11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 00:14

Suite à la publication en 8 parties(1) du rapport de la Commission indépendante sur la catastrophe nucléaire de Fukushima, nous avions évoqué la possibilité d’en faire un document unique, rassemblant toutes les traductions. C’est désormais chose faite ! Un merci immense aux traducteurs bénévoles qui, de manière coopérative et constructive, ont permis la réalisation de ce travail de longue haleine. Sans eux, cette publication n’aurait pas été possible.

 

Cette édition française se place dans l’esprit qui a prévalu à la rédaction du rapport original, à savoir la diffusion des résultats d’une enquête indépendante des lobbys industriels ou des pressions politiques, avec une grande exigence de transparence et une volonté de diffusion internationale.

 

La traduction complète du résumé du rapport est disponible en format pdf. Vous pouvez télécharger le document en cliquant sur l’image ci-dessous.

 

couverture traduction rapport NAIIC

 

D’un poids modéré (4 Mo), une fois que vous l’aurez téléchargé, vous pourrez également le transmettre par mail à vos connaissances francophones. N’hésitez pas à le partager !

 

Ce rapport d’enquête, commandé par la Diète Nationale du Japon, révèle entre autres que :

 

- la catastrophe nucléaire de Fukushima est d’origine humaine, alors que TEPCO et toutes les autorités l’attribuaient au tsunami,

 

- la résistance des réacteurs au séisme était inadéquate,

 

- il n’existait pas de réponse adaptée aux tsunamis,

 

- les contre-mesures aux accidents graves étaient non conformes aux standards internationaux,

 

- l’alimentation électrique externe était très vulnérable,

 

- les bureaucraties complices ont rendu la catastrophe inévitable,

 

- l’évacuation des résidents s’est faite dans une extrême confusion,

 

- la catastrophe aurait pu être encore plus grave.

 

Il faut bien évidemment lire ce document avec l’idée de ce qui pourrait se passer si une telle catastrophe survenait en France. Et sa lecture provoque de saines questions :

 

- pourquoi le gouvernement français a-t-il martelé que la catastrophe nucléaire de Fukushima était due au tsunami ?

 

- pourquoi les centrales nucléaires françaises sont-elles souvent construites sur des failles et que des minimisations de risques sismiques sont avérées sur certaines d’entre elles ?

 

- pourquoi l’évacuation des habitants est-elle prévue sur un rayon de 5 km autour d’une centrale accidentée alors qu’à Fukushima l’évacuation a été jusqu’à 30 km ?

 

- comment concrètement les pastilles d’iode seraient-elles distribuées à toute la population dans un rayon de 30 km autour d’une centrale si un accident arrivait ?

 

- pourquoi dit-on à la population française depuis plus de 30 ans que le nucléaire est sûr alors qu’aucune centrale nucléaire française ne possède de récupérateur de corium ?

 

- pourquoi les stress-tests effectués sur les centrales nucléaires françaises ont-ils été pointés du doigt par la commission européenne?

 

- pourquoi le gouvernement français accepte-t-il encore le risque d’un accident grave  et de la disparition d’une région entière de France en cas de contamination qui nécessiterait l’évacuation définitive de ses habitants ?

 

La lecture du rapport de la NAIIC vous donnera également des éléments de réponse à vos propres interrogations.

 

 

____________________

 

(1) Les 8 publications

Rapport de la commission indépendante sur la catastrophe nucléaire de Fukushima : la vérité dévoilée (23/07/2012)

Fukushima : la réponse d'urgence à l' « accident » nucléaire (05/08/2012)

L'étendue des dommages de la catastrophe de Fukushima selon le rapport de la commission d’enquête (07/08/2012

Les problèmes organisationnels dans la prévention de la catastrophe de Fukushima(12/08/2012)

Enquête sur les travailleurs de la centrale nucléaire de Fukushima (23/09/2012)

Catastrophe de Fukushima : enquête sur les personnes évacuées (24/08/2012)

Rapports des réunions de la Commission indépendante sur Fukushima (1) (28/09/2012)

Rapports des réunions de la Commission indépendante sur Fukushima (2) (30/09/2012)

 

 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 14:43
vigie-9-novembre-2012-paris.jpgDepuis 2007, le collectif « Independent WHO » tient une vigie chaque jour ouvrable devant l’OMS à Genève pour dénoncer la non-assistance à personne en danger vis-à-vis des populations vivant dans des territoires contaminés par la radioactivité, en premier lieu dans la région de Tchernobyl, et aujourd’hui dans la région de Fukushima. Face au silence de cette organisation internationale qui continue à ne pas porter assistance aux victimes des pollutions radioactives, une nouvelle vigie vient d’être mise en place à Paris.
 
Comment ne pas réagir face à ces bombes sanitaires à retardement que sont les radionucléides qui contaminent la nourriture de ces territoires ? Qui laisserait ses enfants subir un tel empoisonnement en France ? 26 ans après la catastrophe de Tchernobyl, à cause de cette contamination interne, le nombre d’enfants malades ne cesse d’augmenter dans les régions contaminées : trisomie 21, malformations congénitales, cancers, vieillissement prématuré, mutations, sans compter le changement dans le sex-ratio et l’augmentation de la mortalité. Par exemple, dans les territoires contaminés du Belarus, il ne reste plus que 27% d’enfants en bonne santé (données officielles 2009). Dans ce pays, près de 800 enfants sont nés en 2012 avec des malformations cardiaques sans que personne ne prenne en compte le facteur radiologique…
 
Parce que « le Ministre de la santé français, en tant que représentant d'un pays membre de l'OMS, est coresponsable de la politique de cette organisation internationale », un collectif vient de se créer à paris pour rappeler à Marisol Touraine qu’il est urgent qu’elle intervienne à Genève afin de demander la révision de l’accord OMS-AIEA de 1959 et la création d’un département « Santé et rayonnements ionisants » indépendant du lobby nucléaire.
 
La vigie parisienne a démarré le 9 novembre 2012 devant le Ministère de la Santé. Elle aura lieu de 9 heures à 17 heures chaque vendredi, jour commun aux manifestations hebdomadaires japonaises. Tout citoyen sensible à cette démarche exemplaire peut participer en s’inscrivant auprès du collectif, mais chacun peut aussi venir simplement encourager les vigies.
 
Le collectif souhaite également que partout dans le monde, des vigies similaires se mettent en place devant tous les ministères de la santé des pays membres de l’OMS.
 
 
-oOo-
 
 
Communiqué du collectif
 
 
independentwho« Le Collectif international « Santé et Nucléaire Pour l'indépendance de l'OMS (Independentwho) » a commencé le vendredi 9 novembre 2012 une action hebdomadaire de vigie citoyenne devant le Ministère de la Santé à Paris.
 
Le Collectif s’est constitué pour alerter la population sur le rôle mené par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans la dissimulation des conséquences sanitaires des pollutions radioactives.
 
Le Collectif dénonce l'Accord WHA 1240, signé le 28 mai 1959 entre l'OMS et l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA), par lequel ces deux organismes de l’ONU ne peuvent prendre de position publique qui puisse nuire l’une à l’autre. De fait, l’OMS s’en remet à l’AIEA pour évaluer les conséquences sanitaires du nucléaire. D’où le déni de ces conséquences dans le bilan officiel de la catastrophe de Tchernobyl : une cinquantaine de morts, 4000 cancers de la thyroïde chez les enfants… Ce qui explique aussi que l’OMS n’ait plus aucun département de recherche sur les pollutions radioactives et qu’elle n’ait apporté aucune assistance aux victimes de Tchernobyl depuis 1986 ni aux victimes de Fukushima depuis le 11 mars 2011.
 
Le Ministre de la santé français, en tant que représentant d'un pays membre de l'OMS, est coresponsable de la politique de cette organisation internationale, en matière de radioprotection. Nous attendons qu’il demande la révision de cet accord et la création d’un département « Santé et rayonnements ionisants » indépendant du lobby nucléaire.
 
La France est l'un des pays les plus nucléarisés au monde et nous ne sommes pas à l'abri d'un accident nucléaire. Aucune installation de la filière nucléaire française n'est complètement étanche ; centrales nucléaires, centres de retraitement et de stockage des déchets procèdent régulièrement à des rejets de polluants radioactifs dans l'environnement. Ces rejets provoquent, à doses dites faibles, des dommages à la santé, dont l'enquête épidémiologique de la faculté de Mayence en Allemagne, publiée en 2007, a donné la preuve. Elle met en évidence une augmentation significative des leucémies (2,2 fois +) et des cancers (1,6 fois +) chez les enfants de moins de 5 ans qui vivent dans un rayon de 5 km d’une centrale nucléaire.
Le territoire français a déjà subi la pollution de Tchernobyl que les services de radioprotection français ont dissimulée : justice n'est toujours pas rendue aux victimes, parmi lesquelles les malades de la thyroïde. Celles des essais nucléaires français attendent également d’être reconnues et indemnisées comme il convient.
 
Le Collectif assure depuis le 26 avril 2007 une vigie tous les jours ouvrables, devant le siège de l'OMS à Genève. Il tient en plus à Paris, une vigie, chaque vendredi, devant le Ministère de la Santé. Il la reconduira tant que la France n'aura pas fait le nécessaire pour que l'OMS accomplisse sa mission de protection des populations concernant les pollutions radioactives et que soit mise en place, à l’échelle hexagonale et/ou européenne, une recherche indépendante sur le thème « santé et nucléaire ». Cette vigie d’Hippocrate veillera à ce que la SANTÉ SOIT UN BIEN au-dessus de tout conflit d’intérêts.
 
La vigie devant le Ministère de la Santé se tient, de 9 à 17 h, tous les vendredis, place Pierre Laroque (à l'angle de l'avenue Duquesne et de l'avenue Ségur).
 
Métro : ligne 8, Station Ecole Militaire ou ligne 13, Station St François Xavier.
Inscriptions : contact (a) independentwho.org
Pour tous renseignements, consulter notre site : http://independentwho.org 
 
  

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 00:48
conference-presse.jpgOn se souvient de l’enquête du journaliste indépendant Tomohiko Suzuki qui s’était fait engager l’année dernière comme ouvrier à la centrale de Fukushima Daiichi. Les résultats de ses investigations avaient fait beaucoup de bruit, car ils avaient révélé que l’état du site nucléaire n’était pas aussi rassurant que le clamait Tepco et que les conditions de travail des ouvriers étaient inadmissibles. Mais de telles investigations ne sont pas sans risque. Par exemple le journaliste freelance Minoru Tanaka, suite à ses enquêtes sur les coulisses de la gestion de l’accident de Fukushima-Daiichi, a été accusé de diffamation par le président d’une entreprise de systèmes de sécurité pour centrale nucléaire. Autre exemple, ce journaliste d’origine canadienne, Christopher Johnson, qui, après avoir enquêté de manière indépendante sur la catastrophe atomique en avril 2011, s’est vu expulsé du Japon avec des pressions inqualifiables. Un exemple pour que les autres journalistes restent dans le rang de l’information officielle ? Le village nucléaire n’aime pas les questions embarrassantes, les enquêtes trop poussées, la diffusion d’informations sensibles, la révélation de compromissions, etc. et elle s’arrange d’une manière ou d’une autre pour empêcher ou ralentir le travail des journalistes indépendants, quitte à faire pression de manière radicale. Et pas seulement au Japon ; la journaliste française Dominique Lorentz, qui travaille sur le nucléaire, affirme avoir reçu un certain nombre d’intimidations, dont des menaces « d’élimination physique ». Pour résumer la situation, il est difficile d’exercer son métier de journaliste quand on touche au nucléaire. Nous avons déjà montré dans ce blog comment le nucléaire aboutissait inéluctablement à une société policière ; avec les obstructions régulières faites à l’encontre des journalistes d’investigation, nous voyons qu’il mène également à une société de type totalitaire, certes de manière sournoise, mais assurément une société où l’information doit être officielle ou ne pas être.
 
Récemment, trois journalistes indépendants japonais refusant le fait de ne pas pouvoir accéder au club de presse officiel et faisant l’objet de discriminations, ont déposé une requête officielle afin d’être en mesure de couvrir correctement les manifestations anti-nucléaires. L’ONG Reporters sans frontières, qui soutient leur démarche, vient de publier un communiqué de presse à ce sujet :
 
« Les journalistes freelance interdits de couverture des manifestations anti-nucléaires
 
conférence presse2Reporters sans frontières soutient la requête officielle déposée le 31 octobre 2012, par trois journalistes freelance, Yu Terasawa, Michiyoshi Hatakeyama et Yuichi Sato, auprès de la Cour régionale de Tokyo, afin de pouvoir accéder au bâtiment du Kisha Club de la diète (Diet Kisha Club) et être ainsi en mesure de couvrir des manifestations anti-nucléaires.
 
Depuis le mois de juin, les trois journalistes freelance ont été systématiquement empêchés d’accéder au Kisha club (club de la presse officiel) de la Diète, notamment par son directeur Toshiyuki Saga. Des manifestations anti-nucléaires se déroulent tous les vendredis, depuis plusieurs mois, devant la résidence du premier ministre japonais. Le Club de presse, situé en face de la résidence, permet une couverture idéale de l’évènement.
 
“Cette obstruction dont les journalistes freelance font l’objet est arbitraire et illégale au regard du droit japonais et des principes fondamentaux de la liberté de la presse et du droit d’informer”, a déclaré Reporters sans frontières.
 
“La Cour régionale de Tokyo ne saurait légitimer de tels blocages dans l’accès à l’information, d’autant plus qu’ils émanent de journalistes. Les journalistes freelance jouent un rôle essentiel dans la garantie du pluralisme de l’information, nécessaire à la démocratie. Non contents de jouir des privilèges inégalitaires qu’offre le système des Kisha clubs, les journalistes de ces clubs se fourvoient totalement en méprisant de la sorte toute une partie de la communauté des professionnels des médias", a ajouté l’organisation.
 
Les trois journalistes appartiennent au groupe de liaison des freelance, créée en octobre 2011 afin de défendre les droits des freelance à participer aux conférences de presse conjointement organisées par le gouvernement et la compagnie d’électricité TEPCO. Ils ont tenté de filmer les manifestations contre la reprise du nucléaire qui ont régulièrement lieu devant la résidence du Premier ministre.
 
Les journalistes ont déposé, à trois reprises, le 17 juillet, le 16 août et le 10 octobre 2012, des lettres adressées à Toshiyuki Saga, ancien de journaliste Kyodo News, une autorisation d’accès au club de presse. Ces lettres sont toutes restées sans réponses.
Dans une vidéo publiée sur Youtube le 13 octobre 2012, et filmé la veille, Toshiyuki Saga affirme son hostilité envers les journalistes freelance venus couvrir les manifestations :
 

 
 
Le 2 novembre dernier, Toshiyuki Saga a refusé d’être interviewé à ce sujet par le correspondant de Reporters sans frontières. »
(…)
 
 
 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 04:04

Le 15 mars 2011, une ou plusieurs explosions suivies d’un incendie mettaient à mal le bâtiment réacteur 4 de Fukushima Daiichi. L’origine de cette ou ces explosions est encore discutée. Officiellement, l’hydrogène de l’unité 3 en serait la cause, mais concrètement, on ne s’explique pas comment le gaz aurait pu passer d’un réacteur à l’autre alors que le tuyau les reliant avait été détruit la veille, lors de l’explosion de l’unité 3.

 

tuyaucoupe

Tuyau de ventilation sectionné

 

tuyautepco

Tepco dans sa version montre avec les flèches vertes d’autres tuyaux de plus petit diamètre, mais ils ne sont pas visibles entièrement :

 

 

Une autre hypothèse, plus simple et reprise par beaucoup d’observateurs, est que l’hydrogène serait venu de la piscine de désactivation, formé par le zirconium des gaines de combustible qui auraient souffert de la forte chaleur.

 

Les différentes chronologies proposées sur différents sites, pour les évènements du réacteur 4, ne s’accordent pas tout à fait pour la simple et bonne raison que les informations n’ont été données que parcimonieusement par l’opérateur. Quelque chose est top secret dans ces évènements : 19 mois plus tard, on ne sait toujours pas ce qui s’est passé et aucune vidéo n’a été diffusée, contrairement aux autres explosions. C’est tellement top secret qu’on a « oublié » d’indiquer cette ou ces explosions le 15 mars 2011 dans la chronologie étatsunienne de la catastrophe sur wikipedia, voyez vous-même :

 

timeline

 

A propos des Etats-Unis, il y a cette information peu divulguée sur l’intervention de l’armée américaine pour éteindre l’incendie. Le 15 mars, le premier ministre Kan donna la permission à l’armée américaine, en lien avec la force d’autodéfense japonaise, d’utiliser l’aéroport de Yamagata et le même jour, le gouvernement interdisait le survol de la centrale dans un rayon de 30 km. Selon le journal de la société Asahi, c’est bien l’armée américaine qui a éteint l’incendie du réacteur 4. De ce fait, on comprend mieux pourquoi le secret est bien gardé et l’info bridée : il semble bien qu’il s’agisse d’un secret-défense imposé par les Etats-Unis.

 

Au fait, c’était un incendie de quoi ? Cela n’a jamais été mentionné. Mais en revanche, on sait parfaitement que cet incendie et son nuage ont provoqué une forte hausse de la radioactivité (100 millisieverts par heure près du n°4 tout de même !) et en même temps un vent de panique chez tous nos dirigeants politiques et administratifs. C’est par exemple ce qui a poussé l'ambassade de France à demander à ses ressortissants de quitter Tokyo, ce qui a provoqué la décision des radios publiques françaises à rapatrier presque tous leurs journalistes du Japon. Faut-il aussi rappeler que les Etats-Unis ont demandé à ses ressortissants de s’éloigner à plus de 80 km de la centrale ?

 

Mais de quoi avait-on peur au fait ? Une explosion s’était produite et « quelque chose » brûlait dans l’unité 4, quelque chose qui augmentait la radioactivité de l’air, quelque chose qui est encore aujourd’hui top secret. Pourtant, officiellement, il n’y a eu qu’une explosion d’hydrogène. Or ce genre d’explosion ne donne que peu de pollution puisque l’hydrogène se combinant avec l’oxygène ne produit que de… l’eau. Si on admet qu’on ne nous cache pas une explosion nucléaire ‒ le toit et le bâtiment auraient été autrement détruits ! ‒ on doit se résoudre à admettre qu’on nous cache la nature même de l’incendie.

 

Pourtant les infos des journaux du 15 mars sont unanimes : c’est bien la piscine qui était en feu. Ils reprennent d’ailleurs un communiqué de l’AIEA de ce jour-là : « Les autorités japonaises ont informé aujourd'hui l'AIEA à 04H50 (03H50 GMT) que le bassin du combustible usé du réacteur nucléaire 4 de la centrale de Fukushima Daiichi était en feu et que de la radioactivité était en train d'être libérée directement dans l'atmosphère. » (source)

 

Mais la dernière version officielle, celle de Tepco de mai 2012, affirme que “the fuel in the pool was not exposed and was not damaged”, c’est-à-dire que le combustible de la piscine n’a pas été exposé [à l’air] et n’a pas subi de dommage. Comment expliquent-ils cela ? Alors que vraisemblablement l’eau de la piscine 4, à force de bouillir et s’évaporer, venait à manquer, la vanne entre la piscine et le réacteur se serait ouverte ou aurait perdu son étanchéité et l’eau du réacteur se serait alors transvasée dans la piscine, refroidissant rapidement le combustible. Cette version tient du miracle, mais bon, pourquoi pas, il y a eu 47 séismes ce jour-là au Japon avec une magnitude comprise entre 4,6 et 6, alors pourquoi pas une fuite effectivement, à la faveur d’une secousse un peu plus forte que les autres ? On ne serait d’ailleurs peut-être pas là à essayer de comprendre ce qui s’est passé si les 1535 assemblages de combustible n’avaient pas été refroidis à temps !

 

piscine4

 

Mais tout ça n’explique pas la nature des incendies, celui du 15 mars que l’armée américaine aurait éteint, et celui du 16 mars, qui se serait éteint « spontanément ». Quelle était la nature des incendies ? Qu’a donc fait l’armée américaine pour éteindre l’incendie le 15 mars ? Pourquoi les faces sud et nord du bâtiment réacteur 4 présentent des trous béants au niveau 3 ? Saura-t-on un jour la vérité sur les évènements de l’unité 4 ?

 

wano

Même la WANO (association mondiale des opérateurs nucléaires ) ne comprend pas ce qui s’est passé.

 

 

Les 4 faces de l’unité 4

 

nord

face nord

 

est

face est

 

sud

face sud

 

ouest-copie-1.jpg

face ouest

 

   

Autres articles sur le même sujet

 

Réacteur 4, le gros mensonge de Tepco ?

Une criticité dans une piscine ? Improbable mais pas impossible – Partie I

Une criticité dans une piscine ? Improbable mais pas impossible – Partie II

Une criticité dans une piscine ? Improbable mais pas impossible – Partie III

 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 02:08
Le 26 février à Tokyo et le 17 mars à Koriyama, se sont tenus des tribunaux de Citoyens du Monde, afin de juger l’évacuation des enfants de Fukushima. Ces verdicts de citoyens sont là pour aider le Japon à prendre la décision d’évacuer les enfants de Fukushima, afin que leur droit de vivre et d’être éduqué dans un endroit non contaminé soit respecté. La démarche est soutenue par un certain nombre d’ONG et de personnalités, telles que Noam Chomsky ou Michel Fernex. En tant que citoyen du monde, chacun peut participer à cette action internationale.
 
110614_19.jpg
 
Selon les données du document “Analyse de la radioactivité du sol (césium 134 et 137)”, publié le 30 août par le Ministère de l’Education Japonais, la contamination radioactive de la ville de Koriyama, où 14 enfants vont encore à l’école, atteint les niveaux représentés sur la carte ci-dessus.
 
Voici le message de l’association qui soutien cette action :
 
« Le 24 juin 2011, 14 élèves du primaire et des collégiens ont demandé une injonction temporaire, comme moyen de secours d'urgence, à la section détachée de Koriyama du Tribunal de première instance de Fukushima, exigeant des autorités municipales de Koriyama que les cours soient donnés dans un environnement dans lequel la dose annuelle reçue soit inférieure à 1 mSv.

Le but des 14 élèves était non seulement leur propre évacuation, mais aussi l'évacuation de tous les enfants qui avaient des cours dans un environnement avec un niveau dangereusement élevé de radiation. Cependant, comme ce but était difficilement atteignable d’un seul coup pour tous les enfants par un procès, les 14 ont décidé de montrer la voie en se concentrant sur leur cas et en demandant pour eux une évacuation.

Au cours du procès, une comparaison détaillée et concrète de la situation à Fukushima avec celle de Tchernobyl a été effectuée, et il a été énoncé que le cancer de la thyroïde et les maladies cardiaques trouvés chez les enfants de Tchernobyl étaient susceptibles d’apparaître aussi à Koriyama. Toutefois, le tribunal a rendu sa décision en refusant d’accéder à la demande des enfants dès le 16 décembre 2011 — le jour même où le premier ministre Noda a fait sa tendancieuse déclaration de « l'arrêt à froid ».

Cette décision revient à déclarer aux 14 enfants et tous les autres enfants de Fukushima : « On se moque de ce qui vous arrive, évacuer ou non relève de votre responsabilité »,
cela revient à abandonner les enfants de Fukushima à leur sort en violation flagrante de leurs droits humains.

Face à l’immense désastre d'origine humaine qu’est l’accident nucléaire de Fukushima, après la législature et l'administration gouvernementale, la magistrature s’est elle-même disqualifiée. A cause de cela, la vie des enfants de Fukushima est maintenant en grand danger.

Quand un Etat démocratique ne fonctionne pas, pour sortir de cette situation, ce sont les citoyens eux-mêmes qui doivent prendre les choses en main. Pour sauver les enfants, cette responsabilité fondamentale incombe à ces citoyens souverains. Le 26 février à Tokyo et le 17 mars à Koriyama, nous avons tenu  des tribunaux de Citoyens du Monde afin de rendre clair et public le jugement des citoyens partout dans le monde, avec un jury composé de citoyens du monde entier, donnant leur verdict en ce qui concerne l'évacuation des enfants.

Ces verdicts de citoyens de partout dans le monde pour le Tribunal des Citoyens du Monde, par des jugements qui montrent une conscience juste et le sens commun des citoyens du monde, influenceront le procès en cours demandant l'évacuation, aideront à sauver les enfants de Fukushima, et par là même soutiendront les tentatives des citoyens japonais de changer le Japon.

Nous appelons les citoyens de partout dans le monde à s'acquitter de leurs responsabilités fondamentales en tant que citoyens pour protéger et sauver les enfants, en participant au Tribunal des Citoyens du Monde. Nous vous remercions sincèrement pour votre attention et votre participation. » (
source)
 
 
Vous êtes citoyen du monde et désirez participer au jugement ?
Mettez-vous dans la position d'un membre du jury et exprimez votre jugement  dans cette page
 
>> Remplir les cases successives : pays, sexe, âge, votre choix pour (« in favour ») ou contre (« against ») la requête, puis terminez en mettant les raisons qui vous poussent à faire ce jugement.
 
Enfin, soumettez votre participation  en cliquant sur « submit »
 
Quand vous aurez terminé, votre jugement sera affiché sur cette autre page :
 
 
Autre moyen de soutenir la demande d’évacuation des enfants de Fukushima :
accédez à cette pétition en cliquant sur ce lien http://fukushima-syomei-f.blogspot.jp/
 
 
______________
 
Soutiens
 
   

 

Katsutaka-Idogawa2.jpgLe 30 octobre 2012, Katsutaka Idogawa, maire de Futaba, ville située à 3km de la centrale de Fukushima, est venu à Genève pour témoigner au Conseil des droits de l’homme de l’ONU contre la désinformation des autorités japonaises sur l’effet des radiations sur la population et exiger l’évacuation des enfants des zones contaminées. Il était accompagné de maître Toshio Yanagihara, avocat qui représente les 14 enfants et l’association qui les soutient dans leur procès pour obtenir cette évacuation.

 

 

 

Lors de la réunion à l’ONU, le maire de Futaba a déclaré : « Je pense que l'accident s'est produit à cause de précautions de sécurité insuffisantes et nous considérons cela comme une catastrophe d'origine humaine. (…)

 

Il ya des gens qui parlent comme si l'accident avait été contenu, mais en réalité, c'est le contraire. (…)

 

Même si nous avons eu une exposition involontaire à la radiation, nous n'avons jamais entendu aucune excuse de personne. Ce sentiment que j'ai ne s’effacera jamais, c'est un acte criminel impardonnable. » (source)

.

 

Michel-Fernex.jpg

A cette occasion, Michel Fernex s’est également exprimé, invité par deux ONG, l’association japonaise pour le droit à la liberté d'expression et l’association pour l’évacuation des enfants de Fukushima.

Celui -ci a apporté son soutien à la démarche citoyenne entreprise. Il est très préoccupé par la situation des habitants de la préfecture de Fukushima, en particulier par la contamination interne des enfants et des femmes enceintes. Il a partagé ses connaissances sur les conséquences de l’accident de Tchernobyl sur les populations européennes.

 
Vidéo de Michel Fernex (anglais) : à partir de 1:17:17
 
 
Noam-Chomsky.jpgMessage de soutien de Noam Chomsky (12 janvier 2012)
« C’est un privilège que de pouvoir apporter un soutien personnel au procès pour l’évacuation des enfants de Fukushima. Il n’existe pas de meilleur moyen de mesurer la santé mentale d’une société que la façon dont elle traite la tranche la plus vulnérable de sa population – et qui de plus vulnérables et précieux que ses enfants victimes d’actes inadmissibles. Pour le Japon, ainsi que pour nous tous, ceci est un test auquel nous ne pouvons pas échouer. »
 
 
_________________
 
Autres documents
 
Documents de première instance et états, etc -> ici (en anglais)
 
 
   

DSC03066.JPGA l’occasion de son passage à Genève, Katsutaka Idogawa est venu prêter main forte aux vigies d’Hippocrate

 

 
 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 02:56

      

oyster creek mapA cause de la tempête tropicale Sandy qui a balayé l’est des Etats-Unis, 2  réacteurs nucléaires ont été arrêtés, 2 ont eu des incidents et une centrale (Oyster Creek dans le New Jersey) a été mise en alerte de niveau 2 ‒ sur une échelle de 4 ‒ car elle a failli être dans la même situation que Fukushima.

 

 

 

 

En effet, les deux évènements précurseurs à l’accident étaient identiques :

 

1) Perte d’alimentation électrique extérieure

 

2) Montée des eaux et perte partielle de la source froide permettant de refroidir le cœur

 

Deux experts nucléaires états-uniens ont communiqué sur cette situation : Robert Alvarez d’une part a assuré que si une forte inondation ou des vents violents avaient mis à plat le système électrique de secours, la centrale aurait alors été en situation de black-out, situation qui avait mené au désastre de Fukushima, au Japon en 2011. D’autre part, Arnie Gundersen a déclaré que si le réacteur avait fonctionné en pleine capacité ‒ Oyster Creek était en phase de ravitaillement ‒ ça aurait été le pire des scénarios, comme à Fukushima.

 

oyster600

 Centrale d'Oyster Creek

 

La situation à la centrale nucléaire de Salem (dans le New Jersey également) était aussi critique : 4 pompes sur 6 destinées à la circulation d’eau étaient en panne. [Mise à jour du 1/11/12 : la situation était sans doute pire à la centrale de Salem, lire l'article sur Gen4 "L’opérateur PSEG a défié l’ouragan Sandy le matin du 30 octobre à Salem".]

 

 

En effet, la menace était réelle : l’autorité de sûreté nucléaire américaine, par la voix de son porte-parole Neil Sheehan, a annoncé qu’il restait encore à régler de nombreuses questions concernant la stabilité de la température des réacteurs affectés par la tempête.

 

Or nul n’ignore aujourd’hui que la maîtrise de la température d’un réacteur est la clé de voûte de la sûreté nucléaire. Sans refroidissement, c’est la fonte du cœur assurée en une dizaine d’heures quand une centrale est en fonctionnement habituel.

 

Pour mémoire, on a déjà frôlé la catastrophe deux fois en Europe depuis Tchernobyl :

 

- une fois en 1999 avec l’inondation de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) qui a mis hors service plusieurs systèmes de refroidissement.

 

- une autre fois en 2006 à Forsmark (Suède) : à 7 minutes près, le cœur du réacteur commençait à fondre

 

Il faut le redire à tous ceux qui clament que l’énergie nucléaire est sûre : un tsunami ou un tremblement de terre ne sont pas nécessaires à l’arrivée d’une catastrophe nucléaire. Bien d’autres évènements peuvent survenir, comme le rappellent justement Stéphane Lhomme ici ou Trifouillax .

 

Comme d’habitude en cas de menace, le message se voulait rassurant : « Il n'y a aucune menace de fuite » radioactive, annonçait Craig Fugate, de l'agence américaine de gestion des crises (FEMA), interrogé sur la chaîne NBC. Mais le lendemain, on apprenait de l’opérateur de la centrale de Salem 1 que le réacteur avait sans doute relâché des gaz pouvant contenir du tritium.

 

sources :

http://gen4.fr/2012/10/usa-electronucleaire-ouragan-sandy.html

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1730/Ouragans/article/detail/1526169/2012/10/30/Trois-reacteurs-nucleaires-arretes.dhtml

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/la-tempete-sandy/201210/30/01-4588367-sandy-soumet-le-nucleaire-americain-a-rude-epreuve.php

http://enenews.com/9pm-special-edition-exactly-happened-fukushima-going-njs-oyster-creek-except-reactor-refueling-gundersen-audio

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/usa-fin-d-alerte-dans-une-centrale-possibles-rejets-radioactifs-sur-un-site_356632.html

 

 

 

En savoir plus sur les centrales nucléaires du New Jersey :

http://www.thelivingmoon.com/forum1/index.php?topic=3086.0

 

 

Autre effet de la tempête…

 

alexanderhigginsUn veilleur de Fukushima états-unien, Alexander Higgins, a dû évacuer sa maison inondée.

 

Lanceur d’alerte par son blog, il a été l’un des premiers à s’interroger sur la détection de plutonium et de strontium sur le sol américain en avril 2011.

 

Aujourd’hui, il a tout perdu, sa maison, son serveur, et son travail.

 

Une page de soutien et de solidarité s’est rapidement créée sur Facebook. Vous trouverez sur cette page des informations et la manière d’aider Alexander et sa famille à surmonter cette épreuve extrêmement difficile :  

https://www.facebook.com/#!/events/383224498421091/

 

 

 

 

____________

 

Illustration d’entête : crédit YouDon’tKnowJersey.com

 

 

 

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 19:02
allwright.jpgGavin habitait dans la région de Fukushima. Un jour de mars 2011, la centrale nucléaire a explosé et il a été obligé de fuir avec sa femme et ses enfants. D’autres sont restés. Comment rester là-bas sans vivre dans le déni ? Ecoutez son témoignage, ou, si vous ne connaissez pas l’anglais, lisez-le, c’est l’histoire de Gavin, ou l’histoire des dizaines de milliers de gens qui ont tout perdu à Fukushima.
 

 
 
Gavin Allwright Talks About Fukushima.
Gavin Allwright parle de Fukushima.
Bridgewater, Say no to New Nuclear,@ Hinkley C. October 6th.
Bridgwater, Rallye “Non à une nouvelle centrale nucléaire à Hinkley C.”, 6 octobre 2012.
. 
Transcription et traduction : Asera Yi Ting Lim et Cécile Monnier
 

 

-oOo-

 

 

 

“My wife and I - my wife is Japanese - and we have built a house, only 10 kilometres away from Iitate-mura which is a compulsory evacuation zone.
Ma femme et moi – ma femme est japonaise ‒ nous avons construit une maison à 10 km seulement d’Iitate-Mura, qui est une zone d'évacuation obligatoire.

 

My area is actually only 16 times the background radiation.
Ma zone est en fait seulement 16 x le niveau de radioactivité habituel.


So, according to the Japanese government, that's safe.
Alors, selon le gouvernement japonais, il n’y a pas de danger.

 

If it is 20, you'd better move.
Si c’est 20 fois, vous feriez mieux de partir.

 

Today, I don't want to get too political; I just want to tell you our story and talk about, not the children, but my children.
Aujourd’hui, je ne veux pas trop faire de politique ; je veux juste raconter notre histoire et évoquer non pas “les” enfants mais mes enfants.

 

And then I would like to draw a very important point about the fact that Fukushima isn't over yet.
Et enfin je voudrais faire un point très important sur le fait que Fukushima n’est pas encore fini.

 

First of all, on the day of March 12, we had… my wife's family were missing in the tsunami.
Tout d’abord, le jour du 12 mars, nous avons… la famille de ma femme a disparu dans le tsunami.

 

Unfortunately, we lost a few of them.
Malheureusement, nous avons perdu quelques-uns d'entre eux.

 

Her mother and father survived but they were trapped for a while.
Sa mère et son père ont survécu, mais ils ont été piégés pendant un moment.

 

We didn't know what was happening; we got a knock on the window from a friend who had a working radio ‒ unfortunately mine had broken ‒ saying the power station had exploded.
Nous ne savions pas ce qui se passait ; un ami qui avait une radio en état de marche – malheureusement la mienne s’était cassée ‒ a tapé à la fenêtre pour nous dire qu’une centrale avait explosé.

 

Now I thought it was the oil fire power station not too far away; a little bit further down, it was Fukushima.
Sur le moment, j’ai pensé que c'était la centrale au fioul pas très loin ; un peu plus bas, c’était en fait Fukushima.

 

Within about 30 seconds, I had the children in the car ‒ it was raining, a little bit like this morning.
En moins de 30 secondes environ, j'ai mis les enfants dans la voitureil pleuvait, un peu comme ce matin.

 

We were heading for the mountains on about a third (1/3) of a tank of gas.
Nous sommes partis vers les montagnes, avec un tiers de réservoir d’essence.

 

We got to the mountains, to the west.
Nous sommes arrivés aux montagnes, à l’ouest.

 

All the roads in the mountains were out because we are talking about the 4th heaviest earthquake in human history, and it took out roads everywhere.
Toutes les routes de montagne étaient coupées parce qu’on parle du quatrième séisme le plus important dans l’histoire de l'humanité, et les routes étaient coupées partout.

 

We finally got over those mountains and I got my children out. We waited 4 days to get news that my wife's mother and father had survived.
Nous sommes finalement arrivés au sommet de ces montagnes et j'ai sorti mes enfants.

 

We waited 4 days to get news that my wife's mother and father had survived.
Nous avons attendu 4 jours avant d’apprendre que la mère et le père de ma femme avaient survécu.

 

I then took the children down to Osaka and we’ve got them out of the country.
J'ai alors descendu les enfants à Osaka, puis nous les avons fait sortir du pays.

 

My youngest son has very serious respiratory issues.
Mon plus jeune fils a des problèmes respiratoires très graves.

 

About 4 weeks later, I went back.
Environ 4 semaines plus tard, je suis revenu.

 

And for the last year and a half I've been working on the reconstruction and also being witness to the terrible ripping-apart of a lot of the communities there.
Et pendant cette dernière année et demie j'ai travaillé sur la reconstruction et j’ai également été témoin du terrible déchirement d'un grand nombre de communautés là-bas.

 

We received hate mail for leaving.
Nous avons reçu des lettres haineuses à cause de notre départ.

 

People are so emotional about the fact that we, being community leaders and we left people, we left them there to suffer their fate.
Les gens sont tellement émus du fait que nous, leaders de la communauté, nous avons laissé les gens, nous les avons laissés là, à subir leur sort.

 

I went back to try to help with the reconstruction.
Je suis revenu pour essayer d'aider à la reconstruction.

 

Unfortunately I’m now… I’d probably should paint myself yellow.
Malheureusement je… Je devrais probablement me peindre en jaune.

 

I have a heavy dose of radioactive contamination myself.
J'ai reçu une forte dose de contamination radioactive moi-même.

 

I would be radioactive for at least for the next 150 years.
Je serais radioactif pendant au moins les 150 prochaines années.

 

My children won't be.
Mes enfants ne le seront pas.

 

And unfortunately we can't say that about… sorry… hum… we... we can't say that about my daughter’s, my son's fellow students in their school.
Et malheureusement on ne peut pas dire ça ... désolé ... hum ... on ... on ne peut pas dire ça pour les camarades de ma fille et de mon fils dans leur école.

 

We get letters quite regularly from them saying: "When are you coming back? It's safe."
Nous recevons assez régulièrement des lettres d'eux nous disant : « Quand reviendrez-vous ? C'est sans danger."

 

Their parents are in denial.
Leurs parents sont dans le déni.

 

Who wouldn't be ?
Qui ne le serait pas ?

 

To live everyday breathing that poison, you would have to be in denial.
Pour vivre tous les jours en respirant ce poison, vous devez être dans le déni.

 

And my friends are, my family is over there.
Et mes amis le sont, ma famille l’est là-bas.

My daughter's first sentence in English - she wasn't very good in English when she came over to England…And I asked her, I said: "What are you going to say when the children ask you why you came to this school in England."
La première phrase en anglais de ma fille - elle n'était pas très bonne en anglais quand elle est arrivée en Angleterre... Et je lui ai demandé, j'ai dit: "Qu'est-ce que tu vas dire quand les enfants vont te demander pourquoi tu es venue dans cette école en Angleterre ? "

 

And she kind of pulled herself up tall and she said, "Daddy, I'm gonna say this: I'm gonna say that I came to England because a new killer power station exploded and the poison came into our house so I had to leave."
Et elle s’est en quelque sorte redressée et elle a dit: « Papa, je vais dire ceci : je vais dire que je suis venue en Angleterre parce qu’une centrale nouvelle tueuse [new killer pour nuclear] a explosé et le poison est entré dans notre maison alors je devais partir. "

 

That was the longest sentence my 10-year old had ever said in English, and that would stay with me for the rest of my life.
C’était la plus longue phrase que ma fille de 10 ans ait jamais dite en anglais, et cela va m’accompagner pour le reste de ma vie.

 

I'm not gonna talk anymore about the hardships we've faced.
Je ne vais pas m’étendre sur les difficultés que nous avons rencontrées.

 

We lost our house, we lost our organic farm.
Nous avons perdu notre maison, nous avons perdu notre ferme biologique.

 

It was a house we spent 2 and a half years building ourselves.
C'était une maison que nous avons passé 2 ans et demi à construire nous-mêmes.

 

A lot of people have lost a hell of a lot more over there.
Beaucoup de gens ont perdu énormément plus là-bas.

 

But one thing I would like to say is, as I mentioned before - this is going to be my last point: Fukushima isn't over.
Mais une chose que je voudrais dire, comme je l'ai déjà mentionnéce sera mon dernier point : Fukushima n'est pas fini.

 

It's not even nearly over.
Ce n'est même pas près de finir.

 

There's one point that is not getting into the national media, let alone the international media.
Il y a un point qui n'apparait pas dans les médias nationaux, et encore moins dans les médias internationaux.

 

The spent fuel ponds on Reactor 4, on top of Reactor 4, alone - this is regardless of Reactor 1, 2 and 3 - they hold enough cesium, oh sorry, hold 85 times the cesium that was released in Chernobyl.
Les bassins de combustible usé du réacteur 4, au-dessus du réacteur 4, seuls – c’est-à-dire indépendamment des réacteurs 1, 2, 3ils contiennent assez de césium, oh pardon, ils contiennent 85 fois le césium qui a été relâché à Tchernobyl.

 

If there's an earthquake between the scale of 6 and 7 (the one we had was a 9), if there's another earthquake - and an active fault line has opened up under the reactors themselves - that will fall down.
S'il y a un séisme d’une magnitude entre 6 et 7 (celui que nous avons eu était un 9), s'il y a un autre tremblement de terre ‒ et une faille active s’est ouverte sous les réacteurs eux-mêmes ‒ cela s’effondrera.

 

There'll be a radiological fire that this world has never seen before.
Il y aura un feu radiologique que ce monde n'a jamais connu auparavant.

 

Japan will be uninhabitable; the east coast of China will be uninhabitable.
Le Japon sera inhabitable, la côte est de la Chine sera inhabitable.

 

Korea, Taiwan will be uninhabitable and the majority of the west coast of the United States will have to be evacuated.
La Corée, Taiwan seront inhabitables et la majorité de la côte ouest des États-Unis devra être évacuée.

 

That is: China, the second largest economy, Japan, the third largest economy, California, the fourth largest economy in the world, will be stopped in a day.
Autrement dit : la Chine, deuxième économie mondiale, le Japon, troisième économie, la Californie, quatrième plus grande économie dans le monde, seraient arrêtés en un jour.

 

We are talking about a huge risk that we are taking, nothing is being done for it, nobody's listening.
Nous parlons d'un énorme risque que nous prenons, rien n'est fait pour ça, personne n'écoute.

 

So please - that is my political point - please stop nuclear power everywhere and support the Fukushima people.”
Alors s'il vous plaît - c'est mon point politique - s'il vous plaît arrêtez l'énergie nucléaire partout et soutenez le peuple de Fukushima. »

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 12:03

fessenheimSuite à la catastrophe de Fukushima, l’ASN a été chargée de réaliser des évaluations complémentaires de sûreté (ECS). Celles-ci ont débouché sur plus de 900 prescriptions qui devront être suivies dans les prochains mois ou les prochaines années. Des milliards d’euros de travaux en perspective pour l’exploitant, remettant en cause une énergie nucléaire bon marché. Dans l’article qui suit, Jean-Marc Royer analyse quelques prescriptions et met en lumière plusieurs incohérences ou arrangements qui ressemblent fortement aux errances commises par les Japonais, erreurs qui ont conduit à la catastrophe nucléaire que l’on connaît.

 

Alors que Tepco vient de reconnaître avoir volontairement minimisé le risque de tsunami, tout en sachant que la sécurité serait insuffisante en cas de séisme trop important, il est légitime de surveiller ce que disent aujourd’hui nos dirigeants, nos opérateurs et nos agences de sécurité ! Exemple, ces 30 directeurs de centrales nucléaires françaises qui publient une lettre ouverte pour dénoncer l’arrêt annoncé de la centrale de Fessenheim en 2016. Ne connaissent-ils pas la prescription de l’ASN demandant un radier sous le réacteur n°1 de Fessenheim avant le 30 juin 2013 ?

 

 

__________________

 

 

 

 

Décisions de l’ASN du 26 juin 2012 fixant à EDF des prescriptions applicables aux centrales

 

suite aux évaluations complémentaires de sûreté (ECS)

 

 

par Jean-Marc ROYER

 

 

__________________

 

 

 

Suite aux ECS publiés en janvier 2012 et dont nous avions fait un résumé et une analyse, l’ASN a édité une série de prescriptions s’appliquant à toutes les centrales nucléaires françaises. Comme il y avait un peu plus d’une trentaine de domaines ou chapitres concernés, leur déclinaison, adaptée à chaque centrale (26 au total) a donné un volume de plus de 900 prescriptions qui a « assommé » d’un gros volume relié les participants à la conférence de presse du 28 juin dernier qui n’en pouvaient mais. Ce qui est toujours un des buts visés : écraser le quidam sous un flot d’informations dans lesquelles il n’est pas apte à trier, ce qui fût exactement la même tactique que celle utilisée par Tepco dans les semaines qui suivirent la catastrophe. A ce niveau de répétition, c’est sans aucun doute possible une tactique mise au point au niveau international par le village nucléaire et leurs consultants en « com. ». Examinons de plus près quelques-unes de ces prescriptions propres à Belleville et au Tricastin [1]. Nous avons choisi d’étudier les prescriptions de ces centrales étant donné ce que nous écrivions suite à la synthèse du rapport de l’ASN de janvier 2012 :

 

L’ASN, faisant le constat que des « effets falaise » (effets cumulatifs) peuvent se produire très près des niveaux d’inondation retenus dans le « référentiel EDF », demande à l’exploitant de revoir toutes ses estimations (fournir le détail de la méthodologie et les justifications utilisées pour caractériser le modèle d’inondation retenue), de se prononcer lui-même sur l’adéquation des bâtiments à ces évaluations et lui prescrira de revoir sa copie concernant Belleville et Tricastin, notamment en cas de rupture des digues amont.

Concernant des « effets falaise » possibles suite à une inondation (perte totale de source froide et/ou des alimentations électriques), l’ASN pense que ni les rapports d’Evaluation Complémentaires de Sûreté, ni les compléments présentés par EDF en cours d’instruction, ne sont de nature à les éviter et lui demande de revoir là aussi ses copies (pages 122, 124, 128, 130, 137 et 139 du rapport de janvier 2012).

 

belleville

Centrale nucléaire de Belleville

 

Toutes les prescriptions débutent par rappeler la partie des ECS concernée (ECS-1, 2, 3) et le paragraphe, I, II, III…

 

(ECS-1) I « Avant le 30 juin 2012 les exploitants proposeront un noyau dur de dispositions matérielles et organisationnelles robustes visant, pour les situations extrêmes […] à :

a) prévenir un accident avec fusion du combustible ou en limiter la progression,

b) limiter les rejets radioactifs massifs,

c) permettre à l’exploitant d’assurer les missions qui lui incombent dans la gestion d’une crise. » […] 

On constatera, une fois de plus, que l’ASN demande gentiment à EDF de bien vouloir envisager de limiter les effets de son choix mortifère en cas d’accident majeur et d’être en capacité de le gérer.

 

II et III Pour dimensionner ce noyau dur, « l'exploitant retient des marges significatives forfaitaires par rapport aux exigences applicables au 1er janvier 2012. […] L'exploitant justifie le cas échéant le recours à des systèmes, structures et composants (SSC) non diversifiés ou existants. » […]

Autrement dit, si EDF ne peut pas ou ne veut pas s’exécuter, il n’aura qu’à en fournir la justification, ce qui a tout de même quelques airs de ressemblance avec les petits arrangements que la commission indépendante du Japon à dénoncé dans son rapport page 16.

 

Tricastin (ECS-7) « Avant le 31 décembre 2012, l’exploitant justifiera auprès de l'ASN qu'il a mis en place une organisation et des ressources permettant de faire face à l'isolement du site en cas d'inondation. »

Tricastin (ECS-11) « Avant le 31 décembre 2013, l'exploitant remettra à l'ASN une étude indiquant le niveau de robustesse au séisme des digues et autres ouvrages de protection des installations contre l’inondation et présentant selon ce niveau de robustesse : les conséquences d'une défaillance de ces ouvrages » […]

Voici comment nous résumions le rapport de l’ASN de janvier 2012 :

 

La Règle Particulière de Conduite est déclinée avec des retards de plusieurs années, avec des « écarts » et de manière incomplète ou incohérente, en contradiction avec le Plan d’Urgence Interne ou sans convention d’alerte avec Météo France ; certains « retours d’expérience » ne sont pas renseignés, le ruban bleu revenant aux sites de Cruas et du Tricastin qui n’ont toujours pas intégré qu’ils pouvaient être isolés par une inondation et même, pour ce dernier site, en perdre son alimentation électrique. Et ce qu’écrivait l’ASN à ce sujet :

« Les exploitants du site du Tricastin auraient des difficultés à gérer une situation accidentelle consécutive à un séisme majeur, du fait de la perte des alimentations électriques, des moyens de communication, de la supervision de l'installation ou encore du non dimensionnement au séisme de locaux annexes, des locaux de crise ou de repli, et des locaux abritant les moyens et les hommes de la Formation Locale de Sécurité » (page 67 du rapport de janvier 2012).

 

explosion-et-colonne-de-fumee-a-tricastin

Centrale nucléaire du Tricastin (2 juillet 2011)

 

(ECS 19) I « Avant le 31 décembre 2016, l'exploitant met en place dans le puits de cuve des moyens redondants permettant de détecter le percement de la cuve et dans l'enceinte des moyens redondants permettant de détecter la présence d'hydrogène. Une instrumentation permet de signaler en salle de commande le percement de la cuve par le corium. » […]

Où l’on constate surtout que rien de ce type n’avait été prévu en cas d’accident grave ! Quel aveu de taille. Et lorsqu’EDF menace de doubler les tarifs en guise de réplique politique à ces recommandations, quel culot ! Mais comme pour la piscine N°4 de Fukushima, faudra-t-il aller déposer un cierge chaque jour pendant des années en attendant que les travaux soient réalisés ? Et d’ailleurs, la similitude ne s’arrête pas là :

 

(ECS-20) I. Avant le 30 juin 2012, l'exploitant présentera à l'ASN les modifications à apporter permettant de mesurer d'une part l'état de la piscine d'entreposage du combustible (température et niveau d'eau de la piscine de désactivation) et d'autre part l'ambiance radiologique du hall du bâtiment combustible. […] 

II. Dans l’attente de leur mise en œuvre, au plus tard le 31 décembre 2012, l'exploitant met à disposition de son organisation nationale de crise des abaques donnant, en fonction de la puissance résiduelle du combustible entreposé dans la piscine de désactivation, les délais d’atteinte de l’ébullition en cas de perte totale du refroidissement. […]

Prescription qui, venant de l’ASN, constitue la meilleure preuve des dangers que la piscine N°4 de Fukushima fait courir au peuple japonais et à ceux du monde entier.

 

(ECS-5) Au plus tard le 30 juin 2012, l’exploitant réalise les remises en conformité de la protection volumétrique mentionnées dans la note D4550.31-12/1367- Indice 0. L’exploitant met en œuvre l'organisation et les ressources telles que décrites dans le document D4550.31-06/1840 indice 0 du 12/10/2007 susvisé pour s'assurer que la protection volumétrique conserve dans le temps l'efficacité qui lui est attribuée dans la démonstration de sûreté. […]

Ce qui revient à dire qu’une prescription de 2007 n’est toujours pas entrée dans les faits ! Voici ce que nous avions écrit à ce sujet :

 

Par ailleurs, l’ASN se plaint de ce que les échéances convenues pour effectuer des travaux à la suite de « l’évènement du Blayais » [1999] ne soient pas respectées sans qu’aucune mesure compensatoire n’ait été prise (pages 25 à 32).

 

(ECS-8) « Avant le 30 septembre 2012, l'exploitant vérifiera la conformité de ses installations vis-à-vis des dispositions de la règle fondamentale de sûreté I.3.b dont l'application est prévue par le rapport de sûreté. » […]

Voici ce que nous en disions dans la synthèse :

 

Un constat : la règle en vigueur (FS I.3.b) n’est pas respectée, l’instrumentation est insuffisante ou mal positionnée, son entretien et sa maintenance laissent à désirer, de même que sa qualification, son étalonnage et son réglage. De plus, les exercices ne sont pas réalisés et les opérateurs ne savent pas utiliser cette instrumentation sismique ou en interpréter les données en salle de commande ce qui les mettrait dans l’impossibilité de se faire une idée juste sur l’état du réacteur [en cas d’accident grave dû à un séisme hors dimensionnement] (page 40).

 

(ECS-29) « Avant le 31 décembre 2013, l'exploitant remettra à l'ASN une étude détaillée sur les possibilités d'amélioration du dispositif d'éventage filtration U5 » […]

Système de filtrage d’urgence dont on peut se demander s’il n’aggraverait pas la situation en cas d’Accident grave (AG) et dont nous écrivions :

 

L’ASN va prescrire à EDF d’intégrer dans le « noyau dur » les éléments indispensables à la gestion de crise, c'est-à-dire :

[…] L’accessibilité, l’opérabilité, l’habitabilité des salles de commande en cas de rejets de substances dangereuses ou radioactives (184), notamment après ouverture du système de filtration U5, lequel pose une série de problèmes non résolus à ce jour. En effet :

. il n’est pas « robuste aux séismes majeurs » ;

. il ne peut être utilisé pendant les premières 24h suivant un AG pour éviter le rejet des aérosols ;

. par la condensation ou la présence d’oxygène dans sa tuyauterie, il induit des risques de déflagration de l’Hydrogène ;

. son ouverture oblige les personnels à évacuer les salles de commande dans les 24h suivantes ;

. son efficacité de filtrage laisse à désirer, surtout s’il est utilisé par deux réacteurs simultanément (pp 184 à 207).

 

Puis viennent toute une série de prescriptions qui pourraient être regroupées sous le même chapitre et qui découlent du fait que depuis la conception, la possibilité d’un accident majeur n'a jamais été prise en compte :

 

(ECS-16) I. « Avant le 31 décembre 2012, l'exploitant présentera à l'ASN les modifications en vue d'installer des dispositifs techniques de secours permettant d’évacuer durablement la puissance résiduelle du réacteur et de la piscine d’entreposage des combustibles en cas de perte de la source froide. » […]

II. Avant le 31 décembre 2012, l'exploitant présentera à l'ASN les modifications qu'il envisage en vue de l'installation, avant le 30 juin 2013 sauf justification particulière, de dispositifs assurant l'injection d'eau borée dans le cœur du réacteur en cas de perte totale d'alimentation électrique du site lorsque le circuit primaire est ouvert. […]

 

(ECS-18) I. « Avant le 30 juin 2012, l'exploitant présentera à l'ASN les modifications qu'il envisage en vue d'augmenter notablement, avant le 31 décembre 2014, l'autonomie des batteries utilisées en cas de perte des alimentations électriques externes et internes. » […]

III. « Au plus tard le 30 juin 2013, l'exploitant met en place un dispositif temporaire sur chaque réacteur permettant d'alimenter : le contrôle commande nécessaire en cas de perte des alimentations électriques (externes et internes), et l'éclairage de la salle de commande. » […]

 

(ECS-27) I. « Avant le 31 décembre 2012, l'exploitant transmettra à l’ASN une étude de faisabilité en vue de la mise en place, ou de la rénovation, de dispositifs techniques, de type enceinte géotechnique ou d'effet équivalent, visant à s’opposer au transfert de contamination radioactive vers les eaux souterraines et, par écoulement souterrain, les eaux superficielles, en cas d’accident grave ayant conduit au percement de la cuve par le corium. » […]

 

(ECS-35) II. « Avant le 31 décembre 2012, l'exploitant transmettra à l’ASN la liste des compétences nécessaires à la gestion de crise en précisant si ces compétences sont susceptibles d’être portées par des entreprises prestataires. L'exploitant justifiera que son organisation assure la disponibilité des compétences nécessaires en cas de crise, y compris en cas de recours à des entreprises prestataires. » […]

 

(ECS-36) I. « Avant le 30 juin 2012, l'exploitant présentera à l’ASN les mesures qu’il prévoit afin de disposer d’équipes spécialisées capables d’intervenir pour assurer la relève des équipes de quart et mettre en œuvre des moyens d'intervention d’urgence en moins de 24 heures, avec un début des opérations sur site dans un délai de 12 heures après leur mobilisation. Ce dispositif peut être commun à plusieurs sites nucléaires de l’exploitant. » […]

Ce que nous en disions à propos du rapport initial de janvier 2012 reste d’une brûlante acuité :

 

-1- Les ingénieurs nucléaires, leurs commanditaires industriels, politiques et militaires se refusaient à penser, il y a quarante ans, qu’un accident majeur puisse un jour arriver. Les centrales ont été construites sur ce postulat : la probabilité de survenue d’un accident majeur était considérée comme nulle ou bien trop minime pour justifier des dispositions jugées trop coûteuses au regard de ce qui fût qualifié de « risque résiduel ». Poussé par Tchernobyl et Fukushima, c’est ce à quoi ce rapport se confronte, et à quoi il tente de pallier un peu tard, par des moyens et des méthodes dont on peut se demander ce qu’ils deviendront une fois traduits sur les sites par l’exploitant, étant donné la manière dont les prescriptions en cours sont appliquées.

-2- Le nucléaire français est « au bord de la falaise » ! Il n’y a pas un seul des sujets abordés par l'ASN qui ne pose problème, alors que l’exploitant, l’industrie dans son ensemble et les politiques qui les soutiennent nous serinent depuis des lustres que les centrales françaises sont les plus sûres ! Quel démenti cinglant et argumenté en détail ! Ce ne sont plus seulement des manques ou des négligences, mais une suite d’aveux, qui, mis bout à bout constituent justement le lit d’un accident majeur ! Un véritable gouffre, un précipice au bord duquel se trouve effectivement toute l’industrie nucléaire, guettée par « un effet falaise » (les acronymes et les euphémismes sont un des traits majeurs de la novlangue) qui lui est consubstantiel (voir plus bas). Sans pouvoir malheureusement le démontrer dans ce cadre, il est évident qu'il se produira un accident nucléaire majeur en France. Intégrer cela dans le domaine de la pensée pose certes quelques difficultés, mais devient à mon sens plus que nécessaire.

 

Le dernier paragraphe, comme tout ce texte, je l’ai écrit le 13 septembre 2012. Bien qu’étant à 3000 km de Paris, j’ai appris le lendemain que Fessenheim serait fermée en 2016 (ce qui reste en contradiction avec la recommandation de l’ASN dont la date butoir était fixée au 30 juin 2013).

 

Dans le cadre d’une négociation identique à celle de novembre 2011 entre les partis au pouvoir, l’ASN a d’ores et déjà fourni l’argumentaire à l’abandon de Fessenheim car elle a prescrit à EDF le renforcement du radier de Fessenheim, avant le 30 juin 2013 (page 201 du rapport de janvier 2012). Pour des raisons d’études et de travaux à planifier bien en amont, il est évident que cela sera impossible à réaliser avant cette date : on ne coule pas du béton sous un réacteur comme on glisse de la poussière radioactive sous un tapis de mensonges … Chacun pourra en tirer ses propres réflexions. Je complète par cette déclaration d’André-Claude pour les intimes : « Il n’y a aucune raison de fermer quelque centrale que ce soit en France » directeur de l’ASN, Figaro 26 mars 2011. Neuf mois plus tard, l’ASN disait donc, de facto, le contraire concernant Fessenheim.

 

Dernier commentaire (du 22 septembre) : « les annonces politiques » ne font que reprendre à grands renforts de tambours et trompettes ce qu’il était déjà prévu de faire (c’est quelque chose que j’ai pu moi-même vérifier de près dans la pratique du cabinet du ministre Gayssot en 1998-99).

 

Jean-Marc Royer, les 13 et 22 septembre 2012

 



 

[1] Décisions n°2012-DC-0274 et 0292, s’appliquant à Belleville sur Loire (Cher) INB n°127 et 128 et au Tricastin, (Drôme) INB n°87 et 88. Ces prescriptions sont très largement identiques ; nous signalerons seulement celles qui sont propres au Tricastin.

 

 

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Autres articles sur les 900 prescriptions de l’ASN

 

 

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2011 : « il y aura un avant et un après Fukushima »

 

Nucléaire : les prescriptions de l'ASN à la lumière de Fukushima

 

Les prescriptions adressées aux exploitants par l’ASN

 

Evaluations complémentaires de sûreté: la transition énergétique ne doit plus attendre

 

L'ASN ordonne les travaux post-Fukushima

 

 

 

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Photo d’entête : centrale nucléaire de Fessenheim (source)

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Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 11:29
29Depuis le redémarrage de deux réacteurs à la centrale d’Ohi, des centaines de milliers de Japonais sont entrés en résistance. Ils manifestent leur opposition chaque semaine dans de nombreuses villes du Japon, quelquefois de manière spectaculaire, ce qui a conduit à appeler ce mouvement la Révolution des Hortensias.
 
Le 13 octobre 2012, des manifestations antinucléaires auront lieu dans le monde entier, en écho à ce mouvement pacifiste. Un texte a été créé pour cette occasion, en voici les versions française, japonaise, anglaise, allemande, italienne, néerlandaise, grecque et finlandaise.
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Merci à tous les citoyens du monde qui ont participé à l’élaboration de ce texte et à sa traduction, et à tous ceux qui iront manifester le 13 octobre !
 
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panoramic 
 
 
Version audio français et japonais
 
 
 
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Japon,

Depuis longtemps tu fascinais, parfois jusqu’à envoûter l'Occident, par ta culture du respect des autres et de la discipline consentie, par l’art du vivre ensemble, par tes avancées technologiques, par la beauté de tes paysages...

Ton peuple a vu la guerre détruire en un instant deux belles villes avec leurs hommes, leurs femmes et leurs enfants, au mois d’août 1945, victimes d’une nouvelle alchimie de l’atome fissionné et de la mort instantanée.

Plus près de nous, la crise économique t’a frappé, et le marché technologique s’est effondré.

Mais il restait ta particularité, la grâce de tes montagnes érigées au milieu de nulle part, celle de tes campagnes verdoyantes, si joliment louées par Miyazaki, et les villes futuristes qui te font osciller entre passé et modernité.

Pays adoré, tu sais pourtant rester discret et subtil…

Il fallut une autre catastrophe pour que le monde se souvienne de toi. Comme à Kōbe en 1995, tu es revenu à la une de l'actualité, mais cette fois, à Fukushima, et les conséquences seront tout autres.

Dans quelques années, on parlera de Fukushima comme on parle de Tchernobyl aujourd'hui : ses méfaits, les mensonges qui l’entourent, ses morts et ses contaminés…

Lorsque la catastrophe de mars 2011 est survenue, Japon, tu as occupé la première place dans l’actualité, avec des images choc qui faisaient frémir et des chiffres toujours plus terrifiants.
Puis, comme si tout était résolu, tu es redevenu discret. De nombreux pays n’ont plus parlé de la catastrophe, n’ont plus parlé d’aide.

A l'empoisonnement de tout un pays et d’un peuple, voilà qu’on semblait préférer les imbéciles batailles d'ego de quelques personnages lancés dans une course aux voix pathétique pour telle ou telle élection dans tel ou tel pays.

La voix des écologistes à travers le monde n'a pas assez porté, hélas, et l’on a fini par préférer les problèmes nationaux.

Serait-il cynique de se demander si, dans l’éventualité d’une semblable catastrophe en Europe, en Inde, en Chine ou aux Etats-Unis, les médias des autres pays s'en désintéresseraient aussi vite ?

Si les victimes en seraient aussi rapidement oubliées ?

Nous ne voulons pas croire que l'égoïsme et l’amour maladif du profit auront un jour raison de notre humanité.

Que pouvons-nous faire, maintenant ? Pour ceux qui, depuis des années, rêvaient de te découvrir, Japon, cela deviendra de plus en plus difficile.

Aujourd’hui, 582 jours après Fukushima, tu vacilles encore plus entre tes paradoxes.

Au printemps, quand reviennent tes cerisiers, les rossignols chantent, bercés par l’invisible poison d’une radioactivité incessante.

Tes enfants apprennent à compter en micro-Sieverts, tes sols, tes rivières et tes poissons regorgent de Becquerels…

Combien de ces kystes thyroïdiens, déjà si nombreux, dégénéreront en cancer ?

Japon, dis, que vas-tu devenir ? Qu’allons-nous devenir ?

En attendant, pays bien-aimé, tu t’enlises en silence.
Les dégâts de la contamination radioactive continuent inexorablement, et les séquelles seront irréversibles.

Nos gouvernements et les médias ont minimisé les lourdes conséquences de l'accident nucléaire, même si cette immense catastrophe marquera à jamais l'histoire humaine.

Cette situation inédite nous effraie, nous, citoyens du monde.

Tu fais face, Japon, à une profonde crise historique.
Comment toi, petit pays sismique, as-tu pu te doter de 54 réacteurs nucléaires qui sont autant de bombes à retardement ?

Si un gros séisme se produisait à nouveau, si l’une de tes piscines de désactivation s’effondrait, si une nouvelle centrale explosait, alors ce serait sûrement ta fin, et peut-être même bien plus que cela.

Ô Japon, nous ne devons jamais plus laisser faire un autre Fukushima, nulle part, jamais.

Nous ne pourrons pas vaincre la Nature, quand bien même nous y mettrions toutes nos forces.

C'est une grave erreur de penser que l’humanité peut tout contrôler par des avancées scientifiques qu’elle ne maîtrise pas complètement.

C'était un acte d'orgueil insensé que de regarder la nature de haut et de construire tant de centrales nucléaires sur ce poisson-chat géant mythique !

Car c’est bien ainsi que vos Anciens voyaient les séismes, n’est-ce pas ? Ils croyaient que d’immenses poissons-chats secouaient la terre.

Les poissons-chats qui secouent notre planète aujourd’hui, c’est le nucléaire.

La réalité, ce n’est pas que « l’énergie nucléaire a favorisé notre développement » mais bien plutôt que « nous tous, bercés par notre ignorance et notre passivité, nous avons favorisé le développement du nucléaire. ».

Etait-ce donc cela, l’Atome pour la Paix ?

Avant Fukushima, presque tout le monde s’accordait pour dire que nous avions besoin de centrales nucléaires afin de développer et de soutenir notre économie.

Mais la santé de tes enfants, Japon, se détériore à cause des centrales nucléaires.

C'est toujours la population, ce sont toujours les enfants qui souffrent, au bout du compte.

La force que nous avons, en chacun de nous, peut devenir une très grande force si nous nous unissons !

Ce qui compte maintenant, c’est de protéger l'avenir de tes enfants, l’avenir de nos enfants, l’avenir de tous les enfants de la terre !

Stop au silence, stop au nucléaire, partout sur la Terre !

Nous voulons le dire au monde entier: ne laissez pas se répéter l’horreur d’une catastrophe nucléaire !  

Unis ce jour avec le peuple japonais en révolte, nous demandons solennellement l’arrêt définitif de toute production d’électricité d’origine nucléaire, nous exigeons la fin du nucléaire tout de suite !

Notre espoir est que l’ensemble de l’humanité prenne enfin conscience des risques intolérables qui pèsent sur nous à cause de l’énergie nucléaire.

Et nous, citoyens du monde réunis en cette journée du 13 octobre 2012, qui nous exprimons dans une multitude de langues avec le même message disons aux côtés de nos amis Japonais:
SAIKADO HANTAI ! Non au redémarrage des centrales ! SAIKADO HANTAI !

Arrêtons le nucléaire, maintenant, et définitivement !
 
Merci de diffuser ce message ce jour du 13 octobre 2012, partout dans le monde, afin que demain, personne ne connaisse plus ce type de méga-rétro-désastre sournois.
 
Kazuo Nara ne veut plus de nucléaire dans son pays et il le chante !

 
 
 
 
Japonais
 
日本の皆さん!


ずっと以前から西洋を魅惑してきた日本という国、他人への敬意を忘れず、それでいて技術的に進んでいる日本、風景も美しく、素晴らしい国です。1945年8月、日本の国は壊滅的な状況になりました。放射能が降り注ぎ、子供も含め多くの人々が一瞬にして命を奪われてしまいました。最近では、経済危機に見舞われ、技術の分野でも大きな打撃を受けました。
でも、日本には雄大な山々、緑あふれる里山、そして古代と現代の間を揺れ動くような未来都市があります。日本の方々は慎み深いので、あまり多くを語りませんが本当に魅力的で愛される国です。1995年神戸で地震があったとき、日本は世界の新聞の一面を飾り、世界中の人々の記憶に再びとどまることになりました。でも、今回はだいぶ様子がちがいます。
数年後、福島は今日人々がチェルノブイリを語るときと同じように語られることになるでしょう。いやもっとひどいとりあげられかたをするかもしれません、数々の悪事や嘘が汚染と死者を取り巻くことになるでしょうから。2011年3月震災が起こったとき、新聞にはショッキングな写真が掲載され、恐怖がかきたてられました。
福島は広島の原爆の4000倍の放射能を放出し、放射能は風で日本にまき散らされ、さらに気流に乗って各地に運ばれていきました。でも、その後まるですべてが解決したかのように、いつもの慎み深さでもって日本の方々はまた口を閉じてしまいました。他の国々は、福島で起こっている危機に対して完全に報道規制をしいてしまいました。もう国際支援やサポートは問題ではないのです。
ある国が自ら毒死しようと、そんなことよりも、皆自分たちの国々のばかげた人形たちの小競り合いやエゴの方に興味を持つようになってしまいました。自分の国の問題の方が大切ということです。仮にヨーロッパやインド、中国、アメリカなどのこのような大惨事があった場合にも、これをすぐに忘れるようにマスメディアに期待するのでしょうか?あんなにもたくさん犠牲者がいるのにあっという間に忘れろと?

人間を悪に導くのはまさにエゴイズムなのです。これに対して私たちは何ができるでしょうか?日本に住む皆さん、そして素晴らしい日本を発見したと思っていた皆さん、だんだんと事は難しくなってきています。福島の事故からもう582日が過ぎました。今後皆さんはパラドックスの深みにもっとはまることになります。桜もウグイスも放射能の甘い香りにつつまれます。子供たちはマイクロシーベルトで測ることを覚えます。川や魚はベクレル漬けで、それはがんをひきおこします。

その間、国はというと、何も言うなとあなたたちに強いるのです。放射能汚染は情け容赦なく続き、取り返すことのできない結果となるのです。日本は、いったいどうなってしまうのでしょうか?私たちはどうなってしまうのでしょうか?どうなるかわかっていますが、それを認めたくはありません。
でもほかにどんな選択肢があるのでしょう?私たちの政府はメディアと結託し、こんなにも深刻な原子力災害を、人類の歴史にまで影響を及ぼしかねない大惨事を小さく見せようとしています。

日本の皆さん、あなたたちは歴史的な重要な危機に直面しているのですよ。日本は、地震国でありながら、54もの原発を抱えています。これは原爆を抱えているのと同じことですなのですよ。仮に大地震が再び起こったのならば、燃料プールが決壊するか、もしくは他の原発も爆発するかもしれません。本当に日本は終わってしまかもしれません、もっとひどいことになるのです。私たちは自然を征服できないのです、たとえ私たちのすべての英知をもってしてでも。
日本の皆さん、世界のどこであっても福島をもう一度繰り返させてはなりません。科学の進歩によって人間がすべてをコントロールできると考えることは誇大妄想に過ぎません。(5:58)私たちは、自然の中に暮らしており、自然が与えてくれるものを超えることはできないのです。原発の建設は、上を目指す人間のプライドのあらわれでした。しかし、「われわれは原発に支えられていた」ではなく「無知ゆえに規律を守りながらわれわれが原発を支えていた」のです。そしてそれはもちろん「平和のための核」ではありませんでした。福島の事故前は、経済のために多くの人々が原発は必要であると言っていました。

しかし、日本の皆さん、私たちの子供は健康を害し始めました。なぜならば、原発を建てたからです. いつも最後にツケを払って苦しむのは子供と民衆なのです。しかし、もし私たちが今団結すれば、私たちひとりひとりの力が大きな力になります。重要なことは、私たちの子供の未来を守るということです。日本の子供たち、そして地球に住むすべての子供たちを守らなければいけません。
もう口をつぐむのはやめましょう。そして原発を止めるのです、全地球上から。世界は、日本が今だんだんと体験しつつある恐怖を知りません。日本の人々が声をあげ、そして私たちも一緒に原子力の廃止を訴えていきましょう。すべての人々が目をさまし、今起こっていることに気づき必要があるのです。
再稼働反対!今すぐ廃炉!

2
 
 
 
Anglais
 
Oh Japan!
For many years you have fascinated the West, which is captivated by your culture of respect for others, your technological advances, and the beauty of your landscapes.
In August 1945, you saw whole cities destroyed, men, women and children disappeared by way of a new alchemy--the splitting of the atom and instantaneous and prolonged death.
More recently, the economic crisis hit you hard, and the technology markets crashed down around you.
Yet, there were your features: the grace of your rising mountains, the green of your countryside, so beautifully laced by Miyazaki, and your futuristic cities that oscillate between the antique and the modern.
Beloved country, you know… but you are discreet.
It took a disaster for the world to remember you, in Kobe, 1995, when you returned to the headlines.
But with this disaster, the consequences will be much different. In a few years, we will speak of Fukushima as we speak of Chernobyl today, but even more so due to the misdeeds and lies that will surround the contaminated, dead and dying.
Japan, when disaster struck in March, 2011, you took the headlines with shocking images that grew and grew with increasing terror, as Fukushima exploded with over 4,000 Hiroshima bombs and the wind spread its radioactivity over you and into the jet stream.
Then, as if everything had been resolved, once more you became discreet, as is your habit.
Other countries have imposed a complete blackout on the ongoing crisis of Fukushima. It is no longer a question of international assistance or support ...
To the poisoning of a country, we have preferred the squabbles and egos of ridiculous puppets in their race for pathos, a subject that environmentalists have failed to seize, preferring their own national problems.
Would it be too cynical to expect the media in other countries to lose interest so soon, in the event of such a catastrophe in Europe, India, China or the US; to see their victims forgotten in a moment's time? It is selfishness that makes men evil.
What are we going to do about it? For those living in Japan and those of us who have dreamed of discovering her, it will become increasingly difficult.
And now 582 days after Fukushima, you have swung even more into your paradoxes.
You try to spring back as cherry blossoms and nightingales are lulled to sleep by the sweet scent of radioactivity. Your children will learn to count in micro Sieverts. Rivers and fish will rebound but with Becquerel cysts that will degenerate into cancer.
Meanwhile, your country forces its citizens into silence; radiotoxic contamination continues inexorably; and the consequences will be irreversible.
Japan, what will become of you, what will become of us?
We know but we still cannot admit it; yet, what other choice do we have? Our governments and corporate media play down the serious consequences of such a nuclear disaster, a huge catastrophe that will affect the rest of human history.
You face a profound historical crisis, Japan, little seismic country adorned with 54 nuclear reactors that are in truth nuclear bombs. If a large earthquake were to occur again, a nuclear storage pool collapse or another plant explodes; it would surely be the end of you, even more than it already is.
Oh Japan, we should never create another Fukushima, anywhere, ever again. We will never conquer nature, even if we try with all our might. It is a megalo-maniac's dream to think that humanity can control everything by scientific advancement.
We live in nature and we cannot surpass what she has given us. It was an act of human pride to look so high and build nuclear power plants as a great mythical catfish.
It was not "We were supported by nuclear power," but "We, ignorant and disciplined, it is WE who have supported nuclear power". And it was certainly not "Atoms for Peace".
Before Fukushima, many people said that we needed nuclear power plants in order to save our economies. But the health of our children, Japan, is deteriorating BECAUSE we have built them. It is always the public and the children who suffer in the end. But the power that is EACH ONE OF US can become a great force, if we unite now.
The important thing is to protect the future of our children, Japan's children, all the children of the earth.
Stop the silence, stop nuclear power, everywhere on Earth.
The world is not now living the horror that Japan is gradually discovering. But the Japanese citizens rebelled and together with them we ask the final judgment of all production of nuclear power. All of humanity must become awake and aware for this to happen!
Sakaido hantai! No restart! Decommission now!

(Thank you for sending this message, dated 13 October 2012, around the world, so that tomorrow, no one will ever again know such a mega-retro-disaster.)
 
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Allemand

Seit vielen Jahren haben Sie den Westen, die durch Ihre Kultur des Respekts für andere, Ihre technologischen Fortschritte und die Schönheit Ihrer Landschaft die faszinierend ist, mit vielen Menschen in der Welt geteilt.

Im August 1945 sah man ganze Städte zerstört, Männer, Frauen und Kinder sind durch eine neue Alchemie einfach verschwunden – es war die Spaltung des Atoms, dass den sofortigen und nachhaltigen Tod brachte.

Doch es waren Ihre Merkmale: Kraft, Demut und die Gnade für einen neuen Anfgang. Die Berge, das Grün der Landschaften, so schön wie die von Miyazaki geschnürt, und Ihre futuristische Städte, die zwischen der antiken und der modernen schwingen.

Es wurde nicht geklagt ob des Leidens das diesem Land, Japan angetan wurde. Denn Sie sind diskret und demütig geblieben und bauten dieses Land wieder neu auf.
Es dauerte eine Katastrophe lang die um die Welt ging. Wir erinnern uns an die Katastrophe von Kobe 1995.

Aber mit dieser Katastrophe, in Fukushima werden die Folgen viel komplexer sein. In ein paar Jahren werden wir von Fukushima sprechen, wie wir von Tschernobyl heute sprechen, wegen der Untaten und der Lügen, über kontaminiertes Land, Wasser, Luft und der zahlreichen Toten, Verletzten und Obdachlosen Menschen, wenn nichts geschieht.

Als die Katastrophe im März 2011 Japan traf, die die ganze Welt erschütterte, kam Japan in die Schlagzeilen mit schockierenden Bildern. Die Angst wuchs zunehmend als in Fukushima der Reaktor mit der Kraft und der Zerstörung mit über 4.000 Hiroshima-Bomben explodierte. Der Wind breitete seine tödliche Radioaktivität über Japan aus und der Jetstream verbreitete die Radioaktivität über die Meere und Kontaminierte.

Mit der Gewohnheit der -diskretion sollte alles geklärt sein. Viele Länder verhängten eine komplette Nachrichtensperre über die anhaltende Krise in Fukushima. Es ist nicht mehr eine Frage der internationalen Hilfe oder Unterstützung. Über die Verstrahlung eines Landes wurde gestritten, es wurde gelogen und betrogen und lächerliche egoistische „Puppen“ eröffneten ein Rennen über Pathos, Verantwortung und Ehre.

Wäre es zu zynisch zu erwarten, dass die Medien in anderen Ländern das Interesse so bald verlieren, im Falle einer solchen Katastrophe in Europa, Indien, China oder den USA; die ihre Opfer in einem Augenblick der Zeit vergessen sehen zu wollen? Es ist die Selbstsucht und die Dämonie der Macht die Männer böse macht.

Was sollen wir dagegen tun? Für diejenigen, die in Japan und diejenigen von uns, die für eine Atom freie Welt eintreten.

Und jetzt 582 Tage nach Fukushima schwimmen Sie immer noch in einem Sumpf der Paradoxien.
Und nun sind die Menschen, Kirschblüten und Nachtigallen eingehüllt vom „süßen Duft“ der Radioaktivität. Ihre Kinder werden lernen, in Mikrosievert zu rechnen. Ihre Flüsse und Fische werden sich vielleicht erholen, aber mit „Becquerel Zysten“, die zu Krebs entarten können.
Unterdessen zwingt Ihr Land die Japanischen Bürger in die „Stille“ der Schweigsamkeit; doch die radiotoxische Verschmutzung geht unaufhaltsam weiter, und die Folgen werden für die Menschen irreversibel sein.

Japan, was wird aus dir werden, und was wird aus dieser Welt werden?
Unsere Regierungen und Medienkonzerne verharmlosen die schwerwiegenden Folgen einer solchen nuklearen Katastrophe, eine riesige Katastrophe, die wohl den Rest der menschlichen Geschichte beeinflussen wird.

Wir wollen niemals mehr ein weiteres Fukushima. Es ist ein megalo-maniac (Grössenwahnsinniger) Traum zu glauben, dass die Menschheit alles durch wissenschaftlichen Fortschritt kontrollieren kann. Atomkraft ist und bleibt unbeherrschbar.

Wir leben in der Natur und wir können sie nicht übertreffen, was sie uns gegeben hat. Wir haben Wind, Wasser und die Sonne. Es war ein Akt des menschlichen Stolzes, Kernkraftwerke zu bauen und sie als einen großen mythischen Wels anzubeten.

Vor Fukushima, sagten die Menschen dass Kernkraftwerke erforderlich sind, um unsere Volkswirtschaften auszubauen und sie angeblich bezahlbar zu machen. Aber die Gesundheit unserer Kinder in Japan, verschlechtert sich, weil wir sie gebaut haben. Es ist immer die Öffentlichkeit, die Bürger, die Kinder, die am Ende leiden. Aber die Macht, die jeder von uns inne hat, kann eine große Kraft werden, wenn wir uns vereinigen, und das jetzt, hier und heute.

Das Wichtigste anliegen ist, die Sorge um die Zukunft unserer Kinder, Japans Kinder ja aller Kinder dieser Erde und den Schutz unserer Erde daselbst.

Stoppen Sie die Stille, Stoppt die Atomkraft, überall auf der Erde.

Die Welt will nicht mehr in Angst und Schrecken leben. Auch die Bürger Japans haben das bitter erleben müssen. Sie gehen auf die Strasse diese braven, mutigen Menschen und protestieren. Die gesamte Menschheit muss wach werden und sich dessen bewusst sein, dass Atomkraft unbeherrschbar ist und auch bleiben wird.

Die Menschen brauchen Antworten, Daten und ehrliche Informationen, um mit den Vorgängen fertig zu werden. Medienblackouts, Propaganda und habgierige, egoistische Industrien jedweglicher Art, die zulassen, dass die Gesundheit der Menschen angegriffen wird und sie so viele Verletzte, Obdachlose und Tote in Kauf nehmen, müssen gestoppt werden. Jener TEPKO Boss und der führende Atomwissenschaftler in Japan sind nicht weinend zusammengebrochen und haben ihre Posten zur Verfügung gestellt, weil in Fukushima alles in Ordnung ist. Darüber sollte die Welt nachdenken und handeln, bevor es zu spät ist.

*Wir fühlen uns nicht dem Glauben verpflichtet, dass derselbe Gott, der uns mit Sinnen, Vernunft und Verstand ausgestattet hat, von uns verlangt, dieselben nicht zu benutzen*.
*Das Recht der Politiker auf Geheimhaltung ist nicht größer als das Recht der Bürger auf Offenlegung*.
*Mit dem ersten Glied ist die Kette geschmiedet. Wenn die erste Rede zensiert, der erste Gedanke verboten, die erste Freiheit verweigert wird, dann sind wir alle unwiderruflich gefesselt*.
*Wisset das euer Volk euch danach beurteilt, was ihr aufbaut, nicht danach was ihr zerstören könnt*.
*Die Freiheit des Menschen liegt nicht darin, dass er tun kann, was er will, sondern, dass er nicht tun muss, was er nicht will*.
*Leben Sie nicht in den Ruinen ihrer Gewohnheiten. Fuer alles im Leben muss man bezahlen. Und je spaeter man es tut, desto hoeher werden die Zinsen*.

Saikado Hantai! Kein Neustart! Stilllegung jetzt!

Vielen Dank für das Senden dieser Nachricht, vom 13. Oktober 2012, Wir wollen keine Mega-retro-Katastrophe, egal in welchem Teil dieser Welt.
 
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Italien
 
Oh Giappone
Da molti anni, affascinavi, talvolta fino ad ammaliare l'occidente, con la tua cultura del rispetto degli altri e della disciplina consentita, con l'arte di vivere insieme, numerosi, con i progressi tecnologici, con la bellezza dei tuoi paesaggi.... Ma il tuo popolo ha visto la guerra distruggere le sue città ed i suoi uomini, un giorno di agosto del 1945 con la nuova alchimia della fissione dell'atomo e la morte istantanea. Anche la crisi economica ti ha colpito, ed il mercato tecnologico è crollato. Restava la tua particolarità, la grazia delle tue montagne che si erigono nel mezzo di nessuna parte, quella delle tue campagne verdeggianti, così graziosamente lodate da Miyazaki, e le tue città futuriste che ti fanno oscillare tra passato e modernità. Paese adorato, sai tuttavia restare discreto...
E c'è voluto una catastrofe affinché il mondo si ricordasse di te. Come a Kobe nel 1995, sei ritornato d' attualità, ma questa volta, le conseguenze saranno ben altre. per alcuni anni, si parlerà di Fukushima come si parla oggi di Chernobyl, addirittura di più: i suoi danni, le menzogne che lo circondano, i morti ed i contaminati. Quando la catastrofe è successa, Giappone, tu occupavi il primo posto dell'attualità, con le immagini shock accompagnate di cifre sempre più terribili. Poi, come se tutto fosse risolto, sei ridiventato discreto, come al solito. Numerosi paesi hanno imposto un black out completo. Niente più aiuto internazionale o sostegno morale, fino alla prossima volta…
All'avvelenamento di un paese, sono state preferite le guerre di ego di alcuni ridicoli fantocci lanciati in una corsa alle voci patetiche; ad un argomento di cui gli ecologisti non hanno saputo impossessarsi, si preferisce i problemi nazionali. Sarebbe cinico sperare su una tale catastrofe in Europa, in India, in Cina o negli USA, per vedere i media degli altri paesi disinteressarsi subito? Per contare le vittime dimenticate all'istante? L'egoismo rende cattivi. E l'uomo non è buono alla radice. Dove andiamo? Per quelli che, da anni, sognavano di scoprirti, Giappone, ciò diventerà sempre più difficile.
Ed adesso 582 giorni dopo Fukushima, oscilli, ancora di più, tra i tuoi paradossi.
E in primavera, quando tornano i ciliegi, quando gli usignoli cantano, cullati dal dolce profumo di una radioattività crescente.
Ed i tuoi bambini imparano a contare in micro Sieverts, ed i tuoi fiumi, ed i tuoi pesci traboccano di Becquerel… Delle cisti, già così numerose, degenereranno in cancri? cosa diventerai Giappone, cosa diventeremo?
Durante questo tempo, Giappone, sprofondi in silenzio, i danni della contaminazione radiotossica continuano inesorabilmente, ed i postumi saranno irreversibili. Lo sappiamo ma ci fa ancora male ad ammetterlo, ma, quali altre scelte abbiamo? Il governo ed i media hanno minimizzato le gravi conseguenze dell'incidente nucleare, anche se si tratta di un'immensa catastrofe che resterà nella storia dell'umanità. Questa situazione inedita è veramente spaventosa. Stai affrontando, Giappone, una profonda crisi storica. Tu, piccolo paese sismico, con i tuoi 54 reattori nucleari che non sono altro che bombe a scoppio ritardato. Se succede di nuovo un grosso sisma, e se crollasse una piscina, sarebbe sicuramente la tua fine, addirittura molto di più.
Oh Giappone, non dovremmo mai più rivivere un altra Fukushima, da nessuna parte. Non potremo mai vincere la Natura, anche provando con tutte le nostre forze. È un grande errore pensare che l'umanità può controllare tutto con i progressi scientifici. Viviamo nella natura e non possiamo superarla. Era un atto di orgoglio umano smisurato di guardare la natura dall'alto e di costruire tante centrali nucleari su questo mitico gigantesco pesce gatto. Non era "Noi siamo stati sostenuti dalle centrali nucleari", ma "noi, popolo ignorante e disciplinato, abbiamo sostenuto le centrali nucleari."
Prima di Fukushima, molte persone dicevano che avevamo bisogno delle centrali nucleari per non rovinare la nostra economia. Ma la salute dei tuoi bambini, Giappone, si deteriora perché abbiamo delle centrali nucleari. Alla fine è sempre il pubblico ed i bambini a soffrire. Il potere di ciascuno di noi può diventare una grande forza, se ci uniamo.
La cosa ancora importante adesso è di proteggere il futuro dei tuoi bambini, dei nostri bambini, di tutti i bambini della terra.
Stop al silenzio, stop al nucleare, ovunque sulla Terra .
Al mondo intero, non vivete mai l'orrore che il Giappone sta scoprendo progressivamente. Uniti questo giorno col popolo giapponese in rivolta, chiediamo solennemente l'arresto definitivo di ogni produzione di elettricità di origine nucleare. Purché l'insieme dell'umanità ne prenda coscienza!
Grazie per diffondere questo messaggio questo giorno del 13 ottobre 2012, ovunque nel mondo, affinché domani, nessuno conosca più questo tipo di disastro mega-retrò cosi subdolo..
 
nn
 
 
Néerlandais

Oh Japan!
Al vele jaren hebben jullie gefascineerd het Westen, die door jullie cultuur van respect in de ban voor anderen, uw technologische vooruitgang, en de schoonheid van uw landschap.
In augustus 1945 zag je hele steden verwoest, mannen, vrouwen en kinderen verdwenen door middel van een nieuwe alchemie - de splitsing van het atoom en onmiddellijke en langdurige dood.
Meer recent heeft de economische crisis raken hard, en de technologie markten stortte om je heen.
Toch waren er uw functies: de genade van uw oprijzende bergen, het groen van uw land, zo mooi geregen door Miyazaki, en uw futuristische steden die oscilleren tussen de antieke en de moderne.
Geliefde land, weet je ... maar je bent discreet.
Het duurde een ramp voor de wereld om u het zich herinnert, in Kobe, 1995, als je terug naar het nieuws.
Maar met deze ramp, zullen de gevolgen heel anders. Over een paar jaar zullen we spreken van Fukushima als we spreken van Tsjernobyl vandaag, maar meer nog vanwege de wandaden en leugens die rond de besmette, dode en stervende.
Japan, toen de ramp getroffen in maart 2011, u het nieuws nam met schokkende beelden die groeide en groeide met toenemende terreur, zoals Fukushima explodeerde met meer dan 4000 Hiroshima bommen en de wind verspreid zijn radioactiviteit over u en in de straalstroom.
Dan, alsof alles was opgelost, eens te meer werd je discreet, zoals uw gewoonte.
Andere landen hebben opgelegd een volledige black-out over de lopende crisis van Fukushima. Het is niet langer een kwestie van internationale hulp of ondersteuning ...
Om de vergiftiging van een land, hebben we wilden liever het gekibbel en de ego's van belachelijke poppen in hun race voor pathos, een onderwerp dat milieuactivisten hebben gefaald te grijpen, liever hun eigen nationale problemen.
Zou het te cynisch te verwachten dat de media in andere landen om rente te verliezen zo snel, in het geval van een dergelijke ramp in Europa, India, China of de VS; om hun slachtoffers te vergeten in de tijd van een ogenblik zien?
Het is egoïsme dat maakt mannen kwaad.
Wat gaan we doen? Voor degenen die wonen in Japan en die van ons die hebben gedroomd van het ontdekken van haar, zal het steeds moeilijker worden.
En nu 582 dagen na Fukushima, heb je zwaaide nog meer in uw paradoxen.
Je probeert terugveren als kersenbloesems en nachtegalen worden in slaap gesust door de zoete geur van radioactiviteit. Uw kinderen zullen leren om te tellen in de micro Sievert. Rivieren en vis maar zal rebound met Becquerel cysten die zal ontaarden in kanker.
Ondertussen, uw land dwingt haar burgers in de stilte; radiotoxische besmetting blijft onverbiddelijk, en de gevolgen onomkeerbaar zal zijn.
Japan, wat zal er van je worden, wat zal er van ons worden?
We weten maar we kunnen nog steeds niet toegeven, maar toch, wat andere keuze hebben we? Onze regeringen en corporate media bagatelliseren de ernstige gevolgen van een dergelijke nucleaire ramp, een enorme catastrofe die de rest van de menselijke geschiedenis zal beïnvloeden.
U staat voor een diepe historische crisis, Japan, weinig seismische land versierd met 54 kernreactoren die in waarheid nucleaire bommen. Als er een grote aardbeving waren om opnieuw voordoen, een nucleaire opslag zwembad instorting of een andere plant ontploft, het zou zeker het einde van u, zelfs meer dan het al is.
Oh Japan, zouden we nooit maak een ander Fukushima, waar dan ook, nooit meer. We zullen nooit overwinnen natuur, zelfs als we proberen uit alle macht. Het is een Megalo-maniak's droom om te denken dat de mensheid kan alles door wetenschappelijke vooruitgang te controleren.
We leven in de natuur en we kunnen niet overtreffen wat zij ons heeft gegeven. Het was een daad van menselijke trots te kijken zo hoog en kerncentrales te bouwen als een grote mythische meerval.
Het was niet "We werden ondersteund door kernenergie", maar "Wij, onwetende en gedisciplineerd, het is wij, die kernenergie ondersteund". En het was zeker niet "Atoms for Peace".
Voordat Fukushima, veel mensen zeiden dat we kerncentrales nodig zijn om onze economieën te redden. Maar de gezondheid van onze kinderen, Japan, verslechtert want we hebben ze gebouwd. Het is altijd het publiek en de kinderen die lijden in het einde. Maar de macht die IEDER VAN ONS kan een grote kracht worden, als we nu verenigen.
Het belangrijkste is het beschermen van de toekomst van onze kinderen, Japan kinderen, alle kinderen van de aarde.
Stop de stilte, stop kernenergie, overal op Aarde.
De wereld is nu niet het leven van de horror dat Japan geleidelijk ontdekken. Maar de Japanse burgers in opstand en samen met hen vragen wij het laatste oordeel van alle productie van kernenergie. De hele mensheid moeten worden wakker en bewust om dit te laten gebeuren!
Sakaido Hantai! Geen herstart! Ontmanteling van nu!
(Dank u voor het verzenden van dit bericht, van 13 oktober 2012, over de hele wereld, zodat morgen, niemand zal ooit nog zo'n mega-retro-ramp te leren kennen.)
 
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Grec
 
Ιαπωνία,
Για πολλά χρόνια ενέπνευσες τη Δύση, η οποία γοητεύτηκε από τη φιλοσοφία σου για το σεβασμό προς τους άλλους, τα τεχνολογικά σου επιτεύγματα και τις ομορφιές της φύσης σου.
Τον Αύγουστο του 1945 είδες ολόκληρες πόλεις κατεστραμμένες, άντρες γυναίκες και παιδιά να εξαφανίζονται, στο όνομα μιας νέας αλχημείας: τη διαίρεση του ατόμου, τον ακαριαίο αλλά και τον παρατεταμένο θάνατο.
Πιο πρόσφατα η οικονομική κρίση σε έπληξε σκληρά και οι τεχνολογικές αγορές γύρω σου κατέρρευσαν.
Ακόμη υπήρχαν τα χαρακτηριστικά σου: το μεγαλείο των ψηλών βουνών σου, το πράσινο της εξοχής σου, τόσο όμορφα δεμένα από τον Miyazaki, και οι φουτουριστικές πόλεις σου, που συνυπάρχουν ανάμεσα στο παλιό και το μοντέρνο.
Αγαπημένη χώρα, ξέρεις ...αλλά τόσο διακριτική, χρειάστηκε μια καταστροφή για να σε θυμηθεί ο κόσμος, στο Kobe το 1995, όταν επέστρεψες στην επικαιρότητα. Αλλά μ' αυτή την καταστροφή οι συνέπειες θα είναι πολύ διαφορετικές. Σε λίγα χρόνια θα μιλάμε για τη Φουκουσίμα, όπως μιλάμε σήμερα για το Chernobyl.
Αλλά πολύ περισσότερο λόγω της αδικίας και των ψεμάτων που αφορούν τους μολυσμένους από ραδιενέργεια, τους πεθαμένους και όσους πεθαίνουν.
Η Ιαπωνία, όταν χτυπήθηκε από την καταστροφή το Μάιο του 2011, απασχόλησε την επικαιρότητα με σοκαριστικές φωτογραφίες που πλήθαιναν μέρα με τη μέρα και μεγάλωναν το φόβο, αφού η Φουκουσίμα επλήγη με πάνω από 4.000 βόμβες Χιροσίμας κι ο άνεμος άπλωσε τη ραδιενέργεια πάνω σου και μέσα σου σαν ρεύμα αεριωθούμενου.
Τότε, σαν όλα να είχαν λυθεί για ακόμη μια φορά, ήσουν διακριτική όπως άλλωστε συνήθιζες.
Άλλες χώρες έχουν επιβάλει πλήρη σιωπή για τη συνεχιζόμενη κρίση στη Φουκουσίμα. Δεν είναι πια ζήτημα διεθνούς βοήθειας ή υποστήριξης...
Για να δηλητηριάσουν τη χώρα, έχουνε προτιμήσει το καυγά και τα εγώ τους σαν γελοίες μαριονέτες στη κούρσα τους για εξευτελισμό.
Ένα αντικείμενο όπου οι οικολόγοι έχουν αποτύχει να ασχοληθούν, προτιμώντας τα δικά τους εθνικά προβλήματα.
Θα ήταν άραγε πολύ κυνικό να περιμένουμε τα ΜΜΕ στις άλλες χώρες να χάσουν το ενδιαφέρον τους τόσο γρήγορα σε ένα γεγονός σαν αυτή την καταστροφή, σε Ευρώπη, Ινδία , Κίνα και Αμερική.
Να ξεχάσουν τόσο γρήγορα τα θύματά τους;
Ο εγωισμός κάνει τους ανθρώπους, απάνθρωπους.
Τι θα κάνουμε σχετικά μ' αυτό;
Για αυτούς που ζουν στην Ιαπωνία και για μερικούς από εμάς, που έχουμε ονειρευτεί να την ανακαλύψουμε, θα είναι ιδιαίτερα δύσκολο.
Και τώρα, 582 ημέρες μετά τη Φουκουσίμα, οι Ιαπώνες ταλαντεύεστε ολοένα και περισσότερο μεταξύ των παραδόξων σας.
Προσπαθείτε να επανέλθειτε σαν ανθισμένες κερασιές, και τα αηδόνια νανουρίζονται από το “γλυκό” άρωμα της ραδιενέργειας.
Τα παιδιά σου θα μάθουν να μετράνε σε microsieverts. Τα ποτάμια και τα ψάρια σου θα αναπτυχθούν με κύστες Becerel και θα εξελιχθούν σε καρκίνο.
Στο μεταξύ η χώρα υποχρεώνει τους υπηκόους της σε σιωπή.
Η ραδιοτοξική μόλυνση συνεχίζεται αδυσώπητη και οι συνέπειες θα είναι μη αναστρέψιμες.
Ιαπωνία, τι θα απογίνεις; Τι θα απογίνουμε όλοι;
Ξέρουμε, αλλά ακόμα δεν μπορούμε να το ομολογήσουμε. Τι άλλες επιλογές έχουμε;
Οι κυβερνήσεις μας και τα ελεγχόμενα ΜΜΕ, υποβαθμίζουν τις σημαντικές επιπτώσεις από μια τέτοια πυρηνική καταστροφή που θα επηρεάσει το υπόλοιπο της ανθρώπινης ιστορίας.
Αντιμετωπίζεις μια βαθιά ιστορική κρίση Ιαπωνία, μικρή σεισμική χώρα. Στολισμένη με 52 πυρηνικούς αντιδραστήρες που είναι πραγματικές πυρηνικές βόμβες.
Αν ένας μεγάλος σεισμός συμβεί ξανά, μια πυρηνική δεξαμενή καταρρεύσει ή μια άλλη εγκατάσταση εκραγεί, αυτό θα είναι σίγουρα το τέλος σου, αν κι αυτό έχει ήδη συμβεί.

Ιαπωνία, δεν θα έπρεπε ποτέ να δημιουργήσουμε ξανά μια Φουκουσίμα πουθενά.

Ποτέ δεν θα κατακτήσουν τη φύση όσο κι αν το προσπαθήσουν μερικοί.
Μόνο μεγαλομανείς σκέφτονται ότι μπορεί να ελέγξουν τα πάντα με την τεχνολογική εξέλιξη.
Ζούμε σε μια φύση και δεν μπορούμε να ξεπεράσουμε ότι μας έχει προσφερθεί.
Ήταν μια πράξη αλαζονείας να κοιτάνε τόσο ψηλά και να χτίζουν πυρηνικά εργοστάσια σαν τα τεράστια μυθικά γατόψαρα.
Δεν ήταν ότι “υποστηριζόμασταν από την πυρηνική ενέργεια”, αλλά ότι “εμείς οι εγωιστές και ανήθικοι, εμείς υποστηρίζουμε τη ραδιενέργεια”. Και σίγουρα δεν ήταν τα ραδιενεργά “άτομα με σκοπό την ειρήνη”.
Πριν τη Φουκουσίμα, πολλοί άνθρωποι είπαν ότι “χρειαζόμασταν τα εργοστάσια πυρηνικής ενέργειας για να σώσουμε τις οικονομίες μας”.
Αλλά η υγεία των παιδιών μας, Ιαπωνία, επιδεινώνεται επειδή έχουμε χτίσει αυτά τα εργοστάσια. Είναι πάντα ο κόσμος και τα παιδιά που υποφέρουν στο τέλος.
Όμως η δύναμη που έχει ο καθένας από εμάς, μπορεί να γίνει μια μεγάλη πίεση αν ενωθούμε τώρα.
Το σημαντικό είναι να προστατεύσεις το μέλλον των παιδιών της Ιαπωνίας και των παιδιών της Γης.
Σπάστε τη σιωπή τώρα, σταματήστε την πυρηνική ενέργεια οπουδήποτε στη Γη!
Ο κόσμος δεν ζεί τώρα τον τρόμο που η Ιαπωνία σταδιακά ανακαλύπτει, αλλά οι Ιάπωνες επαναστάτησαν και μαζί μ' αυτούς εμείς ζητάμε την τελική καταδίκη όλης της παραγωγής της πυρηνικής ενέργειας. Όλη η ανθρωπότητα πρέπει να ξυπνήσει και να αναλογιστεί τι συνέβη.
Όχι επανεκκίνηση ραδιενεργών εργοστασίων! Κατάργηση τώρα!
Ευχαριστώ που στείλατε αυτό το μήνυμά σας στις 13 Οκτωβρίου 2012 σε όλο τον κόσμο, οπότε αύριο κανείς ξανά να μην βιώσει τέτοια καταστροφή!
 
10
 
 
Finlandais
 
Oi Japani!
Monta vuotta olet kiehtonut länttä, jota kulttuurisi on innostanut: toisten kunnioittamisessa, teknologisessa kehityksessäsi, ja maisemiesi kauneudessa.
Elokuussa 1945 näit kokonaisia kaupunkeja tuhoutuneen; miehiä, naisia ja lapsia katosi uuden alkemian tieltä - halkaistun atomin ja äkillisen ja hitaasti etenevän kuoleman.
Myöhemmin talouskriisi iski, ja teknologian markkinat kaatuivat ympärilläsi.
Kuitenkin oli teidän ominaisuutenne: teidän kohoavien vuorienne sulo, maaseutunne vihreys, jota Miyazak kauniisti reunustaa, ja teidän futuristiset kaupunkinne, jotka vaihtelevat antiikin ja modernin välillä.
Rakas maa, tiedäthän ... mutta silti olet hillitty
Tarvittiin katastrofi maailmalle muistaa sinut Kobe, 1995, kun palasit otsikoihin.
Mutta tämän katastrofin, seuraukset ovat hyvin erilaiset. Muutaman vuoden kuluttua puhumme Fukushimasta kuin puhumme Tšernobylistä tänään, mutta vielä enemmän rikosten ja valheitten takia, jotka ympäröivät saastuneita, kuolleita ja kuolevia.
Japani, kun katastrofi iski maaliskuussa 2011, oli otsikoissa: järkyttävät kuvat, jotka paisuivat ja paisuivat lisääntyvällä kauhulla, kun Fukushima räjähti yli 4000:ää Hiroshiman pommia vastaten, ja tuuli levitti radioaktiivisuutta yllenne ja osaksi suihkuvirtausta.
Sitten, kuin kaikki olisi ratkaistu, vielä kerran sinusta tuli huomaamaton, koska se on sinun tapasi.
Muut maat ovat asettaneet täydellisen pimennon käynnissä olevaan Fukushiman kriisiin. Se ei ole enää kansainvälisen avun tai tuen kysymys ...
Maan myrkyttymisen suhteen olemme mieluummin kinastelevia ja naurettavia nukkeja kilpaillen paatoksella, aihe, johon ympäristönsuojelijat eivät ole osanneet tarttua asettaen etusijalle omat kansalliset ongelmansa.
Olisiko liian kyynistä odottaa median muissa maissa menettävän kiinnostuksensa näin pian, jos tällainen katastrofi sattuisi Euroopassa, Intiassa, Kiinassa tai Yhdysvalloissa; nähdä heidän uhriensa unohtuvan hetken kuluttua? Itsekkyys tekee ihmisistä pahoja.
Mitä aiomme tehdä asialle? Japanissa asuville ja niille meistä, jotka ovat unelmoineet löytävänsä sen, se tulee yhä vaikeammaksi.
Ja nyt 582 päivää Fukushimn jälkeen, olet kääntynyt vielä enemmän omiin paradokseihisi.
Yrität löytää kevään takaisin kirsikankukkineen ja satakielineen, jotka ovat tuudittuneet nukkumaan radioaktiivisuuden makeaan tuoksuun. Lapsesi oppivat laskemaan mikro-Sievertit. Joet ja kalat kostavat Becquerel-kystilla, jotka degeneroitunut syöväksi.
Samalla maasi pakottaa kansalaisiaan hiljaisuuteen; radioaktiivinen saastuminen jatkuu vääjäämättä, ja seuraukset ovat peruuttamattomia.
Japani, mitä tulee teistä, miten meidän käy?
Tiedämme, mutta emme voi vieläkään myöntää sitä - mitä muita vaihtoehtoja meillä on? Hallituksemme ja valtamedia vähättelevät ydinkatastrofin vakavia seurauksia, valtavan katastrofin, joka vaikuttaa ihmiskunnan tulevaan historiaan.
Kohtaat syvän historiallisen kriisin, Japani, pieni seisminen maa, jota koristaa 54 ydinreaktoria, jotka ovat todellisuudessa ydinpommeja. Jos suuri maanjäristys tapahtuisi uudestaan, ydinvoimavarastoaltaan romahdus, tai jos muussa laitoksessa räjähtää, se olisi varmasti loppusi, enemmän kuin se nyt on.
Oi Japani, meidän ei pitäisi koskaan luoda uutta Fukushimaa mihinkään. Emme koskaan valloita luontoa, vaikka yritämme kaikin voimin. On suuruudenhullu unelma ajatella, että ihmiskunta voi ohjata kaikkea tieteen edistyksellä.
Elämme luonnossa emmekä voi ylittää sitä mitä se on meille antanut. Oli ihmisen ylpeyttä kurottaa korkealle ja rakentaa ydinvoimaloita kuin suureksi myyttiseksi monniksi.
Ei ollut "Me tuimme ydinvoimaa," vaan "Me, tietämättöminä ja kurinalaisina olemme tukeneet ydinvoimaa". Ja varmasti ei ollut "Atomit rauhan palveluksessa".
Ennen Fukushimaa, monet sanoivat, että tarvitsemme ydinvoimalaitoksia taloudellisista säästösyistä. Mutta lastemme terveys, Japani, huononee, koska olemme luoneet ne. Kansa ja lapset kärsivät aina lopulta. Mutta voima, joksi jokainen meistä voi tulla, suuri voima, on jos nyt yhdistymme.
Tärkeintä on suojella lasten tulevaisuus, Japanin lasten, kaikkien maapallon lasten.
Lopeta hiljaisuus, lopeta ydinvoima, kaikkialla maapallolla.
Maailma ei nyt elä kauhua, jota Japani on vähitellen löytämässä. Mutta Japanin kansa kapinoi, ja yhdessä heidän kanssaan pyydämme lopullisen tuomion kaikkeen ydinvoiman tuotantoon. Koko ihmiskunnan on herättävä ja tultava tietoiseksi tästä.
Sakaido hantai! Ei uudelleenkäynnistyksiä! Purkakaa nyt!
(Kiitos tämän viestin lähettämisestä, päivätty 13 päivänä lokakuuta 2012, ympäri maailmaa, niin että huomenna kukaan ei ikinä kohtaa tällaista valtavaa tapahtunutta katastrofia.)
 
 

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Publié par Pierre Fetet - dans Que faire ?
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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 17:15
Photos
 
- Plaque d’acier recouvrant la piscine 4 (source) : depuis la mi-juin 2012, la piscine 4 est recouverte d’une structure métallique destinée à protéger le combustible nucléaire de toute chute accidentelle d’objets divers lors du démantèlement des murs de l’étage supérieur puis de la construction de la nouvelle structure. Sous cette couche d’acier qui est surélevée par rapport à la surface de la piscine, on distingue une bâche blanche. Mais ni la bâche, ni la structure en acier ne sauraient protéger la piscine des effets d’un séisme important...
 
couverture-metal-piscine4.jpg
 
 
 
- Nouvelle série de photos de Cryptome : le dégagement du couvercle de la cuve du réacteur de l’unité 4 de Fukushima Daiichi le 13 septembre 2012 et, pour comparaison, l’ouverture du réacteur de l’unité 4 de Fukushima Daini le 14 septembre 2012
 
couvercle
Retrait du couvercle de la cuve du réacteur 4 de Fukushima Daiichi
 
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Couvercle de la cuve du réacteur 4 de Fukushima Daiichi
 
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Vision large du réacteur 4 de Fukuqhima Daiini
 
couvercledaini2
Ouverture de la cuve du réacteur 4 de Fukushima Daini
 
reacteur4ouvertdaini140912
Cuve ouverte du réacteur 4 de Fukushima Daini
 
- Autres photos sur Fukushima Daiichi disponibles sur le site de Cryptome :
Liste des 28 séries sur Fukushima ici
 
 
- Cliché du bâtiment réacteur n°3
.
br3
 
 
- Piscine 3 en cours de déblaiement
 
.
sfp3
  
- Nettoyage de l'unité 3 : état des travaux vu depuis une grue (avant / après) 
 
sfp3avantaprès
 
 
33 élèves participent au tri des déchets
t02200165 0460034512200818875Le 8 septembre 2012, 33 élèves de Nikko Tochigi sont allés en visite dans la ville de Higashi Matsushima, préfecture de Miyagi (113 km de la centrale de Fukushima), pour aller travailler à trier les débris de la catastrophe. Le but était de les faire réfléchir à comment ils pouvaient contribuer à aider la région de la catastrophe. C'était la première tentative d'utilisation d'élèves pour les faire travailler sur les débris. Les élèves ont été pris en photo, souriants. Savaient-ils se qu’ils risquaient ? (source info) (source photo)
 
 
Albums
 
« Fragments de Fukushima » : des photographies de Kosuke Okahara
Accès à l’album : cliquer sur la photo
fragments
 
Jérémie Souteyrat, photographe qui vit au Japon depuis 2009, a réalisé plusieurs reportages photos sur Fukushima en 2011. Cliquez sur les photos pour accéder aux 3 albums.
.
- Fukushima : la zone d’évacuation (26 photos)
evacuationzone
 
-Fukushima : les réfugiés du nucléaire (25 photos)
réfugiés
 
-Fukushima : 6 mois après (17 photos)
6mois
 
 
Vidéo
 
Le typhon Jelawat, après être passé sur Tokyo, a atteint la centrale de Fukushima dans la nuit de dimanche à lundi 1er octobre 2012. Voici un enregistrement de la webcam. Le vent violent se dirigeait vers les terres. Impressionnant.

 
 
 
Evènement
 
Perte accidentelle d’une poutre métallique dans la piscine n°3 le 22 septembre 2012 : précisions avec l'article de Iori.
 
 
La poutrelle tombe dans la piscine : voir à partir de 3:20

 
 
 
 
Résumé de Michel Servant

 
 
Du combustible au bord de la piscine ?
Captures tirées d’une vidéo Tepco dans Fukushima Informations  .

 
 
 
Interview
 
Aizen Kaguya (du site Kibô Promesse) a réalisé une interview passionnante du photographe Frédérick Carnet dont je vous avais déjà parlé lors de son retour de Fukushima.
Voici un extrait de l’entretien, lié à la photo ci-dessous : « Une situation m’a beaucoup choqué. Un dimanche vers 13:00, je suis allé manger dans un fast-food bondé. De nombreux parents étaient en train se restaurer avec leurs enfants. Tous ces enfants, sans exception portaient un dosimètre autour du coup. En effet depuis la catastrophe nucléaire, les enfants de la préfecture de Fukushima sont les « cobayes » d’une étude épidémiologique qui a pour but de définir les conséquences des rayonnements à faibles doses sur la santé des enfants. Le cynisme ce jour là a atteint son paroxysme. Les parents de 3 enfants ont accepté que je les prenne en photo à la fin de leur repas. Je me trouvais face à ces 3 petits, dosimètre autour du coup, masque sur le visage…La photographie peut paraitre simple voir anodine. Je la considère comme étant la plus violente de mon livre. »
 
dosimetres
 
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