30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 02:03
Analyse des rejets de radionucléides dans l’atmosphère

Dans la revue Chocs Avancées 2012 du CEA, qui présente les « avancées scientifiques et techniques de la Direction des applications militaires », un article a été consacré à Fukushima dans la rubrique Environnement : « Accident de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi : analyse des rejets de radionucléides dans l’atmosphère ». Vous trouverez un extrait de cet article en bas de page. Il est un des rares articles scientifiques publiés par le CEA qui soit spécifique à Fukushima et à ce titre il mérite quelques commentaires.

L’article mentionne d’abord une mesure sur un échantillon d’air prélevé du 13 au 14 mars 2011 sur une durée de 24 heures à compter de 6h55 TU. Le bâtiment réacteur n°1 avait explosé la veille (6h36 TU le 12 mars), donc l’échantillon est cohérent avec le premier événement ; en revanche, il est peu probable que le panache noir de l’explosion du réacteur 3, qui s’est produite le 14 mars à 11h01 (2h01 TU), ait pu se déplacer jusqu’à la station de prélèvement de Takasaki, située à plus de 200 km au sud-ouest de Fukushima, surtout avec des vents contraires. Les mesures ne sont donc pas représentatives de la catastrophe atmosphérique dans son ensemble.

 

Le CEA étudie ensuite un prélèvement qui a été effectué du 22 au 23 mars 2011, et conclut à l’invalidité du « dénoyautage (sic) de la piscine de stockage de l’unité 4 ». On suppose que les auteurs veulent dire qu’il est impossible que la piscine se soit vidée (1). En tout cas, on peut se poser la question : comment peut-on invalider un feu de piscine qui aurait été éteint le 16 mars en analysant l’air une semaine plus tard  à 200 km de là ?

 

Dans le dernier paragraphe, les auteurs suggèrent que « les principales émissions atmosphériques ont eu lieu le 14 mars 2011 (explosion du réacteur n° 2) ». Encore une fois, l’explosion du n°3, qui a pourtant aussi eu lieu le 14 mars, est ignorée, comme si on voulait la gommer de l’histoire. Celle du n°4 également, qui a eu lieu le 15 mars. On aimerait pourtant que des gens sérieux du CEA se penchent sur ces incendies et explosions qui, presque 3 ans après les faits, restent des énigmes (2). Cet article semble donc faire l’impasse sur deux pollutions atmosphériques majeures. Pour réaliser une étude sérieuse sur ces évènements, il faudrait en fait prendre les données des jours concernés et utiliser des prélèvements plus rapprochés de la source. La marine américaine, qui était sous le vent, a forcément réalisé des prélèvements beaucoup plus probants (3).

 

Enfin, les auteurs affirment que les données issues des stations de surveillance de la radioactivité de l’atmosphère sont « particulièrement précieuses pour renseigner sur les chronologies de rejets et évaluer les niveaux de remise à l’atmosphère de la radioactivité ». Tellement précieuses qu’ils ne sont pas autorisés à les diffuser intégralement. La catastrophe de Fukushima, que l’on dit civile, est sous le sceau du secret d’état. Bientôt 3 ans après les évènements, on ne sait toujours rien de cette chronologie fine que nous cache le CEA. Les données recueillies dans l’atmosphère existent, il suffirait de les publier. Mais non, on emploie 6 auteurs pour écrire 4 paragraphes sur des miettes d’informations et tirer des conclusions hâtives, voir tendancieuses.

 

Alors pourquoi éditer cet article dans le blog de Fukushima ? Pour montrer que les gouvernements ne sont pas honnêtes avec leurs populations (3). La carte A montre que l’atmosphère est surveillé en secret de manière très performante. Celle-ci montre la pollution du monde au xénon-133, correspondant à l’exact emplacement des industries nucléaires. La légende parle d’un « bruit de fond ». On nous explique souvent que le bruit de fond radioactif est naturel. Or quand on le compare avec la carte mondiale des réacteurs nucléaires, on se rend compte que ce bruit de fond du xénon-133 est totalement artificiel, comme le montre l’illustration d’entête.

 

 (1) A propos du vocabulaire employé, on notera les précautions de langage des auteurs qui, au lieu de parler de corium, emploient les termes de « cœur de réacteur très dégradé » ou d’ « état de fusion avancée des cœurs ».

 

(2) A ce jour, toujours aucune vidéo diffusée de l’explosion du n°4, et aucune analyse du panache de l’explosion du n°3.

 

(3) Ce ne sont pas les 51 marins américains qui portent plainte contre Tepco qui démentiront. Sinon pourquoi souffriraient-ils tous de maladies étranges comme des leucémies, des cancers de la thyroïde ou des testicules, des tumeurs cérébrales, des saignements rectaux ou gynécologiques ?

 

(4) Le libre accès aux données de l’Otice est réclamé depuis des années par la Criirad. Vous pouvez aider cette association indépendante à obtenir gain de cause en participant à leur action.

 

____________________________

Accident de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi : analyse des rejets de radionucléides dans l’atmosphère 

 

G. Le Petit - P. Achim - G. Douysset - P. Gross - M. Monfort - C. Moulin / CEA−DAM Île-de-France

 

Source

 

Le 11 mars 2011, la côte Est du Japon est frappée par un séisme de magnitude exceptionnelle qui conduit à un tsunami majeur, puis à l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi.

Quatre réacteurs sur six subissent des dommages irrémédiables entre le 12 et 15 mars 2011, principalement engendrés par des explosions d’hydrogène (unités 1, 2 et 3) et d’un feu affectant la piscine de refroidissement des éléments combustibles de l’unité 4. Dans les jours qui suivent, les stations aérosols et gaz rares du réseau de surveillance de l’Otice (Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires) mettent en évidence la présence de produits de fission dans l’atmosphère. Les données issues de ces stations, reçues au CND (Centre national de données) situé à Bruyères-le-Châtel, sont particulièrement précieuses pour renseigner sur les chronologies de rejets et évaluer les niveaux de remise à l’atmosphère de la radioactivité. Plus spécifiquement, les stations de surveillance aérosols et gaz rares localisées à Takasaki, à environ 100 km au Nord-Ouest de Tokyo (Japon), permettent de fournir un diagnostic sur l’état des réacteurs.

Analyse des rejets de radionucléides dans l’atmosphère

Les stations de surveillance Otice de Takasaki sont parmi les premières stations touchées par un rejet radioactif de Fukushima. La figure 1 montre les produits de fission volatils (131I, 132I, 133I, 134Cs, 137Cs, 129mTe, 131mTe et 132Te) mesurés à partir d’un prélèvement d’air de 23 000 m3 acquis sur 24 heures du 13 mars au 14 mars 2011 à Takasaki.

Les niveaux d’activité volumique mesurés sont de l’ordre de 3 500 Bq/ m3 pour 131I et de 400 Bq/m3 pour le 137Cs. Dans les jours qui suivent, les mesures des prélèvements aérosols réalisés à Takasaki mettent en évidence la présence d’un panel de radionucléides élargi. L’un de ces prélèvements, acquis du 22 mars au 23 mars 2011 par la station aérosol de Takasaki, est expertisé par les laboratoires du Département analyse surveillance de l’environnement (DASE) du CEA/DAM. L’analyse met en évidence, outre les produits de fission (110mAg, 140Ba, 136Cs, 137Cs, 131I, 132I, 140La, 99Mo, 95Nb, 86Rb, 125Sb, 127mTe, 129Te, 129mTe, 132Te) et d’activation (134Cs, 113Sn) volatils ou semi-volatils, la présence dans l’atmosphère d’éléments peu volatils, 95Nb et 103Ru, sous forme de traces (activités volumiques, respectivement de 3,0.10-4 et 5,0.10-5 Bq/m3).

 

En s’appuyant sur les travaux issus des programmes de simulation d’accidents graves de réacteurs (VERCORS, PHEBUS) conduits par le CEA (Direction de l’énergie nucléaire) et par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), les concentrations en produits de fission mesurées par spectrométrie d’émission gamma par le DASE, permettent de conclure à un état de fusion avancée des cœurs des réacteurs comme origine des rejets de produits de fission à l’atmosphère [1,2], et d’invalider le dénoyautage de la piscine de stockage de l’unité 4 (548 assemblages de haute activité étaient en cours de refroidissement durant les trois mois précédant l’accident). En effet, le rapport 131I /137Cs, mesuré dans les prélèvements atmosphériques, se révèle consistant avec celui correspondant à l’inventaire des cœurs des réacteurs de Fukushima au moment de leurs arrêts. Par ailleurs, la mise en évidence d’une faible signature 113Sn (4,7.10-5 Bq/m3) dans l’air, produit d’activation formé par la réaction 112Sn(n,γ)113Sn au sein des gaines de combustible (constitué d’un alliage en Zircalloy composé principalement de zirconium associé à 1,5 % d’étain), implique une température minimale de 1 800°C correspondant à la fusion des gaines. La non-détection du 95Zr, usuellement en filiation radioactive avec le 95Nb, dans les prélèvements liés à l’accident de Fukushima, est conforme aux résultats obtenus par les expériences CEA/IRSN qui ont montré que cet élément réfractaire était très peu relâché, même dans le cas d’un cœur de réacteur très dégradé.

Analyse des rejets de radionucléides dans l’atmosphère
Analyse des rejets de radionucléides dans l’atmosphère

 

Lire la suite de l'article :

Cliquer ici

 

_______________________

 

Illustration d’entête : cartes mondiales superposées de la pollution au xénon radioactif et des implantations de l’industrie nucléaire.

 

Illustration ci-dessous : figure 1 recomposée

Analyse des rejets de radionucléides dans l’atmosphère

Partager cet article

Repost 0
Publié par Pierre Fetet - dans En France et ailleurs
commenter cet article

commentaires

Glubb 15/02/2014 16:23

Bonjour,
Cet article est consternant!

Voici ce qui est écrit dans la publication du CEA en en-tête du sujet traité :
"Le 11 mars 2011, la côte Est du Japon est frappée par un séisme de magnitude exceptionnelle qui
conduit à un tsunami majeur, puis à l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-
ichi.
Quatre réacteurs sur six subissent des dommages irrémédiables entre le 12 et 15 mars 2011,
principalement engendrés par des explosions d’hydrogène (unités 1, 2 et 3) et d’un feu affectant la
piscine de refroidissement des éléments combustibles de l’unité 4."

Vous constaterez donc que le CEA dit explicitement qu'il y a BIEN EU UN FEU de combustibles dans la piscine du réacteur n°4!!!!!!

Ce que vous ignorez (parmi tant d'autres choses) c'est que "Chocs Avancées" est un condensé de publications scientifiques, et que comme telles celles-ci sont faites à l'origine en langue anglaise, il y a donc eu une traduction, seul le paragraphe introductif est demandé aux auteurs de l'article (lors de la sélection des articles) et est donc rédigé en français par les auteurs.
Il est manifeste que la traduction a été mal faite, le terme de "dénoyautage" n'existe d'ailleurs pas dans le jargon nucléaire... on réserve ça aux olives ou aux cerises!

Ce qui est intéressant c'est de voir à quel point les anti-nucléaires peuvent s'ingénier à imaginer des secrets, des choses cachées et à échafauder un tas de théories, alors que la réalité est tout simplement liée à des erreurs de traduction.

Glubb 18/02/2014 18:14

Ajoutons un dernier point :
Fin janvier 2014 ont été annoncés :
- l'industrialisation en partenariat avec Michelin, SDTech et Protéus d'un procédé mis au point par le CEA pour recycler complètement les pneus usagés (recyclage complet de la gomme!), voilà un beau travail pour réduire la pollution liée en particulier à l'incinération.
- le résultat d'un magnifique travail mené en partenariat entre le CEA-I2BM, l'INSERM, Oxford Biomedica, l'AP-HP, l'UPEC et l'Université de Cambridge, pour traiter la maladie de Parkinson par thérapie génique. En cours depuis près de 10 ans cette remarquable collaboration a abouti à un résultat positif en milieu de phase 2 de l'essai avec des malades nettement améliorés!!! C'est fantastique!!! :))
Bravo au CEA, structure qui dans les faits n'a pas grand chose à voir avec le portrait particulièrement noir qui en est dressé sur ce blog.

Glubb 18/02/2014 09:19

Oui effectivement mon analyse n'est pas claire... comme je l'ai reconnu plus haut et ai rectifié en conséquence.
L'important au final est le fait que Tepco aujourd'hui réussisse à sortir le combustible de la piscine 4, invalidant par-là même le dénoyage de la piscine n°4 (fait établi dans l'article ci-dessus du CEA).... Ah oui c'est vrai y a pas de vidéo montrant cette opération dans son déroulement complet... ça c'est qu'il y a de la censure... on nous cache quelque chose : en fait le combustible a partiellement fondu (fission à l'air libre) mais il faut pas que ça se sache...
Cela pourra certainement faire l'objet d'un chapitre dans votre libre : "Tout ce qu'on vous a caché sur Fukushima (mais heureusement révélé ici en exclusivité!)" préface de Jacques Pratel aux éditions du Reader indigest.
Je laisse de côté vos élucubrations aux sujet de l'explosion du 3... qu'est-ce que vous voulez que se soit?? Une explosion nucléaire? Une explosion de vapeur dans le réacteur avec rupture de celui-ci? La radioactivité locale serait telle que toute opération à proximité serait impossible... L'IRSN donne des photos je trouve ça déjà très bien, ils ne prennent pas position car ils n'ont pas les éléments pour, pas pour cacher quelque chose qu'ils savent.
Au final je préfère lire du JL Basdevant (ancien pro-nuclaire devenu opposant... oui oui je lis ça et trouve le intéressant :))) : c'est argumenté et ça ne fait pas de la mousse sur la théorie du complot, ou aller sur le site de l'ACRO, là c'est vraiment factuel et les auteurs savent de quoi ils parlent.

Pierre Fetet 17/02/2014 23:56

@Glubb

En ce qui concerne le feu de la piscine de l'unité 4, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas. Je n’ai jamais dit qu’il n’y avait pas eu de feu de combustible. Je n’en sais rien en fait, je m’interroge. Je sais juste qu’il y a eu des informations contradictoires et qu’il est difficile de s’y retrouver avec des publications scientifiques qui se contredisent. Tout ceci est dû au blackout orchestré par le lobby nucléaire sur les événements des 15 et 16 mars 2011. Pas de vidéo des incendies, pas de vidéo de l’explosion de l’unité 4, pas de diffusion des enregistrements de la cellule de crise, etc. La non-transparence du nucléaire est habituelle, mais sur ces deux journées c’est plutôt de la censure militaire.

Le rapport de l’IRSN que vous préconisez est incomplet et obsolète. Il date d’il y a deux ans. L’explosion du réacteur 3 que vous prétendez expliquée ne l’est pas du tout. Elle y est juste mentionnée, et l’IRSN prend soin de ne pas dire que c’est une explosion d’hydrogène. Car évidemment cette explosion ne ressemble en rien à l’explosion de l’unité 1 qui, elle, est bien expliquée.

Votre argumentaire est inexistant au final pour critiquer mon analyse. Il y a eu un feu de piscine, il n’y en a pas eu… l’explosion du 3 est expliquée par l’IRSN, mais elle n’est pas expliquée… l’OTICE est une structure militaire, donc les civils n’ont qu’à bien se tenir en cas de pollution atmosphérique, cela ne les regarde pas… Votre vision du monde est technocratique, hautaine, méprisante. Vous avez commencé à intervenir en affirmant que mon article était consternant, on ne sait toujours pas pourquoi. Vous dites que j’imagine des secrets et après vous dites qu’ils sont militaires. Commencez par me donner la vidéo de l’explosion du n°4 et ensuite on pourra continuer de discuter. Mais si vous poursuivez à vous comporter comme un troll, alors ce n’est même plus la peine de vous répondre.

Glubb 17/02/2014 16:22

Je laisse de côté cette histoire d'info en anglais... il suffit d'aller sur le site de l'IRSN ou de l'ASN pour avoir déjà beaucoup d'infos que propos de Fukushima. D'autre part les Français sont libres d'apprendre à parler l'anglais non??

En ce qui concerne le feu de la piscine de l'unité 4... vous avez tout à fait raison : il n'y pas eu de feu de combustible nucléaire : en croisant plusieurs publications (NISA et IRSN) ça apparaît clairement. L'article du CEA n'est donc pas clair du tout sur ce point! Vous vous demandez comment le CEA a-t-il pu sur fois de données très postérieurs à l'accident invalider un feu de combustible? Tout simplement parce que la composition des assemblages usés en piscine étant très particulière, si ces assemblages avaient été le siège d'un "feu nucléaire", les éléments trouvés dans l'air (même plusieurs semaines après accident) l'auraient prouvé : ce type d'analyse a été très très poussé du temps des essais de bombes atomiques : à partir d'analyse de polluants aériens on pouvait parfaitement reconstituer le type de bombe et sa composition, les éléments propres à une fission de combustible usagé à l'air libre sont parfaitement connus, et ils persistent très longtemps dans l'atmosphère. Les bases de données du réseau OTICE permettent de suivre de façon très précise l'évolution de la pollution en radionucléides de l'atmosphère mondiale, il est donc assez facile de savoir même plusieurs semaines après cet accident s'il y a eu ou non fission à l'air libre.
Pourquoi ces données ne sont-elles pas publiques? D'abord parce que historiquement la collecte de ces données était liée à la défense et à la dissuasion nucléaire, ensuite parce qu'elles sont toujours utilisées dans ce but : on peut ainsi "facilement" surveiller des pays pas très clairs quant à leur politique sur ce plan... et évidemment si vous rendez les données publiques, ces mêmes pays seront au courant et se débrouilleront pour mieux cacher leurs activités... hé oui... pas de théorie du complot ou de volonté de maintenir les gens dans l'ignorance, de toute façon quand on voit qu'en 1998 la France a été en liesse pour une connerie comme le foot et qu'à côté de cela l'attribution du PN à un physicien français ou la découverte du boson de Higgs ou de la première planète extra système solaire, laisse l'immense majorité de la population (populace) indifférente, vous me permettrez de penser que la divulgation de ces données ne changerait rien aux connaissances scientifiques du Français moyen (suffit de voir avec le réchauffement climatique : malgré toutes les évidences personne ne change son comportement...)!!

Dernier point : vous avez entièrement raison : le fait que Tepco puisse aujourd'hui retirer le combustible prouve que celui-ci n'est pas endommagé... et donc invalide le feu nucléaire...

Quant à la cause exacte de l'explosion du n°3, je vous invite à lire le rapport IRSN/DG/2012-001 du 12 mars 2012... tout y est expliqué.

Votre façon de voir les choses montre parfaitement qu'il est totalement illusoire d'informer de façon scientifique la populace ("Le peuple ne pas être philosophe" disait déjà Platon) : vous reprochez des inexactitudes au CEA ou à l'IRSN en particulier dans leurs écrits destinés au grand publique, les accusant même de vouloir cacher la vérité au pauvre citoyen...mais dans le même temps vous ne soufflez mot des rapports beaucoup plus complets (que vous n'avez même pas consultés) publiés par ces institutions et en libre accès le plus total... en fait vous vous comportez exactement comme le bidochon de base qui na va pas plus loin que ce qu'on lui dit... c'est grave pour quelqu'un qui prétend "informer".
Au final vous ne faites que reprendre des éléments ça et là de façon très parcellaire et orientée, alors que la vraie information serait de lire des rapports (en français d'ailleurs cher monsieur!!) et de la rendre accessible au péquin lambda, en quoi d'ailleurs vous iriez effectivement dans le sens d'une éducation scientifique du public, laquelle n'est pas vraiment du ressort de structures comme l'IRSN, l'ASN ou le CEA (bien qu'ils fassent des efforts considérables pour aller dans ce sens).

Pierre Fetet 16/02/2014 18:27

Je vis au XXIème siècle et je constate que le CEA, organisme public français financé par les contribuables français (subvention de l'Etat en 2011 : 2, 7 milliards d'euros) n'a pas les moyens de traduire ses publications en français. C'est quoi la langue officielle de la France ? La publication en anglais est, on est bien d'accord, un principe de publication scientifique. Mais après, il y a bel et bien un choix politique bien pratique de laisser ces articles en anglais afin de maintenir les Français dans l'ignorance.

Quand au feu constaté dans la piscine de l'unité 4, il est possible qu'il ait été produit par un hydrocarbure, de l'huile, ou toute autre substance que l'on peut trouver répandue sur le site après une explosion. Puisque vous affirmez qu'il s'agit bien d'un feu de combustible nucléaire, je vous prie de bien vouloir nous donner vos sources. Pour l'instant, il me semble que les seules sources soient journalistiques. S'il s'agissait d'un feu de combustible, comment expliquez-vous que Tepco soit en train de retirer gentiment les barres de combustible sans aucune difficulté ? En cas d'incendie de combustible, les gaines de zircaloy brûlent et se déforment. Il n'y aurait aucune trace de cet événement ?

paulpolo 22/01/2014 15:02

Pour en avoir discuté avec eux dont certains même proches de T. Charles le porte parole de l’irsn, les gens du cea sont parfaitement au courant d’un déconfinement d’ampleur du combustible de la piscine du réacteur 4 le 15/11. Les images du feu de combustible de cette piscine ne sont pas disponibles parce qu’elles sont purement et simplement censurées. Ce fait, tout comme la très probable reprise de criticité prompt dans la piscine du 3 à l’origine de l’énorme détonation que tout le monde a vu (donc plus difficile à cacher) est tellement grave qu’il n’est pas politiquement correct d’en parler, même entre collègues. Il y a une vraie gène pour les gens du milieu vis-à-vis de ces 2 événements qui ne sont ni plus ni moins que les plus graves accidents industriels ayant jamais eu lieu, ou le plus grand largage de l’histoire (et de très loin) de matière fissile dans l’atmosphère.
Les gens qui écrivent ces articles savent bien qu’ils mentent, ils le font plus ou moins sciemment, certains par conviction qu’il faut protéger leur lobby, d’autres plus contrariés parce qu’ils s’y sentent obligés, d’autres encore parce qu’ils parviennent à s’auto-persuader … Pourtant malgré la minimisation, les chiffres sont là et lorsque l’on connait les ordres de grandeur, ils sont tout simplement terrifiants.
Il y a eu des feux de combustibles majeurs à ciel ouvert au Japon, c’est cela la réalité et si l’on s’en réfère aux tables de radiotoxicités (déjà elles-même minimisantes), on sait que l’unité de mesure ce sont sans problème des centaines de millions de doses létales dispersées en poussières un peu partout sur la planète via les vents et via le fret en provenance du Japon …

Parmentier Thierry 02/01/2014 15:15

Si je comprends bien la comparaison des deux cartes, c'est une fois avant, une fois après...
Je suis ce blog depuis le départ, la catastrophe m'indigne et la désinformation aussi, mais en voyant ces deux cartes.... comment se fait-il que l'afrique du sud soit totalement dépolluée en 3 semaines ? Ils sont supprimés leur activité nucléaire en 3 semaines ?!?

Guillaume 08/09/2015 23:37

"les jours je les plainds"
Moi aussi je plains vos petites filles ...

BENDER Jean-Michel 06/01/2014 11:36

La première carte (a) présente une simulation du bruit de fond global : les deux hémisphères (et donc l'Afrique) sont ici concernées, car il y a présence d'installations émettrices de Xénon dans les deux hémisphères.
La deuxième carte montre les mesures d'activité volumique 3 semaines après Fukushima. Dans ce cas là, les rejets n'ont lieu que dans l'hémisphère Nord : l'hémisphère Sud (et donc l'Afrique) n'ont pas eu d'activité ajoutée due à l'accident.
En effet, les couches atmosphériques Nord et Sud ne se mélangent pas. Dirigez-vous vers le lien suivant pour plus de détails (les figures 3 et 5 sont les plus explicites) :
http://omer7.sedoo.fr/fiches/COMPLEMENTS/C11_Notions_Phys_atm.pdf

Thierry Parmentier 02/01/2014 16:51

effectivement "au minimum" bleue...
Tout çà pour semer le doute autour d'informations pour discréditer la critique... J'ai deux petites filles de 4 et 6 ans, et tous les jours je les plainds de tout mon coeur...

Pierre Fetet 02/01/2014 16:07

Ce genre de carte est toujours réalisé à partir d'un modèle. La première carte modélise la pollution habituelle au Xénon à partir des activités industrielles connues, la seconde est une modélisation de la pollution due au Xénon de Fukushima. Vous avez raison de souligner que l'Afrique du sud a été "oubliée". Ca signifie que pour réaliser la 2e carte, ils n'ont pas pris toutes les données dont ils disposaient. Une nouvelle preuve de la manipulation de l'information par ces instances soit-disant "scientifiques". Selon le code des couleurs affiché en légende, l'Afrique du sud aurait dû effectivement avoir une tache de couleur bleue.

Sophie RedCloud 30/12/2013 10:14

La manipulation du langage va de pair avec celle des foules. Comment le CEA peut-il décréter que l'impact radiologique de l'accident de Fukushima sur les populations de France et d'Europe est, je cite, "négligeable", alors que nous savons, grâce aux professeurs A.Yablokov, H.Koide, T.Rousseau et beaucoup d'autres, que l'on doit compter en décennies pour évaluer l'impact sanitaire d'une catastrophe nucléaire ? C'est consternant...

babelouest 30/12/2013 04:55

Pour résumer, les industries du nucléaire (civil comme militaire) ont une incidence grave sur notre environnement, le CEA en est réduit à l'avouer. Cela affecte tout l'hémisphère nord. Bien entendu, Fukushima Dai ichi a eu une très grande incidence qui s'ajoute à celle de Tchernobyl, mais "les autorités" continuent à pratiquer la rétention de données. Cela peut indiquer que celles-ci ne sont vraiment pas bonnes, sinon les réticences seraient moins grandes.

Plaignons nos petits-enfants.

  • : Fukushima 福島第一
  • Fukushima 福島第一
  • : Un blog consacré entièrement à la catastrophe nucléaire de Fukushima et à ses répercussions au Japon et dans le monde.
  • Contact

Mentions légales

Directeur de la publication :

Pierre Fetet

Lien vers les mentions légales du blog de Fukushima

 

Outil de traduction gratuite de site Internet

Actualités sur Fukushima

Les Veilleurs de Fukushima

Nos voisins lointains

The Watchers of Fukushima

Presse japonaise anglophone  

NHK en français

.

« Sans le web, mémoire vive de notre monde, sans ces citoyens qui n’attendent pas des anniversaires, de tristes anniversaires, pour se préoccuper du sort des réfugiés de Fukushima, eh bien le message poignant de Monsieur Idogawa (maire de Futuba) n’aurait strictement aucun écho. » (Guy Birenbaum, Europe 1, 1er mars 2013)

Infos en direct

webcam tepco 

 Webcam

 TEPCO

.

webcam tepco 1 

 Webcam

 TEPCO 1

.

reacteur2aout2011webcamTBS Webcam

 TBS/JNN

 

radioactivité Tokyo Radioactivité

 à Tsukuba

 en continu

.  

carte contamination cumulée Contamination

 cumulée

 du japon

 

radfuku Mesure des radiations

 dans la préfecture

 de Fukushima :

 

Publications

Le dernier numéro d'Atomes crochus

 

 

Frankushima : un essai graphique sur la catastrophe de Fukushima et le risque nucléaire en France. Site dédié : frankushima.com

 

Un livre essentiel sur les conséquences de Tchernobyl

Télécharger la version française ici.

 

Un livret pour tout apprendre sur le nucléaire !

A télécharger ici

 

 

 

 

sitesanspub

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -