22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 00:02

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Calendrier des évènements

 

Le site Articulação Antinuclear Brasileira a mis en ligne toutes les manifestations prévues dans le monde pour rappeler que la catastrophe de Fukushima est encore en cours et qu’il faut sortir du nucléaire.

 

 

Où que vous soyez dans le monde, vous pouvez participer à l’un de ces nombreux évènements qui auront lieu le 11 mars 2012, date anniversaire du début de la catastrophe mondiale.

 

 

 

Pour voir la dernière mise à jour, c’est ici :

http://antinuclearbr.blogspot.com/2012/02/mars-11-journee-mondiale-daction.html

 

Si votre manifestation n’est pas dans la page mise à jour, faites-vous connaître là :

global.fukushima.action.day.2012@gmail.com ;


 

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En français: Mise à jour Février 18, 2012, 19:00

CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS ANTINUCLÉAIRES, POUR LA JOURNÉE 11/03/12,
COMMEMORATION DE LA CATASTROPHE NUCLEAIRE DE FUKUSHIMA

Allemagne, Argentine, Australie, Belgique, Brésil, États-Unis, France,
Grande–Bretagne, Japon, Luxembourg, Mongolie, Suisse et d'autres pays



Allemagne:

- Manifestation de Kirchheim jusqu'à la centrale nucléaire de Neckarwestheim,. Accueil à 13:00 à la gare de Neckar. Puis vers la centrale nucléaire de Neckarwestheim; Contact: http://www.endlichabschalten.de/ ; Gergely Kispál, Téléphone: 0711 620306-17, gergely.kispal@bund.net ; Franz Pöter, Téléphone: 0711-620306-16, franz.poeter@bund.net ; endlichabschalten.de@googlemail.com ; Téléphone: 040-2531 8948; info@anti-atom-demo.de ; presse@antiatomberlin.de ; kontakt@antiatomberlin.de ;

- Vigile à Aachen, plus exactement à Elisenbrunnen, Heure: 10:30; Contact: info@anti-akw-ac.de ; http://www.anti-akw-ac.de ; http://www.facebook.com/pages/Aktionsb%C3%BCndnis-gegen-Atomenergie-Aachen/211814662168431 ;
http://www.anti-akw-ac.de/de/termine.html/-/asset_publisher/Cav5/content/11-marz-2012-mahnwache-in-aachen ; presse@antiatomberlin.de ; kontakt@antiatomberlin.de ; info@anti-atom-demo.de ; Téléphone: 040-2531 8948;

- Grande manifestation de Gronau, à partir de la gare de Gronau à 13:00, Arrivée et fin de manif devant le site Urenco à 16h30. Un programme "coloré" est prévu. Contact: http://www.fukushima-jahrestag.de/ ; kontakt@fukushima-jahrestag.de ; http://www.sofa-ms.de ; http://www.kein-castor-nach-ahaus.de/ ; info@ausgestrahlt.de ; http://www.fukushima-jahrestag.de/?q=node/2 ; http://anti-atom-demo.de/start/home/ ; presse@antiatomberlin.de ; kontakt@antiatomberlin.de ; http://www.greenkids.de/europas-atomerbe/index.php/Global_Fukushima_Action_Day_2012 ; Téléphone: 040-2531 8948; info@anti-atom-demo.de ; http://www.ausgestrahlt.de/mitmachen/fukushima-jahrestag/demos-am-113.html ; http://anti-atom-demo.de/start/staedte/gronau/ ;

- Chaîne humaine de Lichterkette 2012, aux flambeaux sur un parcours de 79 km entre 2 sites pour stockage de déchets radioactifs. Heure: 19:00; Contact: http://www.lichterkette2012.de/ ; Central, info@lichterkette2012.de , Téléphone: 0151/ 56 59 14 47; Peter Dickel, Téléphone: 0531-89 56 01, dickel@ag-schacht-konrad.de ; Thomas Erbe, Téléphone: 0176/ 59 52 62 28, braunschweig@lichterkette2012.de ; Ulrike Jacob-Prael, Téléphone: 05305/ 17 29, basa-sickte@web.de ; Udo Dettmann, Téléphone: 0177/ 200 00 86, dettmann@asse2.de ; Eleonore Bischoff, Téléphone: 05331/ 74 182, eleonore.bischoff.wf@web.de ; Erica Neumann, Téléphone: 01522/ 9298694, ericaneumann@gmx.de ; Ludwig Wasmus, Téléphone: 05341/ 63 123, ludwig.wasmus@gmx.de ; Bureau de campagne, Téléphone: 0176/5952 62 28; http://www.lichterkette2012.de/index.php/material/85-kampagnenbuero ; Points d'information de la route, http://www.lichterkette2012.de/index.php/info-punkte ; http://www.braunschweig-biss.de/ ; http://www.lichterkette2012.de/index.php/info-punkte ;
http://anti-atom-demo.de/start/staedte/braunschweiger-land/ ; http://antiatomberlin.de/ ; kontakt@antiatomberlin.de ; Téléphone: 040-2531 8948; info@anti-atom-demo.de ; presse@antiatomberlin.de ; kontakt@antiatomberlin.de ; http://maps.google.de/maps/ms?msid=212590373354468382359.0004b659a39ed4d207345&msa=0&ie=UTF8&t=m&source=embed&ll=52.232846,10.547562&spn=0.147189,0.199127&z=11 ;

- Allemagne: chaîne humaine pour encercler la centrale nucléaire de Brokdorf; Heure: 12:00; Contact: http://anti-atom-demo.de/start/staedte/brokdorf/ ; https://www.facebook.com/events/108080019314599/ ; http://www.facebook.com/oekolinx ; http://www.facebook.com/events/265487353523641/ ; info@anti-atom-demo.de ; http://www.facebook.com/pages/Montagsdemo-Kiel/147011942015992?sk=wall ; http://www.greenkids.de/europas-atomerbe/index.php/Global_Fukushima_Action_Day_2012 ; Téléphone: 040-2531 8948; presse@antiatomberlin.de ; kontakt@antiatomberlin.de ;

- Manifestation à Gundremmingen avec programme culturel. Rendez-vous devant la mairie. Heure: 13:00 à 17:00; Contact: coordination, Ulrike Brenner, buero@atommuell-lager.de , Téléphone: 08296-745; Raimund Kamm, r.kamm@anti-akw.de , Téléphone: 0821-541 936; Thomas Wolf, demo@anti-akw.de , Téléphone: 08296-745; http://anti-atom-demo.de/start/staedte/gundremmingen/ ; www.atommuell-lager.de ; demo@anti-akw.de ; https://www.facebook.com/events/285195574867229/ ; http://www.facebook.com/pages/FORUM-gemeinsam-gegen-das-Zwischenlager-eV/152276034836072?sk=wall ; buero@atommuell-lager.de ; Téléphone: 040-2531 8948; info@anti-atom-demo.de ; presse@antiatomberlin.de ; kontakt@antiatomberlin.de ;



Argentine:

- Buenos Aires. Chaîne humaine autour du Congresso Nacional (parlement); Contact: machpatagonia@gmail.com ; Téléphone: 54 (11) 1567485340 ; noelia_bernardone@hotmail.com ;



Australie:

- Journée nationale pour mettre fin à l'extraction d'uranium (Evénements prévus à Adelaide, Alice Springs, Cairns, Canberra, Darwin, Hobart, Melbourne, Perth et Sydney); Contact: http://www.11march.com/ ; warehams@ozemail.com.au ; uranium@ecnt.org ; kazpres@optusnet.com.au ; mia.pepper@conservationwa.asn.au ; natwasley@gmail.com ; https://www.facebook.com/events/199315310152447/ ;



Belgique:

- Manifestation à Bruxelles; gare, Bruxelles-Nord; Heure: 14:30; Contact: http://www.anti-akw-ac.de ;
http://www.anti-akw-ac.de/de/termine.html/-/asset_publisher/Cav5/content/11-marz-2012-demonstration-in-brussel ; http://www.facebook.com/pages/Aktionsb%C3%BCndnis-gegen-Atomenergie-Aachen/211814662168431 ; info@anti-akw-ac.de ;



Brésil:

- Chaîne humaine de São Paulo, Avenue Paulista - Vão do MASP; Heure: à partir de 09:30; Contact: http://www.brasilcontrausinanuclear.com.br ; https://twitter.com/brasil_ccun ; http://antinuclearbr.blogspot.com/ ; http://www.brasilcontrausinanuclear.com.br/contato/ ; antinuclearmovimento@gmail.com ;

- Chaîne humaine de Rio de Janeiro, la plage d'Ipanema, Tour 9, Heure: à partir de 09:30; Contact: correnteantinuclear@gmail.com ; http://www.facebook.com/groups/iniciativapopularantinuclear/ ; http://twitter.com/antinuclearbr ; http://antinuclearbr.blogspot.com/ ; antinuclearmovimento@gmail.com ;

- Chaîne humaine avec des bougies à Angra dos Reis. Veillée et vigie aux centrales nucléaires Angra 1 et 2 toute la nuit, samedi 10, à partir de 21:00. A l'aube du dimanche 11 mars, une barge sera placée dans la mer, en hommage aux victimes de Fukushima, au Village historique de Mambucaba à une distance de 5 km des centrales nucléaires; Contact: sape.angra@gmail.com ; sape.angra@terra.com.br ; https://www.facebook.com/sape.angra ; http://antinuclearbr.blogspot.com/ ; antinuclearmovimento@gmail.com ; http://www.sapeangra.blogspot.com/ ;



États-Unis:

- Marche "action de New York 11/03", "Nous sommes enceintes et nous avons peur des radiations"; 13:00, réunion en à Union Square (côté nord); 14:00 Marchez vers le nord (2 heures); 16:00 Central Park, contact: http://311newyork.wordpress.com/ ; http://www.facebook.com/events/176712112434876/?notif_t=event_invite~~V ; http://www.facebook.com/311ActionNewYork ; http://www.facebook.com/events/176712112434876/?ref=ts ;

- Chaîne humaine, Marche et de démonstration à Encinitas, en Californie; Du parc Swamis Mer, 09:00, Marching à l'État Moonlight Beach Beach, où sera formée une chaîne humaine, jusqu'à 13:00. Programmation culturelle avec le Cercle des tambours et des rafraîchissements; Contact: Téléphone, (619) 813-3113 ; https://www.facebook.com/events/130643650390535/ ; https://www.facebook.com/profile.php?id=1147061024 ;



France:

- Chaîne Humaine de Lyon à Avignon (Lyon - Vienne - Roussillon - Saint Vallier - Tain l’Hermitage - Valence - Livron - Montélimar - Bollène - Orange - Avignon); Heure: 13:30; Contact: contact@chainehumaine.org ; Téléphone: 0777 202 771 ; http://chainehumaine.org/ ; Secrétariat national, 9 rue Dumenge, 69317, LYON, cedex 04, FRANCE, Téléphone: 04 78 28 29 22, Fax: 04 72 07 70 04, contact@sortirdunucleaire.fr ; opale.crivello@sortirdunucleaire.fr ; laura.hameaux@sortirdunucleaire.fr ;

- Chaîne humaine sur les quais de Bordeaux; Commence à la Maison écocitoyenne (près du pont de pierre), Porte de la Bourgogne; Heure: 14:30; Apportez pique-nique pour la nourriture du collectif; Contact: http://www.facebook.com/TchernoBlaye?sk=wall ; https://www.facebook.com/events/138595972916992/ ; http://gironde.demosphere.eu/node/1471 ; http://cerclelibertairejb33.free.fr/?p=2375 ; http://tchernoblaye.free.fr/ ; http://www.facebook.com/TchernoBlaye ; gironde.demosphere@mailoo.org ;

- Chaîne humaine de Vallée du Rhône, en Finistère, Bretagne; Heure: 14h; Contact: nukleelermaez2012@gmail.com ; http://bretagne.eelv.fr/agenda-eelv/#chaine-humaine-au-faou-29-contre-le-nucleaire ; http://bretagne.eelv.fr/tag/nukleel-er-maez/ ;



Grande–Bretagne:

- Chaîne humaine in Hinkley; "Stop New Nuclear"; Samedi (10 mars) 13:00, Chaîne humaine pour encercler la centrale nucléaire de Hinkley où EDF veut
construire un nouvel EPR; Dimanche (11 mars) 14:00, Blocages du site; Contact: http://stopnewnuclear.org.uk/ ; http://stopnewnuclear.org.uk/contact-stopnewnuclear ; http://stopnewnuclear.org.uk/contacts ; http://stopnewnuclear.org.uk ; http://stopnewnuclear.org.uk/node/53 ; http://stopnewnuclear.org.uk/contact-legal-support ; http://stopnewnuclear.org.uk/contact-police-liaison-team ; http://stopnewnuclear.org.uk/traininginquiry ; http://stopnewnuclear.org.uk/node/112 ; http://stopnuclearpoweruk.net/contact ; http://stopnuclearpoweruk.net/content/no-more-fukushimas-10-11-march-2012-blockade-hinkley-point ; London, c/o 5 Caledonian Road, London N1, 9DX, Téléphone: 0845-2872381; http://www.greenkids.de/europas-atomerbe/index.php/Surround_Hinkley_Point_NPP_action ;



Japon:

- Tokyo. Chaîne humaine autour de la Diète (parlement Japonais); Heure: 17h; Contact: hibikiy1976@yahoo.co.jp ;

- Événement de charité à Nagoya, avec l'Orchestre Philharmonique; Course-relais au programme; Contact: Téléphone, 090-6590-3117; http://0311yell.aichiborasen.org/index.html ; http://aichiborasen.org/contact ; 0311yell@gmail.com ; http://aichiborasen.org/ ; http://uhohjapan2.wordpress.com/2012/01/30/day-324-march-11-2012-charity-event-in-nagoya/ ;



Luxembourg:

- Chaîne humaine à Schengen, en face du Centre européen - rue Robert Goebbels, avec une programmation culturelle et de la musique; Contact: http://www.cattenom-non-merci.de ; http://www.cattenom-non-merci.de/21.html ; cattenom-non-merci@online.de ; http://www.cattenom-non-merci.de/30.html ; https://www.facebook.com/events/350102815001087/ ; http://www.facebook.com/pages/L%C3%BCneburger-Aktionsb%C3%BCndnis-gegen-Atom/139043692805367?sk=wall ;



Mongolie:

- Manifestation-mascarade "stopper le programme nucléaire de la Mongolie" avec des masques dans Ulanbatar; pour s'opposer à l'extraction et à l'exportation de l'uranium; Heure: de 11:00 à 14:00; Contact: https://www.facebook.com/events/125119877611117/ ; https://www.facebook.com/geologsit.lensky ; https://www.facebook.com/profile.php?id=100000468835007 ; https://www.facebook.com/amarlin.erhem?ref=pb ; https://www.facebook.com/Mr.Azbayar?ref=pb ; https://www.facebook.com/khagaan?ref=pb ;



Suisse:

- Marche sur la centrale nucléaire de Mühleberg dans Gümmenen; Le début de l'événement à la gare de Gümmenen 08h30; Marcher 6 km (2 heures) jusqu'à la centrale nucléaire de Mühleberg, où il y aura de 11h00-16h00 manifestation, discours avec programme culturel et musique; Contact: http://www.facebook.com/events/324323574256984/ ; http://www.sortonsdunucleaire.ch/dp/ ; http://www.menschenstrom.ch/dp/node/687 ; http://www.sortirdunucleaire.ch/ ; info@sortonsdunucleaire.ch ; Sortons du nucléaire, Case postale 1019, 8026 Zurich, Téléphone: 41 79 871 24 09 (geral), 41 79 213 41 06 (en français), 41 79 871 24 09, 41 79 533 06 26 (en allemand) ; http://www.facebook.com/MenschenStromGegenAtom ; info@MenschenStrom.ch ; Twitter: @MenschenStrom ; http://www.menschenstrom.ch ; http://www.menschenstrom.ch/dp/node/662 ; Porte-parole: Nina-Maria Kessler, 079 533 06 26; Experts sur le nucléaire (Muhlenberg): Joss Jürg, 079 330 06 60; Experts sur le nucléaire (Beznau): Leo Scherer, 078 720 48 36;



Nous nous réjouissons de la participation d'autres villes
CRÉEZ UNE MANIFESTATION!
Organisez votre événement. Envoyer heure et lieu: global.fukushima.action.day.2012@gmail.com ;
Partagez cette information avec vos contacts!

Liens vers le Calendrier mis à jour:
http://antinuclearbr.blogspot.com/
http://www.facebook.com/events/254929831244070/

Chaîne Youtube pour les vidéos de la "Journée mondiale d'action Fukushima 2012":
http://www.youtube.com/FukushimaActionDay
Envoyer les adresses des vidéos de Youtube: global.fukushima.action.day.2012@gmail.com

 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 12:41
BESSONTOUTVABIENPour Eric Besson, le bilan sanitaire de la catastrophe de Fukushima est sans rapport avec les « chiffres astronomiques qui ont circulé ». (lien)
 
 
On rappellera juste au ministre ces quelques faits, puisqu’il apparaît qu’il n’est pas au courant !
 
 
 
1143 enfants (plus de 30%) sur 3765 de Fukushima ont des anomalies de la thyroïde (lien)
- Nombre total d'enfants testés : 3765
- Nombre d'enfants trouvés avec des grosseurs de 5,1 mm ou plus : 26 (0,7 %)
- Nombre d'enfants avec des grosseurs plus petites que 5,1 mm : 1117 (29,7 %)
- Nombre d'enfants trouvés avec aucune grosseur : 2622 (69,6 %)

 
573 décès ont été certifiés liés à la catastrophe nucléaire (lien)
Par ailleurs, on ne sait toujours pas ce que sont devenus les centaines d’employés à la centrale de Fukushima en 2011 qui ont mystérieusement disparu des listes administratives de Tepco. Pas de noms, pas de morts. (lien)
 
 
Les victimes d’une catastrophe nucléaire ne se comptent pas en décès immédiats mais en malades à venir.
7 ans après la catastrophe de Tchernobyl, quelle était la santé des enfants ?
.

 

Aujourd’hui, 80 % des enfants sont malades dans les zones contaminées autour de Tchernobyl (lien). Cette catastrophe mondiale a fait 985 000 victimes dans le monde entier entre 1986 et 2004 (lien).
 
 
.
 
 
 
63165045.jpg
 
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Réaction de Michèle Rivasi aux déclarations de Besson:

VISITE D’ERIC BESSON À FUKUSHIMA : EN PLEINE CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE, LA DÉSINFORMATION CONTINUE

 

Réaction de Corinne N

Bon, il faut bien être exhaustif.... visite de Eric Besson à Fukushima...

.
.
 
 
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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 21:54

cryptome1C’est un exercice très difficile de faire le point sur la catastrophe de Fukushima, car elle est encore en cours alors qu’elle a débuté il y a près d’un an. Cela nécessite un long travail d’analyse sur des données multiples et complexes, sans cesse renouvelées. Comme ces synthèses sont rares, il est très utile de les lire quand elles paraissent. Trois associations, RadioProtection Cirkus, Kibô Promesse et la FJPM-BF (Fédération des jeunes pour la paix mondiale - Burkina Faso) ont diffusé des documents très intéressants ces derniers temps : la première, une synthèse technique et factuelle des évènements, la seconde, un article argumenté sur la situation récente à Fukushima, la troisième, un dossier d’analyses débouchant sur des recommandations. Les approches sont totalement différentes, mais les trois, critiques et réalistes, sont complémentaires. A lire sans modération.

 

Aperçu des trois publications et liens :

 

 

Evolution de l’accident de Fukushima

par RadioProtection Cirkus

 

2.jpgPrésentation :

 

« Nous n’avons pas renoncé à vous informer.

Nous lançons une version sur les évolutions de l’accident depuis l’été avec quelques éléments d’informations qui sortent maintenant.

Même si les médias n’en parlent plus en ce moment, la situation est loin d’être résolue et nous sommes toujours dans une phase accidentelle, même si les autorités nippones prétendent le contraire, alors que dans le même temps la phase post accidentelle est plus qu’engagée.

Nous pourrions même ajouter qu’une phase de remédiation a débuté.

Nous maintenons ce que nous avions dit en préambule précédemment : nous ne prétendons pas détenir la vérité. Nous allons donner un certain nombre de points de vue et d’après les hypothèses, ce que pourrait être la réalité en précisant que nous pouvons, nous aussi, nous tromper. Même si le Radioprotection Cirkus a une responsabilité dans la diffusion de ces propos, nous n’avons pas la possibilité de tout vérifier.

Nous demandons donc aux lecteurs du document qui auraient d’autres informations contradictoires fiables de nous les faire parvenir afin que nous fassions des rectificatifs.

Dans ce document, quatre grands thèmes vont être abordés :

            - L’état des tranches neuf mois après

            - Le traitement des déchets et effluents liquides

            - L’impact dosimétrique sur les intervenants

            - L'impact sur l'environnement et la population

Dans ces quatre thèmes, nous nous sommes efforcés d’être aussi factuels que possible. C’est le « meilleur état de l’art » dont nous ayons connaissance. Il y aura enfin des éléments sur l’information et une synthèse de la synthèse. »

 

Télécharger la synthèse (12 Mo) 

 

 

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La centrale de Fukushima : l’interminable cauchemar

par Kibô Promesse

 

1.jpgSommaire :

 

Décembre 2011 : les mensonges de l’arrêt à froid

- Fukushima : la mascarade des politiques au sujet de l’arrêt à froid

 

Janvier 2012 : recrudescence des problèmes à la centrale

- Les images endoscopiques du réacteur n°2

- Réacteur n°3 : trois fois plus de dégagement de césium

- La piscine de désactivation du réacteur n°4

- En quoi est-ce dangereux ?

- Séismes de janvier : des explosions souterraines ?

 

Les liquidateurs continuent de prendre des doses massives de radiations

- Les victimes des radiations meurent en silence

- Une liste de travailleurs portés disparus

 

Une situation critique face au cynisme des institutions officielles

- Quand la bonne foi de Tepco fait rire jaune

- Les trous de mémoire du haut responsable de la NISA

- Speedi, un programme lent au démarrage

- Sur le fil du rasoir de Fukushima

- Quand les responsables de l’AIEA se sont rendus au Japon… ils ont été « happy to be here »

 

Lire l’article complet 

 

 

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Recommandations vis-à-vis du nucléaire après la catastrophe de la centrale de Fukushima au Japon

par la FJPM-BF

 

3Présentation :

 

« Ce document de 35 pages a été envoyé aux responsables du Burkina Faso : (Présidence, 1er Ministère, Ministère de la Santé, et tout autre Ministère concerné) dans le but d'informer sur les risques de l'accident. 
Certaines ambassades l'ont également reçu!! (France, Allemagne, Japon...)
Malgré les recommandations faites, il est à craindre fortement que les pays d'Afrique comptent de nombreuses victimes par contamination (Radiation interne), car contrairement aux pays européens qui dès le dixième jour de l'accident, le 20 mars 2011 précisément, ont adopté des normes contre la contamination radioactive et établi des contrôles systématiques à leurs frontières, les pays africains demeurent dans le statu quo. Nous assistons même à des dons officiels et médiatisés de riz japonais... 
La situation sera aggravée par la famine qui touche de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest et de l'Est, mais surtout par une ignorance profonde du phénomène nucléaire dans ces pays... »

 

INTRODUCTION

 

1. L'ACCIDENT DE LA CENTRALE NUCLEAIRE DE FUKUSHIMA.

1.1. Déroulement des faits.

1.2. Explication de l'accident.

 

2. GRAVITE DE L'ACCIDENT.

2.1. Puissances en jeu à Fukushima

2.2. Inefficacité des parades contre le risque d'accident nucléaire.

2.3. Inefficacité de la redondance des systèmes d'alimentation en eau.

2.4. Inefficacité de l'approche probabiliste en matière de sécurité.

 

3. CONSEQUENCES DE L'ACCIDENT NUCLEAIRE DE FUKUSHIMA

3.1. Problematiques du travail en Milieu irradiant.

            3.1.1. Distance de protection contre la radioactivité.

            3.1.2. Réduction de l'activité de la source de rayonnement.

            3.1.3. Réduction du temps d'exposition aux radiations.

            3.1.4. Ecrans de protection contre la radioactivité.

3.2. Conséquences de l'accident.

            3.2.1. Conséquences locales

                        3.2.1.1. Conséquences sanitaires au Japon

                        3.2.1.2. Conséquences économico-sociales

            3.2.2. Conséquences mondiales.

 

4. POURQUOI LA SITUATION NE MOBILISE PAS LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE?

4.1. Le comportement « contre-nature » des nations.

4.2. Les forces de contrôle.

4.3. Espoirs et faux espoirs face au nucléaire.

4.4. L'incompréhensible Agence Internationale à l'Energie Atomique.

 

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Conclusion.

Recommandations.

 

Lire le dossier complet 

 

 

 

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 18:50
janickmagne120218Pour mieux comprendre la tragédie vécue par les évacués de la zone interdite de Fukushima, Janick Magne, Française résidente au Japon depuis 33 ans et candidate aux élections législatives pour les Français de l’étranger, s’est rendue le samedi 18 février à Futaba, ville-fantôme située à 1,5 km de la centrale de Fukushuma-Daiichi en ruines.
 
Une famille qui habitait Futaba jusqu’au 12 mars 2011 (date de l’explosion du réacteur n°1) l’avait invitée à se joindre à une courte visite de leur ville, visite qui, pour des raisons de radioactivité intense, ne pouvait dépasser 5 heures.
     
Janick Magne était en tenue de protection complète, de la tête aux pieds, avec gants et masque. Son groupe avait été prévenu qu’il était interdit de ramasser tout objet qui tomberait au sol, à cause de la forte radioactivité et des radionucléides omniprésents. La radioactivité actuelle y est de 100 à 400 microsieverts/h (taux normal à Tokyo: 0,08 microsieverts).
   
La ville, bâtie en hauteur, est toujours debout, peu de maisons ont souffert à Futaba, fils et poteaux électriques sont à leur place. Mais tout est tellement contaminé que les évacués ne peuvent pas même récupérer leurs vêtements.
   
Avant son départ, Janick Magne avait expliqué sa démarche :
Après ma rencontre le 12 février avec des évacués de Futaba et leur maire réfugiés dans un lycée désaffecté de la grande banlieue de Tokyo, j’ai voulu voir de mes propres yeux ce qu’était leur cadre de vie avant la catastrophe. Je veux témoigner en direct de l’horreur du nucléaire, des tragédies humanitaires et du scandale sanitaire intolérable dont il est la cause.
   
Ce témoignage est une promesse faite aux évacués de Futaba, qui se retrouvent aujourd’hui dépossédés de leurs maisons et de leurs terres, orphelins de leur passé et de leur avenir, malades, désespérés. Car jamais les habitants de la zone interdite ne pourront rentrer chez eux, ni leurs enfants, et peut-être même pas leurs petits-enfants. Quand j’ai demandé au maire de Futaba quel message il voulait transmettre aux Français et au monde, il m’a dit : « Parlez de nous, dénoncez ce qui se passe, faites-le savoir! ».
 
De retour à Tokyo, voici son premier témoignage relevé sur Facebook :
 
« Bonjour à tous,
 
Je suis rentrée ce soir à Tokyo. Cette visite de FUTABA et ma rencontre avec divers membres de la famille qui m'a amenée là-bas ont été poignantes. Je me croyais forte, j'ai tenu le choc tant que j'étais avec eux tous, mais ce soir, en rentrant chez moi, je me suis mise à pleurer....
 
Les images des maisons écroulées, de la chaussée défoncée, de la ville basse en bordure de mer complètement disparue (il ne reste qu'un terrain vague à l'infini),
les os des vaches dans l'étable (les gens pensaient revenir le lendemain, ils n'imaginaient pas que l'évacuation serait sans retour, ils ont laissé les vaches enfermées dans l'étable),
la demi-mâchoire d'une vache dans la boue sur la route (probablement rongée par des chiens errants affamés),
le ventre gonflé d'une autre vache en putréfaction venue mourir sur le bord d'une autre route,
les devantures de magasins démolies,
leurs articles laissés à l'abandon pêle-mêle,
les petits temples traditionnels tout de guingois,
les monuments dans le cimetière en  partie renversés,
les rideaux dérisoires qui sortent par des fenêtres cassées et s'agitent au vent glacial de février,
et puis toutes ces belles maisons intactes, récentes, entourées de jardins, dans lesquelles plus personne ne peut revenir vivre parce qu'elles sont contaminées....
 
Mes amis essayant de récupérer quelques affaires, qu'il leur faut présenter au contrôle pour déterminer si elles ne sont pas trop radioactives pour sortir de la zone... Eux-mêmes munis d'un compteur emprunté quelque part pour vérifier encore une fois... La plupart du temps, les vêtements sont trop contaminés pour pouvoir être emportés. Ces gens pudiques sur leur malheur mais qui ne sourient plus, qui avaient une si belle vie ici, entre forêt, montagnes et océan, aujourd'hui réfugiés dans des préfabriqués minuscules... Ils avaient des vaches, des maisons, des terres, des rizières...
 
Pudiques, mais ils se lâcheront tout à l'heure, lorsque, tous réunis autour d'un déjeuner dans un restaurant d'une autre ville, ils me diront :
 
"Jamais je n'aurais imaginé devenir aussi pauvre."
 
"J'aurais  tellement voulu aider ceux de la ville basse, dont les maisons ont été englouties par le tsunami, les héberger, mais c'était impossible: notre maison est contaminée, plus personne ne peut y vivre."
 
"Après des mois dans un lycée désaffecté à partager une salle de classe avec d'autres réfugiés, on a réussi à trouver un tout petit appartement, mais on n'a pas de travail",  
 
et puis
 
"On est loin de la mer, ça nous manque, on a toujours vécu ici."
 
"On a encore 12 ans de crédit à payer pour la maison, devenue inhabitable.... Le peu d'argent qu'on reçoit, on est obligé de le garder pour payer le crédit.... On n'a plus rien." (C'est un problème fréquent au Japon: les gens continuent de payer les crédits quoi qu'il arrive, même si leur maison est effondrée ou devenue insalubre suite à une catastrophe).
 
"Ma maison, c'est la maison jaune avec la grande baie vitrée, face à la mer, que tu as vue tout à l'heure. Elle est belle, hein ? Elle est très fortement contaminée, il n'y a plus rien à faire."
 
En temps normal, après une catastrophe naturelle, les gens s'entraident, nettoient, reconstruisent ensemble, et la vie repart.... MAIS UNE CATASTROPHE NUCLEAIRE N'EST PAS UNE CATASTROPHE NORMALE. Il ne reste que des ruines, des maisons vides et des villes-fantômes, et on ne peut rien faire, rien réparer : ni les routes, ni les toits, ni les murs, ni les cimetières, ni les étables.... Plus de place pour les hommes, plus de place pour leur labeur, plus de place pour leurs animaux ni leurs champs. C'EST COMME SI L'HOMME ETAIT DE TROP.
 
Quelqu'un qui se retrouve sans rien et dont la vie professionnelle avait toujours tourné autour des centrales m'a finalement dit : "Il faudrait une autre forme d'énergie..." »
 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 02:40

exskf.jpgSelon les informations rapportées par le blog EX-SKF, on a trouvé à Minamisoma une mystérieuse poussière noire radioactive déposée sur le sol dans de nombreux endroits de la ville. Sa radioactivité en césium a été évaluée à plus d'un million de becquerels/kg.

Un membre de l'assemblée de Minamisoma, Koichi Ooyama  (autre orthographe : Koichi Ohyama, il avait lancé un appel en juillet 2011), révèle le résultat du test fait sur cette mystérieuse poussière noire.

 

Que rapporte exactement EX-SKF ?

 

(traduction Hélios)

 

« Un bloggeur dont j'ai déjà parlé auparavant, ''Nuit sans fin'', a mesuré les radiations de l'étrange poussière noire retrouvée à de nombreux endroits de Minamisoma, la plupart du temps à la surface des routes. Son compteur Geiger mesure toutes les radiations alpha, bêta, et gamma et aussi les rayons X et sa mesure à la surface de cette poussière noire a été de 295 microsieverts par heure.

Ooyama, membre de l'assemblée, a envoyé apparemment un échantillon au professeur Tomoya Yamauchi de l'université de Kobe. Le professeur a fait le test et voici le résultat, d'après le blog
Assemblyman Ooyama :

 

Cs-134 : 485 252 Bq/kg
Cs-137 : 604 360 Bq/kg

TOTAL: 1 089 612 Bq/Kg

 

En convertissant les chiffres totaux en Bq/m²

 

1 089 612 × 65 = 70 824 780 Bq/m2


''Nuit sans fin'' dit dans son blog que cette substance est très légère et s'envole facilement. Il la trouve partout dans Minamisoma. Il a demandé aux ouvriers de construction si cela provient de l'asphalte utilisé pour les routes. Les ouvriers disent que non. Pour voir d'autres photos de cette poussière noire, aller ici.

''Nuit sans fin'' dit qu'il a alerté la mairie et M. Ooyama indique qu'il y aura une réunion avec les officiels de la ville sur cette découverte. »

 

Cette poussière serait donc extrêmement contaminée et présenterait des dangers certains pour la population à cause des risques d’inhalation. Si la pollution constatée est confirmée, il faudra vraisemblablement évacuer les quartiers concernés, car le taux relevé est énorme.

 

Reste à savoir :

- Depuis quand cette poussière a-t-elle été constatée à Minamisoma ?

- D’où provient cette poussière ? Dépôt de fumée d’incinérateur ? Produit déposé sur les routes contre le verglas ? Pollution provenant de la centrale de Fukushima Daiichi ?

- La poussière contient-elle d'autres radionucléides ? Lesquels ?

- Quels sont les quartiers concernés par ce dépôt ? La population a-t-elle été avertie du danger potentiel ?

 

Affaire à suivre.

 

poussiere-noire4.jpg

Poussière noire sur le sol (source)

 

poussiere-noire.jpg

Mesure de radioactivité sur un échantillon

(source et autres photos)

 

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Mise à jour du 18 février 2012

 

Lire le nouvel article sur EX-SKF (anglais) :

http://ex-skf.blogspot.com/2012/02/more-on-minami-somas-mysterious-black.html

 

et l'avis de Iori Mochizuki, blog Fukushima Diary (anglais) :

http://fukushima-diary.com/2012/02/i-cant-help-disappointing-you/

 

minamisoma-blackdust.JPG

Résultat de l'analyse de la poussière noire (source EX-SKF

 

 

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Mise à jour du 21 février 2012

Nouvel article :

http://fukushima-diary.com/2012/02/black-substance-emits-45-699%CE%BCsvh-of-alpha-ray/#.T0N9R8lLlwA.facebook

 

45.699μSv/h de rayons alpha dans ces poussières dont on ne connaît toujours pas la provenance.

 

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Mise à jour du 25 février 2012

Un reportage TV japonais sur la poussière noire de Minamisoma.

 Le compteur Geiger indique 2,4~2,6 microsievert/h.

Cette poussière pourrait provenir de l'écoulement des eaux de surface. Ces "cendres" sont insolubles. Les karchers ne font que déplacer les radionucléides, et la concentrer.

 


 

L'AIPRI estime que ça peut être des résidus de combustibles. Il est vrai que l'unité 3 a explosé en mars 2011 produisant un panache de plus de 500 mètres de hauteur qui a semble-t-il emporté le contenu de la piscine de désactivation.


Article de l'AIPRI :

Les dépositions de carburant nucléaire sur le sol japonais

 

 

.

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 17:23

reacteur 2Tepco vient d’annoncer que du Xénon avait été retrouvé dans l’enceinte de confinement du réacteur n°2. Cela signifie concrètement, comme en novembre 2011, qu’une réaction en chaîne incontrôlable a eu lieu ces derniers jours et est peut-être encore en cours.

 

En effet, les xénons 133 et 135 se créent lorsqu’il y a une fission nucléaire de l’uranium et leur période radioactive est très courte (9 h pour Xe-135 et 5 jours pour Xe-133).

 

Voici les résultats de l’analyse, issus du document fourni par Tepco :

Temps d'échantillonnage: 13 février 2012, 16h24 à 16h54 (filtre à charbon actif)

Xe-133 : 0,016 Bq/cm3 (5 jours de demi-vie) ou 16 000 Bq/m3

Xe-135 : 0,023 Bq/cm3 (9 heures de demi-vie) ou 23 000 Bq/m3

 

tepco1-copie-1.jpg

source : http://www.tepco.co.jp/en/nu/fukushima-np/images/handouts_120214_07-e.pdf

 

Si Tepco ne revient pas sur ces données, alors on peut considérer que les thermomètres du réacteur 2 ne sont pas défaillants et que l’augmentation de la radioactivité dans la préfecture de Fukushima n’était pas anodine.

 

La température continuant à s’élever (plus de 300°C), l’inquiétude est grande chez les travailleurs de la centrale. Certains craignent une explosion, comme l’indique ce témoignage recueilli par Fukushima Diary : http://fukushima-diary.com/2012/02/minamisoma-blogger-the-heating-gauge-is-not-broken-at-reactor2/#.Tzp73KvEc30.facebook (en anglais).

 

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Mise à jour du 15 février 2012

 

On savait déjà que le mot « corium » était un mot tabou. Dorénavant, il va falloir s’y faire, le mot « fission nucléaire » ne doit pas être utilisé si la fission ne se produit pas dans un réacteur en état de marche ! Dès que quelque chose est hors contrôle, on ne doit surtout plus en parler !

 

Soyons clairs, si on détecte du xénon-135, il y a fission de l’uranium. Si cette fission n’est pas conventionnelle, et si l’enceinte de confinement du réacteur n°2 n’est plus étanche depuis l’explosion du 15 mars 2011, à qui la faute ? Si à chaque fois qu’une mesure ne correspond pas à l’état d’arrêt à froid, Tepco décide que les appareils de mesure sont hors service, que peut-on en conclure ?

 

Suite aux commentaires provoqués par cet article, je tiens à faire quelques mises au point :

 

1) Le titre de l’article est une question. Je posais la question car l’information de la présence de xénon venait de me parvenir. Depuis, j’ai appris que le xénon était détecté au moins depuis janvier. Tepco publie de temps en temps les mesures de détection des gaz rares, et il trouve du xénon régulièrement, ce qui l’a poussé d’ailleurs à injecter une tonne d’acide borique dans le réacteur 2 le 7 février 2012. Or il faut bien savoir que ce produit est destiné à absorber les neutrons pour contrôler le taux de fission de l'uranium. Alors moi je veux bien qu’il n’y ait pas de fission nucléaire, mais il faudra qu’un physicien nucléaire explique pourquoi le xénon-135 est présent et pourquoi on injecte de l’acide borique. Quoi qu’il en soit, le fait qu’on trouve du xénon depuis janvier n’enlève rien à la question de savoir s’il y a des reprises de criticité ou non. En revanche, que personne n’en parle parce que Tepco prétend qu’il n’y a pas de fission, le fait reste étrange.

 

Les tableaux de Tepco sont assez éparpillés et difficiles à trouver, j’en ai fait une synthèse pour y voir plus clair. Mais avant, quelques explications s’imposent.

Suite à la découverte de xénon au mois de novembre 2011, Tepco a choisi de détecter plus finement les gaz rares en utilisant d’autres techniques que celle du « Gas vial container » : le filtre à particule (particulate filter) et le filtre à charbon (charcoal filter). C’est pourquoi depuis le 13 janvier 2012, Tepco diffuse trois tableaux au lieu d’un précédemment. Voici les mesures du filtre à charbon (J’ai transposé en Bq/m3 pour plus de lisibilité.) :

 

date de prélèvement

(charcoal filter)

Xe-133

Xe-135

Source Tepco

13 janvier 2012

12000 Bq/m3

24000 Bq/m3

http://www.tepco.co.jp/en/nu/fukushima-np/images/handouts_120116_05-e.pdf

 6 février 2012

13000 Bq/m3

22000 Bq/m3

http://www.tepco.co.jp/en/nu/fukushima-np/images/handouts_120208_07-e.pdf

13 février 2012

16000 Bq/m3

23000 Bq/m3

http://www.tepco.co.jp/en/nu/fukushima-np/images/handouts_120214_07-e.pdf

 

Conclusion : le taux des gaz xénon 133 et 135 restent relativement stables depuis le mois de janvier.

Alors que le Gas vial container ne détecte plus rien, le filtre à charbon détecte du xénon de manière plus importante qu’en novembre. L’augmentation du taux (environ 1000 fois plus élevé) par rapport à la détection de novembre peut s’expliquer par le changement de technique d’échantillonnage.

MAIS

Pour chaque échantillonnage de gaz effectué avec le filtre à charbon, le prélèvement se fait durant une demi-heure, or Tepco ne précise pas avec quel débit. La mesure est donnée en Bq/cm3, mais comme on ne sait pas combien de cm3 ont été filtrés, Tepco se laisse en fait une marge de manœuvre pour affirmer ce qu’il veut. C’est ce qu’on appelle une information tronquée : Tepco est spécialiste de cette technique. Un journaliste devrait poser la question du débit de prélèvement directement à Tepco.

 

Il faut savoir que les épisodes de criticité sont la norme dans le corium de Tchernobyl. Ce sont des évènements chroniques et incontrôlables.

Je voudrais reprendre ici le commentaire de Delphin qui éclaire la situation :

« S'il s'avère qu'il y a des reprises de criticité, la température s'élevant fortement consécutivement au redémarrage localisé de réactions en chaîne, ces dernières s'étouffent alors d'elles mêmes.
Pour s'initier et se développer, une réaction en chaîne a besoin, dans ces conditions non optimales de faible densité d'uranium 235, d'une température la moins élevée possible.
Comme les fissions s'accompagnent de forte chaleur, les réactions s'étouffent, pour reprendre ici ou ailleurs, dès que la température est suffisamment redescendue, l'eau jouant alors son rôle de modérateur ("ralentisseur" de neutrons).
Le problème, c'est que chaque bouffée de reprises recrée de nouveaux produits issus des fissions, dont certains gazeux qui peuvent migrer vers la surface, et que nous avons alors à faire avec un réacteur nucléaire sporadiquement éternellement en activité, avec ce que ça signifie comme accumulation. »

 

Il est possible enfin que Tepco injecte du bore pour essayer de durcir le corium, ce qui atténue l’extériorisation des produits de fission lors d’un épisode de criticité. Mais les tremblements de terre peuvent briser ces croûtes formées en quelques secousses, ce qui peut conduire à des bouffées de gaz radioactifs.

 

2) Certes la référence au témoignage d’un travailleur dans la centrale est incertaine (témoignage rapporté par un blogueur japonais sans mention d’identité), mais je fais confiance en la capacité de compréhension et de tolérance de mes lecteurs. C’était une manière d’illustrer ce qui se passait dans la centrale, en me tournant vers une des rares sources d’informations disponibles sur Fukushima. Je rappelle en passant que les travailleurs de Tepco ont interdiction absolue de parler de leur travail. Je rappelle aussi qu’officiellement, il n’y a eu aucun mort dû à la radioactivité depuis le début de la catastrophe…

Etant donné que Fukushima a arrosé le monde entier de plutonium, j’estime qu’il serait normal que l’ONU prenne en charge le suivi de cette catastrophe qui est une agression envers l’humanité. Or rien ne se passe, l’industrie nucléaire est préservée sans débat. Il est déplorable de devoir avoir recours à des blogs pour pêcher des informations. Tepco diffuse des informations parcellaires et tronquées depuis un an. Tout le monde trouve ça normal et reprend ces informations sans sourciller, sans esprit critique. 

L’analyse fine des mesures de xénon montre que Tepco est encore en train de cacher la réalité des choses. Evidemment, il ne semble pas y avoir des quantités phénoménales de xénon détectées, donc le risque d’une explosion est sans doute exagéré. Mais cette manière de distiller de l’information invérifiable devrait être dénoncée par les médias.

 

 

 3) Voici des précisions sur le xénon, tirées directement de Wikipédia :

 

Le xénon-135 est un radionucléide (demi-vie : 9,17h), qui se forme directement dans la fission de l'uranium (dans la proportion de 0.4%) et indirectement par filiation radioactive à partir de l'iode-135 de période 6,7h (dans la proportion de 5.6%).

Le xénon-135 formé peut donner du césium135, mais également donner du xénon136 par capture d'un neutron (ces deux noyaux sont pratiquement stables et de section efficace négligeable). La proportion relative de ces deux consommations dépend du flux de neutrons.

 

Le xénon 135, artificiel, est un élément jouant un rôle important dans les réacteurs de fission nucléaire. 135Xe possède une section efficace d'absorption très importante pour les neutrons thermiques, 2,6×106 barns, et agit donc comme absorbeur de neutrons ou comme poison pouvant ralentir ou stopper la réaction en chaîne. Cet effet a été découvert dans les tout premiers réacteurs nucléaires construits par le projet Manhattan pour produire du plutonium. Heureusement pour eux, les ingénieurs ayant dimensionné le réacteur avaient prévu de la marge pour augmenter sa réactivité (nombre de neutrons par fission qui eux-mêmes induisent la fission d'autres atomes du combustible nucléaire).
L'empoisonnement du réacteur par le 135Xe joua un rôle important dans la catastrophe de Tchernobyl.

 

 

   

Autres informations, autres avis :

 

*Extrait du communiqué de l’IRSN : « L'absence d'évolution des mesures de la teneur en Xénon 135 infirme l'hypothèse d'une reprise de la criticité dans le cœur ; par mesure de précaution, TEPCO a néanmoins injecté de l'eau borée dans la cuve. En conclusion, sur la base des informations actuelles, le refroidissement du combustible reste assuré et l'IRSN n'identifie pas, à ce stade, d'évolution significative par rapport à la situation antérieure. »

 

*Ce qu’en pense Dominique Leglu, docteur en physique nucléaire et physique des particules, directrice de rédaction du mensuel scientifique Sciences et Avenir :

Lire son avis du 10 février 2012.

 

*A propos du Xénon-133, article de l’AIPRI de novembre 2011 :

http://aipri.blogspot.com/2011/11/le-xenon-133-tres-faiblement.html

 

*Intervention radio récente du professeur Koide Hiroaki datant du 14/02/2012, concernant la situation du réacteur n°2 (résumé de Aizen Kaguya, groupe Fukushima Informations):
- Le thermomètre semble ne pas fonctionner pour le réacteur 2. En réalité, cet appareil est un des plus fiables. Koide pense que c'est plutôt un câble alimentant l'appareil qui est endommagé.
- En attendant, aucun robot ne peut se rendre à l'intérieur de la cuve.
- Concernant le xénon: pas de risque d'explosion ou ce genre de choses spectaculaires en vue. Koide observe que la présence de xénon signifie simplement que la fission du combustible d'uranium est toujours en cours "quelque part" dans les soubassements. Il pense que l'on peut imaginer qu'il s'agit d'un état qui ressemblerait à celui d'un corium toujours en ébullition avec rejets intermittents. Il dit qu'il faut éviter que cela continue car ce sont ces rejets qui peuvent causer des dommages aux travailleurs sur place.
- Il ne sait pas où se trouve actuellement le corium.

 

Merci à tous ceux qui ont participé d’une manière ou d’une autre à ce débat et m’ont éclairé et aidé à faire cette mise à jour ! Nous n’avons pas la réponse à la question posée dans le titre, mais nous avons plus d’éléments pour comprendre ce qui peut se passer à l’intérieur du réacteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 18:34
fukushima-peinture-mickael-perron---Copie--2----Copie.jpgLes relevés des retombées radioactives à Fukushima montrent une augmentation notable des taux de césium 134 et 137 à partir des mesures effectuées du 11 au 12 février 2012 : en un jour, le césium 134 passe de 4,45 Mbq/km² à 98,2 MBq/km² et le césium 137 passe de 6,46 Mbq/km² à 139 MBq/km².
 
graphique2-fuku.jpg
tableau-fuku.jpg
 
Cette augmentation est-elle à mettre en rapport avec l’augmentation de la température dans le réacteur n°2 ? On peut raisonnablement le penser, bien que Tepco déclare un thermomètre défaillant, car ce n’est pas un mais deux thermomètres qui montrent une augmentation de la température. Le 13 février, le premier, situé en fond de cuve, indiquait une température de 275,9 °C à 17h, le second sous la cuve du réacteur n°2 (CRD = Control Rod Drive) indiquait 93,7°C à 11h (JT).
 
Voici le graphique et le tableau que nous donnait Tepco à 11 h :
 
aug2graph.jpg
 
aug2tab.jpg
 
La radioactivité a aussi augmenté subitement dans la piscine torique du réacteur 2 depuis le 22 janvier 2012. Personne n’en parle. Il faut pourtant aujourd’hui se souvenir qu’une explosion avait été entendue dans le réacteur n°2 le 15 mars 2011 à 6h10, et que le président de l’ASN assurait le 16 mars 2011 que l’enceinte de confinement n’était plus étanche (1). L’augmentation de la radioactivité dans la préfecture de Fukushima est-elle liée à un évènement inconnu qui a eu lieu le 22 janvier et qui a provoqué cette hausse subite ?
 
Voici un graphique représentant cette brusque augmentation de la radioactivité dans la piscine torique (S/C) du réacteur 2 :
 
graph2scrad.jpg
 
(1) « Le président de l'agence de sûreté nucléaire (ASN) française a également livré cette confession troublante au cours de la même conférence de presse : "L'enceinte de confinement du réacteur numéro 2 de la centrale de Fukushima n'est plus étanche." » (lien)
 
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ALERTE : Les prévisions météo annoncent un vent du nord qui pourrait pousser l’air de Fukushima jusque Tokyo le 14 février 2012. Pour les personnes qui habitent dans ce secteur, soyez vigilants.
 

 
 
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ATTENTION ARTICLE TOXIQUE
Voici un article où la désinformation bat son plein sur Futura-Sciences
 
Extraits de l’article « En bref : ça chauffe à Fukushima » :
 
« La situation est sous contrôle. »
FAUX :
Tepco ne contrôle rien du tout. Alors qu’ils prétendent que le capteur thermique est défaillant, ils injectent de l’acide borique et augmentent le débit d’eau de refroidissement. S’ils considéraient sérieusement que le capteur est mort, ils ne prendraient pas ces mesures.
 
« Aucune augmentation de température n’a d’ailleurs été observée au niveau d’autres réacteurs ou capteurs de la cuve n°2. »
FAUX :
1) Le capteur situé sous la cuve au niveau des barres de contrôle indique une température de 93,7°C le 13 février 2012 à 11 heures (lien).
2) Le réacteur n°1 présente aussi une élévation de la température au niveau de la valve de sécurité d’évacuation de l’air (lien).
 
« Par ailleurs, aucune fuite radioactive n’a été détectée. »
FAUX :
La radioactivité d’une région ne peut pas augmenter subitement de plus de 20 fois sans l’existence d’une fuite radioactive.
 
   
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Mise à jour du 18 février 2012
   
Un nouveau pic de retombée de césium est constaté à Fukushima, avec un total de 349 MBq/km² pour la période 15-16 février 2012, contre 8,98 MBq/km² la veille.
cesium2.jpg
 
 
 
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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 15:35
fukushimareactor2RPVtemp-8.JPGRien ne va plus à Fukushima Daiichi. Il ne suffit pas qu’un gouvernement décrète un arrêt à froid pour qu’une catastrophe incontrôlable soit subitement réglée...
 
Depuis janvier 2012, l’inquiétude grandit à nouveau, car la température monte, et malgré une injection d’eau beaucoup plus importante dans le réacteur n°2, la température pourrait atteindre aujourd’hui, selon Fukushima Diary, 90°C. Or, un « arrêt à froid » selon les autorités japonaises n’a lieu qu’à partir du moment où la température est inférieure à 80 °C.
 
Les autorités locales de Fukushima demandent à Tepco de fournir des  informations heure par heure, preuve que l’inquiétude est vive depuis cette montée brusque.
 
Par ailleurs, selon Hiroaki Koide, la NSC (Commission de Sécurité Nucléaire Japonaise) procéderait actuellement à la distribution de pastilles d'iode stable auprès de la population non-évacuée située dans un rayon de 30 km, voire 50 km autour de la centrale accidentée.
 
Il semble qu’une brusque montée de la radioactivité ait précédé cette montée de température (lien).
 
La situation redevient donc critique à Fukushima.
 
Mais ce n’est pas que l’unité 2 qui a des soucis...
 
L’unité 3 a montré des signes extérieurs d’activité, comme ce panache de fumée ou de vapeur qui s’élève au dessus de la ruine le 7 février 2012 :
 
L’unité 4, avec sa piscine qui fuit, a fait aussi une belle démonstration de réchauffement subit le 6 février 2012 :

 
 
------------------------------
 
Sources 
et actualités à suivre sur Fukushima Information, Fukushima Diary, Gen4 et EX-SKF
 
 
Les évènements des derniers jours dans le détail par Trifouillax :
11/02/2012
10/02/2012
09/02/2012
08/02/2012
07/02/2012
06/02/2012
 
Infos Tepco : relevés des paramètres de niveau d’eau, de pression et de température
 
Documents diffusés par Tepco le 12/02/2012 :
tepco1.jpg
tepco2.jpg
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Mise à jour du 23 février 2012
Nouvel article de Gen4 :
Nouvel article de Fukushima Diary :

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 01:44

minamisoma.jpgDepuis l’année dernière, Minamisoma est devenue une ville très connue du Japon car elle est située à 25 km de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Lors de la catastrophe, son maire Katsunobu Sakurai avait envoyé un appel à l’aide sur YouTube, entendu dans le monde entier. Presque un an après, la situation a changé, ce même maire demande à ce que les habitants reviennent vivre dans leur ville où, selon les sources officielles, les taux de radioactivité ne sont pas inquiétants. Pourtant, tous les habitants ne voient pas cela de la même manière. Comme Koichi Ohyama, cet élu local qui demandait plus de précautions et de mesures avant que les gens ne reviennent chez eux. Comme Takao Odome, qui cherche à s’approvisionner en nourriture non contaminée. Comme cette bloggeuse,  Emiko Numauchi alias Numayu, qui a perdu la santé et veut alerter les autorités sur les dangers de la radioactivité.

 

Pour bien comprendre que la situation est vécue de manières différentes selon les habitants, voici trois témoignages concernant Minamisoma, à commencer par celui d’un Français qui pense que « la situation est grave mais pas désespérée ».

 

Témoignage d’un français expatrié,

Pablo Perez, qui partage sa vie entre Minamisoma et Tokyo où il travaille

(courriel du 2 janvier 2012)

 

« Minamisoma est le nom qui a été choisi (Minami signifie "sud" et la ville se trouve au sud d'une plus grande qui s'appelle Soma) pour nommer la réunion de trois anciennes municipalités : Kashima au nord, Haramachi au centre et Odaka au sud. Aujourd'hui, la fameuse zone des 20 km englobe Odaka mais pas Haramachi ni Kashima. Minamisoma se trouve donc "amputé" d'une partie de son territoire.

 

Après les deux explosions à la centrale, les 2/3 des habitants se sont enfuits. A cette époque, personne ne savait ce qui se passait dans cette usine. Deux ou trois semaines plus tard, lorsqu'on a compris qu'il ne s'agissait pas d'un "Tchernobyl", un mouvement de retour a été entamé malgré les avertissements officiels comme quoi il était possible qu'un ordre d'évacuation immédiate tombe à tout instant. Aujourd'hui, 60 des 80 000 habitants sont rentrés. Les 20 000 manquants représentent les familles qui ont des enfants en bas âge et qui, pour la grande majorité d'entre eux, n'ont pas souhaité revenir. Les écoles et les lycées sont d'ailleurs fermés à quelques exceptions près (il y a toujours des irréductibles ...).

 

A cette époque, la réorganisation des approvisionnements de la ville en carburant et en nourriture a pris du temps. Mais on peut dire qu'en mai la situation est revenue à la normale. Je viens de passer les fêtes avec des amis japonais ici et je peux vous dire que les magasins regorgent de tout ce que l'on veut.

 

Concernant le séisme, la municipalité n'a pas souffert pour une raison bien connue ici : Haramachi a la chance d'être une région géologiquement très stable. C'est pour cette raison que la ville abritait, au XXème siècle, une haute tour de communication militaire maintenant disparue. Ce n'est pas le cas des villes avoisinantes qui ont subit des dégâts mais, dans l'ensemble, peu élevés au regard de la faramineuse secousse.

 

Enfin, concernant le tsunami, la ville se trouve à 5 km à l'intérieur des terres et n'a pas été touchée. Seul un quartier se trouvait en bord de mer et a été en grande partie détruit. Les habitants les plus démunis ont été relogés dans des préfabriqués.

 

En ce qui concerne la radioactivité ambiante, je possède bien sûr un compteur et j'ai suivi personnellement les mesures effectuées par la municipalité. Des mesures régulières et précises, publiées dans le journal municipal. La situation est complexe : plus on se trouve à l'est, moins la radioactivité est élevée. Plus on se dirige vers l'ouest, plus les niveaux montent. 

 

Et tout ceci est très loin d'être régulier. Les mesures sont souvent différentes d'un jardin à l'autre. Il y a de nombreux spots et de nombreuses zones propres. Je me trouve un peu à l'ouest du centre et actuellement le rayonnement ambiant dans mon jardin est de 0,3 microsievert/h. Par contre, si on sort de la ville et qu'on se dirige vers les montagnes à l'ouest, les doses grimpent en flèche. Je suis passé, en avril, dans une zone à environ 60 km d'ici ou mon compteur affichait 9 microsieverts/h !! 

 

En général, les jardins publics sont pour le moment évités par les habitants, les terrains de sports sont fermés, des karchers ont été loués gratuitement aux habitants pour nettoyer devant les portes d'entrée, etc. ... les grandes opérations de nettoyage sont programmées pour ce trimestre.

 

Le principal reproche formulé par les japonais de la région auprès des autorités est cette fichue zone circulaire de 20 km qui ne reflète en rien la réalité du terrain. Figurez-vous que les mesures de radioactivité à Namie (10km de la centrale, aujourd'hui zone interdite) est inférieure à Minamisoma ! et les gens ne peuvent pas rentrer chez eux. Alors que des zones à plus de 60 km affichent des spots ultra pollués où les habitants ont seulement été priés de prendre des précautions... La situation est gérée à l'emporte pièce par le gouvernement qui ne peut pas, ou ne veut pas entrer dans les détails... décider qui peut rester, qui doit partir...

 

Quant au "buzz"' Minamisoma, il est le résultat de deux facteurs : cette ville est à la lisière des 20 km. Elle est donc à la fois considérée comme sinistrée mais en même temps ouverte. Elle concentre donc tous les regards et d'autant plus que son maire s'est fait remarquer sur YouTube jusqu'à entrer dans le top 100 du magazine Times ! Mais cette triste popularité est surfaite. Combien les municipalités comme Namie, Futaba, Okuma ou Tomioka sont bien plus à plaindre ! Elles dont les habitants ont été chassés par cette catastrophe et sont maintenant disséminés on ne sait où ... et ne pourront sans doute pas revenir d'ici 30 ans. Et celles du nord du Japon qui ont été rasées par le terrible tsunami, laissant des dizaines de milliers de sans abris. Des situations bien plus dramatiques que celle de Minamisoma et ses 0,3 microsieverts. »

 

IMAG0066---Copie.jpg

Mesure en temps réel à la mairie de Minamisoma : le compteur, à 1 mètre du sol, affichait 0,30 µSv/h le 5 janvier 2012 ; le compteur de P. Perez affichait 0,43 µSv/h (cliché P. Perez)

 

 

Témoignage de Emiko Numauchi

(Extrait de son blog, le 5 janvier 2012, traduit par Ex-skf en anglais, puis par Hélios en français) :

 

« Je viens de parler au téléphone à un ''vrai journaliste'', nommé Iwakami. J'ai réalisé que j'avais été stupide.

C'en est fini des formules de politesse. Je vais écrire avec mon langage habituel. Faites une recherche sur ''Emiko Numauchi'' et ce sera moi.
Cela fait six ans que j'ai publié un roman sur ''la vérité sur la bataille d'Okinawa''.

 

J'ai été très émue par l'enthousiasme d'Iwakami. Il semble qu'il y a déjà de nombreux cas de maladies mystérieuses dans la préfecture de Fukushima. Je suis un ''témoin vivant'' et seulement la messagère de ce qui va arriver.

 

Il y a déjà un chat qui est né avec un seul œil.

 

Peu importe ce que peut faire le gouvernement japonais, peu importe le genre de calomnie que cela peut me rapporter, il est important de continuer à diffuser les informations. C'est ce que j'ai appris de ce journaliste.

 

La ''vie'' et la ''dignité'' humaines sont étouffées, j'entends dire que des enfants malformés sont déjà nés. La situation dans la préfecture de Fukushima devient catastrophique, avec en fait un contrôle de l'information [ou un blackout médiatique]. Sans l'appel d'Iwakami, j'aurai tout simplement arrêté mon blog même si je suis toujours en colère.

 

J'ai pris rendez-vous [avec Iwakami] pour une interview, à visage découvert devant la caméra. Je ne parlerai plus par circonvolutions. Ce sera pour le bénéfice de tous les citoyens japonais si je me montre comme je suis.

 

Tous les membres de la Diète devraient être remplacés. Pas une élection surprise mais un remplacement des membres indispensables.

 

Nous n'avons pas besoin de ministres et de membres de la Diète pourris et puants. A la Diète, je veux leur dire comment est la réalité, en tant que témoin, je veux leur montrer la ''véritable âme'' du peuple japonais. »

 

 

Témoignage d’un Japonais anonyme

(reçu sur le site de Kibô Promesse)

 

« À propos de Minamisoma.

Katsunobu Sakurai, le maire de Minamisoma qui est devenu une célébrité parce qu'il a lancé un appel SOS sur YouTube l'an dernier, a déclaré à plusieurs reprises que sa ville avait besoin d'argent pour reconstruire la région dévastée par le tsunami de sorte que les personnes évacuées pourraient revenir.
Les jeunes veulent émigrer hors de cette zone car elle est fortement contaminée par les radiations, mais les personnes âgées veulent rester et souhaitent que les familles restent, en particulier les jeunes avec des enfants.
La communauté internet, composée essentiellement par les jeunes générations, condamne le maire Sakurai qui passe pour quelqu’un qui aime l’argent et qui ne se soucie pas de la vie des gens. Mais il y a un problème social plus profond, spécifiquement japonais, qui est le fossé entre les générations extrêmes où petits et grands sont totalement divisés sur les valeurs et la perception du monde.
Je pense toujours que les jeunes, au moins les enfants et les jeunes femmes, devraient pouvoir choisir de déménager.
C'est très frustrant d'être incapable de faire quoi que ce soit. »

 

Le territoire de Minamisoma est un territoire désormais contaminé « en peau de léopard », avec de nombreux hotspots qu’il faut cartographier, décontaminer, interdire. Une partie de la population souhaite être évacuée face aux dangers incommensurables de la radioactivité, une autre souhaite rester, décontaminer et reconstruire. Le Japon est divisé, mais l’inquiétude domine.

 

Pour que rien ne se perde, pour que rien ne s’oublie, des citoyens ont décidé de lancer une campagne d’enregistrement de toutes les données, de tous les témoignages concernant le territoire de Minamisoma. Pour lancer cette action, ils organisent un colloque le 11 février 2012 à Minamisoma.

 

Pourquoi Minamisoma?

Laissons parler encore une fois quelqu’un du pays qui a partie prenante avec l’évènement :

« Parce que c'est la ville symbolique de tous les problèmes et de tous les malheurs produits par Fukuchima Daiichi.

A l'époque, le gouvernement avait demandé aux habitants de s'enfermer dans les maisons, sans fournir de nourriture, ni d’eau, ni de médicament, ni d’essence.

La population a été complètement abandonnée pendant la première semaine, sans aucune information, sans aucun secours ; tous les médias se sont sauvés et ne sont jamais revenus. On  ne pouvait même pas sortir de la ville.

Encore très peu de gens connaissent ce qui s'est passé à Minamisoma, malgré le maire M. Sakurai qui a été choisi comme personnage de "TIME 100", « the 100 most influential people in the world » en 2011.

Le gouvernement et les médias ignorent toujours cette ville. »

 

Buts de la manifestation

« Le but de cette opération est :

1) d’enregistrer tous les témoignages, les analyses, les recherches et tous les suivis sur l'environnement et santé

2) de diffuser au monde toutes ces informations (tout ce qui s'est passé et tout ce qui va se passer face à la contamination radioactive pendant 30 ans) de la manière la plus neutre possible, au plus près de la vérité.

L’objectif n’est ni d'attaquer le gouvernement actuel, ni de faire la promotion de la ville de Minamisoma, mais de partager la vérité car ce ne sont pas seulement les habitants de Minamisoma ou les Japonais qui sont concernés aujourd'hui, mais tous les êtres humains. »

 

Qui compose le comité exécutif de la conférence ?

Katsunobu Sakurai (Maire de Minamisoma), Tatsuhiko Kodama (Directeur du Radioisotope Center, Université de Tokyo), Kengo Sakaguchi (Professeur, Tokyo University of Science), Masafumi Yano (Professeur honoraire, Tohoku University / Research Institute of Electrical Communication, Tohoku University), Satoshi Okamoto (Okamoto Satoshi Architecture and Urban Laboratory / Researcher, Hosei University), Yoshiharu Tsukamoto (Professeur associé, Tokyo Institute of Technology / Architect), Tetsuji Yamamoto (Directeur de la Fondation de l'École des Hautes Études en Sciences Culturelles)

 

Programme :

http://www.minamisoma-fukushima.jp/wp-content/uploads/2012/01/MWC_press_english1.pdf

 

 

MIAMISOMA WORLD CONFERENCE en direct sur Ustream
http://www.ustream.tv/channel/minamisoma-wc-ch2

 

Dans le descriptif du colloque, on remarque la présence du professeur Tatsuhiko Kodama. C’est lui qui avait courageusement parlé devant le Parlement, accusant TEPCO et le gouvernement d'incompétence devant l'ampleur du désastre.

 

 

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Mise à jour du 14 février 2012

Témoignage d'un médecin de Minamosoma :

 

"L'hôpital municipal de Minami-Soma, à environ 30 km de la centrale nucléaire, a mesuré 100.000 coups par minute sur les vêtements de certains patients.

Tomoyoshi Oikawa, un médecin à l'hôpital, s'est plaint que, même s'il a maintes et maintes fois parlé de l'exposition des patients à un haut niveau de rayonnement, la plupart des médias n'ont pas rapporté ses résultats."

source : http://www.japantimes.co.jp/text/eo20120214a1.html

 

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D’autres liens

 

 

Sur Minamisoma

 

Minamisoma, la ville abandonnée (avril 2011)

 

 

Sur Soma

 

SOMA (Japon) - La vie presque tranquille d'habitants de Soma à 45 km de Fukushima(septembre 2011)

 

 

Sur les villes évacuées

 

Du rififi à Fukushima : les maires de 12 villes haussent le ton sur les "compensations" (janvier 2012)

 

 

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Pour les lecteurs habitant à Tokyo :

 

Pour information, la prochaine grande manifestation antinucléaire aura lieu à Tokyo ce samedi 11 février à Shibuya/Parc Yoyogi :

 "Sayonara genpatsu" .


Programme:

13h  Concert d'ouverture avec The JUMPS

13h30 Discours, avec Oe Kenzaburo, Yamamoto Taro et de nombeuses personnalités,  artistes, délégués de Fukushima, dans le parc de YOYOGI, secteur B (au "Carré des manifestations" = IBENTO Hiroba, et dans l'allée des Zelkovas = Keyaki Namiki)

14h30 Départ de la manifestation

La manif part de Keyaki Namiki et du Parc Yoyogi et se terminera au Parc Central de Shinjuku. 

(L'itinéraire est encore sujet à modifications, vérifier sur le site (la fonction "traduction" peut être activée mais elle reste approximative):

 

ケヤキ並木→渋谷勤福→宮下公園→明治通り→原宿→千駄ヶ谷小学校→明治公園

Départ Parc de Yoyogi, allée des Zelkovas --- parc Miyashita--- Meiji dori --- Harajuku --- Ecole primaire de Sendagaya --- parc Meiji

イベント広場→代々木公園駅→参宮橋→新宿中央公園

Départ "Carré des manifestations" (=IBENTO hiroba) --- Gare de Yoyogi koen --- Sangubashi -- parc central de Shinjuku (Shinjuku Chuo koen)

 


Lien:  http://sayonara-nukes.org/2012/01/0211action_a/

 

 

 

 

 

 

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 19:15

nuclear-plant-slovenia-krsko-lgLe 4 février 2012, pendant que l’AIEA et l’OMS  commémoraient en grande pompe la journée mondiale contre le cancer (1), quelques rares médias ont signalé que la centrale de Krsko en Slovénie était en difficulté. Fait assez rare pour être signalé. Pourquoi diable, puisqu’il n’y a pas de fuite, communiquer sur un petit problème technique? Y aurait-il anguille sous roche ?

 

 

Problème à la centrale de Krsko ?

 

Le communiqué de Romandie News du 4 février 2012 :

« LJUBLJANA - La centrale nucléaire slovène de Krsko (est) a réduit préventivement sa production de deux tiers afin d'injecter du lubrifiant dans la pompe du réacteur, a annoncé samedi l'opérateur de la centrale.
Cette réduction est préventive et décidée à l'avance... il n'y a aucun risque (de fuite radioactive), a déclaré à l'AFP la porte-parole de la centrale Ida Novak Jerele.
Elle a ajouté que la production à rythme réduit devrait durer plusieurs heures pour ajouter préventivement de l'huile lubrifiante dans un palier de pompe du réacteur.
Le quotidien Delo a rapporté samedi, citant des sources non officielles, que l'intervention est due à une surchauffe et à une perte de lubrifiant dans la pompe du réacteur. (…) »

 

Plusieurs choses sont étranges :

- Pourquoi la centrale a-t-elle prévu de réduire de deux tiers sa production en plein hiver, qui plus est dans une période de grand froid, au moment où la consommation électrique est la plus forte ?

- S’il n’y a aucun risque de fuite radioactive, pourquoi le site de surveillance de la radioactivité en Europe a-t-il choisi justement ce jour-là pour arrêter de communiquer les données concernant la Slovénie et la Croatie ?

 

En effet, depuis le communiqué laconique d’hier, le site EURDEP a choisi de ne plus donner de mesure pour ces deux pays. Y a-t-il un lien entre la situation géographie de la centrale de Krsko, l’information du problème technique de la centrale de Krsko et la suppression de la diffusion des mesures de la radioactivité dans cette région ?

 

situation krsko

Situation de la centrale de Krsko, entre les deux capitales de Slovénie et de Croatie

 

avant

Carte EURDEP avant le communiqué de presse de samedi : le point violet indique une augmentation de la radioactivité à la centrale de Krsko (> 0,4 µSv/h)

 

après

Carte EURDEP après le communiqué de presse de samedi : arrêt de la communication des données !

 

Les températures négatives actuelles ne seraient-elles pas à l’origine du problème de la centrale de Krsko ? On connaît déjà les innombrables fuites actuelles causées par le gel à la centrale de Fukushima Daiichi. Paradoxalement, le froid peut en effet détériorer un système de refroidissement.

A Krsko, il est signalé un problème de surchauffe de la pompe du réacteur. Le lubrifiant s’est-il solidifié à cause du froid, ne pouvant plus alimenter la pompe ? Et si la pompe surchauffe, peut-elle tomber en panne ? Si la pompe est en panne, y a-t-il une pompe de secours en état de marche qui peut la remplacer afin de refroidir le réacteur ?

 

En 2008, il y avait déjà eu un problème de fuite dans le circuit primaire dans cette centrale, et il avait été caché (2).  Il n’y a aucune raison pour que les pratiques changent, c’est pourquoi il est légitime de s’inquiéter aujourd’hui, en particulier pour les habitants proches de la centrale, parce qu'une panne de refroidissement du réacteur peut entraîner un meltdown, phénomène tristement célèbre qui s'est produit 3 fois à Fukushima.

 

 

Problème aussi en Hongrie ?

 

En observant la carte EURDEP, on se rend compte d’un autre problème, cette fois-ci en Hongrie. Dans la semaine qui vient de s’écouler, pas moins de sept points de mesure indiquent une hausse notable de radioactivité : 3 stations donnent des mesures inférieures ou égales à 300 nanoSieverts (points rouges entre 0,3 et 0,4 µSv/h), et quatre des mesures supérieures à 400 nanoSieverts (> 0,4 µSv/h). Vous remarquerez la très grande transparence de cet état des mesures : supérieur à 0,4 µSv, ça veut dire qu’il n’est pas décent de donner la mesure exacte ?

La Hongrie a-t-elle encore des soucis ? Avec quelle installation (Centrale nucléaire de Paks ? Réacteur de Budapest ?) ? Avec quel(s) radioélément(s) ?

La population hongroise a-t-elle été avertie ?

 

Mystère, l’AIEA n’informe pas, l’AIEA commémore…

 

hongrie

 

C’est là qu’on mesure l’efficacité de cette carte mise en place par la commission européenne : d’un côté, on supprime les données d’un site qui a un problème, de l’autre, on informe d’une augmentation de la radioactivité d’un pays sans donner la possibilité d’avoir des mesures précises, ni donner d’explication. C’est ça la grande transparence du nucléaire ?

 

Ne pas hésiter à demander des explications à l’Europe et à l’AIEA !

 

Ecrire un courrier à la Commission Européenne :

http://ec.europa.eu/contact/mailing_fr.htm

 

Envoyer un mail à l’AIEA :

Official.Mail@iaea.org

 

Et pour plus de transparence sur la radioactivité que nous respirons,

signez la pétition de la CRIIRAD !

http://petitions.criirad.org/?Petition-pour-une-transparence

 

 

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(1) Selon l’OMS, « le cancer constitue la première cause de mortalité dans le monde. Elle estime que le cancer aura fait 84 millions de morts entre 2005 et 2015 si aucune mesure n’est prise ». Or que fait l’OMS pour réduire la prolifération des radionucléides cancérigènes dans le monde ? Rien.

 

(2) En 2008, selon Josef Pröll, ministre fédéral autrichien de l'Environnement, les autorités slovènes ont tout d'abord signalé l'incident comme un "exercice" et non comme une panne réelle. Le ministre slovène de l'Environnement, Janez Podobnik, a reconnu que l'incident a été signalé par erreur comme un "test". D'autre part, de nombreux Croates habitants près de la centrale se sont plaints d'avoir appris la nouvelle de l'incident par des médias étrangers et des expatriés, en raison d'une absence d'information officielle de la part des autorités croates. (source Wikipédia)

 

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