20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 16:37
black-rain.jpgTokyo est située dans la région du Kanto. Quand la pluie vient du nord, elle est chargée de particules radioactives provenant de la centrale de Fukushima Daiichi. Et cette pluie tombe sur les 35 millions d’habitants de cette mégalopole sans que personne ne s’en inquiète. Oui, ces phrases sont au présent. Oui, nous sommes en août 2011, c’est-à-dire 5 mois après « l’accident » nucléaire dont on a tant parlé aux mois de mars et avril. Non vous ne rêvez pas. « L’accident » n’est pas un accident, c’est une catastrophe, jamais égalée, qui est toujours en train de se produire. Comment en est-on arrivé là ?
 
La pluie noire : une vieille histoire
 
Les premières pluies noires ont été observées par les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki en 1945, quelques minutes après les bombardements. La pluie avait cette couleur car elle était mêlée de cendres provenant de l'explosion. Les survivants l'ont bue pour se réhydrater sans savoir qu'elle était contaminée. A cause de cela, ils développèrent des symptômes similaires à ceux des personnes exposées directement à l'explosion de la bombe atomique.
Depuis, entre 1945 et 1980, de nombreuses pluies noires ont eu lieu dans le monde puisque 543 essais nucléaires ont été effectués dans l’atmosphère. Mais, alors même que l’on avait enfin décidé d’arrêter de produire cette pollution radioactive, arriva la catastrophe de Tchernobyl. L’explosion du réacteur n°4 envoya dans l’atmosphère 50 tonnes de poussières radioactives qui retombèrent au sol principalement en Europe avec la pluie. Le 1er mai 1986, les Soviétiques « rincèrent » le ciel avec de l’iodure d’argent pour faire pleuvoir et fixer les radionucléides au sol, ce qui provoqua, selon les témoins, une pluie noire. Mis à part cet événement précis, les poussières de Tchernobyl ont surtout formé des pluies jaunes, comme l’a rapporté plus tard la biélorusse Antonina Sergieff (1).
 
La pluie jaune
 
Suite aux explosions de la centrale de Fukushima Daiichi, une pluie jaune est tombée sur Tokyo le 23 mars. Il pleuvait sur la capitale depuis 2 jours. Dès le 21 mars, un pic de débit de dose ambiant avait déjà été relevé, avec une augmentation subite de 0,1 à 0,2 µSv/h selon les sources (2). Le 23 mars donc, la pluie était jaune et a causé de grandes inquiétudes chez les habitants : l’agence météorologique du Japon a reçu des centaines d’appels téléphoniques pour en connaître l’origine. Les fonctionnaires ont répondu que c’était du pollen ; ils ont donc donné la même réponse que les autorités soviétiques donnaient il y a 25 ans aux victimes de Tchernobyl. Un fonctionnaire de la santé au gouvernement métropolitain de Tokyo avait toutefois avoué alors qu’il y avait une possibilité que la pluie soit radioactive, mais pas à un niveau suffisant pour avoir des effets néfastes sur la santé.
 

 
Un Tokyoïte a filmé les traces jaunes sur sa voiture
 
 
Et voilà le fond du problème : on fait croire au gens que cette pluie n’est pas dangereuse, alors qu’une seule particule radioactive, si elle se colle à votre peau ou si vous l’ingérez, peut nuire à votre santé. Car cette pluie, poussée par les vents du nord-est, était sans doute chargées de radionucléides, entre autres d’iode-131, de césium-137, de strontium-90 et de plutonium-239. Mais sa couleur jaune n’était pas forcément due aux poussières radioactives, car effectivement cette production massive de pollen est un phénomène connu au printemps.
 
pluie radioactive tokyo
 
 Radioactivité des pluies de Tokyo des 21-23 mars 2011. Constatez le pic de radioactivité pour la pluie "jaune" du 23 mars (tableau IRSN).
 
 
Pourtant, des pluies jaunes ont été constatées aussi en avril et, en juin, on interdisait encore aux enfants de jouer dans les cours d’écoles de Tokyo à cause de la trop grande radioactivité au sol. Suite à ce problème, les autorités japonaises ont décidé de prendre les mesures non plus à hauteur du sol, mais au dessus des toits. Non, vous ne rêvez pas, c’est comme cela que l’on a réduit la radioactivité à Tokyo, en éloignant les appareils de mesure des sources émettrices : les poussières chargées de radioéléments.
 
Des pluies chaudes
 
Que les pluies soient noires, jaunes ou transparentes, si elles proviennent de la région de la centrale accidentée, elles sont chaudes. C'est-à-dire qu’elles contiennent des particules radioactives. Car contrairement à ce que dit l’IRSN qui prétend qu’ « il n’y a plus de rejet atmosphérique » (3), il faut continuer à se méfier des pluies.
En effet, la pluie tombée sur la région du Kanto le 19 août 2011 s’est faite remarquée. Elle a produit par exemple dans la ville de Saitama une augmentation de la radioactivité de 0,04 µGy/h, ce qui correspond à 0,04 µSv/h (4). Sur l’illustration, la ligne noire correspond à cette ville, la jaune à Tokyo et la bleue à Shinjuku Hyakunincho.
 
pluie kanto
 
Bien sûr, cette dose est infime, mais on peut en tirer deux choses importantes :
1) elle contredit la position officielle française qui annonce que la centrale de Fukushima Daiichi ne rejette plus de radioactivité dans l’atmosphère.
2) cette irradiation mesurée ne correspond qu’à la mesure de l’air ambiant. Les particules chaudes, quant à elles, tombent au sol, et s’ajoutent aux autres particules qui s’y étaient déposées précédemment.
 
Mesures croisées
 
Le KEK, à Tsukuba,  mesure également en permanence la radioactivité de l'air de Tokyo. Son relevé du 19 août 2011 est en parfaite adéquation avec celui de l’Institut de santé publique puisqu’il présente aussi un pic correspondant à une augmentation de 0,04 à 0,05 µSv/h. Toutefois, malgré son allure minimisante (échelle de graphique qui écrase le pic), on peut lire certaines mesures à 0,17 µSv/h, loin des 0,10 µSv/h habituels.
pluie kek
 
Donc on peut dire que l’évènement est bien là : des masses d’air chargées de particules circulent encore, et la pluie rabat la pollution au sol.
 
D’où vient cette pollution ?
 
Selon la direction du vent qui entraînait les nuages, elle provient du nord-est de Tokyo. Dans cette direction, trois centrales nucléaires : Tokai, Fukushima Daini et Fukushima Daiichi. Seule la troisième est en situation de polluer. Si ce n’est pas le cas, il faudra sérieusement s’inquiéter des deux premières ! Malgré les propos rassurants du directeur de la centrale de Fukushima Daiichi, il est probable que cette pollution vienne de son établissement. En effet, des rejets radioactifs à 10 Sv/h ont été notifiés le 1er août et des jets de vapeur sont visibles régulièrement depuis. Un corium  serait-il en train de bouger ? Et ce corium, alimenté par les produits qu’il dévore, est-il plus actif quand il y a des tremblements de terre (cf. article de Gen4) ?
 
L’empoisonnement du Japon
 
Quoi qu’il en soit, si cette pollution perdure sur le long terme, il faut bien comprendre que les particules qui tombent sur le sol resteront radioactives durant des dizaines, voire des milliers d’années selon les éléments. A chaque fois, elles s’ajoutent aux précédentes ‒ elles ne disparaissent pas ‒ et petit à petit empoisonnent le Japon, par l’intermédiaire de la chaîne alimentaire. C’est un empoisonnement inodore, incolore, invisible. Un crime parfait. Mais à qui profite le crime ?
 
En fait, il faudrait alerter la population japonaise des dangers de la contamination interne, donner des conseils quotidiens de radioprotection. La Criirad  l’a déjà dénoncé : ce n’est pas fait correctement. Pourquoi ? Pour ne pas décrédibiliser l’énergie nucléaire. Si les tenants de cette énergie avouaient la sortie des coriums de Fukushima dans la nature, s’ils expliquaient les dangers de cette matière incontrôlable, la population demanderait immédiatement la sortie du nucléaire. Pour ne pas décevoir les investisseurs et les actionnaires, il leur faut donc cacher la vérité à la population. Ainsi les mots « corium » et « plutonium » resteront des mots tabous (Ils sont déjà proscrits de plusieurs forums scientifiques). Si vous lisez à l’avenir un article ou si vous voyez un reportage sur la catastrophe de Fukushima qui n’emploie pas ces mots, sachez que vous perdez votre temps. Un véritable journaliste d’investigation ne pourra plus ne pas s’intéresser à la cause de cette pollution permanente et à ses produits mortels. Tous ceux qui n’en parleront pas feront de la désinformation.
 
 
PS : Les dernières nouvelles sur la contamination des sols sont très mauvaises.
Pour en prendre connaissance, veuillez télécharger ce document édité par  radiationdefense :
 
sols contaminés tokyo
 
 
 
 
 
(2) 0,1 µSv/h selon l’IRSN :
0,2 µSv/h selon Tatsuhiko Kodama, directeur du Radioisotope Center de l’Université de Tokyo :
 
(3) conférence d’Olivier Isnard (IRSN) du 7 juillet 2011
Il dit aussi : « Lorsque les particules se déposent sur le sol, elles tendent à y adhérer et s’en décollent difficilement » (3). Ce que dit l’IRSN est à nuancer. Tant qu’il y a de l’humidité, la poussière adhère au sol, c’est d’accord. Mais dès que la poussière est sèche, en été par fortes chaleurs particulièrement, la poussière s’envole au moindre vent, et les particules radioactives avec.
 
(4) Graphique en ligne donné par l’Institut de santé publique de Tokyo :
 
 
 
---------------------
 
Pour en savoir plus sur ce sujet :
 
Article sur la « Black Rain » et la viande contaminée
 
Article sur les pluies jaunes dues à Tchernobyl (en anglais)
 
Article sur la corrélation entre les tremblements de terre et la radioactivité de Fukushima Daiichi
 
Intervention de Tatsuhiko Kodama le 27 juillet 2011 au Parlement japonais
(sous-titrage en français)

 
 
   
Même vidéo en deux parties de 8 min avec sous-titrage français :
 

 

Et pour être informé minute par minute de l’actualité de Fukushima :

http://www.facebook.com/groups/Fukushima.informations

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Source image entête : http://hres.deviantart.com/art/Black-rain-10975637

 

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Publié par Pierre Fetet - dans Au Japon
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commentaires

Delphin 04/09/2011 11:38


Rebonjour,

Citation Glubb:

Pour Delphin :

« j'comprends rien à votre distingo entre radioactivité naturelle et artificielle, je ne vois pas du tout le rapport entre les propos de Isnard et les faibles doses."
----------

J'ai derrière moi 30 ans de lecture de l'argumentaire officiel quant à la contamination radioactive accidentelle.

Elle s'apparente toujours à celle ci, relevée sur le blog de S. Huet (9 mai 2011):

"Olivier Isnard : L’exposition est une agression radiologique, mais il n’y a pas de changement de régime de risque connu entre 1 et 20 mS/an. Il n’y a pas un effet de seuil sanitaire à 20
millisieverts par an, ni d’observation de risque de cancer accru. Cette dernière valeur est d’ailleurs celle que certaines populations connaissent toute leur vie du fait de la radioactivité
naturelle qui peut même aller au double"

A chaque fois, 2 mêmes thèmes reviennent et si on ne connaît pas l'historique de la bataille des faibles doses et l'énormité des intérêts en jeux (plus l'impact des faibles doses est reconnu, plus
le nucléaire se révèle difficilement rentable), on passe à côté de ce qui se joue :

1er thème : Argument du naturel (naturel = inoffensif). S'il n'y a effectivement pas de différence de nature entre radioactivité naturelle et radioactivité artificielle, il est rare qu'une
population ingère des particules de césium 137 (pour se limiter a ce radionucléide). On entre donc dans le domaine d'une contamination massive (en nombre de personnes), où la fraction des
particules qui n'est pas excrétée rapidement, irradie méchamment les cellules proches jusqu'à son élimination biologique (approximativement 1 mois à ma connaissance pour le césium 137).

2ème thème habituel : "Il y a des populations qui recoivent annuellement plus de 20 millisieverts (Le Kérala, en Inde par ex.) »

Notion d'adaptabilité :
Les populations africaines recoivent sans dommage une importante irradiation solaire car il est visible (!) qu'elles sont adaptées à leur environnement. Pour ma famille de roux à la peau blanche et
plus encore pour leurs jeunes enfants en bas âge, un séjour prolongé en Afrique est fortement déconseillé.

Nous sommes très inégaux devant l’impact des faibles doses, mais,la radioprotection consiste à protéger du risque les personnes justement concerné par ce risque et pas à faire des déclarations
lénifiantes à caractère général, sinon c’est l’industrie elle-même qu’on veut protéger;

La dernière déclaration d'Olivier isnard (IRSN), où il est fait, cette fois, mention de la notion de contamination, différente de l'irradiation, constitue donc pour moi une nouveauté en ce qui
concerne les déclarations pour le "grand public" à caractère officiel sur les faibles doses :

"La radioactivité naturelle et la radioactivité liée à l’accident sont-elles comparables ?
R. L’exposition externe du fait de ces deux sources de radioactivité est de même nature, cependant l’exposition
interne due à l’ingestion ou à l’inhalation de particules radioactives ne l’est pas."

Ce changement, subtil, de présentation des choses ne peut s'expliquer que par l'état de fait Fukushima, où pour la première fois, une population "éduquée" va être, en grand nombre, contaminée, ce
qui ne peut que mettre bientôt sur le devant de la scène le véritable impact des faibles doses.

Amicalement,

Delphin


cathy 19/12/2014 15:30

L'Homme croit que de faibles doses ne sont pas nocives, mais cela n'est pas le cas ; de faibles doses sont dangereuses pour la santé vu qu'elles s'accumulent.

L'évacuation de Tokyo a été recommandée dès mi-mars 2011, mais personne n'y a cru (KAN l'avait envisagé, mais abandonné pour les raisons logistiques !) .

Delphin 04/09/2011 10:17


Bonjour,

A LA RECHERCHE DES CORIUM

Une opinion forte :

"Faut arrêter de fantasmer et se dire qu'on nous cache des choses, que c'est beaucoup plus grave que ce qui est dit, etc. C'est exactement comme pour les corium qui seraient en dehors des bâtiments
: rien absolument rien ne permet d'avancer cette hypothèse, rien!"
Commentaire n°10 posté par Glubb hier à 12h07

Ce qu'admet maintenant TEPCO, après l'avoir initialement tu : (D'après Corinne Lepage, de retour du Japon)

"Les autorités admettent que trois cœurs nucléaires ont fondu et que les cuves ont été transpercées. Cependant, ils ignorent ce qu'il se passe aujourd'hui, en particulier ce point vital de savoir
si le radié a été percé par le corium ou non, ce qui signifierait, bien entendu, la pollution irréversible de la nappe phréatique."

Remarque : Comme le rappelait opportunément M. Jansson-Guilcher sur le site RPCirkus (ou WikipédiaJG, mais peu importe si l'argument est exact), les autorités japonaises ont les moyens techniques
de savoir où se trouvent les coriums (ou de faire appel à la technologie nécessaire).
Cette information est primordiale quant à la conduite future à adopter. Il n'est pas du tout pareil d'avoir à faire à des coriums sous ou hors contrôle.
On peut donc raisonnablement estimer qu'ils savent et se demander pourquoi ils gardent l'information.

Delphin


P Fetet 03/09/2011 23:22


@ Glubb



Je n’imagine rien, je constate des faits. Dans la vidéo de l’explosion de l’unité 3, quand on prend le soin de regarder, on voit bien deux temps : 1) une énorme flamme qui explose le
bâtiment-réacteur, 2) une énorme explosion en direction du ciel, qui semble sortir d’un fût de canon, et qui envoie dans l’atmosphère des tonnes de poussières noires et des gros blocs de béton.
Donc on a le droit de se poser des questions sur la nature de cette explosion. Sans doute il y a de l’hydrogène, mais pas que ça !



-« les dégats matériels auraient été bcp plus importants ; » : pourquoi ? On nous rabâche partout qu’une centrale nucléaire ne peut pas exploser pourtant…


-« il y a uarit eu des débrits très radioactifs de rejettés et le site serait très fortement contaminé, et les êtres humains ne s'y "baladeraient" pas comme ils le font ; » : il y a pourtant des
débris très radioactifs qui ont été rejetés très loin des réacteurs. Le site est fortement contaminé et personne ne s’y « balade ». Il y a des ouvriers qui risquent leur vie et leurs sorties sont
minutées.


- « la pollution aérienne aurait été beaucoup beaucoup plus importante ; » : comment pouvez-vous le savoir ? A ma connaissance, la composition du nuage formé par l’explosion du n°3 n’a jamais été
communiquée.


- « personne n'aurait accepté de survoler le bâtiment réacteur. » : sauf si on ne l’informe pas ou s’il est volontaire. Et justement, ils ont arrêté d’utiliser les hélicoptères car il y avait trop
de radioactivité au dessus du réacteur.



Oui Tepco est coutumier du mensonge et des cachoteries. Plus bel exemple, pendant des mois il a « oublié » de dire que les cœurs avaient fondu dès le premier jour … Il a aussi « oublié » de nous
donner les images des explosions du n°4. Il a « oublié » de nous donner le taux de radioactivité des 11500 tonnes d’eau qu’il a rejeté dans le Pacifique. Il a « oublié » de préciser où sont les
coriums de chaque réacteur (il y a des moyens techniques pour cela). Il a « oublié » de suivre 143 employés intérimaires qui ont travaillé sur la centrale depuis l’accident. Etc. la liste est
longue…



« C'est exactement comme pour les corium qui seraient en dehors des bâtiments : rien absolument rien ne permet d'avancer cette hypothèse, rien! » : Rien ne permet d’affirmer qu’ils sont restés dans
les bâtiments. Vous n’avez aucune information à donner qui prouverait qu’ils sont restés dans les bâtiments.



Et enfin sachez que je n’aime pas les rumeurs, au contraire. C’est bien pour cela que toutes les informations que je donne ont des sources. Et vous savez très bien que la rumeur ne peut venir que
d’un défaut d’information. Je n’alimente aucune rumeur, j’étudie les faits, rien que les faits. Tepco alimente les rumeurs en cachant des informations qu’il détient.



Quant aux informations officielles, elles ne sont pas toujours bonnes à prendre effectivement. Quand on entend certains responsables de l’IRSN dire que les personnes évacuées pourront revenir dans
3 mois ou que le corium n’est pas forcément un problème pour l’environnement, on peut se poser de sérieuses questions sur la validité des infos non ? Voilà toute notre différence, j’étudie des
faits avec des références, vous vous en tenez à « croire » ce que dit Tepco.


Glubb 03/09/2011 12:07


Bonjour,

Pierre, je sais que vous aimez bien imaginer que la version officielle minimise et que Tepco raconte des choses fausses à dessein, pour moi je m'en tiens à la version officielle et j'explique :
si le réacteur avait explosé :
- les dégats matériels auraient été bcp plus importants ;
- il y a uarit eu des débrits très radioactifs de rejettés et le site serait très fortement contaminé, et les êtres humains ne s'y "baladeraient" pas comme ils le font ;
- la pollution aérienne aurait été beaucoup beaucoup plus importante ;
- personne n'aurait accepté de survoler le bâtiment réacteur.

Faut arrêter de fantasmer et se dire qu'on nous cache des choses, que c'est beaucoup plus grave que ce qui est dit, etc. C'est exactement comme pour les corium qui seraient en dehors des bâtiments
: rien absolument rien ne permet d'avancer cette hypothèse, rien!
Vous êtes prof, ça fait justement partie de votre métier (aujourd'hui bien plus qu'il y a 20 ans) de différentier (et d'apprendre à différentier) la RUMEUR de ce qui est VRAI.


Pierre Fetet 03/09/2011 01:29


@ Glubb

Bonsoir,

Vous dites "à Fukushima il n'y a pas eu d'explosion du cœur et projection de morceaux du cœur à l'extérieur (très loin de là)"

Ca c’est la version officielle. Rien n’est moins sûr pour le n° 3. L’interprétation de la vidéo de cette explosion est différente selon les experts. L’hydrogène ne produit pas une telle flamme ni
une telle fumée noire.


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