15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 00:33

 

Article d'origine :

Iode radioactif sur l’Europe : évènement nucléaire en cours ?   

 

 

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Mise à jour du 14/12/11


Dans un billet consacré à un incident sur une centrale nucléaire ukrainienne, Gen4 relate que cet évènement pourrait être mis en relation avec cette pollution à l’iode-131 en Europe :

 

« A chaque jour son incident : la centrale Ukrainienne ZNPP semble poser problème depuis le 9/12

Selon certains rapports Twitter, la centrale nucléaire Ukrainienne de Zaporizhia connaîtrait un nouvel incident : l'unité de production n°. 5 se serait placée automatiquement en arrêt à chaud. D'autres centrales du même pays auraient été placées en alerte à la suite de cet incident.

Le
site de production de Zaporizhia, avec ses 6 tranches de 1000 MW de conception REP/VVER, est le principal site de production d'énergie nucléaire Ukrainien et l'un des plus gros sites nucléaires Européens.

L'incident de Zaporizhia aurait été confirmé par plusieurs médias Russes dont
lenta.ru ; certains observateurs se demandent en outre si cet incident ne pourrait expliquer en partie la récente recrudescence d'Iode-131 constatée en Europe, l'arrêt de la tranche n°. 5 semblant coïncider avec une diminution des doses d'I-131 constatées en Europe de l'Ouest.


Un incident avait provoqué l'arrêt d'urgence de l'unité n°. 2 de la même centrale le 12 novembre ; l'incident avait été reporté sur lenta.ru avant que l'unité ne soit remise rapidement en production le 13/11. »

 

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Mise à jour du 3/12/11, 16h00

 

 

 

L'IRSN a publié une note de synthèse datée du 30/11/11 sur les traces d'iode 131 se trouvant dans l'air venant de Hongrie. L'étude conclut qu'il n'y a pas eu de risque sanitaire en France.

Télécharger et lire la notice en pdf (1,8 Mo) :

 « Traces d’iode 131 dans l’air venant de Hongrie : pas de risque sanitaire en France »

 

 

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Mise à jour du 25/11/11, 16h00

 


Le site « Futura Sciences » vient de publier un article « Iode 131 : 634 milliards de becquerels rejetés par Budapest ! » rappelant les infos déjà connues jusqu’à ce jour. L’IRSN, qui avait promis une étude plus poussée ne communique plus sur ce sujet.

 

 

 

« Il y a environ deux semaines, des quantités anormalement élevées d'iode 131, un élément radioactif, étaient décelées dans l'atmosphère. On sait maintenant que c'est une usine hongroise qui est responsable de ces rejets dont la quantité s'élève à 634 milliards de becquerelsdepuis janvier.

 

 

 

Où en est-on de l’affaire de l’iode 131 qui a survolé l’Europe il y a quelques jours ? Dans un communiqué daté du début de la semaine, la Criirad, Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité, s’est inquiétée de l’absence de précisions au sujet de ces émissionsqui se sont produites, a-t-on appris, en Hongrie.

 

 

 

C’est en effet un institut de production radio-isotope (Izotóp Intézet) situé à Budapest qui serait responsable de l’incident, ainsi que l’Autorité à l’énergie atomique hongroise (HAEA) en a informé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans un communiqué daté du 17 novembre, soit une semaine après que l’affaire fut révélée. La compagnie hongroise n’a pourtant rien mentionné sur son site Internet.

 

Des rejets d'iode 131 autorisés

 

 

 

Selon les indications de l’HAEA, les rejets d’iode 131 auraient eu lieu entre le 8 septembre et le 16 novembre 2011. La HAEA a expliqué que l’Institut dispose d’une autorisation de rejets annuels. Il peut ainsi dégager 1.600 milliards de becquerels (GBq) par an ! À titre de comparaison, la dose maximale admissible préconisée au niveau international s’élève à 1 millisievert, ce qui correspond à peu près – en fonction des conditions de rejets – à 279 GBq annuels.

 


Autrement dit, les doses d’iode 131 susceptibles d’être libérées par l’institut hongrois sont largement au-dessus de la dose maximale admissible. Elles sont donc potentiellement dangereuses pour les populations avoisinantes, contrairement à ce qui avait été annoncé initialement et bien que la période de cet élément radioactif soit courte (au bout de 8 jours environ la radioactivité de l’iode 131 est divisée par deux). « 

 

(…)

 

Lire la suite de l’article

 

 

 

 

 

 

 

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Mise à jour du 21/11/11, 21h00

 

 


La Criirad vient de publier un communiqué concernant les rejets d'iode-131 de l’institut hongrois Izotop Intezet. En voici l’essentiel :

 

(English version : Case on the contamination by iodine 131 in the ambiant air in Europe : It is urgent to verify the extent of the contamination in the vicinity of the Hungarian site and to take all corrective radioprotection measures locally.

 

« Selon les informations publiées sur le site officiel HAEA, l’institut de production de radioisotopes (Izotop Intezet) disposerait d’une autorisation de rejets annuels de 1 600 GBq soit 1 600 milliards de Becquerels. La traduction du texte ne nous permet pas de savoir si cette autorisation concerne l’ensemble des substances radioactives ou spécifiquement l’iode 131. Il serait nécessaire de disposer des autorisations de rejet officielles pour s’en assurer. Cependant le directeur de l’institut se réfère à cette limite pour indiquer que les rejets d’iode 131 effectués depuis le début de l’année (624 GBq) sont à 39 % de l’autorisation annuelle, ceci conforte l’idée que les 1 600 GBq peuvent concerner l’iode 131.

 

 

 

Selon le directeur de cet institut, l’installation aurait rejeté 300 GBq d’iode 131 à l’atmosphère de janvier à mai 2011. Elle aurait ensuite été arrêtée de juin à fin août compte tenu de niveaux de rejets radioactifs anormalement élevés, puis redémarrée fin août. La question de savoir si de nouveaux systèmes filtrants ont été mis en place et testés n’est pas claire. Les autorités indiquent en tout cas un rejet de 324 GBq d’iode 131 entre septembre et le 16 novembre.
Il s’agit d’une valeur très élevée.

 

 

 

sources :
 http://www.haea.gov.hu/web/v2/portal.nsf/hirek_hu/192B87A50B67A20EC125794B00269FD0 
 http://www.izotop.hu/

 

 

 

Un rejet d’iode radioactif de 300 + 324 GBq soit 624 GBq tel que celui déclaré par Izotop Intezet pour l’année 2011 est en effet 28 300 fois supérieur aux rejets d’iode radioactif effectués en 2009 par la centrale électronucléaire du Tricastin (France)
et 130 fois supérieur à ceux effectués par l’usine de retraitement de La Hague (voir tableau ci-dessous).

 

 

 

Un rejet de 624 GBq d’iode 131 est susceptible de conduire à des doses inacceptables pour la population locale. Pour calculer les doses, il faudrait connaître la répartition des rejets dans le temps, la hauteur du point de rejet, les conditions météorologiques, déterminer s’il existe des espaces cultivés et des champs dans les environs. Nous ne disposons pas de ces éléments. Mais à titre de comparaison, il est utile d’indiquer que les autorités belges responsables de la fixation des autorisations de rejet en iode 131 de l’IRE (Institut national des Radioéléments) à Fleurus considéraient qu’une dose efficace de 1 milliSievert (pour le groupe de population le plus exposé) correspondait à un rejet annuel de 279 GBq (conditions de rejet classiques) ou à un rejet concentré de 84 GBq sur 35 jours.

 

 

 

Dans le cas de l’institut de Budapest, les populations locales pourraient donc subir une dose supérieure à 1 milliSievert c'est-à-dire à la dose maximale annuelle admissible admise au niveau international (CIPR).La CRIIRAD demande donc que soit lancée en urgence une expertise du niveau de contamination en iode 131
dans l’environnement du site à Budapest et que, en l’attente des résultats, il soit demandé aux populations locales de ne pas consommer les produits végétaux et les produits laitiers d’origine locale.

 

Outre la contamination par l’iode 131, il est important de vérifier également les niveaux de rejets pour d’autres substances radioactives (autres produits de fission et d’activation) sans omettre les gaz rares, le tritium et le carbone 14. L’iode 131 est en effet extrait à partir de matériaux irradiés par un réacteur nucléaire qui jouxte l’institut des isotopes.

 

 

 

Il convient de vérifier rapidement si le dispositif de mesure des rejets de ces installations (réacteur nucléaire et institut des isotopes) est fiable et si la quantité de rejet d’iode 131 annoncée n’a pas été sous-estimée. Il conviendra également de traiter les dysfonctionnements graves que révèlent cette affaire : fixation d’autorisations de rejet très élevées (*), défaut de maîtrise des rejets, manque de transparence, défaut de protection des populations.

 

 

 

Comparaison des autorisations de rejet et rejets effectifs en iode radioactif de diverses installations

 

tableau-criirad.jpg

 

 

 

(*) Comme indiqué dans le tableau, ces autorisations de rejets d’iode radioactif sont très élevées, par comparaison à celles d’autres installations nucléaires : 1 000 fois plus que celles de la centrale nucléaire du Tricastin dans la vallée du Rhône en France (4 réacteurs électronucléaires de 900 MW de puissance) et 88 fois plus que celles de l’usine de retraitement AREVA à la Hague(France).

 

 

 

Rédaction : Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la CRIIRAD (Valence, le 20/11/11) »

 

 

 

 

 

 

 

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Mise à jour du 20/11/11, 20h00

 

 

 

Depuis au moins le 7 novembre 2011, l’IRSN réalise des mesures spécifiques pour connaître le taux de l’iode-131 dans l’air de la France. Dans son communiqué du 15/11, elle informe des analyses en cours et diffuse les premiers résultats dont les pics de radioactivité observés concernent essentiellement les stations du nord du pays. Les prélèvements les plus récents des autres stations du réseau OPERA-Air TGD situées dans la moitié sud de la France étaient encore en cours à la date du 14 novembre. Une semaine plus tard, qu’en est-il ? On attend le prochain communiqué de l’IRSN qui devrait nous apprendre un certain nombre de choses :

 

- Les calculs de rétro-trajectoires pour tenter de localiser la provenance des masses d’air ayant transporté l’iode-131 détecté.

 

- Les dernières mesures d’iode-131.

 

- Les mesures des autres produits de fissions (en particulier le césium) et leur ratio par rapport à l’iode-131.

 

L’ensemble de ces éléments permettront ou non d’associer cette pollution aux relâchements du réacteur nucléaire hongrois désigné par l’AIEA.

 

 

 

En attendant le prochain communiqué de l’IRSN (il semble qu’il ne faille plus rien attendre de l’AIEA qui devrait pourtant mettre à disposition du public les données de l’Europe entière…), on peut observer les mesures réalisées en Europe pour l’iode-131 en 2011 sur la carte publique EurDep : dans le mois précédent le 20 avril 2011 : l’iode de Fukushima est détecté partout en Europe.

 

 

 

Grâce à ces données, on constate que le réseau fonctionne très bien, avec des coupures toutefois, correspondant à des données non transmises par certains pays, pour des raisons inconnues. A partir d’avril 2011, l’iode-131 de Fukushima est détecté partout en Europe (mais aussi le césium-134 et le césium-137).

 

 

 

Pendant ce passage remarqué du panache radioactif en Europe, un évènement est passé inaperçu : la centrale de Cernavodă, la seule centrale nucléaire de Roumanie, semble avoir eu un problème car le taux d’iode-131 a avoisiné les 3 Bq/m3 en avril 2011 (Ou alors cette installation, à l’image des dégazages des pétroliers en mer, a profité de cette pollution généralisée pour relâcher des produits de fission ?). Il est en effet impensable que l’iode provenant de Fukushima vienne se concentrer en Roumanie sans affecter les autres pays européens de l’ouest. Durant cette même période, les Roumains n’ont communiqué aucune info sur les césiums. Les taux de césium étaient-ils trop élevés pour être rendus publics ? L’AEIA a-t-elle fait une enquête sur ce taux anormal d’iode-131 ? Le 16 janvier 2010, la première unité de cette centrale avait été fermée en raison d'une fuite de vapeur. Cet incident s’est-il renouvelé en avril 2011 ?

 

 

 

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Données du mois précédent le 20 novembre 2011

 

 

 

On peut s’interroger également sur les mois d’octobre et de novembre : pourquoi seules la Pologne et la Croatie continuent d’avoir des niveaux anormalement élevés en iode-131 alors que l’AEIA affirme que la source de la pollution provient de Hongrie ? La Pologne détecte du Césium 137 jusqu’au 20 octobre également, et pas les autres pays. Etrange carte.

 

 

 

Le mystère reste donc entier.

 

 

 

A quand la transparence ?

 

 

 

 

 

 

 

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Mise à jour du 17/11/11, 23h00

 

 

 

labo.jpgSelon les sites d’information français (Le Monde, Le Figaro, Le Nouvel Observateur, La Croix, etc.), « le mystère est sans doute résolu » : l’iode radioactif présent sur la quasi-totalité de l’Europe proviendrait d’un laboratoire médical de Budapest. L’information largement relayée provient d’un communiqué original de l’AIEA qui énonce avoir identifié la source de la fuite en Hongrie.

 

En bref, l’autorité de l'énergie atomique hongroise (OAH)  a informé l’AIEA qu’une fuite avait été détectée à l'Institut des isotopes de Budapest (Izotop Intezet) du 8 septembre au 16 novembre 2011. Les rejets excessifs de cet établissement ne datent pourtant pas d’hier. Cet institut avait déjà eu des problèmes avec l’iode-131 au premier semestre 2011, sans doute passés inaperçus à cause de la catastrophe de Fukushima. L’IAEA prétend ne pas connaître la cause de ce rejet et promet une enquête sur cet évènement. Pourtant, l’exploitant a déjà communiqué sur ce sujet : il s’agit d’un problème de filtrage.

 

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Selon les sites, l’info est présentée de différentes manières. Certains affirment que la source est hongroise, d’autres utilisent le conditionnel ou émettent des doutes en s’appuyant sur les déclarations émanant de l’institut incriminé. Selon son directeur, ces rejets n'expliqueraient pas la contamination observée jusqu'en France : « Les taux de radioactivité relevés en Hongrie étaient seulement un peu plus élevés à Budapest qu'ailleurs, il n'y avait pas de différence marquée… Si la source de cette radioactivité élevée avait été à Budapest, les niveaux mesurés ici auraient dû être bien plus élevés qu'à Prague », distant de 530 kilomètres, a déclaré à l'AFP le directeur de l'institut, Mihaly Lakatos.

 

 

 

On apprend que cet institut fournit des isotopes dans le monde entier à des fins médicales, scientifiques et industrielles. Mais ce que les médias français ne disent pas, c’est que cet « institut » hongrois possède un réacteur nucléaire de 10 MW de puissance. La cheminée de ventilation de cet établissement est très haute (80 m selon l'IRSN - mise à jour du 30/11/11) et permet la dispersion des effluents gazeux. Elle peut rejeter jusqu’à 60 000 mètres cubes par heure.

 

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Ce réacteur à eau légère de type RR date à l’origine de 1959. Il a été modernisé en 1967 puis reconstruit de 1986 à 1993. De conception soviétique, il ne possède pas d’enceinte de confinement. Il sert essentiellement à la recherche : actuellement, 12 installations de recherche fonctionnent autour de ce réacteur.

 

 

En savoir plus sur le réacteur ici (document en anglais) :

 

http://www.kfki.hu/~brr/Dokumentumok/BRR_reconst_upgrade.pdf

 

reacteur-schema.jpg

 


Selon l’exploitant, de janvier à mai 2011, les rejets radioactifs se sont montés à 300 GBq, puis, de septembre à novembre, à 324 Gbq. Il précise que ces rejets se font dans un cadre légal puisque la limite de rejet annuelle est de 1600 Gbq, et que ces rejets ne peuvent pas expliquer la présence de l’iode dans une aussi grande étendue que l’Europe. De plus, Mihaly Lakatos déclare en pas avoir été contacté par l’AIEA (source : AlertNet). L’organisme international qui prétendait le 11 novembre avoir lancé une enquête n’a donc demandé aucune information à l’exploitant directement ! Drôle d’enquête pour une agence de cette envergure, n’est-ce pas ?

 

 

 

Attendons des données supplémentaires pour en savoir plus de nos organismes experts !

 

 

 

Dernier communiqué de l’AIEA (17/11/11) : Source of Iodine-131 in Europe Identified

 

Dernier communiqué de l’IRSN (15/11/11) : Détection en France de traces d’iode 131 dans l’air imputables à des rejets radioactifs venant d’un pays étranger

 

Dernier communiqué de l’ASN : pas de communiqué.

 

 

 

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Mise à jour du 16/11/11, 22h30

 

 

 

iode-europe-carte.jpgLa nouvelle d’un nouveau nuage radioactif sur la France a désormais fait le tour de toutes les rédactions et de tous les sites d’information, pour annoncer… qu’on ne savait toujours rien de plus ! On appréciera en passant l’inquiétude franco-française des médias qui ne s’expriment que le 15 novembre en écho du communiqué de l’IRSN alors qu’il aurait été plus raisonnable de sonner le clairon dès le 11 novembre… vu la grande radio-toxicité de l’iode-131.

 

 

 

Pour résumer, ce sont désormais 13 pays qui ont reconnu avoir détecté un taux d’iode-131 supérieur à la normale : l’Allemagne, l’Autriche, la Croatie, le Danemark, la France, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Russie, la Slovaquie, la Slovénie, la Suède, et l’Ukraine. Ils représentent une superficie d’environ 6 millions de km².

 

 

 

Vu l’étendue de la pollution, il est certain que la source ne doit pas être minime puisque la radioactivité de l’iode décroît assez rapidement (cet élément perd la moitié de sa radioactivité en 8 jours). Quelle sont les installations nucléaires qui pourraient aujourd’hui être responsables d’une telle pollution ?

 

 

 

1) un réacteur nucléaire en activité : nous avons le choix en Europe qui est la région du monde la plus nucléarisée avec ses 82 centrales et 159 réacteurs en activité.

 

 

 

carte-interavtive-1.jpg Carte d’Europe interactive 1

 

 

 

 

 

carte-interavtive-2.jpg Carte d’Europe interactive 2

 

 

 

 

 

2) un laboratoire nucléaire destiné à la production de radio-isotopes médicaux. Des fuites ont déjà eu lieu, par exemple à celui de Fleurus (IRE) en Belgique en 2008. Le gouvernement belge avait averti les riverains des risques de contamination nucléaire après une fuite d'iode-131. L'incident avait été classé "niveau 3" (accident évité de peu). L’objet de ce genre de labo vise à isoler et purifier les radio-isotopes utiles à la médecine nucléaire. La matière première provient de réacteurs de recherche, par exemple en Belgique à Mol, en France, aux Pays-Bas, en Russie (Rosatom), en Pologne (réacteur Maria) ou encore en République tchèque.

 

 

 

3) un réacteur arrêté suite à une explosion : deux candidats potentiels, Tchernobyl et Fukushima Daiichi. Ces deux sites ont la particularité de contenir des coriums constitués de tonnes de combustible fondu qui peuvent faire l’objet de reprises de criticité. Celui de Tchernobyl est encore chaud, 25 ans après la catastrophe, et il est surveillé de manière continue car sa capacité de nuire est encore immense (voir l’article de l’AIPRI à ce sujet : Tchernobyl ne nous oublie pas). Celui, ou plutôt ceux de Fukushima Daiichi, sont encore très actifs et Tepco estime que la centrale rejette encore 100 millions de becquerels par heure.

 

 

 

Selon le Sunday Times, l’Ukraine la première a détecté des traces d’iode entre le 10 et le 20 octobre, et la Pologne entre le 17 et le 24 octobre. La Bulgarie dit ne pas avoir remarqué de taux anormaux. Enfin, la République tchèque assure que l’iode ne peut pas provenir d’une centrale nucléaire car les autres éléments radioactifs n’ont pas été détectés.

 

 

 

 

Etant donné le danger sanitaire que représente la diffusion d’iode radioactif dans l’air, il est urgent que les autorités nucléaires de sûreté déterminent la source de la pollution, afin de prendre toutes les mesures de précaution pour les populations vivant à proximité de l’installation défectueuse.

 

 

 

Dernier communiqué de l’IRSN (15/11/2011) : Détection en France de traces d’iode 131 dans l’air imputables à des rejets radioactifs venant d’un pays étranger

 

Dernier communiqué de l’AIEA (11/11/11) : Low Levels of Iodine Detected in Europe

 

Dernier communiqué de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) : pas de communiqué à ce jour.

 

 

 

 

 

 

 

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Mise à jour du 16/11/11, 7h

 

 

 

Dans un article du Point, Bruno Chareyron de la Criirad est interviewé. Il partage notre analyse : « Ce qui est grave et choquant dans cette affaire, c'est de voir que, plusieurs jours, vraisemblablement même plusieurs semaines, après le début de cette contamination, on ne sait toujours pas d'où vient la pollution. Il est vraiment très inquiétant que, y compris après la catastrophe de Fukushima, les instances internationales et l'AIEA ne soient pas en mesure de faire un tel diagnostic. »

 

Et plus loin : « Pour l'instant, les niveaux de contamination détectés en France ne nécessitent absolument pas de mesures de protection particulières, mais il faut suivre la situation avec vigilance. Tout dépend du temps que cela va durer et de comment les choses vont évoluer. Car, actuellement, on ignore si, à la source de cette contamination, la situation est en train de s'améliorer ou de s'aggraver... Tant qu'on ne sait pas exactement ce qui s'est passé et d'où ça vient, on ne peut faire aucune projection sur les conséquences du phénomène. Il va falloir que les autorités de radioprotection dans tous les pays potentiellement concernés multiplient les analyses, rapidement et avec des appareillages de haut niveau, pour pouvoir faire une cartographie de cette pollution et de son évolution dans le temps. »

 

 

 

Le site http://www.simplyinfo.org/ fait des mises à jour régulières sur la situation en Europe à ce sujet (langue anglaise).

 

 

 

Sinon, en attendant des compléments d’information, on peut consulter le site de l’IRSN pour comparer les mesures récentes de l’IRSN avec les anciennes.

 

 

 

Station de Charleville-Mézière : 5,7 µBq/m3 en novembre 2011 au lieu de 0,76 µBq/m3 en moyenne pour les 6 mesures effectuées en janvier-févier 2011, cela signifie que le taux a augmenté de 7,5 fois par rapport à une situation « normale » (bien que le normal devrait être un taux de 0%).

 

 

 

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En observant les données fournies par l’IRSN, on constate qu’un évènement nucléaire a eu lieu en 2008 : la concentration d’iode-131 a fortement augmenté cette année-là, avec une valeur haute de 32 µBq/m3 le 22 février 2008. Ce pic de radioactivité dans l’atmosphère avait été causé à l’époque par un « incident »à la centrale nucléaire de Fessenheim : le 18 février 2008, un tube d’un générateur de vapeur du réacteur n°2 de la centrale s’était fissuré à la suite d’une « anomalie de supportage », conduisant à une fuite du circuit primaire vers le circuit secondaire.

 

 

 

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L’observation des relevés du Vésinet (région parisienne) permet de constater que l’iode-131 est beaucoup plus présent dans cette zone que dans l’est de la France. On remarque en particulier des taux dépassant 1000 µBq/m3 du 16 au 25 septembre 2005. Que s’est-il passé ? Les médias en ont-ils parlé ? Il semble que non.

 

On remarque aussi l’absence de diffusion de données sur l’iode depuis début 2009 pour cette station.

 

 

 

source IRSN : http://sws.irsn.fr/sws/mesure/index

 

 

 

 

 

 

 

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Mise à jour 15/11/11, 19 h

 

 

 

Au fur et à mesure que la nouvelle se répand, les choses commencent à bouger…

 

 

 

On apprenait ce matin que de nouveaux pays étaient concernés par la pollution à l’iode-131 : d’après le site Zero Hedge, le Danemark et la Russie font désormais partie de la liste, ce qui portait à 12 le nombre de pays impliqués. Ca commence à faire beaucoup !

 

 

 

Et surprise à 11h55 ‒ mais est-ce une surprise pour la France avec l’antécédent de 1986 ? ‒ le site du Monde annonce que l’Hexagone est également touché par le nuage radioactif !

 

Il s’appuie pour cela sur la publication d’une note de l’IRSN toute fraîche sortie, qui fait le point sur des analyses faites la semaine dernière. Ce qui est très surprenant, c’est que cet organisme dit avoir été informé « de façon informelle  à travers les réseaux scientifiques dont il est membre ». Ce qui signifie que l’AIEA, au courant de la pollution depuis plusieurs semaines, n’a pas estimé utile d’alerter les services nationaux compétents de tous les pays européens. Ce manque de réactivité est très grave, car il veut dire clairement que pour l’AIEA, un incident nucléaire, ce n’est pas si grave que cela, et que l’enquête qu’elle était censée faire de manière rapide dans un souci de protection des populations n’a pas été menée sérieusement. A vrai dire, ce n’est pas étonnant, car il faut bien savoir que cette structure internationale n’a pas vraiment pour objet le bien-être des populations mais principalement le développement de l'utilisation l’énergie nucléaire (Article 3 de ses statuts).

 

 

 

Revenons à l’analyse faite par l’IRSN : cet organisme a engagé en France des analyses par spectrométrie gamma sur des prélèvements d’aérosols et d’iode sous forme gazeuse  pour y rechercher la présence éventuelle d’iode-131. Les analyses ont été effectuées par le laboratoire de mesure de la radioactivité de l’environnement d’Orsay et dans celui du Vésinet.

 

 

 

Les valeurs significatives relevées par l’IRSN sont les suivantes :

 

Bure (55) : 0,79 µBq/m3 +/- 0,22

 

Charleville-Mézières (08) : 5,7 µBq/m3 +/- 1,9

 

Orsay (91) : 4,9 µBq/m3 +/- 1,4

 

Le Vésinet (78) : 12 µBq/m3 +/- 6

 

 

 

L’IRSN précise que la présence d’iode-131 dans l’air, qui est tout à fait inhabituelle à cette échelle du territoire national, indique l’existence de rejets radioactifs anormaux dans l’atmosphère dont l’activité la plus marquée en France se situe entre le 7 et le 10 novembre. L’IRSN, comme l’AIEA, rejettent l’hypothèse que ces taux anormaux d’iode-131 puissent trouver leur origine à l’ex-centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Le possible évènement de reprise de criticité de Fukushima annoncé par Tepco le 3 novembre a pourtant été mis à la connaissance de tous, et l’arrivée d’iode-131 sur l’Europe une semaine plus tard pourrait bien avoir un lien avec cet épisode que l’industrie nucléaire a voulu rapidement étouffer. Il reste à nos yeux une hypothèse plausible. En mars, le nuage radioactif de Fukushima avait bien atteint la France à compter du 27 mars, soit 15 jours après l’explosion du réacteur 1. Avec un même régime des vents et une réaction moindre qui aurait diffusé moins de radionucléides qu’une explosion, il est tout à fait possible que cette pollution provienne de Fukushima. En effet, la pollution n’a jamais cessé depuis le 12 mars 2011, et l’hémisphère nord est désormais couvert d’un vaste nuage radioactif permanent. Or, tant qu’il ne pleut pas, les gaz et les aérosols radioactifs restent en suspensions dans l’atmosphère et se cumulent, ils ne disparaissent jamais.

 

 

 

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Pollution de l’hémisphère nord par Fukushima en mai 2011 (source)

 

 

 

Afin de déterminer la source, l’IRSN réalise actuellement des calculs de rétro-trajectoires  pour tenter de localiser la provenance des masses d’air ayant transporté l’iode 131 détecté. Nous attendons avec impatience les résultats de cette recherche.

 

 

 

Pour mémoire, les niveaux en iode 131 mesurés en France  après l’accident de Fukushima avaient atteint quelques milliBecquerels par m3 d’air (voir le bulletin du 10 juin 2011), soit plus de 100 fois les valeurs mesurées actuellement.

 

 

 

Pour ceux qui douteraient que l’atmosphère est constamment polluée par la radioactivité, voici une animation très parlante réalisée par Marian Steinbach à partir des relevés de 1750 compteurs Geiger de son pays du 14 juin au 25 octobre 2011. Marian a eu l’idée géniale de transformer les chiffres en des points de différentes intensités sur la carte, ce qui a pour effet de visualiser l’invisible, les radionucléides se déplaçant dans l’air comme le vent dans un champ de blé.

 

 

 

anim.jpg

 

Animation de Marian Steinbach : visualisation de la radioactivité passant sur l’Allemagne

(Cliquer sur l'image pour voir l'animation)

 

 

 

 

___________________________________

 

 

 

Mise à jour du 15/11/11, 7 h :

 

 

 

Le mystère demeure. Pas de nouveau communiqué de l’AIEA.

 

Selon un article de MailOnline, la France, la Grande Bretagne, l’Espagne, la Russie, l’Ukraine, la Finlande, la Suisse, la Pologne et la Norvège n’ont pas remarqué d’augmentation du taux d’iode dans l’atmosphère.

 

 

 

Les mentions de l’Ukraine et de la Pologne sont étranges car l’article de l’Associated Press of Pakistan les mentionne comme ayant relevé un taux anormal d’iode : « Higher radiation levels were detected in Poland and Ukraine even before October 19 ». Cette anomalie nous rapproche de l’ex-centrale nucléaire de Tchernobyl. Le Pakistan, qui ne fait pas partie de l’Europe, ne prend pas de gants pour parler de ce qu’il sait. Alors que les pays européens se serrent les coudes sous le traité Euratom qui a été l’acte fondateur de l’Europe le 25 mars 1957. Tandis que l’industrie nucléaire a du mal à se remettre de la catastrophe de Fukushima, une reprise de criticité dans le corium de Tchernobyl ferait un des plus mauvais effets pour essayer de redorer l’image du nucléaire en Europe.

 

 

 

Selon un article du 14 novembre du site Decoded Science, la Suède est à ajouter à la liste des pays européens qui ont remarqué cette hausse d’iode-131, ce qui porte à 10 le nombre de pays concernés, représentant une surface de 2 millions de km² : l’Allemagne, l’Autriche, la Croatie, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, la Suède, et l’Ukraine.

 

 

 

Des hypothèses supplémentaires ont été émises ici ou là : sous-marin atomique, radiations cosmiques de la nébuleuse de la Tarentule, guerre de Lybie, excréments de patients soignés à l’iode-131… Oui vous avez bien lu ! Le Professeur Malcolm Sperrin, directeur de la physique médicale à l'hôpital de Grande-Bretagne du Royal Berkshire, après avoir écarté tout lien avec Fukushima, a déclaré : « It is far more likely that the iodine may be as a result of excretion by patients undergoing medical treatment. »

 

 

 

Donc résumons : 2 millions de km² pollués par de l’iode-131, certes très faiblement, mais aussi très durablement (depuis 4 semaines maintenant). Tous les pays concernés se renvoient la balle : personne n’est responsable, aucune installation nucléaire ne déclare de fuite, d’incident, ou d’accident.

 

 

 

L’AIEA informe, puis se tait. Elle enquête. Elle prend son temps. Si elle met deux mois pour envoyer des experts comme pour Fukushima, il faudra encore attendre un moment avant d’avoir du nouveau ! Le temps de réparer la fuite et de classer cette affaire sans suite ?

 

 

 

Peut-être qu’en demandant des explications à l’AIEA, on obtiendra plus d’informations ? Si vous avez une réponse, merci de la mettre dans les commentaires pour en faire profiter tous les lecteurs.

 

Contacter l’AIEA : info@iaea.org

 

 

 

 

 

[Les prochaines mises à jour éventuelles se feront désormais sur cette page]

 

 

 

 

 

 

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Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
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commentaires

Roland 18/11/2011


Le flou perdure !


Claire 18/11/2011

Etant donné la très grave toxicité potentielle du nucléaire, c'est le genre de sujet où il vaut mieux s'alarmer pour rien, que de laisser passer des éventuelles contaminations très très
durables...

Si on s'alarme pour rien une fois ou l'autre, l'explication est ensuite donnée, et tout se calme; on passe à autre chose. Mais si on ne s'alarmait pas, et que le danger était réèl, tout le monde
resterait con devant des conséquences d'une extrême gravité.

La limite étant, suivant le dicton bien connu, qu'il ne faut pas trop non plus crier au loup.

Mais lorsque vous voyez que des évènements étranges se produisent autour du nucléaire, et que l'information officielle est loin d'être claire, il est sain d'être sur le qui-VIVE.

Robert 18/11/2011

Les incidents après Fukushima semblent se multiplier à travers le monde. Coincidences malheureuses? Effet de perspective? Nous serions maintenant plus sensibilisés et prêterions plus d'attention à
des incidents autrefois plus facilement étouffés. Manipulation? Des incidents secondaires seraient placés sous le projecteur afin de détourner l'attention et relativiser l'ampleur planétaire du
désastre de Fukushima.

Il est vrai que nos amis japonais sont en train de subir les effets écrasants de l'aboutissement inévitable de l'aventurisme nucléaire. Nous souhaitons que malgré la douleur, la stupeur, l'état de
choc, le désir intense de retrouver une normalité, la pudeur nationale, ils aient malgré tout la force de révéler au monde la gueule hideuse de ce dragon nucléaire afin de nous aider à nous dégager
nous-mêmes de ses griffes meurtrières.

La catastrophe de Fukushima doit forcer le monde à garder ouverts les yeux qu'il a voulu refermer après Tchernobyl. Car il ne s'agit pas d'une conjonction malheureuse de convulsions naturelles
imprévisibles, mais bien d'une faillite inhérente au nucléaire lui-même, lequel repose sur une conception scientifique défectueuse par refus d'envisager le long terme, sur des connexions militaires
ayant engendré un culte du secret et de la falsification, sur la possibilité foncièrement corruptrice de récolter des profits tout en laissant au public le soin de payer le coût des dégâts, sur un
mépris arrogant de la sécurité de la population, sur une négligence généralisée des procédures de vérification et de contrôle, sur une scandaleuse manipulation des pouvoirs publics, de la presse,
des scientifiques, des organisations chargées de la santé publique, ainsi que sur le recours à des procédés criminels pour réduire à l'impuissance toute opposition ou effort de contrôle
indépendant. Une monstrueuse intoxication qui tente maintenant de nous donner en pâture à sa dernière chimère: l'insensé projet ITER.

Le vertigineux décalage entre d'une part la puissance des énergies nucléaires et la durée de vie des produits de leurs réactions, et d'autre part la faiblesse, la fragilité et la courte durée de
vie des équipements conçus pour les contenir, fait que suite à la catastrophe de Fukushima, on doit se rendre à l'évidence: ce parc nucléaire, partout dans le monde, vieillit, s'affaiblit, se
fragilise et ne peut que subir des réparations cosmétiques. Il a maintenant probablement atteint un point de rupture.
Ce qui signifie, hélas, que Fukushima n'est qu'un maillon de la chaîne infernale des accidents qui avaient déjà commencé à défiler et qui ne vont que continuer à ravager notre malheureuse planète.

kukukrine 18/11/2011

Pourquoi tous les chiffres ne sont-ils ni demandés, ni éxigés? L'AIEA doit donner tous les chiffres de tous les pays avec la date correspondante, ainsi qu'expliquer la propagation de cet iode avec
l'aide des images satellites des vents.

Depuis quand est-ce qu'on accepte qu'on nous présente une information d'un niveau infrahumain tel qu'on dirait le syndrome chinois?

Honte, honte, honte!

Je veux la diffusion quotidienne des valeurs mesurées en pCuries, en rem, en mBecquerels et en mSievert avec la liste complète des radioisotopes recherchés, ainsi que la carte des vents en
direct.
Les blablas de chacun, excusez, mais en ce moment je trouve longuet...

Qui sait lancer une pétition?

Salutations quand-même à tous

kukukrine 27/11/2011

Selon la direction des nuages de mi-oct à mi-nov qui n'ont circulé QUE d'ouest en est, est-il possible de croire que l'Europe fut envahie d'iode 131 (selon une concentration inconnue) depuis l'est?

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