNN, donc saturée en jaune. Dans ce cas, la couleur verte du point « chaud » devrait peut-être être corrigée en bleu. La couleur bleue, dans le cadre d’une piscine de combustible, serait tout à fait normale. Ce qui est anormal est que l’on voie cette couleur très vive à l’extérieur, et que personne n'en donne d'explication !



Très bon cliché de Duke Thehazard



image TBS/JNN de ce matin











4 décembre 2011 - Mise à jour -






Etant donné que l’on ne constate pas de fumée visible durant la journée et que la radioactivité ambiante n’augmente pas, il est probable que l’évènement lumineux du 1er décembre ne soit ni un incendie, ni un feu volontaire.




Alors comment expliquer ce phénomène ? Selon la Tribune de Genève, qui s’appuie sur « certaines sources japonaises », ces lumières seraient dues à l’installation d’un nouvel éclairage.




D’après Etienne Servant (Fukushima informations), la partie du spectre visible latéralement sur un projecteur haute luminosité peut osciller entre l'orangé et le vert, ce qui pourrait expliquer le phénomène observé ces derniers temps avec le téléobjectif 500 mm de TBS /JNN : le mouvement du projecteur et de la caméra simultané pourrait produire l'effet visible. Compte tenu de la distance, de la brume, du mouvement simultané de la caméra et du projecteur, ces éclats lumineux peuvent accentuer le phénomène.




En effet, la caméra TBS/JNN est située à environ 2,5 km de la centrale, et l’image que l’on perçoit est forcément déformée par les mouvements de l’air et les mouvements de l’objectif dus au vent. L’absence d’image de cette webcam peut aussi s’expliquer par le passage de brumes qui opacifient l’atmosphère.




Si cette hypothèse n’est pas démentie, cet « évènement » démontre la capacité des hommes à imaginer ce qu’ils craignent. Les lacunes courantes des informations fournies par Tepco font que la surveillance extérieure de la centrale nucléaire la plus dangereuse au monde demande toujours un effort d’interprétation. Les effets lumineux perçus sur les webcams depuis le 11 mars ont d’ailleurs souvent conduit à des interprétations erronées.




Pour l’instant, la mise en place de nouveaux projecteurs dans la centrale paraît être une bonne hypothèse, car les nuits sont plus longues en hiver et les tâches de nettoyage et de déblaiement restent énormes, ce qui nécessite certainement de travailler avec des éclairages puissants.



4dec2011 lumière rouge agrandisseemnt - Copie

Lumière rouge-orangée remarquée par Robert au sud-est de l'unité 4.


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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 00:04
Des photos du corium ? Ce n’est pas pour demain ! En revanche, de l’imagination, il en faut pour réaliser ces dessins et animations de ce qui se trouve à l’intérieur du réacteur n°1 de Fukushima Daiichi. Les chaines de télévision rivalisent de propositions pour nous expliquer ce que personne ne peut savoir.
1) Image du « combustible fondu » (on n’ose toujours pas parler de corium) selon la NHK et les données récentes de Tepco :
corium nhk
D’après Tepco, les 69 tonnes de combustible seraient donc restées dans l’enceinte de confinement, ne rongeant le béton que sur une profondeur de 65 cm. Dans cette configuration, le corium ne serait pas sorti de l’enceinte de confinement. Reste à expliquer pourquoi le 31 mars, la nappe phréatique à 15 m sous le réacteur était gravement polluée par de l’iode-131.
2) Ecorché du réacteur et animations par TF1 (juin) : le comble de la désinformation. On nous montre qu’un hélicoptère peut larguer de l’eau à l’intérieur même du réacteur et qu’une fois le combustible refroidi, l’eau de refroidissement s’écoule par le bas comme si l’enceinte de confinement avait une vidange… du grand n’importe quoi ! (merci à Uncas pour cette trouvaille !)

Une vidéo remarquable pour voir l’intérieur du bâtiment réacteur n°4 : c’est la première fois que nous disposons d’images aussi rapprochées de l’intérieur de l’unité 4. Combien ont été payés ces hommes pour aller dans cet endroit hautement radioactif ? On voit très précisément le couvercle jaune de l’enceinte de confinement, posé sur le côté ouest du niveau technique car le réacteur n°4 était à l’arrêt lors de la catastrophe.
Voici quelques instantanés extraits de cette vidéo exceptionnelle mise en ligne par aristoman007


 Le couvercle de l’enceinte de confinement
Enceinte de confinement inondée
Ouvriers travaillant au niveau du canal entre l’enceinte de confinement (DW) et la piscine (SFP)
Toiture et murs éventrés par l’explosion du 15 mars 2011
Le National Geographic propose quelques séries de photos sur Fukushima, dont celle-ci sur le thème du « nettoyage nucléaire » avec son indissociable corollaire : les déchets !
La terre continue de trembler à Fukushima, comme on peut le constater sur cet enregistrement vidéo de la webcam Tepco de la centrale du 30 novembre 2011.
Tremblement bien visible dans la séquence de 11h à 12h : plusieurs petites secousses à 11h08, 11h10 , 11h17 avec un homme en blanc effectuant un demi-tour sur la passerelle pendant le séisme à 11h17. Les heures indiquées sont celles en haut à droite de l'écran. (source Etienne Servant, Fukushima informations)
Masao Yoshida directeur de Fukushima DaiichiLe directeur de la centrale de Fukushima Daiichi, Masao Yoshida, vient d’être hospitalisé. La nature de sa maladie n’a pas été précisée. Il a été présent sans relâche sur le site depuis le début de la catastrophe. Au-delà de son appartenance au système Tepco qui a permis ce désastre, on peut saluer le courage et la ténacité de cet homme qui a fait acte de résistance en décidant d’injecter de l’eau de mer pour refroidir les réacteurs le 12 mars sans l’aval de sa hiérarchie. L’avenir nous dira s’il a eu raison ou pas.  
(source le Monde)
Une série de photos publiées par le Mainichi Daily News montrant ces paysages abandonnés et les gens qui vivent près d'eux, tout en soulignant la menace de rayonnement qui continue de hanter le Japon (cliquer sur l'image pour accéder aux photos).
Le Financial Times examine les catastrophe nucléaire de Fukushima 8 mois après la fuite radioactive causée par la catastrophe nucléaire au Japon. Des villages ont été évacués et les terrasses de riz seront bientôt inutilisables car les effets des radiations à long terme continuent à faire des ravages sur l'environnement proche de la centrale nucléaire de Fukushima. FT visite le village près de Fukushima pour entendre les opinions locaux sur les efforts de décontamination du gouvernement.
Vidéo en Anglais dont la bande son peut être sous-titrée en visionnant sur youtube, et ensuite avec le bouton (cc) traduite dans la langue de son choix.
Ressource documentaire
Le site Enformable est une véritable médiathèque : il propose une série d’archives de photos et de vidéos concernant la catastrophe de Fukushima :
photos enformable
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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 23:23

sarkozy.jpgAvec la catastrophe de Fukushima en toile de fond, les promoteurs du nucléaire se font de plus en plus entendre pour défendre leur industrie menacée. Le 25 novembre 2011, avant de se rendre à la centrale nucléaire du Tricastin, Nicolas Sarkozy a fait une déclaration lors de la visite de l’usine Isover à Orange. Après avoir fait un discours en faveur de la poursuite du nucléaire, il s’est entretenu avec un ouvrier de l’usine. Le micro de Philippe Leduc et Anne-Laure Danier enregistrait ce dialogue et le journal de 13 heures de France-Inter l’a rapporté.




Transcription du dialogue entre Nicolas Sarkozy et un ouvrier de l’usine Isover à Orange diffusé sur France-Inter le 25 novembre 2011 :


[sujet sur le déplacement de Nicolas Sarkozy à la centrale nucléaire du Tricastin : 10:50 à 12:25 ; transcription de 11:42 à 12:14]


écouter  : http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=226325


L’ouvrier : Est-ce que vous pensez réellement que l’on paie l’électricité nucléaire à son prix réel ?

Nicolas Sarkozy : Non

L’ouvrier : Le coût du démantèlement n’est pas vraiment pris en compte dans les choses.

Nicolas Sarkozy : C’est vrai, bien sûr, ça coûte de l’argent le nucléaire. Fermer le nucléaire c’est une catastrophe. Une catastrophe.

L’ouvrier : Il faudra quand même penser à ce que les fonds pour le démantèlement soient pris en compte. C’est pas…

Nicolas Sarkozy : Mais, mais si on les démantèle, 24, …

L’ouvrier : Bien sûr

Nicolas Sarkozy : …avant de commencer, c’est une folie.

L’ouvrier : Les plans, les plans qui sont prévus par d’autres partis politiques ne sont pas sur 10 ans comme vous pensez, c’est pas demain on ferme tout ! C’est quelque chose qui se prévoit à quelques décennies.



Nicolas Sarkozy reconnaît donc clairement que le prix de l’électricité nucléaire est sous-évalué, à cause de la prise en compte partielle du coût du démantèlement.


Or, obligé par la loi de provisionner dans ses comptes des sommes destinées au démantèlement futur de ses centrales, EDF a attribué 2 milliards d'euros aux chantiers des 9 anciens réacteurs en cours de déconstruction (voir carte ci-dessous). Si l’on se réfère au rapport de la Cour des comptes de 2005, la seule centrale de Brennilis sera démantelée pour la modique somme de 482 millions d’euros. On voit donc bien qu’EDF ne provisionne pas assez : 2 milliards d’euros seront juste suffisants pour 4 réacteurs, et non pour 9.



Les 9 réacteurs en déconstruction (source)


Et que dire de la réserve de 9 milliards pour le parc actuel de 58 réacteurs… qui ne pourrait servir que pour 18 d’entre eux ? Il reste encore à trouver au moins 20 milliards d’euros.


Nicolas Sarkozy ne ment pas, « ça coûte de l’argent le nucléaire » ! En revanche il ne dit pas qui va payer. C’est pourtant simple, ce sont les contribuables par leurs impôts et les consommateurs par leurs factures qui vont payer, donc les Français dans leur globalité.






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Source photo : Cody escadron delta

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