2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 20:25
Fukushima : lettre ouverte à Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU

Je relaie volontiers cet appel que vient de lancer Akio Matsumura, car il va tout à fait dans le sens de la pétition – lancée en juillet 2012 – qui recueille à ce jour plus de 18 000 signatures* et qui demande la création d’une équipe internationale indépendante des intérêts de Tepco pour gérer la catastrophe de Fukushima.

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Fukushima : il faut agir !

Lettre ouverte au Secrétaire général Ban Ki-moon

 

(Read below in English, German, Portuguese and Spanish)

 

 

30 avril 2013

 

Monsieur le Secrétaire Général,

 

Vous avez sans doute observé avec horreur et inquiétude la catastrophe qui a frappé Fukushima le 11 mars 2011. Quels effets cette nouvelle catastrophe nucléaire allait-elle avoir sur les relations interétatiques, surtout dans cette région d’Asie de l’Est dont vous êtes originaire ? Heureusement, semble t-il, les effets sont restés largement circonscrits aux îles du Japon et n’ont pas été aussi graves que ne s’y attendaient de nombreux experts. En quelques semaines, les articles se sont raréfiés, au point de quasiment disparaître des grands médias, ne laissant place qu’à des histoires personnelles présentant quelque héros ou quelque cas particulièrement tragique de la perte d’un être aimé.

 

Toutefois, la crise est loin d’être terminée. Aujourd’hui, dans le New York Times, Martin Fackler rapporte que de l’eau contaminée par la radioactivité fuit de partout et que le site est à nouveau en état d’urgence. Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse, a écrit l’an dernier une lettre qui a attiré l’attention internationale sur les milliers de barres de combustible usagé entreposées sur le site et sur le danger soulevé par leur vulnérabilité. Il a témoigné à plusieurs reprises devant le parlement japonais. Des experts internationaux, indépendants aussi bien que membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ont fait remarquer que les plans de la Compagnie d’électricité Tepco concernant l’enlèvement de ces barres et leur stockage dans un endroit plus sûr, mais provisoire, sont trop optimistes, pour ne pas dire irréalistes.

 

Les médias d’information ont fait un travail correct, quoiqu’un peu limité, pour présenter les nombreux problèmes posés par les barres de combustible. Le carburant radioactif doit être refroidi en permanence pour ne pas devenir dangereux ; le système électrique de fortune qui assure ce refroidissement est déjà plusieurs fois tombé en panne (une des pannes a duré plus de 24 heures), sans raison particulière ou parce qu’il avait été endommagé par des rats affamés. À la centrale de Fukushima Daiichi, le mécanisme qui fait la différence entre l’état de sûreté et l’incendie est, pour le moins, précaire. (De plus, comme beaucoup de gens l’ont compris depuis le début, TEPCO espère s’exonérer de ses responsabilités : premièrement pour ce qui est de la sûreté et de la maintenance du site ; deuxièmement pour éviter de payer ce qu’il doit au Japon.)

 

On ne peut que spéculer sur l’ampleur des conséquences que provoquerait un incendie du combustible usagé. Mais il est indéniable qu’une fois l’incendie déclenché (suite à un manque d’eau de refroidissement ou à une inondation due à un séisme), le scénario même le moins grave causerait une catastrophe mondiale sans précédent. Parmi les conséquences possibles, il faudrait envisager l’évacuation des 35 millions de Tokyoïtes et la contamination des cultures alimentaires américaines. De telles projections ne relèvent pas du domaine du fantastique, mais sont des prévisions tout à fait raisonnables, et même prudentes.

 

De façon inimaginable, mais hélas trop courante, la situation continue à être reléguée dans les dernières pages de nos journaux, ce qui permet à nos dirigeants de ne pas la voir comme une priorité. Cela me rappelle notre façon dont nous réfléchissons au niveau international aux solutions à apporter au changement climatique. Cela fait des dizaines d’années que je participe à ces discussions, d’abord au sein des Nations Unies, puis en tant que secrétaire-général du Sommet des parlementaires pour la planète Terre à Rio de Janeiro : nous sommes confrontés à un problème latent mais très grave que nous sommes probablement capables de résoudre, mais nous n’avons pas la résolution ni la volonté politique de le faire. Comme vous le savez, nous sommes passés à côté d’un accord efficace sur le changement climatique.

 

Par comparaison avec le changement climatique, la question des barres de combustible irradié à Fukushima est à la fois plus facile à résoudre et plus urgente. N’importe quel Japonais peut vous dire que le Japon subira un nouveau séisme important dans les dix années à venir. Autrement dit, la situation doit être résolue rapidement.

 

Cependant, même si elle peut être résolue, cette question requiert une attention constante et des acteurs compétents et bien financés. Mais alors, qui pourrait s’en charger ? L’Agence internationale de l’énergie atomique a reconnu la semaine dernière qu’il faudrait à TEPCO plus de 40 ans pour sécuriser les barres de combustible irradié dans des conteneurs de stockage plus appropriés. TEPCO refuse déjà de payer au Japon les milliards de yens dépensés pour la décontamination et ne dispose ni de la technologie ni des moyens nécessaires pour mener cette tâche de façon compétente et sans délai. Et pourtant, jusqu’à présent, le gouvernement japonais ne s’est adressé qu’à TEPCO.

 

Avec leur supériorité technologique, leur argent et leurs qualités de leaders, les États-Unis sont le choix le plus évident hors Japon [pour mener cette tâche à bien]. Peu de temps après la catastrophe, le ministère de la Défense américain a proposé son aide au Japon, mais les Japonais ont refusé. Reste à savoir si cette porte est définitivement fermée. Ce ne serait d’ailleurs pas une aide désintéressée, car les États-Unis ne sont pas à l’abri du danger si un incendie venait à se déclarer dans une des piscines. Les habitants des États de Californie, de l’Oregon et de Washington ont déjà reçu une bonne dose de radiation. Il est improbable que les États-Unis se lancent dans une action, sauf peut-être le sénateur de l’État de Washington, Ron Wyden. Les sénateurs et les députés américains continuent à faire la preuve de leur impuissance chez eux et à l’étranger.

 

Je plaide depuis longtemps pour la mise en place d’une équipe internationale d’experts indépendants qui examineraient la situation. Les Nations unies constituent une instance adéquate pour rassembler et élaborer cette équipe. L’AIEA, toutefois, ne devrait pas se charger de la tâche.

 

La mission de l’AIEA en effet est de promouvoir l’usage pacifique de l’énergie nucléaire. Les inquiétudes relatives à la prolifération n’ont pas cours ici et la catastrophe a sans aucun doute remis en question (une fois de plus) la signification de l’usage pacifique de l’atome et le bien-fondé de la promotion même de l’énergie nucléaire. L’agence a récemment appelé à améliorer la sécurité à Fukushima, mais la ligne officielle, aussi inacceptable et impossible que cela puisse sembler, reste de confier la procédure à TEPCO.

 

Nous ne sommes pas seulement en train d’attendre une catastrophe encore plus sévère ; nous en avons déjà une qui se déroule sous nos yeux. Les conséquences sanitaires de la radioactivité déjà émise sont graves : malgré ce que nous racontent la plupart des médias, nous allons être confrontés à une forte hausse des cancers de la thyroïde et d’autres formes de cancers au Japon dans quatre à cinq ans. Des malformations congénitales vont très probablement se produire. Les rapports prématurés de certaines agences de l’ONU et la presse dans son ensemble ont été irresponsables. N’avons-nous aucune notion de ce que signifie le « principe de précaution » ? Ces conséquences latentes vont ravager les jeunes générations japonaises dans les dix années à venir.

 

Notre aveuglement, au Japon et dans le reste du monde, est absolument tragique. Une petite lueur d’espoir a été apportée par le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à la santé, Anand Grover, suite à sa mission d’enquête au Japon l’an dernier. J’espère que vous soutiendrez ses conclusions et que vous leur assurerez une large circulation.

 

Nous n’avons déjà que trop attendu, comme avec le changement climatique, pour agir au niveau international afin d’aider Fukushima. Aujourd’hui il est clair que nous ne pouvons pas laisser le Japon s’occuper [seul] d’un problème qui peut tous nous affecter.

 

Monsieur Ban Ki-moon, je vous supplie d’utiliser la position unique qui est la vôtre à la tête des Nations unies pour galvaniser la volonté politique et organiser une équipe d’évaluation indépendante de scientifiques et d’ingénieurs pour trouver une solution au problème des barres de combustible irradié de Fukushima, avant que nous ne soyons obligés de gérer les émissions radioactives d’une nouvelle catastrophe. Le Japon et le monde ne devraient pas avoir à souffrir encore davantage parce que nous avons choisi d’attendre.

 

Avec l’assurance de ma considération,

 

Akio Matsumura


- Ancien conseiller spécial, Programme des Nations Unies pour le développement
- Fondateur et secrétaire-général du Global Forum of Spiritual and Parliamentary Leaders for Human Survival [Forum mondial des dirigeants spirituels et parlementaires pour la survie de l’humanité]
- Secrétaire-général du Sommet des parlementaires pour la planète Terre à Rio de Janeiro en 1992

 

(traduction française : Fukushima-is-still-news)

 

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Take Action at Fukushima:

An Open Letter to Secretary General Ban Ki-moon

 

April 30, 2013

 

Dear Secretary General Ban Ki-moon:

 

You no doubt observed the Fukushima disaster on March 11, 2011, with terror and worry: what would another nuclear disaster mean for state relations, especially in your home region of East Asia? Fortunately, it seemed, the effects were largely kept to Japan’s islands and were less than many experts anticipated. Within weeks the stories dissipated if not disappeared from the major media outlets, only to be resurrected with personal interest stories of a hero or an especially tragic case of a lost loved one.

 

But the crisis is not over. Today, Martin Fackler reported in the New York Times that radioactively polluted water is leaking out of the plants and that the site is in a new state of emergency. Mitsuhei Murata, Japan’s former ambassador to Switzerland, wrote a letter last year that brought international attention to the thousands of radioactive spent fuel rods at the site and the danger their vulnerability presents; he has testified to this several times before Japan’s parliament. International experts, independent and of the International Atomic Energy Agency, have commented that the Tokyo Electric Power Company’s plans for the removal of the rods from the site and their storage in a safer, if still temporary, location are optimistic if not unrealistic.

 

The news media has done an adequate if meager job of reporting the many issues the fuel rods present. The radioactive fuel must be continuously cooled in order to stay safe; the improvised electric system that maintains this cooling has failed several times, once for more than 24 hours, both on its own and because of hungry rats. The mechanism that stands between safety and a fire at the Fukushima Daiichi plant is, to say the least, precarious. (And, as has been clear to many since the beginning, TEPCO hope to shirk its responsibility: first, in its safety and maintenance of the site; second, in paying its costs to Japan.)

 

One can only speculate to the extent of the consequences of a spent fuel fire, but, unarguably, once a fire ignites (from lack of cooling water or from an earthquake-caused spill), even the best case scenario would be an unprecedented global disaster. Possible consequences are the evacuation of Tokyo’s 35 million people, permanent disuse of Japan’s land, and poisoned food crops in the United States. These are not fantastic projections, but reasonable, if not conservative, expectations.

 

Yet, unimaginably but all too familiarly, the situation is still relegated to the back pages of our papers, and thus to the back of our leaders’ minds. This reminds me of our international approach to solving climate change, which I have partaken in for decades, first in the United Nations and then as the Secretary General of the Parliamentary Earth Summit in Rio de Janeiro: we have a latent but very serious issue that we can likely fix but lack the resolve and political will to do so. As you well know, a successful climate change agreement has eluded us.

 

In comparison with climate change, however, the radioactive fuel rod issue at Fukushima is both easier to solve and more urgent. Any Japanese can tell you another serious earthquake will hit Japan well inside the next decade. That is to say, this situation must be resolved quickly.

 

Still, even if possible to solve, the issue needs constant attention and competent and well funded actors. So who might take charge? The International Atomic Energy Agency said last week that it will take TEPCO 40 years to secure the radioactive fuel rods in more appropriate storage containers. TEPCO is already refusing to pay Japan billions of Yen in cleanup costs, and does not have the technology or wherewithal to perform the task competently and expediently. Yet, so far the Japanese government has only looked to TEPCO.

 

The next obvious choice outside Japan is the United States, for their technological superiority, money, and leadership. Early after the accident, the U.S. Department of Defense offered assistance to Japan, but the Japanese denied their help. It remains to be seen whether that door has permanently closed. This would not be a benevolent action: the U.S. sits in harm’s way in the case of a fuel pool fire; residents of California, Oregon, and Washington have already received much radiation. U.S.-led action, except perhaps by Oregon Senator Ron Wyden, is unlikely: U.S. senators and representatives continues to demonstrate their impotence at home or abroad.

 

I have long been advocating for an international team of independent experts to investigate the situation. The United Nations is one appropriate body to assemble and deliver such a team. The IAEA, however, should not take on the responsibility.

 

The IAEA’s mission is to promote the peaceful use of nuclear energy. Concerns of proliferation are not applicable here, and the disaster itself has certainly called into question (again) what the peaceful use of nuclear energy means and whether it should be promoted. While the agency has recently urged safety improvements at Fukushima, the official line of thinking is still, incorrectly and impossibly, to use TEPCO to carry out the process.

 

We are not only waiting for a bigger disaster. One is already unfolding before us. The health consequences of the released radiation are large: despite what major news outlets are reporting, we will see a significant jump in thyroid and other cancers in Japan in four to five years. Congenital malformations will likely begin to appear. The premature reporting of some UN agencies and the press at large has been irresponsible: do we have no notion of what “precaution” means? These latent effects will cripple much of Japan’s young population within the decade.


Our myopia, in Japan and internationally, is tragic. One bright spot was the UN Special Rapporteur Anand Grover’s fact-finding mission in Japan last year; I hope you back his findings and circulate them widely.

 

We have already waited too long, as we did for climate change, to take international action on Fukushima. But now it is clear that we cannot allow Japan to take care of an issue that could affect all of us.

 

Secretary General Ban Ki-moon, I urge you to use your unique position as the head of the United Nations to galvanize political will and organize an independent assessment team of international scientists and engineers to solve the Fukushima radioactive spent fuel rod issue before we are forced to reckon with the fallout of another disaster. Japan and the world should not have to suffer more because we choose to wait.

 

Yours truly,

 

Akio Matsumura

 

-Former Special Advisor to the United Nations Development Program
-Founder and Secretary General of the Global Forum of Spiritual and Parliamentary Leaders for Human Survival
-Secretary General of the 1992 Parliamentary Earth Summit Conference in Rio de Janeiro

 

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Ergreifen Sie die Initiative in Fukushima –

Ein Offener Brief an Generalsekretär Ban Ki-moon

 

30. April 2013

 

Sehr geehrter Generalsekretär Ban Ki-moon!

 

Zweifellos haben Sie die Fukushima-Katastrophe vom 11. März 2011 mit Schrecken und Sorge verfolgt: Was würde ein weiteres Desaster für die Beziehungen zwischen den Staaten, besonders in ihrer Heimatregion Ostasien, bedeuten? Glücklicherweise – so schien es – beschränkten sich die Auswirkungen hauptsächlich auf die japanische Insel und schienen geringer, als viele Experten vorausgesagt haben. Innerhalb von ein paar Wochen wurde in den großen Medien immer weniger von dieser Angelegenheit berichtet –  enn sie nicht sogar verschwand –, nur um als Irgendjemandes persönliche Heldengeschichte  der als besonders tragischer Verlust eines geliebten Menschen wieder aufzutauchen.

 

Aber diese Krise ist nicht vorbei. Heute berichtete Martin Fackler in der New York Times, dass radioaktiv verseuchtes Wasser aus den Reaktoren austritt und dass die Anlage in einer neuen Notsituation steckt. Mitsuhei Murata, Japans ehemaliger Botschafter in der Schweiz, hat im vergangenen Jahr einen Brief geschrieben, der die internationale Aufmerksamkeit auf die abertausende von radioaktiven Brennelementen in der Anlage lenkte und auf die Gefahr, die von deren Schadensanfälligkeit ausgeht. Zuvor hatte er im Parlament schon mehrmals darauf hingewiesen. Internationale Experten, unabhängige und solche der Internationalen Atom Energie Organisation haben die Pläne der Tokio Elektrik Energiegesellschaft zur Auslagerung  der Brennelemente an einen vorläufig sichereren Ort als optimistisch, wenn nicht gar als unrealistisch eingeschätzt.

 

Die Nachrichtenmedien haben bei der Berichterstattung über die derzeitigen Probleme mit den Brennelementen eine adäquate, wenn auch dürftige Arbeit geleistet. Die radioaktiven Brennelemente müssen ununterbrochen gekühlt werden, damit sie sicher bleiben. Die improvisierte Stromversorgung, die diese Kühlung aufrecht erhält, hat etliche Male versagt, einmal sogar länger als 24 Stunden: entweder wegen Eigenfehlern oder wegen hungriger Ratten. Der Schritt von der Sicherheit zu einem Feuer in der Anlage von Fukushima Daiichi steht, ist gelinde gesagt, gefährlich klein. (Und wie schon vielen von Anfang an klar war, hofft TEPCO sich vor der Verantwortung drücken zu können: erstens bei der Sicherheit und Instandhaltung der Anlage, zweitens bei der Rückerstattung der Kosten an Japan.)

 

Über das Ausmaß der Folgen im Falle eines Brennelemente-Brands kann nur spekuliert werden, aber außer Streit steht, dass bei einem solchen Brand (durch das Fehlen von Kühlwasser oder durch einen Schaden, der durch ein Erdbeben verursacht wird) das beste anzunehmende Szenario eine beispiellose globale Katastrophe wäre. Die möglichen Folgen wären die Evakuierung von den 35 Millionen Menschen aus Tokio, eine bleibende Unbrauchbarkeit des Bodens in Japan und ein verseuchter Nahrungsmittelanbau in den Vereinigten Staaten. Das sind keine fantastischen Prognosen, sondern begründete Erwartungen, die man als vorsichtigzurückhaltend sehen kann.

 

Geradezu untragbar, aber leider allzu wahr, ist, dass diese Situation auf die letzten Seiten der Zeitungen und damit auch aus den Köpfen unserer Regierungsverantwortlichen verbannt ist. Es erinnert mich an unsere internationale Annäherung bei der Lösung des Klimawandels, an der ich über Jahrzehnte teilgenommen habe, erst bei den Vereinten Nationen und dann als Generalsekretär des Parlamentarischen Weltgipfels in Rio de Janeiro: wir haben ein latentes und sehr ernstes Problem, das wir wahrscheinlich lösen könnten, wozu aber Entschlossenheit und politischer Wille fehlen. Wie wir wissen, ist es nie zu einem wirklichen Abkommen beim Klimawandel gekommen.

 

Allerdings ist im Vergleich zum Klimawandel das Problem der radioaktiven Brennelemente in Fukushima leichter zu lösen, aber auch dringlicher. Jeder Japaner wird ihnen erzählen, dass in den nächsten Jahrzehnten ein schweres Erdbeben Japan treffen wird. Das bedeutet, dass die Situation schnell gelöst werden muss.

 

Dennoch, selbst wenn das Problem lösbar ist, braucht es ständige Aufmerksamkeit und kompetente und gut ausgerüstete Akteure. Wer könnte die Verantwortung übernehmen? Die Internationale Atomaufsichtsbehörde ließ letzte Woche verlautbaren, dass TEPCO 40 Jahre brauchen werde, um die radioaktiven Brennelemente in geeigneten Lagerbehältern zu sichern. TEPCO weigert sich bereits, Milliarden Yen an Kosten für die Aufräumarbeiten zu zahlen und verfügt weder über die Technologie noch die finanziellen Mittel, um der Aufgabe kompetent und zweckmäßig nachkommen zu können. Bis jetzt hat die japanische Regierung nur auf TEPCO geschaut.

 

Die naheliegende Wahl außerhalb Japans sind die Vereinigten Staaten auf Grund ihrer technologischen Übermacht, Finanzstärke und Führungsrolle. Kurz nach dem Unfall bot das US Verteidigungsministerium Japan seine Unterstützung an, aber die Japaner lehnte die Hilfe ab. Es scheint, als sei diese Tür für immer zugeschlagen. Sie [die USA] tun sich damit aber keinen Gefallen: Bei einem Brand im Lagerbecken für Brennelemente sind die USA unmittelbar betroffen, in Kalifornien, Oregon und Washington haben die Bewohner bereits sehr viel Radioaktivität abbekommen. Eine von den USA angeführte Aktion – ausgenommen vielleicht unter Oregons Senator Ron Wyden – ist unwahrscheinlich, US-Senatoren und Abgeordnete demonstrieren weiterhin zu Hause und anderswo ihre Unfähigkeit.

 

Ich spreche mich schon lange für ein internationales Expertenteam aus, das die Situation untersuchen sollte. Die Vereinten Nationen ist eine der geeigneten Körperschaften, um ein solches Team zusammenzustellen und auszusenden. Die IAEA hingegen sollte nicht in der Verantwortung stehen.

 

Die Aufgabe der IAEA ist es, die friedliche Nutzung der Atomenergie voranzutreiben. Die Gefahr einer Weiterverbreitung ist hier nicht gegeben und das Desaster selbst wirft (wieder einmal) die Frage auf, was denn die friedliche Nutzung der Atomenergie bedeutet und ob sie weiter vorangetrieben werden soll. Auch wenn die IAEA schon mal Sicherheitsprüfungen in Fukushima gefordert hat, so zielt ihre offizielle Linie darauf ab – was falsch und unerklärlich ist –, dass TEPCO weiter am Ruder bleibt.

 

Wir legen keinen Wert darauf, auf ein noch größeres Desaster warten zu müssen. Eines liegt bereits offenkundig am Tisch. Die gesundheitlichen Folgen der freigesetzten Strahlung sind groß: Ungeachtet dessen, was in den großen Nachrichtenmedien berichtet wird, haben wir in Japan in den nächsten vier bis fünf Jahren einen signifikanten Anstieg bei Schilddrüsenkrebs und anderen Krebsarten zu erwarten. Gleichzeitig werden angeborene  issbildungen in Erscheinung treten. Die voreilige Berichterstattung einiger UN-Abteilungen und der Presse sind im Großen und Ganzen unverantwortlich: Haben wir keine Ahnung, was „Vorsorge“ eigentlich ist? Diese dauernde Einwirkung wird einen Großteil der japanischen Jugend in den nächsten Jahrzehnten zu Krüppeln machen.

 

Unsere Kurzsichtigkeit – in Japan und auch international – ist tragisch. Eine Ausnahme war in diesem Zusammenhang die Erkundungsmission des UN-Sonderbeauftragten Anand Grover im letzten Jahr. Ich hoffe, Sie kennen seine Untersuchungsergebnisse und machen diese weithin bekannt.

 

Wir haben bereits zu lange auf eine internationale Aktion in Fukushima gewartet – wie beim Klimawandel. Mittlerweile ist klar geworden, dass wir es Japan nicht zugestehen können, alleine eine Angelegenheit in der Hand zu haben, die uns alle betreffen kann.

 

Herr Generalsekretär Ban Ki-moon, ich fordere Sie auf, Ihre einzigartige Stellung als Leiter der Vereinten Nationen dafür einzusetzen, dass der notwendige politische Wille entsteht und eine unabhängige Untersuchungskommission aus internationalen Wissenschaftlern und Technikern eingerichtet wird, damit die Angelegenheit mit den abgebrannten Brennelementen in Fukushima angegangen wird, bevor wir gezwungen sind, mit dem Fallout des nächsten Desasters rechnen zu müssen. Japan und die Welt sollen nicht deswegen stärker leiden müssen, nur weil wir uns auf das Warten verlegt haben.

 

Hochachtungsvoll

 

Akio Matsumura

 

• Ehemaliger Sonderberater beim UN-Entwicklungsprogramm

• Gründer und Sekretär des Globalen Forums Geistiger und Parlamentarischer Führungspersönlichkeiten für das Überleben der Menschheit

• Generalsekretär des Parlamentarischen Weltgipfels von Rio de Janeiro von 1992

 

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Prezado Secretário-Geral Ban Ki-moon:

 

May 2, 2013

 

Prezado Secretário-Geral Ban Ki-moon:

 

Sem dúvida alguma, você assistiu com terror e preocupação ao desastre de Fukushima no dia 11 de março de 2011: o que outro desastre nuclear significa para a relação entre Estados, em especial na sua região natal da Ásia oriental? Felizmente, ao que parece, grande parte dos efeitos se mantiveram nas ilhas japonesas, e foram menores que os previstos por especialistas. Em semanas, as histórias se dissiparam ou mesmo desapareceram dos principais meios de comunicação, e só foram resgatadas com histórias individuais de heróis ou aquelas especialmente trágicas da perda de um ente querido.

 

Mas crise não acabou. Hoje, Martin Fackler relatou no New York Times que água radioativamente poluída está vazando das usinas e que o local está num novo estado de emergência. Mitsuhei Murata, ex-embaixador do Japão na Suíça, escreveu uma carta no ano passado que trouxe a atenção internacional às milhares de barras de combustível radioativo que estão no local, e ao perigo que sua vulnerabilidade representa; ele testemunhou isso diversas vezes ao parlamento japonês. Especialistas internacionais, independentes e da Agência Internacional de Energia Atômica, comentaram que os planos da Companhia Elétrica de Tóquio para a remoção das barras do local e seu armazenamento em um local mais seguro, mesmo que temporariamente, são otimistas ou mesmo irrealistas.

 

A mídia tem feito um trabalho minimamente adequado em relatar os muitos problemas que tais barras de combustível representam. O combustível radioativo precisa ser constantemente resfriado para manter-se seguro; o sistema elétrico improvisado para fazer esta refrigeração já falhou algumas vezes, em uma ocasião por mais de 24 horas, tanto por conta própria como por conta de ratos famintos. O mecanismo que se mantém entre a segurança e um incêndio na usina de Fukushima Daiichi é, no mínimo, precário. (E, como já é evidente para muitos desde o início, a Companhia Elétrica de Tóquio espera reduzir suas responsabilidades: primeiramente, na segurança e manutenção; em segundo lugar, em pagar seus custos ao Japão.)

 

Só é possível fazer especulações sobre a dimensão das consequências de um incêndio desde combustível. Porém, é certo que, uma vez iniciando o incêndio (por falta de água para refrigeração ou por derramamento causado por um terremoto), mesmo o melhor dos cenários seria um desastre global sem precedentes. Algumas das possíveis consequências são: a evacuação dos 35 milhões de habitantes de Tóquio, o desuso permanente da terra no Japão, e a contaminação das lavouras alimentícias nos Estados Unidos. Estas não são projeções mirabolantes, porém expectativas razoáveis, se não conservadoras.

 

Ainda assim, inimaginável, porém familiar, esta situação ainda é renegada às últimas páginas dos nossos jornais, e, portanto, para o fundo da mente de nossos líderes. Isso me lembra a nossa abordagem internacional para lidar com as mudanças climáticas, da qual fiz parte por décadas, primeiro nas Nações Unidas e depois como Secretário Geral do Parlamento da Cúpula da Terra no Rio de Janeiro: nós temos um latente, porém sério problema que nós provavelmente podemos resolver, mas nos falta vontade política para fazê-lo. Como vocês todos sabem bem, um acordo bem sucedido para as mudanças climáticas tem nos iludido.

 

Em comparação com mudanças climáticas, porém, a questão das barras de combustível radioativo em Fukushima é tanto mais fácil de resolver como mais urgente. Qualquer japonês pode te dizer que outro terremoto sério irá incidir sobre o país na próxima década. Ou seja, a situação precisa ser resolvida rapidamente.

 

Apesar disso, mesmo que possível de resolver, a questão demanda atenção constante e competente, além de atores com muitos recursos. Então, quem se habilita? A Agência Internacional de Energia Atômica disse na semana passada que seriam necessários 40 anos para a Companhia Elétrica de Tóquio assegurar o armazenamento adequado das barras de combustível. A empresa já está recusando pagar bilhões de Yens em custos de limpeza, e não possui a tecnologia nem os recursos para realizar esta tarefa com competência. Enquanto isso, o governo japonês apenas observa.

 

Fora do Japão, a escolha óbvia são os Estados Unidos, por sua superioridade tecnológica, recursos, e liderança. Logo após o acidente, o Departamento de Defesa americano ofereceu apoio ao Japão, mas os japoneses negaram. Ainda não se sabe se esta via de ajuda ainda existe. Esta não seria uma ação benevolente: os EUA se encontram no caminho dos danos e estragos no caso de um incêndio envolvendo os combustíveis citados; habitantes da California, Oregon e Washington já receberam muita radiação. Uma ação liderada pelo EUA, com exceção apenas do Senador do Oregon Ron Wyden, é improvável: Senadores americanos continuam a demonstrar sua impotência dentro e fora do país.

 

Eu tenho insistido há tempos por um time internacional de especialistas independentes para investigar a situação. As Nações Unidas são um corpo apropriado para montar e enviar tal time. A Agência Internacional de Energia Atômica (AIEA), por outro lado, não deveria tomar a responsabilidade.

 

A missão da AIEA é promover o uso pacífico da energia nuclear. Preocupações com proliferação não são aplicáveis aqui, e o desastre certamente chamou a atenção (novamente) para o que significa o uso pacífico da energia nuclear e se ela deve ou não ser promovida. Enquanto a agência tem recentemente insistido em melhorias na segurança em Fukushima, a mentalidade oficial ainda é, incorretamente e impossivelmente, de usar a Companhia Elétrica de Tóquio para realizar o processo.

 

Não estamos esperando apenas por um grande desastre. Um já está se formando bem à nossa frente. As consequências à vida da radiação liberada são grandes: ao contrário do que tem sido divulgado pelos principais meios de comunicação, nós iremos ver um salto significativo em casos de câncer da tireoide e de outros tipos em quatro ou cinco anos. Más formações congênitas provavelmente irão começar a aparecer. Aquilo que as agências da ONU e a imprensa têm relatado prematuramente é irresponsável: será que não temos noção do que “prematuro” significa? Esses efeitos latentes irão danificar parte da população jovem japonesa ainda nesta década.

 

Nossa miopia, no Japão e internacionalmente, é trágica. Um ponto brilhante foi do Relator Especial da ONU Anand Grover, em sua missão em busca de informações no Japão, no ano passado; eu espero que vocês apoiem suas informações e as compartilhe amplamente.

 

Nós já esperamos por muito tempo, como fizemos para as mudanças climáticas, para que ações sejam tomadas em Fukushima. Mas agora está claro que não podemos deixar que o Japão tome conta de uma questão que pode afetar a todos nós.

 

Secretário-Geral Ban Ki-moon, eu insisto que você utilize sua exclusiva posição de líder das Nações Unidas para ampliar a vontade política e organizar um time independente de investigação com cientistas e engenheiros internacionais para resolver a questão das barras de combustível radioativo de Fukushima, antes que sejamos forçados a conviver com os efeitos radioativos de outro desastre. O Japão e o mundo não deve sofrer mais devido à nossa escolha por esperar.

 

Honestamente,

 

Akio Matsumura


-Ex-Conselheiro Especial para o Programa de Desenvolvimento das Nações Unidas (UNDP)
-Fundador e Secretário-Geral do Fórum Global de Líderes Espirituais e Parlamentares pela Sobrevivência Humana
-Secretário-Geral da Conferência da Cúpula da Terra no Rio de Janeiro, em 1992

 

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Tomemos acción en Fukushima: carta abierta para el Secretario General Ban Ki-moon.

 

Estimado Secretario General Ban Ki-moon:

Sin duda usted observó el desastre en Fukushima ocurrido el 11 de marzo de 2011, con terror y preocupación: ¿Qué implicaciones tendría otro desastre nuclear en las relaciones interestatales, especialmente en su región de origen en el Este de Asia? Afortunadamente, al parecer, los efectos se mantuvieron en gran medida a las islas de Japón y fueron menos de lo que muchos expertos esperaban. En cuestión de semanas las historias se disiparon, si bien no desaparecieron de los principales medios de comunicación, sólo fueron resucitadas historias de interés personal sobre un héroe o un caso especialmente trágico sobre la pérdida de un ser querido.

Pero la crisis no se ha terminado. Hoy, Martin Fackler reportó en el New York Times que agua contaminada radioactivamente se está escapando de las plantas y que el sitio se encuentra en un nuevo estado de emergencia. Mitsuhei Murata, el ex embajador de Japón en Suiza, escribió una carta el año pasado, que atrajo la atención internacional hacia las miles de barras de combustible radiactivo gastadas en el lugar y el peligro que su vulnerabilidad presenta; él ha dado testimonio de esto varias veces antes de que el parlamento de Japón. Expertos internacionales, independientes y de la Agencia Internacional de la Energía Atómica, han comentado que los planes de la Tokyo Electric Power Company para la eliminación de las barras del lugar y su almacenamiento en un lugar más seguro, aunque todavía provisional, la ubicación es optimista y poco realista.

Los medios de comunicación han hecho un trabajo muy magro de informar sobre los diversos temas que las barras de combustible presentan. El combustible radiactivo debe ser enfriado continuamente con el fin de mantener la seguridad; el sistema eléctrico improvisado que mantiene la refrigeración ha fallado varias veces, por lo menos una vez por cada 24 horas, tanto por cuenta propia como por consecuencia de las ratas hambrientas. El mecanismo que se interpone entre la seguridad y un incendio en la planta de Fukushima Daiichi es, por decir lo menos, precario. (Y, como ha quedado claro para muchos desde el principio, TEPCO busca esperanzadamente eludir su responsabilidad: en primer lugar, en la seguridad y mantenimiento del sitio, en segundo lugar, en el pago de su costo a Japón)

Solamente se puede especular el alcance de las consecuencias que un incendio de este combustible gastado pueda causar, pero, indiscutiblemente, una vez que iniciara el fuego (por falta de agua de enfriamiento o por el derrame provocado por un terremoto), incluso en el mejor de los casos sería una catástrofe mundial sin precedentes. Las posibles consecuencias son la evacuación de 35 millones de habitantes de Tokio, el desuso permanente de la tierra de Japón, y el envenenamiento de los cultivos de alimentos en los Estados Unidos. Estas no son proyecciones fantásticas, son razonablemente expectativas conservadoras.

Aunque increíblemente pero con demasiada familiaridad, la situación sigue siendo relegada a las últimas páginas de los periódicos, y por lo tanto a la parte posterior de las mentes de nuestros líderes. Esto me recuerda a nuestro enfoque internacional para resolver el cambio climático, en el cual he participado durante décadas, primero en las Naciones Unidas y después como Secretario General de la Cumbre parlamentaria de la Tierra efectuada en Río de Janeiro: tenemos un problema latente pero muy grave que probablemente podemos arreglar, pero carecen de la determinación y la voluntad política para hacerlo. Como usted bien sabe, un exitoso acuerdo sobre el cambio climático nos ha eludido.

En comparación con el cambio climático, sin embargo, la cuestión de las barras de combustible radiactivo de Fukushima es a la vez más fácil de resolver y más urgente. Cualquier japonés puede afirmar que otro terremoto grave golpeará Japón dentro de la próxima década. Es decir, esta situación debe ser resuelta rápidamente.

Sin embargo, incluso si es posible de resolver, la cuestión requiere una atención constante y de actores competentes y bien financiados. Entonces, ¿quién podría hacerse cargo? La Agencia Internacional de Energía Atómica dijo la semana pasada que a TEPCO le llevará por lo menos 40 años para asegurar las barras de combustible radiactivo en contenedores de almacenamiento más adecuados. TEPCO ya se niega a pagar a Japón miles de millones de yenes en costos de limpieza, y no tiene la tecnología o medios para realizar la tarea de manera competente y convenientemente. Y a pesar de ello, hasta ahora el gobierno japonés sólo ha recurrido a TEPCO.

La siguiente opción obvia fuera de Japón es Estados Unidos, por su superioridad tecnológica, el financiamiento, y el liderazgo. Inmediatamente después del accidente, el Departamento de Defensa de EE.UU., ofreció asistencia a Japón, pero los japoneses reusaron su ayuda. Queda por ver si la puerta se ha cerrado de forma permanente. Esto no se trata una acción benevolente: los EE.UU. se encuentran en peligro en el caso de un incendio de este combustible, los residentes de California, Oregón y Washington ya han recibido mucha radiación. La acción dirigida por parte de EE.UU., excepto tal vez por el senador Ron Wyden de Oregón, es poco probable: senadores de EE.UU. y representantes continúa demostrando su impotencia tanto en su país como en el extranjero.

Durante mucho tiempo he estado abogando por un equipo internacional de expertos independientes para investigar la situación. Las Naciones Unidas son un organismo adecuado para ensamblar y entregar dicho equipo. La AIEA, sin embargo, no debe asumir la responsabilidad.
La misión del AIEA es promover el uso pacífico de la energía nuclear. Las preocupaciones de proliferación no son aplicables para ella, y el desastre en sí ha puesto en duda (otra vez) si la promoción del uso pacífico de la energía nuclear debe ser promovido. Mientras que la agencia ha instado recientemente a las mejoras de seguridad en Fukushima, la línea oficial de pensamiento es todavía, de forma incorrecta e imposible, utilizar TEPCO para llevar a cabo el proceso.

No sólo estamos a la espera de un desastre mayor. Uno de ellos ya se está desarrollando ante nosotros. Las consecuencias para la salud de la radiación liberada son graves: a pesar de lo que los principales medios de comunicación están informando, vamos a ver un salto significativo en la tiroides y otros tipos de cáncer en Japón en cuatro o cinco años. Malformaciones congénitas probablemente comenzarán a aparecer. El reporte prematuro de algunas agencias de la ONU y la prensa en general ha sido irresponsable: ¿tenemos idea de lo que significa “precaución”? Estos efectos latentes paralizarán a gran parte de la población joven de Japón en esta década.

Nuestra miopía, en Japón y a nivel internacional, es trágico. Un punto positivo fue dado por el Relator Especial de la ONU Anand Grover quien estuvo en una misión de investigación en Japón el año pasado, espero hacer una copia de sus resultados y difundirlo ampliamente.

Ya hemos esperado demasiado tiempo, como lo hicimos para el cambio climático, para tomar medidas internacionales respecto de Fukushima. Pero ahora es claro que no podemos permitir que Japón se haga cargo de un problema que podría afectarnos a todos nosotros.

Secretario General Ban Ki-moon, le insto a que utilice su posición única como jefe de las Naciones Unidas para impulsar la voluntad política y la organización de un equipo de evaluación independiente de científicos e ingenieros internacionales para resolver el problema de barras de combustible radiactivo gastado en Fukushima antes de que nos veamos obligados a tener en cuenta las consecuencias de otro desastre sean mayores. Japón y el mundo no deberían tener que sufrir más porque decidimos esperar.

Atentamente,

Akio Matsumura
-Ex asesor especial del Programa de Naciones Unidas para el Desarrollo
-Fundador y Secretario General del Foro Global de Líderes Espirituales y Parlamentarios para la Supervivencia Humana
-Secretario General de la Conferencia Parlamentaria de la Cumbre de la Tierra de 1992 en Río de Janeiro

_________

 

* Ayant essayé de contacter divers organismes de l’ONU qui ont des adresses mail, je n’ai encore reçu aucune réponse de cette instance m’expliquant comment adresser cette pétition par voie électronique. Si quelqu’un connaît le sésame, merci de m’envoyer un message par le formulaire de contact.

 

 

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Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
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commentaires

bernard 04/05/2013 22:22

Bonjour,

C'est triste de constater que des humains en condamnent d'autres pour le profit...
Sinon, merci j'ai réussi à récupérer la liste des veilleurs de Fukushima, mis en ligne le 03 aout 2011.
Et aujourd'hui, dans la colonne de droite, rubrique "catégorie" voir "liens utiles".
Je craignais une malveillance...depuis les changements, ça arrive !
Il arrive souvent sur le net, que des informations/des vidéos compromettantes pour les autorités établies, gouvernements/entreprises/organisations, et dans tous les domaines concernant l'humain, disparaissent peu après la mise en ligne, ou sont déplacées dans une autre rubrique d'un même journal, d'un même site, devenant introuvables, inaccessibles...
Il devient à partir de ce moment là, difficile de retrouver ces preuves....
Par chance, de nombreux internautes à l'aise avec l'informatique, enregistrent ces données.
Bref, je suis heureux de l'existence de ce blog, et malheureux de ce qui a provoqué sa création...
Sinon, j'ai du mal à trouver des informations concernant les conséquences sanitaires, de l'uranium-appauvri et non-appauvri des projectiles utilisés au proche-orient et en Afrique du nord, puisque souvent nous avons en France des pluies chargées de sable en provenance du Sahara.
Merci d'avance pour ceux qui peuvent donner des infos.

bernard 07/05/2013 15:38

Bonjour,

Je crois que j'ai retrouvé un lien d'une info du 19 mars 2011 :
http://www.naturalnews.com/031758_Fukushima_nuclear_reactor.html

reprise sur une autre info du 18 mars 2011, d'un site pourtant non-neutre :
http://www.bloomberg.com/news/2011-03-18/japan-unit-4-pool-s-heat-exceeded-three-times-normal-iaea-says.html

bernard 06/05/2013 12:13

Bonjour,
Merci du lien.
En ce qui me concerne depuis quelques temps, j'enregistre toutes mes découvertes et les transfère sur disque externe, après contrôle anti-virus, pour les installer sur un pc non-connecté.
Un peu de parano, permet d'élever le niveau de sécurité.
Merci encore du lien, mais n'étant pas anglophone et n'ayant pas les dons de Henrich Schliemann pour les langues, ça va être laborieux !

Banzaï 05/05/2013 23:13

Bonjour,

Ce serait une énorme perte d'archives et de liens si votre blog disparaissait, Pierre.
Vous pourriez le stocker dans un fichier(s) .pdf par exemple, et le mettre en ligne pour parer à toute éventualité.

Pierre Fetet 05/05/2013 14:53

Bonjour
Mes plus de cent liens concernant les veilleurs de Fukushima se sont évaporés avec la nouvelle version d'overblog, à mon plus grand regret. Il ne reste que 10 survivants (on ne peut pas en mettre plus) qui sont restés là de manière aléatoire. Je dois encore gérer ça, c'est-à-dire refaire une page spéciale avec les anciens liens, et vérifier qu'ils sont encore actifs.
C'est vrai que beaucoup de choses disparaissent et qu'il est important d'enregistrer les infos, les documents, les images, les vidéos, au moment où elles apparaissent. J'ai perdu beaucoup d'informations en négligeant de sauvegarder les infos de mars et avril 2011 qui depuis ne sont plus disponibles. Aujourd'hui mon blog me sert de salle des archives, mais il faut savoir que ce blog ne sera pas éternel. Un jour il disparaîtra de la toile pour une raison ou pour une autre, sans crier gare.
A propos des dégats provoqués par l'uranium appauvri en Irak, un rapport (en anglais) vient d'être édité par Human Rights. Il faut lire ces documents, c'est édifiant (attention aux âmes sensibles, les photos sont dures !). Voici le lien du rapport et de ses deux annexes : http://hrn.or.jp/eng/activity/area/iraq/press-release10-years-after-the-war-innocent-new-lives-are-still-dying-and-suffering-in-iraq-human-r/

Lionel 04/05/2013 17:10

Dans un monde capitaliste à outrance le cynisme est roi et toutes les catastrophe naturelle ou humaines se doivent d'être rentables.
Or les catastrophe technologiques nucléaires sont vraiment difficilement rentables en dehors des médicaments et autres assistances médico-sociales.
Chaque centime qui est actuellement consacré à Fukushima l'est sans la moindre possibilité de retour sur investissement car ce ne sont pas des investissements...
Trouvez l'argent, ils se mettent au boulot demain !!!

Roland 04/05/2013 16:56

Cet appel rejoint, comme Pierre le note, nos préoccupations, nos demandes exprimées depuis des mois. Nous souhaitons que la maîtrise des suites de la catastrophe nucléaire soit transférée au secrétaire général de l'ONU, assisté d'une cellule technique.
Le gouvernement japonais doit effectuer les pas nécessaires pour permettre l'indispensable coopération internationale. Rappelons, une fois encore, que nous Tous des Japonais et des Terriens attachés à la maîtrise des suites de la catastrophe nucléaire.

babelouest 04/05/2013 07:47

Cet appel désespéré sera-t-il accueilli avec autant de succès que les précédents ? Les pressions du lobby international du nucléaire dit "civil" doivent être considérables, même au niveau du secrétaire général des Nations-Unies.

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